| GÉRANT | REPRÉSENTANT D’ÉMILE HERMÈS SAS, GÉRANT |
En 2023, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 13 427 M€, en hausse de 21 % à taux de change constants et de 16 % à taux de change courants par rapport à 2022. Le résultat opérationnel courant s’établit à 5 650 M€, soit 42,1 % des ventes. Le résultat net part du groupe atteint 4 311 M€, en croissance de 28 %.
Au quatrième trimestre 2023, les ventes atteignent 3 364 M€, en progression de 18 % à taux de change constants et de 13 % à taux de change courants, en dépit de la base de comparaison particulièrement élevée en Amérique et en Asie. Le groupe poursuit la tendance enregistrée au troisième trimestre grâce à une activité soutenue.
Axel Dumas, gérant d’Hermès, a déclaré : « Une nouvelle fois en 2023, Hermès a cultivé sa singularité et a réalisé des performances remarquables dans tous les métiers et toutes les zones géographiques, sur des bases élevées. Ces résultats solides témoignent de la forte désirabilité de nos collections, de l’engagement et du talent des femmes et des hommes de la maison, je les en remercie vivement. »
(Données à taux de change constants, sauf indication explicite)
À fin décembre, toutes les régions affichent de solides performances avec des croissances homogènes autour de 20 %. L’activité progresse dans les magasins du groupe (+20 %), qui ont bénéficié d’une forte demande et du renforcement du réseau de distribution exclusif, ainsi que dans le réseau des ventes en gros (+24 %), portées par les ventes aux voyageurs.
L’Asie hors Japon (+19 %) poursuit sa forte croissance, avec de belles progressions des ventes dans tous les pays de la région. En octobre, un second magasin a été ouvert à Chengdu, capitale du Sichuan, 33e adresse de la maison en Chine continentale, après celui de Tianjin en juillet. En Corée, le magasin de l’hôtel The Shilla à Séoul a rouvert ses portes après rénovation et agrandissement en décembre.
Le Japon (+26 %) enregistre une progression des ventes soutenue et régulière. Les magasins de Daimaru Sapporo sur l’île d’Hokkaido et de Takashimaya au cœur de la ville de Kyoto ont été inaugurés en octobre et en novembre après rénovation et agrandissement.
L’Amérique (+21 %) confirme une excellente performance, notamment sur la deuxième partie de l’année. Le magasin de Chicago, agrandi et rénové, a été inauguré fin octobre, et celui du Bellagio à Las Vegas a rouvert ses portes en décembre, après les ouvertures des magasins de Naples dans le golfe du Mexique en février, d’Aspen en juin et de Los Angeles Topanga en juillet. L’exposition itinérante Hermès in the Making, qui présente les savoir-faire des artisans de la maison, a rencontré un très bel accueil en octobre à Chicago.
L’Europe hors France (+20 %) et la France (+20 %) enregistrent des croissances solides, grâce à la fidélité de leurs clientèles locales et à la dynamique des flux touristiques. Le magasin rénové de Crans-Montana en Suisse a rouvert en décembre, après celui de Bordeaux, situé dans le centre historique de la ville, en novembre, et celui de Vienne en Autriche en septembre. L’événement autour de la Soie Par un beau soir de carrés a rencontré un très beau succès à Bruxelles en novembre.
(Données à taux de change constants, sauf indication explicite)
À fin décembre 2023, tous les métiers confirment leur solide dynamique, avec une progression remarquable des Vêtements et Accessoires, de l’Horlogerie et des Autres métiers Hermès.
La Maroquinerie-Sellerie (+17 %), dont la demande est particulièrement soutenue, réalise une forte progression. Le sac Maximors, avec son travail d’orfèvre et les sacs Della Cavalleria Élan et Arçon ont été dévoilés. Enfin les modèles conçus dans un esprit « Arts & Craft » aux savoir-faire exceptionnels, autour notamment du Haut à Courroies, ont rencontré un vif succès.
En 2023, Hermès a inauguré les maroquineries de Louviers et de la Sormonne, premiers bâtiments industriels en France certifiés E4C2, label qui évalue la performance environnementale selon la consommation d’énergie et les émissions carbone. L’augmentation des capacités de production se poursuit avec quatre projets de maroquineries au cours des quatre prochaines années : Riom (Puy-de-Dôme) en 2024, L’Isle-d’Espagnac (Charente) en 2025, Loupes (Gironde) en 2026 et Charleville-Mézières (Ardennes) à horizon 2027, qui viendront renforcer les neuf pôles d’expertise répartis sur l’ensemble du territoire national. Hermès continue de renforcer son ancrage en France dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et le développement de l’emploi et de la formation.
Le métier Vêtement et Accessoires (+28 %) poursuit sa forte dynamique, grâce au succès des collections de prêt-à-porter et des chaussures. Les collections printemps-été 2024 homme et femme ont été très bien accueillies lors des défilés présentés respectivement en juin et en septembre.
Le métier Soie et Textiles (+16 %) réalise une solide performance, soutenue par le succès des collections qui s’appuient sur des matières exceptionnelles et des savoir-faire artisanaux uniques. Les capacités de production se renforcent, notamment avec l’installation d’une nouvelle ligne d’impression sur le site lyonnais de Pierre-Bénite.
Le métier Parfum et Beauté (+12 %) bénéficie du succès des dernières créations et des classiques de la maison comme Terre d’Hermès, les collection des Jardins ou de Twilly d’Hermès. La Beauté Hermès s’est enrichie d’un cinquième chapitre fin septembre, Le Regard Hermès, inspiré par les couleurs emblématiques de la maison, et des éditions limitées de Rouge Hermès.
L’Horlogerie (+23 %) confirme sa belle performance, autour d’une créativité singulière et de savoir-faire horlogers exceptionnels, tant pour les modèles à complication que pour les iconiques de la maison. La ligne Hermès H08, qui accueille cette année plusieurs nouveautés, rencontre un beau succès.
Les Autres métiers Hermès (+26 %), qui regroupent la Bijouterie et l’univers de la Maison, sont en forte hausse. La Bijouterie a mis en lumière le motif Chaîne d’ancre, réinterprété dans une multitude de formes et de matières dévoilées à l’occasion d’une exposition au magasin du Faubourg, à Paris, en juillet.
Le résultat opérationnel courant progresse de 20 % et s’élève à 5 650 M€ contre 4 697 M€ en 2022. Grâce à la forte croissance des ventes et à l’impact favorable des couvertures de change, la rentabilité opérationnelle courante annuelle atteint son plus haut niveau historique à 42,1 % contre 40,5 % en 2022.
Le résultat net consolidé part du groupe s’établit à 4 311 M€ (32,1 % des ventes) contre 3 367 M€ en 2022, soit une progression de 28 % qui résulte de la solide performance opérationnelle ainsi que d’une amélioration de la rémunération de la trésorerie.
La capacité d’autofinancement atteint 5 123 M€, en hausse de 25 %. Elle a permis de financer l’ensemble des investissements opérationnels (859 M€) et la hausse du besoin en fonds de roulement (794 M€), en lien avec la forte progression de l’activité. Le cash flow disponible ajusté s’élève ainsi à 3 192 M€.
Après versement du dividende ordinaire (1 359 M€), prise en compte des investissements financiers (316 M€) et des rachats d’actions (132 M€ pour 74 954 actions hors contrat de liquidité), la trésorerie nette retraitée progresse de 1 422 M€ et atteint 11 164 M€ contre 9 742 M€ au 31 décembre 2022.
Le groupe Hermès poursuit ses recrutements et a renforcé ses effectifs de près de 2 400 personnes. Fin 2023, le groupe employait 22 040 personnes, dont 13 700 en France. Sur les trois dernières années, Hermès a créé plus de 5 400 emplois dont 3 300 en France.
Fidèle à son engagement d’employeur responsable, et à sa volonté de partager les fruits de la croissance avec celles et ceux qui y contribuent au quotidien, Hermès distribuera en début d’année une prime de 4 000 € à l’ensemble de ses collaborateurs dans le monde au titre de 2023, après avoir annoncé en juillet dernier un nouveau plan d’attribution d’actions gratuites au profit de tous les salariés. Hermès renforce ses engagements en faveur de l’éducation et de la transmission avec notamment le déploiement de l’École Hermès des savoir-faire, qui a étendu ses formations diplômantes Maroquinier, Coupe et Piquage au sein de huit écoles de formation en région en France cette année.
En ligne avec ses engagements de lutte contre le changement climatique, le groupe Hermès a poursuivi ses actions conformément à ses objectifs de réduction validés par l’initiative Science Based Target (SBTi) de 50,4 % des émissions des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de 58,1 % en intensité des émissions du scope 3 sur la période 2018-2030. Fort de ses engagements en matière de qualité et de développement de matières durables pour ses 16 métiers, la maison poursuit sa démarche de certification de ses 44 filières à horizon 2024. Ainsi, à fin décembre, plus de 80 % des fournisseurs du pôle Maroquinerie étaient certifiés LWG (Leather Working Group).
En 2023, le groupe s’est engagé dans la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN), afin d’établir des objectifs scientifiques pour la nature, en particulier pour la biodiversité, l’eau douce, les forêts et les sols. Hermès figure parmi les 120 entreprises qui ont initié cette démarche au niveau mondial. En matière de préservation des ressources naturelles, la mise en œuvre systématique du référentiel immobilier responsable de la maison, particulièrement exigeant, renforce les effets d’une stratégie de durabilité sur l’ensemble du cycle de vie des projets immobiliers.
L’histoire d’Hermès commence à Paris en 1837, dans l’atelier de harnais ouvert par Thierry Hermès rue Basse du Rempart. De fil en aiguille, génération après génération, la maison suit une double trame, celle du travail minutieux de l’artisan et celle du mode de vie de ses clients. Portée par un esprit de liberté et de création jamais démenti, Hermès manifeste une sensibilité et une attention constantes aux évolutions de la société et de ses besoins.
En 1880, Charles-Émile Hermès, fils du fondateur, déménage les ateliers au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré et y adosse un magasin. À cette adresse devenue emblématique, on venait faire fabriquer des harnais et des selles sur mesure. L’entreprise s’illustrait déjà par l’excellence de ses créations.
Dans l’entre-deux-guerres, les modes de vie changent et la maison innove sous la direction du petit-fils de Thierry, Émile Hermès. Il infléchit de manière décisive l’entreprise familiale lorsqu’il découvre, lors d’un voyage au Canada, le système d’ouverture et de fermeture de la capote d’une automobile. Il obtient en 1922 l’exclusivité de ce « ferme-tout » américain – connu aujourd’hui sous le nom de fermeture Éclair – qui sera largement appliqué aux bagages et créations de la maison. Sous l’impulsion d’Émile Hermès, la maison s’ouvre à d’autres métiers, tout en restant fidèle au monde équestre : elle s’appuie sur sa maîtrise des matières premières et sa culture artisanale pour créer ses premières collections de vêtements. En 1937 naît le fameux carré de soie avec Jeu des omnibus et dames blanches, premier d’une longue série.
À la tête de la maison dès 1951, Robert Dumas, l’un des gendres d’Émile Hermès, fréquente volontiers les ateliers et dessine des objets dont les détails (boucles, fermoirs, clous de selle et chaînes d’ancre) se parent d’une élégance qui ne cède en rien à leur praticité. Les objets Hermès se distinguent par la noblesse de leurs matières, la maîtrise des savoir-faire et l’audace de la création, stimulée par le regard aiguisé que la maison porte sur le monde. Le métier de la soie fait désormais appel à des artistes pour dessiner des motifs inédits.
À partir de 1978, le fils de Robert Dumas, Jean-Louis, révolutionne en douceur la maison : il la diversifie et la propulse sur la carte mondiale. Hermès accueille ainsi de nouveaux métiers qui reposent sur des savoir-faire uniques : l’horlogerie dès 1978, ainsi que l’arrivée de nouvelles maisons au sein du groupe – le bottier John Lobb en 1975, l’orfèvre Puiforcat en 1993, ou encore les Cristalleries Saint-Louis en 1995. Hermès crée également ses propres modèles de chaussures dessinés par Pierre Hardy depuis 1990.
En 1987, à l’occasion des 150 ans du sellier, un mémorable feu d’artifice offert aux Parisiens lance le premier thème d’une tradition qui se perpétue afin de nourrir chaque année d’une même inspiration toutes les créations.
Jean-Louis Dumas accompagne également le développement d’Hermès aux quatre coins du monde avec l’ouverture de nombreux magasins qui combinent tous subtilement l’identité du 24 Faubourg et la culture locale. Parmi ces magasins, plusieurs Maisons Hermès voient le jour, à New York en 2000 sur Madison Avenue, à Tokyo en 2001 à Ginza et à Séoul en 2006 à Dosan Park.
À partir de 2006, Patrick Thomas développe l’organisation stratégique décentralisée des métiers et réorganise la présence d’Hermès dans le monde par zone géographique. Il assure également la transition avec la sixième génération de la famille.
En 2005, Pierre-Alexis Dumas, fils de Jean-Louis Dumas, est nommé directeur artistique. La maison étoffe la palette de ses savoir-faire : parallèlement à son offre de bijoux, Hermès présente en 2010 sa première collection de haute joaillerie. La créativité est toujours plus foisonnante au sein des différents métiers, conjuguant innovation et fantaisie. Pierre-Alexis Dumas est également à l’origine de la création, en 2008, de la Fondation d’entreprise Hermès, qui soutient la création artistique, la promotion et la transmission des savoir-faire, et la préservation de la biodiversité.
Gérant depuis 2013, Axel Dumas, neveu de Jean-Louis Dumas, renforce la dynamique de croissance de l’entreprise avec l’inauguration en 2014, à Shanghai, de la cinquième Maison Hermès. Il accompagne le déploiement digital du groupe qui aboutit, en 2018, à la refonte du site hermes.com. Axel Dumas inscrit également Hermès dans l’évolution des nouvelles technologies, en accord avec les attentes de clients de plus en plus connectés – lancée en 2015, l’Apple Watch Hermès témoigne d’un partenariat audacieux et innovant avec Apple. Le groupe accélère par ailleurs la dynamique omnicanal au sein de son organisation.
En 2018, Hermès International entre au CAC 40, puis en 2021 intègre l’indice Euro Stoxx 50. Le groupe illustre ainsi le remarquable parcours industriel et boursier d’une maison d’artisans, familiale et indépendante, qui distribue ses objets à travers un réseau dynamique de 294 magasins répartis dans le monde. Depuis plus d’un siècle et demi, Hermès a enrichi ses métiers sans se départir de ses exigences de qualité. La maison s’attache à cet égard à poursuivre le développement de sa production en France à travers ses 60 sites de production et de formation intégrés.
À l’encontre d’une uniformisation industrielle et mondialisée, Hermès apparaît ainsi comme un modèle entrepreneurial singulier.
1837
1867
1880
1900
1922
1925
1927
1937
1945
1949
1951
1956
1967
1973
1978
1984
1987
1992
1993
2000
2001
2006
2008
2010
2013
2014
2015
2020
2021
2022
La Gérance assure la direction d’Hermès International. La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs, attribués par la loi et les statuts, au Conseil de surveillance, à l’Associé commandité et aux assemblées générales d’actionnaires.
Les gérants se sont réparti les rôles comme suit : Axel Dumas est en charge de la stratégie et de la gestion opérationnelle, et Émile Hermès SAS, par le biais de son Conseil de gérance, est en charge de la vision et des axes stratégiques.
La direction générale du groupe est assurée, autour du gérant, par une équipe de directeurs ayant chacun des attributions définies, et réunis au sein d’un Comité exécutif. Sa mission est la direction opérationnelle et stratégique du groupe. Sa composition reflète les principales expertises du groupe.
Le Comité des opérations, qui reporte à la Gérance, réunit le Comité exécutif et les dirigeants des principaux métiers et zones géographiques et des fonctions commerciales et support du groupe.
Sa mission est :
Les informations détaillées sur les organes d’administration et de direction sont fournies dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.2 et § 3.3.
Hermès est une entreprise indépendante portée par un actionnariat familial. Sa stratégie s’appuie sur trois piliers : la création, l’artisanat et un réseau de distribution exclusif.
Depuis 1837, le groupe est resté fidèle à ses valeurs de liberté, d’exigence des savoir-faire artisanaux, d’authenticité et de croissance responsable. Son modèle d’affaires artisanal et intégré place la qualité et la durabilité au centre.
Hermès crée et fabrique des objets de qualité pensés pour durer, pour être transmis d’une génération à l’autre et pour être réparés. Cette approche implique une prise en compte de ces enjeux à chaque étape, de la conception à la commercialisation.
La stratégie d’Hermès repose sur la liberté de création. Chaque année, un thème inspire les créateurs et les directeurs artistiques. Porté par une histoire de près de 200 ans, au cours de laquelle la maison n’a cessé de se développer avec audace et ingéniosité, Hermès rendait hommage en 2023 au thème de l’Étonnement. Inspiration de la création chez Hermès, la capacité à s’étonner est source constante d’innovation et de dynamisme pour la maison. L’exigence dans le style et la fabrication favorisent la création d’objets qui visent à surprendre et à émerveiller les clients. Cette créativité autour de savoir-faire traditionnels associée à des procédés innovants permet de revisiter les classiques et de créer des pièces exceptionnelles, en conservant l’humour et la fantaisie propres à Hermès. Cette grande liberté de création est présente dans tous les métiers, à l’image des nombreux dessins de carrés édités chaque année. Elle s’exprime à travers plus de 50 000 références, autour d’une identité unique et d’un style associant qualité exceptionnelle, innovation, surprise, élégance et simplicité. En 2023, elle s’est exprimée notamment avec les lancements réussis des parfums Un Jardin à Cythère et Tutti Twilly et du 5e chapitre de la Beauté, Le Regard Hermès, des nouveaux modèles dans les collections de maroquinerie comme Arçon, Della Cavalleria Elan ou par la très forte dynamique de la Bijouterie et de l’Horlogerie, avec par exemple la montre Hermès H08 qui se décline en plusieurs versions.
La mission d’Hermès est de créer des objets uniques et originaux, qui accompagnent avec élégance les besoins et les rêves de ses clients.
Son objectif est la recherche de l’excellence et d’une qualité sans compromis, dans chacun de ses métiers et de ses services.
Hermès s’appuie sur son pôle artisanal, deuxième pilier de sa stratégie, avec plus de 7 300 artisans en France. Forte d’une histoire construite par six générations, Hermès évolue avec son temps, et toujours dans le respect de la tradition, de la transmission et de l’innovation.
La maison s’engage aux côtés de celles et ceux qui maîtrisent, préservent et transmettent les savoir-faire artisanaux, grâce à leur connaissance des matières et à leurs techniques exceptionnelles. Chaque nouvelle maroquinerie est un projet architectural à part entière, qui permet de créer environ 300 emplois, favorisant un lieu de travail agréable à taille humaine.
Hermès renforce chaque année ses investissements dans le développement des capacités de production au service de ses 16 métiers.
La maison est attentive au perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire de ses artisans. Fidèle à ses engagements en matière d’éducation et de transmission, et pour accompagner la croissance de ses activités, Hermès a ouvert en 2021 l’École Hermès des Savoir-Faire qui s’est déployée au sein de 8 écoles de formation en région. Après le CAP Maroquinier, le certificat de formation professionnel s’est étendue cette année à la coupe et au piquage . La maison a également lancé en 2022 l’École des artisans de la vente à Paris et déploie ses formations à destination principalement des équipes de vente des magasins Hermès à travers le monde.
Pour garantir ce modèle artisanal à long terme, la stratégie de la maison s’attache à accélérer la sécurisation de ses approvisionnements de matières et consolider les relations avec ses fournisseurs dans le temps. L’intégration verticale, à travers des partenariats et des acquisitions, permet d’assurer une traçabilité de ses filières et de renforcer la stratégie de développement, tant en ce qui concerne les matières que les techniques et les savoir-faire. La production est intégrée à 55 %, et localisée pour 74 % en France.
Le modèle de distribution en propre d’Hermès repose sur un réseau de magasins opérés principalement en direct et des sites de vente e-commerce innovants, permettant de répondre aux évolutions rapides de la demande, et de conserver un lien privilégié avec les clients.
Le réseau de distribution exclusif est constitué majoritairement de succursales opérées par le groupe autour de la marque Hermès. Chacun des 294 magasins dans le monde offre une sélection personnalisée d’objets, pour aller au-devant des attentes spécifiques des clients et offrir une expérience d’achat particulière d’un magasin à l’autre. Chaque magasin est unique et permet à ses clients d’explorer et de découvrir les plus beaux produits, et de faire rayonner la maison dans le monde.
La performance de l’e-commerce continue de se renforcer, aux côtés du réseau physique. Hermès a fait depuis sept ans le choix stratégique de la montée en puissance des ventes en ligne, avec le succès du déploiement de sa plateforme propriétaire dans le monde, l’attraction et la fidélisation de nouveaux clients, et le développement de services. Cette stratégie accompagne les clients de la maison et l’accélération de la digitalisation des usages. Ce flagship digital est conçu comme tout magasin Hermès avec son esprit de fantaisie, d’authenticité et de diversité. Les vitrines, les produits, les services et les histoires sont réunis en un seul lieu virtuel.
Les clients sont au centre du réseau omnicanal, pour répondre au plus juste à leurs attentes et leur offrir une expérience unique. Dans le monde, les magasins Hermès sont de véritables « maisons d’objets », à l’architecture unique, permettant aux clients de vivre une expérience singulière, complémentaire du site hermes.com. La maison propose aussi des temps forts autour d’événements dans le monde, et de scénographies rythmées et animées. Sa communication singulière et responsable assure son rayonnement tout en nourrissant le lien avec ses clients, en donnant une place importante aux expressions multi-locales.
La maison Hermès présente dans 45 pays, dispose ainsi d’un réseau omnicanal, géographiquement équilibré, avec un développement mesuré et une recherche constante d’emplacements sélectifs.
L’esprit d’entreprendre est au cœur de la maison Hermès depuis sa création. Il s’illustre par la créativité foisonnante, par une capacité d’innovation constante, de nouveaux métiers, des implantations de manufactures et des ouvertures de magasin.
Cette stratégie repose sur une liberté d’achat pour ses directeurs de magasin, au plus près de la clientèle. Deux podiums, qui présentent les collections automne-hiver et printemps-été, sont organisés chaque année. Ils réunissent tous les directeurs de magasin et de pays, les directeurs de métiers, ainsi que les créateurs, pour présenter l’ensemble des collections aux équipes commerciales, qui sont ainsi responsables de leur propre collection et font de leur magasin un lieu unique à l’assortiment singulier. Cette liberté permet de proposer aux clients du groupe, dans chacun des pays, une offre de produits diversifiée et unique issue de ce foisonnement créatif, tant pour les produits iconiques que pour les nouvelles références de la maison, au plus près des attentes locales.
Afin de poursuivre cette stratégie, Hermès affirme son indépendance, qui repose sur une structure actionnariale familiale forte, attentive à conserver l’essentiel de sa production en France et à préserver sa culture.
Cette indépendance et la rigueur financière de la maison permettent d’autofinancer les investissements opérationnels, tant dans les capacités de production que dans le réseau ou les projets transversaux, et de préserver une stratégie de long terme.
Hermès, entreprise respectueuse de la nature qui l’inspire, veille à la préservation de ses ressources et à son impact sur les environnements naturels et les écosystèmes locaux, avec un modèle de production artisanal. Le groupe intensifie sa mobilisation en matière de performance sociale, sociétale et environnementale.
Le modèle artisanal d’Hermès fortement intégré favorise la création d’emplois qualifiés en France et l’inclusion sociale. Le groupe a plus que doublé ses effectifs en 10 ans et plus de 60 % des recrutements ont lieu en France. La diversité des talents est une source de richesse, de créativité et d’innovation. En 2023, Hermès a accéléré ses créations d’emplois en recrutant 2 400 personnes, dont 1 400 en France. Plus de 22 000 collaborateurs font rayonner Hermès dans le monde entier. Ces femmes et ces hommes, garants de la qualité des objets, constituent un patrimoine pour la maison. Pour affirmer son engagement en faveur de l’éducation, la maison développe ses écoles de formation pour ses grands métiers artisanaux.
Les accords de participation et d’intéressement, et l’octroi d’actions gratuites, permettent d’associer tous les collaborateurs en France aux bénéfices du groupe. Un nouveau plan d’attribution d’actions gratuites à tous les salariés a été annoncé en juin 2023. Aujourd’hui, l’actionnariat salarié, compte tenu de ces dernières attributions, concerne environ 80% des collaborateurs. Fidèle à son engagement d’employeur responsable, et reconnaissant de l’engagement de chacun à la performance et à la réussite du groupe, Hermès a versé en 2024 à tous les collaborateurs du groupe une prime exceptionnelle, en complément des augmentations salariales en France et dans le monde. En 2023, la maison a également continué ses actions afin de renforcer l’inclusion et la diversité. Hermès compte ainsi désormais 6,85 % de collaborateurs en situation de handicap en France, au-delà des obligations légales. Un 3e accord handicap groupe a été signé fin 2023.
La nature, source de matières d’exception, est au cœur de notre modèle artisanal et sa préservation joue un rôle central dans los engagements d'Hermès. Le réchauffement climatique, son impact sur la biodiversité ainsi que l’industrialisation des matières premières sont des sujets de préoccupation, que la maison aborde à travers sa stratégie climat, ses initiatives concrètes en termes de filières responsables et ses politiques de préservation des ressources naturelles.
La politique environnementale du groupe s’articule autour de grands engagements de préservation des ressources naturelles : protection et régénération de la biodiversité, diminution des prélèvements d’eau, maitrise et réduction des rejets et déchets. La maison approfondit ses actions concrètes pour minimiser son empreinte sur la biodiversité, à travers notamment un inventaire exhaustif de ses impacts selon la méthode Global Biodiversity Score (GBS) en partenariat avec WWF et CDC Biodiversité et la réalisation d’études ad hoc sur certaines filières. En 2023, le groupe s’est engagé dans la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN), afin d’établir des objectifs scientifiques pour la nature, en particulier pour la biodiversité, l’eau douce, les forêts, les sols et les océans. Hermès figure parmi les 120 entreprises qui ont initié cette démarche au niveau mondial.
La maison, naturellement faiblement émettrice de gaz à effets de serre, poursuit par ailleurs la mise en œuvre de ses engagements contre le changement climatique en ligne avec ses objectifs pour une trajectoire climat inférieure à 1,5 °C, validés par l’initiative Science Based Target (SBTi). Le groupe amplifie ses actions par la maitrise de ses activités industrielles, logistiques et commerciales et par l’engagement progressif de ses partenaires au sein de la chaine de valeur. En particulier, sur le sujet de l’énergie, la politique Groupe de sobriété énergétique se complète d’une stratégie de défossilisation des énergies, notamment par le recours aux énergies renouvelables.
Hermès place la responsabilité et la durabilité dans toutes ses actions et ses créations. La mise en œuvre systématique de son référentiel immobilier responsable, particulièrement exigeant, permettra non seulement de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre des nouvelles constructions mais aussi la consommation énergétique des bâtiments pour intègrer les problématiques de durabilité sur l’ensemble du cycle de vie des projets immobiliers. La démarche "numérique responsable" Hermès, sous la responsabilité de Hermès Système d’Information (HSI), porte sur l'ensemble des produits et services digitaux du groupe et vise l'emploi des meilleures pratiques du marché pour répondre au repositionnement du digital au service de la transition environnementale des opérations (IT for Green), à la limitation de l'empreinte Carbone numérique (Green IT) et à l'accompagnement de la fonction Finance dans la consolidation des reportings règlementaires. Enfin, chaque métier ou manufacture s’engage à appliquer les principes de l’écoconception pour utiliser les matières à bon escient, mais aussi à réduire le gaspillage et à promouvoir la réutilisation et le recyclage pour tendre vers une économie circulaire. La généralisation des ACV (analyses de cycles de vie) des produits structure cette démarche.
Par son engagement auprès des collectivités et des communautés qui accueillent ses sites de production, Hermès contribue à revitaliser les territoires et à offrir des conditions de travail permettant proximité et stabilité de l’emploi. Grâce à sa Fondation d’entreprise, Hermès amplifie ses actions de mécénat par la création artistique, l’éducation et la transmission, la solidarité et la préservation de la biodiversité. Le groupe est un acteur économique engagé vis-à-vis de son écosystème et de ses parties prenantes. La maison accompagne également ses fournisseurs dans les exigences de traçabilité, de certification, de trajectoire carbone, de réduction de la consommation d’eau et d’usage des plastiques. Ses briefs filières sont publiés sur le site Internet de la maison, ainsi que la politique de bien-être animal. La maison a renforcé la transparence de ses informations extra-financières, notamment par la publication de son Plan de transition Climat et de sa politique Forêt.
En 2023, Hermès a enregistré une nouvelle progression dans les notations extra-financières, qui reflètent la force de ses engagements RSE. Hermès a ainsi été récompensé en recevant pour la troisième fois le Grand Prix Emploi Humpact, qui distingue les réalisations en matière sociale, ainsi que le Grand Prix CAC Large 60 des Transparency Awards qui récompense la qualité de l'information réglementée. Hermès figure dans la A-list du CDP (classement des 330 entreprises jugées les plus performantes au niveau mondial sur les sujets environnementaux), notée A pour le Climat et l’Eau, et A- Foret. L’agence ISS a publié une notation en progression « B- Prime » (versus C+ en 2021). Le groupe a consolidé sa position dans les notations de Moody’s ESG et FTSE4Good.
Hermès, entreprise familiale, a su s’adapter aux changements tout en privilégiant une approche de long terme. Le groupe, fort de ses savoir-faire artisanaux, de son réseau de distribution exclusif et de son patrimoine créatif, poursuivra son développement durable et responsable.
Les principales sociétés consolidées au 31 décembre 2023 (filiales de distribution et holding des pôles) sont détaillées dans la note 16 des états financiers consolidés.
Le groupe Hermès exploite 75 sites de production et de formation propres, dont 60 en France.
Métier | Pays / Région française | Nombre de sites |
| Localité française | |
|---|---|---|---|---|---|
Maroquinerie-Sellerie | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 8 |
| Aix-les-Bains Belley Bons-en-Chablais Fitilieu (EHSF)* | Les Abrets Pierre-Bénite Riom (EHSF)* Sayat |
France / Bourgogne-Franche-Comté | 3 |
| Allenjoie (y compris EHSF)* Héricourt | Seloncourt | |
France / Grand-Est | 3 |
| Bogny-sur-Meuse | Val-de-Vence (EHSF)* | |
France / Île-de-France | 4 |
| Montereau (y compris EHSF)* Pantin Pyramide et CIA | Paris Faubourg Saint-Honoré | |
France / Normandie | 2 |
| Louviers (y compris EHSF)* | Val-de-Reuil | |
France / Nouvelle-Aquitaine | 6 |
| Ambarès (EHSF)* Marthon (EHSF)* Montbron | Nontron Saint-Junien Saint-Vincent-de-Paul | |
Tanneries et Cuirs précieux | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 2 |
| Annonay | Le-Puy-en-Velay |
France / Centre-Val-de-Loire | 1 |
| Chabris |
| |
France / Île-de-France | 1 |
| Montereau |
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France / Nouvelle-Aquitaine | 1 |
| Bellac |
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France / Pays de la Loire | 1 |
| Vivoin |
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Australie | 6 |
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États-Unis | 2 |
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Italie | 1 |
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Activités textiles | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 9 |
| Bourgoin-Jallieu – 4 sites Bussières Irigny | Le Grand-Lemps Pierre-Bénite – 2 sites |
France / Nouvelle-Aquitaine | 1 |
| Nontron |
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France / Pays de la Loire | 1 |
| Challes |
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Manufacture de Métaux | France / Bourgogne-Franche-Comté | 3 |
| Bonnétage Châtillon-le-Duc | Serre-les-Sapins |
France / Hauts-de-France | 1 |
| Roye |
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France / Île-de-France | 2 |
| Champigny-sur-Marne – 2 sites |
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Portugal | 2 |
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Arts de la table | France / Nouvelle-Aquitaine | 3 |
| Limoges Nontron | Saint-Just-le-Martel |
Bijouterie | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 1 |
| Dardilly |
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France / Île-de-France | 2 |
| Chessy | Magny-Le-Hongre | |
France / Occitanie | 1 |
| Toulouse |
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Parfum et Beauté | France / Normandie | 1 |
| Le Vaudreuil |
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Horlogerie | Suisse | 2 |
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Chaussures | Italie | 1 |
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Cristalleries Saint-Louis | France / Grand-Est | 1 |
| Saint-Louis-lès-Bitche |
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Orfèvrerie Puiforcat | France / Île-de-France | 1 |
| Pantin-CIA |
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Bottier John Lobb | France / Île-de-France | 1 |
| Paris Mogador |
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Royaume-Uni | 1 |
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* EHSF : École Hermès des Savoir-Faire. |
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Les objets Hermès sont distribués dans le monde à travers 294 magasins exclusifs. La marque est également présente avec ses montres, ses parfums et ses arts de la table dans des réseaux de magasins spécialisés.
Europe |
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Allemagne : 11 9 succursales :
2 concessionnaires
Autriche : 2 1 succursale :
1 concessionnaire
Belgique : 2 2 succursales :
Danemark : 1 1 succursale :
Espagne : 4 4 succursales :
| France : 27 13 succursales :
14 concessionnaires
Grande-Bretagne : 8 6 succursales :
2 concessionnaires
Grèce : 1 1 succursale :
Irlande : 1 1 succursale :
| Italie : 12 10 succursales :
2 concessionnaires
Kazakhstan : 1 1 concessionnaire
Luxembourg : 1 1 concessionnaire
Norvège : 1 1 succursale :
Pays-Bas : 3 2 succursales :
1 concessionnaire
Pologne : 1 1 succursale :
Portugal : 1 1 succursale :
| Principauté de Monaco : 1 1 succursale :
République tchèque : 1 1 succursale :
Russie (1) : 4 4 succursales :
Suède : 1 1 succursale :
Suisse : 9 8 succursales :
1 concessionnaire
Turquie : 4 3 succursales :
1 concessionnaire |
Asie-Pacifique |
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Australie : 6 5 succursales :
1 concessionnaire
Chine continentale : 33 29 succursales :
|
4 concessionnaires
Corée du Sud : 19 11 succursales :
8 concessionnaires
Guam : 1 1 succursale :
Hong Kong : 7 7 succursales :
Inde : 2 2 succursales :
Indonésie : 2 2 concessionnaires | Japon : 31 27 succursales :
4 concessionnaires
Macao : 4 4 succursales :
| Malaisie : 3 2 succursales :
1 concessionnaire
Philippines : 1 1 concessionnaire
Singapour : 6 6 succursales :
Taïwan : 8 6 succursales :
2 concessionnaires
Thaïlande : 5 4 succursales :
1 concessionnaire
Vietnam : 2 2 concessionnaires |
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Amériques |
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Argentine : 1 1 succursale :
Brésil : 3 3 succursales :
Canada : 5 4 succursales :
1 concessionnaire | Caraïbes : 1 1 succursale :
Chili : 1 1 concessionnaire
États-Unis : 40 35 succursales :
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5 concessionnaires
Mexique : 6 6 succursales :
Panama : 1 1 concessionnaire |
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Proche et Moyen-Orient |
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Bahreïn : 1 1 concessionnaire
Émirats arabes unis : 4 4 concessionnaires | Koweït : 1 1 concessionnaire | Liban : 1 1 concessionnaire | Qatar : 2 2 concessionnaires |
Les surfaces énoncées ci-après correspondent aux surfaces utiles brutes, mesurées sur plans par un architecte, pour l’ensemble des bâtiments du groupe situés à Paris et en région parisienne.
À Paris, le groupe occupe aujourd’hui une surface de bureaux d’environ 31 400 m², principalement à proximité de son siège social historique du 24, rue du Faubourg Saint-Honoré et du 19-21, rue Boissy d’Anglas, dont il est propriétaire. Les effectifs sont implantés dans des locaux de bureaux situés rue de la Ville-l’Évêque, rue d’Anjou et rue de Penthièvre à Paris 8e, loués à des tiers aux termes de baux commerciaux. Afin de répondre à la croissance attendue des effectifs parisiens, le groupe a pris à bail en 2022 deux immeubles additionnels rue d’Anjou à Paris 8e, de surfaces de 4 400 m² et 9 900 m², devant faire l’objet d’importantes restructurations avant de pouvoir être occupés. En 2023, le groupe a fait l’acquisition de ce dernier et a pris à bail un immeuble additionnel rue d’Athènes à Paris 9e de 5 000 m².
À Pantin, Hermès occupe 79 200 m² de surface de production et de bureaux dont le groupe est majoritairement propriétaire, dont l’Espace Jean-Louis Dumas inauguré en 2015 et la Cité des métiers, récompensée par le prix de l’équerre d’argent 2014. En 2022, le groupe a pris à bail dans un immeuble neuf, au bord du canal de l’Ourcq, trois étages et demi pour une surface totale de 8 700 m² qui ont permis l’implantation des effectifs des services informatiques et des métiers de la maison. En 2023, le groupe a pris à bail un étage et demi supplémentaire dans ledit immeuble pour une surface additionnelle d’environ 4 330 m².
Le groupe loue un immeuble de bureaux au Pré-Saint-Gervais pour une surface de 6 200 m².
À Bobigny, le groupe est propriétaire de son site logistique d’une surface totale de 32 100 m². En 2023, le groupe a intégré un nouveau site logistique de 32 070 m² à Vémars dans le cadre d’un bail en l’état futur d’achèvement.
Concernant les entités de production, le groupe est propriétaire de 63 des 75 sites qu’il exploite (§ 1.4.2).
Les produits Hermès sont distribués dans le monde à travers 294 magasins exclusifs (§ 1.4.3). 225 magasins sont exploités en succursales qui sont, pour la plupart, bénéficiaires de contrats de location commerciale, dont l’objectif premier est d’assurer une exploitation pérenne.
Le groupe est toutefois propriétaire des murs de certains de ses magasins, notamment à Paris, à Tokyo (Ginza), à Séoul (Dosan Park), à Beverly Hills, à Sydney et à Genève. Par ailleurs, le groupe détient à Londres un immeuble commercial et des bureaux.
En millions d’euros | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 13 427 | 11 602 | 8 982 | 6 389 | 6 883 |
Croissance à taux courants vs n - 1 | 16 % | 29 % | 41 % | (7) % | 15 % |
Croissance à taux constants vs n - 1 1 | 21 % | 23 % | 42 % | (6) % | 12 % |
Résultat opérationnel courant 2 | 5 650 | 4 697 | 3 530 | 1 981 | 2 339 |
en % du chiffre d’affaires | 42,1 % | 40,5 % | 39,3 % | 31,0 % | 34,0 % |
Résultat opérationnel | 5 650 | 4 697 | 3 530 | 2 073 | 2 339 |
en % du chiffre d’affaires | 42,1 % | 40,5 % | 39,3 % | 32,4 % | 34,0 % |
Résultat net – Part du groupe | 4 311 | 3 367 | 2 445 | 1 385 | 1 528 |
en % du chiffre d’affaires | 32,1 % | 29,0 % | 27,2 % | 21,7 % | 22,2 % |
Capacité d’autofinancement | 5 123 | 4 111 | 3 060 | 1 993 | 2 063 |
Investissements opérationnels | 859 | 518 | 532 | 448 | 478 |
Cash flow disponible ajusté 3 | 3 192 | 3 404 | 2 661 | 995 | 1 406 |
Capitaux propres – Part du groupe | 15 201 | 12 440 | 9 400 | 7 380 | 6 568 |
Trésorerie nette 4 | 10 625 | 9 223 | 6 695 | 4 717 | 4 372 |
Trésorerie nette retraitée 5 | 11 164 | 9 742 | 7 070 | 4 904 | 4 562 |
Effectifs (en nombre de personnes) 6 | 22 037 | 19 686 | 17 595 | 16 600 | 15 417 |
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En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros | 2023 | Mix | 2022 | Mix | Évolutions | |
|---|---|---|---|---|---|---|
À taux de change | À taux de change constants | |||||
Maroquinerie-Sellerie | 5 547 | 41 % | 4 963 | 43 % | 12 % | 17 % |
Vêtement et Accessoires | 3 879 | 29 % | 3 152 | 27 % | 23 % | 28 % |
Soie et Textiles | 932 | 7 % | 842 | 7 % | 11 % | 16 % |
Autres métiers Hermès | 1 653 | 12 % | 1 371 | 12 % | 21 % | 26 % |
Parfum et Beauté | 492 | 4 % | 448 | 4 % | 10 % | 12 % |
Horlogerie | 611 | 5 % | 519 | 4 % | 18 % | 23 % |
Autres produits | 313 | 2 % | 306 | 3 % | 2 % | 5 % |
Chiffre d’affaires consolidé | 13 427 | 100 % | 11 602 | 100 % | 16 % | 21 % |
Métier d’origine d’Hermès, la Maroquinerie-Sellerie réunit les sacs féminins et masculins, les articles de voyage, la petite maroquinerie et les accessoires, les selles, les brides, et l’ensemble des objets et vêtements d’équitation.
Le métier Maroquinerie-Sellerie représente 41 % des ventes consolidées. En 2023, il a généré un chiffre d’affaires de 5 547 M€.
Les objets de sellerie et de maroquinerie Hermès naissent d’une alchimie toute particulière, qui repose à la fois sur un dialogue constant entre les créateurs et les artisans, et sur l’utilisation des plus belles matières, sélectionnées avec exigence. Les artisans mettent en œuvre des savoir-faire traditionnels, transmis de génération en génération. Ce dialogue patient et quotidien avec le cuir, domestiqué et façonné par la main de l’homme, confère à ces objets le supplément d’âme qui fait leur singularité.
Leur fabrication est assurée au sein de neuf pôles d’expertise qui rassemblent des manufactures, des ateliers et des centres de formation à Paris, à Pantin et dans six régions de France. Pour répondre à une demande toujours soutenue, Hermès étoffe chaque année son réseau de sites de fabrication afin de renforcer ses pôles de production. Ainsi deux nouvelles maroquineries ont été inaugurées en 2023 : à Louviers (Eure) en avril, et à Tournes-Cliron (Ardennes) en mai. La ganterie-maroquinerie de Saint-Junien (Haute-Vienne) a également ouvert en juin un nouveau bâtiment qui lui permettra de doubler ses effectifs. Quatre autres projets de sites sont en cours pour les quatre prochaines années. Les travaux de la manufacture de Riom (Puy-de-Dôme) se sont poursuivis durant l’année et s’achèveront en 2024. Hermès prépare aussi les chantiers de trois futures manufactures dont l’ouverture est prévue pour 2025 à L’Isle-d’Espagnac (Charente), 2026 à Loupes (Gironde) et 2027 à Charleville-Mézières (Ardennes). Toutes ces implantations se font en étroit partenariat avec les acteurs locaux, structures administratives et de développement économique. Hermès réaffirme ainsi son ancrage dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et sa volonté d’y développer des emplois de qualité.
La maison poursuit également le perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire de ses artisans à travers de multiples programmes de formation et de qualification professionnelles. Ces programmes sont menés au sein de l’École Hermès des Savoir-Faire, ainsi que dans le cadre de nombreuses collaborations avec les structures de formation des territoires concernés.
L’année 2023 a été riche en créations d’inspiration équestre, notamment à travers l’orfèvrerie qui poursuit son épopée au sein des collections de sacs féminins. Ainsi la ligne Hermès Della Cavalleria, née du détournement du mors d’équitation en fermoir, accueille un nouveau format Élan du quotidien. Le mors se transforme également en poignée bijou sur le sac Maximors, petit sac du soir féminin tout en rondeur. De son côté, la selle inspire deux nouveautés, le sac Petite Course dont la construction évoque le petit quartier, et le sac Arçon dont la rondeur fait écho à celle du grand quartier.
Les modèles emblématiques poursuivent leurs métamorphoses : la ligne Jypsière s’agrandit avec un nouveau format mini à porter près du corps, et le Kelly étoffe son offre du soir avec un format pochette Kelly Elan dans des versions en peaux classiques et précieuses.
La réinterprétation des grands classiques s’exprime également à travers des versions exceptionnelles, conçues dans un esprit Arts & Crafts : des histoires audacieuses et surprenantes qui repoussent sans cesse les limites de la création et des savoir-faire. L’animation Folie’s exprime un air de légèreté avec ses plumes qui se déploient en mouvement et en volume sur le Kelly Elan, le Toupet et un nouveau modèle Étrille, inspiré des bandes de pansage des chevaux.
Dans un esprit western, le Birkin Sellier 35 Anate et le Kelly Danse II Anate se parent de franges. La pochette Birkin Shadow est rééditée en série courte. Le Birkin Picnic Stripes, incarnation de l’esprit estival, se pare de rayures de cuir et les Kelly mini et 35 sont proposés dans des versions Pluch en mouton qui témoignent de la dextérité des artisans. Enfin, le Kellyoptic associe les savoir-faire maroquiniers et bijoutiers dans une version exceptionnelle où le sac devient bijou.
Le Constance s’habille de soie en écho aux smokings du soir et se pare de broderie dancing flowers en ton-sur-ton sur le rabat, tandis qu’une animation en marqueterie de paille colorée vient souligner les fermoirs de la taille 24.
Pour célébrer son centenaire, le sac Bolide se chausse de quatre roues dans sa version mini et se prépare ainsi à rouler vers de nouvelles aventures.
Les collections masculines se déploient et prennent une nouvelle dimension grâce à des propositions fortes qui répondent aux usages contemporains. Aux côtés de l'emblématique Haut à Courroies et du nouvel intemporel Hac à dos, les codes du Kelly sont réinterprétés dans des écritures masculines avec le Maxi Kelly taille 42 qui en reprend tous les points de savoir-faire, et le Kelly Messenger pensé pour la mobilité et proposé en deux formats. Dans un esprit plus décontracté, le Herbag Messenger 39 arbore un style masculin avec sa construction en toile et cuir et sa bandoulière atypique. Enfin le Videpoches, sac compact dans l’air du temps, instille son souffle jeune et joyeux sur l’univers homme.
L’odyssée des Arts & Crafts se poursuit également sur les incontournables comme le Bolide Skate taille 65, mais aussi à travers une nouvelle identité audacieuse, le Gilados, magnifique gilet en cuir Barenia et toile H.
Lancée fin 2021 en France et en Chine, la valise R.M.S. poursuit son déploiement et étend désormais sa présence à plus de 35 magasins à travers le monde. Résolument innovante et personnalisable par le jeu des poignées et des roues, elle offre une grande variété de matières et de couleurs. Les versions imprimées la rendent encore plus singulière, à l’image des derniers dessins, HER-MES, qui semble passer au scanner la valise d’un cavalier partant à l’aventure, et le sublime Jaguar dans un Jardin Mexicain.
Les collections de petite maroquinerie s’enrichissent et se renouvellent sans cesse afin d’apporter une juste réponse aux usages de chaque marché.
Depuis plusieurs saisons, la petite maroquinerie est sortie du sac pour proposer des portés mains libres très contemporains et prescripteurs de silhouettes, comme le format baguette To go Chaîne d’ancre à la signature très féminine ou le format Compact Chaîne d’ancre au fermoir bijou.
L’homme bénéficie lui aussi de petites maroquineries fonctionnelles : H Sellier, R.M.S. et Iliade sont trois nouvelles lignes intemporelles offrant divers formats, de l’étui à lunettes au portefeuille compact, sans oublier les porte-cartes. Deux nouveaux formats procurent un porté mains libres, Hacabox et Pochenplus, pouvant contenir un téléphone et quelques essentiels.
À l’ère de la digitalisation, l’univers du Lire & Écrire avec ses agendas, recharges calendaires, couvertures de cahier et carnets, offre un contre-pied symbolique plébiscité par toutes les générations.
Enfin, cet univers demeure celui de la fantaisie avec des porte-cartes aux figures abstraites évoquant poisson ou crocodile, des Calvi imprimés, et surtout la malicieuse famille des grigris, dont les créations suscitent toujours le sourire : miniaturisation du Bolide sur roulettes, véritable condensé de savoir-faire, Jockey entièrement articulé autour d’éléments en bois et cuir, bateau Sail 24, premier grigri Hermès en 3D, chien Buddy vêtu de nouveaux atours punk et soie, et un hippocampe très coloré, nouveau venu dans le bestiaire cette année.
En 2023, les matières rendent hommage au talent d’Hermès coloriste. En effet, si les matières ont un langage et s’expriment par leur brillance, leur tombé, leur toucher, dans cette langue imaginaire, les accents sont donnés par la couleur.
Saisonnières ou intemporelles, les couleurs jouent avec la lumière et s’associent aux matières dans un champ infini d’explorations : la vibrance du Caban sur le veau Togo, la profondeur feutrée du Gris Meyer sur le taurillon Clémence, font écho à la pâleur délicate du Mushroom sur la chèvre Mysore ou à la délicatesse du Vert Fizz, qui distille par touches légères la clarté d’une douce lumière d’été.
Cette année a également été l’occasion d’installer durablement le taurillon Régate, matière créée sur mesure pour la valise R.M.S. D’une élégante sobriété, son petit grain rond au relief à peine marqué rassure et donne de l’intensité aux coloris. À peine satiné et doux au toucher, il saura se patiner en se lustrant au fil de l’usage. Véritable caméléon, il sait porter haut les couleurs et souligner la palette des imprimés de la saison.
En 2023, Hermès a réaffirmé son engagement de sellier au plus haut niveau de la compétition.
En mai, la maison a accueilli dans son équipe de cavaliers partenaires le cavalier britannique Ben Maher, champion de saut d’obstacles et actuel numéro deux mondial. Cavalier respecté de tous, porteur de valeurs qui font écho à celles de la maison, telles que l’amour du cheval et la quête d’excellence, il est accompagné de la selle Hermès Vivace sur tous les grands rendez-vous sportifs.
En septembre, la selle Hermès a accroché de nouvelles médailles d’or à son palmarès grâce aux performances des cavaliers partenaires de la maison lors des championnats d’Europe. Steve Guerdat, cavalier de saut d’obstacles suisse, et Jessica von Bredow-Werndl, cavalière de dressage allemande, ont été sacrés champions d’Europe, respectivement en selle Hermès Cavale et Hermès Arpège. En paradressage, la jeune cavalière française Chiara Zenati a remporté la médaille d’argent à tout juste 20 ans.
Pour accompagner la dynamique du métier, un nouvel atelier de sellerie et de briderie a été inauguré en avril au sein de la Maroquinerie de Louviers, en Normandie. Il constituera un relai de croissance en complément de l’atelier de sellerie historique du 24, Faubourg Saint-Honoré.
Par ailleurs, afin de répondre aux besoins grandissants des clients et cavaliers à la recherche d’équilibre physique et mental, un nouveau sport a rejoint le métier : le yoga, à travers une gamme technique élégante et confortable en jeu de maille contrastée dont les couleurs évoquent les différentes phases du jour, du lever du soleil à la soirée.
Le métier Vêtement et Accessoires a généré en 2023 un chiffre d’affaires de 3 879 M€, soit 29 % des ventes consolidées.
Pour la collection d’été 2023, Nadège Vanhée, directrice artistique du prêt-à-porter féminin, propose une garde-robe utilitaire inspirée par les fonctionnalités des tentes et des hamacs. Ces éléments techniques sont déconstruits pour engendrer des vêtements qui se transforment et offrent de multiples portés : blouson à coulisse court et pantalon large taille haute en coton craquant déperlant, pull en maille jacquard graphique à la découpe nageur pour une silhouette élancée et athlétique. Une autre allure féminine et légère est incarnée par des robes à découpes d’une grande fluidité, dans des jersey organzine de soie aux couleurs chaudes comme un coucher de soleil.
La collection automne-hiver évoque une promenade dans une forêt mystérieuse, où l’éclat du soleil hivernal se reflète sur des silhouettes sensuelles, à la féminité assumée. Les matières et les couleurs évoquent des textures naturelles comme l’écorce des arbres ou les robes des chevaux. La collection met l’accent sur les modèles outdoor, qui apportent douceur, chaleur et confort. Les manteaux, tels des couvertures, sont agrémentés de maille à porter de multiples manières, en écharpe autour des épaules ou en cache-cœur enveloppé autour du corps.
Le vêtement-objet, qui exprime créativité, savoir-faire et durabilité, est au cœur de la démarche de Véronique Nichanian, directrice artistique de l’univers masculin.
La collection printemps-été associe la précision, la délicatesse de la main et la nonchalance d’un esprit libre. La transparence de l’eau et un motif « herbier » évoquent une villégiature apaisée et heureuse, baignée de couleurs acidulées parfois blanchies par le soleil estival.
La collection automne-hiver donne à lire des vêtements à histoires avec des tressages de cuir qui évoquent la trace de vies multiples, des motifs de carrés estompés à la façon d’un palimpseste, ou encore des mailles qui naissent en couleur et s’affirment en point.
Ainsi, Hermès Homme transforme l’élégance masculine en champ d’exploration casual chic.
Les collections femme de la bijouterie fantaisie sont marquées par les jeux de matières et de couleurs, notamment sur la ligne Olympe dont l’esthétique s’inspire d’un modèle de 1970 et qui laisse entrevoir, en son centre, un H discret. Les bijoux en veau Madame, veau Swift ou veau Epsom mettent en lumière les huit coloris de cuir proposés sur des bracelets, manchettes et bijoux d’oreilles.
L’emblématique clou de la ligne Collier de Chien s’associe à l’osier sur des bracelets estivaux et légers, ou se pare de laque et devient bijou pour la ligne Loop.
Pour les hommes, une nouvelle matière, le Vulcanium, donne le jour à une broche tête de cheval et un pendentif maillon Chaîne d’ancre. Issu de l’upcycling de veau Swift, le Vulcanium offre un toucher surprenant, lisse comme de la pierre mais chaud comme du cuir.
Le thème annuel de l’étonnement anime les collections de ceintures pour femme. Les boucles de ceinture kit se transforment avec fantaisie en citron jaune, fruit rouge ou pomme verte. Certains modèles intègrent une poche zippée dans laquelle il est possible de ranger de la monnaie ou des cartes. Quant aux boucles H, après avoir joué le color block l’an dernier, elles deviennent bicolores grâce au geste de l’artisan qui, en appliquant deux couches d’émail de couleurs différentes, crée un parfait dégradé.
Dans les collections masculines, les ceintures commettent quelques infidélités au cuir pour explorer le textile. Une bande en maille technique bicolore et réversible permet de porter toutes les boucles kit, tandis qu’une ceinture en sangle s’attache et se détache en un geste grâce à sa boucle intelligente en aluminium.
La collection de chapeaux féminins s’illustre par ses nombreux détails, motifs Chaîne d’ancre, broderies, gros grains, pipés de cuir, clous gainés… On les retrouve sur des bérets, des casquettes marines, des visières, des bobs ou des chapeaux fedora.
Pour l’été, c’est la paille qui est à l’honneur, sur des panamas mais aussi sur des casquettes ou des capelines, toujours ornée d’un gros grain coloré et graphique.
L’hiver, le feutre réchauffe les coiffes par ses couleurs lumineuses, rose extrême, beige camel, étoupe.
Les serre-têtes et barrettes continuent de jouer avec les matières de la maison et se déclinent en cuir imprimé, spaghettis de soies, aluminium, cachemire ou encore jersey imprimé.
Pour protéger les mains en hiver, le gant est proposé en agneau glacé ou en maille cachemire. Un modèle réalise la prouesse d’une découpe en forme de cœur sur le dos de la main grâce à un travail minutieux de passage de lanières.
La collaboration avec Apple se poursuit et s’enrichit en 2023 d’une collection de bracelets qui explorent de nouvelles matières. Outre les modèles toujours proposés en cuir, la collection s’étoffe de bracelets Bridon double tour, tricotés tricolores, ou en caoutchouc associés à une boucle déployante avec le modèle Kilim.
Des porte-cartes aimantés certifiés MagSafe viennent apporter une touche de fantaisie aux iPhone. Ils sont ornés d’une piqûre sellier qui dessine une tête de cheval, un hérisson ou un morse.
Fidèle à sa volonté d’accompagner ses clients dans leur quotidien, le métier propose un nouvel étui pour écouteurs AirPods décliné en huit coloris de veau Swift, à porter autour du cou ou attaché au sac, pour rester connecté en toute circonstance.
En cette année de l’étonnement, Pierre Hardy, directeur de création des chaussures homme et femme, exprime une créativité transverse en imaginant des nouveautés audacieuses et en réinventant des essentiels du vestiaire de manière inattendue. Des savoir-faire et innovations d’exception signent des modèles mode ou plus classiques, répondant à tous les usages.
Le printemps-été continue d’explorer la fantaisie et les codes de la maison en associant élégance et singularité. Différentes écritures stylistiques sont proposées pour la Chaîne d’ancre, métamorphosée en talon-bijou totem à la féminité affirmée ou en maxi-bride sur une sling back très en vogue. L’esprit contemporain des collections s’exprime à travers les modèles au talon Clou de forge, ou un escarpin inspiré du Collier de chien pour la femme, ou les mocassins hybrides et les sandales épurées sur semelle cuir pour l’homme. Des spartiates proposent une allure sophistiquée dans l’air du temps. Les sneakers et techno-sandales mixtes offrent une large palette de couleurs vitaminées, pendant que les incontournables s’habillent de toile H, denim ou effrangée, jersey ou mesh technique, tissu ripstop ou toile parachute dans des versions monochromes ou contrastées.
L’automne-hiver invite à une escapade urbaine ou outdoor et crée la surprise avec des exagérations de volume. Plusieurs pièces iconiques du vestiaire féminin voient leurs semelles réinterprétées en version oversize pour un look casual chic. Chez l’homme, le savoir-faire bottier et l’héritage de la maison sont mis à l’honneur avec des semelles cousues Blake ou Goodyear et des détails de boucles. De nouveaux modèles tout-terrain ou cocooning, alliant confort et technicité, sont pensés pour accompagner les clients dans de nouvelles explorations. Plusieurs modèles sportifs utilisent des matières surprenantes, tissu velours ou crêpe satin. La basket mixte, graphique et colorée, s’impose comme un nouvel emblématique.
Le métier Soie et Textiles a réalisé un chiffre d’affaires de 932 M€ en 2023 et représente 7 % des ventes consolidées du groupe.
Les collections de soie féminine proposent des objets qui donnent une allure folle. Avec une créativité sans cesse renouvelée, le carré 90 en twill de soie, moteur de l’identité de la soie Hermès, décline dans de nouvelles gammes de couleurs des dessins inédits inspirés du thème annuel de l’étonnement. Ainsi Chevaloscope croque avec malice 16 têtes de cheval figurées par des néons, des instruments de musique ou des outils de jardinage, tandis que Super Silk Quest invite à un jeu d’arcade Hermès.
Ces nouvelles écritures accordent également une place de choix à de grands classiques issus du patrimoine de la maison. Les « carrés de toujours » mettent à l’honneur trois dessins iconiques, Grand Apparat, Coaching et Astrologie, dans une coloration unique et emblématique.
Aux côtés du carré 90, le carré 70 se noue d’un seul geste et le carré géant fait son retour, avec ses dessins traités en grand format comme un étendard et ses couleurs éclatantes qui en soulignent toute la beauté.
Dans la famille des châles en cachemire et soie, Mon Premier Galop surprend par son espièglerie. Ce dessin qui représente un cheval joyeux à l’allure légèrement chancelante, évoquant les premiers pas d’un enfant, associe la naïveté des lignes et la délicatesse des motifs de passementerie minutieusement détaillés.
Les écharpes et étoles en cachemire marient esprit fonctionnel et élégance, dans un propos stylistique fort. Une petite écharpe en cachemire ornée de patchs et blasons brodés dans un esprit college, semble sortir tout droit des universités américaines. Une autre, confectionnée dans un cachemire dont l’aspect évoque le denim, reprend tous les codes du jean, depuis les poches décorées de rivets clou de selle jusqu’au passant en cuir qui permet d’accrocher des clés.
Enfin, les carrés précieux, à la sophistication affirmée, révèlent la quintessence de l’élégance de la soie. Brodés de perles de verre, de sequins, de cristaux dans un esprit grand soir, ils ont été mis à l’honneur pour la première fois lors d’un événement spécial organisé au magasin de Madison Avenue à New York, en octobre.
La cravate Hermès réaffirme saison après saison son rôle de référence de l’élégance dans le formel et les moments précieux de la vie et s’affine avec une offre étendue de largeur 7 cm dans la collection. Aux côtés des cravates en soie imprimée et soie tissée, aux motifs tantôt classiques tantôt fantaisie, de nouvelles écritures viennent renforcer le propos créatif en imaginant un pont entre le dessin et l’uni.
Le carré pour homme connaît un fort dynamisme, notamment en illustrant le cheval sous différentes facettes. Robocabar immortalise un cheval cabré, à la carapace de métal, tout droit sorti d’un dessin animé japonais. Chevaux de la collection rend hommage, sous un trait naïf, aux différentes représentations de chevaux conservées dans la collection Émile Hermès. Plus étonnant encore, l’impertinent Rocabar de rire, illustration presque photographique d’un cheval moqueur, s’amuse bien au chaud sous sa couverture Rocabar.
À mi-chemin entre le carré – pour la puissance narrative de ses dessins – et l’écharpe – pour sa facilité de porté – le rectangle en cachemire et soie s’impose comme une famille incontournable des accessoires pour homme. Son terrain de jeu est infini : adaptation au format de dessins iconiques, jeux entre imprimé et uni, ou encore création de dessins inédits comme Puzzle végétal, motif camouflage qui révèle à l’œil attentif des chevaux galopants sous son entrelacs de feuillages.
Enfin, l’offre d’écharpes se développe en poursuivant ses explorations. Aux côtés des incontournables unies, de nouvelles matières et des techniques inédites font leur apparition. Par exemple, l’écharpe Teddy en jersey bouclé de laine et cachemire, aux poches gansées de cuir d’agneau, se porte comme un sweat-shirt.
Les Autres métiers Hermès regroupent la Bijouterie, l’Art de vivre et les Arts de la table Hermès. En 2023, ils ont réalisé un chiffre d’affaires de 1 653 M€, contribuant à hauteur de 12 % au chiffre d’affaires du groupe.
En 2023, la Bijouterie Hermès a mis à l’honneur ses formes emblématiques et posé sur elles un nouveau regard avec des créations audacieuses, affirmées et sensibles.
Ainsi le motif Chaîne d’ancre, imaginé par Robert Dumas en 1937 et source inépuisable d’inspiration pour la maison et pour le métier, est librement réinterprété par Pierre Hardy, directeur de la création de la bijouterie, dans une multitude de formes et de matières créant des ponts entre argent et or, pierres et métal, épure et démultiplication. Ces bijoux ont été dévoilés en juillet à l’occasion du lancement de l’exposition Chaîne d’ancre au Faubourg Saint-Honoré.
Parallèlement, le motif Kelly et ses métamorphoses ont continué de rayonner dans le monde avec l’exposition Kellymorphose.
L’année a également été marquée par le lancement de plusieurs nouvelles lignes de joaillerie et de bijouterie.
La ligne Kelly Gavroche se réinvente en or rose et diamants dans de nouveaux portés. Le fermoir Kelly pavé de diamants s’associe à la maille milanaise, souple et légère, et réinterprète les sanglons qui semblent enlacés autour du cou ou du poignet, proposant des portés féminins et quotidiens. Deux pièces exceptionnelles de haute bijouterie, également en or rose et diamants, complètent la ligne. Sur le collier, les sanglons se nouent en une boucle de diamants, donnant une illusion de volume et de mouvement. Sur la paire de boucles d’oreille, épure et radicalité de la forme sont au cœur du propos, notamment grâce à l’utilisation de la taille baguette, très appréciée par Pierre Hardy pour l’éclat singulier qu’elle apporte.
Chaîne d’ancre Danaé en or jaune convoque une esthétique antique et majestueuse. Des fils d’or, repliés les uns sur les autres sans aucune soudure, entourent et mettent en lumière un motif Chaîne d’ancre tressé. Les bijoux qui composent la ligne donnent ainsi une impression de mouvement, entre fluidité et structure. Les portés sont multiples et dessinent des pièces affirmées, plastron et manchette aux volumes audacieux, mais aussi plus légères comme un pendentif ou des boucles d’oreille.
Inspirée par les créations de la collection de haute bijouterie Enchaînements Libres, la ligne Adage se réinvente dans de nouveaux volumes et de nouveaux portés, toujours aussi affirmés mais plus près du corps. La chaîne devient ainsi une sculpture qui accompagne les mouvements. Alliant la beauté de la simplicité et la puissance de la forme, Adage joue sur les contrastes et l'asymétrie, la souplesse et la force.
Chaîne d’ancre Chaos se déploie et s’associe à des diamants pour des pièces plus joaillières. Dans un faux désordre précieux, les motifs emblématiques de la bijouterie Hermès en or et diamants ponctuent les chaînes marine et jaseron, offrant des portés tout en légèreté. Les bagues se réinventent en chaîne, se font double et même triple ; les boucles d’oreille, parfois asymétriques ou montantes sur une oreille, offrent des portés inattendus ; les colliers et bracelets quant à eux se déploient sur des chaînes libres et se combinent à l’envie.
Enfin, la ligne Ex-Libris met en lumière l’emblématique Sceau Ex-Libris : le motif en or rose est estampé dans la matière. Marqués de cette empreinte en relief, médailles et chaînes, pendentifs, bagues et boucles d’oreilles invitent à des portés joyeux tout en légèreté.
L’univers Maison d’Hermès, qui rassemble les collections de porcelaine, textile, objets, mobilier et luminaires, a confirmé en 2023 la forte accélération de sa croissance, observée depuis trois ans déjà.
La Design Week de Milan a été l’occasion de présenter une nouvelle collection foisonnante, dans laquelle ont été remarquées, entre autres, de nombreuses pièces de mobilier et luminaires – fauteuil Ancelle, sofa Contours, chaise Conservatoire et luminaires Souffle d’Hermès – ainsi que le nouveau service de porcelaine Saut Hermès, des objets exceptionnels en bronze et cuir, et de nouvelles expérimentations textiles alliant les techniques de tissage et de broderie.
En plus de cet événement majeur qui a rassemblé clients, journalistes, architectes et décorateurs, plusieurs autres initiatives ont contribué à faire découvrir les collections d’Art de vivre et des Arts de la Table Hermès en Corée, à Dubaï et en Chine tout au long de l’année.
Le Parfum et la Beauté ont réalisé un chiffre d’affaires de 492 M€ en 2023, soit 4 % des ventes consolidées.
L’activité 2023 a été rythmée par le lancement de deux nouveautés olfactives, et par l’animation des collections.
L’année s’est ouverte sur une édition exclusive de l’Hermessence Rose Ikebana. Poésie et humour se mêlent pour célébrer l’éveil d’une rose, dont la fraîcheur est taquinée par la rhubarbe croquante. Sur le flacon calligraphié, l’art de l’ikebana est symbolisé par une rose épurée qui se déploie sous le regard espiègle d’un petit lapin. Des dessins similaires, peints à la main par le même artisan, ornent également le fourreau en veau Tadelakt de couleur sanguine.
Aux premiers beaux jours, Hermès a célébré le 20e anniversaire de la collection des Parfums-jardins en dévoilant son septième opus, Un Jardin à Cythère. À la croisée du thème annuel, de l’âme d’un lieu et de l’inspiration du parfumeur d’Hermès Christine Nagel, ce surprenant jardin, ni vert ni fleuri, révèle les fragments d’un été grec baigné de soleil. L’événement international a accueilli des invités journalistes et influenceurs à Athènes, autour d’une agora recréée, donnant à sentir, toucher, regarder, déguster les productions d’artisans venus de Cythère et du Péloponnèse. Hommes et femmes se sont laissé bercer par ce jardin inattendu qui éveille des souvenirs olfactifs de graminées dorées, de bois d’olivier et de pistache fraîche portés par la brise. Un Parfum-jardin « blanc, blond, bleu » de douceur et de lumière, entre terre, ciel et mer.
Le second semestre a été marqué en septembre par la rentrée fracassante des filles Twilly. Toujours promptes à se réapproprier l’héritage de la maison et à en détourner les codes, elles étaient réunies sous la bannière du nouveau parfum Tutti Twilly. Comme un arc-en-ciel éclairant de ses couleurs le jour citadin, cette quatrième création dans la ligne Twilly d’Hermès épanouit de la racine à la fleur son gingembre caractéristique, en conjuguant la délicatesse de ses pétales à l’ivresse du litchi et à la robe enveloppante du musc. Tutti Twilly célèbre ainsi l’esprit de jeunesse des filles d’Hermès, un esprit curieux, libre et optimiste, qui croit en ses rêves, et qui est aussi celui de la maison.
Dès le mois d’octobre, les coffrets Fêtes en Hermès se sont parés du dessin du carré Fantaisies d’étriers. La réinterprétation délicate des accessoires équestres y épouse joyeusement la force graphique des rubans et des tresses, comme un lien établi en cette fin d’année entre l’univers des parfums Hermès et celui de la beauté.
Depuis sa création en mars 2020, le métier de la Beauté Hermès connaît une croissance rapide en distribution exclusive. L’année a été marquée par deux éditions limitées de Rouge Hermès, l’animation des chapitres Rose Hermès et Hermès Plein Air, et le lancement du chapitre Le Regard Hermès, dédié à la beauté des yeux.
Accessoires de mode à part entière renaissant au fil des saisons, les éditions limitées de Rouge Hermès ont continué d’apporter rythme et couleurs, sous la houlette de Pierre Hardy, designer des objets de beauté, et de Gregoris Pyrpylis, directeur de création de la Beauté Hermès. Pour le printemps-été, des rayures bayadère estivales ont habillé l’étui de trois nouveaux rouges à lèvres rechargeables. Ces « cabines de plage de poche » abritaient des nuances solaires au fini étincelant, évoquant l’atmosphère de bord de mer.
Au mois de février, le chapitre Hermès Plein Air, qui incarne une approche du teint en liberté propre au métier, était complété par H Trio : une poudre minérale bonne mine et une poudre minérale nacrée à la sensorialité exceptionnelle, pures et légères comme l’air, proposées en sept harmonies de trois teintes inspirées de l’éclat de la lumière solaire et des multiples nuances de la terre. Une collection qui livre une vision moderne de la bonne mine, vivante, radieuse. À l’intérieur du boîtier, la surface est signée du H iconique de la maison. Deux nouveaux pinceaux, Le précis et Le voyageur, accompagnent la gestuelle et permettent de jouer à l’infini avec les nuances de chaque trio, pour un maquillage du plus naturel au plus sophistiqué.
Le chapitre Rose Hermès, expression d’une couleur-émotion diffusée à même la peau, a accueilli en avril trois nouvelles nuances au fini irisé pour les joues, proposées dans le boîtier rechargeable de Rose Hermès Silky Blush. Elles s’accompagnent de pinceaux dédiés, Le sculpteur et L’aérien, aux manches en bois laqué et aux fibres en poils de chèvre assemblées à la main par un pincelier français. Un Rose à lèvres embellisseur doté d’une nouvelle formule et d’une texture au fini brillant est venu compléter ce geste tout en nuances.
Dès le mois de septembre, Rouge Hermès faisait vibrer la saison avec sa nouvelle Édition limitée automne-hiver composée de trois couleurs à l’éclat tamisé, dont les étuis reflètent en trois versions cosmiques l’idée inspirante originale : un noir profond d’où naîtraient des couleurs contrastées. Trois objets habillés d’une brume laquée aux fondus enchaînés sensuels.
Le dernier geste fondateur du métier a vu le jour en octobre avec Le Regard Hermès, célébration d’un regard singulier porté sur le monde par une femme active et attentive. Une collection de six palettes rechargeables Ombres d’Hermès – quatuors de couleurs à l’esprit Bauhaus – et de six mascaras Trait d’Hermès, composés à 97 % d’ingrédients d’origine naturelle, dotés d’une brosse exclusive ultra-technique en forme de H. Renouvelant le point de vue sur la beauté des yeux, Le Regard Hermès offre un vertige de couleurs aux finis mats, satinés ou brillants, en écho aux différents aspects de la soie, de la mousseline, du twill et du lamé. Une beauté tout en ombres et lumières, sublimée par le trait précis d’un mascara aux couleurs audacieuses comme le Rouge H, au résultat embellisseur cil à cil exceptionnel et à la facilité d’utilisation déconcertante, puisqu’il se démaquille à l’eau tiède. La collection est assortie de ses pinceaux experts, L’ombreur, Le traceur et L’estompeur, et d’un Courbe-cils, indispensable pour ouvrir le regard.
Enfin, un cadeau d’exception a animé les fêtes de fin d’année : la Couronne de vernis émail, qui réunissait les 24 couleurs de la collection Les Mains Hermès dans une boîte orange aux formes inédites.
L’activité a été soutenue tout au long de l’année par un dispositif global de communication et des campagnes média importantes, notamment autour des nouveautés Un Jardin à Cythère et Tutti Twilly ou des piliers Terre d’Hermès et H24 pour le Parfum, et au profit des gestes structurants Rouge Hermès et Hermès Plein Air ainsi que de la nouveauté Le Regard Hermès pour la Beauté.
Avec un chiffre d’affaires consolidé de 611 M€ en 2023, le pôle Horlogerie représente 5 % des ventes du groupe.
Établi à Bienne dès 1978, Hermès est devenu en moins d’un demi-siècle un horloger reconnu, employant près de 350 personnes dans son pôle manufacturier en Suisse. Hermès fabrique aujourd’hui en interne la quasi-totalité de ses montres, mouvements de manufacture et composants. Sa créativité, restée parisienne, affirme un style unique nourri par l’ensemble des autres métiers de la maison. Fort de ses savoir-faire, Hermès exprime ainsi au fil du temps une voix singulière au sein de l’industrie horlogère.
Après une croissance spectaculaire en 2022, la hausse des ventes s’est poursuivie en 2023 à un rythme élevé, grâce au dynamisme de l’ensemble des marchés. La distribution des montres est essentiellement assurée par les magasins Hermès, la part réalisée à travers des magasins multimarques externes étant désormais réduite à un nombre très sélectif de détaillants.
En avril, Hermès a exposé ses nouveautés au Salon Watches and Wonders de Genève. Les équipes du métier ont ainsi pu accueillir des médias et des clients du monde entier. Une nouvelle fois, Hermès a exprimé avec force l’originalité de sa vision au sein du cercle restreint des acteurs de la haute horlogerie, en affirmant son territoire d’expression : un rapport au temps singulier, plein de fantaisie et d’émotion, un temps avec lequel on joue sans pour autant vouloir le contrôler. Ce message a été soutenu par la campagne publicitaire presse, affichage et digitale Le Temps, un objet Hermès.
Le Salon de Genève a notamment révélé l’extension de la ligne Hermès H08, qui connaît un fort succès depuis son lancement en 2021. Son design unique, résolument contemporain et immédiatement reconnaissable, mêle matériaux technologiques, effets de surface et formes atypiques. Les nouveaux modèles de la ligne ont été présentés au sein d’une scénographie baptisée « La finesse du temps », où des sculptures animées en matériaux techniques d’une grande légèreté, étonnantes et pleines de poésie, faisaient écho à leurs aspects novateurs. Ainsi un mouvement chronographe mono-poussoir manufacture se présente dans un boîtier en fibre de carbone, complété de graphène pour lui conférer une grande légèreté et une extrême solidité. Dans le même esprit, la nouvelle famille H08 colors propose quatre montres joyeuses aux couleurs vives, qui bénéficient d’un boîtier alliant fibre de verre, aluminium et ardoise.
L’année 2023 a aussi confirmé le succès de la complication Le temps voyageur de la ligne Arceau, qui avait été doublement récompensée à Genève fin 2022. L’ambition du temps voyageur est de renouveler une complication classique de l’horlogerie, le GMT (ou deuxième fuseau horaire), en l’emmenant dans une nouvelle dimension. Ainsi, cette montre cache sa fonction GMT sous une esthétique inspirée des heures universelles, et invite à un double voyage : d’abord un périple bien concret, avec une complication extrêmement pratique et fonctionnelle qui accompagne le globe-trotteur d’un pays à l’autre ; mais aussi une évasion plus onirique au cœur d’un monde fantaisiste, le planisphère d’un monde équestre qui orne le cadran, avec ses continents, fleuves et montagnes aux noms issus de l’équitation. Pour rendre le voyage plus amusant encore, Hermès a innové techniquement en proposant un mécanisme original : l’heure et la minute du temps local sont logées dans un petit satellite, qui se déplace sur demande autour du cadran. 24 villes indiquent les 24 fuseaux horaires, certaines étant inhabituelles et surprenantes. Il suffit au voyageur de positionner le satellite sur sa ville d’arrivée et l’heure locale s’adapte automatiquement, pendant que l’heure d’origine reste figée dans une lucarne située en haut du cadran. Aussi ludique qu’utile, cette complication est proposée dans trois versions et deux diamètres, en acier (38 mm) et titane-platine (41 mm).
Deux autres complications Arceau ont également conforté cette année l’intérêt suscité par leurs versions lancées en 2022 : Arceau L’heure de la Lune, qui explore de façon décalée la classique phase de Lune en inversant les rapports habituels entre les fonctions de la montre et de la complication, et Arceau Tourbillon Répétition minutes, qui laisse voir le mouvement à travers son cadran découpé en forme de tête de cheval, motif que l’on retrouve au verso sur les ponts et platines.
La croissance des lignes masculines s’est confirmée en 2023, notamment avec la ligne Slim d’Hermès qui, après les complications Quantième Perpétuel et GMT, a accueilli une version Squelette phases de lune au succès immédiat.
Les lignes féminines se sont étoffées elles aussi, en particulier la ligne Médor et sa version mini, véritable bijou horloger qui a suscité un vif enthousiasme, mais aussi la ligne Faubourg ou encore la ligne Nantucket avec son bracelet métallique en acier ou en or rose.
Les ventes ont par ailleurs bénéficié des bons résultats, partout dans le monde, des incontournables lignes Cape Cod et Heure H, dont le renouvellement constant attire de plus en plus d’amateurs : ceux-ci ont pu découvrir des nouveaux bracelets en acier et en or rose, aux côtés de nouvelles expressions précieuses, innovantes techniquement, occasionnellement joaillières, de ces lignes iconiques et pleines de fantaisie.
Enfin, la collection de pièces d’exception développée par Hermès a attesté cette année encore sa grande attractivité, à travers des montres mettant en lumière des métiers d’art ou des savoir-faire horlogers et joailliers uniques (Faubourg, Klikti, Arceau, Médor…).
En 2023, les Autres produits ont réalisé un chiffre d’affaires de 313 M€, contribuant à hauteur de 2 % au chiffre d’affaires du groupe.
Saint-Louis a ouvert en 2023 un nouveau chapitre dans la mise en usage des arts de la table : après l’œnologie et la mixologie, cette année fait honneur au thé et au café à travers une collection de trois gobelets imaginée en complicité avec une sommelière de thé. C’est la collection Apollo, créée en 1979, qui accueille ces nouveaux objets associant les côtes vénitiennes et les motifs de taille à de la porcelaine. Thés et cristal s’unissent dans un accord parfait pour une dégustation inédite qui magnifie toutes les subtilités. Chaque gobelet est conçu pour s’adapter à un type de thé, du plus léger au plus concentré. Le café dispose également de son propre gobelet. Ces deux services complémentaires permettent aux amateurs comme aux fins connaisseurs d’assouvir leur passion.
La facette Lumière de la cristallerie a elle aussi été mise en avant. À la suite de sa première édition à Paris en septembre 2022, l’exposition Lumières a continué à voyager, à Milan en avril puis en Asie à l’automne. Les visiteurs ont été impressionnés par les installations luminocinétiques faisant dialoguer cristal, son et luminaires dans une expérience immersive unique qui rompt avec l’image d’une lumière verticale et ornementale.
La manufacture a eu le plaisir d’accueillir des étudiants de la Design Academy d’Eindhoven pour un partenariat de plusieurs mois. Sept élèves de troisième année de bachelor sont venus fabriquer leurs propres moules au sein de la cristallerie et échanger avec les artisans moulistes. Deux artisans souffleurs les ont aussi accompagnés durant leurs expérimentations à la Halle du Chaud avant qu’ils ne révèlent leurs créations variées et audacieuses.
Fait marquant de 2023, les gestes verriers ont été inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Les gestes verriers désignent les pratiques artisanales et traditionnelles de production de verre et de cristal. Celles-ci regroupent la création de la matière, sa mise en forme à chaud grâce au soufflage ou au chalumeau et, enfin, la taille et le décor à froid. Il s’agit d’une belle reconnaissance des savoir-faire des artisans verriers et cristalliers de Saint-Louis, dont les gestes s’inscrivent parfaitement dans cette distinction internationale. Cela favorisera la transmission de leur passion pour leur profession et contribuera à donner envie aux plus jeunes de s’orienter vers ces métiers d’art pour pérenniser la fabrication d’objets verriers en France.
Durant l’année 2023, les équipes de Puiforcat ont mis en œuvre de nombreux projets structurants sur lesquels s’appuiera le développement à venir de la marque.
Une nouvelle collection créée en collaboration avec la fondation Judd a été présentée à New York puis à Paris. Cette collection, constituée d’objets en argent massif dessinés par Donald Judd mais jamais édités jusqu’alors, représente la première étape d’un calendrier de présentations régulières d’objets d’exception issus de collaborations artistiques.
La nouvelle identité de la marque, construite en 2022, a été déployée sur l’ensemble des supports de communication. D’autre part, un nouveau site internet a été mis en ligne au second semestre et constitue désormais la vitrine virtuelle de Puiforcat.
L’atelier installé en Île-de-France s’est développé grâce au recrutement de nouveaux artisans et à une politique de formation soutenue permettant de produire aussi bien les pièces historiques que les nouvelles collections.
La rénovation du magasin de l’avenue Matignon, débutée en août 2022, s’est achevée à la fin du printemps et a donné lieu à une inauguration au mois d’octobre. En parallèle, plusieurs événements commerciaux ont été organisés en Chine, aux États-Unis et à Taïwan afin de renforcer la visibilité de la marque auprès de nouveaux clients et marchés.
En 2023, John Lobb a poursuivi sa dynamique de croissance commerciale. Les collections printemps-été et automne-hiver ont été très bien accueillies par le réseau de magasins comme par les partenaires. De nouveaux modèles de chaussures casual développés par les artisans de Northampton ont rapidement trouvé leur public et se sont positionnés comme best-sellers aux côtés des modèles emblématiques de la maison.
En novembre, John Lobb a célébré l’ouverture de son nouveau vaisseau-amiral sur Madison Avenue à New York. Déplacé de quelques pâtés de maisons pour rejoindre l’un des plus prestigieux emplacements de l’avenue, le magasin double sa superficie et présente l’ensemble des services développés par la maison. Il comporte également une capsule dédiée à la personnalisation, un bar d’entretien et de réparation, et un salon privé réservé au sur-mesure. L’offre de prêt-à-chausser est exposée dans un espace confortable et lumineux. Avec ce nouveau magasin, John Lobb affirme sa présence à New York.
La Holding Textile Hermès regroupe et anime, au sein d’une même structure, l’ensemble des savoir-faire relatifs aux activités de production textile : de la création à la confection en passant par le tissage, la gravure, l’impression, la teinture et les apprêts.
En 2023, la Holding Textile Hermès a poursuivi sa dynamique de croissance en développant ses ventes avec l’ensemble des métiers de la maison. Cette performance s’est appuyée sur des fondamentaux solides, comme la très rigoureuse maîtrise de la qualité de ses produits et de ses savoir-faire artisanaux d’exception.
Elle a également continué à développer ses capacités de confection en France avec l’aide de partenaires historiques.
En juillet, la Holding Textile Hermès a inauguré l’extension de son site historique de Pierre-Bénite, situé au sud de Lyon. Cet événement vient conclure un projet majeur de transformation initié en 2019, qui permet non seulement d’augmenter les capacités d’impression à la table, mais aussi de professionnaliser la gestion des flux de production et d’accompagner l’évolution des modes de travail.
Le pôle Tanneries assure l’achat, le tannage, la finition et la vente de cuirs destinés au groupe Hermès et à d’autres marques et fabrications de haute qualité, principalement dans les secteurs de la mode, de la maroquinerie et de l’horlogerie.
En 2023, la reprise de la tannerie Gal a permis d’élargir son champ d’actions, en ajoutant les cuirs de grands bovins destinés à l’équitation, et le tannage végétal, aux activités habituelles liées aux cuirs de veau, de chèvre ou exotiques et aux opérations intégrées d’élevage de crocodiliens.
L’objectif du pôle est de conforter sa position d’excellence sur le marché des cuirs précieux grâce à la sécurisation de ses approvisionnements, à l’optimisation de ses capacités de production, au développement de ses savoir-faire, mais aussi au respect de l’environnement et de la bientraitance animale. Il œuvre et investit constamment dans ce sens, en misant sur l’innovation, la créativité et l’exemplarité de ses filières.
Afin d’accompagner la stratégie de valeur du groupe Hermès, l’accent a été mis sur le développement de nouvelles finitions d’exception qui viendront étoffer l’offre de la maison dès 2024. Les savoir-faire ont également été approfondis sur les cuirs exotiques sans chrome, ouvrant une palette de couleurs inédites, ainsi que sur les cuirs de veau souples comme l’Evercolor. Ces développements visent à assurer la croissance des activités Tanneries dans les prochaines années et répondre à leurs exigences toujours plus fortes en matière de chimie, d’innocuité et d’environnement.
Cette année encore, la mobilisation des équipes et les synergies établies entre les tanneries et les principaux métiers de la maison ont permis de servir des besoins en forte hausse. L’activité 2023 a ainsi dépassé le niveau record enregistré en 2022. L’activité de cuirs exotiques a su notamment répondre au dynamisme du métier Vêtement et Accessoires, emmené par la Chaussure. La réponse à la demande de sur-mesure et de finitions d’exception pour la Maroquinerie a elle aussi été améliorée. L’activité de cuirs de veau à destination de la maison a connu une forte augmentation. Le Box sac, dans ses versions noir ou couleurs, a ainsi atteint un nouveau sommet en 2023. Le veau Grain Madame a triplé ses volumes, pendant que les cuirs de ceinture doublaient les leurs. L’activité de cuirs de chèvre à destination de la maison est également en augmentation, grâce notamment à la chèvre Chagrin. Les démarches d’amélioration continue de la qualité des approvisionnements se sont poursuivies tout au long de l’année dans ces trois filières. La progression des taux de transformation pour la maison vient attester l’importance des efforts menés depuis plusieurs années.
Le pôle Tanneries s’engage à offrir les meilleures garanties de sérieux, en adéquation avec les valeurs éthiques et de développement durable d’Hermès. C’est pourquoi il ne commercialise que des peaux exotiques dont la provenance est parfaitement identifiée, maîtrisée et auditée, renonçant si besoin à certaines espèces ou filières. En 2023, la mise en place de la traçabilité unitaire des peaux de veau s’est poursuivie. Aujourd’hui, 100 % des cuirs exotiques et 75 % des cuirs de veau sont ainsi tracés. Par ailleurs, un soutien actif continue d’être accordé à des initiatives externes et des collaborations scientifiques visant à améliorer les standards de chaque filière.
Les efforts d’innovation et de digitalisation de l’activité permettent aux équipes d’affiner leur maîtrise des paramètres de production, d’améliorer leur reproductibilité, et ainsi d’optimiser l’utilisation de la matière.
En Australie, la nouvelle ferme inaugurée en 2022 a commencé à livrer les tanneries en 2023. La qualité de ses premières productions confirme la pertinence des innovations mises en œuvre dans ses installations, son pilotage et en faveur du bien-être animal. Elle poursuit le déploiement de projets soutenant ses fortes ambitions en matière de développement durable, de gestion responsable des ressources, de circularité et d’implication des parties prenantes locales.
En 2023, les investissements dans l’outil industriel ont été multiples. La tannerie de Vivoin a ainsi entamé son extension visant à renouveler ses installations de tannage. La tannerie d’Annonay a finalisé la rénovation de ses bâtiments anciens, mettant ses locaux sociaux en conformité avec les exigences du groupe et améliorant son fonctionnement interne. Elle a par ailleurs acquis des parcelles adjacentes qui lui permettront d’étendre ses activités de finition, de maintenance et de recherche. Enfin, la construction de la nouvelle station d’épuration des tanneries du Puy a démarré, et une mise en route partielle a pu être effectuée en cours d’année.
Depuis l’origine, Hermès propose à ses clients la création et la fabrication d’objets sur mesure exclusifs. Ce service, au cœur de l’histoire de la maison, est assuré par les Ateliers Horizons. Chaque jour, ce métier explore des écritures créatives nouvelles et met en œuvre des matières et des savoir-faire exceptionnels, pour donner vie aux rêves de ses clients.
Fantaisie, technicité et surprise s’expriment ainsi quotidiennement dans les ateliers de Pantin et du Faubourg Saint-Honoré, afin d’écrire des histoires uniques de maroquinerie, d’aménagement intérieur de voitures de collection, de voiliers, mais aussi d’objets plus inattendus comme des battes de cricket ou des gants de boxe.
Parallèlement à cette activité sur mesure, l’équipe des Ateliers Horizons donne aussi vie à de petites séries d’objets qui captent l’air du temps comme des juke-box, des vélos, des paddles ou encore des billards et des enceintes connectées.
Petit h propose une démarche de conception unique autour de matières et d’objets dont les autres métiers Hermès n’ont plus l’usage. Ces éléments, regroupés au sein d’un même atelier, sont mis à la disposition de créateurs invités et d’artisans de la maison, qui conjuguent leurs talents et leurs savoir-faire pour leur offrir une nouvelle vie. De cette « création à rebours » naissent des objets poétiques, hybrides et joyeux.
En 2023, petit h a poursuivi ses appétences créatives et décalées. La soie, source d’inspiration, est ainsi détournée et recomposée en une infinité de petits cordons ou spaghettis de plus de 300 mètres de long. Puis, au terme d’un travail de nouage emprunté aux techniques des marins, le tressage en filet de ces cordons de soie donne naissance à un hamac aussi esthétique que fonctionnel.
Pour partager ses créations avec ses clients, petit h les présente toute l’année dans le magasin parisien de la rue de Sèvres et sur la plateforme d’e-commerce.
Le métier part aussi à la rencontre de ses clients à travers le monde. En 2023, petit h s’est notamment rendu à Osaka pour une escale festive et joyeuse au cœur du Musée d’art moderne de Nakanoshima, et au magasin China World à Pékin.
Trois ans après son intégration au sein d’Hermès, le groupe J3L poursuit sa restructuration. En complément des multiples projets en cours, la direction a repensé son identité à travers une nouvelle dénomination sociale qui reflète davantage sa raison d’être, sa stratégie et son envie d’unir encore plus solidement ses collaborateurs et ses différentes entités. Le groupe J3L devient donc Hermès Manufacture de Métaux (HMM) et adopte un nouveau logo. Cette bannière assure l’ancrage de tous les collaborateurs du groupe à la maison et souligne son attachement à la dimension artisanale dans un univers également industriel.
Le groupe Hermès Manufacture de Métaux reste spécialisé dans le développement, la fabrication et la vente de pièces métalliques haut de gamme. Il accompagne l’ensemble des métiers de la maison, depuis la phase de création jusqu’à la production des pièces finies.
Les pièces les plus couramment fabriquées sont les fermoirs, les boucles de ceinture, les mousquetons, les cadenas, les bracelets, les boucles d’oreilles, les boutons pressions ou encore les œillets. Elles sont destinées à être montées sur des sacs à main, portefeuilles, chaussures, ceintures ou bracelets.
La fabrication des pièces métalliques requiert différents savoir-faire. Les pièces brutes sont d’abord obtenues par usinage ou étampage de la matière. Le polissage leur confère ensuite une surface exceptionnellement lisse, sans trace ni rayure. Les pièces peuvent alors être couvertes d’une fine couche de métal précieux : or blanc, jaune ou rose, argent ou palladium selon les choix des créateurs. Enfin, il faut réaliser le montage des pièces complexes et des fermoirs et finir par une touche d’avivage pour donner tout son éclat au métal. Hermès Manufacture de Métaux maîtrise aussi d’autres savoir-faire, comme le laquage de bijoux.
L’année 2023 a été marquée par une forte augmentation de la production du groupe HMM afin de répondre à la croissance de ses clients et notamment des métiers Hermès. En parallèle, et en lien avec la stratégie de valeur de ces mêmes métiers, de nombreuses nouveautés ont vu le jour, comme le fermoir Geta pour la Maroquinerie, les bagues Olympe pour la Bijouterie fantaisie, une association inédite avec les Cristalleries Saint-Louis sur la lampe Folia ou encore la mise au point d’une nouvelle version d’un fermoir pour le bagage R.M.S. afin d’accompagner les perspectives dynamiques de l’univers du voyage. Les équipes développement de HMM ont aussi finalisé les lancements de nouvelles matières comme le titane, utilisé par le métier Ateliers Horizons en 2023 (sac Neige) ou la céramique qui fera son apparition en boutique en 2024 avec le métier Accessoires de mode.
Le groupe HMM, dont la qualité des productions fait référence depuis toujours, développe également un volant d’affaires avec des clients externes.
Conformément à sa stratégie d’intégration verticale, Hermès détient des participations minoritaires dans le capital de certains de ses fournisseurs historiques, dans des secteurs variés tels que le tissage, le prêt-à-porter, l'horlogerie, la bijouterie, la chaussure ou les accessoires de mode. Ces participations, consolidées selon la méthode de la mise en équivalence, ne sont pas significatives au regard des comptes du groupe.
En millions d’euros | 2023 | Mix | 2022 | Mix | Évolutions | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Variation à taux courants | Variation à taux constants | |||||
Europe | 3 093 | 22 % | 2 600 | 22 % | 19 % | 20 % |
| 1 274 | 9 % | 1 064 | 9 % | 20 % | 20 % |
| 1 818 | 13 % | 1 536 | 13 % | 18 % | 20 % |
Asie-Pacifique | 7 533 | 57 % | 6 657 | 57 % | 13 % | 20 % |
| 1 260 | 10 % | 1 101 | 10 % | 14 % | 26 % |
| 6 273 | 47 % | 5 556 | 48 % | 13 % | 19 % |
Amériques | 2 502 | 19 % | 2 138 | 18 % | 17 % | 20 % |
Autres | 299 | 2 % | 207 | 2 % | 44 % | 44 % |
Chiffre d’affaires consolidé | 13 427 | 100 % | 11 602 | 100 % | 16 % | 21 % |
En France, Hermès a renforcé sa présence avec l’agrandissement du magasin de Bordeaux. La maison y est présente depuis 1977 place Gambetta, au cœur du centre historique. Rouvert en novembre, le magasin a été entièrement rénové pour accueillir les 16 métiers de la maison sur deux niveaux. L’intérieur fait la part belle aux matériaux naturels, pierre, terre cuite et bois, associés à une palette chromatique qui évoque les paysages typiques de la Gironde, ciel profond, vignobles verdoyants et tonalités aquatiques de l’océan tout proche. L’étage, intimiste, abrite notamment un exceptionnel cabinet en chêne gainé de cuir par les Ateliers Horizons.
L’année a été aussi ponctuée de multiples événements. Dès janvier, le prêt-à-porter masculin a investi le hall Ségur de la Maison de l’Unesco pour dévoiler sa collection automne-hiver 2023. Le mois de mars a été dense, avec successivement le défilé de la collection automne-hiver 2023 du prêt-à-porter féminin à la Garde Républicaine, puis la 13e édition du Saut Hermès, une nouvelle fois au sein du Grand Palais Éphémère. Comme de coutume, ce concours international de niveau CSI 5* a été l’occasion de célébrer durant trois jours le sport équestre, l’univers du cheval et les métiers d’Hermès.
L’été a démarré tout en douceur et légèreté avec le défilé des collections printemps-été 2024 du prêt-à-porter masculin au Palais d’Iéna. Fin juin et courant juillet, l’exposition Chaîne d’ancre a illuminé le Faubourg Saint-Honoré de ses collections de bijoux entièrement dédiés à la Chaîne d’ancre et à ses variations, avant de partir en itinérance. Le kiosque Le Monde d’Hermès a passé le dernier week-end de juin à Strasbourg. Créé en 2021 sur le modèle des kiosques à journaux parisiens, ce dispositif consacré au magazine d’Hermès sillonne le monde et accueille les passants dans une atmosphère vive et joyeuse, le temps d’une pause artistique et poétique. En juillet, les métiers et les artisans de la maison sont partis à la rencontre du public lillois grâce au forum itinérant Hermès In The Making, multipliant durant une dizaine de jours les démonstrations, découvertes ludiques et temps d’échange.
La rentrée a été marquée par le lancement du dernier chapitre de la Beauté Hermès, Le Regard. Le musée Émile Hermès a servi de décor à la présentation internationale de ce nouveau geste fondateur. L’été a joué les prolongations avec le défilé, fin septembre, des collections printemps-été 2024 du prêt-à-porter féminin à la Garde Républicaine.
Les autres pays d’Europe ont également connu de nombreux temps forts. En février, l’étonnant parfum Un jardin à Cythère a choisi la Grèce et le cadre intime du musée familial Vorres à Paiania, près d’Athènes, pour sa présentation à la presse internationale. Fin mars, Hermès a une nouvelle fois participé à l’incontournable Salon horloger Watches & Wonders de Genève afin d’y présenter ses nouveautés et son approche singulière du temps.
Mi-avril, Hermès a ouvert son nouveau magasin à Hambourg, après l’avoir déménagé et agrandi. Installé au cœur du centre-ville, dans un bâtiment contemporain à la géométrie rigoureuse et aux parois vitrées largement ouvertes sur la rue, ce magasin invite les clients à une déambulation libre à travers différents îlots où sont présentées les collections. De nombreux éléments de décoration rendent hommage à la culture maritime de la ville : paroi en lames de chêne évoquant la coque des bateaux, claustras en tressage de cuir et corde naturelle, buste de cheval en figure de proue…
Le mois d’avril s’est poursuivi avec la participation conjointe de l’univers de la Maison et de la Cristallerie Saint-Louis à la Milan Design Week, où les visiteurs ont pu découvrir les dernières créations de mobilier et luminaires.
La rentrée a célébré la réouverture du magasin de Vienne, entièrement rénové et doté d’un nouvel étage et d’une extension qui viennent doubler sa surface. Toujours niché dans un bâtiment du 18e siècle sur le célèbre Graben, large avenue piétonne du centre-ville, le magasin accueille désormais les visiteurs sur trois niveaux déployés autour d’un majestueux escalier en travertin. L’intérieur, inspiré du courant artistique « Sécession viennoise » de la fin du 19e siècle, développe d’audacieux jeux de couleurs, de luminaires en verre moulé, de vitraux et de moulures fantaisie.
En novembre, la Verrière, lieu d’exposition jouxtant le magasin Hermès de Bruxelles, a accueilli durant 10 jours les premières représentations de la création originale Par un beau soir de carrés. Cette expérience surprenante, conçue comme un spectacle intime et chaleureux autour des dessins des carrés de soie, invite les spectateurs, par petits groupes d’une vingtaine, à plonger dans le monde créatif et coloré de la soie Hermès. Trois comédiens animent ces séances d’une durée de 30 minutes, ouvertes à tous et proposées en français, anglais et néerlandais.
Début décembre enfin, Hermès a rouvert les portes de son magasin situé depuis plus de 30 ans dans la station de ski de Crans-Montana, en Suisse. Derrière la façade en pierre locale, dont la vitrine a été élargie, le magasin agrandi et réinventé dans une ambiance conviviale présente sur deux niveaux une sélection d’objets issus des différents métiers de la maison.
Toujours portée par un fort dynamisme, la Chine a connu pas moins de quatre ouvertures en 2023. Début janvier, le magasin implanté depuis 2010 à Nanjing, dans la province du Jiangsu, a rouvert après avoir changé d’emplacement au sein du centre commercial Deji Plaza, dans le quartier de Xinjiekou. Plus vaste et désormais déployé sur deux niveaux, le nouveau magasin se distingue notamment par ses façades habillées de plaques de verre. L'intérieur met en lumière les matières et savoir-faire locaux comme le bambou, l’osier et les tapis tissés à la main.
En avril, c’est l’emblématique magasin du Peninsula de Pékin, première adresse ouverte par Hermès en Chine continentale en 1997, qui a fait peau neuve. Deux fois plus grand, il dévoile aux clients des salons rectangulaires à l’atmosphère calme et élégante. Avec sa façade recouverte d’écailles de bois inspirées des statues de la Cité interdite, son sol en pierre grise évoquant le Palais impérial et sa décoration intérieure aux couleurs chaudes, il multiplie les hommages au patrimoine historique de la capitale chinoise.
La septième collection de haute bijouterie dessinée par Pierre Hardy, Les jeux de l’ombre, a été présentée à Shanghai en avril durant 10 jours.
En juillet, Hermès s'implantait pour la premère fois dans la métropole de Tianjin, au nord du pays. Situé au rez-de-chaussée du centre commercial MixC, le magasin est doté de deux entrées et d’une impressionnante façade en briques vernissées fabriquées localement, dessinant un profond dégradé. À l’intérieur, la riche palette chromatique évoque la topographie particulière de cette ville côtière traversée par le fleuve Hai et bordée par les marais salants de la baie de Bohai.
Toujours en voyage, petit h a dévoilé ses créations dans un décor végétal à Pékin en septembre.
En octobre, Hermès a inauguré son second magasin dans la ville de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, où la maison est présente depuis 2007. Installé au sein du récent centre commercial SKP, dans le quartier de Tianfu dédié aux nouvelles technologies, le magasin s’étend sur deux niveaux baignés de lumière naturelle. La décoration des larges espaces ouverts fait écho aux luxuriantes forêts de bambou environnantes.
Le 30 septembre, Hermès Japon a fêté son 40e anniversaire. A cette occasion, une célébration a rassemblé à à Tokyo plus de 900 collaborateurs venus de tout le pays pour une rétrospective sur l’histoire de la maison, depuis sa création en 1983. Par ailleurs, plusieurs inaugurations ont eu lieu dans le pays durant l’année ; à commencer par la réouverture, en mai, du magasin implanté depuis 2011 à Fukuoka, sur l’île de Kyushu. Accessible de plain-pied depuis le centre commercial Hankyu situé dans la gare de Hakata, important carrefour cosmopolite au cœur de cette ville connue pour ses festivals et sa joie de vivre, le magasin a été entièrement rénové. Sa façade en céramique et sa décoration intérieure rendent hommage aux savoir-faire traditionnels japonais comme la porcelaine, l’indigo ou encore l’art du tissage, spécialité locale ancestrale.
En octobre, ce fut au tour du magasin de Sapporo, sur l’île d’Hokkaido, de révéler au public son nouveau visage. Établi dans le grand magasin Daimaru, au milieu des gratte-ciel modernes qui illustrent le dynamisme de cette métropole, le magasin rénové et agrandi bénéficie d’une baie donnant sur une esplanade piétonne extérieure. Son entrée principale, au rez-de-chaussée de la galerie, est encadrée d’une façade dessinant un motif circulaire en relief, clin d’œil au soleil levant. À l’intérieur, la circulation s’organise selon deux axes parallèles ponctués d’îlots où sont exposés les 16 métiers de la maison, éclairés de délicats jeux de lumière.
En novembre, le magasin historique de Takashimaya, dans le centre de Kyoto, rouvrait après avoir été rénové et agrandi. L’espace intérieur invite les visiteurs à une déambulation fluide et évoque l’architecture locale.
Petit h a déployé son imaginaire singulier sous la forme d’un « petit théâtre » à Osaka fin avril et jusqu’à la mi-mai, au sein du Musée des beaux-arts de Nakanoshima.
En Corée du Sud, Hermès a procédé à la rénovation de son magasin historique, niché depuis 1997 dans le cadre bucolique du légendaire hôtel The Shilla à Séoul. Rouvert en décembre, le magasin s’accorde à l’esprit de ce lieu d’exception, symbole de raffinement et d’hospitalité, perché sur une colline au cœur de la capitale effervescente. Son architecture élevée sur deux niveaux s’inspire du Hanock, maison traditionnelle coréenne aux toits de tuiles anthracite. Son décor intérieur, privilégiant les tons monochromes chaleureux issus du mouvement artistique Dansaekhwa, est rehaussé de délicates touches de bleu et de rose. À l’arrière, une baie vitrée donne sur un jardin paysagé.
Les collections pour la Maison ont été mises en scène à Séoul en avril lors d’une représentation de la chorégraphie immersive Parade, qui invite les participants à évoluer au milieu des danseurs et des objets.
L’univers de la soie a embrasé le ciel de Busan en juin, avec le Kite festival, moment d’échange joyeux et poétique où les participants apprennent à confectionner et diriger un cerf-volant réalisé à partir de carrés, losanges, châles ou bandanas en soie.
En octobre, l’expérience Please check in faisait escale à Séoul, embarquant les visiteurs dans un périple décalé à travers l’histoire des sacs Hermès et leurs secrets de fabrication.
De multiples autres événements et animations ont rythmé l’année dans différents pays. La collection printemps-été 2023 du prêt-à-porter homme est allée célébrer la légèreté à Tokyo en mars, le temps d’une soirée qui a plongé les invités dans un décor aquatique au centre nautique Sea Forrest Waterway. De son côté, l’univers féminin a mis en lumière ses pièces maîtresses de prêt-à-porter, soie et joaillerie de l’automne-hiver 2023 à travers l’événement Jockey Jam, qui reproduit en salle l’atmosphère vibrante et joyeuse d’une course hippique. Cette performance scénique associant mouvement, musique et vidéo, a été jouée à Shanghai en juin puis à Pékin en août.
Hermès Fit, le gymnase insolite et interactif qui permet aux visiteurs de découvrir les collections d’accessoires de mode en s’adonnant à diverses activités ludiques entre amis ou en famille, a poursuivi son itinérance en faisant escale à Singapour en mai puis à Jakarta en septembre.
Plusieurs villes ont accueilli le kiosque du Monde d’Hermès durant quelques jours : Haikou et Jakarta en mai, Hong Kong et Hanoi en octobre.
La performance scénique originale On the Wings of Hermès, née du thème annuel de 2022, La Fabrique de la légèreté, a prolongé sa tournée en passant à Taïpei en mai, à Hong Kong en novembre et à Shanghai en décembre. À raison de quatre représentations par jour durant 10 jours, ce spectacle vivant fait rêver les spectateurs et leur raconte les valeurs d’Hermès à travers la quête imaginaire de Pégase.
Enfin, l’événement Hermès In The Making a transporté plusieurs artisans de différents métiers de la maison jusqu’à Bangkok fin novembre, pour 10 jours d’échanges conviviaux avec le public autour des savoir-faire, des gestes et des matières qui font toute la beauté des objets Hermès.
Plusieurs rénovations ou créations de magasins sont venues conforter la présence d’Hermès aux États-Unis. En février, un magasin ouvrait dans la ville de Naples, en Floride. Située dans le centre commercial à ciel ouvert Waterside Shops, célèbre pour son jardin luxuriant et son impressionnante cascade murale, la boutique prend l’allure d’un pavillon tropical inspiré par les péniches traditionnelles et l’architecture locale typique des années 1950. Entièrement de plain-pied et baignée de lumière naturelle, elle présente une ambiance claire et décontractée.
Dans un style très différent, la ville d’Aspen a accueilli en juin un second magasin Hermès dans le Colorado. Entouré d’arbres et de montagnes, le bâtiment fait la part belle aux essences de bois locales et à la pierre gris-bleu d’Aspen. L’espace intérieur se déploie sur deux étages et une mezzanine aux poutres apparentes, éclairés par de larges baies vitrées. Il offre une vue panoramique sur les sommets voisins et forme un écrin naturel, calme et chaleureux pour les métiers de la maison.
En juillet, un nouveau magasin californien a vu le jour à Los Angeles, dans le centre commercial Westfield Topanga, au cœur de la vallée de San Fernando. Entouré de panoramas saisissants, le magasin rend hommage aux paysages et au climat californiens, avec sa façade habillée de colonnes et son décor intérieur dont les teintes et les textures évoquent la nature environnante. À l’occasion de cette ouverture, un Carré Généreux était proposé à la vente, les bénéfices étant reversés à l’association Citizens for Los Angeles Wildlife (CLAW) qui œuvre à la préservation de la faune locale.
En octobre, le magasin historique de Chicago, qui occupe un bâtiment emblématique du quartier du Gold Coast à l’intersection d’Oak Street et de Rush Street, a rouvert après avoir été rénové et agrandi. Derrière sa haute façade tout en baies vitrées aux montants métalliques élancés, le magasin expose les collections sur trois niveaux. Les couleurs douces et les cloisons ondulées rappellent les paysages typiques des rives du lac Michigan.
L’année s’est achevée avec la réouverture en décembre du magasin du Bellagio Resort, à Las Vegas, entièrement rénové. La nouvelle façade, marquée par des fenêtres en forme d’arche, est rehaussée de panneaux opaques dont les sculptures circulaires évoquent les encyclies, cercles qui se forment à la surface de l’eau.
Plusieurs événements ont ponctué l’année sur les deux Amériques. Ainsi le Kite Festival est venu célébrer la soie et la couleur dans le ciel de Buenos Aires en mars, et le kiosque du Monde d’Hermès a effectué deux escales sur le continent, offrant le magazine de la maison aux visiteurs des villes d’Austin en mai et de Lake Louise au Canada en août.
Le spectacle vivant La Fabrique de la légèreté a enchanté 10 jours durant le public de Los Angeles au mois de juillet.
En septembre, c’est le spectaculaire Domino Sugar de New York, ancienne raffinerie de sucre située sur l’East River à Brooklyn et offrant une vue unique sur la skyline de Manhattan, qui a accueilli la presse et les journalistes internationaux pour le défilé du prêt-à-porter homme de l’automne-hiver 2023.
En septembre également, l’exposition Heritage – Hermès in Motion a présenté à Sao Paulo son module consacré à la thématique du voyage et du mouvement à travers l’histoire des objets Hermès.
Enfin, poursuivant son voyage à travers le monde, l’événement itinérant Hermès In The Making s’est posé à Chicago en octobre, proposant au public des rencontres interactives et des échanges directs avec les artisans de différents métiers.
Aux Émirats arabes unis, Hermès a déménagé le magasin créé en 2012 à Abu Dhabi, pour le rouvrir en juin au sein du centre commercial Galleria Al Maryah Island, au cœur du nouveau quartier d’affaires Global Market Square. Plus vaste, le nouveau magasin suit les lignes courbes du bâtiment et bénéficie d’une façade entièrement vitrée. L’espace intérieur privilégie les formes douces et les tons clairs, en écho aux paysages du golfe Persique façonnés par la mer, le sable et le vent.
Parmi les événements ayant marqué l’année, le Kite festival a investi en février les plages de Dubaï pour déployer dans le ciel ses cerfs-volants de soie colorée ; ateliers de confection et cours de voltige ont enchanté le public durant trois jours. En mars, fort du succès de l’exposition Once Upon a Bag réalisée en 2022, le cycle itinérant Hermès Heritage est venu effectuer une nouvelle escale au musée national du Qatar, à Doha, pour y présenter son second volet, Harnessing the roots, exposition qui raconte les racines équestres de la maison et leur empreinte sur sa créativité.
L’e-commerce poursuit sa progression dans toutes les régions du monde, avec une croissance soutenue du trafic et des ventes par rapport à 2022. Premier magasin du groupe en termes de chiffre d’affaires et de volume de produits vendus, la plateforme hermes.com constitue aussi un vecteur de recrutement important : en 2023, 65 % des clients acheteurs sur le site étaient nouveaux pour la maison.
L’ergonomie du site hermes.com a été encore améliorée pour développer sa dimension vitrine. Les grilles de produits sont plus aérées et les visuels agrandis pour donner une meilleure visibilité aux détails des objets, dont certains sont désormais présentés par vidéo. Les ceintures à composer ont été regroupées pour optimiser la navigation, et l’essayage virtuel a été étendu à l’ensemble des produits du métier Beauté. La couverture des collections présentées en ligne a été élargie sur tous les métiers et dans tous les pays où l’e-commerce est présent.
Parallèlement, le service a été considérablement enrichi pour s’adapter aux usages locaux. La création et la connexion au compte client ont été optimisées sur l’ensemble des sites en fonction des préférences locales, et des moyens de paiement locaux ont été ajoutés (Naver Pay en Corée ou Pix au Brésil).
L’utilisation des services omnicanal par les clients a fortement progressé et représente désormais près de 20 % de l’activité e-commerce.
Enfin, l’e-commerce a été déployé au Brésil en mars 2023.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 13 427 | 11 602 |
Coût des ventes | (3 720) | (3 389) |
Marge brute | 9 708 | 8 213 |
Frais administratifs et commerciaux | (3 169) | (2 680) |
Autres produits et charges | (889) | (836) |
Résultat opérationnel courant | 5 650 | 4 697 |
Autres produits et charges non courants | - | - |
Résultat opérationnel | 5 650 | 4 697 |
Résultat financier | 190 | (62) |
Résultat avant impôt | 5 840 | 4 635 |
Impôt sur les résultats | (1 623) | (1 305) |
Part dans le résultat des entreprises associées | 105 | 50 |
Résultat net de l’ensemble consolidé | 4 322 | 3 380 |
Intérêts ne conférant pas le contrôle | (12) | (13) |
Résultat net – part du groupe | 4 311 | 3 367 |
En 2023, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 13,4 Mds €, en hausse de 21 % à taux de change constants et de 16 % à taux de change courants par rapport à 2022.
Le taux de marge brute atteint 72 %, en progression de 1,5 point par rapport à l’année 2022. Cette évolution provient de l’impact positif des couvertures de change, d’un effet conversion relutif, d’une activité soutenue dans les sites de production et de taux d’écoulement des collections particulièrement élevés.
Les frais administratifs et commerciaux, qui représentent 3 169 M€, contre 2 680 M€ en 2022, incluent notamment 607 M€ de dépenses de communication, contre 525 M€ en 2022. Les autres frais administratifs et commerciaux, qui comprennent principalement les salaires du personnel de vente et des fonctions support ainsi que les loyers variables, s’élèvent à 2 561 M€, contre 2 155 M€ en 2022.
Les autres produits et charges s’élèvent à 889 M€, contre 836 M€ en 2022. Ils intègrent à hauteur de 604 M€ les amortissements (552 M€ en 2022), dont la moitié concerne les immobilisations corporelles et incorporelles et l’autre moitié les droits d’utilisation. La hausse régulière des amortissements reflète la poursuite des investissements dans l’extension et la rénovation du réseau de distribution, le digital et les systèmes d’information. Les autres charges comprennent par ailleurs 151 M€ liés aux plans d’actions gratuites en 2023.
Le résultat opérationnel courant s’élève à 5,7 Mds € et progresse de 20 % par rapport à 2022. La rentabilité opérationnelle courante atteint son plus haut niveau historique à 42,1 % des ventes, en amélioration de 1,6 point par rapport à 2022.
Le résultat financier est un produit de 190 M€, contre une charge de 62 M€ en 2022. Il comprend le coût des couvertures de change, les intérêts sur dettes locatives et la rémunération de la trésorerie qui, en lien avec la hausse des taux, atteint 331 M€ en 2023.
La charge d’impôt s’élève à 1,6 Md € et représente un taux effectif d’impôt de 27,8 %.
Après prise en compte du résultat des entreprises associées (produit de 105 M€) et des intérêts ne conférant pas le contrôle, le résultat net consolidé part du groupe s’élève à 4,3 Mds €, contre 3,4 Mds € en 2022, soit une hausse de 28 %. L’amélioration de la rentabilité opérationnelle courante et de la rémunération de la trésorerie permettent d’atteindre un niveau record de rentabilité nette à 32 %, en hausse de 3 points d’une année sur l’autre.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Capacité d’autofinancement | 5 123 | 4 111 |
Variation du besoin en fonds de roulement | (794) | 73 |
Variation de trésorerie liée à l’activité | 4 328 | 4 184 |
Investissements opérationnels | (859) | (518) |
Remboursement des dettes de loyers | (277) | (261) |
Cash flow disponible ajusté | 3 192 | 3 404 |
Investissements financiers | (316) | (21) |
Dividendes versés | (1 386) | (852) |
Rachats d’actions propres nets de cessions (hors contrat de liquidité) | (132) | (116) |
Autres mouvements | 64 | 257 |
Variation de la trésorerie nette retraitée | 1 422 | 2 672 |
Trésorerie nette retraitée à la clôture | 11 164 | 9 742 |
Trésorerie nette retraitée à l’ouverture | 9 742 | 7 070 |
La capacité d’autofinancement s’élève à 5,1 Mds € et progresse de 25 % d’une année sur l’autre, à un rythme proche de celui du résultat avant impôt.
Après deux années de baisse du besoin en fonds de roulement, la variation est un emploi net de 794 M€ en 2023. Cette hausse provient principalement de la reconstitution des stocks de produits finis dans le réseau de distribution et de la hausse des stocks de matières premières pour sécuriser les capacités de production.
Les investissements opérationnels du groupe se sont élevés à 859 M€ :
Après prise en compte des investissements opérationnels évoqués précédemment et des remboursements des dettes de loyers fixes comptabilisés conformément à IFRS 16, qui sont considérés par le groupe comme des éléments affectant les activités opérationnelles, le cash flow disponible ajusté s’élève à 3,2 Mds €, contre 3,4 Mds € en 2022.
Les investissements financiers, pour 316 M€, concernent principalement des prises de participations visant à renforcer les liens avec des partenaires historiques, conformément à la stratégie d’intégration verticale du groupe.
Après versement de 1 386 M€ de dividendes, 132 M€ de rachats d’actions et prise en compte de l’effet négatif de la dépréciation des devises par rapport à l’euro (inclus dans les autres mouvements), la trésorerie nette retraitée du groupe progresse de 1,4 Md € et atteint 11,2 Mds € fin 2023.
Le total du bilan consolidé du groupe à fin 2023 s’élève à 20,5 Mds €, contre 17,5 Mds € à fin 2022. La trésorerie représente 52 % du total de l’actif et les capitaux propres, qui s’élèvent à 15,2 Mds € au 31 décembre 2023, représentent 74 % du passif. Le groupe consolide ainsi une structure financière solide qui lui permet de préserver son indépendance et de poursuivre sa stratégie à long terme.
Aucun événement de cette nature n’est intervenu depuis la fin de l’exercice.
Conformément à sa stratégie d’intégration verticale de son réseau de distribution, le groupe a renforcé ses liens avec son partenaire historique au Moyen-Orient. À ce titre, début 2024, Hermès devient actionnaire majoritaire aux côtés de son partenaire dans les activités de vente au détail situées aux Émirats arabes unis. Ce dernier reste actionnaire majoritaire dans les autres pays de la région (Qatar, Koweït, Bahreïn). L’impact du changement de méthode de consolidation qui résultera de cette prise de participation majoritaire et le prix payé ne seront pas significatifs sur les comptes consolidés 2024.
Fort de son modèle d’entreprise unique, qui se déploie autour de ses valeurs d’indépendance, d’esprit d’entreprendre, d’artisanat et de créativité, Hermès a montré la solidité du modèle d’entreprise artisanal et entrepreneurial de la maison, avec des résultats exceptionnels en 2023, en dépit d’un contexte mondial instable. La croissance des ventes a été remarquable dans l’ensemble des zones géographiques. Tous les métiers ont fortement progressé, reflétant la désirabilité des créations auprès de ses clients. Hermès, solidement ancrée et inspirée par ses racines, s’appuie sur sa liberté de création et d’innovation, et sur son attachement aux savoir-faire. Convaincue qu’il n’y a pas de création de valeur économique et de développement à long terme sans création de valeur sociale, sociétale et sans responsabilité environnementale, Hermès souhaite laisser une empreinte positive sur le monde.
Grâce au dialogue permanent entre la création et les savoir-faire d’excellence, la maison continuera à se déployer, affirmant la singularité de son style. L’année 2024 sera marquée par le développement de nouvelles collections autour des plus beaux matériaux et d’une création foisonnante. Parmi les nouveautés, le métier Parfum et Beauté lancera un nouveau parfum féminin à l’automne, après avoir lancé une nouvelle Hermessence, Oud Alezan, et le parfum masculin, H24 Herbes Vives. L’Horlogerie continuera de déployer sa ligne Hermès H08, en pleine expansion depuis son lancement en 2021, et présentera au Salon Watches & Wonders de Genève ses nouveautés. Dans le cadre de la Design Week de Milan, Hermès présentera les nouvelles collections de l’univers maison et lancera notamment le service de table Tressages Équestres. Les emblématiques sacs Constance et Bolide avec de nouveaux portés et usages, et la ligne de voyage R.M.S avec de nouvelles fonctionnalités, enrichiront les collections de maroquinerie. La Bijouterie dévoilera sa 8e collection de haute joaillerie.
Le réseau de distribution intégré et exclusif continuera de renforcer son offre omnicanale. Afin de nourrir le lien avec sa clientèle locale, particulièrement fidèle, d’accroître le trafic et d’attirer de nouveaux clients, une attention particulière sera portée à l’accélération de la digitalisation des usages, au développement des services et à l'élargissement de l'offre produit en ligne. Le développement qualitatif du réseau de magasins se poursuivra en 2024, avec notamment les projets d’ouverture, d’agrandissement ou de rénovation des magasins de Wuxi et Shenzhen MixC (Chine continentale), d’Atlanta et de Princeton (États-Unis), ou de Lille (France). La priorité continuera d’être donnée aux agrandissements et aux rénovations d’une vingtaine de succursales dans le monde.
Face à la forte dynamique de la maison, le développement des capacités de production se poursuivra dans l’ensemble des métiers, et notamment dans la Soie, avec le projet d’une nouvelle ligne d’impression à Pierre-Bénite à côté de Lyon, dans la Bijouterie ou dans la Maison. La demande croissante que connaît la Maroquinerie-Sellerie sera soutenue par la montée en puissance des nouveaux sites au sein des neuf pôles d’expertise répartis sur l’ensemble du territoire national. Le groupe poursuivra son objectif d’ouvrir en moyenne une manufacture par an, représentant environ 300 recrutements. En 2024, Hermès inaugurera une nouvelle maroquinerie, à Riom dans le Puy-de-Dôme, au sein de l’ancienne Manufacture des tabacs de la ville, une friche industrielle empreinte d’histoire. Elle constituera, avec la maroquinerie de Sayat le pôle régional « Les Manufactures d’Auvergne ». Les projets des maroquineries de L’Isle-d’Espagnac (Charente), de Loupes (Gironde) et de Charleville-Mézières (Ardennes) se poursuivront. Hermès renforcera son ancrage en France dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et développera l’emploi et la formation. Les autres métiers de la maison, forts de leurs expertises, continueront de concevoir et développer des objets d’exception.
Fidèle à son engagement d’employeur responsable, avec la création de 5 400 emplois sur trois ans, dont plus de 60 % en France, Hermès poursuivra en 2024 cette dynamique, multi-locale et multi-métiers. Le groupe intensifiera sa mobilisation en matière de performance sociale, sociétale et environnementale. Hermès poursuivra son engagement en faveur de l’épanouissement de ses collaborateurs, de l’inclusion et de la diversité. L’enrichissement et la transmission des savoir-faire resteront au cœur des priorités des métiers, avec notamment le renforcement du déploiement des centres de formation d’apprentis (CFA) dédiés aux métiers maroquiniers, mais aussi les formations de la maison aux savoir-faire uniques des autres métiers, comme la Bijouterie. Présente aujourd’hui dans huit régions, l’École Hermès des Savoir-Faire sera mise en place progressivement dans tous les pôles régionaux de maroquineries. La maîtrise des filières d’approvisionnement, garante de la qualité des matières, se poursuivra avec la mise en œuvre chez les partenaires de la maison des « briefs RSE » qui rassemblent les exigences du groupe en termes de traçabilité, de certification, de trajectoire carbone, de réduction de la consommation d’eau et de respect des droits humains.
Les engagements de la maison en faveur de la lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité resteront au premier plan. Avec le développement de stratégies d’écoconception pour tous les métiers et la construction d’un outil interne pour systématiser les analyses de cycle de vie, le groupe poursuivra ses efforts en faveur d’une utilisation plus juste des ressources et de la gestion des déchets. Plus largement, les actions du groupe en faveur de la biodiversité se renforceront avec la poursuite de la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN) et l’approfondissement des analyses d’impact selon la méthode Global Biodiversity Score (GBS).
En ligne avec ses engagements contre le changement climatique, le groupe Hermès poursuivra ses actions conformément à ses objectifs de réduction validés par l’initiative Science Based Target (SBTi) de 50,4 % des émissions des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de 58,1 % de réduction en intensité des émissions du scope 3, sur la période 2018-2030. Le référentiel de construction responsable particulièrement exigeant poursuivra son déploiement dans le cadre des nouveaux projets immobiliers. Hermès amplifiera en parallèle sa contribution à la mise en place de dispositifs de compensation carbone cohérents avec une cible de net zéro carbone en 2050, confortée par les projets de long terme de Livelihoods. Hermès renforcera son rôle d’entreprise citoyenne et engagée auprès de ses fournisseurs, dont elle poursuivra l’accompagnement, avec le déploiement de son nouveau Code de conduite Fournisseurs, et auprès des communautés au sein desquelles elle opère, que ce soit par des ouvertures de site, la création d’emplois, le développement de centres de formation professionnels pour ses métiers artisanaux, et par des contributions à la vie sociale ou culturelle des territoires.
Le groupe aborde l’année 2024 avec confiance, fort de son modèle artisanal fortement intégré, de son réseau de distribution équilibré et de la fidélité de sa clientèle.
À moyen terme, malgré les incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde, le groupe confirme un objectif de progression du chiffre d’affaires à taux constants ambitieux. Grâce à son modèle d’entreprise unique, Hermès poursuit sa stratégie de développement à long terme fondée sur la créativité, la maîtrise des savoir-faire et une communication originale.
L’année 2023 a été marquée avant toute chose par l’engagement de la Fondation d’entreprise Hermès dans une nouvelle mandature quinquennale assortie d’un budget renforcé. En conférant davantage de moyens à sa Fondation, la maison Hermès lui renouvelle sans équivoque sa confiance et conforte son action en faveur de l’intérêt général.
Animée depuis sa création en 2008 par les valeurs humanistes de la maison, la Fondation s’attache à déployer ses actions de mécénat selon des modalités qui la distinguent au sein du paysage philanthropique des entreprises. Elle a en effet choisi d’être opératrice – ou semi-opératrice – plus que distributrice, à travers l’élaboration de programmes spécifiques dans le domaine de la création artistique, de la transmission des savoir-faire, de la préservation de la biodiversité ou de la solidarité. Chacun de ces programmes permet à la Fondation d’agir au plus juste sur le terrain en réponse à des besoins ciblés. Qu’ils soient artistes, porteurs de projets ou simples élèves, les bénéficiaires de ces actions peuvent ainsi éprouver très concrètement en quoi la Fondation contribue, à son échelle, à la construction d’un monde meilleur.
Par son intitulé même, le nouveau programme Transforme dédié au spectacle vivant traduit le pouvoir agissant qui guide la Fondation dans l’ensemble de ses actions et notamment dans le domaine de la création. Prenant la suite de New Settings, Transforme est un festival itinérant imaginé avec quatre partenaires : La Comédie de Clermont-Ferrand, Les SUBS à Lyon, le Théâtre de la Cité Internationale à Paris et le Théâtre National de Bretagne à Rennes. Afin de faire rayonner la vitalité des arts de la scène vers d’autres territoires et de toucher ainsi de nouveaux publics, Transforme aspire à mettre en mouvement les spectateurs comme les artistes à travers une programmation pluridisciplinaire. Inaugurée en novembre 2023 à Paris, cette première édition comprend 15 spectacles hybrides programmés jusqu’au printemps 2024 par les théâtres partenaires. Chaque institution prolonge la découverte des spectacles par des propositions « Pour aller plus loin » afin de consolider et d’enrichir le lien avec les publics.
Par ailleurs, toujours dans le cadre de son engagement en faveur de la création, la Fondation a produit et programmé cette année 10 expositions d’art contemporain au sein de ses quatre espaces répartis en Europe (Bruxelles et Saint-Louis-lès-Bitche) et en Asie (Tokyo et Séoul).
Dédié à la photographie contemporaine, le programme Immersion a fait l’objet en 2023 d’une mise en lumière particulière à New York au sein de l’International Center of Photography qui a présenté une exposition collective réunissant les trois derniers lauréats de ce dispositif.
Enfin, le programme des Résidences d’artistes a permis pour sa part à la plasticienne Bianca Bondi de produire des sculptures textiles inédites au sein de la Holding Textile Hermès, avec la complicité des artisans du site.
Héritage de la culture artisanale de la maison, la transmission constitue naturellement l’un des axes d’engagement de la Fondation. Le programme Manufacto poursuit ainsi son déploiement, pour la huitième année consécutive, parmi les établissements scolaires. Répartis dans 15 académies – dont La Réunion – depuis la rentrée 2023, 2 100 élèves du primaire au lycée découvrent avec un enthousiasme toujours aussi vif les métiers de la main lors de séances organisées sur le temps scolaire. L’Académie des savoir-faire, ouverte aux professionnels des savoir-faire que sont les artisans, designers et ingénieurs, a été élargie cette année aux architectes en raison du matériau – la pierre – auquel était dédiée cette sixième édition placée sous la direction pédagogique de l’architecte Lina Ghotmeh. À l’intention des étudiants engagés dans la professionnalisation, les différents projets du programme Artistes dans la Cité ont continué d’être abondés par la Fondation, et en premier lieu le dispositif de bourses sur critères sociaux destiné aux talents de demain engagés dans un cursus supérieur de danse, théâtre ou cirque. À la rentrée 2023, toutes promotions confondues, 140 étudiants étaient soutenus financièrement dans ce cadre.
Alors que s’impose chaque jour davantage la prégnance des enjeux écologiques, la Fondation se mobilise auprès des générations de demain avec Manuterra, qui vise à sensibiliser les plus jeunes au monde vivant. Pour la troisième édition de ce programme, plus de 600 élèves répartis dans 10 académies abordent ainsi les savoir-faire de la permaculture à travers l’aménagement d’une parcelle de jardin au rythme des saisons. En parallèle, la Fondation est également engagée auprès de différents porteurs de projets qui, sur le terrain, contribuent à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes.
Enfin, le programme interne H3 – Heart, Head, Hand –, qui structure l’action solidaire de la Fondation d’entreprise Hermès, a achevé sa quatrième édition avant d’être reconfiguré avec le concours de la direction des ressources humaines du groupe. Outre le soutien financier accordé à des projets identifiés par des collaborateurs de la maison, un format de mécénat de compétences leur est désormais proposé : ils peuvent ainsi agir directement auprès d’associations, dans le cadre de créneaux aménagés sur leur temps de travail.
À travers l’ensemble de ses programmes, la Fondation d’entreprise Hermès exerce son mécénat en soutenant des femmes et des hommes qui agissent en faveur de l’intérêt général et avec lesquels elle partage un même dessein humaniste. C’est ainsi qu’elle se projette, avec ambition et responsabilité, dans un nouveau mandat quinquennal pour continuer de cultiver l’intelligence collective, conjuguer progrès et bien commun, et replacer l’humain au cœur de la société.
Le rapport d’activité complet de la Fondation d’entreprise Hermès figure sur le site www.fondationdentreprisehermes.org, rubrique « la Fondation ».
À travers ses démarches de développement durable, Hermès met en œuvre des pratiques qui concilient, dans une vision de long terme, le progrès économique et social avec la préservation des équilibres naturels de la planète. Ces enjeux sociétaux et environnementaux, liés aux 17 objectifs de développement durable définis par les Nations unies pour 2030, encadrent l’action de la maison en la matière.
Hermès, entreprise familiale, a su s’adapter aux changements tout en privilégiant une approche de long terme. Le groupe, fort de ses savoir-faire artisanaux, de son réseau de distribution exclusif et de son patrimoine créatif, s’inscrit dans un développement durable.
Le modèle manufacturier artisanal du groupe s’ancre principalement sur sa créativité et les savoir-faire d’hommes et de femmes établis en France. Il se nourrit des quatre patrimoines essentiels de la maison : la création, les matières premières d’exception, les savoir-faire et l’univers marchand. Il se fonde sur la proximité géographique et culturelle entre les créateurs et les artisans. Il s’appuie sur le tissu industriel des territoires, qu’Hermès enrichit dans un esprit de transmission de ces savoir-faire d’exception. Enfin, il se déploie avec mesure et sobriété dans l’utilisation des matières premières et avec une volonté de faible empreinte environnementale. La valorisation de ces quatre patrimoines contribue à la durabilité du modèle artisanal d’Hermès depuis 1837.
L’ambition du groupe en matière de développement durable est aussi d’assurer un développement économique et social vertueux, non seulement pour ses collaborateurs, mais plus largement pour ses parties prenantes, en pensant l’avenir des générations futures. Cet objectif sera atteint également en réduisant ses impacts sur la planète, même s’ils sont mesurés. Cette ambition s’accompagne d’une volonté profondément humaniste de rendre au monde une partie de ce que celui-ci lui apporte. Cette vision irrigue la stratégie de la maison et permet de définir les priorités, comme illustré ci-dessous dans l’analyse de matérialité conduite selon deux axes : impacts sur la pérennité du modèle d’affaires comme impacts de l’ensemble de la chaîne de valeur du groupe sur le monde.
Le périmètre de cette déclaration de performance extra-financière (DPEF) couvre l’ensemble des filiales et des sites du groupe Hermès, incluant tous les métiers et toutes les zones géographiques, dont le périmètre est détaillé au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4.
Cette DPEF s’appuie sur les contributions qualitatives et quantitatives des métiers (production), des filiales (distribution), des directions centrales, et des directions groupe suivantes : ressources humaines, affaires industrielles et innovation, achats directs et indirects, immobilier, logistique, services généraux, juridique, finances et développement durable. Dès la fin du premier semestre, les différents contributeurs se réunissent pour hiérarchiser les sujets qu’ils souhaitent valoriser et établir un calendrier qui s’étend jusqu’à la fin de l’année. Compte tenu des délais, certaines données annuelles sont arrêtées fin octobre, notamment celles de la direction industrielle. Des outils sont utilisés par chaque direction pour consolider les informations liées à leurs activités. Ces principaux contributeurs s’appuient sur leurs réseaux respectifs afin de faire le bilan, consolider et vérifier les données chiffrées, mettre en valeur les avancées les plus significatives et les travaux menés sur les grands enjeux stratégiques du développement durable. Ce mode opératoire permet de refléter au plus juste une réalité opérationnelle, dans un contexte où les activités de la maison sont très diversifiées.
Plus spécifiquement, les informations sociales, sociétales et environnementales figurant dans le chapitre 2 ont été préparées, dans tous leurs aspects significatifs, conformément aux référentiels de reporting des directions des affaires industrielles et des ressources humaines, en vigueur au 31 décembre 2023, composés i) de procédures de reporting, ii) d’un glossaire précisant les définitions des informations sociales, sociétales et environnementales, et iii) d’autres informations sous-jacentes aux outils de reporting interne. Ces référentiels sont disponibles sur demande au siège d’Hermès International pour l’exercice clos le 31 décembre 2023.
Ces travaux sont compilés, homogénéisés et contrôlés par la direction du développement durable, notamment grâce à la mise en place d’un outil digital dédié.
Hermès International fait procéder à la vérification externe des informations sociales, sociétales et environnementales publiées dans sa déclaration consolidée de performance extra-financière conformément aux modalités décrites ci-dessus. Le rapport de l’un des Commissaires aux comptes, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit, désigné organisme tiers indépendant, sur la déclaration consolidée de performance extra-financière figurant dans le rapport de gestion du groupe, est disponible au § 2.9. En complément, l’un des commissaires aux comptes, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit a réalisé une mission d’assurance raisonnable sur une sélection d’indicateurs durables présentés dans la déclaration consolidée de performance extra-financière au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023. La liste des indicateurs concernés ainsi que la nature et la profondeur des travaux correspondants sont définis dans le rapport d’assurance au § 2.10.
Comme précisé au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.6.3.4, la mission a été approuvée en tant que « service autre que la certification des comptes » sur délégation du Comité d’audit et des risques, et est conforme aux règles d’indépendance françaises.
Hermès présente son modèle de création de valeur sous la forme d’infographies (à consulter en pages suivantes) avec la volonté de mettre en perspective les singularités de son modèle artisanal manufacturier français, fortement intégré. Cette approche permet d’appréhender les activités de la maison, son empreinte et sa contribution à un monde plus durable, dans ses dimensions économiques, sociales, sociétales et environnementales.
Le modèle d’Hermès est singulier sous bien des aspects :
Pour les lecteurs qui souhaiteraient avoir plus de détails sur l’ensemble des actions du groupe en complément de ce qui est présenté dans cette Déclaration de performance extra-financière, le site Finances d’Hermès est accessible grâce à ce QR Code. |
Depuis 1837, Hermès a su rester fidèle à ses valeurs et demeure une maison d’artisans. En sélectionnant les plus belles matières, elle produit des objets d’exception utiles et esthétiques, conçus pour durer, grâce à leur qualité et leur désirabilité, et pour se transmettre. Hermès a acquis une envergure mondiale, mais la maison a toujours été, et reste une entreprise indépendante portée par un actionnariat familial, gage de pragmatisme, de stabilité et de longévité. Privilégiant la fabrication française, son projet se fonde sur l’excellence de métiers d’artisans : la main de l’homme, le savoir-faire et la qualité en sont les clés.
L’attention portée aux femmes et aux hommes se trouve naturellement au cœur du modèle artisanal de la maison, sur ses sites mais aussi chez ses partenaires et fournisseurs. Hermès est très attentif aux conditions de travail, au respect des équilibres en matière de diversité et d’inclusion et plus largement à l’application rigoureuse des grands principes des Nations unies et de l’OCDE.
Les attributs de l’artisanat ont façonné le développement de la maison depuis ses origines et, en parallèle, son rapport au monde. Naturellement empreints de respect et d’humilité, ces attributs se sont, avec le temps, mués en valeurs d’entreprise.
Ces valeurs irriguent par proximité l’ensemble des collaborateurs, les fournisseurs et les partenaires. Elles forment le socle des actions de la maison en matière de développement durable en faisant siennes les notions de responsabilité individuelle comme collective, d’authenticité dans la recherche de l’excellence, ou d’acceptation du temps long comme un facteur de performance. Vécues et portées par ses dirigeants comme par l’ensemble de ses collaborateurs, elles représentent aujourd’hui les ferments de son ADN et les piliers fédérateurs de la démarche développement durable qu’Hermès partage avec ses parties prenantes :
Comme chaque année, Hermès a mis à jour en 2023 l’analyse de ses enjeux prioritaires en matière de RSE, afin d’orienter ses actions et de faciliter la compréhension de sa stratégie.
Pour la troisième année consécutive, une analyse a été conduite en s'inspirant du concept de double matérialité, qui traduit les deux dimensions de la création de valeur mise en avant par l’Union européenne et l'EFRAG : matérialité financière, et matérialité d’impact, relative à la création de valeur environnementale et sociale, qui affecte plus largement toutes les parties prenantes de l’entreprise.
Hermès a ainsi hiérarchisé, avec l’aide de ses parties prenantes, 15 enjeux prioritaires selon ces deux angles :
Cette matrice de matérialité s’inscrit également dans la poursuite des travaux menés depuis plusieurs années en collaboration entre la direction du développement durable et la direction de l’audit et des risques. Elle contribue aux analyses de risques effectuées à l’échelle du groupe, et validées par la Comité exécutif, la double matérialité venant enrichir l’axe « impact » de la cartographie des risques groupe.
Par ailleurs, Hermès anticipe depuis maintenant trois années les obligations de transparence et l’usage du principe de double matérialité exigés par la directive européenne sur les rapports de développement durable des entreprises (Corporate Social Responsibility Directive), transposée en droit français en décembre 2023 et entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2024. La méthodologie utilisée en 2023 évoluera pour prendre en compte en 2024 ces évolutions réglementaires, ce qui pourra conduire de fait à l'évolution du format de la matrice et des résultats.
Les 15 enjeux prioritaires étudiés sont issus des analyses mises à jour chaque année depuis 2015 en interne par une étude des principaux sujets RSE généraux et propres à l’industrie à laquelle appartient le groupe. Cette sélection d’enjeux fait l’objet d’une revue annuelle en amont de l’exercice. Ainsi, en 2023, la liste de ces enjeux a fait l’objet de deux actualisations :
En 2023, Hermès a pris en compte la hiérarchisation relative de ces 15 enjeux réalisée par un panel de près de 140 répondants, sous la forme d’un questionnaire anonyme interactif, qui invite le participant à classer chaque enjeu sous l’angle de la matérialité financière, puis sous l’angle de la matérialité d’impact.
Ce panel est constitué :
Le Conseil du développement durable et le Comité exécutif ont revu les résultats issus de la consolidation des réponses du panel.
Comprenant que la notion de risque recèle en soi un facteur d’opportunité, Hermès retient le terme « enjeux » pour qualifier son approche RSE dans la présente déclaration de performance extra-financière. Ces enjeux sont résumés dans le cadre de la stratégie RSE, et décrits de manière plus détaillée dans les sections suivantes du document.
Les résultats de l’analyse conduite en 2023 sont présentés dans la matrice ci-dessous :
L’exercice de hiérarchisation conduit en 2023 hiérarchise 13 enjeux majeurs parmi l’ensemble. Ces 13 enjeux (présents dans les cadrans supérieurs orangés) se répartissent harmonieusement au sein des trois piliers de la stratégie de la maison :
L’évolution du positionnement de plusieurs enjeux est en cohérence avec les initiatives menées par le Groupe à destination de ses parties prenantes internes et externes sur les deux dernières années, comme en témoignent les évolutions de positionnement suivantes.
Principaux mouvements observés :
Les quatre enjeux classés comme les plus matériels (matières durables et approvisionnements responsables, éthique et droits humains, bien-être animal et savoir-faire et culture d’entreprise), font bien entendu l’objet de sections, voire de chapitres dédiés dans la déclaration de performance extra-financière du groupe. Fort de leur importance dans la stratégie de durabilité d’Hermès, ils font également l’objet de politiques et de supports de présentation diffusés en interne et à l’externe à l’ensemble de nos parties prenantes.
Enjeu | Parties ou paragraphe du chapitre 2 | Documents publiés |
|---|---|---|
Matières durables et | § 2.4.2 | Brief RSE Briefs filières Politique Forêt Code de conduite fournisseurs (rédigé en 2023, publié en 2024) |
Ethique et droits humains | § 2.8 | Charte éthique Code de conduite des affaires Code de conduite fournisseurs Code anticorruption Plan de vigilance |
Bien-être animal | § 2.2.4 | Politique Bien-Être animal |
Savoir-faire et culture d’entreprise | § 2.3 | Plateforme de présentation de l’École Hermès des Savoir-Faire |
Comme indiqué au chapitre 4 « Facteurs et gestion des risques », § 4.1, le groupe a mené en 2023 une analyse globale de ses risques selon deux axes, la magnitude des impacts multicritères et la probabilité d’occurrence. Les travaux de matérialité menés ci-dessus sont en cohérence avec cette analyse globale des risques, qui distingue cinq grandes catégories de risques, dont trois sont plus pertinentes dans le domaine extra-financier. La table de correspondance ci-dessous illustre le lien entre cette analyse des risques et les 13 enjeux RSE prioritaires identifiés par la matrice de matérialité. Bien entendu, les enjeux extra-financiers pris en compte comprennent aussi des notions de contributions positives et d’opportunités, plus délicats à prendre en compte dans l’analyse des risques.
Risques groupe |
| Enjeux RSE prioritaires |
|---|---|---|
4.1.1 Risques liés à la stratégie et aux opérations | 4.1.1.2 Image et réputation | Responsabilité territoriale |
4.1.1.5 Gestion des talents et des savoir-faire | Bien-être, santé et épanouissement des collaborateurs | |
Marque employeur et relations écoles | ||
Diversités et inclusion | ||
Savoir-faire et culture d’entreprise | ||
4.1.2 Risques industriels | 4.1.2.1 Gestion des approvisionnements | Matières durables et approvisionnements responsables |
Accompagnement des fournisseurs | ||
4.1.4 Risques liés à la responsabilité sociale, sociétale et environnementale | 4.1.4.1 Évolution des grands enjeux planétaires | Changement climatique |
Biodiversité | ||
4.1.4.3 Disponibilité et bon usage des ressources naturelles | Écoconception, économie circulaire et matières innovantes | |
Bien-être animal | ||
Gestion des ressources eau, énergie et déchets | ||
4.1.4.2 Respect des droits humains, des libertés fondamentales et de l’éthique | Éthique et droits humains |
Élaborée en 2015 et mise à jour en 2020, la cohérence de la stratégie RSE « ambitions Hermès » a été confirmée par les travaux menés cette année, par les sujets pris en compte par ses parties prenantes et in fine par l’analyse de double matérialité de 2023. Elle repose sur le postulat : « tous artisans du développement durable », et constitue le cadre de référence RSE applicable par l’ensemble des collaborateurs et des entités du groupe. Elle s’appuie sur une appropriation et une mise en œuvre collectives du sujet, facteur clé pour sa durabilité. Le Conseil développement durable et la direction du développement durable accompagnent les filiales et les métiers du groupe afin de s’assurer de sa mise en application.
En 2022, plus de 40 filiales, métiers et directions transverses du groupe ont utilisé ce cadre stratégique pour formaliser leur propre « roue du développement durable » et mettre en exergue leurs enjeux de durabilité spécifiques, leurs ambitions et les objectifs poursuivis. L’ensemble des Comités de direction de la maison a donc renforcé sa connaissance sur ce sujet, et travaillé sur sa déclinaison opérationnelle pour son périmètre, avec l’aide de la direction du développement durable et des tiers, le cas échéant, sur des sujets techniques spécifiques. Ce travail témoigne d’une meilleure maturité au sein du groupe, et forme le socle d’une approche opérationnelle désormais totalement déployée au sein de la maison.
En 2023, cette démarche s’est poursuivie par la construction progressive de cahiers d’engagements, déclinaisons à l’échelle de chaque entité de la feuille de route développement durable groupe présentée ci-dessous. Ainsi, chaque entité de la maison travaille désormais à la formalisation des plans d’action, d’indicateurs de suivi et d’objectifs chiffrés propres à son périmètre et ses défis opérationnels. Pour exemple, des indicateurs relatifs à la gestion de l’eau sont inclus dans le cahier d’engagement du pôle Hermès Cuirs Précieux (qui inclut des tanneries et des fermes où l’empreinte eau est parmi les plus fortes du Groupe) tandis que les filiales commerciales intègrent des indicateurs relatifs à la gestion de leurs stocks et de leurs invendus. Ces cahiers d’engagements, qui seront plus largement déployés en 2024 et 2025, deviendront progressivement des instruments de pilotage de la performance durable à la maille de chaque entité, et en lien avec les futurs ESRS(1).
L’année 2023 a été marquée par le chantier stratégique de la mise en conformité avec la Corporate Sustainability Reporting Directive européenne (CSRD).
CSRD : un nouveau cadre de reporting extra-financier et une opportunité pour mettre en avant la durabilité de la maison
La CSRD est une opportunité d’aller plus loin sur la mise en évidence de la performance RSE de la maison et la singularité d’un modèle artisanal et responsable, qui place les femmes et les hommes, la planète et les communautés au cœur de la création de valeur d’Hermès.
Cette nouvelle réglementation représente un levier permettant l’harmonisation des pratiques de reporting au niveau sectoriel, et vient faciliter l’appréciation de la performance extra-financière du groupe et son pilotage dans tous les secteurs d’activité de la maison.
En 2023, Hermès a mobilisé l’ensemble des équipes internes afin de préparer la mise à niveau de son reporting extra-financier et ainsi mieux se préparer aux attentes de cette nouvelle directive pour l’exercice de reporting 2024, publié en 2025.
Ce travail, qui a commencé par une analyse différentielle approfondie, a permis d’aboutir à la définition d’une feuille de route détaillant les chantiers à mener en 2024 pour assurer la conformité du reporting groupe en 2025.
Ce travail piloté conjointement par les directions du développement durable et de la consolidation financière a impliqué plusieurs directions support (direction juridique, direction de l’audit et des risques, direction des ressources humaines, direction industrielle, direction de la communication financière et direction des systèmes d’information) ainsi que les directions opérationnelles, les filiales et les métiers du groupe.
La stratégie développement durable d’Hermès se nourrit par ailleurs du modèle social « Hearts & Crafts », structuré en 2023 à la suite d’un large travail consultatif ayant mobilisé l’ensemble des directeurs ressources humaines du groupe. Ce modèle social donne un cadre de référence aux initiatives du groupe en matière d’accompagnement des femmes et des hommes de la maison. Ce modèle social est plus amplement décrit dans au § 2.2 « Les femmes et les hommes – les équipes ».
La stratégie RSE du groupe Hermès contribue de manière tangible et directe à 10 objectifs de développement durable parmi les 17 à l’horizon 2030 (voir § 2.7.6), tels qu’ils ont été définis par les Nations unies. Son action s’intègre aussi dans les principes responsables du Global Compact, auquel le groupe adhère.
De façon concrète, la stratégie RSE d’Hermès s’organise autour de six piliers opérationnels, eux-mêmes sous-divisés en 53 sujets qui servent de repères aux actions opérationnelles des entités de la maison et à leurs feuilles de route RSE. Ce cadre stratégique est consultable via le QR code suivant. |
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Cette stratégie permet d’encadrer l’ensemble des actions du groupe de manière globale et spécifique, et sert de langage commun au sein du Groupe comme pour la communication externe.
L’analyse de matérialité permet de définir, au regard de cette stratégie des priorités d’actions sur lesquelles le groupe s’est concentré, son action et sa démarche. La feuille de route développement durable présentée ci-dessous synthétise le pilotage du dispositif sur ces priorités, qui se déclinent en enjeux, objectifs et résultats.
Les femmes et les hommes : Enjeux prioritaires | Engagements stratégiques |
| Principales mesures concrètes |
| Ambitions et objectifs |
|---|---|---|---|---|---|
Bien-être et épanouissement des collaborateurs | Assurer le bien-être et l’épanouissement, la santé et la sécurité des collaborateurs |
| Structuration de la première grande enquête de satisfaction collaborateurs groupe qui sera lancée au printemps 2024 dans le monde entier. |
| 100 % de collaborateurs couverts par une mesure de l’engagement, de la santé et du bien-être de nos collaborateurs tous les deux ans |
Amélioration du taux d’engagement | |||||
Baisse de 1/3 du taux de gravité (et de 20 % du taux de fréquence) des accidents du travail avec arrêt sur les cinq dernières années |
| Trajectoire zéro accident du travail, avec l’objectif de diviser par deux les taux d’accidentologie (fréquence et gravité) travail entre 2016 et 2025 | |||
Mettre en place des dispositifs de protection sociale accessibles au plus grand nombre, ainsi que des dispositifs de partage de la valeur et des politiques de rémunération ambitieuses |
| 97 % des collaborateurs dans le monde bénéficient de régimes supplémentaires aux régimes légaux de santé
97 % des collaborateurs dans le monde bénéficient de régimes supplémentaires aux régimes légaux de retraite
96% des collaborateurs dans le monde bénéficient d'un régime d'assurance-vie |
| 100 % des effectifs couverts par un socle commun d’avantages sociaux groupe d’ici à 2026 | |
100 % des collaboratrices du groupe couvertes par une politique de maternité avec maintien de la rémunération 78 % des effectifs sont couverts par un congé « second parent » |
| Assurer une couverture parentalité (maternité et second parent) avec maintien de salaire pour 100 % des collaborateurs du groupe en 2024 | |||
Favoriser l’intégration et la reconnaissance des talents dans leur diversité et favoriser l’égalité des chances et l’inclusion |
| 6,8 % de collaborateurs en situation de handicap en France (2022) |
| Atteindre un taux de travailleurs en situation de handicap au-dessus de 6 % chaque année (calculé à partir de 2024 au niveau mondial là où cela est autorisé) | |
68 % de femmes parmi les effectifs 60 % de femmes managers 70 % de femmes au Comité des opérations 47 % de femmes dans le top 100 40 % de femmes au Comité exécutif |
| Atteindre 50 % de femmes dans le top 100 40 % de femmes au Comex | |||
Savoir-faire | Développer des formations garantissant l’excellence opérationnelle et la polyvalence et consolider les savoir-faire de nos collaborateurs, techniques comme managériaux |
| 83 % d’effectifs formés, pour une moyenne de trois jours par personne |
| Au moins cinq jours de formation par an et par collaborateur d’ici 2026 |
Favoriser la transmission des savoir-faire auprès de nos partenaires : écoles, centre de formation |
| Plus de 800 apprenants accompagnés par l’École Hermès des Savoir-Faire 100 % des apprenants accompagnés par l’École Hermès des Savoir-Faire ont obtenu leur certification 200 personnes ont obtenu leur CAP maroquinerie |
| Accompagner 100% des apprenants de l'EHSF inscrits à la session d'examen 2024 de l'examen du CAP maroquinerie vers l'obtention de leur certification. | |
21 Meilleurs Ouvriers de France (MOF) |
| Cultiver l’excellence de notre force artisanale en participant au concours des MOF tous les trois ans | |||
Partager le projet d’entreprise et ses valeurs, piliers de l’identité et de la cohésion à long terme des équipes |
| 100 % des embauchés reçoivent une formation à la culture Hermès dans la première année |
| Former chaque année 100 % des nouveaux arrivants à la culture Hermès | |
Intégrer les enjeux du développement durable dans les savoir-faire |
| Plus de 10 000 participations aux différents e-learnings de formation au développement durable dispensés par le groupe |
| 100 % de l’effectif formé aux enjeux du développement durable à horizon 2025 |
La planète : Enjeux prioritaires | Engagements stratégiques |
| Principales mesures concrètes |
| Ambitions et objectifs |
|---|---|---|---|---|---|
Écoconception et économie circulaire | Systématiser les démarches de circularité |
| 80 % des métiers ont conduit une analyse de cycle de vie sur leurs produits emblématiques |
| 100 % des références les plus emblématiques sont couvertes par une analyse de cycle vie à horizon 2025 |
100 % des invendus France donnés ou recyclés (périmètre loi Agec) |
| 100 % des invendus au niveau du groupe donnés ou recyclés entre 2025 et 2030. | |||
Environ 2,8 millions de produits intégrant une démarche circulaire et écoresponsable développés en 2023 |
| 100 % des métiers de la maison développent tous les ans des produits intégrant une démarche circulaire | |||
Réduction de 59 % des stocks de cuir dormants entre 2021 et 2023 |
| Réduire de 75 % des stocks de cuir dormants entre 2021 et 2024 | |||
Prolonger la durée de vie des produits |
| 202 000 réparations en 2023 |
| Garantir une offre de réparation pour 100 % des articles réparables apportés par les clients de la maison | |
S’engager pour des constructions durables |
| Certification du référentiel de construction interne par Bureau Veritas 100 % des projets lancés en 2023 suivent le référentiel |
| 100 % des nouveaux projets immobiliers alignés avec le référentiel | |
Matières | Connaître et tracer les filières d’approvisionnement |
| 75 matières actives, analyse détaillée de 74 matières représentant 99 % de l’activité du groupe |
| Cartographier l’intégralité de nos filières d’approvisionnement et couvrir 100 % de l’activité groupe |
Définir, partager et déployer les attentes du groupe en matière de filières durables, notamment à travers des certifications et des labellisations |
| Un taux de diffusion de 90 % du brief RSE, et de 80 % du questionnaire d’auto-évaluation RSE
|
| 100 % des fournisseurs alignés avec le brief RSE et 80 % des fournisseurs auto-évalués via le questionnaire RSE en 2024 | |
Un taux de diffusion de 88 % du brief filières aux fournisseurs et partenaires, formalisant les attentes du groupe, notamment en termes de certifications et/ou de labellisations |
| Mise en oeuvre de la démarche de certifications et/ou de labellisations pour 54 filières à horizon 2030 | |||
Bien-être | Définir, partager et déployer les attentes du groupe en matière de bien-être animal, notamment à travers des certifications et des labellisations |
| Déploiement de la politique Bien-Être animal sur 15 espèces animales prioritaires |
| Atteinte des objectifs fixés par la politique Bien-Être animal sur 100 % des filières animales du groupe en 2025 |
Filière autruche 100 % certifiée selon le standard SAOBC | |||||
100 % des peaux de crocodiliens produites par le groupe certifiées selon le standard ICFA | |||||
Changement climatique | Définir une trajectoire de réduction des émissions GES du groupe sur l’ensemble des scopes et mesurer la réduction des émissions sur les différents scopes |
| Baisse de 49,6 % en valeur absolue des scopes 1 et 2 par rapport à 2018, et de
Intégration de la liste A du CDP climat |
| - 50,4 % en absolu sur les scopes 1 et 2 et - 58,1 % en intensité sur le scope 3 entre 2018 et 2030, objectifs validés par le SBTi, compatibles avec la trajectoire 1,5 °C |
Étudier les risques climatiques, agir pour réduire leur impact, analyser les scenarii d’adaptation et les intégrer dans la stratégie |
| Analyses de risque climat conduite sur 100 % des bâtiments en France
Analyse des risques de transition afin d’anticiper les changements dans la chaÎne de valeur amont et les impacts sur l’activité sur nos principales filières
Participation à IF initiative, démarche collaborative de prospective stratégique et d’anticipation des risques physiques induits par les limites planétaires post-2050 |
| Mise à jour de l’analyse des risques physiques sur 100 % du périmètre de nos sites physiques à horizon 2025
Finalisation de l’analyse de risque de transition IF initiative en 2025 | |
Engager des actions de compensation carbone volontaire à haute valeur ajoutée environnementale, sociale et sociétale |
| Compensation à la hauteur de 100 % scopes 1 et 2 et 100 % du poste "transport" (amont et aval) |
| Maintenir et confirmer les investissements du groupe dans les programmes Livelihoods et développer des programmes d’agriculture régénatrice, permettant l’augmentation des puits de carbone dans la chaîne de valeur du groupe.
Atteindre une compensation à la hauteur de 50 % de nos émissions résiduelles entre 2030 et 2040, et de 100 % en 2050 | |
Biodiversité | Évaluer nos impacts sur la biodiversité sur l’ensemble de la chaîne de valeur du groupe et définir des ambitions sur des bases scientifiques |
| Réalisation des étapes 1 (matérialité) et 2 (priorisation) de la démarche SBTN sur l’ensemble du périmètre |
| D’ici 2025, validation des étapes 1 et 2 par l’initiative SBTN et lancement de l’étape 3 (fixation d’objectifs locaux sur les enjeux eau et sol) |
Mettre en place des actions de formation pour les collaborateurs |
| Formation de plus de 2 400 collaborateurs depuis 2021, dont 900 en 2023 |
| Former 100 % des collaborateurs du groupe à la biodiversité à horizon 2025 | |
Mettre en œuvre des actions dans les métiers, les chaînes d’approvisionnement et les sites |
| Analyse biodiversité de la filière cachemire avec l’Université d’Oulan-Bator, WWF France et WWF Mongolie |
| Poursuivre les analyses biodiversité des filières | |
100 % des maroquineries (ayant plus d’un an de fonctionnement) ont réalisé un inventaire et un plan d’action biodiversité (hors Paris) |
| Diagnostiquer et mettre en place des plans d’action dans 100 % des sites industriels en France à horizon 2025 |
Les communautés : Enjeux prioritaires | Engagements stratégiques |
| Principales mesures concrètes et résultats 2023 |
| Ambitions et objectifs |
|---|---|---|---|---|---|
Éthique et | Former les collaborateurs aux meilleures pratiques éthiques |
| Près de 2 800 collaborateurs ont été formés via le module d’e-learning « Éthique et lutte contre la corruption ». Plus de 15 000 formations dispensées depuis 2020 |
| 100 % des collaborateurs exposés aux risques éthiques formés aux règles de bonne conduitedu groupe |
Lutter contre les atteintes à l’éthique et à l’intégrité |
| Mise à jour et élargissement à l’externe du dispositif d’alerte H-Alert ! 105 signalements ont été reçus par le biais de ce dispositif. 100 % des signalements ont donné lieu à un suivi |
| Garantir un accès à une ligne d’alerte en interne et à l’externe en cas d’atteinte à l’éthique et à l’intégrité, notifier la réception des alertes dans un délai de sept jours, et traiter 100 % des alertes reçues | |
Exercer le devoir de vigilance du groupe |
| Reconnaissance externe du plan de vigilance par le FIR1
Mise à jour du plan de vigilance pour publication en 2024 |
| Mettre à jour régulièrement le plan de vigilance groupe, le diffuser et assurer son suivi | |
Accompagner nos partenaires dans l’évolution de leurs pratiques et s’assurer de l’application de nos exigences sociales, environnementales et éthiques |
| 220 audits réalisés chez les fournisseurs de rang 1 et de rang 2 en 2023, soit 298 jours d’audit au total |
| Auditer au moins 150 fournisseurs de rang 1 et consacrer au moins 300 jours d’audit au total | |
Plus de 950 fournisseurs nationaux et internationaux invités à remplir la plateforme EcoVadis (représentant plus de 80 % du volume d’achats indirects), avec une note supérieure de 27 % à la moyenne globale EcoVadis |
| Mainternir une couverture a minima de 80 % de la dépense achats indirects chaque année et une note moyenne EcoVadis de nos fournisseurs supérieure à la moyenne globale EcoVadis | |||
Entreprise | Poursuivre une politique de développement manufacturier en France en coconstruisant des projets avec les territoires d’implantation et en développant des relations harmonieuses avec les parties prenantes locales |
| Plus de 2 300 emplois créés dans le monde, dont plus de 1 300 emplois en France |
| Continuer à faire profiter de notre croissance les territoires français en priorité |
Depuis 2018, Hermès a augmenté ses implantations en France de 18 sites de production et de formation |
| Ouvrir un atelier de production par an dans les trois prochaines années en moyenne | |||
74 % d’objets fabriqués en France |
| Maintenir une production artisanale majoritairement française | |||
Participer à la création de valeur et au partage de celle-ci |
| Valeur ajoutée distribuée, en cumul sur les trois dernières années :
|
| Maintenir un partage harmonieux de la valeur ajoutée afin de sécuriser le développement futur du groupe et de contribuer aux équilibres sociaux et sociétaux | |
Accroître la part d’achats à valeur ajoutée sociale et environnementale |
| 293 M€ d’achats à valeur ajoutée sociale (ESS, EA/ESAT, ZRR, QPR) 2 parmi les fournisseurs d’achats indirects, dont 44 % réalisés auprès de PME |
| Poursuivre notre démarche d’achats à valeur ajoutée sociale et environnementale, en particulier auprès des PME françaises | |
Rendre au monde une partie de ce qu’il apporte au groupe par des actions généreuses, des actions de mécénat, engagées à tous les niveaux du groupe ou par la Fondation |
| 388 actions sociales et solidaires dans plus de 40 pays et qui représentent environ 13 M€
Les montants de l’ensemble des actions de dons et de mécénat effectuées directement par Hermès depuis 2020 dépassent le budget de la Fondation |
| Aligner en moyenne sur cinq ans les montants des actions de dons et de mécénat effectuées directement par Hermès sur le budget quinquennal de la Fondation | |
Poursuite des programmes de la Fondation d’entreprise sur 5 ans. |
| Nouvel engagement quinquennal de 61 M€ entre 2023 et 2028 | |||
| |||||
Hermès a mis à jour à la fin de l’année 2022 son organisation interne pour mieux piloter la performance RSE du groupe, avec une implication renforcée de ses instances de gouvernance. L’exercice 2023 marque donc la première année d’application de cette nouvelle structure organisationnelle, qui positionne le développement durable comme une priorité stratégique pour le groupe. Pour rappel, cette organisation prévoyait :
La maison crée ainsi les conditions d’une amplification systématique, organisée et efficiente de ses ambitions, en restant fidèle à son modèle décentralisé et à son approche « tous artisans de notre développement durable ».
Son comité RNG-RSE exerce le rôle de supervision des enjeux de développement durable. Il auditionne la direction du développement durable deux fois par an. 9 membres du Conseil sur 12 déclarent une expertise en développement durable, nourrissant ainsi les échanges avec les équipes opérationnelles et renforçant le niveau d’exigence vis-à-vis de la démarche menée (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.5.2). En 2023, cette instance a bénéficié de premières sessions de formation au développement durable, qui seront plus largement déployées sur l’année 2024.
La direction du groupe joue un rôle actif dans la mise en œuvre et le déploiement de la démarche. Le gérant, Axel Dumas, s’implique dans de nombreux sujets. Pour mémoire, depuis 2019 (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.2.4), la rémunération variable des gérants d’Hermès est conditionnée pour partie (10 %) à un critère « RSE » composé de trois indices (environnemental, social et sociétal).
Depuis 2023, le rôle du comité exécutif est renforcé, grâce à des sessions entièrement dédiées au développement durable organisées tous les deux mois. Cinq sessions se sont tenues en 2023, afin de valider les grandes orientations stratégiques, de suivre les objectifs associés et les résultats, et d’assurer une revue périodique de l’adéquation des ressources allouées aux objectifs. En 2023, les sujets suivis ont été soumis au Comité exécutif :
Le Conseil du développement durable compte 16 membres hors direction du développement durable, directeurs des principales fonctions centrales et filières intégrées du groupe. Ce Conseil supervise les réalisations de la démarche RSE, pilote les projets transverses majeurs, supervise les feuilles de route des principales entités de la maison, lance et suit des groupes de travail ad hoc et identifie les arbitrages à soumettre à l’appréciation du Comité exécutif. Cette instance s’est réunie six fois en 2023, et bénéficie d’un taux d’assiduité moyen de 80 %.
Pour compléter les fonctions du Conseil et structurer l’animation de la fonction développement durable au sein du groupe, cette nouvelle instance réunit désormais 11 directeurs du développement durable de métiers, fonctions développement durable et filiales au sein de la maison (métiers de la Maroquinerie, du Prêt-à-porter, de la Bijouterie, de l’Horlogerie et de la Maison, pôle Hermès Cuirs précieux, direction des services généraux, direction des ressources humaines, direction de la communication, ainsi que les filiales de distribution françaises et britanniques). Ce comité assure le suivi des feuilles de route des entités et favorise l’échange autour des enjeux transverses de formation et de communication internes. Elle est en charge de l’animation du réseau des contributeurs et ambassadeurs DD dans le groupe. Ce comité s’est réuni cinq fois en 2023.
Rattachée à un membre du Comité exécutif, elle propose et met en œuvre la stratégie et coordonne la démarche auprès des comités et de l’ensemble des directions opérationnelles, fonctionnelles et des filiales du groupe, en France comme à l’étranger. Elle assure le suivi des réalisations, coordonne le fonctionnement de différents comités (le Conseil du développement durable, le Comité des directeurs du développement durable et le Comité opérationnel groupe), apporte son concours aux comités locaux et pilote des projets transversaux et le reporting extra-financier.
Composé de plus d’une centaine de membres (contre 45 en 2021 puis 83 en 2022) représentant les principaux métiers, fonctions centrales ainsi que les filiales de distribution francophones, il décrypte les aspects techniques et fonctionnels des projets menés par les différentes entités de la maison et permet un partage de l’actualité développement durable entre ses membres. Il s’est réuni cinq fois en 2023, dont une session présentielle à l’occasion d’une journée hors les murs, consacrée au thème de la circularité. Cette journée a notamment permis à l’ensemble des membres du comité d’aller à la rencontre de l’un des partenaires privilégiés de la maison en matière de recyclage d’invendus.
Animés par les principaux métiers et filiales, ils initient et suivent les actions engagées, et les partagent notamment lors de réunions par zone géographique. Les responsables des Comités développement durable des régions Asie et Europe se sont réunis pour la 10e année consécutive, à distance, lors d’une demi-journée de séminaire à distance. Les actions environnementales sont plus spécifiquement pilotées par un « réseau EHS », en France, animé par la direction des affaires industrielles.
Ces instances peuvent être complétées par des Comités de direction et des comités ad hoc lors de la mise en place de nouveaux projets en matière de développement durable par les filiales et entités. Des comités transversaux, animés par les directions du siège d’Hermès, pilotent des sujets d’intérêt général et souvent à moyen terme. Ils travaillent notamment sur les questions de recyclage et d’innovation matière, d’économie circulaire, de construction durable, de logistique.
Elles ont la responsabilité d’animer la démarche à leur niveau, et de s’inscrire dans une feuille de route RSE chaque année. Les principaux métiers et filiales du groupe, qui représentent plus de 80 % de l’activité, ont un responsable développement durable à temps partiel ou dédié.
Notice de lecture
Afin de présenter de la façon la plus claire possible les engagements, les actions et les résultats sur les six piliers de la stratégie RSE d’Hermès, les chapitres suivants ont été organisés selon différents niveaux de lecture :
Depuis 1837, Hermès reste fidèle à son modèle artisanal et à ses valeurs humanistes. Entreprise familiale et responsable, Hermès offre aux femmes et aux hommes qui la composent un projet collectif et humain, l’opportunité de travailler dans un environnement authentique, stimulant et bienveillant et de trouver un véritable sens à son engagement professionnel. Cela se traduit par une attention portée à chacun de ses collaborateurs, en tant que personne et en tant que membre du collectif de la maison. Le développement durable d’Hermès repose ainsi sur le recrutement, l’épanouissement et le bien-être des équipes et sur un capital humain riche de sa diversité.
Hermès place les Femmes et les Hommes au cœur de son projet d’entreprise. Cela se traduit tout d’abord par la volonté de recruter des talents d’horizons divers et de veiller à leur intégration ; puis par l’attachement à préserver la santé et la protection de tous les collaborateurs face aux aléas de la vie, grâce à un socle universel de protection sociale. Enfin, Hermès porte une attention particulière au développement professionnel et à l’accomplissement de chacun dans son travail.
Le modèle social « Hearts & Crafts » d’Hermès repose sur quatre piliers stratégiques donnant un cadre de référence commun aux initiatives du groupe en matière d’accompagnement des femmes et des hommes :
Le groupe a progressé en 2023 sur les grands enjeux sociaux avec l’ambition de s’inscrire dans la durée par des améliorations en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de l’année pour cette section :
Les femmes et les hommes | ||||
|---|---|---|---|---|
LES ÉQUIPES | ||||
ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
RECHERCHER LA RARETé ET LES DIVERSITéS, ENJEU CLé DE NOTRE CROISSANCE | ||||
Développer des outils et utiliser les canaux pertinents pour recruter les talents | Visibilité et attractivité de la marque employeur | Plus de 1,3 million de visiteurs sur le site carrières 1,4 million de followers sur la page LinkedIn Hermès 427 000 profils candidats enregistrés sur le site carrière talents.hermes.com | nouvel indicateur | |
Assurer le recrutement de profils adaptés pour tous nos métiers dans le monde | Volume de recrutement dans le monde | 5 186 nouveaux collaborateurs recrutés dans le monde en 2023, dont 2 544 en CDI | ➚ | |
Nombre de postes créés dans la filière production | 1 169 postes supplémentaires créés dans la filière production | ➚ | ||
Nombre de postes créés dans la filière vente | 825 postes supplémentaires créés dans la filière vente | ➚ | ||
Valoriser nos métiers grâce à des partenariats avec les écoles | Nombre d’étudiants touchés par les actions écoles | 70 actions menées auprès des écoles cibles, pour un public de 4 000 étudiants (en France) Plus de 1 000 stagiaires et alternants ont été recrutés en 2023 en France | ➚
nouvel indicateur | |
FACILITER L’INTÉGRATION ET LA RECONNAISSANCE DES TALENTS DANS LEUR DIVERSITÉ, FAVORISER l’ÉGALITÉ DES CHANCES ET L’INCLUSION | ||||
Promouvoir la participation des femmes à la gestion de l’entreprise | Ratio de femmes présentes globalement au sein de l’entreprise | 68 % de femmes au sein de l’entreprise | ➚ | |
Ratio de femmes au sein du Comité exécutif | 40 % de femmes au sein du Comité exécutif | = | ||
Ratio de femmes au sein du Comité des opérations | 70 % de femmes au sein du Comité des opérations | ➚ | ||
Ratio de femmes cadres | 60 % de femmes cadres | = | ||
Assurer l’égalité des chances | Index d’équité salariale (France) | L’index global d’égalité salariale F/H en moyenne pondérée est de 92/100 | ➘ | |
Part des effectifs travaillant hors grandes agglomérations en France
| 50,2 % | nouvel indicateur | ||
Part des recrutements de collaborateurs de moins de 30 ans réalisée en Seine-Saint-Denis | 32 % | nouvel indicateur | ||
Lutter contre les discriminations | Nombre de collaborateurs ayant suivi une formation Diversité et Inclusion | Plus de 900 collaborateurs formés | ➚ | |
% de l’effectif, en France, de salariés en situation de handicap | 6,85 % : taux d’emploi direct de personnes en situation de handicap en France (chiffre 2022) vs 3,7 % au lancement du premier accord handicap groupe en 2017 | ➚ | ||
Poursuivre le recrutement des jeunes de moins de 30 ans | % de collaborateurs de moins de 30 ans | 20 % | = | |
Entretenir la qualité du dialogue social | ||||
Mener des discussions avec les partenaires sociaux ou équivalents | Nombre d’accords et % de collaborateurs concernés | 96 accords et avenants signés en France en 2023, couvrant 63 % des collaborateurs du groupe | ➚ | |
Permettre une libre expression des collaborateurs via une ligne d’alerte éthique | % des collaborateurs pouvant utiliser la ligne d’alerte éthique et nombre de cas traités | Le dispositif d’alerte H-Alert !, accessible à 100% des collaborateurs et des fournisseurs, a donné lieu à 105 signalements en 2023, qui ont tous fait l'objet d'²un suivi. | ➘ | |
ASSURER LE BIEN-ÊTRE ET L’ÉPANOUISSEMENT DES COLLABORATEURS | ||||
Assurer de bonnes conditions de travail à nos collaborateurs | Taux d’absentéisme groupe | 2,56 % | ➚ | |
Assurer la santé et la sécurité au travail | Taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt pour le groupe | 8 | = | |
Taux de gravité des accidents du travail avec arrêt pour le groupe | 0,30 | ➚ | ||
Assurer un socle universel de protection sociale pour tous les collaborateurs | % de collaborateurs bénéficiant du socle de protection sociale Hermès des cinq piliers de protection sociale (santé, prévoyance, retraite, invalidité, parentalité) | 97 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier d'une couverture frais de santé légale ou supplémentaire. 76 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier d’un bilan de santé ou de mesures de prévention ciblées. | =
nouvel indicateur | |
Assurance-vie : 89 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier d’un capital versé aux ayants droit égal à deux fois le salaire annuel. | nouvel indicateur | |||
Accès à un dispositif de retraite supplémentaire : 97 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier de régimes supplémentaires aux régimes légaux de retraite. Invalidité : 96 % des collaborateurs peuvent bénéficier d'une couverture invalidité permanente et définitive légale ou supplémentaire. | ➚
= | |||
Congé maternité et adoption : 100 % des collaborateurs peuvent bénéficier d'un congé maternité et adoption de 16 semaines avec maintien de salaire et prise en charge des frais d’accouchement | =
| |||
Congé second parent et adoption : 78 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier d'un congé second parent et adoption de quatre semaines avec maintien du salaire. | ➘ | |||
Mettre en place des dispositifs de partage de la valeur | ||||
Mettre en place une rémunération complémentaire au-delà du salaire fixe | Montant de l’intéressement et de la participation en France | 207 M€ (contre 168 M€ en 2022) | ➚ | |
Prime exceptionnelle groupe versée au cours de l’exercice, pour tous les collaborateurs dans le monde | Primes exceptionnelles de 4 000 € versées en 2024 au titre de 2023 pour la seconde année consécutive | = | ||
Déployer une politique de rémunération minimale au niveau mondial | % de collaborateurs dont la rémunération est au-dessus du salaire décent défini localement | L’analyse menée en 2023 sur le salaire décent a confirmé que nos standards appliqués à la rémunération fixe respectent la réglementation locale sur les salaires et intègrent pleinement le niveau de salaire décent dont les seuils sont déterminés par des organismes indépendants de référence. | nouvel indicateur | |
Favoriser l’actionnariat salarial | % de l’actionnariat salarié | Au 31 décembre 2023, l’actionnariat salarié représente 1,09 % du capital, soit plus de 2,2 M€ | ➚ | |
Nombre d’actionnaires salariés | Plus de 18 000 salariés actionnaires ou détenant des droits à actions gratuites dans le cadre du nouveau plan d’actions gratuites 2023, soit 80 % de l’effectif au 31 décembre 2023 | ➚ | ||
Le modèle social « Hearts & Crafts » est ambitieux. Il se décline par des engagements définis pour chacun de ces piliers, avec l’objectif de quantifier et mesurer les progrès.
Le développement durable de la maison repose sur des femmes et des hommes qui contribuent harmonieusement et positivement à son fonctionnement et à son développement.
Fin 2023, Hermès comptait 22 037 collaborateurs (2) de 110 nationalités différentes, soit une augmentation de 11,9 % par rapport à 2022. Depuis cinq ans, les effectifs ont augmenté de 7 753 personnes, représentant près d’un tiers du total des effectifs permanents présents aujourd’hui dans le groupe.
La croissance est équilibrée et dynamique dans l’ensemble des filières et des régions. Compte tenu de son modèle d’affaires et d’une production essentiellement en France, 62,3 % des effectifs totaux du groupe y sont situés.
Les effectifs de production situés en France représentent 9 355 personnes (68 % des collaborateurs en France) et 10 395 au niveau mondial, soit 47 % des effectifs du groupe. Le nombre d’artisans est de 7 513 personnes dans le monde, dont 7 317 en France.
| Total | Production | Vente | Support | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | |
France | 13 723 | 12 360 | 9 355 | 8 561 | 1 748 | 1 554 | 2 620 | 2 245 |
Europe (hors France) | 2 327 | 2 092 | 878 | 760 | 1 144 | 1 060 | 305 | 272 |
Japon | 965 | 900 | 2 | - | 880 | 821 | 83 | 79 |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 3 498 | 2 954 | 101 | 77 | 2 832 | 2 552 | 565 | 325 |
Amériques | 1 524 | 1 380 | 59 | 71 | 1 152 | 1 028 | 313 | 281 |
Total | 22 037 | 19 686 | 10 395 | 9 469 | 7 756 | 7 015 | 3 886 | 3 202 |
Hermès accompagne la croissance de la Maison et l'évolution de son organisation grâce à un recrutement dynamique.
En 2023, 2351 emplois nets ont été créés dans le groupe. Hermès compte ainsi, au 31 décembre 2023, 22 037 collaborateurs dans le monde, dont 13 723 en France.
Le dynamisme du recrutement se poursuit avec 5 186 nouveaux collaborateurs recrutés dans le monde dont 2 544 recrutements en CDI. Autre illustration de la forte dynamique de recrutement des dernières années, 50% de l'effectif total du groupe a moins de 5 ans d'ancienneté, pour une ancienneté moyenne groupe de 8 ans, soutenue par un faible taux de turnover (4,78%). Par ailleurs, l'âge moyen des collaborateurs du groupe est de 39 ans.
La singularité d’Hermès réside dans les parcours de carrières longs. 30% de l’effectif a plus de 10 ans d’ancienneté (soit 6 603 personnes), illustrant ainsi la fidélité et la possibilité d’évolution de carrière dans la maison (pour mémoire, l’effectif il y a 10 ans était de 11 037 personnes). Le nombre de collaborateurs qui a plus de 15 ans d’ancienneté a évolué de 6 % en un an, évolution constante par rapport à 2022.
Les collaborateurs d’Hermès témoignent de leur attachement à l’entreprise par des carrières durables, voire exceptionnellement longues.
Temps fort de l’année - Célébration des collaborateurs pour les années passées au sein de la maison : 25 ans, 30 ans, 35 ans, 40 ans, 45 ans et même parfois 50 ans.
Le 4 décembre 2023, environ 100 personnes de certaines entités françaises, entourées par quelques membres du Comité exécutif, ont été chaleureusement applaudies par 700 collaborateurs des ateliers Hermès de Pantin. Parmi ces 100 collaborateurs, 10 ont fêté leurs 40 ans d’ancienneté, et 3 leurs 45 ans d’ancienneté.
Une occasion renouvelée de partager les événements ayant marqué l’histoire de la maison l’année où ces collaborateurs y sont entrés. Beaucoup de surprises, d'anecdotes ont émaillé le reste de la journée, réservant à tous beaucoup d'émotions. Hermès marque ainsi sa reconnaissance pour la fidélité de ses collaborateurs.
Acteur fort de l’emploi en France, Hermès s’engage dans sa responsabilité d’employeur grâce à sa démarche volontariste d’ancrage dans les territoires, au sein desquels elle poursuit son développement.
En 2023, environ la moitié des effectifs (50,2 %) travaillait hors zone de grandes agglomérations en France (hors grandes villes et banlieues proches), et 36 % des effectifs à l’échelle du groupe.
Pour illustrer cette volonté de créer de l’emploi en dehors des grandes villes, on notera par exemple que 32 % des recrutements des collaborateurs de moins de 30 ans en France concernent des emplois en Seine-Saint-Denis en 2023.
La politique d’Hermès est d’assurer la stabilité des emplois, ainsi 92 % des effectifs ont un emploi permanent, en phase avec son modèle social.
Symbole de la volonté d’inclure et d’accompagner l’ensemble de ses collaborateurs dans la transformation de l’entreprise, les départs involontaires demeurent limités, le nombre total de licenciements rapportés aux effectifs du groupe représentant 1,17 %. Le groupe n’a pas procédé au cours des 10 dernières années à des restructurations pour des motifs économiques entraînant des conséquences sur l’emploi.
| Volontaire | Involontaire | Groupe |
|---|---|---|---|
Taux de turnover 2023 | 3,61 % | 1,17 % | 4,78 % |
Taux de turnover 2022 | 4,46 % | 1,53 % | 5,99 % |
La dynamique des effectifs est positive, exprimée par la représentation équilibrée de toutes les tranches d’âge. D’une manière plus large, cette dynamique illustre et nourrit nos engagements de diversité et inclusion pour assurer à la fois la richesse des profils de talents et transmettre la culture de la maison et les savoir-faire d’exception.
Une des singularités d’Hermès réside dans un double dynamisme : celui des recrutements, associé à des carrières et des parcours longs si le collaborateur en a la volonté. Dans ce contexte, une attention toute particulière est portée à l’emploi des jeunes et au maintien dans l’emploi des seniors :
Par l’essence même de son projet d’entreprise, créer, produire et vendre des objets de haute qualité, Hermès a besoin de choisir avec soin les talents qui la rejoignent. La culture d’entreprise familiale associée aux valeurs humanistes, terreau de toutes les interactions et d’un style de management aussi empathique que stimulant, guide fortement les critères de recrutement.
Hermès recherche des personnalités dotées de qualités personnelles affirmées pour intégrer un projet avant tout humain en marquant sa fonction de son empreinte tout en s’inscrivant dans l’aventure collective. Cette exigence conduit et structure la politique de recrutement d’Hermès. Il s’agit d’assurer la nécessaire compatibilité avec les spécificités d’Hermès.
Dans un marché conduit par les candidats (source de tensions sur les compétences et exigences accrues de ces derniers), la force du modèle d’entreprise et la qualité de l’expérience candidat doivent être différenciantes à toutes les étapes du processus de recrutement.
Une stratégie de recrutement audacieuse et sans cesse réinventée est déployée au service de la croissance. Les éléments clés de la marque employeur d’Hermès constituent des piliers pour nourrir les éléments de langage et supports de communication destinés à attirer des talents, faire connaître le projet de la marque employeur.
Source prioritaire de recrutement, la mobilité interne est privilégiée dans tous les recrutements dans un objectif de développement des talents en interne. À compétences égales, la priorité est donnée aux collaborateurs afin de leur permettre de s’accomplir dans un parcours offrant des expériences diversifiées, propices à leur développement en termes de compétences et d’ouverture à des enjeux renouvelés.
| Sourcing en 2023
427 000 profils candidats enregistrés sur le site carrières talents.hermes.com 232 offres d’emploi sont publiées chaque mois sur le site carrières talents.hermes.com 1 388 077 visiteurs en 2023 sur le site carrière, en moyenne 115 673 par mois par rapport à 667 501 visiteurs en 2022, en moyenne 55 625 par mois
1,4 million de followers sur la page LinkedIn |
| Recrutements en 2023
5 186 recrutements effectués en 2023 (tous types de contrats confondus) dont 2 544 recrutements en CDI |
| Mobilité interne en 2023
1 059 postes pourvus par des collaborateurs en mobilité interne |
Le projet d’Hermès requiert d’intégrer des personnalités compatibles avec les valeurs de liberté, d’authenticité, d’engagement, d’exigence. Trouver les personnes qui rejoignent la maison pour les bonnes raisons est clé. S’inscrire dans un collectif fort, servir Hermès pour le long terme et répondre aux exigences de qualité participeront à l’accomplissement individuel de chacun.
Hermès utilise deux médias essentiels pour entrer en contact avec les candidats : son site carrières ainsi que le réseau social professionnel LinkedIn.
En 2023, le site carrières d’Hermès – talents.hermes.com – affiche de belles performances avec plus de 400 000 profils de candidats enregistrés. 232 offres sont publiées chaque mois sur le site carrières.
L’angle de la ligne éditoriale LinkedIn orientée vers les dimensions RSE du projet d’entreprise permet de partager l’actualité de la maison aux 1,4 million de followers, communauté active. Elle illustre les nombreuses initiatives responsables et positionne Hermès comme un fort acteur de l’économie et de l’emploi en France. En outre, elle met en valeur les collaborateurs d’Hermès.
Plusieurs programmes tournés vers les jeunes diplômés permettent d’intégrer des jeunes talents à la sortie de leurs formations. Il leur est proposé des programmes visant à les former de façon intense durant les premiers mois pour leur offrir ensuite un rôle impliquant des responsabilités.
| Jeunes Tanneurs |Hermès Cuirs précieux
Ce programme accueille des étudiants ingénieurs sortant d’écoles d’ingénieurs diverses dans le cadre de leur stage de fin d’études. |
| Hermès baby |Hermès Japon
Ce programme vise à recruter des jeunes dotés d’un haut potentiel et à les former sur le terrain à travers des expériences au plus près du client et du produit dans les magasins de la filiale. En 2023, Hermès Japon a accueilli 23 jeunes talents dans le cadre de ce programme. 23 jeunes talents intégreront la promotion 2024 en avril. |
| Pépinière | Holding Textile Hermès
Ce programme est destiné à des ingénieurs débutants ou ayant une première expérience. Durant 3 ans, ils se voient confier des missions diverses durant 6 mois environ dans 3 grandes fonctions de la filière textile : la Supply Chain, le Développement et l’industrialisation des produits et la Qualité. Changement de sujet, d’équipe et de management développeront chez l’ingénieur débutant l’agilité, les compétences techniques et la compréhension transversale de la filière. À l’issue de ce programme, en fonction du profil, de l’expérience acquise et des opportunités, ils seront affectés à un poste pérenne au sein de la fonction. |
Au niveau du groupe, une stratégie de recrutement de VIE (volontariat international en entreprise) a été définie puis largement déployée en 2023. Cela marque la volonté d’Hermès d’offrir des opportunités de parcours international pour préparer des jeunes à rejoindre la maison plus durablement. Après 12 à 18 mois d’expérience dans un contexte demandant de s’adapter à une culture et des équipes différentes, le groupe a la possibilité de valoriser des talents agiles, internationaux et acculturés à Hermès.
En 2023, les jeunes employés en VIE par Hermès sont répartis dans cinq de nos sept régions Retail (Europe, États-Unis, Asie du Sud-Est, Grande Chine et Japon).
Donner des missions qui ont du sens et partager un esprit d’échange collectif permanent, c’est l’objectif assigné au recrutement des stagiaires et alternants au sein des métiers. C’est dans cette optique que la direction des ressources humaines d’Hermès Métiers a par exemple mis en place un cérémonial d’accueil destiné aux stagiaires et alternants des filières Création et Collection. Cette intronisation s’est articulée en trois temps : une soirée de lancement avec une mise en lumière des enjeux et particularités des métiers de la création et du développement des collections et la remise d’un carnet d’étonnement, un temps de rédaction, un temps de restitution durant une soirée ouvrant à des questions sans tabou avec deux membres du Comité exécutif, le directeur artistique et le directeur général métiers.
Pour illustrer le soin apporté au recrutement, ceux effectués en partenariat avec les antennes locales de Pôle emploi pour les maroquiniers sont un bon exemple. Depuis plusieurs années, la maison et Pôle emploi ont développé et mis en œuvre un dispositif qui permet de recruter les meilleurs talents, de toutes origines, formations et expériences, en fonction d’une analyse de leurs habiletés manuelles. Cette approche dite MRS (méthode de recrutement par simulation) conduite à l’appui de tests psychotechniques, tests d’aptitude manuelle, et entretiens a été élaborée avec succès, puisqu’une très grande majorité des artisans sélectionnés par ce dispositif valident leur cycle initial de 18 mois de formation.
Une stratégie relations écoles active vise à faire rayonner Hermès, à créer et entretenir des liens de qualité avec des acteurs du monde de l’éducation en cohérence avec ses métiers, ses enjeux de développement et ses besoins en recrutement. Des liens privilégiés sont entretenus avec des écoles d’art, des écoles d’ingénieurs, des écoles de commerce et des universités de gestion.
Par exemple, l’événement « Hermès in the making » qui présente les savoir-faire de la maison partout dans le monde, a fait escale à Lille en juillet 2023 et a été l’occasion de réunir les partenaires écoles les plus proches. Le temps d’une journée, la maison a permis à une trentaine de complices de partager les savoir-faire : maroquinerie, horlogerie, décoration sur porcelaine, impression textile, et des conversations multiples pour ancrer les liens étroits entretenus depuis plusieurs années en les associant aux spécificités du modèle d’entreprise.
Hermès conduit trois types d’actions :
En particulier, Hermès a développé différents programmes avec Sciences Po Paris permettant de former des étudiants en les faisant travailler sur des sujets opérationnels. Dans le cadre de son partenariat 2020 renouvelé en 2023 avec la Chaire européenne pour le développement durable et la transition climatique de Sciences Po Paris, Hermès a confié à un groupe d’étudiants de première année de Master International Management & Sustainability une étude sur les enjeux du Retail dans l’industrie du luxe (projet Capstone). Pour la troisième année consécutive, la maison accompagne et coache des étudiants dans leur réflexion pendant huit mois, afin de les aider à répondre aux défis stratégiques et internationaux de la thématique choisie en leur donnant la possibilité de s’immerger dans la culture Hermès et de se sensibiliser à l’ambition durable de la maison. Le sujet proposé par Hermès en 2023 est la question de la gestion des emballages dans l’industrie du luxe. L’étude porte sur différentes villes (situées en Europe, aux États-Unis et en Asie). Un autre projet collectif a été proposé pour la seconde fois par Hermès pour l’Executive Master « Gouvernance territoriale et développement urbain » de Sciences Po Paris, portant sur l’ancrage territorial comme levier d’un développement économique durable pour les entreprises et les territoires. Il s’agit dans le cadre de ce projet d’objectiver les impacts de la stratégie d’ancrage locale du groupe et d’arriver à en caractériser la contribution positive. Le projet concerne les sites de Rhône-Alpes.
| Programme d’Excellence pour les Élites de nos Quartiers
Hermès a pris part pour la deuxième année au programme PEEQ qui consiste à développer des leaders, en complément à leur cursus d’études supérieures, par un parcours de développement dispensé par des consultants de haut niveau. Hermès contribue financièrement à ce programme et accueille durant six mois deux étudiants. À terme, si une opportunité d’emploi répond à leurs aspirations, la maison peut être amenée à leur offrir un poste pérenne. |
| Des Territoires aux Grandes écoles
Favoriser l’accès des jeunes des milieux ruraux aux grandes écoles en levant les barrières liées à la fragilité financière, à la méconnaissance des filières de l’enseignement supérieur et aux freins personnels. Hermès a financé six bourses en 2023 pour permettre à des jeunes talents prometteurs de financer une partie de leurs études supérieures. Des fédérations départementales ont pu tenir leurs rencontres à Nontron et à la Maroquinerie de l’Allan. |
| Certificat réfugiés Sciences Po
Un cursus imaginé pour accueillir de jeunes réfugiés dont Sciences Po Paris souhaite améliorer l’employabilité par l’acquisition de compétences adaptées au monde du travail. Ils suivent un programme de visites d’entreprise qui a pour objectifs de favoriser leur insertion professionnelle et les ouvrir à la réalité d’un certain nombre d’entreprises en France. Hermès les a accueillis en 2023 pour les immerger dans les univers de l’artisanat maroquinier et du Retail et a aussi organisé un atelier pour les former à l’élaboration de leur CV et leur faire expérimenter une situation de recrutement, ce avec l’appui de professionnels du recrutement. |
| Les événements Marque employeur pour attirer les jeunes vers les métiers manuels
En participant à l’événement les de(ux) mains du luxe à la Station F en décembre 2023, Hermès souhaite valoriser auprès des jeunes en recherche d'orientation l'école Hermès des savoir-faire, qui dispense des formations diplômantes aux métiers de la maroquinerie, métiers d’avenir, et crée des emplois dans de nombreux sites en France. |
| L’École des arts décoratifs et Hermès ont créé en 2023 le NID – Fabrique des Nouveaux imaginaires du dessin
L’ambition d’Hermès est de s’engager via la création du NID, dans une action éducative d’envergure pour contribuer à donner une juste place au dessin en le replaçant au cœur de l’enseignement. Hermès entend ainsi jouer son rôle de maison contemporaine de création et de savoir-faire et être reconnue comme un acteur majeur dans le domaine du dessin. |
| Participation à la vie des écoles
70 actions ont été menées auprès des écoles cibles d'Hermès, pour un public de 4 000 étudiants (en France) : participation à des forums, accueil dans ses murs de groupes d’étudiants, et études de cas. Plus de 1 000 stagiaires et alternants ont été recrutés en 2023 en France, pour certains à travers des événements de recrutement, « Ouvrir la boîte orange » favorisant une expérience immersive au cœur d’Hermès et la rencontre de nos managers et responsables RH. |
Au sein des différents pôles de production du groupe, La Montre Hermès a participé tout au long de l’année 2023 à des forums de recrutement (Université de Lausanne, École Polytechnique Fédérale de Lausanne, École Hôtelière de Lausanne) pour accompagner ses recrutements dans un contexte de croissance soutenue.
La cristallerie de Saint-Louis entretient des relations étroites avec l’École nationale du verre à Moulins pour enrichir l’enseignement et recruter des stagiaires et des artisans verriers.
Dans les filiales Retail, des partenariats sont noués avec de nombreuses universités pour faire rayonner Hermès et pour attirer des candidats vers ses métiers d’accueil et de service. Pour exemple, Hermès China a établi des liens avec neuf universités spécialisées dans les domaines de la linguistique, des arts et de la mode afin de construire des collaborations à long terme et de constituer un vivier de candidats pour les stages et les postes juniors (comme assistant commercial, assistant opérationnel, etc.). Les partenariats ont été élargis avec des universités de Shanghai et Beijing et d’autres villes.
Hermès Italie a continué à se rendre visible auprès d’un certain nombre d’universités telles que Bocconi, l’université Luiss à Rome, Libera Università Internazionale degli Studi Sociali, l’université catholique de Milan, l’université Sapienza ainsi que la Chambre de Commerce de Milan.
Écoles art design mode et textile | Écoles ingénieurs | Écoles de commerce, gestion, universités |
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En 2023, Hermès a organisé deux événements « Ouvrir la boîte orange » dans l’un de ses magasins parisiens, destinés à faire vivre une expérience originale à plus de 100 candidats cadres en activité. Le premier événement avait pour objet d’attirer des profils d’ingénieurs et de leur montrer la dimension et les enjeux du pôle artisanal d’Hermès, fort de multiples savoir-faire et manufactures implantées dans les territoires en France. Le second événement a été dédié à attirer des profils pour les fonctions Support de la maison. Le temps d’une soirée, les candidats sont invités à découvrir la singularité du modèle d’Hermès, à échanger le temps d’un job dating avec un manager et à prendre part à des moments d’échange pour connaître les métiers et les acteurs d’Hermès. Huit autres événements « Ouvrir la boîte orange » se sont déployés à Paris et Pantin au sein de la maison pour séduire et recruter des stagiaires et alternants.
La stratégie de recrutement s’inscrit aussi dans le cadre de la stratégie Diversité & Inclusion par la volonté de sourcer, identifier et attirer des profils variés. L’ambition est de leur proposer de rejoindre une maison inclusive, ouverte et accueillante pour toutes les formes de diversité. Cela se traduit concrètement par quatre types d’actions : la mission handicap, la diversité sociale, l’égalité femmes-hommes et l’intégration et l’accompagnement des seniors.
Dans le cadre de la mission handicap, Hermès déploie des actions de sensibilisation pour modifier le regard de ses collaborateurs et construit des initiatives avec des partenaires pour favoriser l’emploi de personnes en situation de handicap pour ainsi dépasser l’obligation légale en France de 6 % des effectifs titulaires d’une RQTH (reconnaissance en qualité de travailleur handicapé).
En matière de diversité sociale, Hermès diversifie ses actions de recrutement pour aller chercher des profils issus de quartiers défavorisés et des zones rurales.
Enfin, le recrutement des seniors est une pratique courante, Hermès mettant la transmission entre les générations au cœur du développement de son modèle artisanal. Le développement de l’expertise des collaborateurs en charge du recrutement, qu’ils y soient pleinement dédiés ou que le recrutement soit une de leurs fonctions parmi d’autres, est assuré à travers des modules de formation au recrutement de trois ou cinq jours, selon le profil des participants.
Un module d’une journée consacré au Handi-recrutement est proposé pour ouvrir le regard sur les personnes en situation de handicap et acquérir de bonnes pratiques pour les recruter. Un module « Faire rayonner la marque employeur d’Hermès » vise à s’approprier les dimensions de la marque employeur et à l’illustrer à travers des preuves pour mettre en avant leurs bénéfices pour les candidats.
Hermès est engagé auprès de l’association "Viens Voir Mon Taf". Cette association œuvre pour l’égalité des chances en accompagnant des collégiens du réseau d’éducation prioritaire dans leur recherche de stages.
En 2023, une dizaine de collégiens ont été accueillis au magasin du Faubourg Saint-Honoré à Paris, dans les ateliers de notre entité textile HTH près de Lyon et dans les ateliers d’Hermès Maroquinerie-Sellerie à Pantin.
La mise en place en 2023 d’une structure pleinement dédiée au recrutement des cadres et stagiaires & alternants en France vise à accompagner les entités d’Hermès dans leurs recrutements, avec l’expertise du métier du recrutement, une bonne connaissance du marché de l’emploi et une forte agilité à dénicher les talents. Elle a pour mission de rechercher la rareté et la diversité, en cultivant l’audace et de garantir une expérience candidat authentique, reflet de nos valeurs, de notre promesse employeur, au service de l’esprit entrepreneurial et inclusif de la maison.
Organisé à partir de 2024 en quatre pôles par famille de métiers, Hermès Recrutement déploiera une offre de services, des processus et des modes de fonctionnement pour améliorer encore l’expérience candidat et offrir aux managers des prestations de services encore plus efficaces, rapides et en phase avec les évolutions des métiers et des expertises de la maison : une approche réinventée du métier du recrutement dans la perspective de répondre de façon réactive et avec une obligation de moyens, de délais et de résultats, aux besoins des entités.
Pour la seconde année consécutive, Hermès occupe la deuxième place dans le classement Universum des entreprises les plus attractives pour les étudiants en 2023.
Hermès a été récompensé le mardi 5 décembre 2023 pour la troisième fois par le Grand Prix Emploi attribué par Humpact, agence de notation extra-financière (ESG) dédiée aux sujets sociaux. Ce prix distingue les sociétés pour leur politique sociale remarquable, notamment leurs réalisations en matière de création d’emplois, de parité femmes-hommes et d’intégration des personnes en situation de handicap, des jeunes et des seniors.
Chaque année, le parcours d’intégration pour tous, quel que soit son contrat, en France et à l’international, se développe et s’enrichit de nouvelles offres. Il devient multimodal et ambitionne d’offrir des expériences de compréhension et d’acculturation de la maison, de son histoire, des différents métiers, de son organisation, des femmes et des hommes qui la composent.
Dès son premier jour, chaque collaborateur a accès à un nouveau parcours d’intégration digital qui intègre un e-learning "Histoires d'Hermès" pour découvrir l’identité, les fondements et l’histoire d’une maison familiale, les e-learnings réglementaires et bientôt un e-learning d’intégration local pour chaque filiale ainsi que des parcours de formation aux outils liés à chaque métier.
Puis, dans les deux mois de son arrivée, le nouveau collaborateur est invité à suivre un nouveau programme à distance « Bienvenue au 24 ! » pour mieux comprendre la maison, son organisation, ses valeurs.
Ce dispositif est complété par des formations d’intégration en présentiel dans chaque filiale (Premiers pas, Tous en selle, Himmersion pour le Retail, Au fil de HTH, Dans la peau d’HCP) ainsi que par le programme groupe « Mosaïque » qui a regroupé lors de différentes sessions 1 000 collaborateurs en CDI en 2023 (France & Europe) et la formation groupe « H Keys » qui accompagne les nouveaux managers rejoignant la maison dans leur prise de poste et dans leur compréhension de la culture managériale d’Hermès.
Enfin, chaque nouveau collaborateur en CDI est accompagné dans ses premiers mois par un/une parrain/marraine interne pour mieux comprendre l’informel de la maison (programme Attelage).
La pérennité du modèle d’entreprise repose sur la contribution de chaque collaborateur à un projet collectif. La culture et le modèle social humanistes, qui se transmettent de génération en génération, nourrissent des valeurs fondamentales dont l’une d’entre elles est la liberté : liberté de créer, d’agir et d’entreprendre, d’être soi-même et d’apporter son regard singulier.
La philosophie managériale du groupe, dans ce modèle humaniste, est unique et singulière. Le respect des hommes et des femmes, des savoir-faire, de l'histoire de la maison sont transmis par l’exemplarité, par l’échange et le dialogue, par la fine compréhension de ce qui compose les fondamentaux d’Hermès.
Faisant face au défi de la transmission dans un contexte de forte croissance, et persuadé que les valeurs humanistes sont au cœur de la réussite collective, Hermès a confié une étude académique en 2023 à une équipe de chercheurs de l’Insead, dans l’objectif de formaliser la philosophie managériale de la maison. De grande ampleur, réalisée en France et à l’international, cette étude a permis à des collaborateurs de tous métiers et de tout niveau de responsabilité, d’expliquer et de montrer de manière très concrète ce que sont les éléments essentiels de cette philosophie et la manière de les incarner. Cette étude donnera lieu en 2024 à un travail de synthèse qui servira de boussole permettant à chacune et chacun d’agir avec équilibre, justesse et responsabilité, tout en laissant un espace de liberté et d’autonomie essentiel.
À travers les métiers, les créations, les savoir-faire, le réseau de distribution et les clients de la maison, Hermès est profondément ancré dans la diversité. Notre singularité repose sur l’exigence permanente que le groupe a de recruter et d’intégrer des collaboratrices et des collaborateurs de tous horizons.
Les valeurs humanistes d’Hermès contribuent à créer un environnement de travail inclusif dans lequel chacune et chacun trouve sa place et s’épanouit dans le respect d’autrui. Ce fort sentiment d’appartenance et ce « vivre-ensemble » collectif constituent une invitation à rejoindre notre maison de famille pour y partager ensemble une aventure collective singulière.
L’ambition Diversité & Inclusion pour toute la maison se construit autour d’un engagement commun et le développement d’actions spécifiques qui répondent à des besoins locaux.
Il est demandé à chacune des entités d’Hermès de s’engager sur un programme d’actions « socle commun » selon trois axes :
Afin d’étendre cette démarche à l’international, un réseau de 28 référents D&I – Diversité & Inclusion (couvrant 100 % des effectifs du groupe) a été constitué en 2022 afin de donner de la visibilité localement, de déployer les actions communes et de développer des initiatives propres en fonction de leurs enjeux Diversité & Inclusion locaux. Ce réseau s’est renforcé en 2023 avec l’organisation d’un séminaire dédié aux ambassadeurs et la réflexion autour d’une feuille de route commune.
Chaque entité a défini un plan d’action Diversité & Inclusion inclus dans sa feuille de route, qui a été partagé avec l’ensemble de la communauté des référents pour tirer profit des échanges et partager les bonnes pratiques.
La politique employeur responsable déployée au sein du groupe consiste à mettre en place les conditions d’une égalité des chances en matière de recrutement et d’emploi, sous ses différentes composantes, et de lutter contre toute forme de discrimination.
Pour ce faire, une approche commune a été structurée permettant de sensibiliser et former les acteurs sur la diversité, les biais inconscients et les micro-inégalités afin de neutraliser les stéréotypes dans la prise de décision.
L’ensemble de la communauté de référents D&I du groupe a été formée en mars 2023 aux enjeux de la diversité et de l’inclusion à travers la Fresque de la diversité en partenariat avec l’Essec, ainsi que sur les biais inconscients.
Les représentants du personnel ont également bénéficié d’une formation relative aux biais inconscients, afin de faciliter leur prise de conscience et leur permettre de jouer pleinement leur rôle.
Un module de sensibilisation en e-learning sur « les biais inconscients et les micro-inégalités », a été mis en place et traduit en 11 langues, en juin 2023. Il est obligatoire pour les managers et la communauté RH en France et à l’international et ouvert à l’ensemble des collaborateurs.
Parallèlement, Hermès poursuit le déploiement dans ses filiales du programme de formation Alterego, dont l’objectif est de promouvoir l’inclusion, d’expliciter la richesse de la différence pour l’entreprise et ainsi de renforcer un management équitable dans l’accès à l’emploi et la gestion des carrières.
Depuis son lancement en 2017, 946 managers et membres des équipes RH ont suivi ce programme en France, dont 196 en 2023.
L’objectif est de partager la culture Hermès d’employeur responsable et d’être acteur et relais de l’ambition d’inclusion, notamment sur les dimensions du handicap, du fait religieux, de l’égalité femmes/hommes et du management intergénérationnel.
| Un réseau de référents international
28 référents D&I | Sensibilisation aux biais inconscients
1 module e-learning déployé dans le monde (traduit en 11 langues) en juin 2023 | Promouvoir l’inclusion
946 managers et RH ont suivi ce programme en France, soit près de 50 % de cette population, dont 196 en 2023 |
Hermès of Paris, a développé le « HOP Hiring Program & Toolkit » afin de favoriser un recrutement inclusif pour accueillir des talents de divers horizons, faire évoluer les pratiques de recrutement orientées sur la recherche de la singularité, attirer des candidats en communiquant sur les valeurs de la maison. Pour cela, les managers et les RH en charge du recrutement sont formés et ont accès à un kit de recrutement inclusif.
Certaines entités (Hermès Distribution France, Hermès Services Groupe, Hermès Japon, Hermès Suisse, Hermès Brésil) ont pour objectif de construire des partenariats avec des agences de recrutement spécialisées pour sourcer des profils divers.
La politique du groupe est de promouvoir la mixité et l’égalité entre les femmes et les hommes à tous les niveaux hiérarchiques de l’organisation dans l’ensemble des entités et pays.
L’égalité femmes-hommes est particulièrement prise en compte au sein de la maison, avec 68 % de femmes au global, 60 % parmi les cadres, 70 % au sein du Comité des opérations, et 47 % dans le top 100. (Voir § 3.3.4.2. Mixité des instances dirigeantes).
Une attention particulière est par ailleurs accordée à l’égalité sur l’octroi des salaires à travail égal et à l’égalité des chances à tous les niveaux d’emploi. L’index d’égalité salarial femmes-hommes 2023, mis en œuvre en France, est de 92/100.
La promotion de l’égalité professionnelle passe aussi par la voie de la construction de réseaux et de communauté en faveur de cette ambition. En 2021, 13 femmes d’horizons différents dans la maison ont pris l’initiative de créer « Hécate », le réseau de femmes Hermès dont l’objectif est de créer un espace d’écoute et de confiance pour donner à chacune les moyens de s’exprimer, se nourrir, se mailler et se développer. Depuis sa création, ce réseau a rassemblé plus d’une centaine de femmes autour d’événements divers.
En 2023, le réseau s’est réuni à l’occasion de trois afterworks, et de cinq matinales de réflexion sur des thématiques telles que le mentorat, la parentalité, les carrières, les vulnérabilités, ou le burn-out. Lors de ces rencontres, occasions de moments d'échanges, des femmes inspirantes de divers horizons sont amenées à témoigner de leurs parcours. Des inspirations qu'Hécate partage également à travers sa newsletter culturelle.
Le groupe se préoccupe depuis toujours de l’intégration et du maintien dans l’emploi de personnes en situation de handicap, en lien avec ses valeurs humanistes. Souhaitant mobiliser davantage l’ensemble de l’organisation, un premier accord handicap groupe a été signé avec les partenaires sociaux en 2017 pour la période 2018-2020, renouvelé par la signature d’un second accord handicap pour 2021-2023. Cet accord a permis la définition d’une politique structurée, l’allocation d’un budget dédié, la mise en place d’outils de communication destinés à démultiplier cet engagement, soutenu au plus haut niveau du groupe, avec un sponsor membre du Comex, générant une progression soutenue. Un 3e accord handicap groupe a été signé fin 2023.
La mission handicap groupe, créée en 2017, a structuré un réseau de référents handicap, qui s’est progressivement élargi et professionnalisé. Il est aujourd’hui composé de 16 Référents Handicap représentant chaque métier pour aider l’ensemble des sites à progresser dans l’intégration et le maintien dans l’emploi de celles et ceux qui sont confrontés à une situation de handicap temporaire ou durable. Le réseau de Référents Handicap se réunit régulièrement pour partager les bonnes pratiques, visiter des établissements et services d’aide par le travail (ESAT) et favoriser une montée en compétence.
Afin de favoriser l’ancrage de l’engagement handicap au plus près des collaborateurs, un réseau de 130 Ambassadeurs Handicap a été constitué. Formés au handicap, ces collaborateurs aux profils variés (artisans, fonctions support, vendeurs…), qui ne sont pas nécessairement en situation de handicap, ont choisi sur la base du volontariat de favoriser sur leur site des actions en faveur du handicap. Leur mission consiste en lien avec leur Référent Handicap du site à informer, communiquer, conseiller et orienter, tout en contribuant aux actions de sensibilisation.
Dans le cadre du second accord agréé relatif aux années 2021--2023, le groupe poursuit ses ambitions en matière d’inclusion pour notamment relever les enjeux suivants :
La mission handicap groupe a anticipé la fin programmée des accords collectifs agréés, par la signature d’un troisième accord handicap groupe le 29 novembre 2023 afin de poursuivre au-delà de 2023 une mobilisation dans tous les territoires en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Cet accord est entré en vigueur le 1er janvier 2024.
À législation constante, le taux d’emploi direct 2022 s’élève à 6,85 %, versus 3,5 % au lancement du premier accord handicap groupe, en 2017. Le nombre de personnes en situation de handicap a plus que doublé en six ans, dépassant 760 collaborateurs reconnus fin 2022. En 2023, plus de 55 collaborateurs français ont effectué leur première démarche de reconnaissance de leur handicap.
En % | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Taux d’emploi direct de personnes en situation de handicap en France | 4,2 | 4,9 | 5,7 | 6,4 | 6,8 | Publication |
Hermès s’engage à poursuivre ses efforts en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap, pour toutes ses entités dans le monde, avec l’objectif d'atteindre 6 % de taux d’emploi direct moyen des personnes en situation de handicap dans le groupe.
Le premier objectif de l’accord étant le recrutement, Hermès a poursuivi sa participation à des salons de recrutement dédiés aux candidats en situation de handicap tels que Hello Handicap ou Open Forum Essec. Toutes les offres d’emploi France figurant sur le site Talents Hermès sont automatiquement transmises au site de recrutement Agefiph et les candidatures reçues via l’Agefiph sont ainsi identifiées pour en assurer le meilleur traitement.
Depuis le premier accord, 87 acteurs du recrutement et des ressources humaines, ainsi que des managers ont été formés au handi-recrutement dont 19 en 2023, pour les aider à se sentir plus à l’aise pour recruter et accompagner des personnes en situation de handicap tout au long du processus d’embauche.
Plus de 200 K€ du budget Mission Handicap ont été consacrés à des aménagements de poste ou au financement d’équipements individuels (études de poste par des ergonomes, des adaptations d’organisation de travail, des bilans de compétences ou coaching de médiation). L’accord permet aussi un aménagement sur les deux dernières années de fin de carrière en passant à temps partiel à 80 % tout en maintenant une rémunération à 100 %.
La maison a également un engagement sociétal d’achats responsables en fournissant notamment du travail aux structures adaptées (EA et Esat) qui accueillent des travailleurs en situation de handicap.
Le recours au secteur aidé « hors les murs » peut également être une passerelle vers l’emploi et l’intégration de personnes en situation de handicap au sein de la maison.
La réussite de ce modèle d’inclusion est également permise par une culture managériale engagée et ouverte aux diversités, ainsi que par des partenariats durables établis avec des EA (entreprises adaptées) et des Esat (établissements et service d’aide par le travail).
Hermès soutient depuis 2013 l’institut d’hippothérapie Equiphoria afin de concevoir une selle qui ne fait pas obstacle aux interactions entre l’animal et le patient. Les artisans selliers d’Hermès ont ainsi mis leurs savoir-faire au service des équipes de médecins et soignants de cette fondation, comme illustré dans le film « Empreinte sur le monde » diffusé pour la première fois en 2022 à La Canourgue et consultable sur notre site digital.
La 6e édition du forum Handi’Cap 2023, temps fort annuel, s’est tenu début septembre, sous forme virtuelle, et a réuni près de 250 nouveaux managers et nouveaux RH, leviers indispensables au déploiement efficace de la politique Handicap avec une ouverture sur l’international grâce à la participation de l’ensemble des référents Diversité & Inclusion monde.
Le groupe s’est fortement mobilisé durant l’opération DuoDays 2023, lancée par le Gouvernement français, en accueillant 140 DuoDays. Il s’agit de changer de regard en accueillant des personnes en situation de handicap, en recherche d’emploi ou issues de structures d’accompagnement de type Esat et de partager le temps d’une journée le quotidien de collaborateurs afin de découvrir les coulisses de métiers de production ou de fonctions support.
Hermès a poursuivi la réalisation d’épisodes de la nouvelle série « En plein accord » qui illustrent concrètement les quatre piliers de sa démarche Mission Handicap Groupe à travers des rencontres inspirantes et des initiatives mises en place au sein de différentes entités du groupe.
| Chiffres clés 2023
6,85 % : taux d’emploi direct des personnes en situation de handicap en France en 2022 (vs 3,5 % au lancement du premier accord handicap groupe en 2017) 16 référents Handicap représentant chaque métier de la maison 130 ambassadeurs Handicap 760 collaborateurs RQTH en France (+ 55 collaborateurs ont effectué leur démarche en 2023) |
| Initiatives clés 2023
Semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap en France et à l’international 140 Duodays 6e édition du forum Handi’Cap Série « En plein accord » |
Les entités et les filiales s’engagent au travers d’initiatives locales
Cuir
L’engagement en faveur du handicap d’Hermès Maroquinerie-Sellerie s’inscrit dans une politique globale d’achats structurés et ancrés localement où chaque pôle régional a développé un partenariat EA/Esat afin de faire monter en compétences ces structures adaptées sur nos savoir-faire cuir nécessaires à la fabrication de nos objets. Certains EA/Esat partenaires deviennent des façonniers de la maison auxquels nous confions la fabrication d’objets de nos collections.
Filiale de distribution France
Le handicap est un des volets importants de la politique Diversité & Inclusion d’Hermès Distribution France, avec deux ambitions majeures :
Le développement de partenariats avec les Esat est un levier incontournable pour atteindre ces engagements. Hermès Distribution France a des partenariats sous forme de prestation ou de mise à disposition « hors les murs » avec des Esat dans 11 des magasins partout en France : dans les régions Nord, Ouest, Sud, Rhône et en région parisienne. L' ambition est d’étendre ces partenariats à l’ensemble des magasins. Les travailleurs des Esat occupent des fonctions généralement à l’accueil, aux stocks, au support commercial, au repassage et à la retouche.
En 2023, tous les pays ont été invités à se mobiliser pour les personnes en situation de handicap en participant à la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap, ou en développant des DuoDays.
Horlogerie
En juin 2023, Hermès Horloger a organisé sa seconde édition de la Semaine du Handicap en partenariat avec une fondation implantée localement à travers un panel d’activités : des visites croisées à la découverte des métiers, des activités sportives, et une nouveauté : des Duodays « aller-retour » (dans une démarche réciproque « vis-ma-vie » : des collaborateurs d’Hermès Horloger ont accueilli des travailleurs en situation de handicap pendant une journée ; et à leur tour, les collaborateurs ont pu ensuite découvrir le cadre professionnel des travailleurs de la fondation).
Hermès porte l’ambition de garantir à l’ensemble de ses collaborateurs un environnement de travail propice à leur bien-être physique et psychologique, et en leur permettant de concilier leur activité professionnelle et leur vie personnelle. Au-delà de l’environnement de travail, et en cohérence avec la vision protectrice de la maison envers ses collaborateurs, Hermès a engagé un projet de déploiement universel de protection sociale pour tous ses collaborateurs dans le monde, assis sur cinq piliers de protection sociale, et devant permettre à tous de faire face avec plus de sérénité aux aléas de la vie.
La réalisation d’une enquête « Hermès à l’écoute - Hermès Hears » autour de la santé, du bien-être et de l’engagement à destination de tous nos collaborateurs dans le monde dans le courant du premier semestre 2024, permettra d’établir un état des lieux de nos forces et de nos axes de progrès sur ces thématiques, avant d’engager de nouvelles actions concrètes dans un cycle d’amélioration continue.
La diversité des métiers du groupe, de la production au marchand, sans oublier les fonctions support, implique la prise en compte et la gestion de problématiques multiples. Attachée aux valeurs humanistes de la maison, Hermès s’est engagé sur une trajectoire « Zéro Accident » et a formalisé en 2023 une politique Santé Sécurité groupe en appui à cette dynamique.
Cette politique, préparée par un groupe de travail constitué de représentants des magasins français, des métiers, des services support, de la direction des ressources humaines groupe et de la direction industrielle, est signée par la directrice des ressources humaines groupe et validée par le Comité exécutif. Elle sera mise à jour tous les trois ans et son suivi fait déjà l’objet d’une présentation annuelle auprès du Comité RNG-RSE au sein du Conseil de surveillance. Cette politique vise à matérialiser un cadre stratégique commun, qui contribue à préserver la santé et à assurer la sécurité des collaborateurs. Elle est structurée en quatre axes :
Ces quatre axes sont déclinés en 13 engagements, qui s’ajustent aux singularités de chaque activité et de chaque pays. Pour exemple, sous l’impulsion du directeur général de la filière Cuirs précieux et du Comité de direction groupe, une déclinaison de la politique Santé Sécurité et Environnement précise les engagements de la filière à horizon 2024 autour de six intentions : Garantir et maintenir la conformité réglementaire des sites ; Éliminer les risques majeurs et viser l’objectif « zéro accident du travail » ; Préserver sur le long terme la santé des collaborateurs ; Maîtriser et réduire l’impact sur l’environnement ; Inscrire durablement une culture Santé Sécurité et Environnement à tous les niveaux de l’organisation ; Garantir la conformité chimique des cuirs dans le temps. Cette politique conduit à l’élaboration de la feuille de route EHS de la filière, revue trimestriellement par un Comité de direction dédié auquel participent le directeur industriel, le directeur des opérations et l’équipe EHS. Autre exemple, la politique EHS spécifique de Hermès Manufacture de Métaux (HMM) se décline autour de six grands objectifs : Préserver la santé de nos collaborateurs ; Prévenir les accidents du travail et viser l’objectif « zéro accident du travail » ; Diminuer les impacts environnementaux de nos activités ; Respecter les exigences légales et réglementaires EHS applicables ; Vérifier l’éthique de nos filières d’approvisionnement ; Créer et diffuser une culture EHS à tous les niveaux de notre organisation. Localement, les responsables EHS déclinent la politique HMM pour l’adapter aux spécificités de chaque site.
Les thématiques de prévention, Santé Sécurité sont portées par deux membres du Comité exécutif avec pour chacun une dimension complémentaire : la directrice des ressources humaines groupe, signataire de la politique, suit les indicateurs consolidés, présentés par engagement et le directeur général pôle Amont et Participations auquel est rattachée la direction industrielle qui est en charge aujourd’hui de la majorité du plan d’action.
Chaque métier et fonction support s’engage à éliminer et prévenir les risques de blessures, à préserver la santé sur le long terme et à protéger l’environnement en maîtrisant les risques et en réduisant les impacts identifiés. Tout nouveau site industriel Hermès, toute rénovation, est imaginé et construits en se préoccupant de la santé et de la sécurité des artisans et des partenaires amenés à y travailler. Les pratiques industrielles, nouvelles ou existantes, sont analysées en permanence, ainsi que les procédés et les produits afin de minimiser leurs risques et effets sur la santé et la sécurité.
La direction industrielle groupe anime enfin depuis 2003 un réseau EHS, composé des responsables EHS des différents métiers de la maison. Fort d’une vingtaine de personnes, ce réseau se réunit en présentiel deux fois par an pour travailler sur des sujets communs, se nourrir des progrès des autres métiers et continuer à se former. Ce réseau s’est progressivement enrichi de la présence de collaborateurs issus du commerce, des services généraux et de la direction du développement durable. En 2023, trois webinaires ont été déployés en complément des rendez-vous présentiels pour renforcer le maillage au sein de la communauté EHS et nourrir les équipes. Sur un format de 1 heure ouvert à tous, les webinaires mettent en avant certaines initiatives locales à fort potentiel de transversalisation.
Au niveau des sites industriels, l’organisation EHS des métiers s’est par exemple renforcée en 2023 chez Hermès Maroquinerie-Sellerie, à la fois en central au niveau de l’équipe de coordination et dans chaque pôle de maroquineries. Ainsi, chaque pôle présente une équipe de prévention constituée d’un directeur EHS pôle, et, pour chaque site, d’un responsable EHS et d’une infirmière de santé au travail (Idest). Par sa présence au sein du comité de direction pôle, le directeur EHS porte les questions de Santé Sécurité au travail au premier plan. L’équipe centrale anime la communauté des directeurs EHS par des points mensuels traitant de problématiques opérationnelles. Par ailleurs, les sujets prioritaires communs au métier du cuir sont gérés en mode projet et des réunions trimestrielles sont organisées pour partager leur avancement.
Au sein des Cristalleries Saint-Louis, un comité Sécurité réunissant tous les chefs de service, les services de santé et la direction de la manufacture se tient mensuellement. Les indicateurs EHS y sont revus, les plans d’action sont mis à jour et les nouvelles actions sont présentées par service. Les sujets EHS sont inclus dans tous les rituels de management du site, en commençant par les réunions de production quotidiennes.
En 2023, le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt de travail pour l’ensemble du groupe s’élève à 8 pour un taux de gravité de 0,30 (en 2022 respectivement 8 et 0,33). Ce calcul repose sur le total des heures réelles travaillées.
En France, le taux de fréquence est de 10,2 avec un taux de gravité à 0,48 (en 2022, respectivement 11 et 0,51). L’effectif industriel représentant plus de 68 % de l’effectif en France, celui-ci est par conséquent plus directement affecté par le risque d’accident au travail.
À l’international uniquement, le taux de fréquence est en légère hausse (4,91 contre 3,79 en 2022). Ces effectifs, qui occupent essentiellement des fonctions dans la vente et dans les équipes support, sont néanmoins significativement moins concernés par une exposition systémique à des situations à risque.
| Groupe | France | International seul |
|---|---|---|---|
Taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt en 2023 | 8 | 10,2 | 4,9 |
En 2022 | 8 | 11 | 3,8 |
Taux de gravité des accidents du travail avec arrêt en 2023 | 0,30 | 0,48 | 0,05 |
En 2022 | 0,33 | 0, 51 | 0,08 |
| 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|
Nombre d’accidents mortels | 0 | 0 | 0 |
Compte tenu des activités d’Hermès, c’est notamment sur ses sites industriels que le risque en termes d’accident du travail est le plus important. Ainsi la direction industrielle d’Hermès International pilote un programme EHS organisé en cycles successifs. Le cinquième cycle de ce programme a débuté en 2018 et s’est achevé en 2023. Il s’articule en trois volets :
La direction industrielle audite les réalisations des sites industriels avec le support d’un cabinet extérieur et rend compte régulièrement des progrès accomplis pour répondre aux engagements Hermès. En 2023, 23 sites ont été évalués dans le cadre de ce programme. Les bonnes pratiques identifiées lors de ces audits sont diffusées annuellement aux métiers par le biais d’un livret illustré.
En 2023, pour aller plus loin dans la maîtrise des risques Sécurité sur les sites industriels, un référentiel interne des risques majeurs a été préparé par un groupe de travail multimétier animé par la direction industrielle. Ainsi, 11 risques majeurs ont été ciblés : Travail en hauteur, Sécurité des équipements ; Gestion des énergies dangereuses ; Risque incendie/ATEX ; Risque chimique ; Chute de plain-pied ; Espaces confinés ; Risque routier ; Levage, stockage et coactivité chariot/piéton ; Gestion des entreprises extérieures ; Travailleur isolé. Ces risques ont été déclinés en 108 exigences clés, pour lesquelles la conformité de chaque site sera évaluée dans le cadre du sixième cycle EHS (2024-2026).
De nombreuses démarches et initiatives déployées au sein du groupe illustrent les engagements pris dans la politique Santé Sécurité groupe : quelques exemples de mise en œuvre sont présentés ci-après.
1 000 artisans d’Hermès Maroquinerie-Sellerie ont été formés à l’ergo-motricité en 2023, portant à 4 800 le nombre d’artisans ayant suivi ce module depuis sa création en 2011.
La filière textile (HTH) a lancé en 2023 des nouvelles initiatives. Tous les salariés du site de Pierre-Bénite ont participé à une journée sur le thème de la vigilance et des comportements à risque, permettant de créer une culture collective sur la thématique. Également, la filière a proposé une formation de premiers secours en santé mentale pour prévenir les risques psycho-sociaux. Ainsi, 23 personnes ont bénéficié de cette formation de deux jours sur 2023. Cette démarche se poursuivra en 2024. De plus, afin d’améliorer la gestion des entreprises extérieures, la filière a conçu une formation à destination des donneurs d’ordres pour leur permettre de mieux identifier et communiquer les risques lors de la réalisation de travaux. Les inspections en cours de travaux se généralisent également.
Chez Parfum et Beauté, la démarche de développement de la culture EHS s’est poursuivie en 2023 avec une action de sensibilisation EHS premier niveau destinée à l’ensemble des collaborateurs (50 % des salariés formés à fin 2023 avec une cible de 100 % à la fin du premier trimestre 2024), et une action de formation dédiée aux managers en juin 2023. En complément, des formations « gestes et postures ont été déployées en 2023 pour les équipes de la logistique, du conditionnement et de la qualité.
En 2023, les supports de l’accueil sécurité des artisans et employés des Cristalleries ont été intégralement révisés pour en augmenter l’impact et le rendre plus attractif. Cela illustre la volonté de renforcer la culture de prévention en matière de santé et de sécurité au travail par l’information et la formation de l’ensemble des collaborateurs. En outre, des campagnes de sensibilisation à destination des artisans et des employés sont diffusées tous les mois sous forme d’actualités EHS et commentées dans les routines managériales des services.
Afin de renforcer la culture sécurité des équipes HMM, des campagnes de communication mensuelles ont été déployées en 2023, avec en point d’orgue la journée mondiale de la santé et de la sécurité. Ces campagnes de prévention déployées au sein de chaque fabrique abordent des thèmes spécifiques variés : les équipements de protection individuelle, les pratiques de travail en hauteur ou l’importance des gestes et postures.
Une formation Sécurité de deux jours, alternant théorie et mises en pratique, a été dispensée à tous les membres du comité EHS du métier Horlogerie, dans le but de renforcer les fondamentaux de la sécurité et de développer un leadership en matière de sécurité. En complément, les équipes ont été formées à la prévention des risques pour toute intervention incluant des opérations de travail en hauteur.
L’ensemble des managers des deux sites de la filière Maison ont bénéficié en 2023 d’une formation de deux jours sur le Leadership Sécurité.
Dans la prolongation des évaluations culture Sécurité pilotées par la direction industrielle d’Hermès International, des actions ont été déployées pour développer cette culture pour tous les collaborateurs.
Nombre de visites croisées-Vigilance partagée | 2023 |
|---|---|
HMS | 800 |
En plus des audits de certifications conduits dans certaines filières, des audits internes en Santé Sécurité se déploient progressivement dans les différents métiers. Chez HTH, les responsables EHS auditent leurs pairs des autres sites sur des thématiques culture et risques. Aux Cristalleries et sur les sites de la filière céramique, des visites Sécurité impliquant les managers, chefs de service et représentants du personnel sont organisées tout au long de l’année. Chez HMM, des audits sont réalisés sur chaque site en s’appuyant sur une grille détaillée de 121 questions fondamentales en EHS.
Dans l’alignement de la politique Santé Sécurité groupe, l’engagement d’Hermès Maroquinerie-Sellerie s’articule en six piliers : conformité réglementaire, culture sécurité, bien-être au travail, viser le zéro accident, éviter les blessures graves et préserver la santé des salariés. Une feuille de route a été établie et quatre projets prioritaires ont été définis pour l’année 2023. Un de ces projets concerne la lutte contre les troubles musculosquelettiques (TMS) identifié dans le cadre de la cartographie des risques et se décline en cinq axes d’action majeurs :
Pour développer le leadership en matière d’EHS, et dans la continuité de la formation du Comité de direction filière en 2022, les directeurs d’établissement de tanneries ont suivi une formation relative au leadership et à la culture sécurité, qui a ensuite été suivie par les comités de direction de chaque tannerie.
À fin 2023, les six tanneries sont certifiées selon le référentiel Leather Working Group (LWG), qui, inspiré de l’ISO 14001, contient 17 sections et plus de 300 exigences relatives à la conformité réglementaire, la sous-traitance, le suivi de production, la traçabilité, l’innocuité, la Santé Sécurité, le management de l’eau des rejets et de l’énergie, la gestion des déchets, la gestion des produits chimiques ou encore le système de management EHS. La certification est renouvelée par des audits tous les ans ou tous les deux ans. Par ailleurs, en 2023, la mégisserie Jullien a aussi été auditée selon le référentiel groupe Culture Sécurité.
L’année 2023 a été marquée par le déploiement, sur toutes les tanneries, des règles incontournables en matière de Santé Sécurité, à la suite du travail collaboratif engagé depuis 2021. Ainsi, une large campagne de communication a été menée, appuyée par des affiches mettant en valeur les règles d’or et les sept piliers (formation, protection, circulation, machines, comportement/responsabilité, posture et coactivité). Ces règles sont aussi présentées lors des accueils Sécurité et font l’objet d’échanges entre l’encadrement et les collaborateurs, notamment lors des visites managériales de sécurité.
La filière textile HTH maintient son engagement stratégique pour améliorer la performance sécurité des sites, en s’appuyant notamment sur la charte Sécurité.
En 2023, chaque site a identifié et communiqué de manière simplifiée les quatre risques majeurs et règles d’or associées. Parmi ceux-ci figurent les troubles musculosquelettiques, le risque chimique et la gestion des entreprises extérieures.
En termes d’actions de prévention des TMS, de nombreux investissements ont permis d’améliorer l’ergonomie des postes de travail par le biais de nouvelles solutions de manutention (e.g. chariots, palans, transpalettes, mobiliers sur mesure, machines à visiter, structures de stockage). Un module de dégraissage automatisé a été déployé à l’atelier Gandit, permettant de réduire significativement le nombre de manipulations des cadres. De plus, sur le site HTH, l’initiative « ergodays » a été lancée pour permettre aux salariés administratifs d’être accompagnés sur leurs postes de travail : correction de posture, fourniture d’équipements ergonomiques adaptés (écrans, socles, souris ou chaises).
Concernant le risque chimique, les zones de stockage des produits chimiques à la SIEGL et chez AEI ont fait l’objet d’un réaménagement, de définitions de standards et de mise en place d’inspections régulières. Aux ateliers AS et à la SIEGL, un projet de substitution a été mené pour éviter l’exposition des imprimeurs aux solvants des colles utilisées pour maintenir les pièces sur les tables. Désormais, 100 % des métrages en cachemire imprimés sur les nouvelles lignes utilisent des films adhésifs. Ce process est en cours de déploiement pour la soie.
Les sites de la filière céramique ont formalisé leur vision EHS au travers de politiques site, qui mettent en exergue le développement de le culture Sécurité, l’amélioration des conditions de travail et d’ergonomie des postes.
Lors du point quotidien du Comité de site, les remontées terrain sont partagées et les actions nécessaires sont ajoutées au plan d’action EHS revu à la maille hebdomadaire.
D’un point de vue de la prévention des TMS, les démarches d’amélioration des postes ont touché différents secteurs sur les deux sites. Des travaux conjoints entre les sites ont permis de déployer des postes de contrôle-conditionnement réglables en hauteur et de nouveaux outils de manutention dans les zones logistiques afin de limiter les postures contraignantes. Des échauffements quotidiens ont été également déployés avant chaque prise de poste.
En 2023, Puiforcat a déployé une politique EHS qui s’articule autour de cinq axes : Réduire les risques en associant les savoir-faire traditionnels et les nouveaux moyens techniques tout en faisant évoluer ses comportements ; Préserver la santé et l’intégrité des artisans ; Développer une culture Santé Sécurité ; Évaluer et améliorer l’impact sur l’environnement ; Assurer la conformité réglementaire de ses installations et pratiques.
Le renforcement de l’organisation EHS a permis d’accélérer les démarches de prévention des risques et d’améliorer les conditions de travail. Ainsi, 10 mini-projets collaboratifs, portés par les différents services, ont été réalisés en 2023, avec l’implication des artisans.
La feuille de route EHS d’Hermès Commercial a été consolidée par les évaluations culture Santé Sécurité pilotées par Hermès International et réalisées en avril 2023 sur les deux sites logistiques.
D’un point de vue organisationnel, l’équipe EHS s’est renforcée pour faire face aux défis de croissance et aux projets de transformation.
Sur le volet de la prévention des TMS, l’entité à mis en place des séances quotidiennes d’éveil musculaire sur ses sites. Elles sont animées par des coachs internes, qui ont été spécifiquement formés à la connaissance des mouvements permettant de préparer efficacement son corps à l’effort. En 2023, 17 collaborateurs ont été formés par l’organisme extérieur. Par ailleurs, un protocole d’essai de technologies d’exosquelette et d'ergo-squelette a été mené au niveau du service expédition, pour faciliter les opérations de manutention. Afin d’approfondir les premiers feedbacks positifs, une nouvelle séance d’expérimentation sera menée en 2024.
Les maroquineries récentes étant déjà aménagées selon les règles de l’art, certaines maroquineries plus anciennes d‘Hermès Maroquinerie-Sellerie ont fait l’objet d’aménagements afin d’améliorer les conditions de travail. C’est le cas de la maroquinerie de Belley qui a procédé au changement des éclairages des ateliers pour améliorer le confort visuel des artisans. Ce site a également construit en 2023 deux extensions qui bénéficient de la lumière naturelle dans ces espaces. La Manufacture de Haute Maroquinerie (située à Aix-les-Bains) a initié l’aménagement d’un espace central qui permettra aux collaborateurs de se retrouver pour des moments conviviaux ou pour des réunions d’informations collectives.
Les travaux de réhabilitation et de désamiantage se sont poursuivis aux Tanneries du Puy, permettant d’améliorer les conditions de travail notamment dans le bâtiment « rivière », en matière d’éclairage et de ventilation.
Poussées par les certifications LWG, les démarches de type 5S se sont accélérées sur les six tanneries de la filière Cuirs précieux. Les programmes de rangement, de réagencement des espaces et de marquages au sol ont permis d’avoir un environnement de travail plus sûr et plus agréable.
Au sein de la filière textile HTH, de grands travaux de rénovation des espaces de vie et de travail ont été menés en 2023, dans les bureaux comme aux ateliers de Pierre-Bénite, et sur le site de Bourgoin-Jallieu. Des rénovations et aménagements significatifs ont permis d’augmenter la sécurité des équipes. Ainsi, des marquages au sol extérieurs et intérieurs ont été réalisés, des ralentisseurs et panneaux de signalétiques ont également été ajoutés pour réduire le risque de collision. Sur le site d’AEI, le désamiantage des toitures initié en 2022 s’est poursuivi en 2023. Les 30 % restants seront réalisés en 2024. Aussi, la zone cuisine teinture a été entièrement transformée dans le but de réduire l’exposition des artisans aux produits chimiques (aspirations et local en dépression) et le risque de brûlure par l’eau chaude (système de prélèvement automatique). Les sites ont réalisé des mesures de campagne d’exposition au bruit et de sensibilisation auprès des collaborateurs. À titre d’exemple, l’atelier de découpe HTH a fait l’objet d’une cartographie bruit complète. Les bouchons d’oreille moulés ont été renouvelés pour optimiser la protection des salariés. Des animations et actions de sensibilisation ont été dispensées pour le bien-être des équipes. À la SIEGL, une semaine « QVT » a été organisée au mois de juillet 2023. Durant cette semaine, des activités diverses étaient proposées aux salariés : massages, ateliers Yoga du Rire, Vélo Smoothie, échanges avec un kinésithérapeute… Enfin, la filière a mis l’accent sur l’implication des salariés dans les grands projets d’évolutions organisationnelles. Ainsi, le passage en 3x8 de l’équipe de coupe sur HTH a conduit à la rédaction d’un accord de nuit mettant l’accent sur la sécurité et les conditions de travail des collaborateurs, au travers de mesures précises.
La filière Hermès Manufacture de Métaux (HMM) a mené en 2023 des actions relatives à l’ergonomie, en impliquant les collaborateurs de chaque fabrique. La Fabrique de Roye a déployé une routine d’échauffement collectif. À Cœuilly et à Roye, du mobilier ergonomique a été installé afin d’améliorer la posture et le confort des collaborateurs. À Champigny-sur-Marne, une réorganisation des ateliers a été réalisée en partant d’enquêtes terrain, pour optimiser les postes de travail et un monte-charge a été installé pour réduire le port de charges.
En complément des travaux pour le projet d’extension Nouvelle Fabrication débutés en 2022 chez Parfum et Beauté, des travaux de réaménagements intérieurs au sein du bâtiment historique ont été réalisés en 2023 pour permettre d’améliorer les conditions de travail tout en faisant face à la croissance : optimisation des connexions entre la fabrication des parfums et leur conditionnement, aménagements sur les lignes de conditionnement, ajout de système de contrôle qualité. En outre, une étude menée avec les équipes de développement produit a permis de réduire l’exposition de certains salariés aux agents chimiques en substituant une colle classée dangereuse pour la santé par un adhésif neutre pour les artisans, tout en maintenant la qualité du produit fini.
L’ergonomie de la « grande place » au sein des Cristalleries Saint-Louis, atelier qui concentre les pièces volumineuses et de prestige, a été revue pour limiter les gestes pénibles (assistance au maillochage), réduire le port de charges par le déploiement d’outils d’aide à la manutention et repenser l’organisation du travail. Les contrôleurs qualité ont aussi bénéficié de nouveaux établis qui améliorent les conditions de contrôle de ces grandes pièces : réglage de la hauteur de table, modulation de l’éclairage et déplacement pneumatique des pièces. Le pôle Maintenance a aussi fait l’objet d’un chantier 5S, dont un axe a été la prévention du risque chimique. Ainsi, un inventaire des produits a été réalisé, suivi d’une mise à jour de l’évaluation du risque chimique et la mise en œuvre d’actions de réduction du risque (exemple : mise en place d’une armoire sécurisée et des règles de stockage).
Sur le site de la CATE, le projet de rénovation de la centrale de traitement d’air du local cuisson a permis d’améliorer significativement les conditions de travail des conducteurs de four, par une meilleure évacuation de la chaleur du four et un apport d’air frais sur des zones ciblées.
Hermès ne tolère aucune conduite qui se manifesterait par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, susceptibles de porter atteinte à la personnalité, à la dignité, à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne, mettant ainsi en péril son équilibre personnel ou son emploi, dégradant le climat social. La prévention et la lutte contre le harcèlement, qu’il soit moral ou sexuel, font partie des priorités de la maison.
Au sein des entités françaises, 55 binômes de référents « Harcèlements et agissements sexistes », représentants de la direction et des CSE (Comité social et économique) ont été mis en place pour prévenir les agissements sexistes et les situations de harcèlement sexuel et moral. Ils continuent d’être formés pour s’approprier ces notions avec leur cadre juridique et être à même de caractériser une situation.
Cette formation permet également d’identifier les comportements à risque, de favoriser la mise en place de mesures de prévention et de réagir en cas de signalement, en faisant preuve d’empathie et de distance.
Par ailleurs, dans un souci de prévention de ces comportements répréhensibles, un module e-learning « Comprendre pour prévenir les agissements sexistes et situations de harcèlement », traitant des sujets de harcèlements moral, sexuel, d’agissements sexistes et d’agressions sexuelles, a été déployé de manière obligatoire pour tous les managers et les représentants en France et ouverte à l’ensemble des collaborateurs. En France, 86 % des managers ont suivi ce module portant le nombre à 2 066 managers sensibilisés.
Cette attention s’appliquant dans l’ensemble des pays dans lesquels Hermès exerce une activité, ce module est également déployé à l’international.
Tout collaborateur s’estimant victime ou étant témoin d’une telle situation est invité à en informer dans les meilleurs délais soit sa hiérarchie, soit un responsable des ressources humaines ou de le signaler par le biais du dispositif d’alerte professionnelle H-Alert ! qui lui garantit la confidentialité des échanges. Les règles groupe prévoient des dispositifs qui permettent d’examiner et de traiter toute situation, en toute neutralité et impartialité (par exemple la mise en place d’une commission paritaire d’enquête interne avec un représentant de la direction et un représentant du CSE). Pour les accompagner dans leurs missions, une procédure d’enquête interne a été rédigée. Elle décrit les différentes étapes d’une enquête, les précautions à prendre et le rôle des différentes parties prenantes.
Le bas niveau d’absentéisme global, toutes causes confondues, reflète notamment les bonnes conditions de travail de nos collaborateurs. Il est de 2,56 %, retrouvant un niveau inférieur à celui de 2019 (2,9 %).
Dans l’objectif de protéger et d’accompagner ses collaborateurs face aux aléas de la vie et en phase avec son modèle social et les valeurs du groupe, Hermès a créé un socle universel de protection sociale pour tous ses collaborateurs dans le monde, autour de cinq piliers : la parentalité, les frais de santé, la retraite, le décès, l’invalidité. L’objectif est de couvrir 100 % des collaborateurs dans le monde à horizon 2026.
Ce socle ambitieux vise à assurer une qualité de vie décente des collaborateurs et de leur famille, à leur permettre d’être couverts en cas d’accident de la vie, et de se constituer une épargne afin de pouvoir se projeter sur le moyen et long termes avec sérénité.
De façon prioritaire, les entités de la maison s’assurent de faire bénéficier chacun de ces piliers à leurs salariés en tenant compte des dispositions légales déjà potentiellement existantes localement.
Parentalité |
| Dispositif socle groupe
Congé maternité et adoption avec maintien de salaire sur 16 semaines, sans conditions d’ancienneté, et prise en charge des frais d’accouchement
Congé second parent et adoption avec maintien de salaire sur 4 semaines sans conditions d’ancienneté |
| Couverture 2023
Congé maternité : 100 % des collaborateurs sont couverts Congé second parent : 78 % des effectifs sont couverts |
| Engagements
100 % |
Couverture santé |
| Une couverture frais de santé incluant le risque d’hospitalisation Un bilan de santé (physique ou digital) ou actions de prévention ciblée |
| 97 % des collaborateurs sont couverts Bilan de santé ou des mesures de prévention ciblée : 76 % des collaborateurs sont couverts |
| 100 % des collaborateurs couverts en 2025 |
Assurance vie (Protection de la famille en cas de décès du collaborateur) |
| Un capital versé aux ayants droit égal à deux fois le salaire annuel. |
| 89 % des collaborateurs sont couverts |
| 100 % des collaborateurs couverts en 2025 |
Retraite |
| Accès à un dispositif de retraite |
| 97 % des collaborateurs sont couverts |
| 100 % des collaborateurs couverts en 2026 |
Invalidité |
| Revenu de remplacement et/ou un capital en cas d’invalidité |
| 96 % des collaborateurs sont couverts |
| 100 % des collaborateurs couverts en 2026 |
Des avantages de différentes natures viennent compléter l'offre globale de rémunération des salariés de la maison. Il s’agit de dispositifs de protection santé, décès, accident, incapacité de travail, invalidité, retraite supplémentaire, de congés supra‑légaux et d’autres dispositifs de reconnaissance.
Le groupe déploie, dans l’ensemble des pays, une politique de protection sociale complète et ambitieuse qui vise à encourager la mise en place d'avantages sociaux dans un cadre :
Assurer une protection sociale à ses salariés partout où le groupe est présent contre les risques de décès, d’arrêt de travail et de frais de soins (et indirectement à leur famille) est primordial pour Hermès. Les collaborateurs sont protégés contre les risques majeurs de la vie courante. Les garanties couvrent les soins médicaux et la maternité, la retraite, mais aussi les longues maladies et les risques de mortalité.
L’ambition d’Hermès est de protéger la famille de ses collaborateurs, en cas de décès, par le versement d’un capital à hauteur de deux ans de salaire. Cette protection couvre 89 % des salariés dans le monde. En France, ce dispositif est complété par une rente éducation afin de permettre aux enfants du collaborateur décédé de poursuivre des études.
Les couvertures mises en place par Hermès complètent, le cas échéant, les régimes légaux obligatoires et permettent de protéger et fidéliser les collaborateurs. Ces dispositifs sont majoritairement financés par l’entreprise et sont très appréciés par les collaborateurs.
En 2023, Hermès a mis en place une conciergerie médicale en France pour les entités adhérant au régime groupe (pour le collaborateur et sa famille) et un bilan de santé sans condition d’âge.
Certaines filiales à l’étranger – Hermès Chine, Hermès Japon, HMESA à Singapour, Hermès of Paris – disposent également de ces dispositifs de bilan de santé médical, l’ambition du groupe étant de proposer ce type de dispositif physique ou digital à tous les salariés à travers le monde.
La maison Hermès porte une attention constante au bien-être et à la santé physique et mentale de l’ensemble des collaborateurs, en les aidant notamment à concilier au mieux leur activité professionnelle et leur vie personnelle.
Dans le cadre de cette ambition, le 19 juillet 2023, Hermès a signé avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau du groupe (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO) un accord de groupe relatif à la conciliation des temps de vie. Les principales mesures de cet accord sont entrées en vigueur le 1er janvier 2024 dans l’ensemble des sociétés du groupe en France.
Ces mesures visent à mieux accompagner celles et ceux qui sont confrontés à certaines situations personnelles impactant leur quotidien professionnel (aidants s’occupant d’un proche en perte d’autonomie, en raison d’une maladie, d’un handicap ou de son âge ; parents ; personnes en situation de vulnérabilité).
Sur ces trois volets, différentes mesures ont été négociées en veillant à apporter des réponses adaptées à la diversité des situations rencontrées :
96 % des collaborateurs sont à temps complet, et 915 collaborateurs sont à temps partiel. Les uns et les autres bénéficient des mêmes avantages sociaux en proportionnalité de leur présence.
Par sa philosophie, et son activité à forte composante artisanale, la maison valorise la présence des équipes et attache une valeur particulière au vivre-ensemble, qui passe nécessairement par une présence sur site. Cependant, les pratiques peuvent varier d’un métier à l’autre et de nombreux dispositifs favorisent la flexibilité du travail, tant en termes de présence sur site qu’en terme d’horaires.
A titre d'exemple, Hermès Distribution France a notamment initié en 2023, dans le cadre d'une démarche collaborative, un pilote de 4 mois relatif à la semaine de 4 jours dans 2 des magasins français. Les autres magasins expérimenteront également ce test en 2024 et les collaborateurs seront ensuite invités à exprimer leur ressenti à l'issu de la période de test, pour définir les suites éventuelles de cette initiative.
Le succès de la maison Hermès est avant tout un succès collectif, rendu possible par la qualité du travail et l’engagement de tous. La reconnaissance apportée aux collaborateurs est un pilier essentiel du modèle social de la maison, permettant à chacun de se sentir acteur et contributeur de la réussite collective.
Cette reconnaissance s’exprime notamment à travers des modalités de rémunération et de partage de la valeur où le collectif prend une large part. Hermès souhaite poursuivre cette ambition, en renforçant la pédagogie et la transparence autour de ses dispositifs afin d’en permettre une bonne compréhension.
La reconnaissance que le groupe souhaite apporter à ses collaborateurs n’est pas uniquement financière, elle s’exprime également par la promotion de l’employabilité tout au long de la vie, grâce aux efforts de formation et de transmission des savoir-faire.
Fidèle à ses valeurs de partage, Hermès porte une attention constante à la reconnaissance de ses équipes et aux conditions de rémunération et d’évolution de l’ensemble de ses collaboratrices et collaborateurs. L’objectif est de leur offrir une rémunération protectrice complète et de reconnaître leur contribution au développement de la maison tout au long de leur vie active.
La politique de la maison est d’offrir à tous ses collaborateurs dans l’ensemble des pays où le groupe opère une rémunération globale compétitive, supérieure aux salaires minimaux légaux ou définis localement et qui assure un cadre protecteur à court, moyen et long termes non seulement pour le collaborateur mais aussi pour sa famille.
La politique globale de rémunération est composée d’une large palette de dispositifs individuels et collectifs, d’éléments salariaux et d’avantages qui couvrent :
En tant qu’employeur responsable, Hermès s’attache non seulement à offrir des rémunérations individuelles et collectives qui soient ambitieuses et généreuses, mais également à contribuer à l’éducation économique et financière de ses salariés afin qu’ils se saisissent pleinement de ces dispositifs et s’approprient le mieux possible leurs spécificités et intérêts à court, moyen et long termes. Les présentations et les échanges, dispensés notamment à l’occasion de la « Semaine des Benefits France » avec les équipes de la direction des ressources humaines groupe et les partenaires des régimes sont très appréciés par les collaborateurs et ont été de nouveau proposés en 2023 afin de permettre à chacun d’acquérir ou de développer sa culture économique et financière dans un objectif d’autonomie et de capacité à se projeter sur le long terme avec sérénité.
La politique de rémunération du groupe consiste à ce que l’ensemble de ses salariés puisse percevoir une rémunération qui réponde de façon compétitive aux bonnes pratiques des marchés, respecte strictement les normes et réglementations applicables, et soit supérieure aux salaires minimaux légaux ou définis localement.
La maison porte une attention particulière à la rémunération de ses salariés afin de leur offrir un salaire décent qui ne se limite pas au salaire minimum légal. L’analyse menée en 2023 sur le salaire décent a confirmé que nos standards appliqués à la rémunération fixe respectent la réglementation locale sur les salaires et intègrent pleinement le niveau de salaire décent dont les seuils sont déterminés par des organismes indépendants de référence.
Hermès reste engagé dans une démarche continue qui consiste à offrir aux collaborateurs une rémunération globale à la fois valorisante, compétitive et protectrice sur le court, moyen et long termes.
Par référence à la Déclaration universelle des droits de l’homme, la politique d’Hermès est que chacun de ses salariés « a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale ».
En tant qu’employeur responsable et en accord avec les valeurs intrinsèques de son modèle social, la maison vise à assurer au‑delà même du salaire décent un bon niveau de rémunération et à permettre une qualité de vie et un développement tant personnel que professionnel sur le long terme.
La rémunération des mandataires sociaux est par ailleurs présentée dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise » (§ 3.8) du présent document.
La masse salariale du groupe (hors participation et intéressement) s’élève à 1 251 M€ en 2023, à laquelle il faut ajouter 406 M€ de charges sociales versées en 2023, soit au total 1,7 Md €. Hors effets de change et de périmètre, la masse salariale reflète à la fois la croissance des effectifs et l’augmentation des salaires dans toutes les zones géographiques.
En millions d’euros | 2022 | 2023 |
|---|---|---|
Masse salariale hors charges | 1 129 | 1 251 |
Charges sociales | 370 | 406 |
Masse salariale totale | 1 499 | 1 657 |
La rémunération de chaque collaborateur, selon les niveaux de compétence et le travail réalisé, s’inscrit pleinement dans le respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et des lois de l’ensemble des pays dans lesquels la maison est présente. Chaque entité respecte la réglementation sur le temps de travail et les salaires minima, la délivrance systématique d’un bulletin de salaire à échéance régulière, explicitant toutes les déductions légales. Le respect de ces différents dispositifs permet par ailleurs de lutter contre toute forme de travail forcé. La grande majorité des salariés travaille dans des pays de l’OCDE, où ces notions sont intégrées dans le cadre légal.
L’évolution annuelle des rémunérations s’effectue en fonction des performances individuelles et collectives, conformément aux orientations budgétaires du groupe et des tendances observées sur les marchés locaux des rémunérations.
La volonté de reconnaître la performance tant collective qu’individuelle s’est traduite depuis plusieurs années par le développement des parts variables individuelles et collectives. Les objectifs et les critères d’appréciation sont clairement partagés avec les collaborateurs dans un souci de transparence, de motivation et d’adhésion.
À titre d’exemple, au‑delà des évolutions dynamiques des salaires fixes dont a bénéficié l’ensemble des collaborateurs, des mesures complémentaires et exceptionnelles ont également été décidées en 2023 par la maison dans un esprit de reconnaissance de l’engagement et de la contribution de chacun à la performance et à la réussite du groupe. Ainsi, une prime de 4 000 € sera versée de nouveau au cours du premier semestre 2024 au titre de 2023 pour tous les salariés éligibles dans le monde, afin de témoigner la profonde reconnaissance de la maison pour l’engagement des collaborateurs. Une prime similaire avait déjà été versée en 2023.
Une vigilance particulière concernant le respect du principe d’égalité femmes‑hommes et les décalages éventuels par rapport au marché sont adressés lors des revues salariales avec la recherche d’une équité de traitement dans l’attribution des revalorisations salariales, y compris lors des absences pour maternité. Des budgets spécifiques sont systématiquement accordés si des ajustements sont nécessaires. En France, des accords ou plans d’action relatifs à l’égalité professionnelle ont été renouvelés afin de réaffirmer la garantie d’un positionnement salarial équilibré entre les hommes et les femmes. Le suivi des indicateurs de l’égalité salariale et les mesures pour y remédier, si nécessaire, sont très majoritairement inclus dans les accords signés par les filiales de la maison.
Fidèle à sa tradition familiale et souhaitant associer l’ensemble de ses collaborateurs à travers le monde à la croissance durable et responsable du groupe sur le moyen et long termes, Hermès s’est distingué de nouveau en 2023 par un plan collectif d’attribution gratuite d’actions. En effet, il s’agit d’un dispositif unique par son périmètre et sa générosité, renouvelé à plusieurs reprises depuis le premier plan du groupe en 2007.
La Gérance a souhaité une nouvelle fois exprimer sa conviction et sa fierté de cet esprit de famille authentique qui imprègne les liens entre la maison et ses collaborateurs et reconnaître la force de leur engagement parce que chaque collaborateur apporte sa contribution personnelle à la réussite et au rayonnement de la maison. Ainsi, au titre du plan collectif mis en place le 15 juin 2023, chaque collaborateur éligible à travers le monde – soit plus de 18 000 salariés au sein des entités de la maison dans plus de 35 pays – a reçu des droits portant sur 12 actions gratuites. A l'issue de la période d'acceptation par les salariés, ce sont 210 168 actions qui ont été attribuées au total.
En parallèle, le 3 juillet 2023, plus de 10 500 salariés ont acquis la première tranche de 12 actions issues des attributions de la Gérance du 1er juillet 2019. Devenir actionnaire salarié d'Hermès est une grande fierté, un geste de remerciement mais aussi de confiance : c'est l'opportunité pour chacun d'exprimer son talent et d'apporter sa contribution personnelle à la dynamique collective qui fera les succès d'Hermès de demain.
L’ensemble de ces plans d’actionnariat salarié répond à un triple objectif :
Afin de promouvoir, d’une part, la fidélisation des collaborateurs à moyen et long termes, et d’autre part, la performance collective, les plans d’attribution gratuite d’actions sont assortis de périodes d’acquisition des droits d’au moins quatre ans, de conditions de présence et, enfin, de conditions de performance (pour une partie des attributions).
Le groupe réaffirme son ambition de continuer à associer de façon unique tous ses collaborateurs à son projet d’entreprise en renforçant l’actionnariat salarial. En effet, ces plans d’attribution gratuite d’actions par leur périmètre et leur générosité n’ont pas d’équivalent sur le marché, que ce soit en France ou à l’étranger. La grande partie des collaborateurs devenus actionnaires par le biais de ces plans d’actionnariat gardent leurs titres bien au‑delà des périodes d’acquisition et de conservation obligatoires (en France, le cas échéant). À fin 2023, 80 % des collaborateurs ont des actions ou des droits en cours d’acquisition, et continuent ainsi à être associés à la gouvernance et à la marche du groupe sur le long terme, dans un esprit de confiance réciproque avec la maison.
| Acquisition du plan d’actions gratuites attribuées le 1er juillet 2019
Plus de 10 500 salariés ont acquis la quatrième tranche des 12 actions attribuées par la Gérance le 1er juillet 2019. |
| Nouveau plan d’actions gratuites le 15 juin 2023
Plus de 18 000 salariés, dans 35 pays, ont reçu des droits portant sur 12 actions. A l'issue de la période d'acceptation, ce sont 210 168 actions qui ont attribuées
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| Au 31 décembre 2023,
1,09 % du capital, soit plus de 2,2 Mds €. |
Depuis 2012, un accord dérogatoire de participation signé avec l’ensemble des syndicats représentatifs permet d’associer aux bénéfices du groupe, d’une manière harmonisée, tous les collaborateurs des sociétés en France.
Des accords d’intéressement au niveau de toutes les sociétés en France sont également mis en place. Ces accords conclus pour une durée allant d’un à trois ans visent à associer les collaborateurs au développement d’indicateurs déterminés localement et pertinents eu égard à l’activité et à l’environnement de chacune de ces entités, notamment la qualité, la sécurité (par exemple, taux d’accidents du travail chez Hermès Sellier), la productivité ainsi que des objectifs de développement durable (par exemple, consommation d’eau dans le pôle Textile). Les mécanismes d’intéressement sont ainsi l’occasion pour Hermès d’associer ses collaborateurs à l’atteinte de ses objectifs de durabilité. En France, plus de 88 % des effectifs sont couverts par un accord d’intéressement comprenant des objectifs liés au développement durable (amélioration de la sécurité, usage parcimonieux des matières, protection des ressources…).
Les salariés des entités internationales (soit 38 % des effectifs du groupe en 2023) bénéficient également, et de façon régulière, de divers dispositifs de rémunération complémentaire adaptés aux performances et aux pratiques locales.
En France, 207 M€ d’intéressement et de participation au titre de 2023 (montant incluant les charges) seront distribués aux salariés du groupe contre respectivement 168 M€ au titre de l’exercice précédent. Au total, la progression de ces deux montants est de plus de 23 %. Ceux‑ci ont un impact positif significatif sur la rémunération globale (à court, moyen et long termes) des collaborateurs de la maison et reflètent sa volonté de partager les fruits de la croissance avec tous.
Le montant des œuvres sociales distribué en 2023 est de 5,1 M€ (4,5 M€ en 2022).
Intéressement et participation en France (en M€) | Intéressement | Participation | Total |
|---|---|---|---|
Au titre de 2022 | 64 | 104 | 168 |
Au titre de 2023 | 79 | 128 | 207 |
En matière de retraite supplémentaire, l’objectif est d’aider les collaborateurs à se constituer un complément de revenus à l’issue de leur vie active. Hermès est souvent précurseur dans la mise en place volontariste de ces dispositifs. À titre d’exemple :
Partout dans le monde où ces dispositifs de retraite supplémentaire à cotisations définies ont été mis en place, le groupe prend en charge majoritairement leur financement (dans le respect des règles légales et/ou des accords locaux). La gestion de ces dispositifs est confiée à des partenaires externes spécialistes (assureur, banque ou autres).
En 2023, l’engagement comptable total du groupe en matière de retraites à prestations définies et assimilés est de 279 M€.
Grâce à ces politiques de protection sociale volontaristes et ambitieuses, plus de 97 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier d’une couverture de santé supplémentaire, 96 % sont couverts par des régimes d'invalidité, et 97 % des collaborateurs dans le monde peuvent bénéficier de régimes de retraite. L’évolution de ces dispositifs s’effectue en tant que de besoin (règlementaire, décision groupe, pratique marché, équilibre financier…) pour contribuer à la qualité de l’offre de rétribution globale des équipes d’Hermès.
L’attribution de congés supra‑légaux notamment pour accompagner la parentalité est un enjeu important pour la maison qui est très attentive à offrir à ses collaborateurs des conditions de travail et d’équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle en particulier lors de l’accueil d’un enfant.
Le groupe a ainsi pris la décision depuis 2019 de déployer mondialement une politique commune en matière de congé maternité pour toutes ses filiales dans le monde. Elle inclut notamment un maintien intégral de la rémunération de base pendant une durée minimum de congé de 16 semaines et la prise en charge des frais liés à l’accouchement.
Le dispositif de congé parentalité ou congé second parent a évolué rapidement par la suite pour offrir aux collaborateurs de la maison quatre semaines de congé avec le maintien de salaire sans aucune condition d’ancienneté. Ce dispositif était initialement déployé en France et a progressivement été mis en œuvre partout dans le monde, ainsi à date, 78 % des collaborateurs de la maison ont effectivement la possibilité d’accéder à ce congé pour accueillir leur enfant dans des conditions favorables.
Pour soutenir le recours au temps partiel choisi après une naissance ou une adoption, les cotisations retraite sont versées par l’employeur sur la base d’un temps plein (ces mesures s’appliquent dans la grande majorité des entités en France, selon les dispositions des accords collectifs en vigueur).
L’application effective de cette politique est suivie dans le cadre des procédures groupe.
À titre d’illustration supplémentaire, plusieurs sociétés en France (et cela sur l’ensemble des pôles d’activité) ont signé avec les partenaires sociaux des accords prévoyant notamment des mesures visant à :
Dans une volonté de laisser libre cours à l’engagement et à l’épanouissement de ses collaborateurs, la maison permet aussi des congés de solidarité internationale, de création d’entreprise ou plus traditionnellement des congés sabbatiques.
Terreau de carrières longues, de parcours cousus main, de savoir-faire exceptionnels, Hermès a la conviction que sa capacité à favoriser la transmission, l’apprentissage, la formation tout au long de sa vie est une source essentielle de l’épanouissement professionnel de ses collaborateurs.
Hermès s’engage à développer l’employabilité de ses collaborateurs, à travers l’accès à des formations adaptées à tous, en s’engageant à assurer cinq jours de formation par collaborateur et par an à horizon 2026.
Ces éléments sont plus amplement abordés dans le § 2.3.
La politique d’Hermès est de veiller constamment à mettre en œuvre et à garantir un dialogue social de qualité, ainsi que la liberté d’expression de l’ensemble des collaborateurs. Ce dialogue social est essentiel au bon fonctionnement de la vie d’entreprise. Il s’exprime tant par les relations de proximité avec les équipes que par l’intermédiaire des représentants du personnel et de la concertation collective.
Afin de renforcer le dialogue social, un accord de renouveau du dialogue social a été signé le 25 novembre 2021 avec les organisations syndicales représentatives en France. Cet accord comporte de nombreuses mesures destinées à favoriser et à promouvoir le dialogue social par :
En synthèse, cet accord reconnaît le rôle essentiel des partenaires sociaux et vise à rapprocher les acteurs du dialogue social dans un climat de confiance réciproque et de respect mutuel.
En France, soit 62,3 % des collaborateurs du groupe, le dialogue social s’organise entreprise par entreprise, à travers les instances de représentation du personnel (telles que les Comités sociaux et Economiques, les différentes commissions paritaires ou les représentants de proximité) mises en place en fonction de l’organisation des différents pôles ou sites. Ces instances sont régulièrement sollicitées sur plusieurs projets relatifs à l’exercice de l’activité de l’entreprise.
Dans les différentes sociétés françaises, le dialogue social passe également par une négociation collective riche et active. Des accords collectifs ont ainsi été conclus dans toutes les sociétés qui disposent de délégués syndicaux ou avec les Comités sociaux et économiques habilités à négocier certains accords. En France en 2023, ce sont des accords et avenants qui ont été signés, témoins de la vitalité de ces discussions selon la répartition suivante :
| 2022 | 2023 |
|---|---|---|
Accords signés en France | 88 | 97 |
Rémunération | 57 | 58 |
Dialogue social | 14 | 18 |
QVT/RSE | 8 | 12 |
Conditions de travail | 9 | 9 |
En dehors de ces temps d’information-consultation avec les CSE, des temps réguliers entre les ressources humaines, les managers et les collaborateurs ont lieu afin d’échanger sur les attentes et conditions de travail des collaborateurs au quotidien. Ces échanges peuvent donner lieu à la mise en place de groupes de travail paritaires.
Hermès confirme son engagement en faveur des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans sa charte éthique et dans la pratique. Dans l’ensemble des pays concernés, la politique consiste à veiller à ce que les principes de liberté d’association, de négociation collective soient mis en place dans le respect de la réglementation locale.
À l’international, le dialogue social prend différentes formes, en fonction des usages et des réglementations locales. Il peut passer par l’intermédiaire de rencontres et d’échanges réguliers avec les représentants des salariés (Taïwan, Corée, Turquie, Japon, Allemagne, Italie) ou directement avec les collaborateurs afin de recueillir leurs attentes, solliciter leur avis, participer aux décisions ou encore s’investir directement dans des projets sur des thématiques diverses (RSE, temps de travail, conditions de travail, transports…).
D’une manière générale, la qualité du dialogue social passe par la mise en place de dispositifs pour recueillir les attentes des collaborateurs et y répondre par des plans d’action spécifiques.
| Instances
Hermès Taïwan | conseil trimestriel réunissant des représentants des salariés et des managers afin d’échanger sur le fonctionnement de l’entité ou les conditions de travail (augmentation de salaire, avantages sociaux…). |
| Mesures collectives mises en place en 2023 par la négociation
Hermès Espagne | négociation d’un Gender Equality Plan Hermès Royaume-Uni | négociation sur le dialogue social entamées Turquie | augmentation salariale, amélioration de la participation aux frais de transport et de restauration |
| Autres mécanismes de dialogue
Hermès of Paris (États-Unis) | Let’s Talk (outil pour formuler des questions, problématiques) et the HOP Suggestion Box (boîte à idées), Employee Resource Group et des Roundtables Hermès Espagne | « Company mood » : feedback anonyme tous les mois sur tous les sujets Asia Pacific | Town hall meetings and H Talk |
Le développement durable d’Hermès passe par la préservation de ses savoir-faire et l’assurance qu’ils seront maintenus dans le temps grâce à différents dispositifs mis en place. L’un de ses patrimoines clés est l’acquisition, l’enrichissement et la transmission des savoir-faire de ses collaborateurs. Plus largement, Hermès contribue à la préservation et à la pérennité de nombreux savoir-faire artisanaux notamment dans le domaine manufacturier, propices à un développement économique de proximité plus responsable et durable.
Les savoir-faire sont au cœur de la maison Hermès, qu’ils soient artisanaux, commerciaux, ou encore managériaux. Reconnaître les savoir-faire, les renforcer et les transmettre, permettre que chacun puisse trouver les conditions de son développement personnel tout au long de son parcours au sein de l’entreprise sont des éléments fondamentaux de notre culture humaniste.
Cet engagement en faveur de la formation des collaborateurs se concrétise dans tous les métiers et par une approche multimodale avec la création de parcours digitaux. Pour les activités de production et de distribution, des dispositifs de formation sont construits sur mesure et déployés localement, ou par le groupe à Paris. Cela concerne notamment l’acquisition de savoir-faire dans le premier emploi des maroquiniers, la pépinière d’ingénieurs au sein de l’École des Tanneurs et de l’École du Textile et la reconnaissance des qualifications acquises par des certifications ou des diplômes
Hermès contribue à la préservation et à la pérennité de savoir-faire artisanaux notamment grâce à son École Hermès des Savoir-Faire et ses centres de formation ainsi que ses partenariats avec les lycées professionnels partout en France (dont l’expertise sert également à d’autres acteurs économiques). Bien entendu, ces savoir-faire sont consolidés et développés par leur pratique quotidienne, sans compromis pour la qualité et qui prône l’amélioration continue. La valorisation de ses métiers en externe et auprès, en particulier, des jeunes générations est une dimension clé de ses actions. En portant à la connaissance de nombreuses parties prenantes, la richesse et l’excellence de l’artisanat, et en exprimant des besoins futurs notamment dans le domaine manufacturier, Hermès participe à créer des vocations et des perspectives de vie professionnelle riche.
La reconnaissance et la valorisation constante de ces savoir-faire, quels qu’ils soient, participent à la construction d’un sens fort que chacun peut trouver dans son travail et dans son activité. Au-delà de l’activité quotidienne et individuelle, les expériences collectives, à travers les communautés et les collectifs de travail, participent à l’élaboration d’un sens au travail, qui dépasse les visions individuelles et rassemble tous les collaborateurs autour d’une même fierté d’appartenance. Celle-ci se traduit par un engagement et un attachement très fort de tous à la maison Hermès.
Le groupe a progressé en 2023 dans les grands enjeux liés à la transmission avec une philosophie de s’inscrire dans la durée par des améliorations en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de l’année pour cette section :
Les femmes et les hommes |
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SAVOIR-FAIRE |
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ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
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Développer et préserver les savoir-faire historiques au travers d’écoles de formation intégrées proposant des parcours apprenants, des formations diplômantes ou certifiantes | Nombre d’apprenants accompagnés Nombre de diplômés/certifiés Nombre d'écoles professionnelles gérées ou soutenues | 13 partenariats écoles de maroquinerie en France
École Hermès des Savoir-Faire : 8 écoles de formation intégrées avec plus de 150 formateurs ; 855 apprenants accompagnés en parcours diplômants
École des Artisans de la vente : 1re promotion certifiante
Hermès Bijouterie Académie : lancement de HBA avec 3 parcours, disponibles en 6 langues | = ➚
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Maintenir des actions volontaristes en matière de formation pour nos métiers historiques et valoriser les savoir-faire manufacturiers | Démontrer l’excellence de nos savoir-faire | 21 Meilleurs Ouvriers de France (MOF) | = |
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Promouvoir les entreprises artisanales | 10 entreprises du patrimoine vivant (EPV) | ➚ |
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créer les conditions de l’Épanouissement professionnel et de l’employabilitÉ : |
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Former les collaborateurs aux valeurs de la maison | Nombre de collaborateurs touchés par les actions d’intégration | Plus de 600 collaborateurs ont suivi les deux premières éditions de « Bienvenue au 24 » partageant les éléments clés de la culture Hermès
Plus de 1 000 participants à la formation d’intégration Mosaïque | nouvel indicateur |
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Assurer l’accès à la formation des collaborateurs | % de collaborateurs ayant reçu au moins | 83 % de collaborateurs ayant bénéficié d’au moins une action de formation en 2023 | nouvel indicateur |
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Nombre de jours de formation par collaborateur formé | 3 jours de formation par collaborateur formé | = |
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Mettre en place des programmes | Nombre de collaborateurs de plus de 15 ans d’ancienneté dans le groupe | Croissance de 6 % de l’effectif pour les personnes dont l’ancienneté dépasse 15 ans | = |
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Nombre total de mobilités internes | 1 059 mobilités internes à l’échelle du groupe | ➚ |
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Intégrer les enjeux du développement durable dans les savoir-faire |
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Développer des formations sur les sujets du développement durable pour tous les métiers | Nombre de participations aux formations liées aux enjeux de développement durable, accessibles dans le catalogue groupe | Plus de 10 000 participations aux formations e-learning groupe au développement durable (Les fondamentaux du développement
Lancement des morning briefs RSE pour les vendeurs en magasin | ➚
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Nombre de collaborateurs formés au sein | Près de 500 collaborateurs formés | ➚ |
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Créer et animer un réseau | Nombre de collaborateurs en charge | Plus de 50 collaborateurs en charge du développement durable | ➚ |
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Nombre d’ambassadeurs DD dans le monde | Plus de 350 ambassadeurs DD dans le monde | ➚ |
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Nombre d'éléments d'animation du réseau | 2 séminaires DD à l'international (Europe-Asie, Etats-Unis) 1 publication hebdomadaire sur les sujets Développement Durable | ➚ |
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Le patrimoine des savoir-faire d’Hermès est considérable. Le modèle artisanal de l’entreprise met en avant au quotidien l’importance des gestes et contribue au développement permanent des artisans à travers la maîtrise toujours plus poussée de leurs connaissances et savoir-faire.
Ce modèle crée pour chaque artisan les conditions d’un travail responsable, peu consommateur en ressources, riche en liens avec le collectif auquel il appartient, permettant l’apprentissage, le perfectionnement, avec toujours comme objectif la recherche de l’excellence. Cet environnement stimulant et bienveillant permet à chacun de donner le meilleur de soi-même et de trouver du sens à son travail.
Ayant l’ambition d’accompagner ses collaborateurs dans des parcours longs et durables, Hermès porte l’ambition de former ses collaborateurs tout au long de leur vie, et à leur permettre de grandir avec l’entreprise.
Pour préserver la durabilité de leur parcours professionnel, Hermès s’engage à développer l’employabilité de ses collaborateurs, à travers l’accès à des formations adaptées à tous, en s’engageant à assurer cinq jours de formation par collaborateur et par an à horizon 2026.
Le développement durable d’Hermès passe par la préservation des savoir-faire de ses collaborateurs, qui constituent un patrimoine clé. De manière plus large, Hermès contribue à la préservation et à la pérennité de nombreux savoir-faire artisanaux, dans leur région d’origine, contribuant ainsi à un développement économique de proximité responsable et durable.
Hermès professionnalise, accompagne et renforce son modèle artisanal avec trois initiatives majeures et modélisantes dans les prochaines années pour les autres filiales : l’École Hermès des Savoir-Faire pour la production, l’École des Artisans de la vente pour le Retail, et Hermès Bijouterie Académie pour les métiers.
Hermès a créé en 2021 l’École Hermès des Savoir-Faire (EHSF) qui a pour vocation de promouvoir les métiers de l’artisanat d’art et de valoriser l’apprentissage par alternance de métiers d’excellence au sein du CFA associé. Cette organisation a inscrit dans sa raison sociale « la préservation de l’ensemble des métiers d’art de la maison ». En juillet 2021, elle a obtenu tous les agréments des pouvoirs publiques pour former en interne ses futurs selliers-maroquiniers, évaluer leurs compétences et délivrer le diplôme d’État de CAP maroquinier en collaboration avec l’Éducation nationale.
L’École Hermès des Savoir-Faire poursuit son ambition de promouvoir et de faire rayonner ses métiers et ses savoir-faire dans l’ensemble du territoire, dispenser des formations diplômantes de qualité à des personnes désireuses de devenir artisans, mettre en place des parcours certifiants visant à reconnaître les évolutions de certaines professions au sein de la maison.
Organisme de formation officiel, elle confirme aussi le rôle d’Hermès en tant qu’acteur social et employeur responsable engagé dans l’éducation de personnes valides ou en situation de handicap, ayant une première expérience dans un métier manuel ou en reconversion professionnelle.
Réunis autour de la responsabilité sociale et éducative, les équipes pédagogiques et les partenaires externes ont permis à cette école d’élargir son implantation territoriale et son offre diplômante. Après le CAP en maroquinerie, de nouveaux diplômes sont maintenant délivrés comme le certificat de qualification professionnelle (CQP) coupe, le CQP piquage et la validation d’acquis d’expérience (VAE). Plus de 150 formateurs internes accompagnent ainsi la transmission au quotidien.
Hermès œuvre en interaction avec l’Éducation nationale, le ministère du Travail, les instances paritaires, sur l’orientation, le contenu des diplômes, ou la création des parcours manquants. En parallèle, l’action avec les partenaires locaux de l’emploi et de la formation tels que Pôle emploi, l’OPCO(3), les directions régionales et les missions locales permet de renforcer l’ancrage d’Hermès dans les territoires.
En 2023,
En 2024, Hermès accompagnera le déploiement de l’EHSF dans deux nouvelles écoles : une située à Allanjoie pour le pôle Franche-Comté et une autre à Pantin, pour le Pôle Paris-Val-de-Seine. 1 100 apprenants sur trois certifications seront également accompagnés.
L’artisanat d’Hermès emploie plus de 7 300 collaborateurs en France. Il est fondateur de sa vocation de maison de création d’objets durables de haute qualité. Pour continuer à recruter dans tous les métiers et à soutenir la dynamique de croissance de la maroquinerie, Hermès a noué des partenariats locaux et durables de longue date avec des lycées et écoles, impliqués dans la connaissance de ses spécificités, de sa culture et de ses évolutions.
L’École des Artisans de la vente (EAV), en charge de la formation des équipes de la distribution en France, consolide son ambition basée sur quatre piliers : L’intelligence émotionnelle, Maillage et transmission, Faire grandir sans formater, Une école de la singularité.
En 2023, la formation initiale (moins de 18 mois d’ancienneté) a été étoffée. Elle allie e-learning et formations en présentiel pour former à l’histoire de la maison, la diversité de nos objets, la culture client Hermès et les procédures de vente. Des nouvelles formations sur la gestion des émotions et le développement personnel ont été proposées. L’équipe de formateurs internes s’est agrandie pour déployer des coachings en situation de vente, une expérience sur mesure pour les collaborateurs.
L’EAV, accompagnée d’un partenaire externe, a fait passer les premières certifications « Relation Client », titre enregistré au Répertoire Spécifique de France Compétences. Six premiers collaborateurs ont été certifiés en 2023.
L’ambition de la filiale Hermès Retail France est de faire de l’École des Artisans de la vente un outil d’attractivité, de développement professionnel et personnel de ses collaborateurs, proposant des formations continues, des certifications et des formations diplômantes.
En 2023, le métier de la Bijouterie-Joaillerie a lancé son académie « HBA », Hermès Bijouterie Académie, à destination principalement des équipes de vente des magasins Hermès à travers le monde. Le métier a pour ambition de créer une structure de formation et d’accompagnement liée au monde de la Bijouterie-Joaillerie, inscrite dans le temps, utile au quotidien et tenant compte de la réalité du terrain.
Aussi la HBA propose un dispositif pédagogique composé de trois parcours évolutifs qui permettront aux vendeurs d’acquérir dans un premier temps les fondamentaux du métier puis d’approfondir leurs connaissances et compétences au travers de deux autres parcours, avancé et spécialiste, dans des domaines tels que la gemmologie, le savoir-faire joaillier ou encore la RSE.
Ces parcours disponibles en six langues offriront un équilibre pertinent entre le digital et le présentiel avec des outils pédagogiques, ludiques et interactifs. L’Académie proposera également, en complément de ces trois parcours, un accès à des formations saisonnières et des actualités du secteur de la joaillerie.
| École Hermès des Savoir-Faire
8 écoles de formation Plus de 150 formateurs 202 personnes ont obtenu leur CAP maroquinerie 25 personnes ont obtenu leur CQP coupe et piquage 855 apprenants accompagnés en parcours diplômants, dont 441 sont inscrits à la session d’examen 2024 sur le CAP 89 % des personnes ont été confirmées en CDI après leurs parcours de formation |
| École des Artisans de la vente
1re promotion certifiante
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| Hermès Bijouterie Académie
Lancement de HBA avec 3 parcours, disponibles en six langues |
Ce titre de prestige est décerné uniquement en France par catégorie de métiers de l’artisanat, dans le cadre d’un concours entre professionnels. Il se déroule tous les trois ans. L’objectif est de mettre à l’honneur l’excellence et les savoir-faire, qui sont les critères retenus pour décerner le titre. La maison est fière de compter parmi ses artisans des Meilleurs Ouvriers de France. Ils sont garants de l’excellence des savoir-faire en plus de susciter l’intérêt des jeunes générations. Hermès accompagne ceux ayant l’ambition d’obtenir ce prestigieux titre en finançant leur inscription au concours, en leur fournissant les matériaux nécessaires à la réalisation de leur pièce finale ainsi qu’en leur accordant un accès étendu aux différents sites de production. La maison compte 21 MOF, répartis comme suit :
| John Lobb
2 artisans sacrés MOF Maîtres-bottiers | Holding Textile Hermès
10 artisans sacrés MOF pour l’excellence de leur savoir-faire en dessin-gravure, velours au sabre, tissage, impression et ennoblissement |
| Cristalleries Saint-Louis
7 artisans sacrés MOF Maîtres-tailleurs sur cristal Maîtres-verriers à la main Maître-verrier au chalumeau |
| Hermès Maroquinerie-Sellerie
2 artisans sacrés MOF Maîtres-selliers-maroquiniers |
Le groupe s’honore de compter en son sein 10 entreprises reconnues par le label « Entreprises du patrimoine vivant » (la liste arrêtée début 2024 fait état de huit entreprises détentrices du label, et de deux entreprises engagées dans un processus de renouvellement) : Hermès Sellier, la Holding Textile Hermès (Bucol), les Ateliers A.S, les Ateliers de tissage de Bussières et de Challes (ATBC), les Cristalleries Saint-Louis, les établissements Marcel Gandit, Puiforcat, Société d’impression sur étoffes du Grand Lemps (SIEGL), la tannerie de Vivoin, et les tanneries de Montereau. Ces distinctions témoignent de l’engagement d’Hermès en faveur de la sauvegarde, la protection et la valorisation des savoir-faire patrimoniaux.
Afin d’assurer la pérennité des valeurs et la culture singulière de la maison et de répondre aux enjeux stratégiques d’aujourd’hui et de demain, le Campus Hermès initie et renforce en 2023 de nouveaux parcours de développement multimodaux et internationaux pour les fonctions acheteurs, directeurs industriels, développement de collections, directeurs de magasin, vendeurs, managers ; avec une double ambition des développer les compétences techniques liées à l’évolution de leurs métiers pour transformer leurs pratiques et les compétences comportementales avec notamment l’intelligence émotionnelle.
En parallèle, Hermès continue à développer des programmes multimodaux pour chacun (plus de 400 programmes en France), dans les domaines de la culture d’entreprise, du management, de l’expertise et du développement personnel.
En 2023, 83 % des collaborateurs du groupe ont bénéficié d’au moins une formation, avec un total de trois jours de formation par collaborateur formé. Au total, ce sont 391 050 heures qui ont été dispensées, contre 341 689 heures en 2022. Les coûts de formation monde s’élèvent à 13 435 K€ sur l’exercice, contre 11 600 K€ sur l’exercice précédent.
Pour 2024, 62 % des collaborateurs CDI France ont émis en moyenne 2,2 besoins de formation démontrant une implication individuelle forte des collaborateurs pour se développer. Campus Hermès renforce également ses contenus d’apprentissage avec my Campus, plateforme de digital learning disponible à tous les collaborateurs et qui propose plus de 200 modules de formation dans différentes langues.
Enfin, des indicateurs de suivi ont été déployés cette année pour neuf formations réglementaires et obligatoires en interne en présence ou e-learning afin d’avoir un suivi régulier individuel et collectif de cette ambition.
Pour organiser, développer et piloter cette ambition, le Campus Hermès a créé le L&D Council, qui regroupe les responsables formation et développement des principales filiales qui concrétisent et déploient cette stratégie.
Hermès est par nature une maison de talents. « Tous artisans, tous talents » exprime chez Hermès l’idée que notre culture artisanale repose avant tout sur des talents, qu’ils soient des talents experts ou des talents de leadership. La haute qualité des objets créés, fabriqués et vendus fait appel à de solides expertises et savoir-faire. Elle requiert aussi de prendre appui sur des leaders inspirants et éveillés à l’importance de leur rôle pour faire vivre le projet d’entreprise en cohérence avec nos valeurs.
Deux approches aux objectifs cohérents se conjuguent, celle d’accompagner tous les collaborateurs pour qu’ils grandissent avec l’entreprise et puissent régulièrement mettre à jour leurs compétences, et celle d’accompagner les personnes douées de qualités particulières et reconnues par leur entourage. Un accompagnement plus étroit est prodigué à ces collaborateurs afin de les faire grandir à court terme pour qu’ils assurent la relève des plus hauts postes de direction d’Hermès à long terme.
La gestion des talents plus sélective passe par l’exercice annuel de la revue des talents, un processus solide dont l’impulsion est donnée par le groupe qui fixe le cadre et les règles du jeu, notamment les critères d’indentification et de sélection des talents. L’accompagnement des talents et de leurs parcours repose sur la coordination entre les acteurs groupe et locaux, une volonté d’assurer la meilleure adéquation entre les talents et les postes seniors et également le souhait de faire des paris audacieux pour les jeunes talents.
Des programmes de développement internes et externes sont proposés aux talents et les actions de développement sont suivies avec attention sur la base des plans de développement définis pour chacun.
Des programmes internes variés sont déployés pour faire grandir les managers identifiés comme pouvant prendre à plus ou moins long terme des postes de dirigeant au sein du groupe.
Le programme Leading with art a bénéficié en 2023 à 60 talents seniors. Depuis son lancement, ce programme a permis d’accompagner 110 leaders en lien avec la philosophie managériale et l’ambition de créer et d’animer une communauté de leaders éveillés à leur rôle et solidaires. À travers deux sessions de plusieurs jours, il vise à faire d’eux des leaders se connaissant bien et préparés à avoir un impact positif sur leur entourage et sur le monde et à s’accomplir à travers la réussite de leurs collaborateurs. En 2023, deux journées alumni de ce programme ont été proposées aux participants de quatre cohortes, donc à 90 leaders pour continuer à éveiller leur conscience à leur rôle de leader agile, supposé veiller à l’équilibre entre le soin et l’exigence, partager le sens et la vision au quotidien pour nourrir la motivation de leurs équipes.
Le programme Cavaliers a permis en 2023 à 12 jeunes talents d’explorer durant plus de huit mois un sujet d’enjeu stratégique confié par le Comité exécutif. Une façon de leur faire éprouver le travail en équipe et l’approfondissement de leur compréhension du modèle d’Hermès à travers un sujet auquel ils apportent des propositions concrètes. Ce programme est en place depuis plusieurs années.
Le programme Digital makers a été créé en 2022 pour former des managers de haut potentiel à piloter des projets de transformation digitale. Au cours de deux sessions d'une semaine, ils acquièrent des compétences de gestion de projet, créativité, design thinking, notamment à l’appui d’un « case study » confié par Hermès. À l’issue du programme, ils soumettent le fruit de leurs réflexions à quelques membres du Comex. Et les propositions concrètes qu’ils formulent à travers un « proof of concept » seront ensuite mises en œuvre, ce qui constitue un élément de motivation et de fierté de plus.
Cette attention portée aux talents s’exerce aussi dans les filiales de distribution, la définition et le suivi de plans de développement individuels pour les talents, des entretiens de carrière, des actions de coaching individuel, des outils d’évaluation à 360°, la contribution à des projets transverses ou à des missions temporaires pour exposer les talents à des situations variées et à des défis et ainsi enrichir leur expérience et leur expertise. Les managers en ressources humaines sont formés à l’outil d’assessment de façon à internaliser la démarche.
Au sein d’Hermès China, le programme H Galop accompagne de jeunes talents prometteurs durant deux ans. Il vise à attirer des talents à l’extérieur, à préparer l’avenir avec des personnes talentueuses et à encourager la coopération transversale et les échanges. Ainsi Hermès China engage et forme 20 collaborateurs à travers quatre modules favorisant l’exposition à d’autres, le coaching interne par leur manager, le mentorat par d’autres managers et le parrainage par des pairs. Se connaître mieux, comprendre son rôle, se l’approprier et accomplir des réalisations sont les trois étapes à franchir durant ce parcours. Un programme très responsabilisant qui crée des liens forts en interne, éveille au rôle de manager.
Le programme CFEE de la Web school factory invite quatre jeunes talents à développer les compétences propres aux métiers digitaux telles que la gestion de projet, le design thinking et la créativité.
Avec « One Young World », 13 jeunes talents ont été invités à rejoindre plus de 2 000 jeunes leaders de 190 pays pendant quatre jours à Belfast. La rencontre porte sur les cinq plus grands défis auxquels l’humanité est confrontée, une chance pour de jeunes leaders qui ont à inventer l’avenir en s’adaptant à des défis immenses.
En complément de cette offre de programmes internes, les talents participent à des programmes externes. Ainsi en 2023, le groupe a fait participer plus de 70 collaborateurs aux programmes conçus et proposés par Danone : Eve, Octave et Noé.
Des programmes autres de type Executive MBA ou Crozamento avec l’École de Guerre ou l’Institut de l’École normale supérieure font aussi partie de l’offre de programmes de développement des talents. En 2023, le Colbert Labo, dispositif conçu et animé par le Comité Colbert, a proposé à des jeunes et des seniors de réfléchir à la thématique « Comment mieux intégrer la jeunesse à une réflexion sur l’avenir du luxe pour penser le monde de demain ?" Hermès a offert à six collaborateurs l’opportunité de contribuer à cette réflexion.
Une attention constante est portée à la mobilité interne, premier levier de développement des talents, notamment à travers la diffusion de newsletters internes en complément de la plateforme MyMobility dans le site digital interne MyClickH. Des sessions « Vis ma vie » proposées dans tous les pôles et régions et des actions de mentoring viennent faciliter la mobilité interne et accélérer les prises de poste.
En France, un événement interne, la k’(H)ermès des métiers, est organisé deux fois par an pour répondre à l’ambition de faire de la mobilité interne un enjeu collectif et partagé plus qu’un projet individuel. Favoriser la connaissance des entités, des fonctions, des parcours inspirants, de la politique de mobilité interne et de ses outils associés, des collaborateurs, tels sont les objectifs de cette rencontre d’une demi-journée mise en place à Pantin. Tous les collaborateurs cadres en France sont invités à participer à une expérience permettant de mieux appréhender les modalités de la mobilité interne, de connaître les opportunités et les ponts possibles entre pôles. Plus de 120 personnes prennent part à l’expérience autour de l’un des quatre pôles Hermès – Amont, Métiers, Retail ou Fonctions support –, une façon réinventée de donner confiance dans les opportunités de changement de poste, d’entité ou de pôle et de favoriser les paris audacieux.
Par ailleurs, un comité des carrières groupe réunissant les DRH en France tous les deux mois permet de trouver les adéquations entre les opportunités de postes et les priorités de développement des collaborateurs à un certain niveau de l’organisation afin de stimuler leur développement. Offrir des opportunités de développement à travers des parcours diversifiés en termes de challenge, expérience, acquisition de nouvelles compétences est source de valeur tant pour les collaborateurs que pour l’entreprise.
Hermès place l’échange au cœur de la relation managériale. Les hommes et les femmes sont les ingrédients clés du succès de chaque équipe, de chaque projet, de chaque activité… pour concilier l’exigence du modèle et la dimension humaine différenciante de la culture de la maison. La philosophie managériale d’Hermès donne une place forte à chaque collaborateur. Concilier attention et exigence, accompagner le développement de chaque collaborateur… tel est le rôle clé du manager. Cela suppose une évaluation régulière, précise et claire, de la contribution de chacun ainsi que le partage de feedbacks continus et circonstanciés, propices à une expérience collaborateur positive et ponctuée de points d’étape source de progrès constant. L’entretien de fin d’année doit permettre de poursuivre l’échange continu entre le collaborateur et son manager à l’occasion d’un bilan annuel, considérer et évaluer avec objectivité la contribution du collaborateur à l’activité, détecter si des irritants nuisent à l’accomplissement du collaborateur dans son poste, partager un feedback constructif pour coconstruire dans la confiance et la sincérité. Le feedback donné par le collaborateur sur la qualité de la relation avec son manager est encouragé pour stimuler le manager à ajuster ses pratiques et à entretenir une relation saine et juste avec chacun des membres de son équipe, gage de progrès commun.
L’exercice de l’entretien annuel est piloté par la DRH groupe en coordination avec les DRH locales. Il est animé par de multiples sessions de formation visant à faire de l’échange un moment agréable dédié à établir le bilan de l’année, projeter les objectifs de l’année à venir et mettre en perspective les améliorations.
« Tous artisans du développement durable » suppose une sensibilisation, une responsabilisation et une montée en compétence de l’ensemble des collaborateurs de la maison, qui sont les premiers acteurs du changement.
Structuré en 2022, le programme de formation groupe conjugue deux volets :
Pour transformer cette approche stratégique en projets mobilisateurs, le groupe travaille à la formation des équipes autour de cinq grands chantiers, présentés ci-dessous et déployés progressivement en 2024 :
Par ailleurs, en 2023, de nombreuses actions de sensibilisation et d’acculturation ont été lancées ou poursuivies, via différents leviers :
Lancés en 2023, les Morning briefs RSE viennent inclure, en moins de 10 minutes, la présentation d’une thématique développement durable dans le brief de début de journée reçu quotidiennement par les vendeurs en magasin. Composés de 14 fiches couvrant l’ensemble des grandes thématiques du cadre stratégique (préservation des savoir-faire, gestion des matières et des savoir-faire, relation avec les fournisseurs…), ces Morning briefs apportent de façon synthétique et percutante les principales informations et chiffres clés à retenir sur chaque sujet, afin que chacun se sente outillé pour échanger sur les sujets de développement durable dans son quotidien, avec ses collègues ou ses clients en boutique. Déployé dans plusieurs filiales européennes (Royaume-Uni, Suisse…), ils seront diffusés progressivement dans l’ensemble de notre réseau de distribution en 2024 et 2025.
Le modèle artisanal d’Hermès est par essence un modèle porteur de sens pour ses collaborateurs. Le travail de la matière, la mise en avant et la transmission des savoir-faire, la grande valeur donnée au geste de la main contribuent à rendre réelle la notion de respect issue de notre philosophie managériale.
Les collaborateurs font partie d’équipes à taille humaine, chaque site est dimensionné de sorte que les managers restent en proximité et en accompagnement de leurs équipes, afin de rendre réel le projet humain.
La croissance d’Hermès l’engage auprès de ses collaborateurs, avec l’enjeu que ceux-ci grandissent et s’épanouissent au sein de la maison, en continuant de se sentir contributeurs et acteurs de la réussite collective. L’ambition portée par Hermès est de créer les conditions pour que chacun, en participant à une aventure collective, au sein de communautés de travail à taille humaine, trouve un sens à son travail et à son parcours.
Cultiver l’échange et la qualité du lien, encourager la curiosité et l’ouverture au monde, être acteur et initiateur permet d’ancrer nos valeurs et de contribuer à laisser une empreinte citoyenne sur le monde.
Hermès veille à créer toutes les conditions pour que les collaborateurs soient acteurs du projet d‘entreprise, passeurs de culture et des valeurs, et grandissent dans une maison de famille. Tout au long de leur parcours professionnel, Hermès s’attache à leur faire vivre des expériences uniques et cultive curiosité et émerveillement.
Afin de fédérer autour de la stratégie et des enjeux et pour accompagner le changement, plusieurs dispositifs mobilisent chaque année différentes cibles.
Le 15 février 2023, Hermès Middle East South Asia a organisé son premier Forum HMESA. 300 managers de la zone Asie du Sud se sont retrouvés à Singapour pour être nourris, à la fois, de la stratégie du groupe, de celle de la région, mais également des succès de certains projets locaux : la transformation du magasin de Sydney Trust en Australie, l’ampleur des événements de communication à Singapour, le développement d’Hermès en Thaïlande…
Le 5 et 6 juillet 2023, un séminaire dédié à la communauté communication interne a eu lieu pour la première fois à Paris. 26 acteurs de la communication interne issus des filiales, filières et métiers se sont retrouvés dans le Campus de Sciences Po pour partager la nouvelle ambition de la communication interne et pour se voir mobilisés autour des enjeux d’amplification de l’activité de maillage.
À Oslo, du 3 au 6 octobre 2023, tous les Comités de direction des entités du groupe, les directeurs artistiques, ainsi que quelques leaders des fonctions centrales du groupe ont été invités à se retrouver pour trois jours dans l’objectif de partager la vision et les enjeux du groupe et de converser autour des caractéristiques de la philosophie managériale.
Le 12 octobre 2023, à l’occasion des 40 ans d’Hermès Japon, la filiale japonaise a organisé une rencontre avec plus de 150 managers, dont le Comité exécutif, autour de trois thématiques : les enjeux de développement du groupe, de la distribution et l’importance de la création.
Inscrit dans le modèle social d’Hermès, le maillage est une activité singulière. Sa vocation, faire de l’entreprise un lieu de respect de l’altérité, enrichir les collaborateurs grâce à des expériences humaines fortes et porteuses de sens et ainsi créer du commun.
Depuis 2001, plus de 4 000 collaborateurs ont participé à au moins un programme de maillage, qu’il soit professionnel ou philanthropique.
Les programmes professionnels permanents tels que les Parcours d’adresse proposent la découverte d’un savoir-faire, par l’exploration de toutes les étapes de la vie d’un produit, de la matière première à l’objet. En 2023, 100 collaborateurs issus de l’ensemble des sites de production en France, en Suisse et en Italie, sont ainsi partis pendant cinq jours, à la découverte des métiers du cuir, du cristal, de la soie, des parfums, de la porcelaine et du prêt-à-porter.
Les programmes philanthropiques ouverts à tous les collaborateurs du groupe favorisent l’ouverture au monde, cultivent la curiosité, provoquent la rencontre et la création de liens.
En 2022, Hermès a proposé un troisième grand programme de maillage philanthropique : « Sur les ailes d’Hermès » qui a suscité plus de 8 200 inscriptions.
Ce nouveau programme, qui durera jusqu’en juillet 2024, permet à de nombreux collaborateurs issus de toutes les entités du groupe, d’agir en se rendant utile. Articulé autour de différentes thématiques : environnement, culture et savoir-faire, 23 projets ont été proposés, donnant la possibilité aux collaborateurs de contribuer concrètement aux projets d’associations ou d’organisations soutenues localement par les filiales du groupe.
Pour rendre ces contributions tangibles, chaque projet requérant entre deux et six groupes, un tirage au sort a été réalisé pour mailler à chaque fois 11 collaborateurs venant d’entités différentes.
Pris sur leur temps de travail, ces groupes passent cinq jours sur leur projet afin d’en comprendre le sens et les enjeux et d’œuvrer concrètement à des réalisations.
17 groupes en 2022 et 39 en 2023 ont pris leur envol avec des missions aussi variées que réaliser des travaux de maçonnerie pour la sauvegarde de châteaux en Occitanie, œuvrer aux côtés des soigneurs du zoo de Taronga en Australie pour la préservation de la faune et de la flore ou encore s’initier à la préservation des fresques en Italie pour devenir ambassadeurs de ce patrimoine à protéger.
Depuis septembre 2022, plus de 600 collaborateurs, aux profils multiples, sont ainsi partis à la découverte d’une autre réalité, contribuant à la réalisation d’un projet tangible au bénéfice de l’entité accueillante. Ils vivent ainsi des expériences humaines riches de sens en accord avec leurs aspirations les plus profondes.
Préserver l’esprit de famille dans une maison qui grandit se traduit par de nombreux rituels qui permettent d’animer différents collectifs : les poses de premières pierres, les inaugurations et les anniversaires des sites de production sont l’occasion de faire vivre aux collaborateurs des temps forts source d’inspiration. Toutes formes de célébrations placent les collaborateurs au cœur d’une expérience unique.
Le 7 avril 2023, 500 collaborateurs ont été invités à l’inauguration de la Maroquinerie de Louviers, en Normandie, en présence de certains membres du Comité exécutif et d’acteurs locaux.
La même attention a été portée à nos collaborateurs lors des inaugurations de la Maroquinerie de la Sormonne dans les Ardennes le 13 mai 2023 ainsi que de la Maroquinerie-Ganterie de Saint-Junien, en Haute-Vienne le 7 juin 2023, réunissant respectivement 570 et 360 collaborateurs.
Le 13 juillet 2023, le pôle Textile était à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du projet « Passerelles », véritable transformation et agrandissement de son site historique de Pierre-Bénite, dans le Rhône. Une journée d’étonnement pour les 1 200 collaborateurs de la filière réunis ce jour-là sur le thème de la fête du village : une chorégraphie interprétée par des danseurs professionnels et des collaborateurs d’HTH, une fresque retraçant les temps forts des quatre années de travaux et des animations variées pour célébrer l’événement au son de la fanfare.
Le 13 novembre 2023, environ 600 collaborateurs venant de Hong Kong et de Macao ont fêté les 50 ans de la filiale.
Tous ces rituels, nombreux au sein des différentes entités du groupe, nourrissent la fierté d’appartenance des collaborateurs à une maison de famille.
Afin d’incarner son engagement d’employeur socialement responsable et de « Rendre au monde ce qu’il nous donne », Hermès encourage l’implication de ses collaborateurs auprès de l’économie sociale et solidaire, avec la volonté de renforcer son ancrage local dans ses zones d’implantation en fonction des besoins d’intérêt général qui s’y expriment.
Pour ce faire, des missions de mécénat de compétences auprès des associations partenaires identifiées en lien avec les équipes du développement durable, de la Fondation d’entreprise Hermès et de la Mission Handicap groupe, ainsi qu’auprès de structures locales dans le cadre de partenariats inscrits dans la durée, sont régulièrement proposées à des collaborateurs.
Cette démarche permet au groupe de nourrir ses valeurs en soutenant des projets en lien avec son identité, de renforcer la fierté d’appartenance, mais aussi de laisser les collaborateurs libres de sélectionner la cause dans laquelle ils souhaitent s’impliquer. Elle répond également à une aspiration, de plus en plus fréquemment exprimée, à contribuer au bien commun. Les projets soutenus doivent naturellement être alignés avec les valeurs et priorités définies par Hermès, qui portent sur l’éducation et la transmission des savoir-faire, la solidarité, la protection de l’environnement et le développement culturel. Elles s’inscrivent généralement dans le temps long. Les collaborateurs investis dans ces opérations, dans des sphères d’activité souvent méconnues, témoignent d’une réelle satisfaction personnelle, d’une motivation et de compétences grandies. Les opérations conduites à plusieurs renforcent aussi la cohésion au sein des équipes et fédèrent le collectif.
Un réseau de plus de 80 ambassadeurs mécénat de compétences facilite le déploiement de cette approche au plus près des équipes en France. Grâce à ce programme de bénévolat formalisé dans une méthodologie groupe depuis 2017, les collaborateurs en France peuvent bénéficier de cinq jours au plus de travail rétribués pour s’engager auprès d’associations. En Suisse et en Espagne, chaque collaborateur dispose d’une journée rémunérée par an pour mener des actions généreuses.
Depuis 2020, sous l’impulsion de la Fondation d’entreprise Hermès et de la direction de l’action culturelle et solidaire d’Hermès International, toutes les politiques de mécénat sont structurées et formalisées, y compris dernièrement les opérations de mécénat de compétences.
Chaque opération de mécénat fait l’objet d’un processus de sélection transparent, intégrant la réalisation des vérifications nécessaires pour s’assurer préalablement de la conformité de l’opération à la légalisation et règlementation locales. Une fiche mission est rédigée pour chaque intervention en mécénat de compétences. Les associations soutenues étudiées : gouvernance, éthique et droits humains, transparence…
Dans ce cadre, chaque pôle a mis en place un dispositif de suivi des activités de mécénat, comprenant un Comité mécénat en charge de sélectionner et de valider les activités de mécénat de l’entité. Ce comité est composé du Comité de direction du pôle, du métier ou de la filiale. Toutes les décisions prises par ce comité font l’objet d’un compte rendu formalisé conservé pour une durée de cinq ans.
Dans le cadre d’un budget dédié alloué annuellement par la filiale, chaque pôle définit ses orientations prioritaires en fonction de son activité et de son implantation, ainsi que des critères d’éligibilité (réputation, solidité du projet, historique du bénéficiaire, stratégie de l’entité, prévention des éventuels conflits d’intérêts…) et de contrôle des projets de mécénat soutenus.
La plupart des actions font l’objet d’une clause de confidentialité qui interdit leur divulgation dans le présent document.
En 2023, afin d’augmenter la visibilité en interne des actions de mécénat et de renforcer leur efficacité, le mécénat de compétences a rejoint le programme H3 (Heart, Head, Hand) de la Fondation d’entreprise Hermès. Désormais, H3 abrite donc d’une part le mécénat financier – permettant à des collaborateurs d’apporter un soutien financier à des projets qui leur tiennent à cœur – et d’autre part, le mécénat de compétences, cogéré par la Fondation et la DRH groupe.
Le développement durable d’Hermès repose sur des matières premières d’exception, d’origine naturelle et renouvelables, qui permettent de fabriquer des objets durables. Elles sont obtenues avec la volonté de contrôler leur empreinte environnementale et sociale, aussi bien sur les sujets biodiversité que droits humains, et sont utilisées avec respect en optimisant leur usage. Plus largement, Hermès s’engage à développer durablement ses chaînes d’approvisionnement, en allant au-delà du respect des réglementations dans les domaines environnementaux, éthiques et sociaux, et en contribuant à la disponibilité future de ces ressources. Enfin, Hermès s’engage à mesurer ses impacts sur la biodiversité et à entreprendre des actions pour la préserver.
Les matières emblématiques du groupe – cuir, soie, cachemire, bois… – sont toutes naturelles, renouvelables et obtenues avec l’objectif de minimiser leur empreinte environnementale. Le modèle et les valeurs de l’artisanat qui guident la maison depuis toujours invitent à une utilisation précautionneuse et respectueuse de ces matières rares et précieuses. L’artisan a à cœur de ne pas gaspiller, de n’utiliser que ce dont il a besoin et d’optimiser l’emploi de la matière. De plus en plus, des matières issues du recyclage rentrent dans les fabrications. Tous les métiers identifient également des filières de valorisation et de recyclage des chutes de fabrication, au-delà de l’action emblématique de petit h, précurseur dans ce domaine depuis 2010.
Les matières sont sélectionnées et approvisionnées par chacun des métiers dans un cadre fixé par le « brief filières », selon un processus rigoureux détaillé dans des cahiers des charges, dans le respect des réglementations, de la biodiversité et des meilleures pratiques, avec la constante recherche d’une qualité et d’une éthique irréprochables. Ces briefs filières, mis à jour régulièrement, sont destinés à l’ensemble des fournisseurs et fabricants impliqués dans l’approvisionnement des métiers Hermès. Ils sont également accessibles sur le site institutionnel du groupe. Depuis des décennies, l’approche de la maison est de maintenir une connaissance approfondie de ses filières d’approvisionnement, de partager ses exigences avec ses fournisseurs – le plus souvent des partenaires de longue date –, et de les développer afin de porter la qualité au plus haut niveau et de préparer ainsi la croissance future tout en les engageant à intégrer les enjeux de lutte contre les changements climatiques.
Bien entendu, tel que stipulé dans ces « briefs filières », les matières ou espèces menacées d’extinction (identifiées dans l’annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) ou dont le commerce est illégal, ne sont pas utilisées par le groupe.
La création des objets Hermès dépend d’un écosystème de qualité, en mesure de lui fournir des matières d’exception. C’est pourquoi, il est fondamental pour la durabilité du modèle économique d’Hermès de respecter et de sauvegarder la biodiversité, et de mettre en œuvre des objectifs fondés scientifiquement dans sa sphère de responsabilité directe et élargie. Il s’agit pour le groupe de s’engager volontairement au-delà de sa sphère d’influence et d’inscrire ses plans d’action dans le cadre des référentiels internationaux comme SBTN (Science Based Targets for Nature) ou TNFD (Taskforce on Nature-Related Financial Disclosures).
Le groupe a progressé en 2023 sur les grands enjeux liés aux matières avec une philosophie de s’inscrire dans la durée par des améliorations structurelles, en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de l’année pour cette section :
La planète | ||||
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Matières | ||||
ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
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Rechercher la meilleure qualité pour l’ensemble des matières utilisées, garante de la durabilité des objets | ||||
Avoir des matières les plus qualitatives et les plus adaptées aux fonctionnalités et aux usages des produits | Nombre de cuirs différents utilisés par la maison | 35 cuirs différents utilisés par la maison | = | |
Nombre de matières premières recensées | 74 matières premières d'exception utilisées | ➚ | ||
Renforcer l’intégration verticale pour garantir la maîtrise des savoir-faire et de la qualité des matières et développer des relations de long terme avec les producteurs | Proportion de fermes d’élevage certifiées | 100 % des peaux brutes de crocodiliens achetées par le pôle Tanneries respectent les standards de la certification ICFA 100 % des fermes d’autruches certifiées SAOBCS | ➚ | |
Optimiser l’usage des matières premières sur l’ensemble du cycle de vie en intégrant les principes de l’économie circulaire | ||||
| Identifier les leviers d’écoconception et des pistes d’action sur tous les produits | % des métiers ayant mis en place une démarche d’ACV sur leurs produits emblématiques | Plus de 80 % des métiers ont réalisé a minima une ACV sur leurs produits emblématiques | = |
Établir une feuille de route économie circulaire dans tous les métiers | Proportion de métiers ayant formalisé une feuille de route Économie circulaire | 100 % des métiers ont intégré dans leur feuille de route une partie dédiée à l’économie circulaire | = | |
S’inscrire dans une logique de recyclage de co-produits d’autres industries | Proportion des cuirs issus de peaux recyclées des filières agro-alimentaires | 98 % des cuirs utilisés par Hermès sont issus de filières agro-alimentaires | ➚ | |
Privilégier le recours aux matières recyclées lorsque c’est pertinent | 100 % d’or et d’argent recyclés pour la Bijouterie et la Joaillerie | 100 % d’or et d’argent non-miniers utilisés dans les ateliers d’Hermès Bijouterie | = | |
Développer des démarches de d’upcycling, de recyclage et de dons pour améliorer et maîtriser la fin de vie des produits | Quantité de matières recyclées | 24 tonnes de matières textiles recyclées pour le pôle Textile en 2023 | ➚ | |
Ancienneté du partenariat avec la première association pour l’économie circulaire | Plusieurs milliers de pièces données à l’Agence du Don en Nature en 2023, partenaire depuis 2016 | = | ||
Mise en place de processus sécurisant l’objectif de 0 destruction d’invendus à partir de 2022 en France (périmètre loi Agec) | 0 % de destruction en France à partir du 1er janvier 2023 (périmètre loi Agec), objectif élargi à l’ensemble du monde entre 2025 et 2030 | = | ||
Intégrer une démarche circulaire et éco-responsable dans la création | Nombre de produits intégrant une démarche circulaire proposés à la vente | Environ 2,8 millions de produits intégrant une démarche circulaire développés en 2023 | ➚ | |
Assurer la réparation des produits | Nombre de produits réparés | 202 000 produits réparés en 2023 | ➚ | |
Trouver des alternatives à l’usage de certaines matières, dont les plastiques | ||||
Améliorer l’impact de tous les emballages, de la production aux clients en passant par le transport | % des emballages (clients et intermédiaires) en matière renouvelable, recyclable et/ou recyclée | Intégration de 500 tonnes de nos déchets de carton dans la fabrication des cartons recyclés de nos boîtes orange | nouvel indicateur | |
Supprimer les plastiques à usage unique | % de plastique vierge à usage unique inutiles à échéance 2025 | 100 % des cintres en plastique recyclé | = | |
Conforter l’usage de matières naturelles | Indicateur de naturalité (Parfum et Dérivés cosmétiques) | 76 % des matières premières utilisées en parfumerie sont qualifiées de naturelles ou d’origine naturelle, ainsi que 59 % des matières premières utilisées dans les produits Beauté | ➚ | |
MaÎtriser l’ensemble de la chaîne de valeur avec une traçabilité opérationnelle et partenariats | ||||
| Analyser l’ensemble des catégories d’achat et des filières | % des catégories d’achat où les risques ont été cartographiés et nombre de filières ayant fait l’objet d’une analyse approfondie | 74 filières analysées représentant 99 % du chiffre d’affaires | ➚ |
| % de peaux de veau tracées jusqu’à la ferme d’élevage | En 2023, 60 % des peaux de veau tannées dans les deux tanneries de veau du pôle HCP ont été marquées pour assurer leur traçabilité | ➚ | |
% des peaux exotiques tracées jusqu’à la ferme | 100 % des peaux de crocodiliens et 100 % d’autruches sont tracées jusqu’à la ferme d’élevage | = | ||
Utiliser des cuirs provenant de zones géographiques à faibles risques sociaux et environnementaux | % des matières sourcées en Europe pour le cuir | 91 % des peaux sourcées en Europe | = | |
Contribuer à l’élaboration des standards les plus exigeants sur la gestion des filières | ||||
Contribuer à la construction de certifications, de standards avec des exigences élevées | Contribution à des groupes de travail filières ou sectoriel | Participation à l’ICFA (International Crocodilian Farmers Association) depuis sa création en 2016 |
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LPPS (Lizard Procurement and |
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SAOBC (South African Ostrich Business Chamber) depuis 2016 |
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Engagement au sein du LWG (Leather Working Group) depuis 2020 |
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Participation aux travaux sur le CVRF (Cuir de Veau Responsable Français) |
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Mettre en place une politique Bien-être animal en promouvant les critères les plus élevés | Nombre de filières animales couvertes par la politique Bien-être animal | 100 % des achats liés aux filières animales sont couverts par la politique Bien-être animal | = | |
% des métiers du groupe ayant une feuille de route Bien-être animal | 100 % des métiers s’inscrivent dans la politique Bien-être animal du groupe | = | ||
Mettre en place des certifications au sein de nos filières | ||||
Obtenir et maintenir des certifications sur les filières d’approvisionnement | Nombre de filières intégrant des objectifs de certifications à horizon 2030 | Diffusion du brief filières planifiant la mise en place de certifications ou labellisations pour 54 filières cibles | ➚ | |
Nombre de filières certifiées et recertifiées | 1re maison de luxe certifiée RJC COP en 2019 et renouvellement de la certification en 2022 | = | ||
74 % des tanneurs fournisseurs du pôle Maroquinerie sont certifiés LWG, et 100 % de nos tanneries internes (HCP) | ➚ | |||
Soutenir une agriculture plus respectueuse de la nature | ||||
| Contribuer à des travaux de recherche et à des initiatives menées sur le terrain | Projets accompagnés | Livelihoods : 25 projets agricoles soutenus et plus de 149 000 hectares plantés ou préservés | ➚ |
Accroître la part des approvisionnements certifiés selon des critères garantissant une agriculture durable | Mise en place de schémas de certification par filière | La Holding Textile Hermès poursuit le déploiement des productions certifiées GOTS pour la soie | nouvel indicateur | |
Évaluer nos impacts sur la biodiversité sur l’ensemble de notre chaîne de valeur (faune et flore) | ||||
Mesurer nos impacts biodiversité sur l’ensemble de la chaîne de valeur | Évaluation et suivi de l’impact sur la biodiversité d’ici 2025 (Act4Nature) | 92 % des activités évaluées selon une étude GBS (Global Biodiversity Score) en 2021, avec une mise à jour 2023 en cours sur l'activité de maroquinerie. | = | |
Réalisation des étapes 1 (matérialité) et 2 (priorisation) de la démarche SBTN sur l’ensemble du périmètre |
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Mener des études Biodiversité dédiées sur certaines filières | Filières étudiées | Analyse biodiversité de la filière cachemire avec l’Université d’Oulan-Bator, WWF France et WWF Mongolie |
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Mettre en place des actions de formation en matière de biodiversité pour tous les collaborateurs | ||||
| Développer des formations pour sensibiliser les collaborateurs | Nombre de collaborateurs formés | 4 105 personnes, soit 74 % des effectifs HMS, ont été sensibilisées à la culture du vivant Formation de plus de 2 400 collaborateurs depuis 2021, dont 900 en 2023 au e-learning Biodiversité |
➚
nouvel indicateur
➚ |
Travailler en partenariat avec les parties prenantes expertes en matière de biodiversité | ||||
Nouer des partenariats avec des organismes experts faisant référence sur le sujet de la biodiversité | Nombre et durée des relations | WWF France depuis 2016, renouvellement du partenariat en 2023 pour trois ans, membre du Laboratoire Capital Naturel depuis 2023 |
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EPE (Entreprise pour l'environnement) depuis 2018 |
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Orée depuis 2023 |
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CDC Biodiversité depuis 2020 |
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Mettre en œuvre des actions pour la biodiversité dans les métiers, filières et sites en fonction des impacts | ||||
| Mesurer les impacts biodiversité à l’échelle des sites de production | Nombre de sites de production sur lesquels un diagnostic Biodiversité a été mené | 100 % des maroquineries (ayant plus d’un an de fonctionnement) et cinq sites de production d’autres métiers ont réalisé : un inventaire et un plan d’action biodiversité (hors Paris) | ➚ |
Impliquer la chaîne de valeur sur des actions en faveur de la biodiversité | Diffusion d’un brief RSE aux fournisseurs avec un volet biodiversité | Volet biodiversité du brief RSE actualisée en 2023 80 % des fournisseurs ont reçu le questionnaire d’auto-évaluation RSE, incluant la biodiversité | ➚ | |
Chaque métier et chaque manufacture s’engagent non seulement à appliquer les principes de l’écoconception pour utiliser les matières à bon escient, mais aussi à réduire le gaspillage et à promouvoir la réutilisation et le recyclage pour tendre vers une économie circulaire. Le groupe travaille à la baisse d'impact de ses objets en axant sa démarche et ses actions sur la durabilité, la circularité, la réparabilité et la traçabilité de ceux-ci.
La direction de la transition industrielle & de la qualité, créée en 2022, accompagne de manière transverse les métiers du Prêt-à-porter Femme et Homme, de la Chaussure, des Accessoires de mode, de la Soie et Textile, de la Maison, de l’Internet des objets (IDO) et de la Bijouterie sur les sujets d’écoconception et d’économie circulaire. Cette démarche est également engagée au sein des métiers de la Maroquinerie, d’Hermès Horloger et de la division Parfum et Beauté.
L’équipe qui compose la direction de la transition industrielle & de la qualité est montée en puissance, passant de sept collaborateurs fin 2022 à vingt courant 2023. Elle est structurée en quatre directions pour animer les démarches qui relèvent du développement durable, à savoir :
Grâce à cette organisation, les métiers, apuyés par des ressources internes expertes conduisent dorénavant des analyses de cycle de vie précises avec de plus en plus de données spécifiques, sur leurs produits emblématiques afin de pouvoir notamment réduire leur impact environnemental. Plus de 80 % des métiers l’ont fait en 2023.
Cette démarche se construit en lien avec la stratégie carbone du groupe pilotée par la direction industrielle. Par exemple, les données carbone issues des ACV précises réalisées par les métiers permettront d’affiner les calculs du scope 3 du bilan carbone liés au cycle de vie des matières premières de nos produits (§ 2.5.6.2.1). Les plans d’action participeront à la décarbonation du groupe (§ 2.5.6.2.1).
La politique du groupe est d’aller toujours plus loin en matière d’écoconception de ses produits, en recourant « aussi peu que possible aux ressources non renouvelables, en leur préférant l’utilisation de ressources renouvelables, exploitées en respectant leur taux de renouvellement et associées à une valorisation des surplus de matières et des chutes de production qui favorisent le réemploi, la réparation et le recyclage »(4). Cette démarche préventive, s’appuyant sur des outils dédiés, notamment d’ACV(5), contribue à minimiser l’empreinte environnementale des produits sur l’ensemble de leur cycle de vie, sans compromis sur leurs qualités d’usage.
L’ambition de la maison est d’offrir des produits durables, écoconçus et respectueux de la nature, qui conservent leurs caractéristiques techniques sur la durée. L’excellence créative de la maison, le caractère souvent intemporel des collections permettent aussi à l’objet Hermès de rester désirable sur le temps long, prolongeant ainsi sa durée d’usage.
La démarche circulaire d’Hermès suit le principe des 9R, système proposé par l’Union européenne. Elle commence dès la conception de l’objet, en cherchant à minimiser son impact sur l’environnement grâce à une utilisation optimisée des ressources : réutiliser des matières dormantes, intégrer des matières recyclées et des produits rechargeables… Elle s’applique sur l’ensemble des produits de la maison, qui produit plus de 55 % de ses objets en interne, et se déploie progressivement auprès de nos fournisseurs et de notre chaîne de valeur, notamment pour la régénération de filières matières premières, avec comme objectif clair de réduire la consommation de matières premières et la génération de déchets.
Les équipes Hermès travaillent depuis toujours à la conception d’objets esthétiques, qualitatifs et durables dans le temps. Un objet qui dure et se transmet de génération en génération est implicitement un objet écoconçu. La méthode de l’analyse de cycle de vie (ACV), mise en œuvre depuis quelques années, permet de venir appuyer cette démarche de création responsable par des calculs davantage normés et chiffrés, et d’apporter un regard scientifique complémentaire. Ce sujet a été structuré afin de pouvoir suivre la norme ISO de la méthode environmental footprint dans les métiers autour de trois axes : la préparation du futur affichage environnemental (cf. § 2.7.3.2), la mesure d’impact précise des matières, process et produits afin de travailler sur une diminution d’impact holistique en commençant par les projets emblématiques et permanents et enfin, la sensibilisation des équipes de développement et des studios pour intégrer l’écoconception au plus tôt dans le processus créatif.
Pour la maroquinerie par exemple, le calcul intègre l’élevage, le tannage, l’extraction des métaux utilisés, la fabrication des produits, l’ensemble des transports jusqu’à leur arrivée en magasin et les éléments d’emballage (boîte orange, housse chevron, bolduc, shopping bag). Les calculs reposent soit sur des analyses internes, soit sur des bases de données faisant référence dans le secteur de l’ACV, telles que la Base Empreinte de l’Ademe ou la base EcoInvent. En ce qui concerne l’élevage par exemple, les données sont issues de la base Agribalyse® et les ACV sont conduites selon une sélection de critères issus des hypothèses de la réglementation européenne du PEF (score environnemental, Product Environmental Footprint). Pour le tannage, les facteurs d’émission spécifiques des tanneries du groupe ont été retenus. Il s’agit de s’appuyer de plus en plus sur des métriques réelles et unitaires, qui permettent de mettre en place des objectifs concrets d’amélioration et non des moyennes sectorielles à vocation plus descriptive.
Le sujet de l’empreinte environnementale et de l’écoconception est supervisé par le Conseil du développement durable, et mis en œuvre par les instances opérationnelles au plus proche des réalités techniques. En complément du responsable au sein de la direction industrielle, une équipe de cinq personnes est par exemple dédiée au calcul des ACV de huit métiers du Groupe. Les pôles Tanneries et Maroquinerie ont également des responsables de ces calculs. Une communauté a été mise en place et constitue un réseau ACV interne, afin d’assurer cohérence dans les travaux et partage des bonnes pratiques. Il travaille avec les autres réseaux de la maison, dont celui en charge de la décarbonation.
Un projet groupe a été initié dès 2021, en collaboration avec les métiers Maroquinerie, Prêt-à-Porter Femme et Homme, Chaussure, Accessoires de mode, IDO (Internet des objets), Soie et Textiles et Hermès Maison. Chaque métier avait présenté entre une et dix références de produits emblématiques, tels que le sac Birkin, le manteau femme en cachemire, la porcelaine des Arts de la table ou une pièce de mobilier. Les différentes étapes de ces 50 ACV ont mobilisé plusieurs dizaines de collaborateurs sur une durée de six mois, regroupant les études par grandes familles d’objets : textiles, produits multi-matières, produits complexes…
Les premiers enseignements ont conduit la direction de la transition industrielle & qualité à formaliser une approche groupe en trois étapes :
En 2023, sous l'égide du réseau ACV, un outil groupe a été testé. L'objectif est de dépoyer un outil ACV commun à l'ensemble des métiers du groupe. La méthode d’évaluation est cohérente avec avec la méthodologie européenne, Product Environmental Footprint, et permet de calculer 16 indicateurs d’impacts qui tendent à retranscrire les enjeux de santé humaine (toxicité, particules,...), les impacts sur les ressources naturelles (épuisement de l’eau, épuisement des ressources fossiles, ...) et les impacts sur les écosystèmes (changement climatique, eutrophisation des sols, ...).
20 % des volumes du pôle Métiers (qui regroupe notamment les activités Vêtements, Chaussures et Accessoires, Bijouterie, Art de vivre, cf. chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.6) sont couverts par des ACV représentatives en 2023. Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie pour préparer les Métiers à répondre aux exigences de l’affichage environnemental français, prévu comme volontaire en 2024 et obligatoire en 2025. Dans cette démarche à courte échéance, une cartographie des articles critiques vis-à-vis de cette obligation a identifié en priorité des produits d’habillement.
Les objets Hermès sont essentiellement composés de matières premières d’origine naturelle (minérales, animales ou végétales), dont la production peut avoir des impacts environnementaux très différents, donnant donc lieu à des études très diverses. Ces matières nobles et de la plus haute qualité possible grâce à un sourcing précautionneux contribuent à la longue durée de vie des produits. Cette durabilité doit être prise en compte dans l’évaluation de l’empreinte environnementale, qui s’apprécie comme le rapport entre une somme d’impacts et la durée de vie de l’objet.
Ces calculs permettent de confirmer des grandes tendances, mais aussi d’identifier des enjeux moins intuitifs. La part du fret, par exemple, ne représente, pour la grande majorité des produits étudiés, qu’une assez faible part de l’impact carbone (moins de 5 %). En revanche, du fait du nombre d’heures de travail artisanal très élevé nécessaire à la fabrication des objets Hermès, les trajets pendulaires domicile-travail des salariés (intégrés dans la méthodologie de manière volontaire) peuvent parfois représenter une part significative de l’impact CO2 d’un produit (ainsi, pour un objet de maroquinerie demandant deux jours de travail artisanal, ce sont les émissions carbone de quatre trajets domicile-travail qui sont allouées à un seul objet). Ce calcul illustre la spécificité du modèle artisanal d’Hermès, et la nécessité d’avoir une vision globale des impacts de l’activité par rapport à la qualité attendue et la durabilité dans le temps des objets.
Les équipes du pôle Tanneries ont initié depuis 2021 des ACV pour évaluer l’impact environnemental des cuirs tannés par la maison. Le périmètre de ces ACV s’étend de l’élevage des animaux à la sortie des tanneries pour que les données soient réutilisées directement dans les ACV des Métiers utilisant nos cuirs. L’accès aux données spécifiques propres à la chaîne de valeur d’un produit est déterminant dans la réalisation d’une analyse environnementale pertinente. La démarche d’Hermès Cuirs précieux est d’associer à chaque article emblématique et stratégique un résultat d’empreinte environnementale, conformément aux références réglementaires et aux démarches d’écoconception auxquelles la maison répond. Elles prennent donc en compte chaque espèce (crocodiliens, lézards, et veaux à ce stade), chaque site de production (fermes et tanneries) et les différents procédés de fabrication des articles emblématiques (par exemple, le sac Himalaya en cuir Box ou en cuir Epsom). Conformément aux normes ISO 14040-44, les ACV réalisées par les tanneries du groupe suivent lorsque possible la méthodologie du Product Environmental Footprint Category Rule (PECFR) Leather, projet d’affichage environnemental européen. Ce dernier est applicable aux cuirs de bovins, ovins et caprins. Les ACV des cuirs exotiques suivent aussi au plus près les lignes directrices de cette méthodologie destinée à renseigner le consommateur final.
En 2022 et 2023, environ 40 cuirs ont fait l’objet d’une ACV et plusieurs types de tannages ont été étudiés afin de mesurer leurs avantages d’un point de vue environnemental. Les enseignements de ces ACV sont examinés par le Comité de direction d’HCP et par les tanneries afin d’identifier des actions d’écoconception. La démarche a également été présentée aux Métiers Hermès et aux équipes d’HMS explorant des innovations chimiques ou matière en lien avec le cuir. Le pôle contribue également aux initiatives de la filière cuir initiées par le Centre technique du cuir (CTC) et à celles de la filière d’élevage decrocodiliens initiées par l’International Crocodilian Farmers Association (ICFA).
En 2023, le déploiement de l’ACV comme outil d’écoconception et de conformité réglementaire s’est poursuivi au sein de la division Tanneries. HCP a par exemple été un des moteurs de l’appel d’offre de la sélection et à la phase de test d’un outil de réalisation d’ACV en ligne pour le groupe. Dans le cadre des travaux pour répondre à l’affichage environnemental français, une cartographie des articles critiques vis à vis de cette règlementation (articles d’habillement) a été réalisée. Ainsi, 14 ACV spécifiques ont été faites en 2023 sur les cuirs de crocodilien, de lézard et de veau utilisés plus spécifiquement pour le prêt-à-porter, la chaussure ou des accessoires comme la ceinture ou la ganterie.
Les montres Hermès sont des objets durables, réparables et destinés à être transmis de génération en génération. Hermès Horloger souhaite néanmoins en minimiser l’empreinte environnementale sur l’ensemble de leur cycle de vie. Avec l’aide d’un cabinet externe, le métier a lancé une démarche en 2023, appuyée sur l’ACV de l’Heure H, montre emblématique et à fort volume selon la méthodologie de la règlementation européenne du PEF (Product Environmental Footprint). Les résultats ont mis en évidence les phases et les matières les plus impactantes du cycle de vie et seront utilisées dans un objectif d’écoconception. Hermès Horloger travaille également avec ses parties prenantes (concurrents, associations professionnelles, etc.) à la création d’une méthodologie d’ACV propre à l’industrie horlogère suisse.
Le groupe calcule également des ACV hors de sa chaîne de production. À titre d’exemple, le matériel destiné à la publicité sur les lieux de vente des produits de Parfum et Beauté a-t-il légalement fait l’objet d’ACV, permettant d’identifier et de mettre en œuvre des modifications pour limiter leur impact environnemental : la livraison à plat est généralisée, afin de diminuer le volume transporté et réduire ainsi de 47 % l’impact ACV, le pelliculage est supprimé pour faciliter le recyclage du carton, et le plastique recyclé est systématiquement utilisé sur certaines parties.
Fort de sa dimension artisanale, le groupe s’inscrit depuis toujours dans les principes de l’économie circulaire, avec pour préoccupation centrale de réduire au maximum les chutes de production, de les réemployer et également avec son expertise en matière de réparation et d’après-vente. Les emblématiques agendas ont ainsi été imaginés à l’origine pour utiliser des matières issues de la fabrication des selles dans les années 1930. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre cette voie au maximum en animant des projets de recyclage plus systèmatiques de toutes les matières et d’upcycling des objets, sans oublier le sujet des emballages.
Plusieurs boucles de circularité ont été mises en place au sein de la maison. Il peut s’agir de recyclage de matières, de réutilisation de matières, de recyclage de produits, en complément des démarches présentées aux § 2.4.1.3, 2.4.1.4 et 2.4.1.5. La valorisation matière peut être effectuée par un partenaire, ou au sein du groupe entre les différents métiers, lorsque, par exemple, un fil composé de 20 % de soie recyclée issue des carrés Hermès est utilisé dans la maille d’une écharpe.
Compte tenu de leurs enjeux stratégiques, ces sujets sont suivis à plus haut niveau par le Comité exécutif, pour prendre en compte leurs aspects créatifs, industriels, coopératifs et d’image. Les nombreux projets circulaires transversaux au sein des métiers sont opérationnellement suivis par deux experts de la direction de la transition industrielle & qualité. Cette direction facilite pour chaque métier la mise à disposition des matières non utilisées, au bénéfice des autres métiers du groupe et coordonne les opérations de recyclage sur l’ensemble des catégories de produits et métiers, notamment ceux soumis en France aux échéances fixées par la loi AGEC en 2022 puis en 2024. Compte tenu de la maturité acquise par les équipes, le Comité circularité qui avait impulsé ces sujets en 2021 a été remplacé en 2022 par des instances spécifiques au sein de l’ensemble des métiers, travaillant en réseau, qui permettent l’échange de bonnes pratiques et de solutions techniques dédiées à une maille désormais plus fine. L’organisation est opérationnelle pour atteindre l’objectif « zéro destruction », entre 2025 et 2030 au niveau mondial, compte tenu des exigences de qualité du groupe, et s’inscrit dans le respect des différentes réglementations auquel il serait soumis à moyen terme.
Les formations RSE dispensées auprès de différents métiers de la maison comportent un module dédié à la circularité afin d’en faire diffuser largement les principes. Elles permettent également de bien cerner les gisements matières pouvant faire l’objet de recyclage et réemploi.
Dans un souci de pragmatisme, le groupe travaille avec les prestataires indépendants, souvent des start-up, qui ont développé et acquis des savoir-faire souvent très pointus afin de réaliser avec eux des études de recyclabilité des produits. Les enseignements tirés de ces études sont intégrés dans la conception des produits pour en faciliter le démantèlement éventuel et participer à l’amélioration du niveau de maturité de ces différentes filières, et construire également des compétences internes sur ce sujet. Le groupe comme ses partenaires travaillent pour améliorer leurs processus de recyclage pour éviter le downcycling(6) et aller vers plus de valeur ajoutée, et aussi pour privilégier les boucles les plus petites en évitant les modifications et étapes de transformations supplémentaires qui sont présentes dans les boucles les plus longues.
Dans l’objectif d’éviter le gaspillage et de favoriser cette circularité, des ressources humaines et matérielles sont mobilisées pour identifier et récupérer toutes les matières premières en surstock pour les proposer en interne aux métiers en priorité, puis ou au don, ou au recyclage.
Engager nos métiers et créateurs autour de la circularité de façon ludique – le prix Recycl’H
Afin que les collaborateurs s’approprient concrètement les concepts de la circularité, le prix recycl’H a été créé, avec un pilote réalisé en 2022. Ce défi inter-métiers Hermès autour de la circularité vise à récompenser la création d’un objet utile à usage interne en valorisant des matières inexploitées. Les premières équipes ayant concouru au prix ont choisi les chutes de cuir comme gisement principal et en ont fait des étuis (pour un badge ou pour du petit matériel). Plus de 2 000 objets ont été produits à l’issue de cette première édition pour ces petits objets utilisés comme cadeaux en interne avec un tel succès que l’opération est amenée à être reconduite.
Les métiers ont intégré cette philosophie et de nombreux projets ont vu le jour en 2023 :
Au sein du studio "Accessoires de mode", une styliste est entièrement dédiée aux projets d’upcycling et propose à chaque collection des produits qui intègrent matières endormies et chutes de fabrication en les ennoblissant grâce à sa créativité et les savoir-faire de la maison.
La circularité est également mise en œuvre dans le monde industriel, par exemple au sein du pôle Tanneries, à travers deux projets (cf. § 2.5.3) : l’un pour utiliser dans nos fermes de l’eau provenant d’une usine de canne à sucre puis rendre l’eau usée comme engrais pour des champs, un second pour irriguer avec l’eau des fermes une plantation de bois de santal destiné à l’exploitation par Hermès Parfums.
Petit h est avant tout une démarche de re-création unique : inventer des objets issus des matières Hermès non utilisées dans la production des collections de la maison, en conjuguant l’excellence de ses savoir-faire et la créativité d’artistes et de designers. Petit h existe depuis plus de 10 ans, ayant ainsi développé une expertise issue de l’expérience qui irrigue tous les métiers. Chaque artisan de petit h travaille à partir des matières disponibles, rassemblées dans un lieu unique, foisonnant, où chaque ressource est référencée et n’attend que l’inspiration d’un artiste invité.
Ces créations à rebours, et non à partir d’une idée préconçue, permettent d’élaborer une nouvelle typologie d’objets originaux, décalés, drôles et conservant les singularités des créations Hermès, à savoir, utiles, réparables et durables dans le temps. Tous les métiers du groupe sont représentés avec une liberté créative. Fins de collection, accessoires, pièces obsolètes (par exemple, toute une collection d’arçons datant des années 1960…).
Chutes de cuir, étoffes, soie, porcelaines… toutes ces matières qui, détournées, ennoblies et délestées parfois d’un minuscule défaut initial renaissent grâce à des savoir-faire uniques et au talent des artistes. Elles sont souvent combinées, soit entre elles, soit avec des matières brutes (terre cuite, rotin…). Des éléments de scénographie présentant un potentiel peuvent également être conservées dans l’attente d’une seconde raison d’être.
Chaque matière éveille la créativité des artistes et se met ainsi au service de l’innovation. Les équipes cherchent à donner leur chance à tous les fragments de matière afin qu’ils puissent devenir un nouvel objet grâce au savoir-faire exceptionnel des artisans.
Ainsi, en 2023, grâce à des techniques développées au sein de l’atelier, les pièces de cuir vont se mouler dans des contreformes de cristal, des bobèches de lustreries finement ciselées ou des pièces de porcelaine endormies, qui vont y laisser leurs empreintes. Deux matières se rencontrent, le cuir et le cristal ou la porcelaine au gré de l’inspiration des artisans dans un process de fabrication totalement artisanal où, à l’issue, le cuir devient un contenant, au décor original subtilement façonné, sans couture ni taille.
Ces démarches d’upcycling innovantes se sont élargies à la propre circularité de petit h. Des chutes issues du processus créatif de petit h sont conservées et exploitées. Les confettis de cuir sont devenus des anses feuilletées pour des poteries uniques.
À ce jour, ce processus de circularité semble n’avoir comme limite que l’imagination de l’artiste, étant donné que l’artisan qui donne vie à l’objet met son savoir-faire au service de la création.
C’est dans ce respect des matières et des savoir-faire, cet esprit de bon sens, que petit h participe naturellement à la valorisation des matières d’exception.
Certaines créations sont fabriquées comme des pièces uniques, au bon vouloir des matières existantes. D’autres sont également réalisées grâce à des productions maîtrisées et contrôlées. Cette démarche créative et singulière résonne à travers une distribution originale et inventive hors des sentiers classiques, avec un point de chute permanent à Paris, au magasin de Sèvres et des ventes éphémères à l’étranger. En 2023, ce sont Osaka et Pékin qui ont accueilli ces escales.
Petit h est depuis plus de 10 ans un laboratoire pionnier qui a incité les métiers à identifier des solutions d’upcycling originales, commercialisées ensuite en plus grande série.
Le Conseil du développement durable suit avec attention l’enjeu des invendus, pour la bonne application de la loi Agec en France comme pour sa déclinaison à l’ensemble du périmètre du groupe. En 2023, un nouveau comité regroupant toutes les personnes en charge de porter l’ambition « zéro destruction » d’Hermès, a été créé, permettant le partage des bonnes pratiques et l’amélioration continue de l’ensemble des opérations visant à atteindre l’objectif fixé. Au sein de cette instance, une démarche d’amélioration continue de l’ensemble des processus liés à la fin de vie des produits a été initiée, permettant notamment de prévoir les volumes à traiter en fonction des débouchés possibles et d’anticiper les plans d’action nécessaires. L’écosystème de valorisation étant encore en construction, de nouveaux débouchés apparaissent régulièrement et sont identifiés par les équipes.
Le modèle économique d’Hermès, qui repose sur la liberté d’achat des magasins et la désirabilité des produits de la maison, génère organiquement un très faible nombre de produits invendus, significativement très inférieur aux moyennes sectorielles. Ces dernières années, et notamment en 2023, ayant de plus été marquées par une difficulté à répondre à la demande soutenue de nos clients, le niveau des invendus est conjoncturellement très bas, ce qui a favorisé la transition du groupe en la matière.
L’offre en boutique est directement et librement définie par chaque directeur, responsabilisé pour choisir le bon assortiment pour sa clientèle locale. En complément, pour optimiser les ventes au niveau régional, les filiales organisent des transferts entre les différents magasins, ne laissant que peu de produits invendus.
La gestion des invendus s’organise, autour de différentes actions successives et complémentaires. Dans une quinzaine de pays, des ventes exceptionnelles destinées à nos clients sont organisées aussi souvent que nécessaire par toutes les filiales de distribution afin de permettre l’écoulement des produits qui n’auraient pas été vendus en magasin, et notamment les produits saisonniers. Des ventes régulières des invendus et des seconds choix, à destination du personnel, constituent un canal supplémentaire pour éviter le gaspillage dans le respect des législations locales et fiscales. Les collaborateurs des pays principaux ont désormais accès à un outil de vente en ligne sécurisé.
En complément de ces dispositifs, une équipe « nouvelles chances produits » a été constituée, qui administre la collecte des produits en mesure d’être donnés à des associations partenaires, démarche initiée il y a plus de 10 ans. Dans ce cadre, ce sont plusieurs milliers de produits dégriffés et anonymisés qui sont donnés chaque année à ces partenaires, qui en assurent la diffusion auprès de personnes en difficulté. Ces partenaires luttent contre la précarité matérielle de leurs bénéficiaires et s’appuient sur une démarche d’économie circulaire et solidaire tout en garantissant la redistribution aux personnes les plus fragiles qu’ils suivent. Cette démarche peut s’appuyer sur la collaboration de volontaires en interne, et ainsi, en 2023, 130 collaborateurs ont été mobilisés pour dégriffer les pièces éligibles au don, retirer les signes identitaires tels que les boutons et les remplacer, contrôler les articles avant de les remettre au partenaire charge de leur distribution. Cette opération avait été lancée en 2016, et a déjà mobilisé plus de 600 collaborateurs au total.
« Le luxe, c’est ce qui se répare » avait coutume de dire un des anciens dirigeants du groupe. Par leur conception, la qualité des matières et des savoir-faire, les objets Hermès peuvent être entretenus, réparés, rénovés afin de prolonger leur durée de vie. De la selle à la soie en passant par la montre, tous les propriétaires d’objets Hermès peuvent demander leur entretien partout dans le monde. Avec 202 000 interventions ou prestations(8) effectuées en 2023, représentant une activité en hausse de 13 %, cet engagement constitue une réalité opérationnelle, dans tous nos magasins. Les clients, notamment en Asie, y sont de plus en plus sensibles et n’hésitent pas à solliciter les équipes dédiées pour donner une seconde vie, notamment à un objet ancien.
Avec plus de 1 000 références de prestations, Hermès présente la particularité de proposer un service Après-Vente sur mesure à ses clients, sans limite dans le temps, sur l’ensemble de ses métiers et partout dans le monde. La maison met en effet un point d’honneur à assurer l’entretien et la restauration de ses objets, fabriqués artisanalement, afin de prolonger leur vie autant que possible.
Axe stratégique d’Hermès, cette activité mobilise plus de 90 artisans dans quatre ateliers, dont un nouveau ouvert à Paris en 2023. L’objectif est d’accompagner la croissance du groupe et de faire évoluer le nombre d’artisans et les infrastructures dédiées à celle-ci. L’activité Après-Vente occupe également plus de 70 personnes en central, qui ont contribué à traiter 82 000 produits en France en 2023. Ce service d’experts a pour missions principales : la gestion des demandes d’entretien adressées par les magasins, le pilotage des interventions dans les ateliers et des relations avec les fournisseurs, l’accompagnement des métiers sur les sujets qualité et réparabilité, ainsi que l’assistance des magasins vis-à-vis des clients.
La stratégie de la maison est de rendre ces opérations d’entretien et de réparation les plus faciles et efficientes possible pour tous nos clients dans le monde entier. Le premier contact pour ces interventions est le vendeur en magasin, formé afin de pouvoir diffuser les messages essentiels relatifs à l’entretien des produits. En 2023, par exemple, l’ouverture d’un nouvel espace dédié à l’Après-Vente au sein de la boutique de Chicago a permis de renforcer leurs actions en profitant de la réouverture du magasin en novembre. Les rénovations de magasin sont l’occasion de créer un espace d’accueil privilégié, où les demandes des clients sont prises en charge dans des conditions optimales. La prescription en matière de réparation est ainsi facilitée, que ce soit pour des services singuliers (sur-teinture des carrés, restauration de malles…), des prestations offertes (mise à taille des bagues, fourniture de liens et cordons, etc.) ou de l’entretien indispensable aux produits en cuir pour en prolonger la durée de vie. La logistique de ce service est dédiée car spécifique à l’envoi unitaire de produits.
En complément, soucieux d’offrir un service de proximité aux clients et de réduire l’empreinte carbone liée au retour des produits, l’Après-Vente développe et coordonne également des réparations locales dans le monde. Il assure la sélection, les tests, les audits, l’agrément d’un certain nombre d’ateliers, dans la plupart des pays où sont implantés les magasins, ainsi que le suivi et l’accompagnement des filiales. Dans ce cadre, la maison poursuit également l’implantation d’ateliers locaux internes dédiés aux réparations Cuir proche de ses flagships. Ces ateliers sont animés par des artisans expatriés qui font profiter les clients locaux de leurs expertises dans l’entretien de tous les articles de maroquinerie Hermès.
Ainsi, en 2023, plus de 120 000 interventions ou prestations ont été effectuées localement, dont 26 % sur la maroquinerie par 40 artisans expatriés en filiales. Avant leur départ, ces derniers suivent une formation dédiée de sept mois afin d’approfondir leur savoir-faire et leur expertise propres à l’entretien et à la restauration des objets de maroquinerie.
Le premier séminaire Après-Vente rassemblant plusieurs dizaines de membres de la communauté a eu lieu en juin 2023 et a été l’occasion de partager un référentiel de certification interne. L’objectif de celui-ci est d’assurer le même niveau de prestation dans tous les magasins et d’offrir à nos clients l’excellence en matière d’Après-Vente. Madrid fut mis à l’honneur durant ce séminaire en tant que magasin pilote ayant obtenu sa certification en juin, après plusieurs mois de préparation et un audit final réalisé par les équipes de l’Après-Vente central. L’objectif est de certifier progressivement tous les magasins. D’ores et déjà, le magasin de Lille s’est engagé dans cette démarche de certification en France, et Singapour et la Belgique seront les prochains pays en 2024.
L’ensemble des opérations mises en œuvre vise à se rapprocher le plus possible des spécifications d’une matière neuve et ainsi à créer une véritable boucle fermée de matière afin de réduire les prélèvements de ressources naturelles et l’utilisation d’intrants chimiques.
Lorsqu’une matière ou un produit fini ne peut pas être réutilisé et doit être recyclé, Hermès privilégie toujours une réintégration de la matière recyclée en interne, c’est à dire « en boucle fermée ». Toute opération de recyclage transformant la matière première, il est parfois difficile de la réutiliser exactement pour le même usage que lors de son emploi premier. Au-delà des difficultés techniques pour obtenir cette nouvelle matière transformée, l’enjeu est d’identifier en interne un produit ou co-produit qui pourra intégrer cette matière recyclée de façon pérenne et que cette opération réduise effectivement l’impact environnemental de l’ensemble du dispositif, en garantissant la traçabilité des matières recyclées utilisées. En 2023, les articles invendus et les chutes de production en soie sont ainsi recyclés: après différentes étapes de tri, de découpe et d'affilochage, permettant la récupération de la fibre de soie, celle-ci est intégrée à hauteur de 20% à la fabrication du fil de trame des housses de protection en chevron. De même, il a été possible de développer un fil composé de 20 % de soie recyclée et de 80 % de cachemire vierge. Enfin, de la feutrine, utilisée pour la protection des articles de maroquinerie, a aussi été produite à partir de fibres de coton et de fibres de cachemire issues du chutes de production. Ces initiatives ont pour objectif d’aboutir à des processus industriels visant à recycler l’essentiel des chutes de production textile.
Lorsque la « boucle fermée » n’est pas envisageable, notamment au regard de la maturité des technologies de recyclage, la matière sera orientée en « boucle ouverte ». C’est-à-dire que cette dernière sera cédée à un professionnel de la revalorisation de cette matière qui l’orientera une fois transformée vers une application chez un autre industriel. Une illustration de ce type de recyclage en boucle ouverte est la refonte des pièces métalliques en surstock auprès d’affineurs spécialisés et qui alimenteront ensuite le marché européen des métaux recyclés.
Sans attendre la publication de la loi française Agec (anti-gaspillage et économie circulaire), les métiers avaient accéléré leurs initiatives à travers de nombreux groupes de travail, qui ont imaginé des solutions de recyclage aujourd’hui opérationnelles à grande échelle. Dans sa démarche d’économie circulaire, le pôle Textile (HTH) a intensifié ses actions de réemploi ou upcycling visant l’optimisation du taux d’utilisation des matières. Ainsi, en 2023, 24 tonnes de matières textiles ont été recyclées à travers des projets internes et externes, représentant 28 % de l’ensemble des déchets textiles produits par ce pôle. Ce pourcentage est en croissance sur les dernières années.
Les objets Hermès sont conçus pour durer car leur conception technique et leur mode de fabrication privilégient la robustesse, dans la tradition des artisans selliers. Le fameux « point sellier », toujours utilisé dans les ateliers de maroquinerie, est ainsi né de l’impératif de résistance des coutures aux contraintes du harnachement. La qualité des matières premières utilisées est la première garantie de la durabilité des objets Hermès. Leur sélection fait l’objet d’un processus rigoureux, qui garantit la pérennité des produits de la maison.
Le groupe n’utilise donc que des matières de la meilleure qualité, en optimise également l’usage par ses méthodes de production. Il développe la réutilisation, ou le recyclage des éventuelles chutes de production. Les achats sont ajustés au plus près des besoins, pour limiter le gaspillage. L’approche artisanale intégrée est à ce titre un avantage, assurant une forte proximité entre les acheteurs et les artisans. Chaque métier travaille à améliorer sans cesse l’utilisation de ces matériaux rares et précieux, pour n’en consommer que le nécessaire.
Les matières utilisées sont issues de sources naturelles et renouvelables, prélevées en respectant leur potentiel de régénération, comme dans le cas des peaux issues d’animaux d’élevage, ou pour les principales matières textiles (soie, cachemire, laine). La préférence historique de la maison pour les cuirs et les fibres naturelles évite le recours à l’utilisation de matériaux synthétiques et non renouvelables issus du pétrole.
Le cuir est une matière d’origine animale, rendue imputrescible grâce à un traitement de tannage adapté, soit en mégisserie pour les peaux d’agneau, de mouton, de chèvre, soit en tannerie pour les peaux issues de bovins ou de reptiles. Les peaux utilisées en maroquinerie sont essentiellement des sous-produits de l’élevage destiné à l’alimentation. On parle quelquefois de « 5e quartier » pour les peaux, la tannerie étant parfois qualifiée d’une des plus anciennes industries de recyclage du monde. Hermès n’utilise que des cuirs « pleine fleur », c’est-à-dire la partie supérieure de la peau, sans la modifier pour en améliorer l’aspect. Les cuirs utilisés par Hermès sont donc rares et d’une qualité exceptionnelle. Les peaux viennent de nos propres tanneries ou de partenaires de longue date. Les acheteurs contrôlent unitairement ces peaux achetées chez nos fournisseurs, afin de vérifier leur qualité. Pour les cuirs bovins en particulier, les longues relations entretenues par nos tanneries avec nos partenaires ont permis de développer une véritable expertise, qui s’appuie sur la technologie autant que de besoin.
Concernant les peaux exotiques, la maîtrise de l’élevage des crocodiliens dans les fermes d’alligator mississippiensis et de crocodylus porosus (le groupe est lui-même opérateur), les relations étroites et constantes entretenues avec les fournisseurs de peaux exotiques brutes et le contrôle de toutes les opérations de transformation en tannerie (rivière, tannage, teinture et finissage) permettent à la maison de gérer au plus juste les achats, la qualité, les enjeux éthiques et l’utilisation des matières dans les procédés de fabrication. Plusieurs projets sont déployés dans les fermes et les tanneries afin d’améliorer la maîtrise de la qualité et d’optimiser l’utilisation de la matière. À titre d’exemple, des systèmes digitaux de prise de vue des peaux, en début de processus en tannerie, sont déjà utilisés ou en cours de déploiement. Ils permettent l’identification des défauts, facilitent le tri et maximisent ainsi l’utilisation des peaux tout en réduisant le gaspillage.
La consommation parcimonieuse des cuirs a toujours été au cœur des préoccupations des manufactures : ainsi, l’artisan coupeur est formé, dès son entrée au sein de la maison, à une coupe des cuirs au plus juste. Une coordination entre manufactures est animée au quotidien afin d’optimiser l’exploitation des peaux et des chutes de coupe : l’analyse du taux d’utilisation des peaux est un indicateur de pilotage des ateliers. C’est la raison pour laquelle les nouveaux responsables de production et d’atelier coupe sont systématiquement formés à l’outil d’analyse permettant d’assurer un pilotage optimal de cette consommation, dans le but d’acquérir plus rapidement les meilleures pratiques et d’optimiser l’utilisation des peaux.
Par ailleurs, un référentiel de bonnes pratiques de coupe est mis en œuvre sur chaque site. Ce guide est alimenté au fur et à mesure par de nouvelles pratiques expérimentées positivement par les artisans coupeurs et partagé avec l’ensemble des sites. Une évaluation de ces bonnes pratiques a été réalisée sur 22 sites et a permis de constater la bonne application du référentiel.
Dans l’objectif de maximiser le réemploi au sein des ateliers, la coordination entre sites a été renforcée en 2023 grâce à la mise en place d’un logiciel interne permettant la digitalisation du stock de chutes. Compte tenu du développement de l’activité, avec des ouvertures de site tous les ans, il est important de favoriser la visibilité de ces stocks et les possibilités d’échanges entre sites pour préserver et revaloriser la matière. L‘application a été déployée sur l’ensemble des sites en 2023. Elle rencontre une vraie adhésion de la part des acteurs, et maximise le réemploi du cuir. Ainsi, la fabrication des articles de petite taille est de plus en plus réalisée à partir de ces chutes.
Grâce à cette démarche qui se renforce et à la visualisation informatique des données, ces chutes sont optimisées et permettent aussi de créer des produits sans avoir besoin d’utiliser de nouvelles peaux entières, réduisant d’autant les prélèvements sur la nature.
Grâce à des opérations de substitution et d’écoconception, en 2023, 88 500 produits ont été fabriqués à partir de ces chutes, sans achat complémentaire de cuir, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2022.
Le niveau d’intégration du pôle Textile à travers toutes les opérations de transformation (tissage, impression, finition et confection) assure une maîtrise au plus juste de l’utilisation des matières premières approvisionnées. Toutes les unités de fabrication appliquent un suivi et des actions de réduction des chutes et rebuts, dans le cadre de la démarche qualité.
À l’étape du tissage, un groupe de travail a permis, après analyses et tests techniques, d’identifier et de démarrer la mise en œuvre de pistes de réduction des chutes de cachemire par un meilleur dimensionnement des laizes pour un meilleur ratio surface imprimée/surface du support. Les longueurs de pièce ont été optimisées pour réduire les pertes de matière.
Au stade de l’impression, les laizes de soie sont sélectionnées selon leurs spécifications pour adapter les supports aux techniques d’impression et aux produits fabriqués. Cette approche permet d’augmenter le taux d’utilisation des laizes et d’éviter les rejets de laizes non conformes.
Pour le métier Soie, la gestion de la planification « au manquant » a permis depuis 2018 de réduire les déchets de production. Certains accessoires en soie sont désormais réalisés à partir de pièces en grande largeur, ce qui réduit les quantités de rebuts en coupe et limite les besoins en énergie et en eau au long du process. De même, l’allongement des tables d’impression aux Ateliers AS a permis un gain substantiel en colorants et textiles, réduisant ainsi les chutes.
Hermès, maison de création, a toujours été à la recherche de nouvelles matières innovantes, selon un cahier des charges constant et très exigeant : qualité physique et résistance, aspect extérieur et qualité esthétique, durabilité dans le temps et réparabilité, empreinte environnementale maîtrisée sur l’ensemble du cycle de vie. Cette recherche s’exerce à la fois sur des matières traditionnelles, mais aussi sur des pistes plus nouvelles.
Ainsi, une nouvelle matière a-t-elle été créée avec la technologie de biofabrication Fine Mycelium qui est fabriquée à partir de la partie végétative du champignon, développée par la start-up américaine MycoWorks. Biodégradables et résistantes, les feuilles de cette matière sont ensuite traitées et finies en France par les tanneurs Hermès afin d’affiner encore leur résistance et leur durabilité. Elles ont été utilisées par les artisans pour la fabrication du sac Victoria qui a été dévoilé en mars 2021. La maison poursuit ses travaux pour intégrer cette nouvelle ressource dans ses productions.
La designer en charge depuis trois ans de collections accessoires et bijoux intégre encore davantage la réduction d’impact environnemental dans ses créations, dans une logique d’écoconception. Une initiative a consisté à créer une nouvelle matière appelée Vulcanium™ à partir du broyage de chutes de cuir ou de peaux déclassées qui est utilisée en bijouterie fantaisie (pendentif Chaîne d’ancre en 2023). En 2023, le métier a également proposé un nombre plus significatif de pièces en titane, un métal dont l’impact environnemental est plus faible que celui des métaux traditionnellement utilisés pour la bijouterie fantaisie (laiton, inox…).
En maroquinerie, les innovations dans le domaine de la tannerie des peaux permettent également d’avoir des cuirs de plus en plus adaptés à une offre créative, plus souples, avec des grains différents et des coloris spécifiques, tout en optimisant l’usage des intrants et en réduisant l’empreinte environnementale des matières.
L’utilisation de la technologie 3D réduit les impressions papier, les patronages lors des fabrications de collections de prêt-à-porter, travaillées de plus en plus avec des matières plus responsables.
Le principe « zéro déchet » est intrinsèque à la fabrication de bijoux en métaux précieux. Historiquement, ce sont les coûts de ces métaux qui ont poussé les acteurs du secteur à développer des stratégies d’économie de la matière, de maximisation de son utilisation et de récupération totale des chutes, jusqu’aux moindres poussières. Aujourd’hui, cette expertise dans la collecte et le retraitement contribue à la limitation significative de l’impact de la filière.
Chez HMM, le laiton est une des matières principales pour réaliser les pièces métalliques destinées aux objets Hermès. Cet alliage fait l’objet d’une attention toute particulière pour répondre aux enjeux environnementaux liés à l’extraction des métaux qui le composent (cuivre et zinc majoritairement). HMM travaille sur la mise en place d’initiatives de circularité, comme le recyclage des pièces rebutées après broyage afin d’en réaliser de nouvelles.
Fidèle à l’ambition du groupe de limiter le recours et l’extraction de ressources vierges, Hermès Horloger a mis en place un atelier spécifiquement dédié au travail de l’or afin de récupérer un maximum de matière issue de chutes de production. Cette dernière est ensuite renvoyée au fournisseur en circuit fermé. Un projet similaire est en prévision pour 2024-2025 sur de l’acier à 80 % recyclé.
Hermès Parfum et Beauté continue sa trajectoire de classification et d’optimisation des matières premières pour ses parfums et cosmétiques. Plus de 400 matières premières différentes sont au catalogue. Elles sont naturelles ou d’origine naturelle à 76 % en parfumerie (en hausse de 15 points) et à 59 % en beauté. Afin de réduire nos taux de mise en recyclage pour péremption, les stocks de sécurité ont été réduits et la totalité des matières est conservée dans les meilleures conditions incluant l’inertage à l’azote des contenants pour 100 % du stock.
Les emballages sont utilisés à différents niveaux au long du cycle de vie d’un produit : pendant sa phase de fabrication (emballage des matières, conditionnements inter-sites) et lors de sa vente en magasin. En magasin, 100 % des sacs orange sont certifiés FSC. Le carton des emblématiques boîtes orange est composé à 100 % de matière recyclée. Les sacs, composés de 40 % de matières recyclées sont, hormis les anses, recyclables. Hermès a mis en place une gestion sobre des emballages : la boîte orange sert à la fois d’emballage pour les flux internes, mais aussi pour la vente et le client. Les boîtes ont souvent une durée de vie longue, les clients ayant tendance à les conserver au-delà de l’achat (celles-ci donnant même lieu à un marché de seconde main…).
Par souci de transparence, ces emballages sont d’ailleurs présentés sur le site digital de la maison :
Le travail de recensement exhaustif des plastiques à travers toute la chaîne de production se poursuit. Les emballages plastique à usage unique utilisés par Hermès sont soit la conséquence d’achats externes (emballages pour des pièces ou des matières reçues), soit utilisés dans les processus internes pour faire transiter les pièces entre les différents sites et vers les magasins.
Un groupe de travail initié en 2020 rassemble une cinquantaine d’acteurs concernés, avec des représentants de tous les métiers, de la logistique, des achats, du développement durable et de la direction industrielle. Avec l’aide d’experts, il travaille sur les possibilités de substitution et de circularité du plastique. Ce groupe de travail, qui se réunit biannuellement, est désormais un espace privilégié au sein de la maison pour le partage d’initiatives, la revue de benchmarks sectoriels, et la veille règlementaire sur les sujets plastiques.
L’inventaire des plastiques d’emballage achetés par le groupe en poids est compliqué par le fait que toutes les facturations n’incluent pas forcément la même unité (poids, volume, quantités). Selon une estimation de 2022, le groupe achète moins de 900 tonnes d’éléments de packaging en plastique, dont la moitié pour ses activités parfum et cosmétique. Hors cosmétique, les postes les plus significatifs sont : les cintres, les mousses pour les arts de la table, les éléments de logistique (cales, cerclages, films, adhésifs) et les ponchos pour les sacs.
Le groupe poursuit ses travaux pour trouver une alternative à l’usage du plastique et en assurer le recyclage. D’ores et déjà, les cintres plastique sont en plastique recyclé. Par ailleurs, les cintres servant à la présentation en magasin sont en bois, donc davantage durables et facilement recyclables.
Les mousses de calage des objets répondent à un cahier des charges très exigeant, notamment dans le contexte de la croissance de l’e-commerce. Le groupe travaille avec ses fournisseurs, parmi les plus experts du secteur, sur des solutions en cartonnage qui respectent les attentes qualitatives et des contraintes de volume et de poids (pour ne pas générer en effet rebond de nouvelles émissions carbone pendant les transports). Les mousses utilisées évoluent progressivement vers du polyéthylène recyclé et des mousses évidées pour en réduire le volume et le poids.
En attendant de mettre au point une solution non plastique satisfaisante en termes de respect du produit emballé et de la maniabilité dans le flux logistique, Hermès a entrepris de remplacer ses sachets en plastique vierge par du plastique recyclé, démarche qui sera totalement terminée en 2024. De nombreux projets sont menés en parallèle dans la maison pour identifier les usages et réduire l’utilisation de plastique.
Après avoir travaillé en 2021 et 2022 sur la suppression des films plastique, en 2023 Hermès Commercial, qui pilote la logistique centrale, a identifié et validé d’autres solutions alternatives au plastique à usage unique restant. Une des premières réalisations a été l’utilisation de papier à la place des coussins d’air, pour caler les boîtes orange dans les cartons d’expédition. La deuxième est le remplacement du scotch par des bandes collantes papier : le scotch classique sera remplacé par une bande gommée, et le scotch armé par du scotch armé en papier kraft. Enfin, la dernière solution est le cerclage des retours fournisseurs qui sont aujourd’hui filmés en plastique, permettant une réduction de la consommation de plastique et une amélioration de l’ergonomie. Ces solutions sont en cours d’implémentation et seront mises en place début 2024 sur l’ensemble de la logistique.
Les travaux se poursuivent pour les housses de vêtements et l’emballage des objets fragiles (soie).
En 2024, les études vont se poursuivre en intégrant les changements de méthode permettant d’éliminer les consommables plastique restant tout en prenant en compte les problématiques d’ergonomie et de pénibilité.
Le métier Cuir engage également des actions visant à limiter le recours au plastique. Ainsi, en 2023, les ponchos de pluie, historiquement donnés systématiquement aux clients en lot de deux pour protéger certains sacs achetés, ne sont plus distribués qu’à la demande du client. Cette démarche a permis de réduire de moitié le plastique utilisé entre 2021 et 2023 sur cette opération, soit 14 tonnes. Avec le concours de son partenaire logistique, ce métier a également substitué les bâches jetables qui assurent la protection des cuirs pendant le transport vers les ateliers par des bâches réutilisables. Le projet a été initié en 2023 par le déploiement progressif des bâches entre les sites et la plateforme logistique et sera complété en 2024. Cette démarche de substitution devrait réduire à terme la consommation de 90 % sur cette opération, soit 12 tonnes.
L’utilisation de plastique pour la coque des écrins des bijoux est arrêtée progressivement au profit de bois de fibres à densité moyenne (MDF). En 2022, ce projet a concerné tous les écrins pour la gamme en argent. 33 tonnes de plastique ont ainsi été évitées. En 2023, la même démarche a été poursuivie pour les écrins en cuir emballant les gammes de bijoux en or. Par ailleurs, les éléments de suremballage identifiés en 2022 sont progressivement éliminés, avec une disparition complète prévue pour 2024 (enveloppes bulles ou d’expédition par exemple…). Un guide d’emballage a été communiqué aux ateliers de fabrication afin de les accompagner vers un conditionnement plus durable, et donc moins consommateur de plastique. La mise en place de cette solution est en cours de déploiement sur l’ensemble du panel d’Hermès Bijouterie. À terme, ces projets permettront de réduire de 50 % la consommation de plastique sur le flux de l’activité. En parallèle, des travaux se poursuivent sur le segment de la haute joaillerie afin de circulariser les emballages utilisés et créer des boucles de réutilisation. Ces produits d’exception sont moins nombreux et requièrent des conditionnements très spécifiques, qui se prêtent néanmoins au réemploi.
Après la cartographie des plastiques à usage unique utilisés dans le processus de production en 2022, Hermès Horloger poursuit sa politique zéro plastique avec la mise en place aux expéditions d’une nouvelle machine et le remplacement des coussins de calage plastique par du papier recyclé froissé. La démarche de rationalisation des écrins horlogers se poursuit également et sera accompagnée par une dématérialisation totale de l’environnement produit prévue sur 2025.
Les nouveaux emballages du pôle textile sont entièrement ou partiellement réalisés en matière recyclée ou biosourcée.
Les filiales de distribution sont également mobilisées sur le projet d’élimination de l’usage des plastiques, notamment dans leur supply chain et pour la gestion des stocks (housses, cintres…).
Pour réduire l’usage des plastiques, une pratique majoritaire du secteur, le groupe travaille sur différents axes : prolonger la durée de vie des contenants avec la promotion des parfums rechargeables (les nouveaux parfums le seront désormais), réduire l’usage du plastique pour les contenants (avec comme première étape utiliser en priorité des plastiques issus de sources recyclés et recyclables), réduire l’usage du plastique pour l’emballage (des produits eux-même comme pour les opérations logistiques).
Année | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Consommation plastique du métier Parfum et Beauté | 100 | 110 | 82 | 87 | 100 | 92 |
Intensité plastique ramenée au chiffre d’affaires du métier | 1,54 | 1,63 | 1,49 | 1,14 | 1,17 | 0,95 |
Depuis plus de 10 ans, Hermès Parfum et Beauté a lancé des parfums rechargeables : Voyage d’Hermès, Jour d’Hermès, Galop d’Hermès, H24. En 2023, c’est toute la collection Jardin qui est devenue remplissable suivie en 2024 par Hermessence.
Hermès Parfum et Beauté a réalisé un travail substantiel sur les capots des flacons de parfum. Ainsi, les capots des Colognes sont désormais à 100 % polypropylène recyclable depuis 2023. La bascule du capot Hermessence en a diminué l’impact environnemental de 85 % et a permis l’arrêt de l’utilisation de la colle Néoprène sur la gamme. La recyclabilité de ce capot est passé de 0 à 80 %.
Le film recouvrant l’emballage du produit a été remplacé par un film à 100 % composé de polypropylène, un plastique hautement recyclable. Sur une année complète, cette initiative permet de substituer 20 tonnes de matériaux par des alternatives recyclables, 10 tonnes sont concernées depuis juin 2023.
La durabilité des activités d’Hermès repose sur sa capacité à sécuriser la disponibilité des matières premières d’exception utilisées, Hermès s’engage aussi à développer durablement ses chaînes d’approvisionnement, en allant au-delà du respect des réglementations dans les domaines environnementaux, éthiques et sociaux, et en contribuant à la disponibilité future de ces ressources.
La stratégie du groupe est de mieux connaître ses filières d’approvisionnement, de les renforcer avec un haut degré d’exigence pour en assurer la qualité, l’éthique, la sensibilité environnementale et sociétale, et de les développer pour anticiper la croissance future.
Cette démarche s’appuie au préalable sur un respect des réglementations qui concernent les différentes matières. Il s’agit, notamment, des dispositions législatives assurant le respect de la Convention de Washington (CITES), un accord entre États protégeant les espèces de la faune et de la flore menacées d’extinction dans le monde entier. Cela peut concerner des matières utilisées par la maroquinerie, certaines tanneries, ou encore certaines essences de parfum. Il s’agit aussi du respect des réglementations sanitaires (les cuirs provenant de bovins et d’ovins élevés pour la viande) et celles relatives au bien-être animal.
Les politiques permettant de décliner cette stratégie sont d’une part la mise en place de briefs filières pour maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur et coconstruire des plans d’action développement durable et d’autre part celle d’un brief RSE destiné à l’ensemble des fournisseurs et fabricants impliqués dans l’approvisionnement des métiers Hermès et enfin une politique relative au bien-être animal formalisée en 2021 et mise à jour en 2023. L’ensemble de ces documents est disponible sur le site Internet du groupe(9) et mis à jour régulièrement en fonction de l’avancée des connaissances.
Hermès a initié de longue date une démarche de management de ses filières matières premières, avec une approche de proximité avec les opérationnels et experts sectoriels spécifiques. Cette démarche était organisée de manière décentralisée et a permis de poser les bases d’une approche plus globale. Depuis 2019, la direction des achats directs a accéléré cette démarche avec les ambitions suivantes :
Ainsi, avec l’appui d’un cabinet expert indépendant, Hermès a mis en place depuis fin 2019 une approche systématique d’analyse de ses filières, pour cartographier chacune d’entre elles, faire le point sur la traçabilité, évaluer les risques inhérents et spécifiques, capter les opportunités et définir les modalités d’assurance et de certification, et ainsi mettre en place des plans d’action ambitieux pilotés par les métiers. Depuis quatre ans, ce sont plus de 90 filières matières premières qui ont été analysées en détail, en commençant par les principales utilisées par Hermès (veau, bovin, coton, cachemire…) sans négliger celles représentant des volumes moindres (paille, osier, nacre…), ou temporairement non utilisées dans un souci d’exhaustivité.
Le pilotage des filières est un des points d’attention du Conseil des achats. Le Conseil des achats décide des orientations stratégiques et des éventuels points d’arbitrage. Il revoit la cartographie des risques métiers. La gouvernance opérationnelle des filières a été mise en place en 2021 avec en particulier la création d’un Comité filières, qui, deux fois par an, réunit la direction des achats directs, la direction industrielle technique et innovation, la direction du développement durable, la direction juridique, et les directions générales de l’ensemble des métiers. Cette instance permet d’obtenir une vision d’ensemble sur le management des filières et l’avancement des plans d’action et, si nécessaire, d’arbitrer sur certains points. Pour alimenter ce Comité filières, des réseaux achats et filières spécifiques à certaines filières ont été mis en place, pilotés par la direction des achats directs, pour partager avec les acheteurs des métiers concernés les enjeux communs à ces filières, en particulier en matière de RSE et de traçabilité. Les risques de chaque filière sont étudiés au sein de ce comité et si nécessaire sont partagés en Comité exécutif pour arbitrage. En 2023, une task force carbone a été créée avec un référent par métier. Ce comité de pilotage se réunit tous les trois mois et suit la feuille de route visant à collecter les données carbone précises au sein de chaque filière et à les intégrer dans le scope 3 du groupe.
Depuis 2019, les acheteurs disposent d’une « boîte à outils filière » pour structurer les analyses de filières, apporter une méthodologie et assurer une approche groupe transverse. Elle permet :
Parmi les 75 matières utilisées par le groupe, à fin 2023, 74 matières ont fait l’objet d’une analyse précise, et 66 d’entre elles sont intégrées au brief filières, soit plus de 99 % en valeur d’achats. Ainsi, six nouvelles filières ont été analysées en 2023. Ces analyses multicritères comprennent notamment l’évaluation des risques RSE liés au devoir de vigilance (cf. § 2.8.4), et ont permis notamment d’établir les catégories ci-dessous et leurs modalités de suivi des filières.
Ces analyses de filières ont aussi donné naissance à un brief filières, feuille de route groupe en la matière, coconstruit par les métiers, la direction du développement durable et la direction des achats directs, avec le soutien d’un cabinet expert indépendant. La première version comprenant une dizaine de filières avait été publiée fin 2020. En novembre 2023, la version 10 a été diffusée, elle compte désormais 66 matières. Les matières présentées dans le brief filières reprennent l’ensemble des matières analysées en proposant parfois des regroupements lorsque cela est pertinent (pour exemple, la section cuirs bovins rassemble différents types de cuir : vache, taurillon…). La politique Bien-Être animal a été ajoutée en version synthétique dans le brief filières dans un souci de transparence. Ces briefs filières sont disponibles en ligne et partagés avec nos partenaires et fournisseurs.
Le brief filières est destiné à l’ensemble des fournisseurs impliqués dans l’approvisionnement de matières premières entrant dans la fabrication des produits de la maison. Il permet de partager avec eux les exigences de filières éthiques et durables et de protection des hommes, des animaux et de l’environnement que se fixe Hermès.
Il rappelle les quatre principes de la politique d’achats responsables d’Hermès :
L’ensemble des recommandations et prescriptions formulées dans les recommandations transverses et dans les briefs de chaque filière est communiqué aux acteurs concernés via les cahiers des charges, les conditions d’achat mais surtout par des échanges dédiés grâce aux acheteurs et aux fonctions corporate en charge du sujet. Tout ou partie de ces points pourront faire l’objet de visites de contrôle, d’audits internes et/ou d’audits par des tiers indépendants. Des plans d’action ciblés seront établis conjointement à l’issue de ces échanges, visites et/ou audits.
Ce brief filières précise ensuite, pour chaque filière, les objectifs à court terme et la trajectoire à horizon 2024, les points d’attention et points rédhibitoires. Il inclut en particulier des objectifs de certification de la plupart des filières selon les meilleures normes existantes. Il est mis à jour régulièrement en fonction des avancées des connaissances du groupe en matière d’analyse de risque et de nouveaux enjeux identifiés.
| Types de certification et/ou démarches spécifiques | Filière couverte par la politique |
|---|---|---|
Filières animales | ||
Laine et poils | Certifications RWS/RAS/RMS/SFA | Oui |
Plume/Duvet | Certification RDS | Oui |
Cuirs | Certification LWG | Oui |
Cuirs précieux | Certification IFCA pour les fermes d’élevage des crocodiles Certification SAOBC pour les fermes d’élevage des autruches Certification LPPS pour la filière lézard | Oui Oui Oui |
Soie | Certification GOTS | Oui |
Nacre/perles | Certifications ASC/MSC | NA |
Filières végétales | ||
Coton | Certification GOTS | NA |
Lin | Certification « Master of Linen » | NA |
Fibres cellulosiques | Sources en fibres FSC | NA |
Bois | Certification FSC | NA |
Caoutchouc | Certifications FSC et GOLS | NA |
Dérivés d’huile de palme | Certification RSPO | NA |
Filières minérales et métalliques | ||
Pierres | Certification RJC | NA |
Or/Argent | Certification RJC et utilisation de matières issues du recyclage | NA |
Autres métaux | Certification ASi | NA |
Soucieux de s’aligner en permanence sur les standards de certification les plus exigeants, et d’accompagner progressivement ses métiers dans le sourcing de volumes significatifs de matières premières certifiés, Hermès a étendu son objectif de certification des filières : le groupe vise la certification et/ou labellisation de 54 filières à horizon 2030.
Le groupe a mis en place une politique stricte et ambitieuse en matière de bien-être animal pour l’ensemble des filières animales concernées, que ce soit dans sa sphère directe de responsabilité ou pour ses partenaires extérieurs. Formalisée en 2021 puis mise à jour en 2023, cette politique et l’ensemble des objectifs concrets qu’elle fixe ont été partagés avec les fournisseurs et partenaires d’Hermès. Elle est publiée sur le site d’Hermès(10). Cette politique s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue des pratiques. La mise à jour de la politique en 2023 vise une meilleure prise en compte des dernières avancées scientifiques et opérationnelles. La politique Bien-Être animal d’Hermès repose sur les principes suivants :
Une feuille de route sur le bien-être animal a été rédigée pour chaque espèce concernée par la commercialisation de produits, dans l’ensemble des métiers du groupe, et la maison travaille en collaboration avec ses fournisseurs à la rédaction de feuilles de route opérationnelles.
Le cuir est un miroir de la vie de l’animal. Seul un animal bien traité et bien soigné, évoluant dans un environnement contrôlé (eau, nourriture, infrastructure) présentera une belle peau. Ainsi, l’exigence de grande qualité des peaux influence la filière en favorisant les modes d’élevage les plus respectueux de l’animal.
Tous les cuirs nécessaires aux besoins des manufactures de maroquinerie sont achetés directement auprès des tanneries, sans intermédiaire. La très grande majorité des besoins est couverte par les tanneries françaises, italiennes, allemandes et espagnoles, toutes soumises à la réglementation européenne, l’une des plus exigeantes du monde dans ce domaine.
Hermès utilise plus de 35 cuirs différents pour la fabrication de ses objets, majoritairement de veaux issus d’élevages français (dont l’emblématique Box issu d’une technique de tannage d’origine anglaise), mais aussi de vache naturelle dans la lignée des cuirs d’équitation, et de peaux dites exotiques qui regroupent les peaux de crocodile, de lézard et d’autruche.
Depuis février 2020, Hermès est membre du LWG (Leather Working Group). LWG est un groupe multipartite qui promeut des pratiques environnementales durables dans l’industrie du cuir. Il a élaboré des normes et des protocoles de vérification rigoureux comparables aux meilleures pratiques de l’industrie. Ces protocoles ont été examinés par plusieurs ONG, dont Greenpeace, NWF, WWF (États-Unis), des organismes pour le développement durable et des institutions académiques. LWG vérifie la conformité au moyen d’audits indépendants réalisés par des tierces parties agréées. Son approche est holistique, à la fois sur les aspects environnementaux, sur la recherche des meilleures pratiques et en définissant des lignes directrices pour l’amélioration continue.
Depuis février 2020, tous les fournisseurs de tanneries d’Hermès Maroquinerie-Sellerie sont encouragés à se faire évaluer par le protocole d’audit LWG. Fin 2023, 81 % des fournisseurs de cuir du pôle Maroquinerie sont déjà certifiés (en augmentation de 5 % par rapport à 2022) et représentent 90 % du volume total d’achats du pôle, soit interne au pôle Tanneries, soit externes au groupe.
Le pôle Tanneries a lui aussi défini un programme d’audit LWG de ses sites. En 2022, la tannerie de Cuneo a obtenu la certification LWG Niveau Argent lors de son audit de re-certification suite à son premier audit de 2020 et la tannerie de Vivoin a été certifiée LWG Niveau Bronze. En 2023, la tannerie d’Annonay et la tannerie de Montereau ont respectivement été certifiées Niveau Bronze et Niveau Argent lors de leur premier audit. À fin 2023, 100 % des tanneries du pôle Cuirs précieux ont ainsi été auditées selon les normes prescrites par LWG.
Au niveau du groupe, à fin 2023, 74 % de fournisseurs de cuirs sont certifiés LWG. L’objectif est d’atteindre 100 % de fournisseurs certifiés en 2024.
Enfin, le CDP Forests a attribué en 2023 une note A- à la performance d’Hermès sur la sous-catégorie « produits bovins ».
Le groupe a poursuivi en 2023 ses travaux de long terme pour mieux connaître et améliorer sa filière d’approvisionnement grâce à de nombreuses actions concrètes.
Afin d’avoir une vision holistique d’une de ses principales filières d’approvisionnement, HMS a mené en 2023 une étude multicritère avec AgroParistech, afin de mieux appréhender les enjeux et impacts économiques, humains et environnementaux associés de la filière Veau en France. Les résultats de cette étude, finalisée en fin d’année, seront pris en compte en interne et dans les discussions avec les différentes parties prenantes. Hermès, avec d’autres marques de l’univers du luxe, participait déjà à l’initiative collective « Cuir de veau français responsable » (CVFR). La démarche, initiée en 2020, qui vise à mutualiser et à déployer des audits de vérification du bien-être animal sur l’ensemble de la filière de production de cuir de veau français en collaboration avec les acteurs de la filière Veau (éleveurs, intégrateurs, abatteurs) en France. L’objectif est de soutenir les acteurs de la filière dans l’amélioration des conditions de vie de l’animal et des personnes, avec la mise à disposition de programmes de formation et d’investissement.
En 2023, dans le cadre de cette initiative, 280 audits de tierce partie ont été réalisés sur la base du Protocole d’audit (13) commun coconstruit par l’ensemble des membres de l’initiative, des experts vétérinaires et l’Idele (Institut de l’élevage), élevant le nombre d’exploitants ayant bénéficié d’un audit de tierce partie à 400 depuis le début de l’initiative. D’ici 2025, l’objectif de cette initiative collective est de déployer nationalement ce programme d’audit auprès de 1 200 fermes.
Le soutien des intégrateurs adhérents et les efforts de formation déployés en 2023 ont permis d’atteindre un taux d’audits avec résultat satisfaisant à hauteur de 76 %. Les résultats d’audits et les échanges avec les acteurs de la filière permettront de continuellement améliorer le niveau de performance et de mieux adapter les moyens mis à disposition en termes d’investissement financier et de formations dispensées par des experts.
Le dialogue constructif entre marques et acteurs de la filière, assuré par l’association Imagin’Rural, a permis une adoption progressive de la démarche et l’adhésion de plusieurs intégrateurs représentant près de 60 % des élevages de veau français.
Par ailleurs, Hermès s’est engagé dans l’association Fecna (Filière d’excellence des cuirs de Nouvelle-Aquitaine) qui regroupe plusieurs marques de luxe françaises, la Région, des abattoirs, des tanneurs, des coopératives agricoles et des éleveurs indépendants de « veaux sous la mère ». Le programme prévoit différents volets : santé et bien-être des animaux, conditions environnementales, etc. Hermès souhaite participer au déploiement des bonnes pratiques d’élevage, non seulement dans le cadre de sa politique environnementale, mais aussi en ayant conscience que la qualité de l’élevage impacte directement la qualité de la peau. La sensibilisation des éleveurs aux bonnes pratiques ainsi que leur formation sont en cours de déploiement. La prochaine étape consistera à mettre en œuvre à large échelle des traitements sanitaires (contre la teigne et les poux). Le projet comprend également une démarche qui permettra de garantir une traçabilité « de bout en bout ».
Convaincue que la traçabilité des peaux est indispensable à l’amélioration des pratiques d’élevage et de la qualité des peaux, au-delà des démarches entreprises auprès des fournisseurs pour qu’ils mettent en place le marquage des peaux, le pôle Tanneries de la maison a poursuivi, dans les sites d’Annonay et du Puy, ses actions directes de marquage laser des peaux brutes. Développé en partenariat avec le Centre technique du cuir (CTC), ce marquage assure une traçabilité des peaux depuis la ferme d’élevage jusqu’au cuir fini. Le nombre de peaux tracées a progressé : en moyenne sur l’ensemble de l’année 2023, 60 % des peaux tannées étaient marquées au laser, par les fournisseurs et par les tanneries elles-mêmes.
En termes de prospective, un groupe de travail constitué du pôle Tanneries, du pôle Maroquinerie, des directions développement durable et achats directs du groupe, a été initié pour sélectionner des projets pilotes en France concernant la filière Veau. Ces projets axés autour du « One Welfare » et de l’agriculture régénérative prennent en compte à la fois l’empreinte carbone générale (y compris l’alimentation animale), l’eau, la biodiversité, le bien-être animal, les conditions de travail et une rémunération juste et adaptée des éleveurs. Ainsi, un partenariat avec une coopérative laitière a été signé en 2023 et la mise en place d’actions sur les volets bien-être animal, bien-être de l’éleveur et environnement commenceront début 2024. Cette démarche constitue une opportunité de travailler avec les acteurs du maillon naissance.
Les approvisionnements du groupe sont en partie en Europe, avec des acteurs connus de longue date et le cadrage des réglementations de l’Union, et pour partie en Inde.
Afin d’identifier et de prévenir un potentiel risque en matière de déforestation en lien avec l’élevage des chèvres en culture « vivrière » en Inde, Hermès a fait mener en 2022 une étude au CISL (Cambridge Institut for Sustainability Leadership) concluant à un risque faible sur ce sujet.
Une étude est également en cours à l’Université vétérinaire du Tamil Nadu (TANUVAS) ayant pour objectif d’analyser les pratiques d’élevage de chèvres dans le sud-est de l’Inde et de tirer des conclusions sur l’évolution de la population au cours de ces dernières années, de documenter les pratiques d’élevage, d’évaluer le bien-être animal, les impacts socio-économiques pour les éleveurs et les impacts sur l’eau et la biodiversité. La publication des résultats est attendue pour le début de l’année 2024.
Notre engagement est également de déployer l’ensemble de la certification LWG auprès de nos partenaires tanneurs indiens, avec une cible à 100 % fin 2024.
Crocodiliens
L‘industrie des peaux de crocodilien s’est développée à partir des années 1970 comme un moyen de protéger les espèces menacées de disparition en interdisant la chasse dans la nature de ces animaux et en organisant un système qui permette de conjuguer préservation de l’espèce et des espaces naturels et développement économique local. Cette organisation, innovante et très régulée, a contribué à sauvegarder l’espèce et permettre aux populations sauvages de se développer de manière importante. Le système repose notamment sur des prélèvements très contrôlés d’œufs qui éclosent et qui sont élevés dans des fermes spécialisées. Les administrations locales (souvent des émanations de ministères de l’Environnement) contrôlent strictement la gestion des populations par des autorisations de prélèvements révisées chaque année en fonction de la taille des cheptels sauvages.
Les peaux de crocodilien utilisées par la maison proviennent dans leur quasi-totalité de fermes d’élevage situées aux États-Unis, en Afrique et en Australie. Toutes les fermes partenaires d’Hermès doivent respecter scrupuleusement les règles établies sous l’égide de l’ONU par la Convention de Washington, qui définissent la protection des espèces en danger. Hermès impose à ses partenaires les plus hauts standards sur le traitement éthique des alligators et des crocodiles, suivant les recommandations de vétérinaires experts et des autorités locales comme le Fish and Wildlife aux États-Unis, organisme fédéral de protection de la nature, ou les départements de l’environnement et des ressources naturelles en Australie (Territoire du Nord et Queensland). En complément du respect strict de la Convention de Washington, une étude a été lancée en 2016 par Hermès avec WWF France pour évaluer le respect du bien-être animal et l’empreinte environnementale de l’alligator aux États-Unis. Le plan de progrès établi en conclusion de cette étude sont toujours en cours.
Tous les travaux d’améliorations opérationnelles ont été effectué en structurant des normes et des procédures et en mettant en place des audits systématiques.
Le pôle Tanneries avait dès 2009 élaboré une charte des bonnes pratiques d’élevage (une innovation pour la profession à cette époque), qui a été actualisée en 2016. Ces bonnes pratiques concernent notamment la réglementation CITES, le bien-être animal, le management environnemental des fermes, les conditions sociales des employés, la sécurité des conditions de travail et des infrastructures.
Toutes ont fait l’objet d’un ou plusieurs audits réalisés par des équipes internes entre 2016 et 2018.
Le pôle Tanneries a ensuite externalisé ces audits dans les fermes d’élevage et dans les sites de transformation de la viande et d’inspection des peaux. Ces audits, réalisés par des auditeurs locaux de Bureau Veritas, formés aux spécificités de l’élevage des crocodiliens, s’inscrivent dans un processus plus large de « Reconnaissance groupe Bureau Veritas » des sites. Le protocole d’audit associé à cette charte de bonnes pratiques d’élevage a également fait l’objet d’une révision par cet organisme, en s’appuyant sur son expertise dans l’évaluation des conditions d’élevage dans d’autres filières animales. En 2023, 100 % des sites d’élevage de crocodiliens avec lesquels le pôle Tanneries entretient des relations commerciales a signé la charte de bonnes pratiques d’élevage.
Compte tenu de la maturité des standards de la profession, le groupe a décidé que ses audits seraient effectués par rapport à ce standard, toujours avec le regard d’un vérificateur externe.
Pour capitaliser sur les travaux internes menés depuis près de 15 ans, le groupe avait contribué à l’amélioration des standards de la profession et à leur diffusion. Depuis 2016, Hermès participe, aux côtés des principaux acteurs du secteur (fermiers, tanneurs, fabricants, marques) à l’association ICFA (International Crocodilian Farmers Association). Cette association a pour ambition de développer et d’améliorer les pratiques d’élevage durable des crocodiliens dans les fermes, produire des normes, en combinant l’expérience de ses membres et d’une communauté scientifique spécialisée dans les crocodiles, qui a recensé l’ensemble des pratiques et des études scientifiques existantes.
L’ICFA a ainsi défini en 2018 un standard répondant aux meilleures normes internationales dans le domaine. Un panel composé de scientifiques, de vétérinaires, de fermiers, de marques et de personnalités du monde de la réglementation ou spécialistes de la conformité ISO a participé à la validation de ce standard. Celui-ci a par ailleurs été revu et amendé par le CSG (Crocodile Specialist Group), ONG membre de l’IUCN’s Species Survival Commission et travaillant sous l’égide de l’ONU. Le groupe poursuit son travail avec l’ICFA pour soutenir la recherche scientifique et l’amélioration constante des systèmes d’élevage des crocodiliens.
Les pratiques ainsi définies s’appuient sur des études scientifiques. Leur principe fondateur est de vérifier de manière objective et mesurable le bien-être animal tout au long de l’élevage.
Le dispositif de certification des élevages des membres fondateurs a débuté en 2019, avec l’aide de l’organisme de certification indépendant BSI. Toutes les fermes qui rejoignent l’ICFA adoptent son standard et sont auditées. À ce titre, toutes les fermes du pôle ont déjà été auditées et certifiées ICFA. En complément de la problématique du bien-être animal, tel que défini par le FAWC (Farm Animal Welfare Council) et les cinq libertés animales, ces audits couvrent également des thèmes variés comme les bonnes pratiques d’élevage, de transport et d’abattage, la conformité aux exigences liées à la CITES, la sécurité des personnes, le respect de critères sociaux, le management environnemental et la sûreté des sites.
Par ailleurs, une attention particulière est portée aux règles de biosécurité dans les fermes, afin de protéger les élevages de l’introduction d’agents infectieux. Cela se traduit notamment par le respect d’exigences strictes lors des transferts d’animaux sur les fermes ou entre les fermes, la mise en place d’instructions de désinfection et de programmes de lutte antiparasitaire ou de vaccination des animaux. Ces différents protocoles ont été établis en collaboration avec des vétérinaires spécialisés dans les espèces concernées.
Ainsi en 2023, la totalité des tanneries HCP sont membres de l’ICFA et 100 % des peaux brutes de crocodilien achetées par le pôle Tanneries proviennent de fermes ayant fait l’objet d’un audit externe annuel par BSI dans le cadre de la certification ICFA.
Focus sur le porosus
Les fermes australiennes constituent un maillon stratégique de la chaîne d’approvisionnement des peaux de crocodylus porosus. Après plusieurs années d’investissements importants dans les installations d’élevage des animaux et de perfectionnement des savoir-faire, la qualité des approvisionnements n’a cessé de s’améliorer.
Ces fermes sont toutes certifiées ICFA par l’organisme de contrôle indépendant BSI. Dans une logique d’amélioration continue, des projets de recherche sont poursuivis dans le pôle en partenariat avec des scientifiques afin d’étudier les comportements des animaux au sein des élevages.
Lézard
En collaboration avec des experts du bien-être animal (également membres de l’Organisation mondiale de la santé animale) et de la standardisation, un standard, le LPPS (Lizard Procurement and Processing Standard) a été créé sur la filière « Lézard » (varanus salvator) en Malaisie. Ce standard a pour objectif de s’assurer, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, du respect des réglementations en vigueur et des bonnes pratiques en place. Il couvre les thèmes suivants : la gestion du bien-être animal, le respect des permis et autorisations, le management environnemental, les conditions sociales des employés, la sécurité des conditions de travail et des infrastructures ainsi que la réglementation CITES et la traçabilité unitaire des peaux. La certification de la filière malaisienne a été réalisée en 2022 grâce à des audits réalisés par des tierces parties qui ont permis d’en valider la conformité par rapport aux standards définis.
Au total, 43 % des peaux de lézard achetées par Hermès en 2023 sont certifiées LPPS, dont 100 % pour les peaux achetées en Malaisie.
Les travaux de contrôle et de certification de la filière, menés conjointement par les pôles Maroquinerie, Tanneries et le partenaire d’Hermès, se sont poursuivies avec l’audit de la filière par BSI en novembre 2023.
Autruche
En partenariat avec la South African Ostrich Business Chamber (SAOBC), Hermès a contribué à faire évoluer positivement la filière Autruche (animaux essentiellement élevés pour leur viande et leurs plumes, et entrant dans la production des articles de maroquinerie), à travers :
En 2023, comme c’est le cas depuis 2021, la totalité de l’approvisionnement de peaux d’autruche d’Hermès provient de sites certifiés.
La soie est une ressource essentielle pour Hermès, et sa production reflète les valeurs de durabilité et d’éthique de la maison. Cette matière est renouvelable et biodégradable. Sa production utilise moins d’eau, de produits chimiques et d’énergie que celle de la plupart des autres fibres, dont le coton et les synthétiques.
Depuis des décennies, Hermès s’approvisionne en soie via un partenariat local, auprès de petits exploitants de l’État du Paraná, au Brésil. L’approvisionnement en soie brésilienne représente plus de la moitié des approvisionnements du groupe relatifs à cette matière.
Le partenaire local d’Hermès veille à travailler en harmonie avec la nature grâce à un système de production reposant sur une agriculture de faible intensité, régénérative et circulaire. L’écosystème ainsi entretenu génère des revenus pour de petites exploitations agricoles locales et plus de 2 000 familles. Un budget annuel est consacré à la connaissance, à la maîtrise qualitative, à la pérennité des activités et des filières d’approvisionnement de ces magnaneries. Selon une étude menée en 2018 par un cabinet expert pour Intersoie (Union des producteurs de soie), l’empreinte carbone de la soie brésilienne est inférieure de 30 % à celle de la soie chinoise. La croissance des vers à soie est exclusivement fondée sur un régime alimentaire à base de feuilles de mûrier. Les plantations de mûriers séquestrent le carbone, préviennent l’érosion et contribuent à la régénération des sols. La culture du mûrier emploie beaucoup moins de produits agrochimiques que celles des terres agricoles environnantes où l’on cultive le soja et la canne à sucre. Le partenaire d’Hermès soutient la recherche sur l’emploi raisonné des pesticides et s’engage positivement dans un dialogue local pour réduire leur utilisation dans d’autres cultures voisines plus intensément gérées, car ils sont nuisibles aux vers à soie. La réduction des produits agrochimiques dans l’environnement est potentiellement bénéfique à l’industrie de la soie, mais également à la biodiversité locale, en particulier les pollinisateurs et la faune du sol. Hermès accompagne financièrement son fournisseur historique pour qu’il puisse faire des travaux d’adaptation aux changements climatiques, tels que l’irrigation et la mécanisation, mais aussi pour qu’il réalise des essais sur des mûriers plus résistants aux aléas climatiques, dans une logique d’adaptation.
Les déchets issus de la culture des mûriers et de l’élevage des vers à soie sont en grande partie recyclés localement. Chaque partie du cocon ainsi que les autres co-produits de l’industrie trouvent de multiples utilisations, de la nourriture pour poissons au tissu. Une telle circularité réduit la demande de matières premières, ce qui permet de laisser plus d’espaces non cultivés propices à la biodiversité.
En 2020, Hermès a travaillé avec l’Institute for Sustainability Leadership (CISL) de l’Université de Cambridge, leader dans le domaine de la biodiversité, pour mener une étude qui confirme la valeur écologique de l’approche du partenaire local d’Hermès et identifier des actions susceptibles d’accroître encore les vertus de ce système. Cette étude précise : « Nous considérons que la production de soie d’Hermès au Brésil peut être célébrée pour ses bénéfices positifs à l’environnement. »
L’approvisionnement en soie d’Hermès contribue au développement de matériaux à faible impact environnemental. Plus largement, il s’inscrit dans sa stratégie globale pour la biodiversité.
En 2022, la Holding Textile Hermès a testé des premières productions certifiées GOTS pour la soie et s’est fixée pour objectif d’atteindre 30 % sur ses productions à horizon 2025. Cet objectif sera atteint en fonction de la capacité de nos fournisseurs à s’inscrire progressivement dans ces nouvelles exigences.
Le cachemire est issu de la chèvre capra hircus laniger, dite chèvre cachemire, qui vit en Haute-Asie. Particulièrement bien adaptée aux climats rigoureux, la chèvre cachemire développe au début de l’hiver un duvet extrêmement fin et dense, sous le manteau de poil permanent, qui lui permet de s’isoler efficacement du froid. Ce duvet va tomber naturellement lors de la mue de printemps, lorsque les températures remontent. C’est ce duvet extrêmement fin et doux récolté par les éleveurs qui est appelé communément le cachemire.
Pour ses tissages, Hermès sélectionne les plus belles fibres, à la fois fines, longues et très blanches, d’une douceur incomparable, issues des meilleurs élevages. Le filateur historique de la maison a développé des relations de confiance, solides et de long terme, avec les fournisseurs de matières premières, assurant ainsi un approvisionnement d’une qualité unique. L’essentiel des approvisionnements d’Hermès provient de République populaire de Chine, en Mongolie intérieure, où les pratiques d’élevage sont strictement contrôlées par les autorités dans un souci de préservation de la ressource.
Grâce à un haut degré d’intégration, à travers le pôle Holding Textile Hermès, le groupe a un important niveau de maîtrise et de contrôle des opérations de transformation comme le tissage, l’impression, la finition et la confection. Cette intégration assure une utilisation au plus juste des matières premières, une rationalisation des contenants et des emballages, facilitant la circulation des produits et l’optimisation des transports.
Un programme visant au développement durable de la filière a été engagé depuis plusieurs années avec l’appui d’ONG présentes sur les zones d’élevage concernées. Une mission d’audit des pratiques a été notamment menée en 2019 en Mongolie intérieure avec l’appui de WWF France. Les conclusions, positives sur les pratiques locales mises en place, ont débouché sur un plan d’action et d’amélioration, par exemple sur la traçabilité des pratiques d’élevage, ou l’optimisation de l’usage de l’eau sur les sites d’éjarrage. Le suivi de ces actions s’est poursuivi depuis. En 2023, une nouvelle étude a été lancée par Hermès et menée par WWF France, WWF Mongolie et la Mongolian University of Life Sciences sur les enjeux sur la biodiversité du secteur du cachemire en Mongolie extérieure. Cette étude de terrain a permis de mieux factualiser les risques de l’industrie locale et mis en avant des bonnes pratiques sectorielles et de leviers de progression.
Par ailleurs, la collaboration du groupe avec AVSF(14) s’est poursuivie, avec un rapport d’étape communiqué fin 2023 permettant d’identifier des pistes pour contribuer au maintien d’élevages plus durables dans la région.
L’objectif, à terme, est de suivre et d’accompagner les pratiques agropastorales des éleveurs afin de préserver la ressource et le biotope. Ces études et les voyages sur place des équipes sont également l’occasion de vérifier que les populations et communautés locales sont libres de leurs choix en matière de trajectoire économique.
Depuis 2021, Hermès a défini la trajectoire 2024 de sa filière cachemire concernant les aspects éthiques, sociaux, environnementaux, bien-être animal et traçabilité. Cette trajectoire a été communiquée à l’ensemble de ses partenaires. À ce titre, Hermès a participé dès 2021 au pilote de la mise en œuvre d’un code de pratique pour l’accréditation du bien-être animal et de la durabilité environnementale de la production de cachemire en Chine sous la conduite de l’ICCAW (International Cooperation Commitee of Animal Welfare) et de la SFA (Sustainable Fiber Alliance).
En 2023, nos partenaires et fournisseurs ont poursuivi également leurs démarches en matière de certification, et d’ores et déjà, 33 % du cachemire qu’ils achètent est certifié SFA. Pour leur part, 35 % des approvisionnements de la Holding Textile Hermès en 2023 ont été effectués en conformité avec ce standard. Cette proportion continuera de progresser dans les années à venir et sera déclinée à l’ensemble du groupe avec pour objectif d’atteindre 100 % au fur et à mesure de la formation des éleveurs et de leur adhésion à ce standard.
Un Comité cachemire, dédié à cette matière utilisée dans plusieurs métiers, se réunit deux fois par an pour une animation transverse de la filière.
Hermès utilise un très faible volume de coton dans ses collections. Comme pour toutes les matières, la politique d’approvisionnement en coton est guidée par la recherche de la meilleure qualité et la garantie de traçabilité.
La chaîne d’approvisionnement en coton, basée sur des partenariats de longue date, privilégie les origines à faible risque, selon une analyse notamment fondée sur la base de données Verisk Maplecroft : en 2023, 71 % des fibres de coton utilisées dans les produits Hermès proviennent de pays cartographiés comme étant à risque faible ou sous contrôle. Pour les autres origines, des procédures de contrôle spécifiques sont mises en place.
Hermès a mis en place une démarche de contrôle pour s’assurer du respect des droits humains tout au long de la filière, de la production à la teinture et à la filature.
En 2020, des travaux ont été engagés avec les principaux fournisseurs afin de faire évoluer tous les approvisionnements vers du coton bio ou GOTS (Global Organic Textile Standard) pour les housses de protection et le bolduc. Ces améliorations vont intervenir progressivement jusqu’en 2024, ce qui permettra de réduire significativement les impacts environnementaux, et notamment la consommation d’eau correspondante. Cette certification comprend également un critère obligatoire de traitement éthique des travailleurs. En 2023, l’approvisionnement en coton certifié GOTS pour les éléments de packaging (housses de protection, qui représentent une part significative des besoins du groupe), couvrait 48 % de ses approvisionnements en coton sur ce segment. Un groupe de travail spécifique à la filière coton, comprenant les représentants des différents métiers utilisateurs, a été créé en 2023 pour continuer le travail de pilotage de la filière. Et ainsi, à titre d’exemple, l’objectif 2023 de réaliser 50 % des housses en coton certifié GOTS ou utilisant de la soie recyclée a été atteint. Le groupe vise un objectif à 100% sur la période 2024-2025. Les ateliers chemises et cuir (fournisseurs du prêt-à-porter Homme) ont obtenu leur certification GOTS en 2023, devenant ainsi les premiers sites d’Hermès Sellier à recevoir ce label. Ce résultat est le fruit du travail conjoint des ateliers, de l’équipe développement durable du métier et de l’équipe de la transition industrielle du pôle Métiers. Cela a été l’occasion de repenser l’ensemble des processus, et de créer une belle dynamique collective chez nos artisans. Le sujet est désormais davantage maîtrisé et va permettre d’entraîner à leur tour les façonniers dans l’obtention de leur certification, en les accompagnant.
Le groupe utilise du crin pour sa production textile et pour quelques objets de ses collections (maroquinerie, maison…). En 2023, dans le cadre des analyses filières, une étude particulière a été conduite sur le crin utilisé en maroquinerie. Pour réaliser les sacs d’exception composés de crin, HMS s’approvisionne en Mongolie, important pays pastoral comptant une population de plus de 4 millions de chevaux. Les chevaux élevés en Mongolie font partie intégrante des systèmes de poly-élevage en troupeaux du pays, au sein desquels ils sont considérés comme l’espèce prédominante par de nombreuses familles mongoles et comme une part extrêmement importante de leur culture. Le crin n’est pas issu des chevaux sauvages des steppes mongoles (cheval de Przewalski), que l’on trouve également dans cette région du monde.
HMS travaille en étroite collaboration avec le NAERC (Northeast Asian Environmental and Agriculture Centre), un institut de formation et de recherche en Mongolie, et les éleveurs de troupeaux locaux, afin de favoriser le bien-être des animaux, la préservation de l’environnement et l’autosuffisance des populations (approche One Welfare). Le NAERC soutient une approche scientifique du pastoralisme et travaille avec des ONG spécialisées dans la gestion des vastes étendues de prairies dont les écosystèmes sont riches en biodiversité. Hermès propose son expertise complémentaire en matière de bien-être animal afin de perfectionner les exigences liées au bien-être des chevaux dans ce pays.
Les chevaux vivent en troupeaux de façon extensive (élevage nomade) et ont accès en permanence à un régime alimentaire naturel. Ils ne sont pas confinés et sont libres de se déplacer tout au long de l’année. Ils sont également une importante source d’alimentation pour les familles mongoles, aussi bien pour le lait que pour la viande qu’ils leur fournissent.
HMS travaille en étroite collaboration avec ses fournisseurs pour valoriser le crin en tant que co-produit, assurer une correcte rémunération des éleveurs, réduire les intermédiaires et enfin garantir la traçabilité complète de ses achats. Un audit de la filière a été réalisé en 2023.
La mise à jour des briefs filières a été effectuée pour y intégrer l’enjeu de la déforestation, dès lors qu’elles étaient concernées par ce sujet (bois, paille…). Les bois utilisés pour les objets Hermès sont à plus de 50 % certifiés FSC, PEFC ou SVLK. La certification SVLK est une certification locale mise en œuvre en Indonésie. Des audits terrains garantissent par ailleurs la préservation des forêts et l’absence de déforestation.
Certains partenaires, en plus de s’approvisionner en bois certifiés FSC, ont certifié FSC l’ensemble de leur chaîne de valeur, garantissant pour les produits Hermès des approvisionnements 100 % certifiés.
En 2023, en lien avec le WWF, une étude approfondie a été menée sur les essences en provenance d’Afrique. La durabilité de chaque essence a été analysée en détail afin de classifier les essences en fonction de leur impact sur la biodiversité, des risques pays et sociaux. Ces travaux ont conduit à des audits terrains permettant la traçabilité de bout en bout de certaines essences tropicales. Des travaux complémentaires sont initiés fin 2023 pour avoir des valeurs scientifiques et un regard supplémentaire de la part d’un troisième organisme.
Des travaux de remplacement d’essences à faibles volumes mais pouvant porter des risques ont été initiés conjointement par Hermès Maison et le WWF. Les changements d’essences seront effectifs sur 2024.
Au-delà du déploiement des certifications, la maison collecte les informations permettant de gérer au mieux cette ressource naturelle. Pour assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, les données concernant les pays d’origine, les espèces utilisées, les types de forêt (plantation ou forêt naturelle) et les certifications des fournisseurs sont suivies et analysées. Une évaluation des risques est réalisée en étudiant notamment le niveau de corruption du pays, mais aussi la classification de l’espèce dans les listes rouges de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et celle du CITES.
Les matières précieuses utilisées par Hermès Horloger, Hermès Bijouterie et Hermès Maroquinerie-Sellerie sont principalement l’or, le palladium et les diamants. Hermès a mis en place des pratiques d’approvisionnement très strictes qui en font un des leaders du secteur.
Le groupe est membre du Responsible Jewellery Council (RJC), organisme international de référence de la profession, depuis 2012 et, a obtenu, dès 2013, la certification RJC COP (« Code of Practices »). L’audit de renouvellement de cette certification a eu lieu en 2019 et a été validé en 2020.
Cette certification permet de garantir les meilleures pratiques environnementales, sociales et éthiques, de l’extraction jusqu’à la vente au détail. Initialement limitées au périmètre de l’or, du platine et des diamants, les nouvelles règles de certification intègrent désormais l’argent et certaines pierres de couleur : émeraude et saphir. Hermès est devenue la première maison de luxe à être certifiée sur l’ensemble de ce périmètre et selon les critères renforcés de la nouvelle norme COP. En 2022, le groupe a obtenu le renouvellement de cette certification pour trois ans supplémentaires.
Par ailleurs, fidèle à l’ambition du groupe d’aller toujours au-delà des exigences requises et conformément à sa feuille de route développement durable, Hermès Horloger a fait le choix de ne s’approvisionner qu’en or COC (« Chain of Custody ou « chaîne de contrôle ») recyclé. Les Ateliers d’Hermès Horloger, basés au Noirmont, en Suisse, et produisant les boîtes et les cadrans des montres ont sollicité et obtenu la certification RJC COC. Ils peuvent ainsi garantir la traçabilité de cet or COC recyclé tout au long de la chaîne d’approvisionnement, via un système strict de gestion et un audit final rigoureux mené par une tierce partie. Grâce à cette certification, Hermès Horloger souligne son engagement en faveur de la transparence et avance vers son objectif : proposer des montres dotées de composants en métaux précieux entièrement traçables.
L’engagement en faveur de l’utilisation de métaux précieux recyclés se retrouve aussi au sein d’Hermès Bijouterie : les bijoux Hermès sont principalement fabriqués en or et en argent, à partir de grenaille ou d’éléments apprêtés comme des plaques ou des fils. Cet or et cet argent sont issus de la filière européenne du recyclage des métaux provenant du secteur joaillier lui-même ou d’autres industries comme l’électronique. Ainsi, Hermès n’utilise pas d’or en provenance de mines pour ses bijoux.
Plus largement, l’analyse de provenance du métal des composants (chaînes, fermoirs) et des sels d’or utilisés pour la galvanoplastie, initiée en 2020, a confirmé qu’ils étaient issus de filières de recyclage similaires. Sur ces bases, la granularité de la connaissance des affineurs et des différentes sources d’or – notamment recyclé – disponibles sur le marché, a été améliorée via un questionnement systématique. Enfin, une série d’audits a eu lieu entre 2021 et 2022, couvrant la grande majorité des approvisionnements physiques en métaux précieux.
Une nouvelle matière, le titane, a été développée par l’équipe innovation des accessoires de mode, en raison d’une ACV plus faible que les autres métaux classiquement utilisés par le métier (laiton, inox) de la Bijouterie fantaisie.
À la fois dans le cadre et le prolongement des programmes d’audits et de gestion des filières par le groupe, le métier Bijouterie-Joaillerie a perfectionné la cartographie opérationnelle de ses chaînes de valeur. En ce qui concerne les pierres, l’identification de la provenance des gemmes est exigée depuis plusieurs années. Chaque fournisseur doit déclarer où il s’approvisionne et respecter la grille d’analyse des risques concernant les géographies d’origine. Les équipes du métier auditent ou visitent non seulement ses partenaires directs, mais également à l’amont des chaînes de valeur. En 2022, le métier Bijouterie-Joaillerie a ainsi audité plusieurs tailleries de diamants ou de pierres de couleur. En coopération avec d’autres métiers utilisateurs de saphirs, une analyse détaillée de la filière a été réalisée.
La filière Diamants de la maison est en conformité avec le processus de Kimberley et son corollaire, le Système de Garanties du Conseil mondial du diamant (CMD). Entré en vigueur en 2003 et adopté par 81 pays dont la France, le processus de Kimberley a permis d’entraver l’arrivée sur le marché légal des « diamants de conflits », dont la vente alimentait des guérillas dans des pays instables. Le système de garanties du Conseil mondial du diamant intègre des problématiques plus larges, notamment les conditions de travail et la lutte contre la corruption.
Tous les diamants utilisés par la maison sont naturels et choisis selon les critères de qualité et éthiques du groupe Hermès. Lors de l’achat en magasin d’un objet contenant des diamants, un certificat attestant cet engagement est remis au client. Le respect des principes susmentionnés concerne le commerce du diamant depuis l’extraction jusqu’à la taille des 57 facettes, mais aussi le négoce des pierres polies ainsi que le sertissage des montres, leur contrôle qualité, leur livraison et leur vente en magasin. La cartographie de la chaîne de valeur des saphirs, émeraudes et rubis a été complétée et renforcée en 2023 dans l’objectif de connaître la provenance de 100 % des pierres individuelles et en mass balance pour le pavage. Des déplacements d’équipes, en Thaïlande et en Inde, ont permis de rencontrer les brokers de pierres brutes et les tailleurs afin de s’assurer du suivi des exigences de la maison.
Hermès Horloger a fait le choix de s’approvisionner en acier à 85 % recyclé, dans tous ses achats matière mais aussi composants. Des réflexions sont en cours pour mettre en place un circuit fermé pour récupérer les chutes de production d’acier horloger et les réinjecter dans le circuit horloger.
Enfin, le marché des pierres d’ornement et de marbres constitue lui aussi une filière complexe, avec la présence d’acteurs intermédiaires et une grande diversité géographique liée aux différentes matières minérales souhaitées. Hermès Maison et Puiforcat ont effectué en 2021 un travail poussé d’audit et d’étude des filières, recensant et traçant les pierres figurant dans les collections, complété de points d’attention. L’analyse des 13 pierres présentes dans les collections Hermès Maison permet de garantir le niveau d’engagement social et environnemental d’Hermès. Dans ses nouveaux développements, Hermès Maison privilégie l’emploi de pierres extraites, usinées et travaillées en Europe.
Au cours de l’année 2023, la cartographie des risques environnementaux et sociaux aura été effectuée sur 100 % des matières premières utilisées en parfumerie. Des actions ambitieuses ont été lancées sur les principales matières premières utilisées et à risque : 30 % des achats d’alcool sont effectués en alcool certifié origine France Bio, et l’engagement de croissance de 10 % par an doit permettre d’atteindre l’objectif de 100 % d’alcool Bio en 2030. Pour le vétiver, les contrats ont été renouvelés avec un approvisionnement en 100 % filière certifiée Fair For life. La maison participe à un plan d’actions filière Baie Rose à Madagascar sur le salaire décent et la lutte contre le travail des enfants qui engage les fournisseurs de rangs 1 et 2 et un expert local d’un cabinet spécialisé en achats responsables implanté localement.
En parallèle, la grille d’audit terrain pour les filières agricoles a été modifiée et enrichie pour améliorer la restitution auprès des fournisseurs. Ces audits sont assurés par un bureau d’études expert en agronomie avec l’accompagnement du métier de la phase préparatoire à la réalisation sur le terrain. Les plans d’action, si nécessaire, et leurs suivis éventuels sont élaborés et effectués par le métier.
Pour les 20 matières premières de parfumerie qui représentent 81 % des achats, 35 % des filières ont été auditées à fin 2023. Le plan d’audit 2024 a été fixé et celui de 2025 est en cours d’élaboration afin d’arriver à 100 % de filières auditées, sur ce même périmètre, à horizon 2026.
Le maintien d’un cadre environnemental propice à notre vie et au développement des activités passe par le respect et la sauvegarde de la biodiversité. Pourtant, selon le récent rapport « Living planet » de WWF, on observe un déclin très préoccupant des populations d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles à la surface du globe depuis 1970, et plus largement, les diagnostics se succèdent qui montrent l’érosion de la biodiversité.
Hermès se mobilise pour la protection de la biodiversité dans sa sphère de responsabilité directe, dans sa sphère d’influence élargie, et par des engagements volontaires au-delà de sa sphère d’influence économique.
En décembre 2022, les 196 parties (195 pays et l’Union européenne) ayant ratifié la Convention sur la diversité biologique (CBD) un traité international sur la conservation, l’utilisation durable et le partage juste de la diversité biologique, ont adopté lors de leur 15e Conference Of Parties (COP 15) le Cadre mondial Kunming-Montréal pour la biodiversité(15).
Ce cadre met à disposition de la communauté mondiale une feuille de route pour 2050 comprenant quatre objectifs et 23 cibles pour protéger et restaurer la nature et l’utiliser de manière durable, pour les générations actuelles et futures. En particulier, la cible 15 demande à ses parties de prendre des mesures juridiques, administratives ou politiques pour encourager les entreprises et les institutions financières à contrôler, évaluer et rendre compte de leurs risques, dépendances et impacts sur la biodiversité, tout au long de leurs chaînes de valeur, à fournir une information à leurs clients et à s’aligner sur les réglementations et mesures relatives à l’accès et au partage des avantages offerts par la biodiversité.
Le gouvernement français a présenté en novembre 2023 sa Stratégie nationale biodiversité 2030 (SNB), pour stopper puis inverser l’effondrement de la biodiversité. Cette stratégie nationale se déploie autour de quatre axes : réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité, restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible, mobiliser tous les acteurs et enfin garantir les moyens d’atteindre ces ambitions.
Pour répondre aux enjeux actuels concernant la perte de biodiversité, Hermès s’est engagé de façon concrète avec une stratégie formalisée en 2018 et mise à jour en 2020 autour de quatre axes structurants : former, collaborer, évaluer et agir. Ces engagements s’inscrivent dans les cadres mondiaux, européens et nationaux.
Pour accomplir cette stratégie biodiversité, le groupe s’est doté d’un schéma directeur en six composantes :
Vigilant à contribuer à l’action mondiale, et à fonder ses objectifs sur la science, Hermès inscrit sa stratégie biodiversité dans les grands référentiels de place, détaillés dans la suite de cette partie : Act4Nature International dès 2018, SBTN et TNFD (grille de concordance en § 2.7.2.4.3).
« La nature nous inspire depuis 1837. La protection de la biodiversité est une opportunité magnifique. Transmettre cette richesse aux générations futures nous oblige. C’est un combat du présent. » Axel Dumas, gérant d’Hermès.
Par l’identification de ses risques et dépendances liés à la nature et la compréhension des interrelations entre ses chaînes de valeur, la nature et le changement climatique, Hermès peut mieux intégrer le sujet dans ses opérations et cherche à anticiper et atténuer les bouleversements liés à l’érosion de la biodiversité. En calculant son empreinte biodiversité et en la réduisant par des actions concrètes, Hermès souhaite garantir une utilisation durable de la nature, en maintenant les services écosystémiques, pour profiter de ses opportunités. Hermès ancre son action et sa trajectoire d’empreinte biodiversité dans les grands cadres mondiaux et les référentiels reconnus, visant l’harmonie avec une nature appréciée à sa juste valeur, conservée, restaurée et utilisée de manière raisonnable.
Le sujet « Biodiversité » est supervisé par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. Par ailleurs, cet enjeu est porté par une compétence spécifique présente au Conseil de surveillance (cf. § 4.5.2). Pour ce sujet éminemment complexe, le groupe s’entoure d’experts et s’appuie sur des ONG spécialisées.
Les quatre piliers retenus ont pour but de guider le groupe et ses métiers dans la mesure de l’empreinte biodiversité des chaînes de valeur, de coconstruire des actions correctives et positives, ou encore d’accompagner la montée en compétence de l’organisation. Ils intègrent des engagements précis qui décrivent des objectifs clairs et des horizons de temps dédiés et sont reconnus par les observateurs extérieurs, comme le Forum sur l’Investissement responsable qui annonce dans son rapport d’engagement 2023 (16) « un seul acteur en tête du peloton : Hermès » pour sa prise en compte des enjeux sur la biodiversité dans le secteur de la consommation discrétionnaire.
Hermès a profité de la mise à jour de sa stratégie biodiversité en 2020 pour renouveler son engagement individuel auprès du dispositif Act4Nature International. La stratégie et les objectifs qui y sont attachés ont donc fait l’objet d’une validation par un comité de parties prenantes inhérentes à la gouvernance de cette alliance multipartites (entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales).
Les engagements de la maison s’appuient également sur les meilleures méthodologies et outils disponibles, comme les SBTN (§ 2.4.3.5) et se résument selon les quatre axes stratégiques suivants :
Afin de diffuser la connaissance des enjeux portant sur la biodiversité, et de favoriser la prise de décision et l’obtention de résultats ambitieux, Hermès ambitionne de former tous ses collaborateurs.
Un cycle de formation est en cours de déploiement pour les instances dirigeantes telles que le Comité exécutif et le Conseil de surveillance (deux réunions en 2023). Les Comités de direction et les différents experts du développement durable ont été formés grâce à un panel d’outils pédagogiques, une formation Conservation International, une master class animée par CDC Biodiversité, des formations spécifiques de WWF, la formation à la méthodologie GBS ou un séminaire de sensibilisation au rapport IPBES. Ces formations techniques ont connu un vif succès. En 2023, un cycle de quatre conférences techniques sur la nature (biodiversité, eau, forêt et climat), en partenariat avec le WWF, a rassemblé 450 participants au total, dont des membres des instances dirigeantes et mobilisé huit experts externes et quatre internes.
Plus largement, un module d’e-learning dédié à la biodiversité est accessible depuis 2021 à tous les collaborateurs de la maison, avec 2 411 participants formés, dont 900 en 2023. Et pour les sites de production, une initiation à la biodiversité lancée par HMS a été déployée largement auprès de nos artisans en 2023. Ainsi, 4 105 personnes, soit 74 % des effectifs HMS, ont été sensibilisées à la culture du vivant et cela s’est traduit par de nombreuses initiatives locales autour de ce thème (gestion de proximité des sites, marchés bio, plantation de bulbes, foire aux plantes…).
C’est aussi par de petites actions sur le terrain que cette sensibilisation prend corps. Localement, la Semaine du développement durable 2023 des sites Île-de-France a été l’occasion de proposer aux collaborateurs des conférences des scientifiques, des ateliers Entreprendre pour le vivant animés par la Fondation d’entreprise Hermès, des visites de ruches équipées de systèmes innovants de suivi de la biodiversité locale et la découverte des projets internes qui concourent à la préservation de la biodiversité.
De nombreuses filiales de distribution ont engagé des actions de leur côté. Par exemple, en Suisse, la Semaine de l’environnement et de la biodiversité d’Hermès Horloger de septembre 2023 a été l’occasion pour 45 collaborateurs de participer à des actions de bénévolat, en partenariat avec quatre associations, et de réaliser un total de 320 heures de bénévolat. Au programme, visite guidée et travaux d’entretien dans un rucher, réfection d’un mur en pierres sèches et nettoyage des bords des lacs de Neuchâtel et de Bienne. Aux États-Unis, les ambassadeurs développement durable d’HoP se sont retrouvés en Californie pour comprendre et participer à des travaux de replantation dans le Santa Monica Mountains National Park. En juillet 2023, deux groupes d’employés ont fait une halte à Okinawa, au Japon, dans le but de participer à la préservation des écosystèmes marins de l’archipel en récupérant et plantant des coraux. Ils ont eu l’occasion de découvrir les différentes facettes des récifs coralliens, de contribuer au renforcement de la santé des océans et de vivre l’héritage culturel d’Okinawa. La restauration de l’écosystème des récifs coralliens japonais a été réalisée grâce à la plantation de 400 jeunes coraux qui, via la photosynthèse, se développeront pour devenir des récifs adultes d’ici un an.
Hermès souhaite s’entourer des meilleures compétences pour progresser dans le domaine de la biodiversité.
L’accord de partenariat avec WWF France, signé depuis mai 2016, reconduit en 2020, a été renouvelé à nouveau en 2023 pour trois ans (période 2024-2026). L’objectif est de poursuivre le travail conjoint pour la préservation des écosystèmes en analysant les interactions avec les chaînes d’approvisionnement du groupe. Les axes de travail ont été définis pour s’adapter aux évolutions rapides des attentes autour de la biodiversité et rendre ce partenariat encore plus ambitieux :
En 2023, Hermès a conclu une étude avec une gouvernance multipartite innovante et collaborative entre le WWF France, le WWF Mongolia et la Mongolian University of Life and Sciences afin d’analyser sur un plan macroéconomique le secteur du cachemire en Mongolie et son impact sur la nature. Cette étude a mobilisé une équipe pluridisciplinaire constituée de trois professeurs et d’un docteur de la Mongolian University of Life and Sciences, ainsi que la participation de 40 familles d’éleveurs nomades, 8 agro-spécialistes mongols et 10 négociants en cachemire. Elle a porté sur six études de cas avec des entreprises d’élevage et de transformation du cachemire et des familles d’éleveurs. Elle a fait ressortir des enjeux pour la nature autour de la surpopulation des troupeaux nomades, la compétition entre les animaux domestiques et sauvages et la pression sur les écosystèmes régionaux (prairies). Grâce à son ancrage local et une approche scientifique mais au plus proche du terrain, des solutions et des opportunités ont été proposées pour faire évoluer la filière de cachemire mongole en harmonie avec la nature tout en améliorant la qualité de vie des éleveurs. Ces conclusions ont rejoint les solutions pilotes déjà mises en place par Hermès avec des partenaires locaux et l’association AVSF (Agronomes et vétérinaires sans frontières).
Hermès a rejoint en 2023 le Laboratoire Capital Naturel (« Lab »), fondé par le WWF France et par la Chaire Comptabilité Écologique, portée par la Fondation AgroParisTech. Ce Laboratoire soutient et explore la mise en place de cadres conceptuels et méthodologiques en faveur de la soutenabilité forte tels que les méthodes SBTN et CARE. Dans ce cadre, Hermès a choisi d’appliquer la méthode SBTN, tout en étant ouvert à l’opportunité d’expérimenter la méthode CARE de la Chaire Comptabilité Écologique. Au-delà de l’application des méthodes, le Lab est un catalyseur des entreprises françaises pionnières en faveur de la préservation du capital naturel et Hermès a participé activement aux ateliers de 2023.
Hermès a étendu ses liens avec CDC Biodiversité en 2023 avec sa participation aux groupes de travail Chaînes de valeurs et Crédits/Certificats Biodiversité du Club B4B+, créé pour coconstruire, expérimenter sur le GBS (Global Biodiversity Score) et alimenter la réflexion autour de l’empreinte biodiversité.
Le groupe a également poursuivi ses travaux très opérationnels avec des ONG de terrain impliquées sur la protection de la biodiversité : en Afrique du Sud, avec la SAOBC, sur le sujet des autruches mais aussi celui des écosystèmes locaux (eau). Le réseau hydraulique sud-africain est menacé au sud du pays par des plantes invasives qui assèches les cours d’eau avec un impact potentiel sur les cultures et donc l’alimentation des autruches. Comme depuis de nombreuses années, le groupe s’engage sur ces sujets avec l’ICFA pour les crocodiliens ainsi qu’avec l’ONG anglaise RSPCA plus largement sur le bien-être animal.
Le groupe s’engage aussi auprès de ses fournisseurs. Hermès Maroquinerie Sellerie a ainsi réuni 150 de ses partenaires et fournisseurs de matières sous le signe du développement durable. Cette journée a été l’occasion de les sensibiliser à la RSE et de proposer douze ateliers dont deux dédiés à la fresque de la biodiversité. Ainsi, ce sont 7 tanneurs de Cuir Classique, 2 tanneurs de Cuir exotique, 4 fabricants de Bijouterie sur cuir, 1 ennoblisseur et 2 partenaires de l’univers du textile qui ont pu suivre cette fresque sous l’animation de la direction RSE Filière d’Hermès Maroquinerie Sellerie.
Il n’existe pas encore de système de suivi unique pour la biodiversité. Le groupe a retenu quelques-uns d’entre eux en fonction de leur pragmatisme, de leur pertinence scientifique et de leur visibilité auprès des parties prenantes concernées. Toutes les approches ci-dessous décrites reposent sur une même stratégie, chacune apportant un angle spécifique intéressant. Des tables de correspondances permettent de faire le lien entre leurs spécificités.
Act4Nature est une initiative lancée en 2018 par EpE (entreprises pour l’environnement) et signée par 65 acteurs de l’économie française, dont Hermès, avant de devenir « Act4Nature International » en 2020 en rejoignant l’initiative mondiale « Business for Nature ». Cette initiative a pour objectif de mobiliser les entreprises pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité, à la fois sur des engagements communs fixés par des associations et institutions scientifiques, et sur des engagements individuels spécifiques à chaque partenaire.
Hermès s’est engagé par rapport aux engagements « Act4Nature » collectifs, complétés par une feuille de route individuelle d’Hermès. Un point notable du dispositif est que cette feuille de route (détaillée dans les engagements du pilier Planète de ce rapport) ont fait l’objet d’une validation par un ensemble des parties prenantes inhérentes à la gouvernance de cette alliance multipartite comprenant non seulement des entreprises, mais aussi les pouvoirs publics (OFB), des scientifiques et des ONG et associations environnementales. Concrètement, la stratégie présentée par Hermès a été examinée par un panel d’ONG avant d’être validée. Parmi les engagements Ac4Nature du groupe, 4 ont été menés à terme avant 2023 : formation des directeurs généraux, experts & comités Développement Durable, certification de l’ensemble de la filière autruche (atteint depuis 2021 et reconduit), évaluation sur l’eau douce des sites industriels (atteint et reconduit) et diagnostic (opérations et fonctions corporate) de l’usage des plastiques à usage unique (atteint en 2022).
Le Science Based Targets Network a été créé en 2019 et regroupe plus de 50 organisations.
Ce réseau définit cinq étapes pour fixer des objectifs fondés sur la science pour la nature (SBTN - Science Based Targets for Nature) à savoir : (1) évaluer, (2) interpréter et prioriser, (3) mesurer, établir et publier, (4) agir, (5) suivre.
Hermès a rejoint en 2023 le Corporate Engagement Program du SBTN, et le Capital Lab Naturel du WWF France dans l’ambition de mettre en œuvre la méthode sur l’ensemble des activités du groupe. Le groupe a appliqué en 2023 la méthode SBTN sur les deux premières étapes, avec l’aide de ses partenaires externes. Une nouvelle fois, le Groupe fait partie des pionniers sur le sujet biodiversité en rejoignant les 130 entreprises appliquant officiellement cette approche scientifique.
En amont de l’étape 1, une étape préliminaire de cadrage a permis de définir précisément le périmètre de l’étude. Conformément aux attentes de l’approche SBTN, les 16 métiers d’Hermès et toutes les filières de matières premières ont été pris en compte dans l’analyse. L’objectif était de couvrir au mieux ces filières et leurs spécificités dans l’étape 1, selon la disponibilité des données de pression et de localisation et d’avoir la vision la plus exhaustive des impacts des activités Hermès sur la nature.
L’étape 1 de SBTN est une étape d’évaluation des pressions exercées par l’entreprise sur la biodiversité, qui se décompose en deux sous-parties :
Hermès a construit la liste des pressions matérielles des 16 métiers d’Hermès en croisant des informations issues de l’outil de matérialité sectorielle MST proposé par SBTN sur la base de l’outil ENCORE, de l’exercice de mesure d’empreinte réalisé (GBS®) et de dires d’experts. L’analyse de matérialité sectorielle fait ressortir des enjeux de matérialité situés principalement en amont de la chaîne de valeur d’Hermès, notamment en lien avec la dégradation des habitats pour la production de commodités agricoles (cultures pour le textile, alimentation pour l’élevage) et au changement climatique. Pour les impacts directs, l’analyse sectorielle a fait ressortir un sujet sur la consommation d’eau et les pollutions.
Pour l’ensemble des activités ainsi identifiées comme matérielles (soit l’ensemble des sites de manufactures, de fermes et de logistique, ainsi que les achats de matières animales, végétales, minérales et synthétiques), les pressions et l’état de la nature ont été modélisés à l’aide des données de reporting site, de données ACV et de bases de données d’état de la nature identifiées par SBTN (BII, STAR-t, Global Forest Watch, GLOBIO, …). Au total, 53% des achats, représentant 90% des pressions sur la biodiversité, ont ainsi été couverts par la méthodologie SBTN.
L’étape 2, très technique, a consisté à combiner et interpréter les données de pression et d’état de la nature modélisées lors de l’étape 1B afin de hiérarchiser les sites et filières prioritaires. Cette hiérarchisation permettra ultérieurement de fixer des objectifs pour la Nature fondés sur la science, pression par pression, et sur les périmètres prioritaires (étape 3 du cadre SBTN).
La collecte et traitement des données d’Hermès ont eu lieu sur les filières, la structure de l’entreprise, l’emplacement des sites, les pratiques d’approvisionnement, leur localisation et les analyses antérieures (boite à outils et cartographie filières), en vue de leur utilisation dans l’évaluation de la chaîne de valeur. Ces premiers résultats obtenus fin 2023 sont en cours de validation auprès des équipes opérationnelles pour confirmer que les calculs scientifiques sont cohérents avec les réalités physiques constatées sur le terrain.
En synthèse, les étapes du SBTN se recoupent avec le cadre stratégique de développement durable d’Hermès et plus précisément les étapes (2) interpréter et prioriser, (3) mesurer, établir et publier et (4) agir qui sont intégrées dans les piliers Évaluer et Agir de la stratégie biodiversité Hermès là où les étapes (1) évaluer et (5) suivre se retrouvent dans le cadre stratégique de Développement durable du groupe. Hermès montre sa singularité en complétant la stratégie biodiversité SBTN par des piliers Former et Collaborer.
Grille de correspondance Science Based Target for Nature :
Étapes SBTN | Partie et paragraphe du document d’enregistrement universel |
| Correspondances |
|---|---|---|---|
Évaluer | Réaliser une analyse de matérialité |
| § 2.1.3 Analyse de matérialité § 2.6.1.2 Cartographie des risques § 4.1.4.1 Évolutions des grands enjeux planétaires en matière de climat et de biodiversité |
Cartographier sa chaîne de valeur | |||
Interpréter et prioriser | Identifier ses sphères d’influences |
| « Évaluer » - § 2.5.5.3 Diagnostiquer les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur |
Prioriser les localisations | |||
Mesurer, établir et publier | Mesurer les valeurs de référence |
| « Évaluer » - § 2.5.5.3 Diagnostiquer les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur |
Développer un plan de suivi | |||
Établir des cibles | |||
Publier ses objectifs et leurs valeurs de référence | |||
Agir | Éviter |
| « Agir » - § 2.5.5.4 Mettre en œuvre des actions dans les métiers, filières et sites |
Réduire | |||
Restaurer et régénérer | |||
Transformer | |||
Suivre | Faire le suivi |
| Tableau de suivi - § 2.5 |
Rendre compte | |||
Vérifier |
Le groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature (TNFD), créé en 2021, est composé de 40 membres représentant des institutions financières, des entreprises et des fournisseurs de services de marché. La mission de la TNFD est d’élaborer et de fournir un cadre de reporting des risques et opportunités liés à l’évolution de la nature et d’agir en conséquence, dans le but à terme de soutenir une réorientation des flux financiers mondiaux vers des projets à externalités positives pour la nature.
La TNFD a publié en septembre 2023 la version finale de son cadre. Hermès s’est nourrit de ces recommandations , en particulier celles relatives à la publication d’informations sur la gouvernance (rôle et surveillance des instances dirigeantes des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature), les détails demandés sur la stratégie (impacts réels et potentiels des risques et opportunités liés à la nature sur les activités et la planification financière associées), les précisions attendues sur la gestion des risques et des impacts ainsi que sur les outils de mesure. Hermès propose une grille de correspondance entre ses travaux et le cadre de la TNFD dans le § 2.7.4.3.
Au-delà des recommandations TNFD de base, les travaux engagés par Hermès sur son pilier Planète, et en particulier en 2023 avec l’approche SBTN, permettent déjà de répondre à une grande partie des indicateurs principaux proposés pour le secteur Apparel & Textile tel que les émissions de GES, l’empreinte au sol des activités, la consommation d’eau, la gestion des déchets et les filières d’approvisionnement.
De façon volontaire, sans attendre la déclinaison de la Convention pour la diversité biologique en stratégie de biodiversité nationale française ou autre mécanisme contraignant, Hermès réfléchit, avec ses partenaires comme WWF France, dès à présent aux réponses concrètes à apporter par les entreprises dans le Cadre mondial Kunming-Montréal pour la biodiversité, en particulier sur les cibles concernant les activités d’Hermès. Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous :
Cibles du Cadre mondial Kunming-Montréal |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès |
| Paragraphes du document d’enregistrement universel |
|---|---|---|---|---|
Objectif A – Réduire les menaces qui pèsent sur la biodiversité | ||||
Cible 1 : Aménagement du territoire |
| Référentiel immobilier Harmonie pour limiter l’artificialisation |
| § 2.5.2 |
Cible 2 : Restauration |
| Projets de restauration des écosystèmes sensibles via Livelihoods et la replantation de 20 000 arbres en Seine Saint-Denis |
| § 2.5.7.3.2 |
Cible 4 : Espèces menacées |
| Respect de la réglementation CITES |
| § 2.4.2.4.1 |
Cible 5 : Commerce d’espèces sauvages |
| Briefs filières durables & RSE mis à jour et enrichis en 2023 |
| § 2.4.2.1 |
Cible 6 : Espèces invasives |
| Filière Autruche : protection, avec des ONG de terrain, du réseau hydraulique sud-africain par la lutte contre des plantes invasives asséchantes. Suppression des plantes invasives sur les sites opérés (exemple : Renouée du Japon) |
| § 2.4.3.2 et § 2.4.3.6 |
Cible 7 : Pollution |
| Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles, politique de gestion des produits chimiques |
| § 2.4.1.4 et § 2.5.5 |
Cible 8 : Changement climatique |
| Trajectoire SBTi 1,5°C validée |
| § 2.5.7 |
Objectifs B & C – Assurer les besoins des personnes à travers l’utilisation durable et le partage des bénéfices | ||||
Cible 9 : Utilisation durable |
| Promotion de la gestion et l’utilisation durable des espèces sauvages dans les chaînes d’approvisionnement via les Briefs filières durables & RSE. Eco-conception, promotion de la circularité et de produits durables et réparables, permettant de réduire les pressions sur la Nature grâce à un cycle de vie plus long et moins impactant. |
| § 2.4.2.1 |
Cible 10 : Exploitation des ressources |
| Promotion de l’application de pratiques respectueuses de la biodiversité dans les chaînes d’approvisionnement via les Briefs filières durables & RSE |
| § 2.4.2.1 |
Cible 12 : Aires urbaines |
| Gestion des sites tertiaires pour accroître la superficie, la qualité et la connectivité des espaces verts et bleus dans les zones urbaines
|
| § 2.5.2 et § 2.5.6 |
Cible 13 : Accès et partage des bénéfices |
| N/A |
|
|
Cible 14 : Intégration & normalisation |
| N/A |
|
|
Objectif D – Outils et solutions pour la mise en œuvre et la généralisation | ||||
Cible 15 : Entreprise |
| Mesure de l’empreinte sur la biodiversité des chaînes de valeur de 92 % du CA d’Hermès via le GBS et communication des grands résultats, mise en place du SBTN étapes 1&2 |
| § 2.4.3.4 |
Cible 16 : Consommation durable |
| Actions en faveur de la circularité et de la réduction de production de déchets |
| § 2.4.1.2 et § 2.5.4 |
La Stratégie Nationale Biodiversité 2030 (SNB) est l’expression de l’engagement de la France envers la Convention sur la diversité biologique pour la période 2022-2030, succédant à deux précédentes stratégies couvrant les périodes 2004-2010 et 2011-2020. Elle s’inscrit également dans le cadre du Pacte Vert européen (European Green Deal). Son objectif majeur est de réduire les pressions sur la biodiversité, de protéger et restaurer les écosystèmes, ainsi que d’initier des changements fondamentaux pour inverser la trajectoire du déclin de la biodiversité.
STRATÉGIE NATIONALE BIODIVERSITÉ 2030 FRANÇAISE |
|---|
Axe 1 : Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité |
Axe 2 : Restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible |
Axe 3 : Mobiliser tous les acteurs |
Axe 4 : Les moyens d’atteindre ces ambitions |
La SNB résulte d’une collaboration impliquant les collectivités territoriales, les citoyens et les entreprises, reflétant les attentes de la société française en matière de consultation et d’inclusion. Elle se matérialise par 40 mesures réparties autour de quatre axes : réduire les pressions sur la biodiversité, restaurer la biodiversité dégradée, mobiliser tous les acteurs et garantir les moyens nécessaires à la réalisation de ces ambitions.
La philosophie de la stratégie biodiversité d’Hermès (former, collaborer, mesurer, agir) est très alignée avec les quatre axes de la SNB :
Mesures clés SNB |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès |
| Paragraphes du document d’enregistrement universel |
|---|---|---|---|---|
Axe 1 : Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité | ||||
Limiter le changement d’usage des terres et des mers — Mesures 1 et 2 |
| Le référentiel Harmonie embarque un objectif de sobriété foncière dans les projets immobiliers du groupe |
| §2.4.3.6 et §2.5.2 |
Lutter contre la surexploitation des espèces, en France comme à l’étranger — Mesures 3 et 4 |
| 66 briefs filières définissent les exigences du groupe sur les matières premières, dont des certifications. En particulier les matières ou espèces menacées d’extinction (CITES – annexe 1) ou dont le commerce est illégal, ne sont pas utilisées par le groupe) |
| §2.4.2.1 |
Réduire l’impact du changement climatique sur la biodiversité par les politiques climat — Mesure 5 |
| Trajectoire 1,5°C validée par SBTi sur les scopes 1,2 et 3. |
| §2.5.7 |
Réduire les pollutions — Mesures 6, 7, 8 et 9 |
| Déploiement de diagnostics et mesures biodiversité sur les sites opérées, dont le zéro-phyto. Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles. Installation de station de traitement des eflluents en propre et baise des rejets aqueux. Liste des Substance Réglementées (RSL) groupe. |
| §2.4.3.6, §2.4.1.8 et §2.5.6 |
Lutter contre les espèces exotiques envahissantes — Mesure 10 |
| Lutte contre les espèces exotiques envahissantes dans les filières d’approvisionnement (plantes asséchantes en Afrique du Sud, sur la filière autruche), et sur les sites opérés. |
| §2.4.3.2 et §2.4.3.6 |
Renforcer la lutte contre les atteintes à l’environnement — Mesure 11 |
| Programmes d’audits EHS et Plan de vigilance |
| §2.6.1.1 et §2.8.4.4 |
Accompagner plus spécifiquement les secteurs prioritaires pour réduire leurs impacts sur la biodiversité — Mesures 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18 |
| Proposer aux fournisseurs des accompagnement sur les aspects énergie et carbone, eau et biodiversité |
| §2.6.1 |
Axe 2 : Restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible | ||||
Restaurer les continuités écologiques et ramener de la nature en ville — Mesures 20 et 21 |
| Plan de biodiversité sur les sites opérés, en particulier en zone urbaine ( création de jardins, bio-monitoring par la ruche) et participation au projet de plantation de 20 000 arbres en Seine Saint-Denis |
| §2.4.3.6 §2.7.1.2 |
Renforcer la résilience des écosystèmes forestiers — Mesure 22 |
| Publication de la politique Forêts groupe, certification des filières de bois et de papier/carton. |
| §2.4.3.5 |
Maintenir et restaurer les écosystème particuliers (haies, prairies permanentes, zones humides, sols) — Mesure 23, 24, 25 et 26 |
| Investissement dans les projets Livelihoods depuis 2012 : restauration et préservation d’écosystèmes naturels (mangroves), agroforesterie et restauration des sols par des pratiques agricoles durables, accès à l’énergie rurale réduisant la déforestation. |
| §2.5.7.3.1 et §2.7.2.1.4 |
Inverser le déclin d’espèces phares menacées, en particulier les espèces endémiques dans les Outre-mer — Mesure 27 |
| Préservation des milieux naturels des crocodiliens par les fermes d’élevage |
| §2.4.3.5 |
Axe 3 : Mobiliser tous les acteurs | ||||
Assurer l’exemplarité de l’État et des services publics — Mesures 28 et 29 |
| N/A |
|
|
Accompagner l’action des collectivités territoriales — Mesure 30 |
| N/A |
|
|
Accompagner l’engagement des entreprises pour la biodiversité — Mesure 31 |
| Mise en place des actions de formation sur la biodiversité pour tous les collaborateurs |
| §2.4.3.1 |
Mobiliser les citoyens tout au long de la vie — Mesures 32, 33, 34 et 35 |
| Mobilisation de la fondation d’entreprise Hermès en faveur de la préservation du monde vivant |
| §2.4.3.7 |
Axe 4 : Les moyens d’atteindre ces ambitions | ||||
Développer et valoriser la connaissance des données et enjeux biodiversité — Mesure 36 |
| Hermès mesurer et publie depuis 2021 son empreinte grâce à l’outil Global Biodiversity Score |
| §2.4.3.4 |
Mobiliser les financements publics et privés en faveur, de la biodiversité, en France comme à l’étranger — Mesures 37, 38 et 39 |
| Plan d’investissement sur les projets industriels pour réduire les pressions environnementales (énergie, eau, carbone, déchets, pollutions) |
| §2.5 |
Mettre en place une gouvernance interministérielle de pilotage et de redevabilité de la SNB — Mesure 40 |
| N/A |
|
|
Mettre en place un pilotage fin via des indicateurs — Mesure 40 |
| Application de la méthode SBTN afin de déployer une méthode basée sur la science de pilotage des enjeux biodiversité |
| §2.4.3.5 |
Hermès a mesuré dès 2021 son empreinte grâce à l’outil Global Biodiversity Score(17) porté par CDC Biodiversité (filiale de la Caisse des dépôts), mis en œuvre avec l’appui de WWF France et basée sur des données terrains, financières et théoriques de 2019, une initiative pionnière à l’époque. Cette démarche de mesure d’empreinte biodiversité s’intègre dans la cible 15 de l’accord de Kunming-Montréal. Les travaux ont été renouvelés en 2023, selon une méthodologie significativement plus complète, par un approfondissement des résultats sur l’activité Maroquinerie autour du cuir et des filières associées.
Le GBS est un outil d’évaluation de l’empreinte biodiversité des entreprises, qui mesure les états scientifiques issus d’observations, et non pas une quantification d’actions qui sont engagées. Les résultats sont exprimés en MSA.km2, où MSA est l’abondance moyenne des espèces (Mean Species Abundance), une métrique caractérisant l’intégrité des écosystèmes.
Au total, 92 % du chiffre d’affaires d’Hermès est couvert par l’analyse groupe 2021, et 43 % du chiffre d'affaires est couvert par l’analyse approfondie de 2023 (chiffre d’affaires de la Maroquinerie-Sellerie en 2022). Le métier cuir a réalisé cette analyse car il s'agit du métier à plus fort impact selon l'analyse menée en 2021. Le périmètre des études porte sur les scopes 1, 2 et 3 amont (c’est-à-dire hors phase d’utilisation). Ce périmètre est nommé par CDC Biodiversité « Scope Intégré Verticalement ».
Hermès a choisi de piloter les actions et les investissements du groupe en se focalisant sur l’empreinte dynamique terrestre, qui fait état de la dégradation annuelle. La majorité de l’empreinte mesurée pour Hermès est liée à l’amont de la chaîne de valeur. Les principales pressions pour la biodiversité terrestre sont notamment liées à l’occupation des sols (cultures, élevages) et aux émissions de gaz à effet de serre (scope 3 amont), démontrant une relation forte entre climat et biodiversité, et guidant nos actions dans la supply chain. Ces analyses sont aussi progressivement utilisées par le groupe pour affiner sa stratégie de développement immobilière, en complément des critères posés par les réglementations françaises (zéro artificialisation nette, ZAN) et européennes (taxonomie).
Si les calculs d’impact sur la biodiversité sont encore peu répandus, les premières comparaisons permettent de considérer Hermès comme ayant une activité moins intensive sur la biodiversité que celles identifiées dans les données intersectorielles disponibles.
Principaux résultats du Global Biodiversity Score (2021)
Une attention particulière a été portée en 2023 au métier de Maroquinerie-Sellerie qui représentait en 2020 45,5 % du chiffre d’affaires du groupe tout en contribuant à plus de 50 % de l’empreinte dynamique terrestre. Les travaux ont permis d’identifier deux leviers prioritaires d’action au sein de nos filières : l’élevage et l’alimentation animale. Pour préciser ces résultats groupe, une étude approfondie de cette activité a été lancée en 2023, notamment sur une sélection de cuirs iconiques de la maison (veau, agneau, chèvre, porc, bovin, crocodiliens et autruche) avec leurs systèmes d’élevage et les rations alimentaires, propres à chaque situation, afin de mieux appréhender les leviers d’actions de ses filières et pouvoir ainsi agir efficacement sur l’empreinte biodiversité de ces filières. Ces travaux sont en cours de finalisation, qui guideront le brief stratégique biodiversité pour 2024.
En parallèle des projets de terrain ont été initiés en 2023 autour de la filière bovine en France, avec des coopératives, pour une concrétisation en 2024.
Le groupe Hermès poursuit, avec les partenaires auprès desquels il s’approvisionne en matières naturelles, un travail constructif qui intègre la protection de la biodiversité. Le groupe collabore dans ce cadre avec des ONG internationales, selon les contextes, afin de mieux évaluer les différentes composantes de la biodiversité qui le concernent et les impacts sur sa chaîne d’approvisionnement.
Les sites de production, par leur implantation en milieu rural, sont impliqués dans de nombreuses démarches en faveur de la biodiversité, les sites tertiaires ou mixtes conduisent également des actions. Ces dernières sont présentées au § 2.4.3.6. En ce qui concerne les filières, les actions sont présentées au § 2.4.2.3.
Les animaux élevés dans les fermes sont très majoritairement issus de prélèvements d’œufs dans le milieu naturel, selon des quotas définis annuellement par les autorités locales. Plusieurs acteurs garantissent le bon fonctionnement de l’industrie de l’élevage en Australie et aux États-Unis, en particulier les gouvernements locaux et leurs départements en charge de la protection de la nature, les propriétaires terriens, les chasseurs ainsi que les collecteurs d’œufs et les incubateurs auxquels les fermes d’élevage achètent les œufs ou les nouveau-nés.
À ce titre, les revenus réalisés par les propriétaires terriens grâce à la collecte des œufs contribuent à l’entretien de ces zones humides, et donc au maintien de la biodiversité dans ces espaces naturels. Par ailleurs, les bagues CITES, dont l’usage est rendu obligatoire par la Convention de Washington, et les permis de collecte des œufs génèrent des bénéfices pour les autorités locales (comme le Fish and Wildlife aux États-Unis, ou le Département de l’environnement et des ressources naturelles du Territoire du Nord en Australie). Ces ressources sont consacrées ensuite au fonctionnement des services impliqués dans la gestion des programmes de conservation des espèces, au suivi des populations d’animaux dans le milieu naturel, au contrôle du respect des exigences réglementaires et aux programmes de recherche sur les crocodiliens.
De plus, des actions spécifiques sont décidées au niveau local. C’est le cas notamment en Louisiane, où les fermiers doivent réintroduire dans le milieu naturel au minimum 5 % des alligators – en bonne santé et ayant atteint une taille minimum – élevés sur leur ferme. Cette réintroduction est réalisée dans des zones définies par les autorités locales et sous leur contrôle. L’élevage de l’alligator, fortement réorganisé à la faveur de la mise en place de la Convention de Washington, a contribué d’une part à la sauvegarde de l’espèce et à son développement sans précédent dans les zones considérées, et d’autre part, par effet induit, à la protection et à l’entretien des zones humides (le « marsh ») où ces animaux vivent et se reproduisent. Selon le Fish & Wildlife américain, une surface de 1,2 million d’hectares de zones humides est ainsi mieux entretenue. L’objectif est de continuer à soutenir les fermiers dans leur développement, et pérenniser ainsi ces effets. La population d’alligators sauvage dépasse aujourd’hui les 3 millions d’individus en Louisiane, ce qui est un véritable succès pour la conservation de cette espèce.
Les sites de production, par leur activité et leur localisation, jouent donc un rôle clé dans la préservation des espèces, la protection de la biodiversité et l’économie locale. L’efficacité de leurs actions provient d’un ancrage local fort, grâce notamment aux relations avec les différentes autorités en charge de la protection de la nature, les collecteurs d’œufs et les propriétaires terriens.
La plupart des fermes en activité se tournent maintenant vers des solutions pour non seulement réduire leur empreinte sur la ressource en eau dans le milieu, mais aussi sa réutilisation. A cet effet des études et des projets voient le jour afin de produire des engrais organiques et développer des projets d’irrigation d’arbres qui peuvent à leur tour produire des tannins végétaux.
Des actions sont en cours au sein des fermes australiennes pour réutiliser les eaux usées préalablement traitées au travers l’établissement de plantations forestières. Ainsi, 120 hectares d’espèces commerciales mixtes ont été plantés et sont irriguées par toutes les eaux usées d’une des fermes, dans une logique de circularité agricole. Sur une autre ferme, ce sont 10 hectares de bois de santal qui ont été plantés afin de réutiliser les eaux usées préalablement traitées et également de permettre à Hermès de sécuriser son approvisionnement en bois précieux et huiles essentielles.
Des études sur la biodiversité sont également en cours en Australie afin de qualifier et quantifier les espèces animales présentes sur site et de suivre l’évolution de cette faune en parallèle avec la création d’habitats.
Hermès a conscience de son rôle pour maintenir les services écosystémiques forestiers. Hermès a rendu publique en 2023 sa politique Forêts groupe (18) qui s’applique à tous les domaines d’achats d’une sélection de matières qui proviennent directement ou indirectement des forêts, avec potentiellement un impact sur ces écosystèmes et leurs modes de gestion. Bien que cette matière représente une faible part de son activité, le groupe cherche à être exemplaire, témoin sa notation A- sur les questionnaires Forêt du CDP.
Ces matières premières ont été hiérarchisées sur la base de l’analyse des risques sociaux et environnementaux sur les forets associés à leurs productions, à leurs poids dans les chaines Hermès ainsi qu’à la capacité d’action du groupe. Hermès en distingue des matières premières prioritaires : cuir bovin, bois à destination du métier Maison et des manufactures, papier et carton des emballages des objets Hermès, caoutchouc naturel, huile de palme et dérivés, viscose et cellulose (textile), soja pour la nutrition des animaux d’élevage.
Concrètement, Hermès met en place une politique dont l’ambition est que les matières premières achetées soient produites de façon responsable, en accord avec les engagements du groupe et en respectant les critères suivants :
À l’horizon 2025, Hermès adoptera les mesures appropriées pour les matières premières prioritaires pour :
À horizon 2030, Hermès a les ambitions suivantes :
Pour lutter concrètement contre la déforestation, Hermès prend en compte ses risques liés à sa chaîne de valeur en amont. Sur celle-ci, trois sujets principaux ont été identifiés : l’utilisation des sols pour l’alimentation animale, d’essences de bois pour les objets Hermès Maison et du carton/papier pour les emballages.
De plus, dans les différents Métiers d’Hermès, le recensement des géographies, sous-géographies, jusqu’au point GPS des exploitations forestières utilisées pour la fabrication des objets et meubles en bois permet le renforcement de la demande en certification FSC ou à défaut PEFC, ou en autres certifications locales intégrant une politique de zéro déforestation. 90 % des bois des Métiers d’Hermès comportent une certification, contre 50 % en 2022. Pour assurer une bonne utilisation de la matière, les rebuts de production sont recensés selon leur fin de vie.
Par ailleurs, pour toute nouvelle implantation de site industriel, une étude d’impact est réalisée, intégrant les enjeux liés à la faune, à la flore et à la préservation des milieux naturels.
L’étude des impacts sur la biodiversité conduite en 2019 montre que la préservation de la biodiversité sur ses sites opérés n’est pas l’enjeu majeur du Groupe. Néanmoins, par éthique et souci d’exemplarité, Hermès souhaite mettre en œuvre les meilleures normes disponibles pour y respecter la nature.
En application des principes du référentiel Harmonie § 2.5.2, toute nouvelle implantation de site industriel fait l’objet d’une étude d’impact. Celle-ci intègre les enjeux liés à la faune, la flore et la préservation des milieux naturels. Pour mémoire, l’essentiel des sites de production est situé en France, et donc soumis à une réglementation parmi les plus strictes au monde. Le référentiel va au-delà de ces contraintes légales.
Afin d’intégrer la sauvegarde de la biodiversité dès la réflexion autour de l’implantation des futures maroquineries, un guide recensant les bonnes pratiques a été rédigé en 2020 et intégré au référentiel Harmonie. Les principes suivants ont été retenus : à l’échelle parcellaire, une gestion écologique des espaces verts doit être favorisée. À l’échelle paysagère, il s’agit de favoriser la connectivité écologique des sites avec leur milieu environnant. Le référentiel de construction durable utilisé lors de chaque nouveau projet d’implantation s’est donc enrichi et permet désormais aux architectes et paysagistes d’intégrer au mieux cette dimension dans leurs projets.
Comme expliqué au § 2.4.3.4, pour l’implantation des nouveaux sites de maroquinerie, Hermès privilégie désormais la reconversion des anciens sites industriels ou friches chaque fois que c’est possible. À titre d’exemple, la Maroquinerie de Montereau est établie sur un ancien site d’une entreprise du secteur de l’énergie, celle de Guyenne sur un terrain de remblais routiers et celles de Louviers et de Saint-Junien sont également une reconversion de sites industriels. La future maroquinerie de Riom suit cette même démarche, ce qui permet de limiter très fortement l’artificialisation des surfaces tout en poursuivant la croissance de l’activité. En ce qui concerne le site de la Sormonne, la biodiversité a été préservée et restaurée sur les espaces verts entourant le site.
En 2023, 19 maroquineries ont été évaluées avec l’appui d’un expert indépendant et 16 indicateurs fondés sur les cinq facteurs d’érosion définis par l’IPBES ont été retenus : ils ont pour vocation de mesurer la pression sur la biodiversité, en intégrant à la fois l’impact des activités sur les sites, l’état de l’environnement qui en résulte et les réponses ou actions correctives mises en place. Ces indicateurs évaluent la mise en place du guide de bonnes pratiques du pôle Maroquinerie avec, par exemple, la proscription d’utilisation de produits phytosanitaires. Sur l’ensemble des espaces verts des maroquineries, le niveau d’atteinte de ces bonnes pratiques atteint en 2023 un taux de 68 % contre 60 % en 2021. Ainsi par exemple, la fréquence moyenne de tonte par m2 et par an est passée de 6,5 en 2021 à 5,3 pour 2023. L’attention particulière portée sur ces espaces verts a également permis de déceler plusieurs espèces exotiques envahissantes pour lesquelles un traitement spécifique sera réalisé pour les prochaines années.
Les actions menées par le métier Cuir ont vocation sont étendues à l’ensemble des sites de production en France, permettant de viser pour 2025 un objectif de 100 % des sites impliqués dans des actions biodiversité.
Le secteur textile du groupe est également très attentif à ces enjeux. En 2023, un plan d’éco gestion est en cours d’élaboration avec un partenaire du site textile de la SIEGL pour favoriser et valoriser la biodiversité locale ; ce plan doit également conduire à la plantation de nouveaux arbres et arbustes autour du site. Le bassin pluvial naturel du site textile ITH et son lit d’évacuation ont fait l’objet de curage pour retrouver un écoulement fluide. Ces travaux ont permis de découvrir et traiter des pollutions liées aux activités antérieures et externes à Hermès et également de supprimer de la zone des plants de Renouée du Japon, espèce extrêmement invasive.
Hermès Horloger, pour sa part, a évalué ses 2 sites de production suisse avec l’appui d’experts indépendants (paysagistes ou biologistes) : utilisation de l’eau, usage de produits phytosanitaires, fréquence de tonte, espèces exotiques envahissantes, habitats favorables à la biodiversité, etc.
Après finalisation des diagnostics des sites industriels, des plans d’action sont déployés. Ces plans devront inclure un volet d’actions en faveur des espaces verts, de la faune et de la flore (installation d’hôtels à insectes, ruches…) et de la préservation de l’eau. Ainsi, le site Arts de la table de la CATE a déployé des prairies fleuries sur les zones de stationnement et le long du bâtiment, installé six ruches et planté une quarantaine d’arbres dont des fruitiers. La fauche tardive est pratiquée dans cet esprit sur le site arts de la table de Beyrand impression.
En ce qui concerne les sites tertiaires et mixtes, un projet pilote a été déployé sur le site de la Ville de Pantin où au fur et à mesure de la constitution de la Cité des Métiers, cinq jardins avaient été créés sur 8 000 m² et des ruches avaient été installées. D’une rencontre avec une société experte en bio-monitoring est née l’idée d’un projet favorisant la biodiversité urbaine. Deux ambitions ont émergé grâce aux données susceptibles d’être récoltées dans le cadre de ce projet : favoriser la biodiversité, au-delà de la préserver, à l’aide des relevés floristiques et contribuer à une démarche territoriale de protection de l’environnement, au-delà des sites, en partageant les relevés des polluants avec les collectivités locales. La mise en place du bio-monitoring s’étale sur plusieurs années. Il consiste à utiliser les marqueurs de diversité et de pollution indentifiables dans les pollens rapportés par les abeilles dans leur ruche, et de profiter de leur rayon d’action d’environ 2 km. Cette démarche suppose l’équipement de collecteurs sur les ruches, la récupération du pollen et de conduire l’analyse scientifique des données. Les premiers enseignements ont confirmé la richesse des variétés végétales de Pantin, au nombre de 39 contre 18 en moyenne sur les sites français étudiés par les scientifiques. Les résultats de l’analyse ont par ailleurs conduit à l’identification de pollution et à la substitution des pratiques de traitement antifongique sur les sites (bien que sans intrant chimique de synthèse) et l’adoption d’actions de traitement manuelles.
Les informations récoltées ont été partagées avec les acteurs du territoire pour que leurs projets de plantations soient en cohérence avec les besoins en termes de biodiversité. 2023 marquera la poursuite de ce dialogue avec les parties prenantes locales sur le territoire « Est ensemble », dans le département Seine St Denis, en explorant de nouveaux territoires d’application pour les années à venir. Cette première expérience réussie a conduit au développement des pratiques de bio-monitoring sur d’autres sites du groupe, tels que celui du site Parfum et Beauté du Vaudreuil en 2022.
Depuis sa création en 2008, la Fondation d’entreprise Hermès se mobilise en faveur de la préservation du monde vivant. La protection de la biodiversité et des écosystèmes naturels représente un des quatre piliers de son action et prend aujourd’hui corps à travers une variété des projets, directement portés ou soutenus par la Fondation, visant à maintenir ou rétablir les équilibres écologiques fragiles. Mue par la volonté de pérenniser la richesse des différents milieux de notre planète pour les transmettre aux générations futures, la Fondation agit grâce à plusieurs leviers : la sensibilisation et la formation, la recherche, ainsi que le soutien à celles et ceux qui portent des actions concrètes sur le terrain.
En septembre 2023, une troisième édition du programme Manuterra(19), apprendre du vivant, initié et porté par la Fondation d’entreprise Hermès en lien étroit avec les Compagnons du Devoir et du Tour de France, a été déployée au sein de 10 académies partenaires avec 24 classes d’élèves de la primaire au lycée. 600 élèves environ ont alors été sensibilisés à la beauté de la nature et sa nécessaire préservation. Aux côtés de jardiniers professionnels et de leur enseignant, les jeunes citoyens de demain découvrent la diversité des espèces et apprennent les savoir-faire liés aux métiers du jardin et à la permaculture. En 12 séances de 2 heures ils pensent et réalisent ensemble un jardin riche en biodiversité, dont ils continuent à prendre soin par la suite. Dans une logique de complémentarité avec ce programme, la Fondation d’entreprise Hermès soutient depuis 2019 un dispositif de sciences participatives également destiné au public scolaire : le dispositif Vigie-Nature Ecole déployé par le Museum national d’histoire naturelle, partout en France. Souhaitant s’adresser par ailleurs aux jeunes adultes, la Fondation a contribué en 2023, auprès de l’association L’Intelligence verte, au projet de potagers coopératifs étudiants à Blois (Loir-et-Cher), avec pour but d’aider les jeunes à se réapproprier les savoir-faire liés à l’autonomie alimentaire et à la régénération des écosystèmes.
La Fondation d’entreprise Hermès accompagne, depuis sa toute première édition en 2020, le festival prospectif et transdisciplinaire Agir pour le vivant. En 2023, elle a également soutenu le projet « Vivre le Rhône » mené par l’association LEAST - laboratoire écologie et art pour une société en transition : processus co-créatifs (marches, enquêtes, cartographie, ateliers d’écriture) entre artistes, scientifiques et société civile (associations, pêcheurs, jeunes en rupture sociale et scolaire, étudiants…) autour du Rhône comme élément vivant.
En 2023 enfin, la Fondation a contribué à l’aménagement d’un nouvel espace de biodiversité de 12 000 m² au sein du Parc de la Villette. Cet espace, véritable vitrine vivante accessible à tous, comporte par exemple une ferme pédagogique et plusieurs espaces destinés à des activités de médiation à destination des jeunes publics comme des adultes.
La Fondation d’entreprise Hermès s’engage pour accompagner celles et ceux qui agissent au plus près de la biodiversité au quotidien. Plusieurs projets durablement accompagnés par la Fondation illustrent cette attention concrète portée au monde vivant : la préservation de l’ancienne forêt de la Massane avec un soutien aux équipes de recherche au sein de cette réserve naturelle nationale des Pyrénées-Orientales ; la transmission de pratiques agro-écologiques dans le monde rural avec la coopérative L’Atelier paysan ; la lutte contre le trafic d’espèces protégées auprès de WWF.
Le développement durable du groupe passe par la connaissance, la maîtrise et la réduction de ses impacts environnementaux, dans une démarche de responsabilité sur ses opérations. Plus largement, Hermès contribue, par ses engagements et actions, à la lutte contre le changement climatique pour un développement responsable et durable.
Le respect de la nature, source de ses matières d’exception et cadre de vie de ses sites, est une valeur forte et constante d’Hermès. Le groupe a rédigé en 2002 une politique environnementale, mise à jour en 2020, qui vise à limiter l’impact de son activité dans tous les domaines. Des solutions pragmatiques mais ambitieuses sont recherchées systématiquement pour préserver l’environnement à long terme, en tentant de faire mieux que la réglementation chaque fois que cela est possible. La priorité est de maîtriser les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’amont agricole à la distribution, des achats aux processus internes.
En 2023, le groupe poursuit le découplage significatif entre ses consommations d’eau et d’énergie et la croissance de son activité. Le mix énergétique du groupe évolue, avec notamment une progression de la part dévolue aux énergies renouvelables, qui s’élève désormais à près de 70 % (contre 55 % en 2022).
Engagé formellement auprès du SBTi à suivre une trajectoire alignée sur l’objectif 1,5 °C depuis 2022, le groupe poursuit la baisse de ses émissions en valeur absolue sur les scopes 1 et 2, et en intensité sur le scope 3, tout en contribuant à des actions de compensation carbone à impact local.
Cet état d’esprit en faveur de l’environnement passe par l’implication de chacun, des décisions d’investissement aux écogestes du quotidien, ou à une culture hygiène, sécurité et environnement (HSE) renforcée sur les sites. Il s’articule autour de politiques, de procédures, d’outils et de grands engagements.
Le groupe a progressé en 2023 sur les grands enjeux environnementaux avec une philosophie de s’inscrire dans la durée par des améliorations en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de 2023 pour cette section :
La planète | ||||
|---|---|---|---|---|
Environnement | ||||
ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
| ||||
Appliquer les meilleurs standards en matière de construction durable | ||||
Définir un standard de construction durable interne garantissant une performance environnementale alignée sur les meilleures certifications existantes et le mettre en œuvre | Certification référentiel et taux de mise en œuvre dans les projets | Labellisation externe du référentiel interne de construction durable par Bureau Veritas
100 % des projets lancés en 2023 suivent le référentiel | = | |
Limiter les émissions de CO2 de nos bâtiments les plus récents | Limiter les émissions/m2 sous la barre des 1 000 kg/CO2 par m2 | 776 kg CO2/m2 pour Louviers | = | |
MaÎtriser les consommations de ressources naturelles en interne comme avec les fournisseurs : eau, Énergie | ||||
| Réduire l’intensité des consommations d’eau industrielle de 5 % par an | Évolution des consommations d’eau industrielle | - 62,2 % d’intensité de consommation d’eau sur 10 ans et - 9,3 % en valeur absolue par rapport à 2022 | ➚ |
Définition d’un prix notionnel de l’eau | Prix notionnel fixé à 1,5 €/m3 | = | ||
Réduire l’intensité des consommations d’énergie | Évolution des consommations d’énergie par nature et par zone géographique | - 65,1 % d’intensité d’énergie industrielle sur 10 ans et baisse de 8 % de la consommation électrique des magasins depuis 2020 | ➚ | |
Défossiliser les consommations en Énergies | ||||
| Déployer des programmes en faveur des énergies renouvelables d’ici 2025 | Atteindre 100 % d’électricité renouvelable en 2025 et atteindre de 100 % d’énergies renouvelables en 2030 | 100 % d’électricité renouvelable en France depuis 2021 | = |
À l’échelle mondiale, 92 % d’électricité renouvelable (+ 3 % de progression par rapport à 2022) et 70 % d’énergies renouvelables | ➚ | |||
Production d’énergies renouvelables en interne | Total d’autoproduction d’énergies renouvelables sur les sites de production | + 3,9 % d’autoproduction d’énergies renouvelables sur les sites Hermès entre 2022 et 2023 | ➘ | |
Améliorer les processus de production en privilégiant les technologies les plus propres, les plus Économes | ||||
Déployer des équipements permettant des économies d’énergie | Déploiement des solutions de sous-comptage des énergies au sein des sites et magasins | 46 sites de production et 14 magasins équipés de solutions de suivi des consommations énergétiques | ➚ | |
Réduire l’empreinte et contrôler les déchets et rejets, en réduisant au maximum leur production | ||||
| Déployer des équipements de traitement de l’eau pour contrôler les rejets | Nombre de sites équipés d'installation de traitement des rejets aqueux | 18 sites industriels équipés de stations d'épuration pour le traitement de jeur rejets d'eau.
100 % des tanneries du pôle HCP sont équipées de stations de traitement des eaux en propre. | = |
Développer le recyclage des déchets de production, de transport et de vente | % des déchets qui sont recyclés et valorisés | 50 % des déchets industriels font l’objet d’une revalorisation (recyclage, réutilisation, revalorisation énergétique) | ➚ | |
Réduire les Émissions de gaz à effet de serre en valeur absolue (Scopes 1&2) et proportionnellement aux activités (Scope 3), | ||||
Réduire les émissions de gaz à effet de serre en valeur absolue (scopes 1&2) | % de baisse des émissions en valeur absolue sur les scopes 1 et 2 | Baisse de 49,6 % des émissions de GES scopes 1 et 2 depuis 2018 (en valeur absolue) et de 29,5 % depuis 2022. | ➚ | |
Réduire les émissions de gaz à effet de serre en intensité (scope 3) | % de baisse des émissions en intensité sur le scope 3 | - 52,2 % d’intensité carbone sur le scope 3 depuis 2018 et de -13,3 % depuis 2022 | ➚ | |
Étudier les risques climatiques, agir pour réduire leurs impacts, analyser les scenarii d’adaptation | ||||
Anticiper les risques liés au changement climatique | Études sur les risques physiques et de la transition climatique et sur l’évolution des systèmes | Étude sur les risques physiques et adaptation au changement climatique réalisée sur 100 % des bâtiments français | = | |
Participation au projet IF Initiative lancé fin 2021 (risques post-2050). |
| |||
Formaliser une stratégie et une gouvernance en matière de changement climatique, définir des objectifs | ||||
S’aligner avec les initiatives mondiales en matière de réduction des gaz à effet de serre | Validation de notre trajectoire Carbone par le SBTi : réduction de 50,4 % des scopes 1 et 2 (valeur absolue) et de 58,1 % du scope 3 (intensité) entre 2018 et 2030 | Validation en 2021 « Science-based target initiative » des objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 |
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Définir un prix interne du carbone | Prix notionnel fixé à 40 € la t eqCO2 (investissements industriels et immobiliers, transport) | = | ||
Engager des actions de compensation carbone volontaires à haute valeur ajoutée | ||||
Compenser les émissions correspondant à des postes d’émissions significatifs | % des compensations des scopes 1 et 2 et des transports | 100 % de compensation des GES scopes 1 et 2 et de 100 % des GES transports amont et aval | = | |
Contribuer à des actions positives, y compris hors de la sphère de responsabilité | ||||
| Nouer des partenariats autour de la biodiversité pour soutenir des projets avec un impact concret sur la biodiversité | Nombre et ancienneté des programmes de sensibilisation à la biodiversité | À travers la Fondation : Vigie-Nature École (Muséum national d’histoire naturelle) depuis 2019, Festival Agir pour le vivant depuis 2020, Espace biodiversité au cœur du parc de La Villette depuis 2020 et Manuterra |
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Nombre et ancienneté des programmes d’action en faveur de la biodiversité | À travers la Fondation : Africa-TWIX (WWF) depuis 2016, Atelier Paysan depuis 2019 et Forêt de la Massane (Fédération des réserves naturelles catalanes) depuis 2021 |
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Continuer à développer notre participation au projet Livelihoods | Nombre de projets soutenus à travers Livelihoods | 25 projets d’envergure avec des résultats sociaux et environnementaux concrets | ➚ | |
Nombre d’hectares restaurés et nombre d’arbres plantés | Plus de 149 000 hectares restaurés (Fonds LCF1 et LCF2) et plus de 173 millions d’arbres plantés par Livelihoods | = | ||
La politique environnementale d’Hermès repose sur plusieurs principes :
« Le réchauffement climatique, son impact sur la biodiversité ainsi que l’industrialisation des matières premières sont des sujets de préoccupation, que nous abordons à travers notre stratégie climat, nos initiatives concrètes en termes de filières responsables et nos politiques de préservation des ressources naturelles. » Axel Dumas, gérant d'Hermès.
Les sujets environnementaux sont supervisés par un membre du Comité exécutif en charge du pôle Amont et Participations, appuyé notamment par la direction industrielle et par la direction immobilière groupe. Ces sujets sont évidemment au cœur des discussions du Conseil du développement durable du groupe. Une analyse annuelle est menée par les principaux métiers de la maison lors de l’élaboration des plans stratégiques, pour identifier les enjeux liés à la protection de l’environnement. Ces différents enjeux s’accompagnent d’objectifs pragmatiques partagés avec le Comité exécutif.
Sur le plan réglementaire, la politique du groupe est de mettre en place des plans d’action adaptés aux différents métiers afin de connaître et de respecter les réglementations, et de contrôler les réalisations. Chaque métier est responsable du suivi et de la mise en œuvre des réglementations applicables. La direction industrielle et la direction immobilière groupe exercent un rôle d’alerte, de supervision et de contrôle dans ce domaine, ainsi le cas échéant que la direction juridique du groupe. Plus précisément, la direction industrielle poursuit avec les métiers et tous les acteurs des entités de production une politique environnementale formellement approuvée par le Comité exécutif et coordonne, avec le soutien des directions commerciale et de l’immobilier les programmes de la maison en matière d’énergie (construction, consommation, transport).
Pour le suivi des données environnementales des sites industriels, Hermès utilise depuis 2012 un logiciel de reporting accessible en mode web pour collecter les données relatives aux consommations de chaque site. Cette plateforme met également à disposition la documentation nécessaire à l’organisation et à la définition des indicateurs de la collecte. Un contrôle de cohérence est réalisé automatiquement à la saisie des chiffres et également lors de la consolidation globale par la direction industrielle et pour les contrôles exercés par l’organisme tiers indépendant (OTI) et les Commissaires aux comptes. Depuis 2018, l’ensemble des indicateurs environnementaux industriels est reporté sur une période de novembre à octobre. Pour des raisons méthodologiques, une partie des données d’activité utilisées dans le calcul du scope 3 des émissions de carbone est reportée sur une année civile.
Pour les sites internes, le contrôle des actions en matière environnementale est réalisé de différentes manières. La direction industrielle, et ses correspondants HSE, exercent un contrôle de premier niveau, dans le cadre d’un plan « eau, énergie, carbone, déchets » mis à jour chaque année. La direction de l’audit et des risques, dans le cadre de ses travaux, conduit des audits sur les sujets critiques repris dans la cartographie des risques du groupe (cf. chapitre 4 « Facteurs et gestion des risques », § 4.1). Enfin, des contrôles externes sont réalisés chez les fournisseurs du groupe, afin d’assurer une couverture de l’ensemble des risques. La direction industrielle consolide les résultats de ces audits dans une logique d’amélioration permanente.
Pour les fournisseurs externes (§ 2.6.1), le Comité des achats est chargé d’examiner plusieurs fois par an les résultats présentés par la direction des achats directs et celle des achats indirects. Il suit concrètement le nombre d’audits réalisés chaque année, mais aussi la qualité des résultats. La direction industrielle, sous le contrôle de la direction de l’audit et des risques (DAR), construit des plans d’action avec les métiers concernés, et suit leur avancement.
En 2023, le reporting des indicateurs environnement couvre 100 % des sites Hermès (sites industriels, magasins, sites tertiaires). Certains d'entre eux n’ont cependant pas pu reporter leurs consommations du fait de leur entrée récente au sein du groupe. En cas de difficulté d’accès à l’information, certaines données d’activité ont été calculées à partir de données représentatives.
En 2023, aucun site n’a fait l’objet d’une mise en demeure. Dans un cadre de prévention et de maîtrise des risques, les mesures suivantes ont été prises :
La maroquinerie de Pierre-Bénite a soumis un dossier technique en mars 2023 relatif à la mise en conformité du bâtiment permettant la gestion des eaux en cas d’incendie. Ce dossier, validé par la préfecture en août 2023, fait suite à la mise en demeure réceptionnée de la part de la Dreal en mai 2022. La réalisation des travaux est prévue en 2024.
Le montant des provisions pour risques en matière d’environnement d’Hermès Cuirs précieux est constitué de provisions relatives à des coûts de travaux de désamiantage sur des toitures d’un bâtiment industriel d’une tannerie et des coûts de remise en état d’un site manufacturier pour un total de 1,5 M€. Conformément à l’article R. 516-1 du Code de l’environnement, les tanneries d’Annonay et du Puy, seules tanneries du pôle entrant dans le champ d’application du dispositif, ont constitué des garanties financières. Ces dernières ont été mises à jour fin 2023 en accord avec les autorités et conformément aux exigences légales pour la période 2024-2028.
Riche d’un patrimoine immobilier d’environ 500 bâtiments, Hermès veille à ce que ceux-ci et les projets de construction respectent les plus hauts standards environnementaux. Ce patrimoine immobilier recouvre une riche typologie de bâtiments : sites de production, centres logistiques, magasins, bureaux. Cette ampleur a motivé dès 2016 l’élaboration et la mise au point d’un référentiel immobilier spécifique, le référentiel Harmonie, permettant une mesure plus juste des enjeux environnementaux de l’ensemble des projets de construction, d’aménagement et de rénovation de la maison, aligné avec ses valeurs d’exigence et de singularité. Ce référentiel, significativement plus exigeant que les référentiels de place, a été labellisé en novembre 2022 par l’organisme de vérification tiers indépendant, Bureau Veritas. 52 projets sont en cours d’évaluation avec le référentiel Harmonie à fin 2023.
En 2022, un Comité immobilier responsable a été créé, composé de membres des directions industrielle, commerciale, financière, ressources humaines, développement durable et immobilière groupe. Ce comité a pour objectif de s’assurer que le parc immobilier s’inscrit dans la meilleure performance environnementale, sociale et sociétale. Pour y parvenir, le comité initie des actions qui relèvent de ses quatre missions :
En 2023, le comité a identifié les points de contribution à la performance environnementale des nouveaux projets afin d’en définir un profil environnemental, avec les principaux indicateurs suivants, regroupés par axe de performance.
Ci-dessous, les principaux indicateurs, pour les axes de performance concernés :
Labellisé pour la première fois en 2022, le référentiel Harmonie assure un niveau d’exigence aligné sur les plus hauts standards de construction existants aujourd’hui. En 2023, Bureau Veritas a confirmé la labellisation d’Harmonie.
Comme indiqué dans le rapport de labellisation du référentiel remis par Bureau Veritas :
« Nous sommes en mesure d’émettre un avis validant l’alignement du référentiel Harmonie sur les niveaux d’exigence les plus élevés du marché et son intégration des points d’excellence des référentiels des principaux standards de construction durable internationaux. Notre avis valide également la qualité d’application et de maîtrise opérationnelle du référentiel de sorte qu’elle permet une évaluation juste de la performance environnementale. »
Le référentiel intègre les problématiques de durabilité environnementale dans toutes leurs dimensions et sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’immobilier. Il s’articule autour de cinq piliers : Empreinte carbone, Biodiversité, Qualité de l’air, Sourcing local et Santé environnementale.
Harmonie comprend plus de 80 critères de haute exigence, équivalents ou supérieurs à la plupart des référentiels du marché. La maison a fait le choix de peu ou de ne pas traiter certains critères, ceux-ci étant soit naturellement appliqués dans le processus de réflexion, soit non pertinents pour Hermès. C’est un moyen d’assurer l’équilibre entre ambition et réalisme.
Il pose aussi des objectifs engageants en matière de lutte contre le changement climatique, en définissant un objectif de division par deux de l’empreinte carbone par m² construit et rénové d’ici 2030 (par rapport à 2018).
Harmonie est mis en application via une plateforme en ligne permettant aux responsables de projet de suivre leurs actions, de consolider la performance environnementale de l’ensemble des projets et de contribuer à la trajectoire carbone du groupe. Il est notamment possible de comparer les émissions brutes de carbone par m² de surface.
Ce référentiel, par ses exigences techniques, par son champ d’application large, par sa labellisation est une des meilleures pratiques du secteur dans le domaine immobilier.
Le référentiel Harmonie se perfectionne en continu. Ainsi, une feuille de route a été définie par le Comité immobilier responsable afin d’enrichir en priorité, dans les prochaines années, les piliers suivants :
En 2023, les objectifs de la taxonomie européenne concernant les Capex immobiliers éligibles ont été intégrés au référentiel Harmonie, ce qui permettra à terme de suivre leur alignement, sachant que l’ensemble immobilier du groupe représente méthodologiquement des projets éligibles.
La Ganterie-Maroquinerie de Saint-Junien a déménagé dans un nouvel emplacement, situé à quelques pas des anciens ateliers inaugurés en 2017. Ce nouveau bâtiment a fait l’objet d’une réhabilitation d’une ancienne friche industrielle, localisée sur les rives de la Vienne et s’étend sur une surface de plus de 4 700 m².
Ce projet d’extension et de réhabilitation de la friche s’articule autour de la préservation des éléments existants. La conservation de la majeure partie des murs de l’ancien bâtiment principal, et la réintégration des pierres issues des démolitions de bâtiments annexes en font un projet architectural unique.
Pour la partie énergie, le niveau BBC (21) rénovation est atteint (correspondant pour la partie extension au niveau RT 2012 – 43 % et pour la partie rénovée à la RT (22) existante – 40 %).
Pour l’ancrage territorial local, la part d’entreprises locales impliquées dans la construction a été de 95 %. Le terrain qui accueille historiquement cette Ganterie-Maroquinerie est situé dans une zone inondable. Tous les aménagements extérieurs tiennent donc compte de cette contrainte, notamment par un traitement des sols et une végétalisation spécifique. Les aménagements extérieurs, en concertation avec un écologue, visent à faciliter la circulation des eaux pluviales en rendant perméables les sols et à activer la biodiversité du site en valorisant les berges et en créant des milieux humides.
Après deux années de réflexions et d’analyse autour du numérique responsable, la maison Hermès, au travers d‘Hermès Système d’Information (HSI), a lancé en septembre 2023 son programme RSE destiné à structurer et déployer une approche de numérique responsable applicable à l’ensemble du groupe.
Une communauté d’une quarantaine d’acteurs accompagnée par une équipe centrale dédiée et experte du numérique responsable (quatre personnes) soutient le développement d’une démarche homogène et alignée avec le cadre stratégique développement durable groupe.
Le programme numérique responsable de la maison vise à développer une approche d’usage éthique et maîtrisé du numérique et des données. Cela signifie être en mesure d’encourager une consommation frugale et un usage sobre des équipements, de mesurer l’empreinte environnementale et spatiale de l’IT, mais aussi de valoriser les actions à impact positif mesurable pour la maison et ses communautés (fournisseurs, associations, etc.) comme l’accessibilité ou la contribution à la réduction de la fracture numérique.
Ainsi l’ambition de HSI pour la maison se structure autour de trois démarches clés :
Le périmètre de ce programme couvre les systèmes d’information pour l’ensemble des entités de la maison, tous les périmètres géographiques et toutes les fonctions et métiers. Dès lors que la consommation ou l’usage d’un équipement numérique, identifié comme relevant du périmètre de responsabilité des systèmes d’information est mesuré et suivi, l’approche numérique responsable d’Hermès s’applique.
Le programme RSE de HSI est structuré autour de quatre piliers matérialisés par 30 initiatives alignées avec la roue du développement durable du groupe.
Les quatre piliers permettent de structurer et piloter le programme au quotidien avec cohérence :
Les 30 initiatives résultent d’un exercice d’analyse de matérialité des enjeux du numérique responsable. Cet exercice a permis l’identification de projets opérationnels à lancer pour exécuter des actions concrètes sur les thèmes suivants : Stratégie, Certification, KPI, Empreinte Carbone, Cycle de vie, Achats responsables, Frugalité, Accessibilité et Écoconception.
Pour chacune de ces initiatives, un document retraçant les définitions, bonnes pratiques et guidelines HSI associées est rédigé afin de fournir des « kits de déploiement » clairs et autoporteurs.
Elles se déploieront entre 2024 et 2026 avec les objectifs suivants :
Une gouvernance a été définie pour formaliser la participation des acteurs clés autour des priorités de la maison. Afin de faire vivre le sujet du numérique responsable, de maintenir un bon niveau de mobilisation des équipes concernées et de veiller à leur implication dans la durée, une série de comités a été organisée afin de couvrir des sujets d’expertise (ex. : les achats numériques responsables), des régions (porteuses d’enjeux culturels spécifiques), ou des fonctions déterminées.
La lste des comités déjà en place est présentée ci dessous :
Les technologies informatiques évoluent rapidement, et le numérique responsable est un domaine en pleine construction. La règlementation arrive progressivement, accompagnée d’une prise de conscience collective des enjeux socio-environnementaux du secteur. Les entreprises et leurs fournisseurs s’adaptent et deviennent attentifs aux évolutions techniques, méthodologiques et réglementaires. L’interconnexion entre le modèle d’éthique des affaires de la maison, la pression réglementaire croissante autour des impacts socio-environnementaux sur la chaîne de valeur encourage une démarche de collaboration intensifiée avec l’ensemble des parties prenantes. En conséquence, HSI a structuré une activité de veille, visant à suivre autant les mouvements externes (publications, rapports, etc.) que l’actualité interne.
L’enjeu pour HSI est de rester attentif aux bonnes pratiques du marché tout en étant en mesure de contextualiser les attentes réglementaires à l’ADN de la maison, qui impose une forme d’exemplarité dans l’usage des ressources, quelles qu’elles soient, physiques ou numériques.
La maison investit de manière significative dans l’analyse du marché en matière d’outillage permettant la mise en œuvre, le suivi et le pilotage des enjeux de développement durable, le reporting et la mesure de l’empreinte carbone.
La démarche de la maison Hermès, comme pour de nombreux autres sujets, privilégie des choix raisonnés adaptés à ses besoins réels dans une logique de temps long, le numérique responsable n’offrant pas aujourd’hui de solution unique, complète ou exhaustive.
La majorité des collaborateurs d’Hermès est aujourd’hui utilisatrice de solutions informatiques, et donc potentiellement contributrice à la limitation de l’empreinte environnementale numérique du groupe.
Les enjeux de la conduite du changement sont nombreux, notamment la collaboration entre les différentes entités, pour éviter les angles morts et le doublonnage de solutions, et pour apporter la bonne information aux bons interlocuteurs.
Pour accompagner les collaborateurs de la maison Hermès dans la découverte et le déploiement du programme HSI RSE, un plan de communication et un parcours de formation ont été créés. Ils se composent d’éléments de sensibilisation au numérique responsable, d’événements et de documents d’acculturation au sujet, mais aussi de réunions sur les expertises qui concernent les métiers spécifiques de HSI.
Pour répondre aux enjeux du numérique responsable et réduire l’empreinte carbone du numérique, certains membres de HSI participeront au déploiement de plusieurs initiatives numérique responsable. Ces initiatives abordent différents sujets : suivi de KPIs, recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques, suppression de données, challenge des fournisseurs.
La maîtrise des consommations d’eau et d’énergie, indissociable d’une responsabilité écologique et économique au regard des grands enjeux planétaires actuels, est un objectif partagé par tous les pôles de la maison. Grâce à son modèle artisanal, Hermès se distingue par une empreinte énergétique, une consommation d’eau et une génération de déchets modéré en valeur absolue. Cela est encore plus vrai en valeur relative. Pour autant, les métiers travaillent à maîtriser leurs consommations respectives, à travers des actions détaillées ci-après et contribuent ainsi à la transition énergétique.
Les sites Hermès prélèvent de l’eau des milieux naturels et de l’eau de ville pour leurs usages sanitaires, industriels et agricoles. Les fermes du métier Cuirs précieux, situées en Australie et aux États-Unis, prélèvent à des fins d’élevage (eau agricole) la majeure partie des volumes d’eau utilisés par le groupe. Derrière ces volumes, les autres sites des métiers Hermès situés en Europe et plus précisément majoritairement en France, prélèvent l’eau pour un usage industriel : elle est utilisée dans les procédés de transformation des matières servant à la fabrication des objets Hermès : le tannage, l’ennoblissement et l’impression des textiles, le polissage et la finition des métaux, la taille du cristal, la pose de décors sur la porcelaine…
Le directeur industriel groupe, directement rattaché au membre du Comité exécutif en charge du pôle Amont et Participations, anime les sujets relatifs à l’eau, industrielle et agricole. Les objectifs sont validés et les réalisations sont suivies par le Comité développement durable. Chaque métier établit des plans d’action et présente à la direction industrielle les plans d’investissement et les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs du groupe. Les investissements majeurs sont validés par le Comité exécutif, notamment les nouvelles stations de traitement des rejets aqueux.
Objectifs :
L’eau à usage industriel est très majoritairement (86,2 %) utilisée au sein de deux métiers, tanneries et textile. Le volume total prélevé sur les sites industriels dans le monde est égal à 608 452 m³ en 2023, essentiellement en Europe.
*Cristal, Logistique, Porcelaine, Beyrand, Pôle Horloger, Bottier, Orfèvrerie
Sur les 10 dernières années, le groupe a maintenu son ambition de découplage avec un facteur d’évolution des consommations d’eau industrielle de 1,2 à comparer à une croissance de l’activité d’un facteur 3,3.
Sur 10 ans, la consommation d’eau (hors fermes) en intensité a baissé de 62,2 %.
En 2023, la consommation globale d’eau à usage industriel a diminué (- 9,3 %) par rapport à 2022, malgré l’effet de l’intégration de nouveaux sites dans le périmètre de reporting (diminution de 10 % à périmètre constant). C’est le résultat de la poursuite des efforts de réduction de l’ensemble des sites industriels du groupe.
Cette année, le niveau de stress hydrique a été de nouveau évalué pour l’ensemble des 75 sites industriels et fermes du groupe Hermès en utilisant la nouvelle version 4.0 de l’outil Aqueduct développé par le WRI (World Resources Institute) en 2023. Neuf sites opèrent dans des bassins avec un stress hydrique identifié. Mais les consommations d’eau de ces neuf sites industriels (11 % en nombre du total) représentent une très faible partie des prélèvements en eau du groupe (0,1 % – 8 ML). Ces sites ont majoritairement un usage domestique de l’eau et sont suivis régulièrement par la direction industrielle du groupe.
Consommation en eau industrielle | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
En mégalitres | 719,7 | 668,5 | 580,3 | 627,5 | 671,0 | 608,5 |
Consommation en eau – groupe | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | Objectif - 5 %/an |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Intensité en mètres cubes/M€ CA | 121 | 97 | 91 | 70 | 58 | 45 | ✔ |
Dans le cadre de la mise en œuvre opérationnelle de stratégie de réduction des consommations d’eau, le groupe a décidé de mettre en place un mécanisme de prix interne de l’eau pour renforcer les décisions favorables à la réduction des volumes prélevés. Il est mis à disposition des métiers sous forme notionnelle pour les calculs des investissements industriels. Ce prix a été fixé en 2021 à 1,5 € par m³. Il pourra évoluer en fonction des conditions économiques.
La maîtrise de la ressource en eau repose sur un suivi mensuel des consommations, des programmes de maintenance préventive des installations, des vérifications et étalonnages réguliers des compteurs, la mise en place de nouveaux sous-compteurs et des programmes de sensibilisation des collaborateurs. Les écarts significatifs non liés aux évolutions de production sont analysés et vérifiés afin de localiser et réparer les fuites éventuelles.
Les métiers travaillent au quotidien pour minimiser la consommation en eau, trouver des solutions innovantes en vue d’augmenter la part de recyclage (récupération des eaux de pluie, traitement des eaux de pluie, traitement des eaux usées, systèmes innovants sobres en eau et en énergie, mise en place d’électrovannes ajustant le débit d’eau…). En illustration de cette démarche, dans la filière textile, la réduction des consommations d’eau est un des critères de l’accord d’intéressement.
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| Évolution | Évolution | Évolution | Évolution |
|---|---|---|---|---|---|
Activités fortement consommatrices d’eau dans les process : > 90 % de la consommation totale | Tanneries (six en France | - 13,5 % | + 2,7 % | + 3,7 % | - 7,2 % |
Textile | - 1 % | + 19,3 % | + 10,5 % | - 14,5 % | |
Maroquinerie | - 14,8 % | + 26,3 % | - 8,7 % (1) | + 6,1 % | |
HMM |
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| Première année d’observation | - 19,3 % | |
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Hermès exploite sept tanneries : six en France (Annonay, Le Puy-en-Velay, Vivoin, Montereau, Bellac et Chabris pour la Mégisserie Jullien) et une en Italie.
La consommation d’eau et le traitement des effluents sont des enjeux forts pour nos tanneries. Historiquement situées près de cours d’eau, elles utilisent cette ressource pour les procédés de tannage, de teinture et de finissage des peaux. L’eau des tanneries du pôle provient à 61 % de cours d’eau ou de forages. Le complément est assuré par de l’eau de ville.
Conformément aux engagements du groupe de réduction des consommations d’eau de 5 % par an en intensité, les tanneries ont lancé des programmes ambitieux de réduction des prélèvements d’eau. Ces programmes reposent dans un premier temps, au besoin, sur la modernisation des stations de traitement des eaux et dans un second temps sur le développement de démarches de réutilisation des rejets aqueux pour certaines opérations de process.
La mise en application de la feuille de route du pôle Tanneries, conjointement aux efforts de sobriété, se perçoit directement dans les performances du pôle, allant au-delà des objectifs groupe avec une réduction de 7 % des consommations d’eau en valeur absolue par rapport à 2022 dans un contexte de production croissante. En effet, chaque site a su optimiser et réduire son usage de l’eau pour produire des cuirs tout en conservant leur qualité, avec des réductions des ratios d’eau consommée par produit comprises entre 6 % et 22 %. En 2023, ce sont plus de 25 000 m3 d’eau qui ont été économisés.
L’année 2023 a été de plus marquée par une période de forte sécheresse. Soucieuses de leur impact environnemental et afin de contribuer localement au-delà des objectifs du groupe, les tanneries du pôle ont mis en place des plans de sobriété hydrique (PSH). Ces plans ont permis d’améliorer la maîtrise opérationnelle des usages de l’eau, de garantir un suivi journalier des consommations et d’anticiper des mesures de sensibilisation du personnel ou de réduction des usages en fonction des seuils de crise des bassins hydriques. Les autorités locales ont contrôlé une partie des plans. Grâce aux mesures de réduction des consommations et d’anticipation, aucun site n’a fait l’objet de restrictions réglementaires pendant cette période.
Les travaux de construction de la nouvelle station d’épuration des Tanneries du Puy se sont poursuivis en 2023 et les premiers étages de traitement ont démarré. Pour mémoire, ces travaux ont pour objectifs de déployer une gestion circulaire de l’eau avec la cible de réutiliser plus de 60 % de l’eau traitée d’ici 2028. La mise en service complète est prévue pour juillet 2024 et est en bonne voie, grâce à de substantiels investissements.
D’autres projets de modernisation ont également été engagés dans l’année comme à la tannerie de Montereau, où un pilote test a été installé pour valider une solution d’abattement complémentaire, et à la Mégisserie Jullien, où une solution de filtre à charbons actifs a été installée.
En 2023, des solutions de réutilisation ont également été explorées : à Annonay, un projet de réutilisation de l’eau en sortie de la station d’épuration communale en aval du site est actuellement étudié : il pourrait permettre d’atteindre au moins 60 % de réutilisation de l’eau. Les discussions avec les autorités se poursuivent et le projet va rentrer dans sa phase de réalisation en 2024, illustrant un bel exemple de projet innovant mené en concertation avec nos parties prenantes. En Italie, la tannerie de Cuneo a mis en service une installation de récupération et d’utilisation des eaux de pluie réduisant sa consommation d’eau de 22 % par cuir produit par rapport à l’année 2022.
En parallèle de ces projets, les équipes de production et les artisans poursuivent leurs actions de réduction de la consommation d’eau au quotidien. Cela implique l’optimisation des quantités d’eau utilisées pour chaque recette de traitement des peaux et l’amélioration de la mesure des consommations grâce aux outils de pilotage connectés.
Ainsi, aux Tanneries du Puy, 8 % d’eau ont été économisés cette année, soit plus de 10 000 m3 en travaillant l’optimisation des premières étapes de tannage.
La Mégisserie Jullien s’est équipée d’un système de comptage et de supervision sur toutes ses utilités afin de mieux piloter ses consommations d’eau ainsi que celles d’électricité et de gaz. Le déploiement d’un système de dosage d’eau automatisé est également en cours.
L’eau est un élément indispensable aux étapes d’impression et d’ennoblissement des tissus permettant notamment le transfert des couleurs sur les textiles. 93 % des besoins en eau sont couverts par des eaux de forage, limitant significativement le recours à l’eau potable pour des processus industriels.
En 2023, la consommation d’eau a été réduite de 14,5 % en valeur absolue et de 33 % en intensité dans un contexte de forte progression de l’activité.
Ces résultats sont le fruit d’un travail mené depuis plusieurs années visant à réduire les consommations en s’appuyant sur cinq leviers principaux : le suivi et le pilotage des compteurs, la sensibilisation des équipes, l’optimisation des process, les changements et modifications des machines vers des solutions moins consommatrices et le déploiement de solutions de recyclage. En 2023, cela s’est traduit à titre d’exemple par l’achat et la mise en place de sous-compteurs d’eau sur les sites principaux qui permettront d’obtenir des résultats au plus proche des postes de consommation.
Sur les sites AEI et Ateliers AS (61 % de la consommation totale du pôle textile), les consommations d’eau restent prises en compte dans l’accord d’intéressement, montrant ainsi l’importance du sujet aux collaborateurs. Ainsi, les indicateurs de consommation sont-ils par exemple analysés a minima de manière hebdomadaire sur les trois sites principaux.
Les efforts du pôle se portent également sur le recyclage des eaux usées pour limiter les prélèvements d’eau. En 2023, les investissements permettant son déploiement progressif ont été poursuivis : études et modification des réseaux, équipements spécifiques de traitement… Ces projets de STEP (23) performantes intègrent un recyclage des eaux dans le processus de production, avec un taux pouvant atteindre jusqu’à 70 % (soit un potentiel d’économie de 80 000 m3 d’eau de forage).
Ainsi depuis février 2023, le site de la SIEGL a activé la réutilisation d’eau et la consommation en a été réduite de 23 % avec un pic de 45 % d’eau réutilisée en septembre. Cette performance a été rendue possible grâce à l’installation d’un osmoseur permettant l’alimentation des chaudières en eau recyclée.
La station des Ateliers AS entame la dernière phase de travaux de génie civil et entrera en fonctionnement au deuxième trimestre 2024 : le taux de recyclage de l’eau atteindra 20 % en 2025 et pourra être de 40 % en 2026.
Le site d’AEI lance un appel d’offres pour sa STEP qui entrera en service en 2026 et avec un taux de recyclage de 50 % des effluents du site.
Les ateliers AS, la SIEGL et AEI ont établi en avril 2023 un plan de sobriété hydrique. Ce plan fait un état des lieux des actions de réduction de la consommation d’eau engagées et concrétise l’ambition de sobriété du pôle à limiter les prélèvements d’eau au strict nécessaire.
Les maroquineries présentent un impact environnemental « eau » faible puisque aucun volume d’eau n’est utilisé pour le process. La consommation des maroquineries peut donc être assimilée à celle d’une activité tertiaire avec essentiellement une utilisation sanitaire de l’eau.
Pour autant, l’impact eau est pris en compte dans la conception des nouvelles manufactures avec la mise en œuvre, dès le début de l’exploitation, des bonnes pratiques clés. À titre d’exemple, au sein de la maroquinerie de l’Allan, la mise en place de plusieurs actions et notamment le changement des systèmes d’évacuation d’eau sanitaire a permis une réduction significative de la consommation d’eau de 21 %. Des sensibilisations régulières autour des écogestes sont également réalisées. De plus, les dernières maroquineries bénéficient d’un système de récupération et de traitement des eaux pluviales pour alimenter les sanitaires.
En 2023, le pôle Cuir a consommé 6,1 % d’eau supplémentaire par rapport à 2022. Cette hausse de la consommation d’eau s’explique par le recrutement de nouveaux artisans dans les sites existants et l’ouverture de nouveaux sites. Ainsi la consommation d’eau rapportée à l’artisan a baissé de 4,8 %.
Sur la période de reporting, comparée à l’année précédente, la consommation globale d’eau de la manufacture diminue de 7,8 % en valeur absolue. L’eau joue un rôle majeur pour la cristallerie où elle intervient dans les « métiers du chaud » pour refroidir les outils de production et dans les « métiers du froid » pour éviter les échauffements des outils de taille. S’il est techniquement et physiquement difficile d’en réduire la consommation brute, le principal levier d’optimisation est le recyclage et la réutilisation de l’eau. Partiellement mise en œuvre depuis le dernier trimestre 2022 pour l’activité de taille, la solution de traitement et de recyclage des eaux a permis de réduire de 57 % en valeur absolue le besoin en eau des installations sur lesquelles elle a été installée. Ce procédé va être reproduit à plus grande échelle pour couvrir, à échéance 2025, l’ensemble du périmètre de l’activité de taille.
Consommation en eau agricole | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
En mégalitres | 4 512 | 4 495 | 4 810 | 4 680 | 4 757 |
Nombre de fermes | 4 | 4 | 5 | 5 | 5 |
Ces consommations ont lieu aux États-Unis et en Australie.
Le pôle Fermes est composé respectivement d’une ferme d’alligators (alligator mississippiensis) et d’un centre d’inspection des peaux aux États-Unis ainsi que de quatre fermes de crocodiles (crocodylus porosus) et de deux installations de transformation et d’inspection des peaux en Australie. Les prélèvements d’eau du pôle des fermes australiennes ont augmenté en raison de la montée en capacité de la ferme construite en 2021.
À périmètre constant par rapport à 2022 – c’est-à-dire sans compter les prélèvements de cette dernière ferme –, les prélèvements d’eau ont été réduits de 2 %, soit une économie de près de 100 000 m3, en raison des efforts de sensibilisation engagés.
L’eau est essentielle à l’élevage des animaux. Le renouvellement régulier de l’eau des bassins et la maîtrise de sa température sont essentiels au bien-être des animaux, et permettent de prévenir la prolifération bactérienne ainsi que de maîtriser la qualité des peaux.
L’eau des fermes australiennes provient majoritairement de forages (86 %) tandis que l’eau de ville est utilisée en quantité limitée (7 %). Le solde est issu de la récupération de l’eau de condensation d’une unité de production de sucre de canne située à proximité de l’une des fermes : c’est une opération innovante de circularité industrielle, échangeant l’eau chaude de condensation provenant de la sucrerie contre les effluents de la ferme pour irriguer les cultures de cannes à sucre au travers d’une convention avec les agriculteurs locaux.
La ferme américaine utilise quant à elle exclusivement de l’eau de forage provenant de sources d’eau chaude, ce qui lui permet de limiter de manière significative ses besoins en énergie.
Les fermes sont implantées au plus proche des habitats naturels des crocodiliens, animaux aquatiques. Ces zones sont peu soumises au stress hydrique.
Une étude a été lancée mi-2023 sur la ferme américaine afin de cartographier et mesurer précisément les différents usages de l’eau, de mieux caractériser la source aquifère et de réduire la sollicitation de la ressource.
Sur l’une des fermes du pôle australien, une étude est également en cours pour recycler, après traitement, une partie des eaux usées.
Les eaux issues des bassins, essentiellement chargées en matières organiques, sont restituées au milieu naturel autant que possible pour l’irrigation de cultures avoisinantes, dans le respect des réglementations locales : en Australie, 21 % des eaux rejetées par les fermes sont réutilisées à des fins d’irrigation, soit 16 % d’augmentation par rapport à 2022. L’eau d’une des fermes est réutilisée pour irriguer une plantation de bois de santal en collaboration avec Hermès Parfums et Beauté. Ce projet circulaire vise à faire de cette ferme, d’ici une quinzaine d’années, un fournisseur de matières premières transverses, les parfums Hermès utilisant de l’essence de bois de santal dans leur formulation. Sur une autre ferme, l’eau est réutilisée pour irriguer une plantation mixte composée d’acajou, de mûriers blancs et d’une forêt syntrophique.
Les sites Hermès consomment de l’électricité et du gaz pour éclairer, chauffer les bâtiments, ainsi que pour les procédés de fabrication et l’élevage des animaux. Les sites industriels et les fermes consomment les trois quarts de l’énergie achetée par le groupe. Cette énergie est utilisée pour faire fonctionner une grande diversité d’équipements : les fours verriers et de cuisson des décors de la porcelaine, les foulons de tannage et de finition, les lignes de séchage des cuirs, les lignes d’ennoblissement et d’impression des textiles, les machines d’usinage et de polissage, les machines d’impression des décors de porcelaine…
Le directeur industriel, directement rattaché au membre du Comité exécutif en charge du pôle Amont et Participations, anime les sujets relatifs à l’énergie utilisée dans les sites industriels et les fermes. Les objectifs sont validés et les réalisations sont suivies par le Comité développement durable. Chaque métier établit des plans d’action et présente à la direction industrielle les plans d’investissement et les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs du groupe. Les investissements majeurs sont validés par le Comité exécutif.
Objectifs :
Consommation énergétique du groupe |
| 2021 En MWh | 2022 En MWh | 2023 En MWh | 2023 En % |
|---|---|---|---|---|---|
Hors fermes | Électricité | 115 402 | 123 507 | 124 965 | 60 % |
Gaz | 99 406 | 94 753 | 84 135 | 40 % | |
Total | 214 808 | 218 260 | 209 100 | 100% | |
Fermes | Électricité |
| 3 806 | 3 775 | 79 % |
Gaz |
| 1 025 | 1 021 | 21% | |
Total |
| 4 831 | 4 796 | 100 % | |
TOTAL |
| 214 808 | 223 091 | 213 896 |
|
La consommation énergétique (électricité, gaz) est de 209 100 MWh/an à l’échelle du groupe, hors fermes. La consommation énergétique (électricité, gaz) est répartie comme suit, dans un contexte où le groupe fabrique 55 % de ses objets dans des ateliers internes et exclusifs :
Répartition groupe (Hors fermes) | Industrie | Magasins | Tertiaire | Total |
|---|---|---|---|---|
2023 en % | 73 % | 19 % | 8 % | 100 % |
En MWh | 152 119 | 40 013 | 16 968 | 209 100 |
Intensité énergétique du groupe (Hors fermes) | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
En MWh/M€ CA | 30 | 31 | 24 | 19 | 16 |
71 % de l’énergie est consommée sur les sites industriels qui concentrent donc la majorité des efforts en termes de trajectoire de réduction.
Consommation énergétique industrielle | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
En GWh | 158 | 148 | 162 | 160 | 152 |
Intensité énergétique industrielle | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
En MWh/M€ CA | 23,0 | 23,2 | 18,1 | 13,8 | 11,3 |
* Logistique, Métal, Pôle Horlogerie, Beyrand, Bottier, Porcelaine, Orfèvrerie.
Sur les 10 dernières années, le groupe a maintenu son ambition de découplage avec une évolution des consommations d’énergie industrielles de x1,1 à comparer à une croissance de l’activité d’un facteur 3,3. Ce résultat témoigne d’une maîtrise améliorée des consommations. La consommation énergétique industrielle en intensité a baissé de 65,1 % sur la même période. En 2023, la consommation globale d’énergie a baissé par rapport à 2022 (- 4,1 %) grâce aux solutions mises en œuvre par les sites industriels et les magasins.
Afin de suivre et de piloter plus finement les consommations d’énergie, des solutions de sous-comptage sont en cours de déploiement sur l’ensemble des sites du groupe. À date, par exemple, 46 sites de production et 14 magasins en sont équipés.
Les campagnes d’audits énergétiques volontaires, initiées en 2019 et en cours de renouvellement en 2023 et 2024 sur les sites industriels français, viennent enrichir les plans d’action de réduction des consommations d’énergie menés dans une optique de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La direction industrielle anime ces plans de réduction et veille à la trajectoire de réduction des émissions de GES (les scopes 1 et 2 incluant l’impact des énergies consommées) pour tenir les engagements du groupe. Trois principes guident l’action des métiers :
Plan de sobriété
Hermès s’est engagé historiquement dans un programme de décarbonation de ses activités ainsi que dans un programme d’actions de sobriété énergétique depuis plusieurs années. En 2020, le groupe s’était doté d’objectifs de réduction de ses impacts énergétiques et environnementaux (précisés plus haut). Fin juillet 2022, l’Association française des entreprises privées (Afep) a relayé l’appel du président de la République, invitant toutes les entreprises à définir un plan de réduction volontaire de leurs consommations d’énergie, à mettre en place dès la rentrée de septembre 2022, afin d’apporter des résultats dès le début de l’hiver. Cela fait suite au contexte énergétique particulièrement tendu en raison de la guerre en Ukraine et des difficultés ponctuelles rencontrées par le secteur nucléaire.
Les efforts ont donc porté sur le pilotage et la régulation du confort thermique des bâtiments.
Ainsi depuis le début du mois d’octobre 2022, afin de réduire de 10 % les consommations énergétiques en France pendant l’hiver, une démarche commune a été adoptée, en l’adaptant à chacun des sites, reposant notamment sur :
Sur l’ensemble de l’année 2023, un bilan sur les sites français a été réalisé : la consommation d’énergie a été réduite de 6,2 % par rapport à 2022 à périmètre constant. Il est à noter que les consommations de gaz ont été réduites de plus de 11 % au global. Un bilan plus approfondi sera fait à la fin de l’hiver prochain pour conforter les bonnes pratiques à maintenir, celles à corriger ou encore celles à approfondir.
Le procédé consommateur en énergie de la manufacture est la fusion de la matière et son travail à chaud. Lors de chaque projet d’investissement, les meilleures techniques disponibles en termes d’efficacité énergétique au regard des volumes produits sont recherchées, puis implémentées.
Les consommations d’énergie, électricité et gaz, ont diminué de 7 % en 2023 par rapport à 2022, grâce à des investissements technologiques significatifs qui donneront leur plein impact en 2024. Le nouveau four à bassin installé fin 2022 et alimenté en oxygaz, a permis cette progression : les consommations en gaz de ce nouvel équipement sont réduites de 30 %. En complément, la chaleur fatale produite par l’installation est récupérée pour alimenter le chauffage du musée attenant réduisant ainsi de plus de 40 % ce poste de consommation de gaz sur une année.
Les tanneries ont poursuivi cette année encore leurs travaux de décarbonation et d’amélioration de l’efficacité énergétique et ont consommé environ 3 500 MWh d’énergie de moins qu’en 2022, soit une baisse de près de 10 %.
L’énergie consommée sur les tanneries est encore majoritairement d’origine non-renouvelable avec 65 % de gaz consommé en 2023. Pour réduire l’utilisation d’énergie fossile, les tanneries explorent différentes solutions d’efficacité énergétique et de décarbonation. À titre d’exemples, la tannerie de Vivoin a lancé des projets visant à supprimer totalement ses chaudières gaz d’ici 2024 et ainsi à réduire de 90 % son utilisation d’énergie fossile (baisse des températures de consigne, suppression du réseau vapeur au profit de réchauffeurs électriques, installations de pompes à chaleur et étude photovoltaïque). Une réduction de 18 % de l’utilisation de gaz est déjà observée avec les premiers projets engagés. La tannerie de Montereau étudie une autre solution de décarbonation. Le site est en cours de discussion avec l’exploitant du réseau de chaleur urbain de la ville pour s’y raccorder. Cette possibilité est envisagée pour l’été 2024 et permettra à la tannerie de réduire de 90 % ses consommations de gaz, utilisé pour chauffer l’eau de process et pour chauffer les bâtiments (usage tertiaire). La tannerie d’Annonay a fait pour sa part le choix de remplacer sa chaufferie gaz par un système mixte qui couplera une chaudière biomasse à des pompes à chaleur.
Le pôle mène des études pour installer des panneaux photovoltaïques sur les toitures des bâtiments ou les parkings afin de baisser la consommation d’électricité issue du réseau (§ 2.5.3.2.1).
Les actions de sobriété engagées produisent d’ores et déjà des résultats visibles cette année sur toutes les tanneries qui se traduisent par une baisse pouvant aller jusqu’à 30 % de la consommation d’énergie par nombre de cuirs produits.
Sur les installations existantes et lors de réaménagements ou de créations de locaux, les points suivants font l’objet d’une attention particulière pour améliorer la performance énergétique : supervision des équipements par gestion technique centralisée (GTC), remplacement d’équipements de production par des équipements bénéficiant d’une performance énergétique supérieure, isolation thermique, calorifugeage des canalisations ou remplacement des luminaires par des éclairages LED comme à la tannerie de Cuneo où un relamping a été effectué durant l’été 2023 et qui a permis une réduction de 4 % des consommations électriques dès le mois de septembre.
Les consommations énergétiques du pôle Fermes ont diminué de 1 % en 2023 par rapport à 2022 en relation avec la montée en capacité de la nouvelle ferme australienne inaugurée en 2022.
À périmètre constant, la consommation est en baisse de 6,1 % par rapport à 2022.
L’électricité est l’énergie la plus utilisée dans les fermes, le gaz représentant 21 % des consommations énergétiques (électricité et gaz).
Les autres énergies utilisées dans les fermes sont le carburant destiné aux engins agricoles et pour l’une d’entre elles, le fioul qui sert, lors de la saison froide, au chauffage d’appoint des bassins. Une étude est en cours afin de trouver des solutions de chauffage décarbonées.
Parmi l’électricité consommée sur les fermes australiennes, 250 MWh sont d’origine solaire et produits par les panneaux photovoltaïques installés. Ce parc de panneaux augmentera au cours des années à venir afin de couvrir les besoins de l’ensemble des sites australiens dans le cadre de la mise en place d’un Virtual Power Plant (VPP). Le projet prévoit en outre de réinjecter sur le réseau le surplus d’énergie photovoltaïque produit en journée, ce qui permettra aux fermes d’y puiser de l’énergie pour maintenir la température des bassins la nuit.
Une étude préalable parallèle avait été menée pour s’assurer que le projet était pertinent en comparant le gain de l’énergie renouvelable qui s’est révélé supérieur au poids carbone de la production des panneaux et des batteries. Le cahier des charges du projet et sa mise en œuvre prendront aussi en compte la possibilité de réutiliser des batteries existantes.
Le pôle Australie travaille par ailleurs en continu sur la maîtrise des fuites de fluides frigorigènes des équipements nécessaires pour la conservation des peaux. Un plan de prévention trimestriel a été mis en place sur tous les sites concernés.
Les sites du pôle États-Unis construisent une feuille de route de réduction des consommations énergétiques, la ferme consomme essentiellement de l’électricité (96 %) pour le pompage et la distribution de l’eau ainsi que pour l’éclairage.
Malgré la forte progression de l’activité, la consommation d’énergie du pôle Textile a été réduite de 2,5 % en valeur absolue par rapport à 2022 grâce aux efforts de maîtrise de la consommation. Cela se traduit par une baisse significative de la consommation par unité de textile produit (- 23 %).
Cette maîtrise de la consommation est le fruit d’une politique ambitieuse initiée en 2020 pour l’ensemble des sites du pôle, qui s’est concrétisée par la réalisation d’audits énergétiques débouchant sur des actions d’économies d’énergie.
Le plan de baisse des consommations pour l’ensemble des sites du pôle Textile suit quatre axes majeurs :
Parmi ces réalisations, la géothermie sur le site d’ATBC, pompe à chaleur par forage vertical, a été mise en service en décembre 2023. Celle-ci permettra au site de se passer du gaz qui représentait environ 10 000 m3/an, soit 150 MWh. La chaudière à pellets de ce site, qui a remplacé une chaudière fioul fin 2021, permet de gagner annuellement 90 MWh. En 2023, 16,4 tonnes de pellets ont été consommés pour permettre cette transition.
La consommation totale d’énergie en 2023 a diminué de 9 % dans un contexte d’augmentation de l’activité. Ainsi l’énergie rapportée à l’artisan a baissé de 15,8 %.
Du fait du modèle de production artisanal, les sites du pôle Cuir n'utilisent pas d'équipements très énergivores. L’électricité est l’énergie principale d’alimentation des maroquineries (76 % de la consommation énergétique totale en 2023) : éclairage, climatisation, ventilation, bureautique et parfois chauffage sont les principaux postes de consommation. Le gaz sert uniquement au chauffage de 13 maroquineries de la division. La consommation de gaz en 2023 y a baissé de 20 % par rapport à 2022, notamment grâce à des travaux d’isolation dans certaines maroquineries et à l’application du plan de sobriété énergétique français sur l’ensemble des sites.
Depuis le 1er novembre 2015, Hermès a décidé de participer de façon active au processus de transition énergétique en planifiant ses opérations et ses investissements afin de diriger ses entreprises vers des actions compatibles avec la trajectoire inférieure à 1,5°C de réchauffement climatique, via une « juste transition » pour atteindre zéro émission nette de CO2 en 2050. Cela s’est formalisé via son engagement SBTi, validé selon une trajectoire à horizon 2030 (§ 2.5.7).
Avec notamment la direction immobilière groupe, la maison mène une politique de recours aux énergies renouvelables, par l’installation de chauffage ou refroidissement géothermique, de panneaux photovoltaïques, par la fourniture en électricité verte pour les sites en France, le raccordement aux réseaux de chaleur et de froid urbains, ou l’utilisation de chaudières à bois sur certains sites.
Hermès souhaite utiliser dès que possible des énergies issues de sources renouvelables (panneaux photovoltaïques, chaudières à bois, géothermie, biomasse…), et s’est engagé à mettre en œuvre une politique de 100 % d’électricité renouvelable au sein de ses propres opérations d’ici 2025. Aucun nouvel investissement industriel n’est autorisé s’il fonctionne avec des énergies fossiles, sauf impossibilité technique démontrée.
En complément, le groupe développe des initiatives « pilotes » destinées à être étendues au fur et à mesure des nouveaux projets d’investissement, de la disponibilité des technologies et des réglementations en vigueur.
Dans le cadre de sa politique de recours aux énergies renouvelables, les sites Hermès (production, fermes, logistique) produisent directement de l’énergie électrique grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques.
Depuis 2021, l’ensemble des sites français (production, tertiaire, magasins) est alimenté à 100 % par de l’électricité verte, d’origine hydraulique, photovoltaïque ou provenant d’éoliennes et produite sur le territoire français. À l’échelle mondiale, l’approvisionnement du groupe en électricité renouvelable se monte à 92,1 % (+ 3 % par rapport à 2022).
De plus, en 2023, le groupe a acheté près de 29 GWh de biogaz. C’est donc un peu plus de 34 % de la consommation de gaz du groupe qui est d’origine renouvelable.
Au global, c’est près de 70 % des consommations énergétiques du groupe (69,0 %) qui est d’origine renouvelable(26) versus 55,4 % en 2022.
Énergie consommée | Origine renouvelable | Origine non renouvelable |
| Total | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
(MWh) | % | (MWh) | % |
| (MWh) | |
Gaz | 28 876 | 34 | 56 280 | 66 |
| 85 156 |
Électricité | 118 240 | 92 | 10 500 | 8 |
| 129 740 |
Chaleur | 1 411 | 63 | 832 | 37 |
| 2 243 |
Froid | 1 890 | 100 |
| 0 |
| 1 890 |
Bois | 410 | 100 |
| 0 |
| 410 |
Total | 150 827 | 69 | 67 612 | 31 |
| 218 439 |
Deux énergies renouvelables sont utilisées dans les maroquineries :
En 2019, le site de la Manufacture de Haute Maroquinerie à Aix-les-Bains a contracté avec un fournisseur d’énergie électrique l’installation d’une centrale photovoltaïque sur ombrières de son parking, d’une puissance de 292 kWc. Cette production d’énergie renouvelable alimente 27 % de la consommation du site.
Sur l’ensemble des sites concernés, en 2023, ce sont ainsi 1 016 MWh d’énergie solaire qui ont été produits et majoritairement autoconsommés, ce qui représente environ la consommation d’énergie annuelle de deux maroquineries.
Des prises de recharge pour véhicules électriques sont installées sur l’ensemble des parkings des sites. En 2023, le parc de bornes a augmenté de 46 %.
La tannerie située en Italie a augmenté son parc de panneaux photovoltaïques durant l’été 2023 en installant 300 m² supplémentaires afin d’augmenter de 10 % l’autoproduction d’électricité. En 2023, le site a produit 141 MWh d’électricité issue de ses panneaux solaires. Le pôle explore l’opportunité d’installer des panneaux photovoltaïques sur les toitures des bâtiments ou les parkings comme à Vivoin où le taux potentiel d’autoproduction d’électricité serait proche de 20 %.
Les panneaux solaires, mis en place en toiture du parking de Pierre-Bénite ont converti 134,6 MWh qui ont été directement réutilisés dans les locaux ; ceux du site de Bourgoin ont généré 14,9 MWh, permettant ainsi d’alimenter les bornes électriques à disposition des salariés. Avec les deux installations géothermiques installées sur les sites du pôle ainsi que la conversion du fioul vers les pellets à Challes, c’est 390 MWh/an d’EnR qui ont été produits, ce qui représente 1 % de la consommation d’énergie de la filière.
Les panneaux photovoltaïques installés depuis 2020 permettent actuellement de couvrir un cinquième du besoin en électricité pour trois des fermes australiennes. Ils ont produit 533 MWh en 2023.
Le pôle Australien investit massivement pour agrandir son parc de panneaux photovoltaïques d’environ 30 000 m². Il fonctionnera en boucle fermée avec l’énergie produite, stockée et réinjectée sur le réseau virtuel qui liera les sites entre eux. Ce projet se déploiera entre 2025 et 2027 sur les sites concernés.
L’installation de panneaux photovoltaïques est également en cours d’étude sur la ferme américaine.
À la fabrique de Fundão, au Portugal, des panneaux photovoltaïques ont été installés en toiture et seront opérationnels en 2024. En outre, la fabrique étudie la possibilité d’implanter deux éoliennes pour augmenter et diversifier ses sources d’électricité renouvelable.
Aux États-Unis, depuis 2017, le centre logistique de Dayton dans le New Jersey est équipé de panneaux photovoltaïques en toiture pour produire de l’énergie électrique nécessaire aux besoins du site. Ce centre a reçu la certification LEED Gold en 2018.
Au global, la production d’énergie renouvelable sur les sites Hermès est de 2 582 MWh en 2023, contre 2 485 MWh en 2022, soit + 3,9 %, représentant environ la consommation énergétique annuelle de près de cinq maroquineries.
Dans le cadre de la conception des nouvelles maroquineries, une attention particulière est portée aux impacts environnementaux et plus particulièrement aux consommations d’énergie. Ainsi, les nouvelles manufactures sont-elles construites dans le souci de leur performance énergétique future. Ce travail anticipatif s’organise autour de quatre axes de travail, parties intégrantes du référentiel Harmonie :
En particulier, les Cristalleries Saint-Louis ont tiré parti de l’installation du nouveau four à bassin, en mettant en œuvre une solution de récupération de la chaleur destinée à apporter un complément de chauffage au musée installé sur le site. Cette chaleur provient du réseau d’eau de refroidissement des électrodes du four. La solution permet de réduire de plus de 40 % les consommations de gaz du musée sur une année.
Des gains énergétiques ont également été réalisés grâce à l’étude approfondie du fonctionnement des « ouvreaux » (petits fours de réchauffe du cristal en fusion aux postes de travail) : elle a permis d’optimiser les temps de fonctionnement en choisissant, suivant les installations et leurs technologies, un arrêt des ouvreaux non utilisés ou la mise « en veille », à une température moins élevée.
Facette majeure de la protection environnementale et de la responsabilité sociétale, la gestion des déchets et des rejets conduit chacun des différents métiers de la maison à tout mettre en œuvre pour réduire leur production, les valoriser ou les traiter.
Déchets | 2020 | 2021 | 2022 |
| 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
DND 1 en tonnes | 6 012 | 10 043 | 11 143 |
| 12 321 |
DD 2 en tonnes | 5 189 | 2 787 | 3 193 |
| 4 019 |
Total en tonnes | 11 201 | 12 830 | 14 336 |
| 16 340 |
| |||||
Depuis 2021, à des fins d’harmonisation avec la législation européenne en matière de classification des déchets, les boues issues du traitement des effluents du pôle Tanneries sont reportées dans la catégorie DND ; elles étaient auparavant reportées dans la catégorie DD).
Entre 2022 et 2023, la quantité de déchets a augmenté de 14,0 % au niveau du groupe (hors fermes), cette augmentation est néanmoins moins importante que celle de la croissance de l’activité.
Les principaux types de déchets non dangereux générés par les sites industriels sont les boues de STEP (28), de process et les matières de curage ainsi que les sous-produits du cuir générés lors des étapes de tannage (parties non utilisables des peaux brutes ou découpes liées à la mise en épaisseur par exemple).
Les déchets dangereux générés (24,6 % du total) sont principalement constitués de calcin (débris de cristal) non réutilisable au sein des Cristalleries Saint-Louis mais réutilisé dans une raffinerie de métaux, de boues et de distillats issus des sites de traitement de surface ou de colorants utilisés dans les unités d’impression textile.
La grande diversité des métiers ne permet pas un pilotage global en matière de déchets, au-delà d’un principe général d’éviter leur production et de travailler sur leur fin de vie. Leur gestion est donc confiée spécifiquement à chaque pôle industriel par une double politique de réduction des déchets produits et de leur valorisation lorsque cela est possible. Les principaux contributeurs sont les tanneries, le textile, le cristal, le cuir, le parfum et l’immobilier.
En 2023, 53 % des déchets font l’objet d’une revalorisation (réutilisation, recyclage, revalorisation énergétique), contre 41 % en 2022 et le groupe ambitionne d’accroître ce ratio dans les prochaines années.
L’augmentation des déchets en 2023 est liée à l’augmentation de la production et à l’amélioration du traitement des effluents aqueux rejetés, générant plus de boues.
La matière première des tanneries est une peau entière, dite « brute », produit organique putrescible. L’opération de tannage consiste à la transformer en un produit durable, le cuir fini, par différentes opérations successives qui éliminent de la matière et génèrent des chutes. La réduction des déchets de tannerie commence naturellement par l’amélioration de la qualité des peaux brutes. Le tannage génère ensuite des déchets inévitables, tels que la découpe des bords de la peau (« échantillonnage ») ou la préparation de la surface interne de la peau (« dérayage ») pour arriver aux propriétés mécaniques et à la main souhaitées.
En 2023, un premier travail de cartographie des déchets de production a été réalisé sur chaque tannerie, afin de quantifier précisément les pertes au cours de la fabrication des cuirs et en vue de mutualiser les filières les plus vertueuses. Au sein des sites du pôle, la majeure partie des déchets est non dangereuse (plus de 90 %). Le gisement des déchets non dangereux produits par la filière cuir en France est estimé à 37 000 tonnes/an d’après une étude du CTC en 2023(29), ce qui est relativement faible par rapport à d’autres sources de déchets (éléments de comparaison français : textiles usagés = 700 000 tonnes, bois-energie = 3 500 000 tonnes). Cela explique le manque de filières de revalorisation en France d’autant que les gisements sont éclatés sur le territoire.
Les tanneries recherchent donc constamment de nouvelles filières de valorisation et participent activement aux groupes de réflexion sur les déchets de cuir au sein d’Hermès, ainsi qu’aux travaux menés par le Centre technique du cuir (CTC). Le pôle tanneries étudie également la récupération et la valorisation des chutes de cuir en cours de tannage avec différents partenaires.
Le traitement des peaux par bains successifs produit également des effluents qui sont traités au sein des stations d’épuration des sites. Cette épuration des eaux génère des boues dont la gestion est strictement réglementée dans les zones géographiques où le groupe opère ses tanneries (Union européenne). Au sein du pôle Tanneries, ces boues représentent 43 % des déchets non dangereux générés.
L’amélioration continue de la performance des dispositifs de traitement des effluents entraîne une augmentation de la production de boues de 11 % qui sont dirigées vers des centres de traitement spécialisés. Des pistes sont étudiées pour améliorer le séchage des boues et ainsi ouvrir de nouvelles options de revalorisation.
Le tri à la source des flux de déchets est en place dans les sites et 100 % des déchets produits sont évacués vers des filières agréées. Le stockage des déchets sur site est optimisé afin d’éviter tout risque de pollution (zones de stockage abritées, rétentions, etc.) et des actions régulières de sensibilisation au tri et à l’aménagement des aires de travail sont réalisées auprès des collaborateurs.
La quantité de déchets générée dans les fermes est restée constante en 2023 (- 0,2 %) dans un contexte de croissance d’activité de la nouvelle ferme australienne et de la fin des travaux associés. Les activités d’inspection des peaux produisent également des déchets, majoritairement non dangereux (95 % de la production annuelle) et sont composés de déchets d’exploitation (sous-produits animaux, boues issues des systèmes de filtration des effluents, bois ou cartons) mais également de déchets issus de la rénovation d’installations (déchets inertes, plastiques ou ferrailles) et de déchets ménagers. Le sel utilisé dans le cadre des opérations de salage des peaux brutes est considéré comme un déchet dangereux (au regard de la réglementation en vigueur dans les États dans lesquels sont situées les installations de transformation et d’inspection des peaux) et compose la quasi-totalité des déchets dangereux générés par le pôle. Afin d’éviter toute pollution, ces déchets sont stockés dans des zones couvertes et sur rétentions. Ils sont par la suite évacués vers les filières locales de traitement agréées.
Les déchets produits sur les sites du pôle ont augmenté de 5,5 % en 2023 dans un contexte de forte croissance de l’activité : exprimé en intensité cela représente une réduction de 20 % des déchets générés par unité produite.
Ce résultat est le fruit d’un suivi spécifique par site, de la mise en place d’indicateurs, d’échanges réguliers avec les équipes et de mise en œuvre d’actions de fond.
Le poids total de déchets dangereux est resté stable, alors que les déchets de colorants, qui représentent 50 % du volume total des déchets dangereux, a légèrement diminué pour la première année depuis 2020. Le volume de déchets non dangereux a augmenté de 11,8 % : 98 % de ces déchets non dangereux sont recyclés, compostés ou valorisés.
Sur l’ensemble des déchets du pôle Textile issus de la production directe, 72 % des déchets sont valorisés, majoritairement en énergie, 22,6 % sont triés et recyclés, 4,8 % suivent un autre mode de traitement (principalement le compostage) et seuls 0,6 % sont incinérés ou enfouis. Ainsi sont éliminés de cette manière uniquement les déchets spécifiques comme les DASRI (30) ou une partie des déchets des sites isolés où il n’y a actuellement pas d’alternatives de traitement.
Par le biais de réunions mensuelles faisant intervenir les sites ainsi que le prestataire, la filière veille à ce que les solutions de recyclage et de valorisation soient systématiquement privilégiées. Chaque nouveau flux fait l’objet d’une validation.
Chaque site met en œuvre des ajustements locaux permettant de réduire ses déchets émis ; à titre d’exemples, le site d’AEI a fait évoluer les films de l’emballeuse de 110 microns à 85 microns permettant une diminution de 23 % du plastique consommé, le site d’ATBC s’emploie à réduire ses déchets cartons et plastiques en retournant aux fournisseurs les cônes de bobine de fil pour réutilisation et en travaillant avec leurs partenaires sur l’optimisation des emballages, le gain estimé est de 5 tonnes de déchets.
En parallèle, le pôle Textile mène des projets de fond pour réduire significativement le volume de déchets émis. Les Ateliers AS et la SIEGL ont développé un système de maintien des pièces textiles par film adhésif réutilisable en remplacement de la colle. Ce système a évité la consommation de 2,6 tonnes de colle alors que la production a augmenté.
Afin de préserver et d’utiliser au plus juste nos matières, la filière a mis en œuvre un important projet de recyclage des chutes textiles. Ce projet a pour but de recycler plus de 50 % des chutes de matières naturelles à horizon 2024. Sur la période de référence, c’est ainsi 17 tonnes de textiles qui sont partis dans la filière de recyclage, ce qui représente 22 % de chutes en moins en comparaison avec l’année précédente. Des investissements et ressources importants ont été mobilisés afin d’être à la hauteur de cet enjeu : un nouvel atelier a été implanté incluant une machine spécifique de découpe et la cheffe de projet développement durable, qui a rejoint la filière en mars 2023 y dédie 60 % de son temps.
Une opération exceptionnelle de draguage des boues sur le site d’ITH a été réalisée en 2023 pour préserver l’écoulement des eaux pluviales en périphérie du site. 461 tonnes de boues ont été éliminées en tant que déchets non dangereux. Elles n’ont pas été comptabilisées dans le total des déchets générés par le site.
Les Cristalleries Saint-Louis développent une politique de tri, traitement et valorisation des déchets adaptée aux enjeux environnementaux et économiques. Elle est coordonnée autour de grands axes que sont :
En 2023, la quantité globale des déchets produits sur le site a baissé de 14 %. Cette diminution est la conséquence des efforts mis en œuvre par la politique volontariste de tri, traitement et valorisation des déchets de la manufacture mais est aussi liée à une importante quantité de déchets produits l’année précédente en raison de la campagne de renouvellement du four à bassin et des chantiers associés, générateurs d’une plus grande quantité de déchets sur l’exercice.
La cristallerie est aussi engagée dans la circularité, avec un taux de réemploi de calcin (rebuts de production) atteignant en moyenne 63 % de la part de la composition de matières premières sur le dernier exercice, contre 57,6 % en 2022. Cette performance présente un double intérêt : valoriser les déchets de production et diminuer les quantités de matières premières entrant dans la composition du cristal.
À périmètre constant, la quantité de déchets générés baisse de 4 % par rapport à 2022. L’augmentation de la quantité de déchets générés en 2023 est liée à l’accroissement du nombre de maroquineries.
La part des déchets non dangereux recyclés ou valorisés énergétiquement, sur le tonnage global généré par le pôle Maroquinerie, est de 81 % en 2023. Les ordures ménagères représentent 59 % du global. Des installations de compostage ont été mises en œuvre sur certaines maroquineries afin de valoriser les déchets organiques et d’éviter le transport de ceux-ci. Les autres principaux gisements de déchets non dangereux sont : le carton (12 %) et le bois (5 %).
L’activité de maroquinerie génère peu de déchets dangereux : 8 % du tonnage global annuel des déchets en 2023. La majeure partie de ce gisement est constitué d’emballages, de colles et teintures utilisées pour la confection des articles de maroquinerie. 90 % de la totalité des déchets dangereux sont recyclés ou valorisés.
Les chutes de cuir, parties non utilisées dans le cadre de l’activité « coupe » des manufactures, sont revendues dans des filières spécialisées, triées et réutilisées, en interne (§ 2.4.1.6) comme en externe. Ces sous-produits de l’activité ne sont pas comptabilisés comme « déchets » dans ce rapport.
La division participe également, dans le cadre de la valorisation des déchets de production, aux groupes de travail sur la réutilisation, le recyclage et la valorisation de ses déchets au sein d’Hermès, ainsi qu’aux travaux menés par le Centre technique du cuir (CTC) et d'autres acteurs.
Les politiques conduites par Hermès en matière de prévention et de lutte contre la pollution visent, à partir d’une étude de risques, à les maîtriser et à limiter leur impact sur les milieux, que ce soit au niveau des sols, de l’air ou de l’eau. Par ailleurs, Hermès prend toutes ses responsabilités de metteur sur le marché, pour garantir la conformité règlementaire de tous les produits vendus, dans tous les pays où elle opère, en particulier en matière de maîtrise des risques chimiques.
Hermès s’engage à aller au-delà des réglementations en vigueur dans la réduction de l’utilisation de substances dangereuses. La plupart des sites sont soumis à la réglementation européenne, qui est l'une des plus strictes du monde. Les exigences internes de la maison, pour ses propres opérations et pour les cahiers des charges des fournisseurs, imposent néanmoins des limites parfois plus sévères.
18 sites industriels (représentant 77 % des prélèvements en eau) intègrent leurs propres stations de traitement des effluents, y compris de type jardins filtrants. 78 % des rejets aqueux industriels (423 107 m3) ont été traités sur site par ces stations, avec des technologies les plus adaptées aux substances rejetées selon les limites imposées par les autorités environnementales, quasi exclusivement françaises. 7 % des rejets aqueux industriels sont composés d’eaux sanitaires. Le reste des eaux usées rejetées est dirigé vers des stations d’épuration communales.
Rejets aqueux en mégalitres | 2021 | 2022 |
| 2023 | Variation |
|---|---|---|---|---|---|
Sites industriels | 529,0 | 591,8 |
| 543,3 | - 8,2 % |
Fermes | 4 523,4 | 4 231,0 |
| 4 204,5 | - 0,6 % |
Total | 5 052,5 | 4 822,8 |
| 4 747,8 | - 1,6 % |
Répartition du plus haut niveau de traitement des stations sur site industriel :
En fonction de l’activité, de la réglementation et des conventions passées avec les exploitants des stations d’épuration communales, les sites industriels surveillent différents paramètres tels que la température, le pH, les matières en suspension (MES), la demande biochimique en oxygène pendant cinq jours (DBO5), la demande chimique en oxygène (DCO), l’indice phénols, les composés organohalogénés (AOX), les concentrations en azote (N), phosphore (P), nitrites (NO2), nitrates (NO3), ammoniac (NH3), ammonium (NH4), les métaux lourds.
Sur ces sites, la demande chimique en oxygène (DCO) est un des paramètres mesurés pour la qualité des eaux. En 2023, c’est 362 tonnes de substances oxydables mesurées par la DCO qui ont été rejetées (395 tonnes en 2022) dont une très grande quantité sera traitée par les stations communales avales. De nouveaux indicateurs et objectifs seront mis en place d’ici 2025 sur cette partie qualité des effluents rejetés, en lien avec les attentes en matière de réduction de la pression « pollution de l’eau douce » qu’Hermès prend en compte à travers le déploiement de la méthode SBTN (§ 2.4.3).
Comme stipulé au § 2.5.1.4, aucun site n’a fait l’objet d’une mise en demeure relative à la qualité de l’eau.
Destination des rejets aqueux des fermes et sites industriels en mégalitres | 2021 | 2022 |
| 2023 | Répartition | Variation 2022/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Eau rejetée en surface (marais, rivière, lac…) | 4 464,0 | 3 818,4 |
| 3 332,3 | 70,2 % | - 13% |
Eau rejetée vers une tierce partie | 588,5 | 484,1 |
| 447,7 | 9,4 % | - 8% |
Eau servant à l’irrigation | - | 520,3 |
| 967,8 | 20,4 % | +86% |
Total | 5 052,5 | 4 822,8 |
| 4 747,8 | 100 % | - 2% |
Les rejets atmosphériques des sites industriels sont liés au fonctionnement des fours, des chaudières, aux activités de traitement de surface, aux activités de dégraissage à sec, aux cabines de pulvérisation, ainsi qu’à l’usage de produits solvantés (colles, pâtes d’impression pigmentaires…). Les contrôles sur les rejets des équipements, identifiés dans les arrêtés préfectoraux ou les permis des sites, sont réalisés conformément aux réglementations en vigueur. Les plans de gestion des solvants sont mis à jour régulièrement et transmis aux autorités.
En fonction de l’activité et de la réglementation, les sites industriels surveillent différents paramètres tels que les émissions de composés organiques volatils (COV), d’oxydes de soufre (SOx), d’oxydes d’azote (NOx), d’acide chlorhydrique (HCl), de métaux lourds, de poussières et les cyanures, l’acidité totale, l’alcalinité totale.
La qualité des effluents rejetés est au centre des préoccupations environnementales des sites. Chaque tannerie est équipée d’une station de traitement des effluents et réalise le contrôle de ses rejets industriels conformément aux réglementations en vigueur. Ces points sont systématiquement revus et audités dans le cadre des certifications LWG. Les rapports de contrôles réglementaires, tout comme les projets d’amélioration, font l’objet d’une communication régulière auprès des autorités locales. Pour mémoire, les tanneries sont uniquement situées en France (six sites) et en Italie (un site), dont les réglementations rigoureuses font l’objet de contrôles fréquents. Conformément à ces réglementations, le groupe suit, entre autres mesures, les demandes biologiques et chimiques en oxygène de ses eaux rejetées et vérifie qu’elles ne dépassent pas les seuils fixés par ses arrêtés préfectoraux. À ce jour, 100 % de nos eaux sont traitées en interne et 98 % de ces eaux rejoignent le réseau communal pour un nouveau traitement dans les stations des agglomérations.
Parmi nos sites, la tannerie de Vivoin a un des niveaux de traitement des eaux les plus avancés du groupe avec un traitement primaire, secondaire et tertiaire des eaux permettant d’atteindre des teneurs en DCO bien inférieures à la limite de rejet très restrictive. Cette performance est obtenue grâce à une unité d’ultrafiltration et à deux filtres par charbon actif. La tannerie de Cuneo et les Tanneries du Puy sont également équipées de traitements primaires, secondaires et tertiaires et les autres sont quant à elles à un niveau de traitement physico-chimique primaire suffisant pour assurer la conformité des rejets. Il est également prévu que le traitement quaternaire des rejets des Tanneries du Puy soit opérationnel d’ici 2028 afin d’atteindre une qualité d’eau nécessaire pour sa réutilisation en production.
Entre 2020 et 2023, plus de 12 M€ ont été exclusivement consacrés aux projets d’amélioration de la qualité des eaux rejetées.
Au-delà de la simple conformité réglementaire, les tanneries du pôle travaillent pour améliorer encore la qualité des rejets afin de développer des solutions de réutilisation des eaux pour les lavages et pour la production.
Une unité d’osmose-inversée pilote a été testée au courant de l’année à la tannerie de Montereau tout comme la réutilisation du concentrat de l’évapo-concentrateur.
La tannerie de Vivoin a également commencé en fin d’année 2023 des essais en récupérant directement de l’eau de sortie de leur station afin de mesurer l’impact sur la qualité des cuirs.
La tannerie d’Annonay étudie la possibilité de réutiliser l’eau directement en sortie de la STEP communale qui se situe en aval de la tannerie.
La tannerie de Cuneo réutilise déjà de l’eau de pluie à des fins d’entretien et de nettoyage grâce à des bassins de rétention installés sur les toits et permet ainsi une économie de 15 % d’eau. Le déploiement d’une solution similaire est également prévu à la tannerie de Montereau.
De nombreuses études et optimisations des installations de traitement des rejets des tanneries sont donc déployées annuellement. Le montant de ces travaux a représenté un investissement d’environ 10 M€ en 2023, en forte augmentation en raison de l’engagement des travaux sur la STEP des Tanneries du Puy.
Les rejets atmosphériques des tanneries du pôle sont essentiellement liés au fonctionnement des chaudières, à l’activité de dégraissage à sec et aux cabines de finition. Les contrôles sur ces équipements, identifiés dans les arrêtés préfectoraux ou les permis des sites, sont réalisés conformément aux réglementations en vigueur. Les plans de gestion des solvants sont transmis aux autorités et la consommation de COV par peau est auditée et fait l’objet d’une évaluation de performance dans le cadre des certifications LWG.
En Australie, 32 % des eaux rejetées issues de l’élevage des animaux sont réutilisées à travers des projets d’irrigation après avoir été filtrées. La totalité de l’eau agricole rejetée par une des fermes est notamment réutilisée pour irriguer du bois de santal en collaboration avec Hermès Parfum et Beauté pour récupérer d’ici quelques années l’essence des bois de façon circulaire comme matière première de leur formulation.
Des systèmes d’irrigation sont aussi mis en place sur d’autres fermes pour produire du fourrage destiné aux éleveurs locaux ou irriguer des plantations de cannes à sucre sur des exploitations agricoles voisines dans un schéma d’écologie industrielle.
Ces projets constituent un axe de travail prioritaire dans le cadre de la stratégie relative à l’eau déployée par le pôle Fermes.
Une étude est également en cours sur la ferme américaine pour cartographier les usages, caractériser la ressource aquifère et identifier des projets de plantation/irrigation pertinents pour l’activité d’élevage et de tannage.
Pour l’ensemble des tanneries et fermes, le contrôle de la conformité des rejets aqueux est réalisé à une fréquence adaptée aux paramètres surveillés et à la réglementation : mesures semestrielles, trimestrielles, journalières ou en continu. La majeure partie de ces paramètres est mesurée à une fréquence plus élevée que celle requise par les autorités. Les prélèvements de contrôle sont analysés sur site ou dans des laboratoires externes homologués. Les résultats des analyses internes sont comparés une ou deux fois par an à ceux obtenus par un laboratoire indépendant et certifié. En cas d’écart avec les exigences réglementaires, des mesures conservatoires sont prises immédiatement et les actions sont mises en œuvre pour revenir dans les paramètres définis. Toutes les informations sont rapidement transmises aux autorités ainsi qu’aux gestionnaires des stations de traitement des eaux usées des agglomérations, la plupart du temps sur les plateformes informatiques dédiées.
Les trois sites du pôle Textile, qui représentent 98 % des rejets aqueux, sont soumis à une autosurveillance journalière des effluents. Pour garantir la fiabilité de ces données, des plans d’audit et d’étalonnage sont régulièrement élaborés et suivis.
Les sites d’AEI et des Ateliers AS, dont les effluents sont traités par la STEP communale, s’équipent progressivement de stations de prétraitements physiques et physico-chimiques qui permettront d’améliorer la qualité des eaux rejetées tout en incluant la possibilité de réutiliser les eaux industrielles dans les process. À titre d’exemple, la demande chimique en oxygène (DCO) sera divisée par deux aux Ateliers AS et par sept pour AEI où l’objectif est de rejeter à la STEP communale une qualité d’eau qui serait dans les niveaux d’exigence d’un rejet en milieu naturel. Pour les Ateliers AS, le permis de construire a été déposé en décembre 2021 et l’installation sera fonctionnelle en 2024. Le site d’AEI est en phase de consultation.
Sur le site de la SIEGL, la nouvelle STEP à haute performance dont la construction a débuté en 2018 est équipée de traitements secondaires biologiques ainsi que de traitements tertiaires par filtration membranaire et charbons actifs. La STEP est opérationnelle et les résultats sont conformes aux attentes avec des concentrations en DCO et DBO5 en dessous du seuil fixé par arrêté préfectoral (150 mg/l). Le site entame la dernière phase du projet de cette STEP relative à la stabilisation de la réutilisation des eaux usées dont les taux atteignent en moyenne 23 % en 2023 avec des pics à 45 %.
La manufacture de cristal de Saint-Louis adopte la même rigueur dans le traitement de ses rejets et effluents que pour l’excellence de sa production. À ce titre, les procédés sont continuellement améliorés et optimisés en amont pour :
En lien avec la baisse des consommations d’eau en 2023, les volumes totaux d’eaux rejetées par le site sont également en baisse de 2 % sur la même période. Les eaux rejetées proviennent des stations de neutralisation des effluents acides, des stations de traitement par décantation pour les matières en suspension et d’un traitement végétal et minéral pour l’ensemble des flux, décrit ci-dessous.
Les Cristalleries Saint-Louis ont mis en place une solution novatrice d’épuration des eaux fondée sur la nature et utilise la technique de la phyto-restauration pour traiter une partie des eaux rejetées, dispositif plus respectueux de l’environnement qui évite le recours aux solutions techniques de traitement physico-chimique (§ 2.5.3.1.1). Ne nécessitant pas d’apport en énergie ou en produits chimiques, les « Jardins de Saint-Louis » permettent une épuration optimale des eaux et leur performance est supérieure à celle d’une installation physico-chimique traditionnelle. Cette solution repose sur un triple dispositif de bassins filtrants :
La surveillance environnementale de la qualité de ces rejets en sortie de traitement démontre de son efficacité : aucun écart par rapport aux données de références et aux seuils qualitatifs et quantitatifs n’a été constaté.
Les maroquineries ont des procédés de fabrication essentiellement manuels n’utilisant pas d’eau. Les seuls rejets concernent les eaux sanitaires, qui ne nécessitent pas de traitement sur site et sont dirigées, dans la plupart des cas, vers les réseaux publics de collecte des eaux usées. Toutefois, les maroquineries de Nontron et de Sormonne disposent d’une installation de traitement de leurs eaux usées selon le principe de la phytoremédiation.
Aucun site du pôle Cuir n’a reçu de mise en demeure administrative pour des raisons de non-conformité des rejets des eaux usées.
Dans le cadre de ses engagements envers la préservation de l’environnement et le respect des réglementations en vigueur, Hermès Manufacture de Métaux met en œuvre des mesures visant à réduire significativement ses rejets dans l’environnement, qu’ils soient aqueux ou atmosphériques.
Concernant la gestion des rejets aqueux, les manufactures spécialisées dans le traitement de surface des métaux adoptent une politique ambitieuse de « zéro rejet ». À cet effet, leurs sites sont munis de stations intégrant des résines échangeuses d’ions et des évapo-concentrateurs, qui permettent de recycler l’eau en circuit fermé.
Au sujet des émissions atmosphériques, les fabriques de galvanoplastie de HMM se conforment à des normes rigoureuses définies par des arrêtés préfectoraux, limitant ainsi les rejets dans l’atmosphère. Pour répondre aux exigences réglementaires, HMM a équipé ses installations de systèmes de captation à la source.
Deux activités principales permettent de respecter l’engagement d’Hermès en tant qu’entreprise responsable mettant sur le marché des produits en garantissant leur conformité règlementaire, dans tous les pays où le groupe opère :
La Liste des substances réglementées (RSL) du groupe Hermès est unique et inclut toutes les substances qui sont ou pourraient être utilisées dans les produits. Pour chaque substance, c’est la régulation la plus exigeante au monde qui est systématiquement retenue. L’objectif est de fabriquer des produits conformes à la réglementation, quel que soit le pays dans lequel ils seront commercialisés.
La RSL est partagée au sein du groupe de travail du Comité Colbert. Cette liste de substances est partagée avec nos partenaires et fournisseurs mais elle n'est pas publique pour préserver la confidentialité de certains procédés exclusifs. Une diffusion ne présenterait pas de grand intérêt, puisque cette liste ne contient que des informations publiques, car il s’agit de la collation de réglementations nationales ou fédérales. Pour chaque substance apparaît le nom de la substance, son numéro CAS, la limite la plus exigeante dans le monde, la norme de contrôle de la substance en laboratoire.
La liste de substances du groupe, les limites admises ainsi que les normes de contrôle, sont communes aux unités de production et s’appliquent aux fournisseurs. Plus précisément, les cahiers des charges produits (qui intègrent cette réglementation des substances) sont partagés avec les fournisseurs. La validation des produits fabriqués par les fournisseurs suit exactement le même circuit que les produits fabriqués par le groupe. Un bon exemple est celui des tanneries : le métier Cuir achète des peaux dans les tanneries du groupe, mais également une partie de ses besoins dans des tanneries externes avec un cahier des charges identique quelle que soit la provenance.
Hermès a mis en place des processus préventifs pour restreindre ou interdire certaines substances, notamment par la discussion et la signature avec le fournisseur du cahier des charges produits, qui contient toute la réglementation, et toutes les exigences techniques, ainsi que les méthodes de contrôle correspondantes.
Pour ses matières premières, Hermès adapte la fréquence et la nature des contrôles en fonction des volumes concernés. Pour des volumes très limités, le contrôle pourra être unitaire, mais il deviendra statistique pour des volumes plus importants. Suivant la nature des matières, qui peuvent être techniquement très différentes (cuirs, textiles, essences de parfumerie…), les volumes et l’historique des résultats qualité, une fréquence de prélèvement et de test est choisie par le service qualité pour assurer un niveau de confiance maximal dans la qualité des matières entrantes. En cas de résultat négatif, les marchandises sont bloquées et les prélèvements et contrôles multipliés.
En ce qui concerne les produits (qu’ils soient fabriqués en interne ou par des fournisseurs), la procédure groupe est exactement la même : l’objectif est de vérifier que la responsabilité de metteur sur le marché est assurée, avec un niveau de confiance maximal. Certains produits de la maison font l’objet d’un contrôle unitaire sur plusieurs caractéristiques considérées comme critiques. D’autres sont vérifiées de façon régulière et d’autres encore de façon aléatoire. La très grande diversité des produits (maroquinerie, textiles, porcelaine, cristallerie, orfèvrerie, bijouterie, horlogerie, prêt-à-porter, parfumerie…) contraint à définir, pour chaque produit, un schéma de contrôle approprié, et la bonne fréquence.
Hermès utilise pour ces contrôles les services de laboratoires internes comme de laboratoires externes. Cette décision est prise en fonction de la charge des laboratoires internes mais aussi de la nature des mesures à effectuer.
En résumé, la procédure générique au sein du groupe (SOP) est qu’aucune matière première ni aucun produit ne soit approvisionné sans qu’un cahier des charges soit défini et accepté par le fournisseur, et sans que la matière première ou le produit fini ait été testé selon ce cahier des charges.
Toute matière première achetée comme tout produit acheté fait d’une part l’objet d’un cahier des charges discuté et formellement approuvé par le fournisseur et incluant toute la réglementation correspondant à la matière et/ou au produit et d’autre part l’objet d’une validation technique incluant des mesures en laboratoire. Toute livraison (matières premières ou produits) fait l’objet d’un contrôle qualité adapté. Certaines fournitures (matières ou produits) sont accompagnées d’un certificat de contrôle, les mesures ayant été réalisées par le fournisseur, quand cette disposition est prévue au cahier des charges. Les fournisseurs de rang 1 s’engagent à développer la même approche (cahier des charges formel, procédures de contrôle, etc.) avec leurs propres fournisseurs (rang 2).
En cas de non-conformité au cahier des charges sur une matière première ou un produit, les marchandises sont bloquées et, généralement, un second contrôle de vérification est lancé. Hermès n’utilise pas de marchandises non conformes dans ses fabrications. Elles sont donc retournées pour nouvelle fabrication ou réparation quand cela est techniquement possible.
Le modèle artisanal d’Hermès fait que 55 % de ses objets sont fabriqués dans des ateliers internes et exclusifs, situés à 76 % en France. Les 45 % restants proviennent de fournisseurs dont la très grande majorité se trouve en France et en Europe. Ainsi, dans le top 50 des fournisseurs directs (matières ou produits), 58 % sont situés en France et 40 % en Europe (hors France).
Pour tous les sites situés en France et en Europe, la législation du travail impose une analyse du risque chimique et la mise en œuvre de moyens de protection des travailleurs. Dans les unités détenues en propre, comme dans celles des fournisseurs, des audits réguliers permettent de vérifier que les analyses sont convenablement menées, les moyens de protection sont en place et utilisés. Le régulateur national impose également une limite pour les substances chimiques rejetées dans l’air, dans les effluents et dans le sol. Dans les propres unités de la maison, comme dans celle des fournisseurs, des audits réguliers permettent de vérifier que chaque entité connaît parfaitement les régulations auxquelles elle est soumise, que les moyens nécessaires pour les respecter sont en place, et que des contrôles réguliers permettent de vérifier que ces moyens fonctionnent.
Pour les quelques fournisseurs plus lointains, pour la majorité fournisseurs de matières, des audits réguliers permettent de vérifier la conformité réglementaire, en termes d’hygiène et sécurité, comme d’environnement. Dans le cas où la législation locale n’existe pas ou ne suffit pas, Hermès aide ses fournisseurs à adopter et à respecter la norme européenne.
L’approche de la gestion du risque chimique est fondée sur la législation qui, en France et en Europe, est généralement construite sur une approche hazard based.
Les audits réguliers et approfondis mis en œuvre par Hermès dans toutes les entités, ainsi que la fréquence appropriée des contrôles de produits, garantissent la mise en évidence immédiate d’une éventuelle utilisation de substance chimique bannie par une réglementation de type Reach, par exemple dans une tannerie française ou européenne.
L’outil principal de gestion du risque chimique est le cahier des charges du produit intégrant une liste des substances soumises à restriction. Reflet fidèle et exhaustif de la réglementation la plus exigeante au niveau mondial, il recense toutes les exigences en termes de substances, les limites fixées, et les méthodes de contrôle en laboratoire correspondantes. La procédure commence par le partage de ce document avec le fournisseur (interne ou externe), se poursuit par un accord formel du fournisseur, et se termine par un contrôle de validation des premiers produits livrés. Lors de la « vie série », des contrôles à fréquence adaptée seront effectués.
Le choix des projets de réduction et/ou d’élimination des produits chimiques est principalement fondé sur une analyse des évolutions réglementaires à venir. C’est dans cet esprit que le groupe mène une veille règlementaire très stricte, en France comme à l’étranger.
Lorsqu’une probable évolution de la réglementation est identifiée sur une substance ou une famille de substances, un planning de décision estimatif est établi afin de calibrer les travaux à mener et le délai disponible.
Hermès met en place pour chacune de ses filières d’achats (plus de 60 filières répertoriées dans le Brief filières) un objectif de certification par des tierces parties comprenant aussi des aspects liés à l’usage de produits chimiques (§ 2.4.2).
En cohérence avec les engagements pris par Hermès, le pôle Tanneries a également défini un programme d’audit LWG de ses sites.
Implantées en Europe (France et Italie), les tanneries du groupe respectent les normes les plus exigeantes en matière de protection de la santé de leurs collaborateurs, de leurs clients et de l’environnement.
L’approche du groupe se fonde notamment sur la mise en œuvre de la réglementation européenne Reach. Elle vise à contrôler et protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques en éliminant les substances les plus nocives et à en garantir l’absence au-delà de seuils définis dans les produits finis.
Lorsqu’il arrive que des normes extérieures à l’UE soient encore plus exigeantes, elles sont adoptées par le pôle tanneries. C’est le cas par exemple du formaldéhyde, dont la norme est fixée à 100 ppm en Europe, et à 75 ppm en Chine : c’est cette dernière norme que le groupe a adoptée.
Globalement, le groupe investigue en permanence les évolutions scientifiques et réglementaires afin d’adapter les produits qu’il utilise tout au long du processus de tannerie des peaux. Il a ainsi mis en œuvre la substitution des produits CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) et n’accepte aucune nouvelle substance CMR. Les quelques substances CMR encore utilisées le sont dans des proportions infimes, strictement contrôlées et encadrées afin de garantir la sécurité des équipes tout au long du processus de production.
La gestion des produits chimiques étant un enjeu majeur pour son activité, Hermès Cuirs précieux a rejoint l’initiative ZDHC (Zero Discharge of Hazardous Chemicals) en août 2021. Le « ZDHC Roadmap to Zero Programme » vise à déployer les meilleures pratiques en termes d’utilisation de substances dangereuses et de qualité des rejets d’eaux usées dans les tanneries. La mise en œuvre du protocole ZDHC dans les tanneries du pôle a débuté en 2021 et s’est poursuivie en 2022 avec le support d’un laboratoire interne pour assurer l’innocuité des cuirs mis sur le marché et la qualité des produits entrants, conformément aux réglementations relatives.
Cela se traduit par exemple par la mise en œuvre d’une liste de substances restreintes (dite MRSL) y compris en production et la garantie par le formulateur du produit de l’absence de ces substances dans ses produits chimiques. Dans le cadre des certifications LWG des tanneries, le groupe a cartographié son niveau d’atteinte de la MRSL et vise maintenant le 100 % conforme.
Le groupe s’appuie par ailleurs sur les savoir-faire de ses fournisseurs, bénéficiant eux-mêmes le plus souvent de la reconnaissance de labels de référence (comme le rating gold d’EcoVadis, par exemple).
Le réchauffement climatique, son impact sur la biodiversité ainsi que l’industrialisation des matières premières sont des sujets de préoccupation, que nous abordons à travers notre stratégie climat, nos initiatives concrètes en termes de filières responsables et nos politiques de préservation des ressources naturelles.
Grâce à son modèle artisanal et une production majoritairement française, Hermès est aujourd’hui l’un des plus faibles émetteurs en carbone parmi les entreprises du CAC 40. Prenant néanmoins toute la mesure de l’effort nécessaire dans la lutte contre le changement climatique, le groupe a amplifié depuis 2020 l’ensemble des actions visant à réduire l’empreinte du groupe. Hermès a élaboré un plan de transition pour le climat qui est disponible sur le site Hermès Finance.(32) Le Comité exécutif a ainsi mis à jour et validé la stratégie du groupe avec des objectifs ambitieux fondés sur la science à travers son adhésion à l’initiative « Science-Based Targets » (SBTi) afin d’atteindre zéro émission nette en 2050. SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 fin 2021, reconnaissant ainsi l’engagement d’Hermès dans la lutte contre le changement climatique et son inscription dans une trajectoire de réduction de ses émissions directes et indirectes, contribuant ainsi à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici 2100, conformément à l’Accord de Paris.
La politique d’Hermès en la matière est déployée en priorité sur les enjeux les plus significatifs. Des actions concrètes sont mises en place pour substituer les énergies fossiles utilisées, réduire les consommations énergétiques et l’empreinte carbone sur l’ensemble des scopes. La maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) s’opère grâce à des actions directes de réduction sur l’ensemble de la chaîne de valeur, mais aussi hors de la sphère d’influence Hermès par une démarche de financement de projets aux retombées positives y compris pour la lutte contre le réchauffement climatique.
Objectifs :
Par ailleurs, Hermès est attentif à la transparence et à la cohérence de sa politique avec celle du secteur en présentant ses actions selon le cadre recommandé par la TCFD (Taskforce on Climate-related Financial Disclosures, § 2.7.2.2.2), en répondant au questionnaire CDP climat (sur lequel elle a reçu en 2023 la note de A) et en participant aux initiatives de place telles que UNFCCC (United Nations Fashion Industry Charter for Climate Action).
La politique du groupe est de s’engager résolument vers un monde bas carbone avec des objectifs quantifiés et inscrits dans un calendrier. Cette politique est retranscrite dans son plan de transition pour le climat. Elle se décline en plusieurs axes comme mesurer les impacts de ses activités sur l’ensemble des scopes 1, 2 et 3, engager en priorité des actions de réduction des émissions sur les différentes catégories où le groupe peut agir, et mettre en place ensuite des actions de compensation.
Elle intègre aussi une vision prospective par l’analyse des risques liés aux changements climatiques sur ses opérations et son modèle économique (risques physiques et risques de transition) en utilisant les scénarios scientifiquement reconnus dont ceux du GIEC (SSP1-1.9, SSP1-2.6, SSP2-4.5, SSP3-7.0, SSP5-8.5).
La nouvelle organisation de la gouvernance RSE établie fin 2022 (§ 2.1.6) place la supervision de la politique climat du groupe directement au cœur des responsabilités du Comité exécutif.
Dans le cadre de la mise en œuvre opérationnelle de stratégie de sortie des combustibles fossiles, le groupe a décidé de mettre en place un mécanisme de prix interne du carbone pour renforcer les décisions favorables à la transition énergétique. Ce prix a été calculé sur la base de simulations internes et confronté à un benchmark sectoriel du CDP. Fixé depuis 2021 à 40 € par tonne équivalent CO2, il pourra évoluer en fonction des conditions économiques et sa réévaluation est soumise à l’appréciation du Conseil du développement durable. Il est aujourd’hui utilisé sous forme notionnelle pour les calculs de comparaison des investissements industriels (scopes 1 et 2), immobiliers (scopes 1, 2 et 3), ainsi que pour les nouveaux contrats de transport (scope 3). Plus concrètement, ce prix du carbone permet de « mettre un coût » sur les externalités climatiques négatives générées par certains investissements industriels, et favorise l’adoption de solutions moins émissives. Pour exemple, l’adoption par l’une des tanneries du groupe d’une solution de séchage des peaux s’appuyant sur une pompe à chaleur, plutôt que sur du gaz, a été permise en repondérant le coût réel, externalités environnementales comprises, de la seconde option.
Comme illustré ci-dessus (§ 2.5.1), la maison a engagé différentes mesures pour réduire l’usage de l’énergie dans ses différentes activités, et avoir recours autant que possible aux énergies renouvelables. Le programme « Sortie des combustibles fossiles des sites industriels » mené avec toutes les divisions du groupe Hermès est une illustration des mesures engagées.
Hermès travaille sur le temps long et investit pour l’avenir afin de mettre en place des solutions techniques et/ou organisationnelles, qui permettront de diminuer nos consommations énergétiques en profondeur et de manière pérenne. Ainsi, tous les métiers travaillent sur un plan de réduction de leurs consommations et d’évolution de leur mix énergétique, qui viennent confirmer nos trajectoires SBTi.
Hermès s’emploie à réduire l’impact de ses activités sur le climat et la maison examine les adaptations potentielles de sa chaîne de valeur (interne, externe) afin de réduire son exposition aux effets du changement climatique. Selon les régions et les métiers concernés, ces derniers auront un impact variable sur l’activité d’Hermès, au travers :
L’ampleur et la gravité de ces changements conditionneront ces impacts, de même que différents facteurs, tels que la localisation, la sensibilité de la chaîne d’approvisionnement amont, la qualité et la capacité des infrastructures locales, et plus globalement le comportement des autres acteurs de l’écosystème du groupe.
Hermès fonde son approche d’adaptation au changement climatique sur l’identification des risques, l’évaluation de leur pertinence, pour définir les plans d’action au sein de chaque métier, avec l’aide d’un cabinet expert et l’utilisation d’outils faisant autorité.
Ce projet, coordonné par la direction industrielle et la direction des achats directs, mobilise depuis 2020 une vingtaine de cadres de haut niveau de l’entreprise, afin d’avoir à la fois une vision précise des enjeux, et de faciliter la mise en œuvre ultérieure de mesures qui pourraient découler de ces analyses.
L’exposition aux risques de transition est étudiée à la fois par la direction de l’audit et des risques dans ses travaux d’analyse verticale des grandes activités de la maison (métiers de production, filiales de distribution), par les directions industrielles, des achats directs et du développement durable, et lors du Comité développement durable, avec une vision plus transversale par grands enjeux (eau, climat, etc.).
Hermès détaille dans ses réponses au questionnaire CDP Climat plusieurs exemples de risques et d’opportunités identifiés liés au changement climatique, listés ci-dessous. Les analyses sont menées selon trois horizons temporels (moins de trois ans, moins de cinq ans et à 25 ans).
Un risque de taxe carbone aux frontières pourrait par exemple peser sur les transports de marchandises ou les matières premières d’Hermès. Selon les informations du rapport 2023 de la Banque mondiale sur l’état et les tendances de la tarification du carbone et les avis d’experts sur ses implications pour les entreprises françaises d’ici 2050, ce prix estimé serait compris entre 50 € et 250 € par tonne équivalent CO2 selon les scénarios d’ici à 2050. La réduction des impacts de ce risque passe par des projets de décarbonation des chaînes d’approvisionnement et la promotion des modes de transport moins intensifs en carbone comme le rail et le transport maritime.
Les risques physiques liés au dérèglement climatique pourraient impacter les filières de production des matières premières telles que la soie brésilienne ou le cuir européen.
Les vagues de chaleur, l’augmentation des températures et les sécheresses peuvent avoir un impact sur la santé des vers à soie et la production de soie au Brésil. Avec des conséquences déjà visibles : une sécheresse en 2020 a entraîné un retard de production de soie de deux mois. Si le changement climatique pérennisait ces sécheresses annuelles, il pourrait avoir des conséquences pour Hermès d’une interruption de production d’une durée similaire. Pour renforcer la résilience de cette filière, Hermès accompagne d’ores et déjà financièrement son partenaire au Brésil pour ses travaux d’adaptation au changement climatique. Le groupe a également anticipé le sujet pour réduire l’impact potentiel de ce risque en mettant en place un stock tampon de soie.
Ces risques climatiques peuvent aussi avoir un impact sur la production de cuir en Europe et entraîner une augmentation de la mortalité des animaux ou une diminution de la qualité du cuir. Afin de prévenir un risque d’interdiction de transport des animaux pendant une période de forte chaleur, Hermès optimise son utilisation de matières premières, en particulier pour le veau, et a mis en place des stocks de sécurité de peaux dans ses opérations en propre.
En termes d’opportunités, les travaux de décarbonation des sites Hermès ainsi que le soin apporté aux nouvelles constructions sont une source d’économies d’énergie pour le groupe, dans un contexte de tension sur les approvisionnements énergétiques. Par exemple pour les dernières maroquineries de Louviers et Sormonne, labélisées E4C2, les économies d’énergie sont significatives en comparaison avec les consommations d’énergie de sites de production similaires et ce, pour toute la durée d’utilisation des bâtiments. À Louviers, l’économie sur la consommation d’énergie du site est supérieure à 1 M€ sur une durée de vie de 15 ans.
Le service de réparation, disponible pour les clients Hermès dans le monde entier, offre la possibilité de prolonger la durée de vie des objets Hermès, limitant ainsi l’empreinte carbone sur un cycle de vie allongé. Cela est permis grâce au soin apporté à la réparabilité, dès la conception ainsi qu’aux techniques de fabrication artisanales. Pour rappel, en 2023, les artisans ont réparé 202 000 produits.
Une analyse des risques physiques liés au changement climatique a été menée sur deux chaînes de valeur emblématiques de la maison, depuis le sourcing matière jusqu’aux magasins : le cuir et le textile. Huit scénarios ont été retenus pour tester la résilience de ces chaînes de valeur. Ces scénarios ont été développés en prenant en compte des études macro-économiques ainsi que des analyses sectorielles :
Dans chacun de ces scénarios pessimistes, les risques susceptibles de se matérialiser sont issus de l’étude des données mondiales de projection du GIEC (horizon 10 à 15 ans) ou des données régionales, par exemple celles de l’Agence européenne pour l’environnement (horizon 20 à 30 ans). Chaque scénario décrit les impacts potentiels à fort enjeu pour Hermès, les aléas déclencheurs et leur évolution à court, moyen ou long terme en fonction de la zone géographique étudiée. Des grilles de matérialité, classant les impacts en fonction de leur vraisemblance et des impacts potentiels permettent de hiérarchiser des enjeux identifiés. Les conclusions de ces études de risques sont ensuite prises en compte et intégrées dans les plans d’action des métiers.
En 2023, Hermès a poursuivi le déploiement de l’évaluation de l’exposition de son activité aux risques climatiques. Pour mémoire, une analyse relative aux risques climatiques liés à l’eau (sécheresses, inondations, stress hydrique…) avait été réalisée en 2021 par WWF France. Le partenariat s’est poursuivi cette année, afin de mener des audits approfondis. Chaque audit a aussi permis de mieux comprendre les risques et à construire un plan d’action spécifique. Hermès est prêt à aider ses fournisseurs s’ils doivent s’adapter aux risques physiques (soutien technique, matériel et financier, selon les besoins).
Les équipes d’Hermès Services groupe et de la direction immobilière d’Hermès International ont revu l’analyse des risques faite précédemment dans les filières. Les deux directions ont approfondi l’analyse de résilience des sites en engageant une analyse de risques physiques auxquels pourront être exposés l’ensemble des sites situés en France. Cette analyse est en cours de présentation aux directions des différents sites afin que des plans de résilience adaptés soient développés.
Une analyse des risques de transition a été menée en 2023 par la direction industrielle et la direction des achats directs, avec l’aide d’un cabinet expert, afin d’anticiper les changements dans la chaîne de valeur amont d’Hermès et les impacts sur l’activité. Elle permet de raisonner avec des scénarios de transition et de changement climatique contrastés pour éprouver le modèle d’activité, afin d’identifier les axes et leviers de résilience face aux fragilités identifiées et d’imaginer des premières solutions, déclinables en stratégies opérationnelles à court, moyen et long termes pour chaque activité impactée. L’étude a permis d’identifier des voies de résilience pour Hermès, afin de sécuriser son approvisionnement pour plusieurs ressources stratégique à horizon 2050. Elle comporte :
La disponibilité de scénarios climatiques de qualité est un enjeu pour ces études de risques de transition, c’est pourquoi Hermès s’est également engagé dans une démarche collaborative de prospective stratégique qui fédère plus de 15 grandes entreprises et organisations de divers secteurs, ainsi que des institutions de recherche (UGA, Cirad, EM Lyon, Univ. de Paris, ESCP Europe, Univ. Georgetown). Ce projet porte le nom d’IF Initiative (anciennement IRIS).
Coordonnés par un cabinet expert (Carbone 4), les travaux menés par ce collectif d’acteurs ont pour objectifs :
L’ensemble des conclusions sera librement accessible (open source) afin de garantir leur large diffusion et utilisation.
Membre fondateur de l’initiative, Hermès contribuera notamment, aux côtés des représentants des autres entreprises et d’un groupe d’experts, à la construction des scénarios (par exemple la détermination des hypothèses). Après une phase d’avant-projet réalisée en 2022, les travaux se sont poursuivis en 2023 et se décomposent en trois étapes d’un an.
Depuis 2013, le groupe est doté d’outils permettant d’effectuer à une fréquence annuelle la mise à jour du bilan global des émissions de gaz à effet de serre de ses sites de production et de distribution. Ce travail est réalisé avec l’aide d’un cabinet spécialisé indépendant selon la méthode Bilan Carbone® et GHG Protocol. Conformément aux exigences de la réglementation (article 75 de la loi 2010-788 du 12 juillet 2010), Hermès a publié dès décembre 2015 son bilan carbone selon les modalités et le périmètre retenus en France par le texte de loi (émissions directes produites par les sources fixes et mobiles, et émissions indirectes associées à la consommation d’électricité, de chaleur ou de vapeur).
Hermès communique ses émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1, 2 et 3 à la fois dans ce rapport, mais aussi sur son site Hermès Finance pour le périmètre requis par la loi (article L. 229-25 du Code de l’environnement).
Le groupe a amplifié et structuré son action en matière de climat en 2021, avec les choix suivants, validés par le Comité exécutif.
Le reporting carbone est totalement aligné avec les données détaillées dans le CDP (Carbone Disclosure Project), dont les informations quantitatives et qualitatives sont publiques. Le questionnaire CDP donne l'occasion à Hermès de développer plus en détail ses actions sur le climat.
Hermès a décidé de reporter sur l’ensemble des catégories du scope 3, même si cela conduit à travailler sur la base d’estimations pour certains postes (plusieurs magasins, par exemple), considérant que la recherche de l’exhaustivité contribuait à la transparence de l’analyse. Pour certaines catégories du GHG Protocol, les calculs ou les estimations ont conduit à des montants non matériels (seuil inférieur à 0,5 % du total). Ils ne donnent pas lieu à un suivi spécifique et sont repris ci-dessous comme « non significatifs », en accord avec la méthodologie GHG Protocol.
L’analyse des résultats sera faite en fonction des objectifs à long terme (cible 2030), par rapport à la situation de référence retenue par le groupe pour 2018 (première année de contribution au CDP, publiée en 2019). Ce choix permet de vérifier que le cap est maintenu, au-delà des évolutions irrégulières à court terme, qui sont inévitables compte tenu des changements à mettre en place qui ne sont pas tous linéaires et peuvent nécessiter du temps.
Concernant les scopes 1 et 2 (qui représentent 3,3 % du total), Hermès a retenu l’approche dite « market based » qui consiste à faire un calcul de l’empreinte carbone directement liée à ses achats d’énergie dans chaque pays considéré, et non retenir le mix moyen du pays. L’information selon cette autre méthodologie est cependant communiquée (« location based »).
Le groupe a décidé de poursuivre ses actions en matière de compensation carbone, au-delà de ses objectifs de 100 % de couverture des scopes 1 et 2, avec un objectif complémentaire de couvrir 100 % de ses transports (internes et externes) essentiellement par des investissements à long terme dans le fonds Livelihoods.
Dans les tableaux qui suivent, les données sont donc présentées selon ces principes. Les chiffres des scopes 1 et 2 sont retranscrites selon l’approche market based, pour permettre une juste comparaison (voir note de bas de page(33)).
Dans le cadre des travaux menés avec les équipes SBTi pour la validation de la trajectoire du groupe à l’horizon 2030, et lors de la revue du bilan des émissions du groupe par ces experts, certains postes d’émissions ont été répartis différemment entre les scopes 1, 2 et 3. Ces reclassifications ont donc été faites sur l’ensemble de la période publiée, de 2018 à 2021. Cette amélioration portée à la qualité de l’analyse entraîne un impact négligeable sur les données publiées jusqu’à présent (moins de 4 % sur l’ensemble des émissions 2020).
En 2023, 98 % des émissions sont évaluées par approche physique, c’est-à-dire qu’Hermès convertit des données physiques (km, kWh, kg, etc.) en émissions à l’aide de facteurs d’émissions physiques (exprimés en kg eq CO2/unité physique). Ces facteurs d’émission sont soit calculés précisément avec des données internes, soit issus de référentiels internationaux de premier ordre. Ils sont naturellement sujets à variation dans le temps.
Par ailleurs, sur ce bilan carbone 2023, près de 7 % des émissions reportées dans le scope 3 proviennent directement des fournisseurs et partenaires.
En k tonnes eq CO2 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | Variation à données comparables/ | Variation/ | Objectif |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Scope 1 | 22,1 | 20,9 | 19,9 | 21,3 | 18 | 12,8 | - | - | - |
Scope 2 market based | 21,7 | 20,5 | 18,7 | 16,1 | 13,3 | 9,2 | - | - | - |
Total Scopes 1 et 2 | 43,7 | 41,4 | 38,5 | 37,4 | 31,3 | 22 | - 29,5 % | - 49,6 % | - 50,4 % |
Scope 3 | 578,7 | 483,5 | 462,5 | 490,1 | 609,6 | 643,8 | - | - | - |
TOTAL GROUPE | 622,4 | 524,9 | 501,0 | 527,5 | 640,9 | 665,8 | 1 % | - | - |
(5) Voir en annexe du § 2.5, le tableau Bilan des émissions de gaz à effet de serre. | |||||||||
INTENSITÉ En tonnes eq CO2 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | Variation à données comparables/ | Variation/ | Objectif |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Scopes 1 et 2 | 10,5 | 8,7 | 8,8 | 5,8 | 3,8 | 2,3 | - | - | - |
Scope 3 | 138,6 | 101,8 | 105,7 | 77 | 74,2 | 66,3 | - 13,3 % | - 52,2 % | - 58,1 % |
TOTAL GROUPE | 149,1 | 110,5 | 114,5 | 82,8 | 78 | 68,6 | - | - | - |
(6) Voir en annexe du § 2.5, le tableau Bilan des émissions de gaz à effet de serre. | |||||||||
En tonnes eq CO2/M€ CA | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Scope 1 | 3,7 | 3,0 | 3,1 | 2,4 | 1,6 | 1,0 |
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Scope 2 market based | 3,6 | 3,0 | 2,9 | 1,8 | 1,1 | 0,6 |
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Total Scopes 1 et 2 market based | 7,3 | 6,0 | 6,0 | 4,2 | 2,7 | 1,6 |
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Scope 3 | 97,0 | 70,3 | 72,4 | 54,6 | 52,5 | 48,0 |
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TOTAL GROUPE | 104,3 | 76,3 | 78,4 | 58,7 | 55,2 | 49,6 |
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Les émissions de GES du groupe en 2023 sont de 666 k tonnes equivalent CO2 (en augmentation de 1 % par rapport à l’an dernier à données comparables). Avec une baisse de - 49,6 % en valeur absolue des scopes 1 et 2 par rapport à 2018, et de - 52,2 % du scope 3 en intensité, les émissions sont en ligne avec les objectifs 2030 du groupe validés par SBTi.
Le graphique ci-dessous illustre la trajectoire de réduction du ratio d’intensité des émissions de scope 3 validées auprès de SBTi (courbe grisée). Les ratios d’intensité du scope 3 enregistrés entre 2018 et 2023, représentés sur la courbe orange foncé, démontrent que le groupe parvient systématiquement à dépasser les objectifs qu’il s’était fixés dans le cadre de sa trajectoire de baisse d’émissions. En 2023, le groupe a atteint 90 % de son objectif de réduction du scope 3 selon SBTi.
Le bilan GES se décompose comme suit :
Ces chiffres confirment les qualités d’un modèle artisanal français à faible empreinte environnementale : avec une intensité carbone de 68,6 (tous scopes), Hermès se classe comme l’une des entreprises les moins intensives en carbone du CAC 40 sur la base d’un scope 3 complet. Le découplage entre la croissance de l’activité et l’empreinte du groupe est de - 52,2 % en cinq années.
(NB: données Scopes 1&2 en market based)
Du fait de la grande diversité des activités du groupe, les postes d’émissions des scopes 1 et 2 les plus contributeurs sont très différents d’une activité à l’autre, conduisant les métiers à élaborer des plans spécifiques à leurs enjeux propres. Les consommations énergétiques donnent une vision des principaux métiers contributeurs.
Le GreenHouse Gas Protocol (GHG Protocol) propose de déterminer les émissions de gaz à effet de serre du scope 3 à partir de 15 catégories. En retenant les catégories significatives de l’activité du groupe telles que décrite au § 2.1 « Modèle d’affaires », le calcul des émissions du scope 3 est conduit chaque année avec l’aide d’un conseil spécialisé. Il prend en compte les facteurs d’émission et définitions techniques les plus récentes et les mieux adaptées aux spécificités du groupe Hermès. Cette approche est affinée au fur et à mesure des avancées dans ce domaine.
Pour Hermès, les principales catégories sont les suivantes :
Au sein du scope 3, en complément des matières, les transports représentent une part importante dans les émissions, ceci est la contrepartie d’une fabrication française et d’une distribution mondiale. Comme expliqué ci-après, ces transports font l’objet d’analyses détaillées et d’actions opérationnelles pour en réduire l’impact.
Les évolutions constatées sur le scope 3 résultent à la fois de la réduction d’émissions sur certaines catégories, d’une meilleure mesure de certaines autres catégories (estimations remplacées par des calculs précis), et d’une évolution dans les facteurs d’émissions (réactualisation).
La direction industrielle anime avec les métiers et sites de production un plan de réduction des émissions des scopes 1 et 2. Au préalable, chaque métier a réalisé une analyse des émissions de ses sites industriels, le plus souvent liées à la consommation d’énergie. Ces analyses, souvent complétées par des études techniques poussées, ont permis de définir un plan de réduction des émissions et une trajectoire, qui s’appuient sur des actions d’optimisation de l’existant, ou des investissements dans de nouveaux équipements plus performants ou de production d’énergie décarbonée : la somme des actions décrites ci-dessous permet de projeter entre 2023 et 2030, une réduction supplémentaire de 10 200 tonnes eq CO2 des émissions en valeur absolue et devrait permettre d’atteindre une baisse de 50 % des émissions des sites industriels d’ici 2030 par rapport à 2018, et ce en intégrant la croissance prévisionnelle de l’activité.
Métiers | Plan de décarbonation scopes 1 et 2 |
|---|---|
Tanneries et fermes | TANNERIES : Production d’électricité photovoltaïque sur les sites localisés dans les pays avec une électricité carbonée :
Raccordement aux réseaux de chauffage urbain peu carbonés :
Substitution du gaz par une énergie alternative bas carbone :
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FERMES :
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Cuir | En 2019 et 2020, des audits énergétiques ont été réalisés sur l’ensemble des maroquineries du pôle Cuir permettant de mieux connaître le profil énergétique de chacune et d’élaborer une stratégie de priorisation au sein de la division. Cinq maroquineries, parmi les plus anciennes, ont ainsi été identifiées comme prioritaires en termes d’actions car consommant à elles seules 54 % de l’énergie de l’ensemble de la division (et générant 58 % des émissions carbone scopes 1 et 2). Ces cinq manufactures ont bénéficié en 2021 et 2022 d’investigations plus approfondies avec un cabinet externe spécialisé. Ceci a permis l’élaboration d’un programme d’investissement spécifique avec une planification entre 2023 et 2026.
Au-delà de ces manufactures prioritaires, des actions de progrès sont planifiées jusqu’en 2029 sur l’ensemble des maroquineries. Sont ainsi prévus la gestion optimisée des équipements énergétiques, l’arrêt définitif de l’utilisation des énergies fossiles (spécifiquement le gaz) et des travaux d’optimisation des bâtiments existants. Dans ce cadre, en 2023, au sein de la Manufacture de Haute Maroquinerie des travaux d’isolation du bâtiment ont été réalisés et les chaudières gaz ont été remplacées par des pompes à chaleur. Par ailleurs, l’ajustement des consignes de températures sur l’ensemble des sites a permis des réductions de consommation d’énergie s’élevant jusqu’à 27 %.
Par ailleurs, chaque nouvelle maroquinerie suit le référentiel Harmonie (§ 2.5.2) qui permet de baisser fortement les scopes 1 et 2 des nouvelles constructions, permettant de poursuivre le découplage de l’activité et des émissions carbone. |
Textile | 2023 : Les consommations d’énergie représentent 8 % des émissions carbone de la filière. Les émissions scopes 1 et 2 ont été réduites de 7 % par rapport à l’année dernière grâce aux actions mises en œuvre.
Sobriété et efficacité énergétique :
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Cristallerie |
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Parfum et Beauté | Poursuite de l’étude de faisabilité pour le remplacement des chaudières à gaz par une solution décarbonée : chaudière biomasse ou géothermie, ou raccordement à un réseau de chaleur en tenant compte des projets d’évolution du site. |
HMM | Actions réalisées :
Actions à déployer :
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Ateliers Hermès Horloger et LMH (Suisse) |
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Porcelaine | Plusieurs actions ont été mises en œuvre en 2023 :
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Cette évolution favorable est lié aux efforts de sobriété et d'efficacité du groupe.L'ensemble de ces efforts de sobriété et d'efficacité permet évolution favorable des émissions de GES sur les scopes 1 et 2 du périmètre industriel, comme le montre le graphe suivant :
Depuis 2020, Hermès International et la direction immobilière groupe s’engagent dans une démarche de réduction de 50 % de l’empreinte carbone/m2 des surfaces construites ou aménagées d’ici 2030, sachant que la valeur absolue des émissions reste fixée à celle de 2018.
La direction immobilière groupe systématise l’analyse du cycle de vie (ACV) des matériaux de construction choisis pour chaque projet immobilier.
Ainsi, l’amélioration du bilan carbone des nouveaux magasins et des nouveaux bâtiments repose sur une attention particulière portée au choix des matériaux de construction, à la diminution de leur poids, à la recherche d’approvisionnements locaux et à leur mode de transport peu émissif en carbone.
Le déploiement du référentiel Harmonie (§ 2.5.2) permettra de baisser fortement les scopes 1 et 2 des nouvelles constructions. En effet, il prend en compte les enjeux carbone et les objectifs issus des engagements du groupe dans le cadre des projets de constructions neuves, de rénovation et de déconstruction.
Les premiers bilans réalisés en 2019 ont permis d’une part d’évaluer l’impact environnemental des constructions et d’autre part d’ajuster l’étalon de référence d’un agencement et d’une construction pour orienter les ambitions de réduction d’émissions de CO2 sur les projets futurs et renforcer le référentiel construction durable Hermès.
Les maroquineries de Sormonne et Louviers, reflets de la performance du référentiel Harmonie
Inaugurées en 2023, les maroquineries de Sormonne et Louviers illustrent la performance du référentiel Harmonie, notamment en termes de carbone :
Gouvernance
L’équipe en charge du transport amont et aval du groupe travaille avec les filiales et les métiers pour pouvoir leur proposer des solutions plus durables. Les revues qualité conduites avec les transporteurs et les transitaires sont l’occasion chaque trimestre de partager, entre autres, les attentes d’Hermès en termes de solutions multimodales et d’évolution des moyens de transport possibles (nouveaux carburants, avions plus performants en termes de bilan carbone, itinéraires…) et d’être à l’écoute de nouvelles propositions de leur part.
Une newsletter alimente les réflexions de chacun sur ces sujets de transports et de solutions bas carbone et permet également de partager les projets en cours et les bonnes pratiques identifiées. Afin d’uniformiser les données carbone, un groupe de travail au sein de la communauté des acheteurs transport a été constitué en vue de sélectionner un outil groupe pour réaliser un bilan carbone harmonisé au sein de l’ensemble des entités concernées.
En 2024, une coordination va être mise en place pour traiter également les sujets de transport intra-pays (en particulier en Chine et aux États-Unis), pour partager les bonnes pratiques et les alternatives à étudier.
Les appels d’offres intègrent systématiquement une dimension RSE et les fournisseurs sont évalués sur leur performance en la matière. La performance RSE des partenaires transport est réalisée avec la plateforme EcoVadis. 82 % de nos partenaires y sont d’ores et déjà évalués.
Les appels d’offres en matière de transport de marchandises incluent systématiquement un critère lié à l’amélioration de l’empreinte carbone : l’utilisation de GNV et de bioGNV (34) pour le transport routier, de SAF (Sustainable Aviation Fuel) pour le transport aérien, de SMF (Sustainable Maritime Fuel) pour le transport maritime, sont progressivement demandés aux prestataires retenus. En ce qui concerne les carburants alternatifs, il est demandé aux transporteurs de s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs reconnus et certifiés.
En complément des revues trimestrielles, l’approche collaborative avec les partenaires a été renforcée. Des workshops/événements autour de la décarbonation ont permis de nourrir les réflexions et d’identifier de nouvelles solutions durables grâce au partage des meilleures pratiques.
Pour améliorer l’empreinte carbone du transport, trois leviers principaux existent et sont mobilisés, éventuellement conjointement, par la direction commerciale : poursuivre le report modal, déployer des carburants alternatifs et optimiser le transport.
Report modal
Pour les transports lointains (Asie, Amérique, Océanie), le maritime est utilisé de préférence lorsque la nature, le volume et/ou la quantité des articles à transporter le permettent. Cela concerne à ce jour notamment les éditions (par exemple la revue biannuelle Le Monde d’Hermès), les éléments liés aux événements de communication, les agencements magasins, les uniformes des vendeurs, les emballages et consommables des magasins. Des tests menés pour le transport par voie maritime (vers l’Asie et les États-Unis), ou par voie combinée rail/mer (vers le Japon, suspendu pour le moment) ou air/mer (vers l’Australie) ont montré leur intérêt pour d’autres catégories d’articles, notamment le mobilier, mais aussi pour des produits plus saisonniers comme les chaussures et le prêt-à-porter. Une belle progression des envois par voie maritime a ainsi été observée en 2023 (+ 118 %). Ce sont 873 EVP (conteneur de 20 pieds) qui ont été envoyés en 2023, contre 401 en 2022. La voie ferroviaire vers la Chine via la Russie a été suspendue en raison du conflit actuel.
En ce qui concerne le périmètre des boutiques en Europe, 86 % des colis sont expédiés par route depuis octobre 2023, se traduisant par une diminution de 72 % des émissions de gaz à effet de serre sur ce périmètre.
Depuis 2010, une filière de transport maritime des peaux est mise en place pour l’alligator mississippiensis en provenance du sud des États-Unis, pour le crocodylus niloticus en provenance d’Afrique, et, depuis 2013, pour le crocodylus porosus en provenance d’Australie.
Au global, les émissions de gaz à effet de serre liées au fret amont et aval des peaux a été réduit de 44 % en 2023 par rapport à 2022. C’est le fruit d’un travail engagé depuis plusieurs années par le pôle Tanneries et Fermes pour approvisionner les peaux brutes exotiques de la façon la plus vertueuse possible. La transition d’un approvisionnement aérien vers un approvisionnement maritime s’effectue progressivement en anticipant les besoins des tanneries et en nouant de nouveaux partenariats avec les transporteurs. Progressivement, la part du fret maritime a augmenté : elle est aujourd’hui le mode d’approvisionnement prépondérant (87 % en moyenne) pour les transports depuis les États-Unis (83 % maritime), l’Australie (98 % maritime), et l’Afrique du Sud (96 % maritime). Une faible part de transport aérien est encore nécessaire pour gérer les imprévus ou en cas d’ouragans aux États-Unis.
Les peaux brutes de veau, provenant à 100 % de l’Union Européenne et majoritairement de centres d’élevage et d’abattage en France sont transportées par camions.
Au sein du pôle Tanneries et Fermes, les émissions de gaz à effet de serre liées au fret amont et aval des peaux est constant par rapport à 2021.
Carburants alternatifs
Les flux logistiques amont intra-européens voient progressivement le gazole remplacé par du gaz ou du biogaz. Le transport ferroviaire a été mis en place avec l’Angleterre, en complément du routier, en prenant en considération l’interdiction de faire passer par le tunnel sous la Manche un véhicule fonctionnant au GNV. Les camions utilisent donc un biocarburant provenant du colza. Ce dernier est également celui employé par les navettes entre les sites de Beyrand et de la CATE et celui de Saran.
En 2023, de nombreuses navettes utilisant du carburant XTL, synthétique, non issu des énergies fossiles ont été déployées, notamment entre l’Italie et la France, permettant un gain en émission de gaz à effet de serre de l’ordre de 215 tonnes équivalent CO2. La même démarche est suivie pour la distribution en Italie avec des navettes roulant au GNL et qui devraient basculer vers de l’XTL en 2024.
Les réunions qualité trimestrielles menées avec les transporteurs permettent également d’avoir une visibilité sur le type d’avion utilisé par les transporteurs ou affréteurs, et il est possible de choisir des avions moins émetteurs en raison de leur taille et de leur modernité. Sont privilégiés les avions cargo qui émettent moins en étant chargés avec optimisation. Les données sont partagées, deviennent de plus en plus précises et le bilan carbone calculé en est affiné.
Au sein du pôle HMS, une flotte de camions au biogaz a été déployée en 2022 pour assurer le transport des produits finis depuis les maroquineries jusqu’à l’entrepôt central. L’empreinte carbone liée à ces transports a été réduite de 67 %. Par ailleurs, un gros travail d’optimisation de ces flux a été effectué en y ajoutant notamment des composants qui étaient jusque-là transportés via des messageries.
Pour la distribution de ses parfums et de ses produits de beauté, le Comptoir Nouveau de la Parfumerie (CNP) travaille à l’amélioration de son empreinte carbone. Au quotidien, le CNP collabore avec des partenaires utilisant des modes de transport neutres pour les courtes distances. Lorsque c’est possible, les livraisons en centre-ville sont réalisées en véhicules électriques (magasins Hermès en France et en Europe, par exemple). La liaison entre le site logistique et le dépôt d’un des principaux prestataires de transport est réalisée par des véhicules motorisés au GNV.
Le transport de proximité, c’est-à-dire les livraisons en centre-ville à partir des entrepôts locaux, est réalisé lorsque cela est possible en véhicules électriques ou au biogaz. À titre d’exemple, les sites parisiens sont livrés depuis les deux centres logistiques français avec des véhicules électriques (depuis le site de Bobigny), ou au biogaz (depuis le site de Saran). Depuis l’été 2022, 100 % du transport entre les plateformes logistiques et les points d’expédition des produits (aéroports ou ports) sont réalisés par notre partenaire historique avec des véhicules fonctionnant au bioGNV(35), qui émettent à l’utilisation 80 % de moins de gaz à effet de serre que du diesel(36). De la même manière, des transports électriques ont été déployés sur les derniers kilomètres pour plusieurs villes en Europe telles que Madrid, Milan, Rome, Padoue, Naples, Kampen et Athènes.
Optimisation du transport
Ce dernier levier est très efficace et est activé systématiquement. Par exemple, pour le flux des chaussures, les tests d’empilement des palbox ont été concluants et permettent d‘utiliser plus de volume du camion en hauteur et ainsi d’en réduire leur nombre, avec un gain de 39 tonnes équivalent CO2 sur 2023. Autre mesure, le flux amont chaussures est organisé « en tournée des laitiers » qui consiste à mettre en place un circuit standard passant à intervalles réguliers entre plusieurs façonniers pour collecter les produits finis et les acheminer vers notre site logistique. C’est ce qui est fait pour les fournisseurs de certaines régions d’Italie et entre certains sites français. Le taux de remplissage moyen des camions sur le premier trimestre 2023 est de 81 % en progression par rapport à 2022 (80 %). Les navettes qui partent du site de Saran (en région Centre, en France), présentent un taux de remplissage de 94 % en progression de 5 points par rapport à 2022. Le ramassage des blancs de trois fournisseurs pour livraison sur le site de décoration de Beyrand est également effectué par une rotation hebdomadaire commune.
Pour les livraisons en France et en Europe, l’optimisation du chargement et le cadencement des départs sont également des éléments clés : des navettes hebdomadaires et bi-hebdomadaires sont en place depuis plusieurs années et relient l’entrepôt logistique et les différentes plateformes de distribution situées en France ou en Espagne.
En ce qui concerne la décarbonation du poste Achats de biens, elle ne pourra se faire qu’en lien avec les fournisseurs ou partenaires. L’objectif est donc de les accompagner pour qu’ils puissent réaliser en interne leur propre bilan carbone puis allouer à chaque métier d’Hermès la part lui revenant. Pour les fournisseurs plus matures, un questionnaire leur est envoyé pour qu’ils partagent à la fois leur stratégie RSE, leur bilan carbone voire leur trajectoire de réduction, à commencer par leurs scopes 1 et 2. Des journées fournisseurs sont également organisées avec un focus carbone.
Les achats de matières premières nécessaires à la fabrication des objets Hermès (cuirs, textiles, métaux et pierres précieuses…) représentent 58 % de l’impact carbone total et 60 % du scope 3.
Pour le textile, un groupe multi-sociétés, regroupant des acteurs de la filière cachemire dont le pôle Textile, a été créé pour travailler sur les émissions de la matière cachemire, identifier les postes les plus contributeurs et les réduire ; l’étude a débuté en 2023 et sera finalisée en 2024.
Pour les cuirs, la direction matières premières du pôle tanneries, en lien avec la direction des achats directs, crée un référentiel Environnement pour approfondir les échanges et le partage de bonnes pratiques avec ses fournisseurs de peaux brutes. Ce référentiel, coconstruit avec Bureau Veritas, a pour vocation d’évaluer et de partager de façon pédagogique les meilleures pratiques, notamment la gestion des énergies, en lien avec les émissions carbone.
En 2024, le référentiel sera déployé auprès de deux fournisseurs de peaux brutes exotiques ainsi qu’auprès de deux centres d’engraissement/abattoirs de veaux.
En parallèle, le pôle approfondit sa connaissance de l’impact environnemental associé à l’alimentation des crocodiliens au travers d’échanges avec ses fournisseurs et des experts du calcul d’empreinte carbone pour l’alimentation chassée. L’alimentation des crocodiliens représente environ 5 % des émissions de gaz à effet de serre du pôle Fermes.
En 2024, une cartographie précise des produits chimiques les plus utilisés en tannerie et/ou les plus émissifs sera établie. Les fournisseurs seront interrogés sur l’impact de leurs produits chimiques et leurs pistes de décarbonation qui deviendra un critère d’achat. Les achats de produits chimiques représentent environ 10 % des émissions du pôle Tanneries.
Pour les métaux, Hermès Manufacture de Métaux (HMM) s’engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à ses activités en mettant en œuvre plusieurs initiatives visant à assurer la durabilité et la responsabilité de sa chaîne d’approvisionnement. HMM s’approvisionne exclusivement en or et en palladium auprès de fournisseurs bénéficiant de la certification RJC COC, et assure ainsi la traçabilité des matériaux précieux utilisés. Cette démarche garantit que chaque matériau est recyclé en respectant les directives du Responsible Jewellery Council.
En 2024, HMM ambitionne de réaliser une évaluation ciblée du bilan carbone pour 20 % de ses fournisseurs et de définir avec eux des actions de décarbonation. HMM intègre d’ores et déjà des critères RSE dans ses audits fournisseurs, conçus pour évaluer et encourager les meilleures pratiques en matière d’éthique, d’environnement et de gouvernance. Chaque année, trois fournisseurs sont audités, garantissant que les partenaires de HMM adhèrent aux standards de responsabilité.
Pour les Parfums, en septembre 2023, une presse horizontale a été mise en place sur le site du Vaudreuil, pour permettre de réutiliser les déchets cartons générés par le site, pour la fabrication des futurs étuis cartons et limiter les émissions liées aux emballages. 17 tonnes ont été collectées jusqu’à fin octobre 2023. Les équipes travaillent également pour réduire les emballages multi-matériaux et supprimer les matériaux fortement émetteurs comme le zamac.
Le pôle Cuir a pris l’objectif ambitieux, du fait de ses implantations majoritairement rurales, de diminuer de 4 % par an l’impact des déplacements domicile-travail des collaborateurs. Plusieurs actions sont en cours au sein des manufactures comme le déploiement d’une solution digitale de management de la mobilité durable au travail. Celle-ci permet de mesurer l’impact des modes de déplacement réels de chaque collaborateur et de dégager des axes d’amélioration selon les particularités de chaque site. L’implantation des manufactures conditionne bien souvent l’empreinte carbone liée à la mobilité des salariés : elle est étudiée en amont de la construction des futures maroquineries pour privilégier la présence d’infrastructures de transports en commun à proximité. La limitation du nombre de places de stationnement incite également à privilégier les mobilités douces.
Au sein du pôle Cuir, les maroquineries sont équipées de bornes de recharge pour véhicules électriques afin d’encourager et de faciliter le déploiement des véhicules hybrides et électriques.
En septembre 2023, Saint-Louis a proposé à l’ensemble de ses collaborateurs de la manufacture une application avec solution de covoiturage. Après deux mois d’utilisation, 11 % de l’effectif s’est inscrit à la plateforme et 248 trajets ont pu être réalisés en covoiturage dans 17 % des cas. 91 kg de CO2, correspondant à 736 km parcourus en autosolisme, ont pu être économisés.
Pour le pôle Textile, les déplacements domicile-travail des collaborateurs représentent 3,3 % de ses émissions. Le site HTH est présent dans plusieurs groupes d’échanges avec les collectivités sur les sujets de la mobilité afin de réduire les déplacements à fort impact carbone, nécessitant des évolutions des réseaux de circulation.
La filière textile a, cette année à nouveau, participé au challenge mobilité de la région Auvergne-Rhône-Alpes afin d’inviter les collaborateurs à tester de nouveaux modes de transport pour leurs trajets domicile-travail, au total ce sont 132 trajets qui ont été réalisés en mobilités douces, soit 17 % des salariés (contre 9 % en 2022) et 2 026 km « évités », soit 434 kg de CO2.
Une démarche de fond sur la mobilité a également été initiée pour les entités en périphérie de Lyon avec un cabinet expert afin de proposer une alternative à la voiture individuelle. Après l’étape de diagnostic et de cartographie qui ont été réalisés en 2023, des ateliers de travail participatifs où seront réunis, entre autres, directeurs, ressources humaines, HSE et délégués du personnel, vont être organisés en 2024 afin d’identifier des leviers d’incitation et d’accompagnement.
Hermès Manufacture de Métaux s’investit dans le développement de solutions de mobilité durable pour ses collaborateurs. Pour encourager la pratique des mobilités douces, HMM a eu recours à une application de covoiturage, conçue pour faciliter le partage de trajets entre collègues. L’interface utilisateur a su convaincre 403 collaborateurs de s’inscrire et de participer à ce programme de partage de trajets. Des stations de recharge pour véhicules électriques sont installées sur la Fabrique de Champigny-sur-Marne. À Val-de-Fontenay, HMM propose un service de location de vélos, mécaniques et électriques, à des tarifs avantageux pour ses collaborateurs.
Considérant que les attentes sociétales autour de la mobilité sont très fortes, il a semblé opportun de viser la formalisation d’un cadre groupe en lançant en pilote un plan de mobilité employés à l’échelle de 4 000 collaborateurs situés en Île-de-France. Le projet a démarré avec l’analyse des sites en octobre 2022 effectuée par un prestataire expert du sujet. L’enquête auprès des salariés s’est tenue en décembre 2022 avec un très fort taux de participation. 2023 a été l’année de la définition du plan d’action qui s’est traduit par la signature avec les partenaires sociaux d’un accord relatif à la mobilité durable conclu pour une durée indéterminée et rentrant en vigueur au 1er janvier 2024. Cet accord comprend quatre axes majeurs avec pour objectif de favoriser la multimodalité :
L’étude sera reconduite après deux ans de déploiement pour en mesurer l’impact et le taux de satisfaction des collaborateurs.
Hermès conduit également une politique volontariste de remplacement des véhicules thermiques par l’électrique ou l’hybride (34 % de la flotte actuelle en France), tant pour les véhicules de fonction que pour les véhicules de service. En effet, la politique véhicules d’Hermès a toujours anticipé les réglementations, en France ou à l’international : limitation des émissions de CO2/km, limitation du poids des véhicules, suppression du diesel dès 2017… Cette démarche se poursuit avec une vision en termes de mobilité et non plus uniquement sous l’angle de la motorisation.
En ce qui concerne les déplacements plus longs, les perturbations liées à la crise sanitaire ont permis de solidifier les solutions de travail alternatives (visioconférences), et accéléré la prise de conscience des collaborateurs sur l’examen des modes de travail les plus efficients à l’international. Les filiales de distribution travaillent sur des organisations permettant de réduire leur empreinte carbone, dans le cadre du suivi de leurs plans stratégiques RSE. Des initiatives sont par exemple conduites localement en France.
L’ensemble des démarches conduites par Hermès vise à rendre son modèle d’affaires toujours plus durable et à contribuer à un monde également plus durable. Cette stratégie s’appuyant sur une analyse des risques et des potentiels de résilience qui peuvent y être associés est reconnue par les agences de notation (§ 2.7.3.3).
Comme précisé par l’Ademe (Agence de la transition écologique, en France), la neutralité carbone vise à contrebalancer, à l’échelle du globe, toute émission de gaz à effet de serre issue de l’activité humaine par des séquestrations de quantités équivalentes de CO2, c’est-à-dire les maintenir en dehors de l’atmosphère sur le long terme. Il s’agit donc de séquestrer du carbone pour stabiliser son niveau de concentration dans l’atmosphère et limiter les effets du changement climatique au niveau de la planète. Cet objectif de neutralité n’a de réalité scientifique qu’à un niveau mondial, et implique la coordination des États par l’Accord de Paris. Mais il nécessite aussi la mobilisation de tous les acteurs, des citoyens aux entreprises.
Pour atteindre la neutralité carbone, deux leviers sont nécessaires : réduire drastiquement au plus vite les émissions de GES et investir en parallèle dans des puits biologiques ou technologiques pour séquestrer les émissions résiduelles de CO2.
Pour l’Ademe, cet engagement des acteurs pour la neutralité carbone doit comprendre les trois étapes suivantes, qui sont appliquées par Hermès :
Hermès souhaite contribuer volontairement à cette neutralité collective en 2050, en mettant en perspective ses efforts de compensation par rapport au niveau de ses émissions. Bien entendu, le groupe ne cherche pas à revendiquer individuellement une neutralité carbone.
L’Ademe soutient donc le principe de la compensation carbone volontaire, si l’entreprise respecte cinq règles auxquelles Hermès souscrit et qu’elle applique :
Ce cadre national fixé par la France est totalement aligné avec le contenu des discussions internationales qui ont lieu notamment lors des COP. Les modalités de mise en place de nouveaux marchés carbone (actés à l’article 6 de l’Accord de Paris), y sont questionnées pour s’assurer que les projets de compensation carbone aient un impact positif sur les communautés locales. C’est la position que défend le fonds Livelihoods Venture auprès duquel s’est engagé Hermès. Son objectif, dès son origine, fut d’être soutenu par des organisations, telles que le groupe, en mesure d’accepter et de gérer la complexité des approches systémiques pour essayer de faire prospérer à la fois les communautés et la nature.
Le suivi des projets Livelihoods est réalisé tout au long de l’année par le directeur développement durable groupe, qui participe aux réunions du Conseil de directeurs et au comité d’investissement des fonds Livelihoods. Un membre du Comex d’Hermès est par ailleurs un des administrateurs des fonds gérés par Livelihoods, témoin de l’implication du groupe au plus haut niveau sur ces sujets. Ce suivi permet de valider les choix effectués en matière d’investissements et de projets, et aussi de suivre l’avancement des projets qui peuvent être impactés par exemple, par des phénomènes climatiques ou par d’autres aléas. Une présentation des avancées de Livelihoods est faite au Comité exécutif d’Hermès, au moins une fois par an, dans le même esprit de suivi et de partage. Les entreprises soutenant Livelihoods apportent en effet plus qu’un simple financement, mais aussi une vision, une stabilité et un engagement pour générer un impact positif sur les populations comme sur la biodiversité qu’il est indispensable de partager au plus haut niveau du groupe.
L’ambition du groupe de s’inscrire dans une cible « net zéro » à horizon 2050 s’articule autour de deux approches complémentaires :
Cette stratégie de compensation carbone est donc progressive pour deux raisons principales :
La stratégie d’Hermès est de s’inscrire sur une trajectoire permettant de neutraliser à horizon 2030 une partie croissante de ses émissions carbone résiduelles, calculées sur les projections de réduction des émissions (telles que prises en compte dans les analyses SBTi), et les volumes attendus de compensation carbone volontaire (prévisions de livraisons de crédits carbone des business plans de Livelihoods). Hermès poursuit ses travaux et investissements pour permettre la compensation en 2050 de l’ensemble de ses émissions résiduelles.
Hermès a rejoint, en juin 2012, les fonds carbone Livelihoods (LCF), une coalition d’entreprises finançant des projets de compensation carbone à haute valeur sociale et environnementale. Les actions de Livelihoods sont précisées ci-après et dans le chapitre relatif aux relations avec les parties prenantes (cf. § 2.7.2.1.4) expliquant notamment que plus de 151 millions d’arbres ont déjà été plantés, au bénéfice de plus de 1,83 million de personnes.
Le fonctionnement de ce dispositif repose sur sept principes structurants, fondements de la charte Livelihoods, qui contribuent à son intérêt :
Les fonds Livelihoods sont organisés par un système de compartiments successifs. Le premier compartiment LCF1 (Livelihoods carbon fund 1 – 45 M€), ouvert en 2011, a été jusqu’à 2020 le seul à délivrer des crédits carbone. Hermès est également actionnaire depuis 2017 d’un second compartiment, LCF2 (65 M€), dont les premières livraisons ont eu lieu en 2021. De nombreux projets sont déjà lancés par ce fonds, en Inde, en Indonésie, au Kenya, au Rwanda et au Malawi, sur des projets agroforestiers, de mangrove ou d’énergie.
Capitalisant sur une expérience de 10 ans avec des investisseurs privés, Livelihoods a annoncé fin 2019 le lancement d’un troisième fonds carbone (LCF3), dont le closing a été réalisé en juin 2021 et qui vise un objectif d’investissement de 150 M€ pour améliorer la vie de 2 millions de bénéficiaires dans les pays en développement. Le board de LCF3 a validé en 2022 plusieurs projets situés, entre autres, au Ghana, au Rwanda, au Pérou, au Népal et en Indonésie, qui ont commencé à être déployés en 2023.
Ce sont ainsi plus de 260 M€ qui sont mobilisés pour la lutte contre le changement climatique avec les trois fonds Livelihoods.
Hermès a confirmé son engagement en faveur du climat, des communautés et de la biodiversité par des investissements au sein de ce troisième compartiment LCF3. Chacun de ces fonds ayant une durée de vie de 20 ans, le groupe illustre sa philosophie long terme, sa capacité à se projeter sur des échéances lointaines (2040) et poursuit son engagement pour réduire les impacts du changement climatique.
Les projets Livelihoods produisent des impacts positifs qui vont au-delà de la séquestration ou de la réduction d’émissions carbone, comme illustré par le schéma suivant :
Livelihoods a lancé en mai 2023 un groupe de travail pour formaliser et mesurer davantage l’impact des projets sur la biodiversité. Bien que les projets aient des dimensions évidentes de protection de la biodiversité, l’objectif est d’être en mesure de les quantifier de manière robuste et scientifique. Un cadre de travail et une feuille de route seront présentés en février 2024 afin de définir des recommandations à suivre pour l’ensemble des projets, en alignement avec le cadre de reporting de la TNFD.
Les livraisons de carbone se développent à mesure que les arbres grandissent (les projets concernés s’étendent sur 20 ans). Elles ont été effectuées en 2023 après vérification par des auditeurs spécialisés (selon les normes Gold Standard et Verra – VCS), et Hermès a fait annuler tous les crédits lui étant attribués.
En complément de son investissement dans les fonds carbone Livelihoods, et pour respecter ses engagements, Hermès a choisi de soutenir des projets proposés par EcoAct, acteur majeur en la matière depuis plus de 15 ans. Un des projets retenus, qui permet d’obtenir des crédits carbone certifiés Gold Standard, est situé en Ouganda, et consiste en l’équipement des populations locales en foyers de cuisson améliorés, évitant le recours au charbon de bois donc à la déforestation et améliorant la qualité de l’air intérieur des habitations. Un autre, sur la même problématique, est situé en Inde.
Jusqu’en 2022, Hermès comptabilisait ses crédits carbone chaque année sur la base des montants arrêtés par les Conseils d’administration des fonds carbone sous-jacents. L’année millésime retenue correspondait à la réalité de captation des projets, aux dossiers établis localement et préalablement par les ONG partenaires et au début des opérations de vérification par des tiers (Verra, Gold Standard), avec les résultats suivants :
Rappel des crédits carbone reçus et effacés tel que publié en 2022 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Crédits carbone reçus et effacés en k tonnes eq CO2 | 36 | 44 | 46 | 81 | 127 |
% couverture des scopes 1&2 market-based (2019-2021) | 82 % | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % |
% couverture des scopes 1&2 market-based et Transports (2022-2023) |
|
|
|
| 100 % |
Depuis 2022, les fonds carbone Livelihoods ont eu à faire face à des difficultés pour mettre en place les processus de vérification nécessaires, avec des délais allongés, sans impacts significatifs sur les volumes certifiés. Ces difficultés s’expliquent par les perturbations apportées par la Covid 19 et une forme de crise de croissance des organismes certificateurs, mobilisés sur un nombre exponentiellement croissant de projets. Pour appliquer un principe de précaution, Hermès a décidé en 2023 de modifier sa méthode de comptabilisation. Les crédits carbone reçus et effacés ne seront désormais comptabilisés qu’à réception des factures attestant la fin des opérations juridiques de certification, donc relatifs à des crédits carbone d’années antérieures.
Cette approche conduit à minorer par prudence les montants reportés par le groupe, et introduit plus de variabilité sur le calendrier. Elle conduit aux résultats suivants, reconstitués sur les cinq dernières années par volonté de transparence :
En k tonnes eq CO2 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | Cumul 2019 - 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Crédits carbone reçus et effacés | 36 | 42 | 51 | 56 | 197 | 382 |
Rappel des scopes 1&2 | 41 | 39 | 37 | 31 | 22 | 170 |
Rappel du poste Transport de marchandises (postes #4 et #7 dans le scope 3) |
|
|
| 91 | 100 | 191 |
Total de l’engagement de couverture | 41 | 39 | 37 | 122 | 122 | 361 |
% couverture des scopes 1& 2 market-based (2019-2021) | 88 % | > 100 % | > 100 % | > 100 % | > 100 % |
|
% couverture des scopes 1&2 market-based et Tranports (2022-2023) |
|
|
| 46 % | > 100 % | > 100 % |
Écart crédits effacés vs engagements | - 6 | 3 | 13 | - 67 | 76 | 20 |
Écarts cumulés | - 6 | - 3 | 11 | - 56 | 20 |
|
% crédits vs émissions carbone groupe | 7 % | 8 % | 10 % | 9 % | 30 % |
|
Sur l’ensemble de la période, Hermès respecte son objectif de 2019 de compenser ses émissions à hauteur de ses scopes 1 et 2 (compensation à hauteur de 224 % en cumul). En 2022, Hermès a décidé d’ajouter un nouvel objectif, complémentaire des scopes 1 et 2, et d’inclure également la compensation des émissions liées à ses transports internes et externes. Pour respecter ses engagements et tenir compte de l’impact défavorable du changement de méthode, le groupe a renforcé ponctuellement ses achats de crédits carbone en 2023. Il conforte ainsi le respect de ses objectifs globaux (scopes 1 et 2 et transports sur la période) avec un bonus de 20 kt eq C02 d’écart (soit 5 % au-dessus de son objectif sur la période 2018-2023). Sur 2023, le groupe a compensé ses émissions à hauteur de 30 %.
Cet investissement volontaire dans des projets de compensation carbone s’inscrit dans une stratégie de croissance progressive du taux de couverture des émissions résiduelles du groupe, avec pour cible une situation intermédiaire de 50 % entre 2030 et 2040, et de 100 % des émissions résiduelles en 2050, dans l’optique du « net zéro ». Les livraisons de ces crédits carbone vont en effet s’accélérer dans les prochaines années avec l’atteinte des objectifs des fonds LCF. Il est important de mentionner que SBTi a pris position en septembre 2022 dans une note « Net zéro : l’urgence au-delà de l’atténuation de la chaîne de valeur est essentielle. » En clair, SBTi incite les entreprises à prendre la direction initiée par Livelihoods dès l’origine, à savoir s’engager dans des projets sociétaux d’envergure, en les reconnaissant comme un moyen efficace de lutter contre les changements climatiques. Les actions de la maison sont donc complètement en ligne avec la position de SBTi sur la compensation carbone.
Le § 2.7.2.1.4 donne plus de précisions sur le volet sociétal de Livelihoods.
En mégalitres | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
Tanneries | 407 | 343 | 352 | 365 | 339 |
Textile | 198 | 165 | 196 | 217 | 186 |
Cuir | 29 | 26 | 33 | 30 | 31 |
Métal | - | 9 | 13 | 25 | 20 |
Cristallerie | 11 | 9 | 8,9 | 9 | 8 |
Logistique | 6,6 | 7,0 | 4,2 | 5,5 | 5.5 |
Parfum et Beauté | 5,1 | 6,7 | 6,2 | 5,9 | 6.7 |
Pôle Horlogerie | 3,2 | 4,9 | 4,9 | 5,2 | 3.6 |
Beyrand | 2,6 | 2,3 | 2,1 | 1,8 | 2.8 |
Bottier | 3,0 | 5,0 | 3,3 | 2,7 | 2.2 |
Porcelaine | 2,3 | 2,3 | 2,3 | 2,8 | 2.8 |
Orfèvrerie | - | 0,24 | 0,18 | 0,18 | 0.15 |
TOTAL | 668 | 580 | 627 | 671 | 608 |
Fermes | 4 514 | 4 514 | 4 810 | 4 680 | 4 757 |
Années | En m3 | Intensité |
|---|---|---|
2012 | 376 938 | 108 |
2013 | 510 314 | 136 |
2014 | 493 252 | 120 |
2015 | 502 632 | 104 |
2016 | 768 163 | 148 |
2017 | 713 533 | 129 |
2018 | 719 725 | 121 |
2019 | 668 469 | 97 |
2020 | 580 253 | 91 |
2021 | 627 491 | 70 |
2022 | 670 981 | 58 |
2023 | 608 452 | 45 |
NB : Le périmètre du reporting inclut Les Tanneries du Puy, acquises en novembre 2015. À partir de 2018, la période de référence est la période de 12 mois du 1er novembre de l’année précédente au 31 octobre de l’année en cours. Le périmètre du reporting inclut la Mégisserie Jullien (acquise en mai 2020) dont les données mesurées sur la période de mai 2020 à octobre 2020 sont intégrées à ces chiffres. | ||
Repartition groupe (en MWh) | Industrie | Magasins | Tertiaire | Total | Intensité (MWh/M€ CA) |
|---|---|---|---|---|---|
2018 | 161 531 | 31 305 | 15 846 | 208 682 | 35 |
2019 | 158 117 | 31 952 | 13 952 | 203 640 | 30 |
2020 | 147 955 | 36 969 | 14 253 | 199 177 | 31 |
2021 | 162 147 | 38 451 | 14 209 | 214 808 | 24 |
2022 | 160 256 | 41 290 | 16 715 | 218 260 | 19 |
2023 | 152 119 | 40 013 | 16 968 | 209 100 | 16 |
2023 en % | 72,8 % | 19,1 % | 8,1 % | 100 % |
|
En GWh (gaz, électricité) | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|
Tanneries | 40 | 38 | 37,9 | 34,6 |
Textile | 31 | 36 | 38,6 | 37,7 |
Cuir | 23 | 24 | 23,8 | 21,9 |
Métal | - | 4,3 | 4,8 | 6,0 |
Cristallerie | 40 | 42 | 37,8 | 35,1 |
Logistique | 4,8 | 4,4 | 4,2 | 3,9 |
Parfum et Beauté | 3,1 | 3,7 | 3,5 | 3,6 |
Pôle Horlogerie | 1,4 | 1,5 | 1,6 | 1,7 |
Beyrand | 3,7 | 4,1 | 4,1 | 4,1 |
Bottier | 0,95 | 1,1 | 1,0 | 1,0 |
Porcelaine | 1,7 | 2,4 | 2,5 | 2,5 |
Orfèvrerie | 0,64 | 0,56 | 0,41 | 0,12 |
Sous-total | 148 | 162 | 160 | 152 |
Fermes | 4,1 | 5,1 | 4,8 | 4,8 |
TOTAL | 152,1 | 167,1 | 164,8 | 156,8 |
Consommation 2023 | Gaz (GWh) | Électricité (GWh) |
|---|---|---|
Tanneries | 22,4 | 12,2 |
Textile | 22,5 | 15,1 |
Cuir | 5,7 | 16,2 |
Métal | 0,06 | 5,9 |
Cristallerie | 27,3 | 7,9 |
Logistique | 0,79 | 3,1 |
Parfum et Beauté | 1,2 | 2,3 |
Pôle Horlogerie | 0 | 1,7 |
Beyrand | 1,9 | 2,2 |
Bottier | 0,09 | 0,90 |
Porcelaine | 0,55 | 2,0 |
Orfèvrerie | 0,01 | 0,11 |
Sous-total | 82,5 | 69,6 |
Fermes | 1,0 | 3,8 |
TOTAL | 83,5 | 73,4 |
NB : Le périmètre du reporting inclut les Tanneries du Puy, acquises en novembre 2015. À partir de 2018, la période de référence est la période de 12 mois du 1er novembre de l’année précédente au 31 octobre de l’année en cours. Enfin, le périmètre du reporting inclut la Mégisserie Jullien (acquise en mai 2020) dont les données mesurées sur la période de mai 2020 à octobre 2020 sont intégrées à ces chiffres. | ||
Années | Gaz | Électricité | Total | Intensité |
|---|---|---|---|---|
2012 | 79 429 | 41 893 | 121 322 | 35 |
2013 | 90 052 | 47 818 | 137 870 | 37 |
2014 | 83 397 | 50 398 | 133 795 | 32 |
2015 | 81 625 | 51 678 | 133 303 | 28 |
2016 | 99 449 | 54 645 | 154 094 | 30 |
2017 | 105 894 | 54 768 | 160 662 | 29 |
2018 | 105 042 | 56 489 | 161 531 | 27 |
2019 | 101 744 | 56 373 | 158 117 | 23 |
2020 | 91 106 | 56 849 | 147 955 | 23 |
2021 | 99 406 | 62 741 | 162 147 | 18 |
2022 | 93 213 | 67 043 | 160 256 | 14 |
2023 | 82 538 | 69 581 | 152 119 | 11 |
Zone géographique | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|
France | 2 721 | 3 536 | 4 018 | 3 282 |
Europe (hors France) | 7 321 | 7 513 | 7 625 | 7 478 |
Amériques | 9 698 | 10 682 | 11 930 | 9 557 |
Japon | 5 164 | 4 471 | 5 683 | 5 806 |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 12 066 | 12 249 | 12 033 | 13 889 |
Total | 36 969 | 38 451 | 41 290 | 40 013 |
2023 | DND 1 (t) | DD 2 (t) | Total (t) |
|---|---|---|---|
Tanneries | 8 333 | 760 | 9 093 |
Textile | 656 | 909 | 1 565 |
Cristal | 146 | 819 | 965 |
Cuir | 1 291 | 103 | 1 394 |
Parfum et Beauté | 808 | 260 | 1 068 |
Logistique | 517 | 1 | 518 |
Métal | 212 | 1 053 | 1 265 |
Porcelaine | 81 | 19 | 100 |
Beyrand | 49 | 35 | 84 |
Horlogerie | 129 | 45 | 174 |
Bottier | 98 | 0 | 98 |
Orfèvrerie | 2 | 15 | 17 |
TOTAL (HORS FERMES) | 12 322 | 4 019 | 16 341 |
Fermes | 1 261 | 51 | 1 312 |
(1) Déchets industriel banals. (2) Déchets industriels dangereux. | |||
Intensités des déchets industriels (hors fermes) sur les trois dernières années | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|
Intensité DND (t/M€) | 0,94 | 1,12 | 0,93 | 1,01 |
Variation | + 9 % | + 19 % | + 17 % | + 8,6 % |
Intensité DD (t/M€) | 0,81 | 0,31 | 0,27 | 0,30 |
Variation | + 12 % | + 62 % | + 14 % | + 11,1 % |
En k tonnes eq CO2 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2022 comparable | 2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Scopes 1 et 2 market-based | 43,7 | 41,4 | 38,5 | 37,4 | 31,2 | 31,2 | 22,0 | ||
Scope 3 |
|
|
|
|
|
|
| ||
Amont | 1. | Produits et services achetés | 402,9 | 365,6 | 336,2 | 361,8 | 415,1 | 433,6 | 462.4 |
2. | Biens d’équipement | 26,7 | 10,7 | 31,5 | 24,6 | 61,2 | 61,2 | 31,0 | |
3. | Activité impliquant une consommation de combustible ou d’énergie non incluses dans les émissions des scopes 1 et 2 | 3,0 | 2,9 | 2,8 | 3,0 | 2,9 | 2,9 | 2,6 | |
4. | Transport et distribution en amont | 20, 7 | 14,2 | 17,7 | 10,9 | 17,8 | 17,8 | 17,6 | |
5. | Déchets générés par les sites | 8,8 | 9,3 | 5,8 | 6,2 | 7,3 | 7,3 | 8,1 | |
6. | Déplacements professionnels | 27 | 15,9 | 3,2 | 1,3 | 4,8 | 4,8 | 10,7 | |
7. | Déplacements domicile-travail des salariés | 19,7 | 13,1 | 14,6 | 20,3 | 22,6 | 22,6 | 25,3 | |
8. | Actifs loués en amont | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | |
Aval | 9. | Transport et distribution en aval | 70 | 51,7 | 48,5 | 57,7 | 73,5 | 73,5 | 82,1 |
10. | Traitement des produits vendus | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | |
11. | Utilisation des produits vendus | NS | NS | NS | NS | NS |
| NS | |
12. | Traitement des produits vendus en fin de vie | NS | NS | NS | 1,9 | 1,9 | 1,9 | 1,6 | |
13. | Actifs loués en aval | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | |
14. | Franchises | - | - | 2,1 | 2,4 | 2,6 | 2,6 | 2,6 | |
15. | Investissements | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | |
TOTAL SCOPE 3 | 578,7 | 483,5 | 462,5 | 490,1 | 609,6 | 628,1 | 643,8 | ||
NB : les calculs ou les estimations ayant conduit à des montants non matériels (seuil < 0,5 % du total) sont repris comme « Non significatifs » (NS). NB 2 : les données de la colonne « 2022 comparable » intègrent des modifications de périmètre, de méthodologie, ou de facteurs d’émissions pour rendre les données comparables à celles de 2023. | |||||||||
Le développement durable d’Hermès repose sur la capacité de ses partenaires et fournisseurs à se développer durablement au regard des enjeux sociaux, environnementaux et éthiques, en particulier sur les droits humains, les libertés fondamentales, les conditions d’emploi, le respect de la nature et de sa biodiversité.
Plus largement, Hermès contribue au déploiement des pratiques responsables en matière de développement durable par son influence et en exerçant un devoir de vigilance auprès de ses partenaires tout en favorisant le secteur aidé et l’activité économique locale, notamment dans des zones défavorisées.
Élément clé de sa stratégie de préservation de savoir-faire uniques et de sécurisation des approvisionnements, la majeure partie de la production d’Hermès est intégrée. En 2023, 55 % des objets sont fabriqués dans des ateliers internes et exclusifs, et cette part demeure stable sur les dernières années. La capacité du groupe à grandir est cependant liée au maintien et au développement de ses fournisseurs et sous-traitants dont les savoir-faire d’exception et les succès de demain contribueront à ceux de la maison, et dont les pratiques sociales et environnementales doivent être indiscutables.
Ces sous-traitants et fournisseurs de la maison sont, pour la majorité, des partenaires historiques. Ainsi, sur le périmètre des achats directs (achats de production), l’ancienneté moyenne des relations avec les fournisseurs faisant partie des 50 plus importants du groupe en 2023 est de 19 ans. Cela concerne majoritairement la Maroquinerie (tanneries et façonniers), mais aussi le Textile (pôle HTH) et les Autres métiers (Bijouterie et Chaussures notamment). Cette stabilité se vérifie aussi avec de plus petits fournisseurs dont certains travaillent pour la maison depuis plus de 60 ans.
Le groupe fait également appel de longue date au secteur aidé en France pour ses achats directs et indirects, et cette pratique est en croissance constante chaque année. La démarche d’achats à contribution sociale s’élargit aujourd’hui à d’autres acteurs situés par exemple dans des zones défavorisées sur un plan économique, que ce soit en milieu urbain ou rural. Elle inclut enfin les fournisseurs de l’économie sociale et solidaire. Ainsi, Hermès a pris, en 2017, l'ambition d’augmenter de 20 % le volume d’achats réalisés auprès du secteur aidé en France chaque année.
En termes d’organisation, les achats indirects sont supervisés par une direction groupe, qui mutualise certains postes (comme le packaging) et anime un réseau d’acheteurs dédiés dans les métiers, filiales ou services centraux. Elle coordonne également des plans d’action groupe sur des sujets majeurs, comme celui de l’élimination des plastiques à usage unique (§ 2.4.1.4).
Les achats directs (c’est-à-dire liés à la production) sont aussi supervisés par une direction groupe dédiée qui anime également un réseau d’acheteurs au sein des métiers et coordonne la démarche d’analyse des filières d’approvisionnement (§ 2.4.2), de gestion des risques fournisseurs ainsi que le programme d’audits fournisseurs. Elle définit par ailleurs la politique achats groupe ainsi que les objectifs des fournisseurs et partenaires en matière de RSE (droits humains et social, biodiversité, énergie et carbone, eau, plastique).
Les sujets relatifs aux droits humains sont gérés avec attention, ils font notamment l’objet d’une section dédiée dans un cahier d’engagement que signent l’ensemble des fournisseurs du groupe (disponible en français et en anglais). Hermès poursuit un projet d’entreprise dans lequel le respect de l’éthique et la bonne conduite des affaires sont les bases et les garanties d’une performance responsable et durable. Des logiciels de traçabilité commencent à être systématiquement déployés pour un meilleur suivi et un meilleur contrôle des risques, par exemple au sein des métiers Maison et PAP H pour l’année 2023.
Un Comité éthique a été mis en place afin de recueillir et de traiter les alertes émises par des parties prenantes internes et au sein de notre chaîne de valeur. Ce comité formule également des conseils et des recommandations sur la culture éthique du groupe (§ 2.8).
Le groupe a progressé en 2023 sur les grands enjeux en matière d’approvisionnement avec une philosophie de s’inscrire dans la durée par des améliorations en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de l’année pour cette section :
Les communautés | ||||
|---|---|---|---|---|
Fournisseurs et partenaires | ||||
ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 202 3 | Progression 2022 /2023 |
| ||||
Accompagner le développement et l’évolution des pratiques fournisseurs pour préserver les savoir-faire clés | ||||
Pérenniser les relations avec nos fournisseurs pour favoriser les plans d’action de long terme | Ancienneté moyenne des relations avec les 50 principaux fournisseurs directs | 19 ans d’ancienneté pour les relations avec les 50 principaux fournisseurs directs. Presque 30 ans de relation avec le fournisseur de soie au Brésil. Parmi les fournisseurs les plus anciens : 65 ans d’ancienneté sur le textile, 42 ans d’ancienneté sur la bijouterie et le cuir | = | |
Délai de paiement des fournisseurs en France | Délai moyen de 28 jours pour le paiement des fournisseurs en France en 2023 contre 42 en moyenne en France (selon la Banque de France) | = | ||
Montant payé en avance par rapport à l’échéance contractuelle | En 2023, 4 439 M€ ont été payés en avance par rapport à l’échéance contractuelle par l’ensemble des entités françaises du groupe afin de soutenir la trésorerie de ses partenaires. Ainsi, 91% des fournisseurs ont été payés avant l'échéance contractuelle. | ➚ | ||
Coconstruire des plans d’action développement durable avec ses fournisseurs et partenaires | ||||
Travailler avec nos fournisseurs pour atteindre les meilleurs standards existants | % des fournisseurs faisant partie de filières certifiées | 100 % des ateliers de joaillerie certifiés RJC COP | = | |
100 % du papier et du carton utilisés pour les boîtes et sacs orange certifiés FSC | = | |||
100 % des tanneries certifiées LWG (Leather Working Group) | ➚ | |||
S’assurer de l’application des exigences sociales, environnementales et éthiques (devoir de vigilance) | ||||
Garantir l’adhésion des fournisseurs aux engagements RSE du groupe | % des fournisseurs d’achats ayant signé les cahiers 1 et 2 | 85 % des fournisseurs d’achats directs ayant signé les cahiers 1 et 2 | ➘ | |
Suivre la performance RSE des fournisseurs | Nombre de fournisseurs (français et internationaux) évalués sur EcoVadis et score moyen des fournisseurs selon EcoVadis | 956 fournisseurs (français et internationaux) invités sur EcoVadis pour un score moyen de 59,1, contre 46,5 pour l’ensemble des évaluations réalisées sur EcoVadis, soit une surperformance de 27 % (soit 2 points de pourcentage de mieux qu'en 2022) | ➚ | |
Contrôler l’application des exigences du groupe par l’ensemble des fournisseurs | Nombre d’audits réalisés chez les fournisseurs directs | 122 audits réalisés chez les fournisseurs directs de rang 1 et 98 réalisés chez les fournisseurs directs de rang 2, soit 298 jours de mission d’audit | ➚ | |
Permettre aux fournisseurs de faire remonter des actions non conformes aux codes du groupe | Activation d’un système d’alerte | Ouverture du système d’alerte H-Alert ! à 100 % des fournisseurs et des parties prenantes externes | ➚ | |
Développer des partenariats équilibrés, soutenir les partenaires, favoriser l’ancrage territorial | ||||
Contribuer au développement des territoires à travers nos politiques d’achats | % de nos fournisseurs contribuant au développement sur des territoires prioritaires (ruralité, quartiers, personnes éloignées de l’emploi) | 293 M€ d’achats à valeur ajoutée sociale et environnementale auprès de 1 261 PME (ESS, EA/ESAT, ZRR, QPR), soit plus de 44 % des fournisseurs d’achats indirects en France | ➚ | |
Accroître les partenariats avec le secteur aidé et participer à la redynamisation de certains territoires urbains et ruraux | ||||
Favoriser les fournisseurs ayant recours au secteur aidé et, plus directement, aux entreprises du secteur aidé | Montants des achats réalisés auprès du secteur aidé | 6,7 M€ d’achats réalisés auprès d’EA (entreprises adaptées) et d’Esat (établissements ou services d’aide par le travail) | ➚ | |
Montants des achats réalisés auprès des ESS (Entreprises Sociales et Solidaires) | 144 M€ | ➚ | ||
Soucieux d’accompagner tous ses partenaires durablement et d’entretenir des relations équilibrées, Hermès s’assure, au-delà des enjeux qualité, que tous partagent et respectent ses ambitions sociales, environnementales et éthiques. Le groupe suit en particulier les enjeux liés aux droits humains et libertés fondamentales, aux conditions d’emploi (hygiène, santé, sécurité, temps de travail, salaires…), à la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi qu’au bien-être animal. Ce suivi s’applique chez ses fournisseurs de rang 1, mais aussi chez leurs propres fournisseurs (rang 2) et sous-traitants, avec l’objectif de connaître toujours mieux l’ensemble des filières d’approvisionnement et d’aligner leurs objectifs RSE sur ceux d’Hermès.
Au niveau groupe, les directions des achats directs et indirects assurent la coordination et le contrôle des politiques, des outils et des réalisations. La politique achats groupe, émise en mai 2013 et mise à jour en janvier 2021, s’articule autour de quatre axes :
Cette politique a été mise à jour afin de renforcer son volet RSE, par l’ajout d’un brief RSE et d’un brief filières (mis à jour en 2023) :
Sur le plan opérationnel, chaque métier est responsable de la gestion de ses fournisseurs et plus généralement de ses filières d’approvisionnement. Cette approche garantit la proximité, la connaissance des enjeux et le pragmatisme des dispositifs, dans le respect des règles de la maison.
Le brief RSE et le brief filières, sont partagés avec l’ensemble des partenaires et décryptés lors des journées d’animation des panels de fournisseurs. Les principaux métiers de la maison faisant appel à un large panel fournisseurs sont les fers de lance de ces documents. Ainsi, tous les fournisseurs directs de HTH (Holding Textile Hermès) ont reçu le brief RSE (disponible également en italien) et le brief filières. C’est également le cas pour les fournisseurs de rang 1 du métier Chaussures et pour certains fournisseurs de rang 2. Des réunions ont pu être organisées par les métiers avec leurs principaux fournisseurs pour leur présenter de vive voix ces documents et les conseiller pour la mise en œuvre de ces objectifs.
En 2023, le taux de diffusion aux fournisseurs est de 88 % pour le brief filières et 90 % pour le brief RSE (en % du chiffre d’affaires achats). Il est également proposé aux fournisseurs qui le souhaitent de bénéficier de formations plus approfondies, auxquelles Hermès contribue financièrement, notamment sur les aspects énergie et carbone, eau et biodiversité, pour continuer à les accompagner au mieux dans une démarche collaborative. Les fournisseurs sont de plus invités à partager leurs données carbone (scopes 1, 2 et 3) qui alimenteront de manière précise celles du groupe. Sur ce sujet, un groupe d’acheteurs a été formé aux enjeux carbone dans la chaîne de valeur, avec un focus spécifique sur la lecture des données carbone (bilan carbone, GHG protocol, grille interne). Une campagne de sensibilisation et de collecte des données carbone grâce à des sessions de cinq webinaires en français, anglais et italien a été lancée pour les fournisseurs de rang 1. Le travail de collecte avec l’accompagnement d’un cabinet expert a été lancé. Enfin un Comité de pilotage carbone se réunit trois fois par an pour partager les objectifs et les avancées de chaque métier.
Le dispositif de pilotage des risques fournisseurs, qui existait déjà depuis de nombreuses années au sein du groupe Hermès, est renforcé depuis 2018 dans le cadre du déploiement du plan de vigilance raisonnable vis-à-vis des fournisseurs et sous-traitants demandé par la loi française. La future loi européenne sur le devoir de vigilance (corporate sustainability due diligence directive) est également anticipée.
Ce suivi s’exerce dans le contexte spécifique d’Hermès, qui réalise plus de 55 % de sa production en interne : non seulement cela réduit son exposition au risque, mais cela lui donne souvent une meilleure connaissance des problématiques opérationnelles (étant lui-même acteur sur le sujet). Ainsi le groupe, à travers ses acheteurs par métier, est dans la plupart des cas proche (géographiquement, du fait d’une relation suivie et donc aussi techniquement) de ses fournisseurs. La diffusion et la compréhension des documents transmis, notamment ceux qui intègrent une dimension droits humains sont facilitées par des traductions (en anglais ou en italien), et par des sessions d’échanges au sein du réseau acheteurs pour décrypter des problématiques spécifiques liées aux exigences sociales et environnementales.
Les programmes d’audits EHS portent, au-delà des sujets qualité, une attention particulière aux droits humains et libertés fondamentales (absence de travail forcé, dissimulé ou non aligné avec les standards de l’OIT ou la réglementation locale), à la santé et la sécurité des personnes, et plus généralement à leurs conditions d’emploi, ainsi qu’à la protection de l’environnement et de la biodiversité. L’éthique, et en particulier la prévention de la corruption et du trafic d’influence, fait également l’objet d’une surveillance spécifique. La ligne H-alert !, ouverte aux tierces parties, leur permet de remonter d’éventuelles atteintes identifiées.
Tous ces travaux sont systématiquement réalisés sur l’ensemble du périmètre du groupe, selon une approche « par les risques » qui vise à hiérarchiser les enjeux grâce à des filtres successifs pour concentrer les efforts sur les enjeux les plus significatifs.
Conformément aux recommandations de la loi 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, ce plan de vigilance s’articule concrètement autour :
Le groupe s’assure de l’absence d’impacts négatifs sur les communautés locales ou sur les communautés indigènes dans sa chaîne de valeur en croisant les données des cartographies des risques et des filières avec les données et analyses de Verisk Maplecroft, Cette société est spécialisée depuis plus de 15 ans dans l’analyse des risques sectoriels et géographiques, et fait référence sur le marché.
Comme également décrit dans le chapitre 8 « Éthique et conformité », § 2.8.4.4, le groupe a publié en 2022 un plan de vigilance spécifique, qui est en cours de mise à jour pour une publication en 2024.
Une méthodologie pour le pilotage des risques fournisseurs a été formalisée en 2018 et est déployée au sein des différents métiers de la maison par les directions des achats directs et indirects.
Cette méthodologie et les outils associés sont synthétisés par le schéma ci-dessous :
En particulier, les acheteurs des métiers sont tenus de classifier leurs fournisseurs en différentes catégories d’achats puis, pour chacune d’elles, de réaliser une cartographie des risques globale puis une analyse des risques par fournisseur. Pour les fournisseurs identifiés comme « à risque » (notamment sur les questions de corruption, personnes politiquement exposées, presse négative, atteinte aux droits humains, risque pour la santé ou la sécurité des personnes, risque environnemental…), mais aussi pour les fournisseurs stratégiques ou sensibles (volume d’affaires, savoir-faire spécifique, intuitu personae, succession, santé financière…), les acheteurs renseignent un « questionnaire de connaissance fournisseur » qui leur permet d’approfondir leur analyse des risques. Si le risque est confirmé, un audit est demandé auprès d’un organisme tiers.
Une cartographie des risques est établie au niveau du groupe (cf. chapitre 4 « Risques et contrôle », § 4.1), alimentée par les cartographies de chacun des principaux métiers, filiales de distribution et activités support. Chacune d’entre elles prend en compte les risques liés aux fournisseurs et sous-traitants.
En complément, pour garantir une évaluation fine de tous les fournisseurs et plus généralement de l’ensemble des filières, les acheteurs de chaque métier formalisent une cartographie des risques pour chacune de leurs catégories d’achats, en évaluant en particulier les risques au regard des droits humains et libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes, des aspects sociaux, de l’environnement, de la biodiversité ainsi que de l’éthique et du risque de corruption. Depuis 2019, ces analyses de risques par catégorie d’achats (façon, pièces métalliques, tissus…) sont complétées par des analyses de filières par matière première (coton, lin, or, argent…) (§ 2.4.2.1).
Depuis 2018, l’accent est mis sur les achats directs de production, pour lesquels la maîtrise des filières d’approvisionnement constitue un enjeu stratégique. Avec ses 16 métiers, le groupe comptabilise une centaine de catégories d’achats directs et 75 filières matières premières utilisées. Fin 2023, 99 % des catégories d’achats avaient fait l’objet d’une cartographie des risques et d’une analyse des risques par fournisseur et 74 filières matières premières avaient fait l’objet d’une analyse complète.
Parmi les risques identifiés, la pérennité des savoir-faire artisanaux et le maintien de capacité en France apparaissent comme des enjeux majeurs pour plusieurs filières, tout comme le renforcement de la traçabilité des matières premières tout au long de la chaîne d’approvisionnement. L’impact du changement climatique, la consommation d’eau et d’énergie et la biodiversité sont des problématiques importantes, systématiquement prises en compte (§ 2.5). Des problématiques relatives à la santé et à la sécurité des personnes sont aussi identifiées, mais jugées de criticité moindre, ce point étant déjà maîtrisé grâce au suivi de longue date auprès de tous les fournisseurs de rangs 1 et 2, notamment par des audits, avec un niveau d’exigence particulièrement élevé. Enfin, la majeure partie des fournisseurs étant située en France, le risque de violation des droits humains et libertés fondamentales ainsi que le risque de corruption sont le plus souvent évalués comme plus faibles ; ils sont néanmoins très surveillés.
Pour chaque catégorie d’achats ayant préalablement fait l’objet d’une cartographie des risques, les acheteurs des métiers réalisent une analyse de risques de second niveau, par fournisseur. Celle-ci vise à évaluer la performance (livraisons, qualité…) et l’indépendance financière de chacun, mais également les risques en matière de droits humains et libertés fondamentales, de santé et sécurité des personnes, et plus généralement de conditions d’emploi, ainsi que les risques en matière d’environnement. Les risques de corruption sont eux aussi évalués, au regard du pays dans lequel le fournisseur est localisé et de son activité. Des outils experts, compilant les données les plus à jour, sont utilisés dans cette démarche.
Si un risque est suspecté, une analyse plus détaillée est réalisée par l’acheteur pour le confirmer ou l’infirmer, avec en support le « questionnaire de connaissance fournisseur » détaillant les différentes thématiques présentes dans la grille d’analyse de risques fournisseurs préalablement renseignée.
Ce « questionnaire de connaissance fournisseur » est plus généralement utilisé par les acheteurs directs comme support à toute visite chez un fournisseur, de rang 1 ou supérieur, avec l’objectif de constamment renforcer la connaissance des filières d’approvisionnement. C’est également avec ce questionnaire que les visites de pré-référencement sont réalisées par les acheteurs avant le début des relations avec un nouveau fournisseur. Ces visites de pré-référencement sont obligatoires sur le périmètre des achats directs.
En complément, les briefs RSE, créés en 2020, et les briefs filières développés en janvier 2021 puis mis à jour chaque année précisent les objectifs de la maison et ses attentes vis-à-vis des fournisseurs sur ces thématiques. Pour renforcer l’engagement des fournisseurs, un « questionnaire d’auto-évaluation RSE » a été développé, comportant 69 questions relatives à la RSE. Il permet aux acheteurs de récupérer toutes les informations nécessaires vis-à-vis de leurs fournisseurs en matière de RSE (politique sociale, engagements en faveur de l’environnement et de la biodiversité, charte éthique, gestion des déchets, engagements visant à réduire l’empreinte eau, l’empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre…). Fait sur mesure par les équipes Hermès, il est à la fois complet et correspond à leur typologie et à leurs besoins. Le plan de progrès qui en résultera sera plus facile à piloter avec eux en coconstruction. Par exemple, cette démarche a permis de mieux comprendre les enjeux sociaux et énergétiques des façonniers. De même, 10 fournisseurs majeurs du métier du Prêt-à-porter Femme ont été accompagnés pour la construction d’un plan de remédiation, à la suite de l’analyse des réponses collectées par ces questionnaires.
Le système d’information digital « Achats Hermès » est progressivement amélioré afin de mieux croiser les informations acheteurs et fournisseurs, et mieux intégrer de nouveaux paramètres, notamment les émissions carbone. Depuis 2023, un portail fournisseur permet par ailleurs à ces derniers de déposer leurs différents documents justificatifs en toute autonomie et de télécharger des ressources disponibles (briefs filières, brief RSE, questionnaire d’auto-évaluation RSE, grille carbone). Des webinaires ont été organisés pour leur présenter l’outil.
Une procédure de conduite et de suivi des audits externes auprès des fournisseurs d’Hermès, mise à jour en août 2022, encadre le processus global du programme d’audits fournisseurs. Initié par une démarche volontaire en 2011, le processus s’est renforcé avec la mise en application des lois sur le devoir de vigilance et Sapin II. Le programme d’audits fournisseurs est piloté par la direction des achats directs (DAD) en partenariat avec l’ensemble des métiers de la maison.
En substance, si le « questionnaire de connaissance fournisseur » confirme un niveau de risque significatif, l’acheteur alerte la direction des achats directs ainsi que son responsable hiérarchique, membre du Comité de direction du métier, et un plan d’action est défini pour prévenir ou atténuer ces risques. Si le risque concerne des problématiques liées à l’environnement, l’hygiène et la sécurité des personnes, le domaine social ou encore les droits humains et les libertés fondamentales, un audit est demandé à un organisme tiers reconnu pour son expertise dans ces domaines. Les résultats de ces audits et la qualité des plans d’action sont pris en compte pour la poursuite éventuelle des relations.
Des audits sont aussi demandés pour les fournisseurs stratégiques ou sensibles (volume d’affaires, savoir-faire spécifique, intuitu personae, pays lointains…). En particulier, sur le périmètre des achats directs, tous les fournisseurs faisant partie des 50 plus importants fournisseurs du groupe doivent être audités au moins une fois, et les fournisseurs localisés hors d’Europe peuvent être audités à fréquence régulière, selon les résultats des audits.
Ces audits durent chacun en moyenne deux jours sur site et se font en présence d’un représentant d’Hermès. Ils permettent de vérifier in situ la réalité des engagements des fournisseurs en matière sociale, environnementale et éthique, la bonne mise en œuvre des réglementations qui les concernent, la réalité des conditions de travail et de bien-être des employés. Cette approche d’audit privilégie la qualité des travaux sur le nombre de fournisseurs revus.
En lien avec le « questionnaire de connaissance fournisseur », ces audits couvrent les sept thématiques suivantes, avec un niveau d’exigence supérieur à celui de la norme SA 8000 :
Parmi ces sept thématiques, les trois thématiques majeures, qui répondent aussi aux obligations relatives à la loi sur le devoir de vigilance, sont celles identifiées en orange sur le diagramme ci-dessus. Si le fournisseur audité a recours à de la sous-traitance, la majorité de ses sous-traitants sera aussi audité par le cabinet tiers. Ces audits de rang 2 durent en moyenne une demi-journée et sont focalisés sur les thématiques santé et sécurité, environnement, et droits humains, libertés fondamentales et social.
Le calendrier de ce programme d’audits fournisseurs débute en septembre de l’année N - 1 avec l’établissement par les métiers de la liste des fournisseurs à auditer selon les priorités définies ci-dessus. Cette liste est validée par la direction des achats directs avec le budget associé. Des réunions préparatoires aux audits se tiennent avant la fin de l’année avec les métiers et le cabinet tiers. Elles permettent de bien dimensionner les audits et d’en établir le planning prévisionnel de l’année N. Les fournisseurs concernés sont alors informés de la planification d’un audit. Au préalable de sa réalisation, une analyse financière est conduite avec des outils dédiés. L’audit a lieu selon un déroulé précis intégrant une visite terrain approfondie et des interviews de salariés. Un rapport est édité par le cabinet tiers dans les 15 jours pour mettre en place rapidement les éventuelles actions correctives. Un Comité audits achats directs se tient deux fois par mois et réunit la direction des achats directs, la direction de l’audit et des risques, les achats et le contrôle interne du métier ayant demandé l’audit ainsi que tous les métiers ayant une relation commerciale avec ce fournisseur. C’est lors de ce comité que les principaux constats de l’audit sont présentés et que les actions prioritaires à mener par le fournisseur sont discutées. L’urgence de ces actions est qualifiée et partagée avec le fournisseur. L’objectif est d’avoir l’ensemble des plans d’action clôturés, sauf urgence manifeste, dans les 12 mois suivant l’audit. Une visite terrain peut être organisée pour bien valider la bonne clôture du plan d’action.
Dans un contexte où plus de la moitié de la production est interne, le groupe a consacré 25 000 heures à l’audit de ses fournisseurs directs, soit l’équivalent de 16 personnes à temps plein sur l’année. Le cabinet d’audit a passé 11 000 heures de travail sur le programme d’audits fournisseurs d’Hermès et les équipes y ont consacré 14 000 heures. Le nombre d’audits a augmenté de 60 % entre 2022 et 2023.
Achats directs | 2021 | 2022 | 2023 | Objectif 2024 |
|---|---|---|---|---|
Audits réalisés | 106* | 157 | 220 | 150 fournisseurs de rang 1 |
Types de fournisseurs | Rang 1 : 65* fournisseurs sur 87 sites Rang 2 : 41 fournisseurs situés à 93 % en Italie | Rang 1 : 79 sur 102 sites Rang 2 : 78 situés en majorité en Italie | Rang 1 : 122 sur 147 sites Rang 2 : 98 situés en majorité en Italie |
|
Nombre de jours d’audit | 144* | 204 (7 000 heures pour le cabinet externe) | 298 | Plus de 300 jours |
Résultats | 1 364 constats dont 0,2 % considérés comme critiques, 18,5 % comme majeurs et 52,5 % comme significatifs. Les 28,8 % restants concernent de simples points d’amélioration, avec des propositions de bonnes pratiques pour amener les fournisseurs à toujours progresser dans une démarche d’amélioration continue. | 1 793 constats dont 0,7 % considérés comme critiques. Plus de détails dans le texte ci-dessous | 2 612 constats dont 0,5 % considérés comme critiques.
Plus de détails dans le texte ci-dessous |
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*Changement de méthode en 2021. | ||||
Hermès place la sécurité des hommes au cœur de ses préoccupations, c’est pourquoi le niveau d’exigence des audits sur le thème hygiène et sécurité est particulièrement élevé. Il est donc logique qu’en 2023, 61 % des constats soient liés à cette thématique, soit 1 596 constats dont 27 % considérés comme majeurs ou critiques.
Les constats majeurs les plus récurrents en matière de santé et sécurité des personnes sont relatifs :
Au niveau social, les constats les plus récurrents concernent le non-suivi ou le dépassement du contingent d’heures supplémentaires.
En matière d’environnement, les constats majeurs récurrents concernent le non-respect des obligations liées à la réglementation ICPE, la gestion des déchets, ou encore l’absence de dossier technique amiante.
En matière d’éthique et d’anticorruption, si quelques fournisseurs n’ont pas encore formalisé à ce jour leur propre charte éthique et anticorruption, ils peuvent utiliser comme support la politique sociale, environnementale et éthique d’Hermès (cahier 2) qui contient notamment des clauses relatives à la lutte contre la corruption.
De façon plus détaillée, en 2023, 12 constats critiques ont été relevés chez neuf fournisseurs. Quatre constats étaient en lien avec l’hygiène et la sécurité des personnes (incendie, absence de protection lors de travaux), sept étaient en lien avec la thématique sociale (temps de travail, jour de repos) et un était lié à l’environnement (stockage de déchets et risque de pollution). Ils ont tous immédiatement réagi et mis en place les actions nécessaires pour corriger la situation et se remettre en conformité.
Les audits constituent un élément fondamental du dispositif d’évaluation des risques chez les fournisseurs et sous-traitants, ils participent aussi de la qualité de la relation, facteur clé de succès d’un accompagnement durable vers les meilleures pratiques. C’est la raison pour laquelle les acheteurs des métiers s’impliquent dans les audits de leurs fournisseurs en accompagnant la démarche en amont, en participant aux audits aux côtés du cabinet externe, et en suivant de manière formelle l’avancement des plans d’action. Un collaborateur de la direction des achats directs participe aussi à la plupart des audits. Cela permet également de développer l’expertise RSE des acheteurs, qui sont ainsi mieux à même d’identifier les risques lors de leurs visites chez leurs fournisseurs.
Un Comité d’audit des achats directs est chargé depuis 2019 d’analyser les différents rapports d’audit et de définir les actions à mettre en place en priorité avec chacun des fournisseurs audités. Ce Comité d’audit fournisseurs réunit la direction des achats directs, la direction de l’audit et des risques ainsi que les acheteurs concernés au sein des métiers. Ce Comité d’audit fournisseurs se réunit deux fois par mois pour passer en revue les conclusions des nouveaux audits et dédier du temps au suivi des audits passés. Le partage des conclusions du Comité d’audit fournisseurs avec chaque fournisseur et le suivi des plans d’action est à la charge de l’acheteur du métier concerné. Des visites de suivi d’audit sont planifiées trois mois, six mois et/ou un an après l’audit, selon la nature et la gravité des constats. Si besoin, un membre de la direction des achats directs groupe peut accompagner l’acheteur lors de ces visites. Enfin, une fois l’intégralité des constats soldés par le fournisseur, si nécessaire, une visite de clôture est réalisée par l’acheteur concerné et une personne de la direction des achats directs groupe pour confirmer la bonne réalisation de l’ensemble des actions correctives et s’assurer de leur pérennité dans le temps.
Les audits des fournisseurs indirects durent d’un à deux jours selon le type d’activité réalisée chez les fournisseurs. Ils s’adressent souvent à des métiers moins spécifiques que pour les achats directs, moins complexes à suivre. Comme pour les achats directs, c’est une approche par les risques qui est mise en œuvre. Depuis 2014, les fournisseurs stratégiques des emballages d’Hermès Sellier ont tous été audités. Chaque année, cette liste est élargie aux fournisseurs stratégiques des autres départements (logistique, intérim, transport, etc.) ou aux fournisseurs dont les acheteurs ont identifié un risque.
En 2023, les achats indirects ont ainsi réalisé 22 audits en France et à l’international. Plusieurs fois par an, les audits sont revus dans un Comité d’audit achats indirects dédié afin de passer en revue les résultats d’audits et d’approuver les plans d’action décidés. C’est aussi l’occasion d’étudier les suivis d’audits réalisés par les acheteurs en charge des fournisseurs.
Répartition des audits réalisés chez les fournisseurs d’achats indirects
Achats indirects | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | Objectifs 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Audits réalisés | 6 | 10 (+ 67 %) | 18 (+ 80 %) | 22 (+ 22 %) | + 36 % |
Lieux géographiques | France 100 % | France 40 % Chine 30 % Portugal 20 % | France 65 % Italie 15 % Portugal 10 % | France 70 % Portugal 15 % Italie 5 % Espagne 5 % Inde 5 % |
|
L’année 2023 a notamment donné lieu à un audit de fournisseurs hors Union européenne (Inde), dans le cadre du projet de rénovation du magasin à Mumbai. Cet audit n’a pas mis en évidence de problématique liée aux droits humains et sociaux des travailleurs.
Dans la continuité de sa stratégie d’achats responsables, le pôle Achats indirects a sélectionné la société EcoVadis fin 2018, qui propose une plateforme collaborative permettant d’évaluer la performance environnementale et la responsabilité sociétale (RSE) de ses fournisseurs sur quatre thèmes : environnement, social et droits humains, éthique et achats responsables. Chaque entreprise est évaluée sur ces problématiques essentielles en fonction de sa taille, de sa localisation et de son secteur d’activité. Les évaluations fondées sur des preuves sont restituées dans des fiches d’évaluation permettant la mise en place de plans d’action corrective.
|
| 2020 |
| 2021 |
| 2022 |
| 2023 | Objectif 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Nombre de fournisseurs nationaux et internationaux invités à remplir la plateforme EcoVadis depuis 2018 |
| 200, soit 50 % de la dépense achats indirects |
| 322, soit 60 % de la dépense achats indirects |
| 736, soit 70 % de la dépense achats indirects |
| 956 invités (900 attendus) soit 81% de la dépense achats indirects France couverte par les réponses | Maintien d’une couverture de 80 % de la dépense achats indirects |
Moyenne du score |
| 50,8 (supérieure de 18 % à la moyenne globale EcoVadis de 42,8) |
| 55,4 (supérieure de 29 % à la moyenne globale EcoVadis de 42,8) |
| 55,2 (supérieure de 23 % à la moyenne globale EcoVadis de 44,9) |
| 59,1 (supérieure de 27% à la moyenne globale EcoVadis de 46,5) |
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Nombre de fournisseurs évalués en 2023 |
| Note moyenne |
| Note moyenne Environnement |
| Note moyenne Social et droits humains |
| Note moyenne Éthique des affaires |
| Note moyenne Achats responsables (pour les fournisseurs concernés) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
646 |
| 59,1 EcoVadis : 46,5 |
| 61,4 EcoVadis : 47,3 |
| 61,0 EcoVadis : 49,1 |
| 55,0 EcoVadis : 44,1 |
| 53,6 EcoVadis : 38,6 |
Parmi ces 646 fournisseurs, 41 % ont été réévalués |
| Augmentation moyenne de la note de + 3,6 points |
| Augmentation moyenne de la note de + 4,3 points |
| Augmentation moyenne de la note de + 3,1 points |
| Augmentation moyenne de la note de + 3,3 points |
| Augmentation moyenne de la note de + 3,9 points |
Les résultats d’évaluation des fournisseurs avec la plateforme se traduisent par des plans d’action proportionnés au risque encouru en fonction de la note. Cette dernière déclenche une nouvelle évaluation à échéance variable en fonction de son niveau de performance. Ainsi, les fournisseurs peuvent être félicités ou encouragés à mettre en place un plan d’action corrective voire, après un entretien explicatif, être accompagnés dans un processus classique de visite de site et de questionnement spécifique.
La politique du groupe repose également sur une volonté de former les acheteurs à un métier de plus en plus complexe et de formaliser des engagements concrets de la part des fournisseurs.
L’animation du réseau des acheteurs et l’organisation des actions communes de formation sont assurées par les deux pôles d’achats, directs et indirects.
Le comité de coordination des achats directs, animé par sa direction groupe, réunit régulièrement les acheteurs des métiers pour faire un point sur la politique et les procédures du groupe, les réglementations, les règles juridiques et les outils de suivi des fournisseurs et sous-traitants. Ces réunions sont aussi l’occasion de partager les cartographies des risques achats des différents métiers. Cela aide les acheteurs à exercer leur devoir de vigilance vis-à-vis de leurs fournisseurs et sous-traitants, et plus généralement vis-à-vis de l’ensemble des filières d’approvisionnement. En particulier, en 2021, l’enrichissement du volet RSE de la politique achats groupe a été présenté à l’ensemble de la communauté des acheteurs, soit 120 acheteurs directs, lors de ces réunions.
En complément, des réseaux spécifiques à certaines filières d’approvisionnement, communes à différents métiers, existent depuis 2019 et se réunissent en moyenne trois fois par an, plus fréquemment si nécessaire. Il s’agit des réseaux achats cuirs, textiles, métaux & pierres. D’autres réseaux ont été créés pour adresser les autres catégories de filières telles que le bois et les matières végétales, les matières premières du métier Parfum & cosmétiques ou encore la céramique, l’émail, le verre ou le cristal. Ces réunions permettent d’échanger sur les risques identifiés au sein des filières et de définir et piloter les plans d’action pour prévenir ou atténuer ces risques.
Depuis fin 2018, un parcours de formation est en construction pour les acheteurs, avec l’objectif de renforcer et structurer les formations déjà existantes au sein du groupe. Ces sessions dédiées sont soit généralistes, avec des volets RSE détaillés, soit plus techniques sur les sujets EHS (hygiène, sécurité, environnement), conformité juridique et droits humains :
Dans le cadre du pilotage de ses partenaires stratégiques, Hermès Horloger a augmenté le nombre de fournisseurs impliqués dans le cycle de « gestion de la relation fournisseur » : des réunions bimestrielles sont organisées pour renforcer les liens dans l’optique de coconstruire des relations durables. Dans ce cadre sont abordés les sujets centraux de la politique achats tels que la vision RSE, la santé financière, les investissements récents, mais également les besoins à court, moyen et long termes d’Hermès Horloger, ceci dans le but de pouvoir leur donner systématiquement une vision claire et ainsi sécuriser leurs approvisionnements.
Dans le prolongement des programmes de gestion des filières par le groupe, Hermès Horloger a poursuivi ses travaux sur la cartographie précise de ses chaînes de valeur : un travail mené conjointement par les équipes achats et RSE du métier a également servi de base à l’identification des risques environnementaux et sociaux couplés aux risques d’approvisionnement dans la chaîne de valeur, ceci afin de définir les filières prioritaires sur lesquelles concentrer les actions et les efforts en 2023 et sur les années suivantes.
Dans son analyse de risques, sur un panel de 145 fournisseurs et sous-traitants, Hermès Horloger a analysé 45 fournisseurs et a identifié 15 fournisseurs susceptibles d’être suivis de façon plus approfondie sur le long terme, mais aucune alerte selon les principes de due diligence de l’OCDE n’a été identifiée. À la suite de cette analyse, huit audits ont été réalisés (dont quatre tailleries de diamants, fournisseurs de rang 2) et un plan d’action stratégique et opérationnelle a été mis en place sur l’année 2023.
Par ailleurs, Hermès poursuit la conduite des formations acheteurs sur les bilans carbone, avec 55 personnes formées. L’objectif de ces formations proposées est de mieux comprendre la méthodologie, mais surtout de pouvoir l’expliquer aux fournisseurs du groupe afin de les aider dans leurs propres analyses d’empreinte carbone. En 2023, cette formation a été enrichie d’un module pour aider à l’analyse et au décryptage des résultats et proposer des leviers d’action aux fournisseurs.
Une formation « Enjeux sociaux et Droits humains » a été déployée en 2023 et 72 personnes ont été formées.
En complément, une formation « Juridique et conformité » est en cours de finalisation avec la direction juridique.
Sur le plan juridique, Hermès sollicite systématiquement l’engagement formel de ses fournisseurs à respecter leurs obligations sociales, réglementaires et environnementales à travers deux cahiers d’engagement, contractuels, signés par les deux parties. Ces cahiers définissent les relations contractuelles, régulièrement mises à jour (publication du nouveau Code fournisseur en 2024) :
Ces deux cahiers sont publics et disponibles en ligne . Ils ont été mis à jour en 2020 pour intégrer une adresse électronique permettant aux fournisseurs d’effectuer plus facilement des signalements au cas où ils seraient témoins d’un quelconque manquement en matière d’éthique.
La campagne de signature engagée depuis 2018 s’est poursuivie pour présenter et faire adhérer tous les fournisseurs du groupe à cette nouvelle version.
Le cahier 2 comporte des éléments relatifs aux normes et accords internationaux, aux règles de bonne conduite sociale, environnementale et éthique, ainsi qu’aux données personnelles.
En signant le cahier 2, les fournisseurs et sous-traitants s’engagent formellement à exercer leur propre devoir de vigilance vis-à-vis de leurs fournisseurs et sous-traitants. Ils sont par ailleurs tenus de déclarer à Hermès l’ensemble de leurs sous-traitants, et ne peuvent sous-traiter la production d’un produit Hermès chez un nouveau sous-traitant sans avoir préalablement reçu un accord écrit de la part d’Hermès, accord conditionné par une visite de pré-référencement sur la base du « questionnaire de connaissance fournisseur ».
Les acheteurs rappellent régulièrement à leurs fournisseurs et sous-traitants les engagements qu’ils ont pris en signant les cahiers 1 et 2. La signature des cahiers 1 et 2 constitue par ailleurs un prérequis à tout partenariat avec un nouveau fournisseur, et en particulier une condition préalable à la participation à un appel d’offres et à un référencement. En d’autres termes, des critères RSE sont systématiquement pris en compte dans le processus de sélection des fournisseurs et un suivi de leur performance en la matière est effectué pendant la durée contractuelle. De même, l’arrêt de la relation fournisseur pourrait être envisagée par le groupe en cas de manquement avéré aux exigences RSE d’Hermès. En 2023, 85% des fournisseurs d'achats directs ont signé les cahiers d'engagement 1 et 2.
En 2024, les cahiers 1 et 2 seront réunis dans un seul et même document appelé « Code de conduite Fournisseurs »(40).
Le groupe de travail dédié à la matière Cachemire a finalisé l’identification de ses enjeux dans la chaîne de fournisseurs et a déployé un questionnaire spécifique aux éjarreurs. Les premiers audits métiers de la chaîne amont du pôle ont été lancés en 2023.
Le pôle Cuir a organisé une journée pour ses fournisseurs en 2023, afin de partager les enjeux RSE et les engager sur ces sujets. À cette occasion, 106 personnes ont été formées à la Fresque du Climat. Des journées similaires dédiées aux fournisseurs sur le thème de la RSE ont été organisées pour les acheteurs du métier Prêt-à-porter Femme, et de la filiale Hermès Manufactures de Métaux.
Au sein du métier Bijouterie fantaisie, les fournisseurs sont accompagnés à la mise en œuvre d’une démarche zéro plastique de la supply chain. Ainsi, ils sont davantage sensibilisés à ne pas intégrer d’emballages plastique intermédiaires lors de leurs envois. Le métier Maison de son côté a établi avec ses fournisseurs une feuille de route pour l’ensemble de ses filières textiles afin de piloter une transition vers des matières 100 % certifiées avant 2030.
La relation de proximité entre Hermès et ses fournisseurs est l’un des meilleurs garants de l’identification de comportements suspects. Les visites sur place des acheteurs et les évaluations fréquentes sont les points majeurs permettant de détecter d’éventuels manquements et d’alerter le groupe.
Chacun des métiers est responsable du suivi des enjeux identifiés et de la bonne mise en place des actions correctives auprès des fournisseurs. De même, l’encadrement juridique des relations avec les fournisseurs et sous-traitants est régulièrement mis à jour au regard des expériences vécues. Les conclusions des audits, qui réunissent les acheteurs et la direction des achats directs groupe, permettent des échanges riches ancrés dans la réalité des fournisseurs et sous-traitants.
Conformément au code de conduite des affaires, tout collaborateur identifiant un comportement suspect au sein de la supply chain est invité à le signaler en interne grâce au mécanisme H-Alert ! Par ailleurs, conformément à la loi Sapin II, en cas de manquement ou de situation contraire aux principes éthiques, sociaux et environnementaux, le groupe Hermès a mis à disposition de ses fournisseurs et sous-traitants un mécanisme d’alerte utilisant une plateforme digitale dédiée.
La loi française n° 2022-401 du 21 mars 2022, qui a modifié, en profondeur, la loi Sapin II, élargit le champ de l’alerte ainsi que les bénéficiaires du statut de lanceur d’alerte.
En conséquence, le dispositif global d’alerte H-Alert ! a été complété en 2022 afin notamment de :
Ce dispositif d’alerte professionnelle externe H-Alert ! est désormais accessible sur le site intranet HermèSphère et le site institutionnel Hermès Finance. Disponible en 21 langues, il a été validé par les Instances dirigeantes du groupe et a fait l’objet d’une communication dans toutes ses entités et structures.
Ces alertes sont analysées par la direction juridique conformité et par la direction des achats groupe. Le § 2.8.1.3.2 décrit plus en détail la mise en place de ce système d’alerte.
Le modèle artisanal d’Hermès, où 55 % des objets sont fabriqués dans des ateliers internes et exclusifs, et 74 % en France, s’appuie sur un réseau de fournisseurs situés essentiellement en Europe, où les pratiques sociales sont plus strictes que dans d’autres environnements. L’exposition d’Hermès au risque fournisseur est donc réduite d’autant plus que 58 % du top 50 des fournisseurs directs sont en France et 40 % dans d’autres pays d’Europe. 2 % des achats ont lieu dans des pays plus lointains, essentiellement pour les matières premières (par exemple les cuirs exotiques), et le contrôle et le suivi y sont extrêmement forts. La pratique de la maison est d’avoir une grande proximité avec ses fournisseurs, historiquement pour des sujets qualité, mode de fonctionnement historique qui est désormais aussi très utile lorsqu’il faut s’assurer de la qualité des pratiques éthiques, sociales et environnementales.
La politique du groupe, pour ses opérations comme pour celles effectuées par ses fournisseurs et sous-traitants, est d’imposer le respect des grands principes internationaux en matière de droits humains :
Le suivi des pratiques est du ressort principal des métiers et de leurs acheteurs, qui sont en contact direct avec les fournisseurs. Parmi les sujets qui sont suivis avec attention figurent notamment les conditions de travail (horaires, hygiène et sécurité, rémunération, droit syndical et de représentation, pratiques disciplinaires), les risques de discrimination, le travail forcé, le travail des enfants, et plus largement les conditions de vie (compte tenu du contexte local). Des réflexions sectorielles (par exemple pour le secteur de l’emballage) ou géographiques sont engagées pour permettre de cerner de manière plus précise les enjeux. Lorsqu’un sujet est identifié, il est discuté avec le partenaire pour lui permettre de comprendre pourquoi le sujet est majeur pour Hermès, puis d’examiner les solutions d’amélioration possibles et de mettre en place un plan d’action dans une logique de relations de long terme. Si cette logique ne peut pas être mise en place, le sujet est débattu au sein du Comité de direction du métier concerné, de la direction des achats directs et du Comité développement durable, et les relations sont interrompues.
Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales fait partie du plan de vigilance mis en place par le groupe dans le cadre de son devoir de vigilance. Ceci est repris et détaillé au § 2.8.4.
Conscient de sa responsabilité sociétale et fort du développement des achats au secteur aidé tant pour ses achats directs qu’indirects, Hermès déploie une stratégie de développement de ses achats responsables, souhaitant étendre son engagement sociétal au-delà du strict secteur aidé.
Le groupe est très sensible au sujet du handicap, témoin son taux d’emploi supérieur à 6,8 % au sein de ses équipes en France (cf. § 2.2.4.5). Hermès mène en complément depuis longtemps une politique externe en faveur du handicap à travers des partenariats avec les entreprises du secteur aidé et protégé (EA(43), Esat(44)) en France. Cette politique ambitieuse d’achats auprès du secteur aidé repose sur la volonté de permettre à des travailleurs en EA et Esat d’exercer une activité professionnelle dans un cadre adapté qui leur donne toute leur place. Les évolutions législatives de la réforme handicap, qui plafonnent les réductions de taxe générées par les achats au secteur aidé, ne sauraient remettre en cause cette politique, qui a été réaffirmée auprès de l’ensemble des acteurs et prescripteurs.
L’objectif ambitieux pris en 2017 d’augmenter de 20 % par an le recours au secteur aidé et protégé en France a été largement dépassé en 2023, avec des achats passés de 0,7 M€ fin 2017 à 6,7 M€ fin 2023 (vs 5,2 M€ en 2022), soit une augmentation de près de 30 % par rapport à l’année dernière et une multiplication par 10 en six ans. Portés par une politique volontariste, ces achats sont réalisés principalement à l’initiative d’Hermès Maroquinerie-Sellerie et d’Hermès Services groupe.
Le groupe recourt régulièrement au dispositif Hors les Murs, qui permet à des travailleurs en EA et/ou Esat de venir effectuer leur mission au sein des ateliers. Dans de nombreux métiers (Hermès International, Hermès Services groupe, Hermès Maroquinerie-Sellerie, Hermès Parfum et Beauté, Hermès Distribution France…), ces travailleurs mis à disposition au quotidien par des EA et Esat contribuent à des activités variées (coupe, préparation de commandes ou de salles de réunions, logistique, sécurité, conciergerie, dispatching du courrier…). Ces collaborations constituent autant d’opportunités d’embauche à terme. Par exemple, chez Puiforcat, un partenariat avec APF Entreprise a permis à une personne en situation de handicap d’être mise à disposition par cette structure au sein des ateliers, en tant que contrôleuse et assembleuse pour répondre à un besoin de renfort en raison de la croissance de l’activité. Après être devenue polyvalente et après être montés en compétence, elle est dorénavant à plein temps intégrée aux équipes. Par ailleurs, des dispositifs spécifiques peuvent également faire bénéficier les structures du secteur adapté des organisations mises en place chez Hermès, sous forme de transfert d’expérience.
Prenant appui sur cette base inclusive, le groupe mesure désormais en France l’impact de ses achats auprès des territoires et les résultats représentent un poids conséquent en matière de responsabilité sociale.
Les achats indirects contribuent ainsi au développement des territoires prioritaires. En 2023, ces achats ont notamment été réalisés auprès de 1 261 PME en France (< 250 personnes, CA < 50 K€) réparties en 236 ESS – entreprises sociales et solidaires, 367 fournisseurs implantés en ZRR (zones de revitalisation rurale), 628 fournisseurs implantés en QPV (quartiers prioritaires de la ville) et 30 Esat/EA. En résumé, 44 % du montant des achats à valeur ajoutée sociale (contribuant à la revitalisation des territoires et au secteur aidé) sont réalisés auprès de PME.
Au total, en France sur 2023, 1 856 partenaires ont permis au groupe de réaliser des achats à valeur ajoutée sociale et environnementale, pour un montant de 293 M€ :
Hermès Maroquinerie-Sellerie a pour objectif que chaque pôle régional interne développe un partenariat avec un ou des EA/Esat sur son territoire. Chaque partenariat est d’abord et avant tout une aventure humaine, qui constitue l’opportunité d’intégration de personnes en situation de handicap au sein des équipes, en s’appuyant sur l’expérience et la compétence de ces structures.
La première étape est de faire travailler localement les EA/Esat partenaires sur les compétences qu’ils proposent déjà : espaces verts, restaurant d’entreprise, rénovation d’établis, petits équipements… Puis, une fois ce potentiel d’activités mis en œuvre, une montée en compétence est envisagée sur les techniques nécessaires à la fabrication des objets. L’objectif à terme est de permettre à certains EA/Esat partenaires de devenir des façonniers auxquels les sites pourraient confier la fabrication de certains petits produits finis. Ces partenariats long terme accompagnés permettent in fine de dégager de la capacité de production interne au sein des maroquineries, tout en permettant aux EA/Esat de monter en compétence et de développer leur activité.
Engagée depuis 1999, la collaboration d’Hermès Maroquinerie-Sellerie avec les EA/Esat sur le cœur de métier a encore progressé en 2023 et représente désormais 133 ETP répartis dans neuf EA/Esat partenaires. Par ailleurs, le développement de missions de détachement « hors les murs » se poursuit cette année en intégrant plus d’opérations comme la refente des renforts chez cinq partenaires et l’opération de parage chez deux d’entre eux. Tous les partenaires bénéficient de la croissance de l’activité et des machines peuvent également leur être cédées pour 1 € symbolique. Pour 2024, deux partenaires devraient être référencés, à Montereau et en Normandie. Des façonniers sont également accompagnés pour démarrer une activité de coupe renforts avec un EA/Esat à proximité de leurs locaux. Enfin, HMS organisera la troisième journée Handispensable en juillet 2024, événement interne qui rassemble les différentes entités du groupe et leurs partenaires du secteur aidé afin de partager leurs compétences et expériences et d’encourager le recours aux achats responsables.
L’autre grand acteur de la collaboration avec les EA/Esat est Hermès Services groupe, qui a dépassé pour la troisième année consécutive le seuil de 1 M€ d’achats auprès des EA/Esat. En intégrant structurellement à chaque appel d’offres une clause inclusive sur les achats au secteur aidé et protégé, et mettant en place régulièrement des contrats tripartites de cotraitance, ils ont développé de nombreuses opportunités de collaboration avec le secteur aidé : nettoyage des locaux, gestion des déchets, conciergerie au Faubourg, gestion des emballages en magasin, accueil au standard téléphonique, gestion de salles de réunions, entretien d’espaces verts, affranchissement, navette intersites, manutention des locaux… La croissance des partenariats est alignée sur celle du groupe. De plus, interviennent au niveau des tisaneries et cafétérias, les équipes de Café Joyeux, une entreprise qui emploie des personnes en situation de handicap.
Hermès Parfum et Beauté a poursuivi son partenariat avec un Esat au-delà du partenariat conditionnement existant depuis plusieurs années avec un soutien d’Hermès à la mise en place d’un dispositif de « RAE » (reconnaissance des acquis par l’expérience), la mise à disposition par Hermès Parfum d’un convoyeur (tapis roulant) au sein de leur établissement afin que les collaborateurs de l’Esat se professionnalisent sur le travail en cadence et enfin l’accueil dans les murs d’Hermès Parfum d’une petite équipe de l’Esat directement sur nos lignes de conditionnement.
Enfin, Hermès Commercial a développé depuis plusieurs années une collaboration avec trois EA/Eatt/Esat. À la direction logistique de Bobigny, trois travailleurs sont actuellement détachés sur site par l’APF (Association des paralysés de France) pour des missions d’opérateurs logistique et assistante administrative. Forts de cette expérience réussie, une équipe de deux personnes a également été déployée récemment au sein de la direction des ventes exceptionnelles pour préparer des produits en vue de dons à des associations ou du recyclage (§ 2.4.1.2.4). Certaines de ces collaborations ont abouti à des embauches.
Le développement durable d’Hermès s’ancre dans des relations harmonieuses et de long terme avec ses parties prenantes. Hermès exerce un rôle d’entreprise citoyenne là où elle opère, contribuant à la vitalité économique, sociale et culturelle des territoires.
Hermès communique sur ses ambitions et ses réalisations développement durable avec ses parties prenantes. Plus largement, Hermès participe aux débats en partageant les spécificités de son modèle responsable et durable.
Conscient de sa responsabilité en matière de contribution au développement des territoires, Hermès implante ses activités manufacturières essentiellement en France. Avec 75 sites de production et de formation propres dans le monde, dont 60 en France, Hermès contribue au développement durable des régions, par le biais de l’emploi (4 877 nouveaux collaborateurs en France depuis cinq ans) et privilégie la création de valeur durable (recrutements sur le bassin d’emploi, formation des collaborateurs…).
Diverses initiatives permettent au groupe d’exprimer sa singularité, de rayonner dans de nombreux territoires et de créer des liens constructifs avec des acteurs économiques locaux. Ces relations harmonieuses avec les parties prenantes contribuent à son insertion locale et à sa contribution à y avoir un impact positif. Elles renforcent la fierté d’appartenance des collaborateurs.
En complément, les filiales et sites de la maison organisent des opérations généreuses à vocation locale. Elles stimulent et cultivent l’envie des employés de s’engager davantage sur ces sujets très divers, chacun à sa façon. Consacrer du temps, s’investir personnellement, être ouvert aux autres et redonner à la société une part de ce qu’elle apporte… à travers le monde, une multitude de projets d’intérêts locaux vit grâce à Hermès.
Les valeurs fondatrices d’Hermès s’expriment également à travers la Fondation d’entreprise Hermès, créée en 2008. Celle-ci crée les conditions favorables à la conception d’œuvres, à la transmission de savoir-faire, à la préservation de l’environnement et à la promotion d’actions solidaires.
En 2023, le groupe a progressé dans sa démarche d’ancrage local et de relations aux parties prenantes avec une philosophie de s’inscrire dans la durée par des améliorations en profondeur et progressives. Parmi celles-ci, les quelques éléments ci-dessous sont plus particulièrement illustratifs de 2023 pour cette section :
Les communautés | ||||
|---|---|---|---|---|
Parties prenantes et transparence | ||||
ODD | Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
| ||||
Poursuivre une politique de développement manufacturier en France en coconstruisant des projets avec les territoires d’implantation | ||||
Maintenir un niveau d’engagement élevé en termes de production réalisée en France | Part de la production réalisée en France | 74 % de la production d’objets est réalisée en France | ➘ | |
Continuer à développer de nouveaux sites de production en France | Nombre de sites de production en France et nombre de nouveaux sites implantés en France | 60 sites de production et de formation en France | ➚ | |
Nombre de régions dans lesquelles le groupe a implanté des sites | Dans 11 des 13 régions françaises (dont neuf pour les sites de production et de formation) | = | ||
Nombre de nouveaux collaborateurs en France | 4 877 nouveaux collaborateurs en France depuis cinq ans | ➚ | ||
Développer des relations harmonieuses avec les Parties prenantes locales | ||||
Mettre en œuvre des plans d’action de relations avec les parties prenantes dans chaque territoire d’implantation | Nombre d’événements locaux avec les autorités locales, institutions locales, associations, etc. | Partenariats avec les antennes locales de Pôle emploi pour favoriser les recrutements locaux |
| |
Participation au Réseau Entreprendre 93 |
| |||
Soutien de l’initiative « Des Territoires aux Grandes Écoles » |
| |||
Rendre au monde une partie de ce qu’il apporte AU Groupe | ||||
| S’assurer du partage de la valeur | Taux d’imposition du groupe | 27,8 % taux d’impôts consolidé groupe |
|
Charge d’impôts du groupe en millions d’euros | 1 623 M€ de charge d’impôts consolidée | ➚ | ||
Mettre en place les conditions pour créer des œuvres, transmettre des savoir-faire, protéger l’environnement et encourager les gestes solidaires | Budget de la Fondation par mandat | 63 M€ : budget de la Fondation d’entreprise (sur cinq ans) | ➚ | |
Engager fortement l’ensemble du groupe dans des actions de mécénat local | Au moins une opération de mécénat ou une action sociale et solidaire par an et par pays | Cf. tableau § 2.7.2.1.2 | = | |
Nombre d’opérations solidaires mises en place | Près de 388 opérations solidaires à travers le monde | = | ||
Développer des actions de mécénat global | Projets portés par le groupe | Projet de plantation avec Est Ensemble de 20 000 arbres en quatre ans sur l’ensemble du territoire Est Ensemble |
| |
Projet Livelihoods | 2,8 millions de personnes bénéficiaires des projets Livelihoods dans le monde | ➚ | ||
Contribuer aux efforts de réflexion de la société civile ou de recherche académique en participant à des initiatives multi-acteurs | ||||
Engager des partenariats avec des écoles | Nombre de partenariats avec des écoles, des chaires… | 20 écoles partenaires
Poursuite des partenariats avec la chaire Développement durable de Sciences Po Paris et avec la chaire « Ouvrir la science à l’économie » de PSE | = | |
Participer aux actions de plaidoyer pour des modes de production différents (artisanat, agriculture moins intensive, ancrage local) | ||||
Contribuer à des initiatives et des coalitions | Contribution à une action dans chacune de nos chaînes de valeur | UNFCCC (United Nations Fashion Charter for Climate Change) |
| |
Act4Nature International |
| |||
SBTN (Science Based Target Network) |
| |||
ICFA (International Crocodilian Farmers Association) |
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LPPS (Lizard Procurement and Processing Standard) |
| |||
SAOBCS (South African Ostrich Business Chamber Certification Scheme) |
| |||
CVFR (Cuir de Veau Français Responsable) |
| |||
Le Lab Cap Naturel |
| |||
La Fabrique de la circularité |
| |||
Développer un dialogue constructif et transparent avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise | ||||
Être transparents sur notre performance extra-financière | Nombre d’évaluations extra-financières | 15 évaluations extra-financières principales | ➚ | |
Atteindre la plus haute catégorie de notation dans chaque évaluation suivie | Progresser sur les notations extra-financières | CDP climat : intégration de la Liste A | ➚ | |
MSCI : AA | ➚ | |||
Moodys ESG : 65 « Advanced » | ➚ | |||
ISS ESG de C+ à B- « prime » | ➚ | |||
Être transparents sur les actions stratégiques menées par l’entreprise et les résultats obtenus | Nombre de documents concernant la RSE partagés sur les sites Hermès | 18 documents publiés en complément du rapport annuel sur le site Hermès Finance | ➚ | |
Dans le cadre de sa responsabilité territoriale, Hermès se mobilise en France notamment en faveur de ses territoires d’implantation, qui s’en trouvent valorisés et transformés.
Hermès fait le choix d’implanter ses sites manufacturiers essentiellement en France. Là où d’autres entreprises qui ont fait le choix de délocaliser cherchent à se réimplanter, Hermès reste fidèle à sa conduite sur le long terme. C’est notamment le cas pour son activité de Maroquinerie-Sellerie où la logique de développement est celle de l’essaimage : un développement organique reposant sur des sites de production à taille humaine (250 personnes), créés autour d’un noyau d’artisans expérimentés, en charge de la formation des nouveaux arrivants.
L’ambition de la maison est de contribuer également au développement de ses territoires d’implantation par la création d’emplois directs et indirects, mais également par des actions de proximité, dans les domaines sociaux, éducatifs, culturels…
Hermès est présent dans 11 des 13 régions de France métropolitaine (production et magasin). La maison s’implante pour longtemps et compte aujourd’hui 13 723 collaborateurs en France, augmentant ses effectifs de 4 877 collaborateurs en cinq ans, soit une progression de près de 55 % des effectifs en France sur cette période.
Depuis la première implantation en 1837, les sites de production s’établissent dans une logique de respect des expertises régionales. Hermès dispose de 60 sites de production et de formation propres en France dans 9 des 13 régions françaises. Ainsi le pôle Textile, qui dispose de cinq sites en région lyonnaise (environ 1000 emplois), concentre des savoir-faire de la maison dans ce domaine. Ils sont regroupés autour de la Holding Textile Hermès qui rassemble des savoir-faire très complémentaires comme le tissage, la gravure, l’impression, la teinture et les apprêts, la confection. Le projet d’envergure « Passerelles » mené à Pierre-Bénite (près de Lyon) a permis l’accueil de deux nouvelles lignes d’impression, créant ainsi des emplois supplémentaires. Par ailleurs, ce projet, porteur d’une dimension d’appui social aux personnes en difficulté dans la région lyonnaise, a réservé 5 % du temps de main-d’œuvre à des salariés en insertion professionnelle (éloignés de l’emploi ou venant de quartiers défavorisés).
La CATE, site de fabrication de porcelaine, est implantée dans la région limousine, berceau des métiers de la porcelaine, avec Beyrand, imprimeur de chromo depuis 1926, qui a rejoint le groupe en 2013.
Dans le Périgord, le site de Nontron est un bon exemple de la volonté du groupe de développer son empreinte locale. Hermès y avait permis, grâce à l’implantation de son site de production de porcelaine, l’embauche de 200 personnes touchées par la fermeture d’un site industriel en 1990. Aujourd’hui, avec trois entreprises, Hermès a plus que doublé les effectifs et emploie environ 600 personnes à Nontron, ce qui en fait le premier employeur privé.
Les Cristalleries Saint-Louis, nées en 1586, sont nichées au cœur de la forêt lorraine, qui concentre toutes les matières premières nécessaires à la fabrication du cristal. Elles conservent plus de 10 000 moules pouvant être réactivés à tout moment pour façonner des objets en cristal de la manufacture. La cristallerie constitue une zone d’activité remarquable du pays de Bitche, y compris grâce à la présence du Musée du cristal « La Grande Place », implanté au cœur de la Manufacture.
Les sites maroquiniers, quant à eux, continuent de se déployer pour répondre aux demandes des clients. En décembre 2023, le métier Maroquinerie compte 26 sites de production et de formation propres. En 2023, les nouvelles Maroquineries de Louviers (Eure), Sormonne (Tournes-Cliron) et Saint-Junien (Haute-Vienne) ont été ouvertes, renforçant ainsi les pôles déjà établis dans les régions normande, limousine et ardennaise.
Les choix de nouveaux sites répondent à un souhait d’ancrage territorial sur trois plans : respect des expertises locales, pérennisation des savoir-faire et volonté de création d’emplois locaux permettant de faire vivre les territoires.
La localisation géographique des sites de production et de formation intégrés couvre la France entière (cf. carte d’implantation des sites de production dans le chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4.2 et § 1.4.3).
L’histoire de l’architecture locale, les matériaux emblématiques de la région sont également intégrés dans la réflexion et la conception des nouvelles manufactures, dans le cadre du référentiel Harmonie d'immobilier responsable d’Hermès (§ 2.5.2). Les entreprises locales sont privilégiées chaque fois que possible dans les appels d’offres lorsqu’elles répondent au cahier des charges.
En complément, les implantations de sites organisées par pôle (maximum trois sites) favorisent les synergies de projets, le recrutement d’expertises, la montée en compétence et présentent des opportunités de mobilités internes assurant la durabilité du modèle.
Depuis 2018, Hermès a augmenté ses implantations en France avec 18 sites de production et de formation. Localisés en dehors de l’Île-de-France, ces sites témoignent de la volonté du groupe de contribuer au développement territorial dans l’ensemble de régions de l’Hexagone.
Afin de contribuer au développement des territoires qui les accueillent, les projets d’implantation se font en lien avec la communauté de communes. Ils abordent les impacts liés notamment à l’emploi, la formation, la mobilité (plans de mobilité, impacts sur les transports), à la biodiversité et plus généralement à l’intégration de la maison dans les enjeux du territoire concerné.
Une attention très particulière est portée au potentiel du bassin d’emploi de proximité, notamment aux infrastructures de transport, aux possibilités d’hébergement à proximité et aux infrastructures scolaires pour les familles. La qualité du partenariat avec les mairies est déterminante, porté par l’ambition d’une vraie vie locale pour les familles qui s’y installent.
Le groupe travaille à favoriser ces relations, fondées sur la confiance, la transparence et les actions communes.
Les différents sites entretiennent un lien étroit avec les agences Pôle emploi et avec les écoles. L’objectif est de contribuer à la formation des nouvelles générations d’artisans, de donner de la visibilité aux offres et aux métiers, de permettre la pratique et d’expliquer aux jeunes générations les métiers du groupe. Quelle que soit l’activité (cuir, textile…) et la localisation géographique des sites, cette démarche se concrétise par :
Les implantations, souvent dans des territoires ruraux, posent les bases d’une revitalisation locale significative pour les communautés concernées : stimulation de la consommation de proximité, soutien à l’immobilier, influence sur les besoins collectifs (maintien des classes dans les écoles, support aux transports, etc.).
Grâce à la création des écoles « École Hermès des Savoir-Faire », Hermès contribue aussi à l’effort de formation au plus près des territoires et au rayonnement des métiers de la main.
Au-delà des actions liées à ses activités propres, elle joue en complément un rôle d’entreprise citoyenne là où Hermès opère, en développant des relations harmonieuses et constructives avec les parties prenantes. Les sites manufacturiers interagissent avec les municipalités, les communautés de communes et les Missions locales comme l’Action Logement. Hermès coopère avec les associations partenaires de l’emploi, mais aussi avec les lycées et les écoles qui viendront nourrir la maison de nouveaux et jeunes talents, contribuant ainsi au rayonnement de la maison.
En complément, voici quelques illustrations concrètes des opérations conduites en 2023 :
Dans le cadre d’un tout nouveau projet, l’atelier école de Guyenne a été mis en place. Les futurs collaborateurs sont formés pour une durée de 18 à 24 mois avant l’ouverture du site et passent leur certification pendant leur formation.
Le recrutement est réalisé localement ; les premières promotions, composées à chaque fois d’une trentaine d’artisans, sont recrutées sans CV, et ce, quel que soit leur parcours professionnel précédent. Leur habileté manuelle ainsi que leur capacité d’apprentissage sont évaluées dans un processus MRS conjoint avec Pôle emploi. Tous les six mois, une nouvelle promotion est intégrée pour une durée de 18 mois puis les artisans bénéficient d’une formation continue par des tuteurs. Ainsi, dès l’ouverture du site, une centaine de personnes sont déjà opérationnelles pour lancer l’activité de la maroquinerie. À terme, l’effectif moyen est de 250 artisans. Cette jauge permet de conserver la dimension artisanale, et une proximité de qualité entre les collaborateurs et leur management.
Hermès a confié en 2023 à l’Executive master de l’École urbaine de Sciences Po Paris une mission de terrain sur la stratégie d’implantation territoriale et de réseau productif du groupe. L’objectif est de comprendre et qualifier les externalités de l’implantation d’une maroquinerie sur un territoire, d’objectiver et de mesurer l’impact et la création de valeurs d’Hermès sur celui-ci au regard de multiples critères quantitatifs et qualitatifs. Au travers de cette démarche, Hermès recherche les moyens d’un ancrage territorial renforcé et pérenne. Les étudiants ont procédé à des études de terrain en visitant la maroquinerie des Ardennes à Bogny-sur-Meuse, la maroquinerie de Guyenne dans l’agglomération bordelaise, ainsi que la Cité des métiers à Pantin. La grille d’analyse ainsi construite prend en considération le tissu économique et l’emploi, l’attractivité du territoire, la contribution au projet du territoire et l’impact social. Chaque thématique a fait l’objet de plusieurs questions adressées aux acteurs de la maroquinerie, aux acteurs publics, civils et privés de chaque territoire. Les données recensées ont permis de dresser une matrice territoriale qui doit compléter les outils d’Hermès pour choisir ses sites d’implantation. Les conclusions de l’étude ont mis en avant l’importance du bien-être des salariés dans le choix des sites d’implantation et des relations avec les acteurs locaux définies comme stables, bonnes et régulières. Pour renforcer la performance des sites d’Hermès, les étudiants ont émis neuf recommandations sur l’animation de l’ancrage local et cinq recommandations sur les nouveaux sites, dont certains sont déjà suivies d’effets, comme l’accessibilité en transports en commun ou la priorisation d’emplacements permettant de revaloriser une parcelle en friche.
Entre Pantin, Bobigny et Le Pré-Saint-Gervais, les sites d’Hermès implantés en Seine-Saint-Denis représentent une surface totale de près de 200 000 m2 (dont 13 000 m2 en cours de construction à Pantin) et accueillent plus de 2 600 collaborateurs, dont 700 vivent dans le département. Cette proportion est amenée à croître grâce au relais assuré auprès des candidats par la Maison de l’emploi de Pantin. Hermès étant l’un des principaux employeurs de la Seine-Saint-Denis, le groupe s’implique dans la promotion des talents de ce territoire. Ainsi, Hermès a rejoint l’association Réseau Entreprendre 93 dès sa création en 2003. La maison participe, avec les autres membres, à la sélection, au soutien financier et au coaching de projets de création d’entreprise dont le point commun réside dans leur fort potentiel de création de postes. En 20 ans, 5 000 emplois ont été créés par 372 nouvelles entreprises grâce à ce dispositif. Une dizaine de collaborateurs de la maison s’impliquent dans le conseil auprès des jeunes pousses cultivées par le Réseau Entreprendre 93. Depuis 2022, ce soutien a été renforcé en créant l’un des premiers partenariats de parrainage d’une promotion de lauréats Entreprendre par une Entreprise. Ce parrainage consistait en des échanges réguliers entre les jeunes entrepreneurs et Hermès pour les aider dans leur développement. En 2023, Hermès a co-organisé avec le réseau Entreprendre 93 une matinée de Boostercamp dans les locaux de la maison, rassemblant 40 personnes autour des projets de quatre entrepreneurs lauréats du réseau. Ces entrepreneurs ont bénéficié chacun d’un accompagnement managérial et entrepreneurial d’une matinée de la part d’autres lauréats, de chefs d’entreprise membres du Réseau Entreprendre 93 et d’une dizaine de collaborateurs de la maison.
En Seine-Saint-Denis, de nombreux projets s’inscrivent dans le cadre de la charte Entreprise-territoire signée en 2017 avec Est Ensemble. Cette communauté de neuf communes englobe Pantin, Le Pré-Saint-Gervais et Bobigny, où Hermès s’est également fixé. L’un des objectifs est de renforcer la participation de l’entreprise au développement économique et à l’emploi local de ce territoire qui présente de nombreuses vulnérabilités, que ce soit face aux changements climatiques ou de nature socio-économique.
Ainsi, Est Ensemble a lancé en 2023 un projet de plantation de 20 000 arbres en quatre ans partout où cela est possible, afin de réintroduire de la biodiversité en ville, d’apporter de la fraîcheur et de l’ombrage aux habitants et de contribuer ainsi à une meilleure résilience du territoire face aux changements climatiques. L’objectif est de mettre à disposition de chaque habitant 10 m² d’espaces verts tel que le recommande l’OMS. Motivé par l’intérêt commun de renforcer la présence de la nature et de la biodiversité en ville, Hermès s’est engagé avec conviction pour soutenir ce projet ambitieux qui représente un montant de 3 M€.
À Pantin, la maison a amorcé une stratégie « égalité des chances » en lien avec deux collèges pantinois et propose à une dizaine d’étudiants chaque année depuis 2021 des stages de 3e visant à faire découvrir les métiers qui composent une entreprise, partager la diversité des parcours professionnels et valoriser le travail. Cette initiative permet aux collaborateurs d’appréhender le quotidien des quartiers sans préjugés. En 2023, des collaborateurs ont également assuré le déploiement de la Fresque du Climat pour 40 élèves, sélectionnés pour leur rôle d’éco-délégués.
Holding Textile Hermès entretient des relations privilégiées avec le CFA textile et FrenchTex, la plus importante organisation professionnelle régionale textile de France. Elle participe à ce titre aux Conseils d’administration du Cepitra, de la Chambre d’apprentissage des métiers textile. Le directeur général d’HTH est président d’Intersoie, organisme interprofessionnel de la filière en France.
Holding Textile Hermès participe par ailleurs à la communauté « Alliances et Territoires », un réseau de grandes entreprises lyonnaises ainsi que la MMIE du Rhône qui développe des animations et actions transverses sur des sujets d’actualité ou des problématiques liées au recrutement, à la formation et au développement des compétences. Le programme PME BoostInnov permet ainsi à des salariés d’HTH de se former tout en apportant un accompagnement à des petites entreprises du territoire. Le nouveau projet associatif d’Alliance et Territoires est activé depuis le mois de septembre 2023, avec le soutien de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) du Rhône avec qui une convention de revitalisation de 24 mois a été signée.
HTH est également membre d’Alliance coaching aux côtés d’autres entreprises locales et de la Carsat(45). Il s’agit d’une convention de partenariat interentreprises permettant aux coachs internes de chacune des structures de mener des actions de coaching individuel pour des collaborateurs des autres entreprises liées par la convention. Le principe de fonctionnement repose sur la réciprocité des prestations, ce qui rend accessible à un coaching professionnel sans budget à y consacrer sur le plan de formation (une ou deux missions par an). En 2023, un collaborateur des Ateliers AS a pu en bénéficier. Par ailleurs, Holding Textile Hermès est partenaire pour la troisième année consécutive de « l’Entreprise des Possibles », un collectif d’entreprises visant à mutualiser les ressources humaines, financières et immobilières des entreprises et les mobiliser dans l’aide aux personnes en difficulté et aux sans-abris. HTH est également partenaire de l’association « Viens voir mon taf » permettant aux élèves en zone d’éducation prioritaire, sans réseau ni contact, de réaliser un stage en entreprise. Enfin, le pôle aide les demandeurs d’emploi de la région en leur proposant des ateliers de simulation d’entretien.
Hermès veille à s’intégrer de façon harmonieuse dans le tissu économique local. La maison veut être une entreprise citoyenne engagée dans la vie des communautés avec lesquelles elle construit et entretient des liens. Son modèle de développement artisanal en France lui confère une responsabilité territoriale d’entreprise, et même au-delà car ses collaborateurs contribuent au développement de leurs communautés par des actions simples : accorder du temps, s’engager, s’ouvrir aux autres, recevoir… À travers le monde, une multitude de dispositifs existent chez Hermès.
La politique du groupe est de s’assurer que chaque site de production et de distribution entretienne un dialogue et engage des actions avec les autorités locales et les parties prenantes dans l’objectif d’une bonne insertion dans le tissu local, de rapports de confiance, de bon voisinage et de contribution citoyenne, dont les exemples les plus prégnants sont déclinés ci-dessous.
Les filiales de distribution, par exemple, ont chaque année un objectif cible en la matière.
Hermès participe à la création de valeur en France notamment par l’emploi direct de 13 723 collaborateurs et une hausse d’effectifs en 2023 de 1 363 personnes par rapport à l’année précédente. Si 74 % des objets sont fabriqués en France, les ventes du groupe sont réalisées à 91 % hors de France, contribuant positivement à la balance commerciale. Par ailleurs, le groupe est attentif à un partage harmonieux de la valeur ajoutée afin, d’une part, de sécuriser son développement futur et, d’autre part, de contribuer aux équilibres sociaux et sociétaux. Ainsi, en cumul sur les trois dernières années (soit de 2021 à 2023), la valeur ajoutée et la part distribuée se répartissent comme présenté sur le diagramme ci-dessous :
* La part versée aux salariés comprend uniquement les rémunérations brutes directement perçues par les collaborateurs. Les charges sociales qui sont comprises dans la partie « Pouvoirs publics » représentent 7 % de la valeur ajoutée.
En particulier, la charge d’impôt consolidée du groupe s’élève à 1 305 M€, soit un taux de 27,8 % (cf. note 6 du chapitre 5 « Comptes consolidés »).
En matière fiscale, le groupe suit les recommandations du standard de reporting RSE GRI 207 :
En 2023, Hermès a poursuivi sa démarche visant à accroître les actions généreuses dans l’ensemble des régions où elle est implantée. Les sites manufacturiers ainsi que les filiales de distribution sont régulièrement impliqués, et ont à cœur de poursuivre les collaborations mises en place. Si la direction générale du groupe insuffle de nombreuses actions et engagements, les filiales de distribution à l’international restent force de proposition et contribuent grandement au développement d’actions et de partenariats locaux, avec des budgets dédiés. Elles mobilisent et nourrissent le sentiment d’appartenance des collaborateurs, qui se rassemblent autour d’un projet et avec des objectifs communs. Depuis quelques années, la générosité du groupe prend des formes diverses en fonction des territoires, des besoins identifiés sur le terrain et des ressources disponibles en interne, à savoir des dons financiers, des dons de matières et enfin du mécénat de compétences. Ces engagements, réalisés localement sont conduits en complément des actions de mécénat portés par la Fondation d’entreprise Hermès et se déclinent selon ses axes d’intervention (cf. § 1.11).
Comme expliqué au § 2.2.7, ces actions donnent lieu à un suivi et un contrôle centralisé à Paris, grâce au Comité mécénat et d’outils dédiés.
Quelques exemples d’actions conduites en France et à l’étranger sont présentés ci-dessous pour illustrer la portée de l’engagement du groupe.
Ancrée fortement en région Auvergne-Rhône-Alpes, HTH soutient financièrement la Maison de la Danse au niveau de sa programmation artistique et de ses actions culturelles en lien avec les publics. Ouverte à Lyon en 1980, la Maison de la Danse propose une programmation où se croisent les danses, les techniques, les styles et les publics les plus divers. Elle est aujourd’hui un acteur culturel incontournable à Lyon, avec une renommée tant au niveau national qu’international. Début 2026 s’ouvriront les ateliers de la danse pour devenir un lieu de fabrique de la danse à travers des résidences, des ateliers de pratique artistique et diverses actions entrant en porosité avec le tissu culturel local.
Hermès Italie a décidé d’accompagner l’Associazione Cultura 360 qui cherche à mettre en valeur le patrimoine et la culture en Italie en s’appuyant sur trois piliers : la sensibilisation auprès des jeunes et des personnes éloignées de la culture ; la valorisation et la conservation des œuvres et du patrimoine notamment des fresques du 15e et 16e siècles ; la promotion des jeunes talents dans divers domaines artistiques. En 2023, ont été rénovées différentes fresques situées à Rome, Bologne et Bari.
Hermès Manufacture de Métaux a décidé de soutenir Casa 93 Moda Fusion pour la mise en œuvre d’une formation de mode libre et engagée, gratuite et sans condition de diplôme pour des jeunes créatifs aux profils atypiques. La formation située en Seine-Saint-Denis où Hermès est très présent, est accessible aux jeunes talents de 18 à 25 ans, y compris en situation de handicap en capacité d’utiliser du matériel de couture. Les participants sont formés pour repenser la mode de demain de façon plus humaine, solidaire, transparente et responsable.
Au Mexique, Hermès Mexico a choisi de soutenir Enseña por Mexico, une organisation qui lutte contre les inégalités d’accès à l’éducation et cherche à améliorer les enseignements dans des communautés moins favorisées du pays. En 2022-23, 14 municipalités dans la région de Puebla ont été ciblées, avec 3 500 personnes touchées (dont 1 568 étudiants principalement dans le secondaire). L’idée est de développer des outils éducatifs innovants et performants en direction de communautés n’ayant pas les moyens d’offrir à leurs enfants tous les leviers qui leurs permettraient de s’offrir une éducation avec les meilleurs standards. Pour l’année 2023-24, 15 municipalités sont embarquées, toujours dans la région de Puebla, avec plus de 2 200 jeunes impliqués.
Hermès of Paris (HOP) soutient Ocean Conservancy, ONG créée en 1972 ayant pour but la sauvegarde des écosystèmes marins, et opposée aux pratiques qui menacent le climat, la vie marine et la vie humaine. Leurs priorités sont d’instaurer des zones de pêches équitables et durables, de protéger la faune de l’impact humain et d’instaurer une meilleure gestion de l’océan. Les collaborateurs d’HOP ont été sensibilisés à cette cause et ont pu participer à des actions de nettoyage de places près de Naples (Floride) dans le cadre de l’ouverture du nouveau magasin.
Comme évoqué ci-dessus, Hermès participe également à un projet de plantation de 20 000 arbres en quatre ans avec Est Ensemble sur l’ensemble du territoire (cf. 2.7.1.2 – Ancrage local en Seine-Saint-Denis).
Les éditions des « Carrés Solidaires » se poursuivent, offrant une opportunité de soutenir et de valoriser des projets solidaires à l’échelle mondiale. En 2023, les filiales et concessionnaires en Italie, au Qatar, en Chine, au Royaume-Uni, à Hong Kong, en Suisse et au Luxembourg ont activement contribué à cette démarche. Le nombre de carrés créés spécialement pour ces actions et vendus au bénéfice de huit associations a connu une hausse, passant de 2 000 en 2021 à 2 700 en 2022, et dépassant les 3 350 carrés en 2023.
La Bo Charity Foundation Limited T/A Food Angel est soutenue financièrement par Hermès Asie-Pacifique (HAP). Cette organisation fournit une assistance alimentaire de qualité au bénéfice des communautés les moins privilégiées, à partir des invendus alimentaires, dans le strict respect des protocoles sanitaires et avec une attention portée à la qualité nutritive des repas offerts.
La fondation d’utilité publique MyHandicap est aidée par Hermès Germany. Elle a pour objectif de soutenir les personnes avec un handicap dans la gestion de leurs défis par le biais de différentes offres. Le mécénat financier devrait se poursuivre en 2024 avec un projet impliquant les collaborateurs.
Depuis 2017, une collecte de jouets est réalisée sur plusieurs sites du groupe en France. En 2023, 350 kg de jouets et d’articles de puériculture ont pu être collectés pour l’association partenaire, favorisant la solidarité et participant à une économie davantage circulaire. Par ailleurs, la majorité des sites en France organise des collectes de produits de première nécessité tout au long de l’année (vêtements, denrées alimentaires…).
Le groupe a poursuivi également son programme Equiphoria en France, qui vise à fabriquer et à aménager des selles d’équitation adaptées aux personnes en situation de handicap, favorisant une pratique thérapeutique de l’activité. Le travail de cette association est formidablement décrit dans un film de la série « Empreintes sur le monde » (46).
De manière globale, ce sont 388 projets en 2023, que les filiales ont réalisés, à hauteur de 13 M€, hors mécénat de compétences lié à la Fondation. Les collaborateurs y ont parfois contribué, pendant leur temps de travail mais également en dehors, dans le cadre d’actions environnementales, culturelles ou solidaires auprès des communautés locales. Depuis 2020, un Comité dons et mécénats groupe assure un suivi et une validation des projets que les filiales souhaitent soutenir, afin de confirmer la qualité des opérations menées :
Répartition des actions menées par zone géographique | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|
France | 90 | 77 | 98 |
Europe | 109 | 146 | 117 |
Asie et Asie-Pacifique | 110 | 80 | 81 |
Amériques | 69 | 73 | 92 |
TOTAL | 378 | 376 | 388 |
Les causes appuyées par le groupe grâce aux différentes initiatives menées se répartissent ainsi :
| Artisanat, culture et éducation | Actions de | Protection des animaux et de l’environnement | Total |
|---|---|---|---|---|
Nombre d’actions | 156 | 179 | 53 | 388 |
En % | 40 % | 46 % | 14 % | 100 % |
Être aux côtés de celles et de ceux qui agissent en faveur du bien commun, telle est la mission de la Fondation d’entreprise Hermès depuis sa création en 2008. Une de ses spécificité est d’étre opératrice – ou semi-opératrice –, c’est-à-dire qu’elle déploie des programmes spécifiques ou elle est l’acteur majeur dans les domaines de la création artistique, de la transmission des savoir-faire, de la préservation de la biodiversité ou de la solidarité afin d’agir au plus juste sur le terrain en réponse à des besoins ciblés. Qu’ils soient artistes, porteurs de projets ou simples élèves, les bénéficiaires de ses actions peuvent ainsi éprouver très concrètement en quoi la Fondation contribue, à son échelle, à la fabrique d’un monde meilleur.
En 2023, la Fondation a poursuivi ses engagements à travers ses programmes.
Transforme, nouveau programme dédié au spectacle vivant, est un festival itinérant imaginé avec quatre partenaires : La Comédie de Clermont-Ferrand, Les SUBS à Lyon, le Théâtre de la Cité internationale et le Théâtre national de Bretagne à Rennes. Afin de faire rayonner la vitalité des arts de la scène vers d’autres territoires et de se tourner ainsi vers de nouveaux publics, Transforme aspire à mettre en mouvement les spectateurs comme les artistes à travers une programmation pluridisciplinaire. Inaugurée en novembre 2023 à Paris, cette première édition comprend 15 spectacles hybrides programmés jusqu’au printemps 2024 par les théâtres partenaires. Par ailleurs, toujours dans le cadre de son engagement en faveur de la création, la Fondation a cette année produit et programmé dix expositions d’art contemporain au sein de ses quatre espaces répartis en Europe (Bruxelles et Saint-Louis-lès-Bitche) et en Asie (Tokyo et Séoul). Dédié à la photographie contemporaine, le programme Immersion a fait l’objet en 2023 d’une mise en lumière particulière à New York au sein de l’International Center of Photography qui a présenté une exposition collective réunissant les trois derniers lauréats de ce dispositif. Enfin, le programme des Résidences d’artistes a permis pour sa part à la plasticienne Bianca Bondi de produire des sculptures textiles inédites au sein de la Holding Textile Hermès avec la complicité des artisans du site.
Héritage de la culture artisanale de la maison, la transmission constitue naturellement l’un des axes d’engagement de la Fondation. Le programme Manufacto poursuit ainsi son déploiement, pour la huitième année consécutive, parmi les établissements scolaires. Répartis dans 15 académies – dont La Réunion — depuis la rentrée 2023, 2 100 élèves du primaire au lycée découvrent avec un enthousiasme toujours aussi vif les métiers de la main lors de séances sur le temps scolaire. Ouverte aux professionnels des savoir-faire que sont les artisans, designers et ingénieurs, l’Académie des savoir-faire a été élargie cette année aux architectes, en raison du matériau auquel était dédiée cette 6e édition – la pierre – placée sous la direction pédagogique de l’architecte Lina Ghotmeh. À l’intention des étudiants engagés dans la professionnalisation, les différents projets du programme Artistes dans la Cité ont continué d’être abondés par la Fondation, et en premier lieu le dispositif de bourses sur critères sociaux destinés aux talents de demain engagés dans un cursus supérieur de danse, théâtre ou cirque. À la rentrée 2023, toutes promotions confondues, 140 étudiants étaient ainsi soutenus financièrement dans ce cadre.
Alors que l'on mesure chaque jour la prégnance des enjeux écologiques, la Fondation se mobilise auprès des générations de demain à travers Manuterra, un dispositif de sensibilisation au monde vivant. Pour la 3e édition de ce programme, plus de 600 élèves répartis dans 10 académies abordent ainsi les savoir-faire de la permaculture à travers l’aménagement d’une parcelle de jardin au rythme des saisons. En parallèle, la Fondation est également engagée auprès de différents porteurs de projets qui, sur le terrain, contribuent à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes à travers de multiples leviers.
Enfin, le programme interne H3 – Heart, Head, Hand, qui structure l’action solidaire de la Fondation d’entreprise Hermès, a achevé sa 4e édition avant d’être reconfiguré avec le concours de la direction des Ressources humaines du groupe. Outre le soutien financier accordé à des projets identifiés par des collaborateurs de la maison, un format de mécénat de compétences leur est désormais proposé, leur permettant d’agir directement auprès d’associations dans le cadre de créneaux pris sur le temps de travail.
Le mécénat de compétences dans le cadre d’H3 a notamment été déployé par certaines filiales (Suisse, Hermès Horloger, Royaume-Uni) et dernièrement en France par l’équipe Hermès Services groupe (HSG) et HMS. L’objectif est de proposer aux collaborateurs volontaires jusqu’à cinq jours par an pour réaliser une ou plusieurs missions auprès d’une association. Afin de mettre en relation les associations sélectionnées avec les collaborateurs et présenter les missions proposées, un forum des associations a été organisé en juin 2023 par HSG et en octobre par HMS. Il peut s’agir de mentorat, de préparation et/ou distribution de colis alimentaires ou de première nécessité. La dynamique collective est lancée et va s’étendre à d’autres territoires.
La Fondation entre en 2023 dans son quatrième mandat quinquennal (avril 2023 – avril 2028) assorti d’un budget renforcé de 63 M€ sur cinq ans.
L’ensemble des programmes présentés au § 2.5.6.3 ont tous des bénéfices sociaux qui sont mesurés et suivis avec les partenaires sélectionnés par Hermès.
Hermès est partenaire depuis 2012 du fonds Livelihoods Carbon Fund (LCF) qui visent à améliorer durablement les conditions de vie de communautés défavorisées en développant des projets à large échelle ayant un réel impact contre le changement climatique et contribuant simultanément aux populations locales et à la restauration de la biodiversité. La restauration des écosystèmes, l’agroforesterie et l’agriculture de conservation ont la capacité non seulement de séquestrer du carbone durablement, mais aussi de faire prospérer la nature et les communautés aux quatre coins du monde.
LCF a pour vocation d’investir dès l’origine (avec une approche entrepreneuriale et un risque d’investissement) dans trois types de projets (écosystèmes, agroforesterie, énergie) en Afrique, en Asie, en Amérique latine et également en France. Le fonds rassemble 10 partenaires dans ses compartiments LCF1 & LCF2 : Danone, Crédit Agricole, CDC, Schneider Electric, La Poste, Hermès International, Voyageurs du Monde, SAP, Firmenich et Michelin. Certaines de ces entreprises comme Hermès ont rejoint également le fonds LCF3 avec le groupe Bel, Chanel, DEG, Eurofins, le Fonds pour l’Environnement mondial, le groupe L’Occitane, Mars, Mauritius Commercial Bank, McCain Foods et Orange.
La durée initiale des fonds est de 24 ans, et la durée d’un projet varie entre 10 et 20 ans. En participant à ces trois fonds, et ce depuis 12 ans maintenant, Hermès s’engage en faveur du développement économique local, de la protection de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique.
Un troisième Fonds Carbone Livelihoods (LCF3) vise un objectif d’investissement de 150 M€ pour améliorer la vie de 2 millions de bénéficiaires dans les pays en développement. Dans la continuité de LCF1 (2011, 45 M€) et LCF2 (2017, 65 M€), ce nouveau fonds à impact investit dans des projets communautaires pour la restauration des écosystèmes naturels, l’agroforesterie et l’agriculture régénérative. Avec le fonds LCF3, ce seront 1 million de personnes supplémentaires impactées positivement avec les projets mis en place.
Ce sont ainsi plus de 260 M€ qui sont mobilisés pour l’aide à des communautés défavorisées, la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité. Pleinement opérationnel, le fonds a approuvé deux premiers projets d’envergure. Un projet d’agroforesterie au Ghana est destiné à accompagner sur 17 000 hectares l’adaptation au changement climatique de petits producteurs de cacao et à améliorer leurs conditions de vie.
Le second est situé au Rwanda à proximité du Parc National Nyungwe, un des sites les plus importants pour la conservation des oiseaux et de certains mammifères en Afrique et reconnu comme Site du Patrimoine Mondial par l’Unesco. Le projet a pour objectif de mettre en place des pratiques agroécologiques avec des producteurs de thé. Les populations locales pourront bénéficier de nouvelles sources de revenus et pérenniser leur ancrage local. Un suivi annuel sera fait dans le cadre de la participation d’Hermès à LCF3.
Les projets sélectionnés par Livelihoods pour les premiers fonds lancés (LCF1 et LCF2) génèrent déjà des bénéfices pour les communautés locales, pour les écosystèmes, mais également pour les partenaires au sein du fonds, qui obtiennent au fil du développement des projets, et au prorata de leur investissement, des crédits carbone à fort impact environnemental et social.
Ces projets, dont une des caractéristiques est d’étendre leur portée à très large échelle, sont notamment les suivants :
En 2023, depuis leur création, les projets LCF1 et LCF2 présentés ci-dessus ont contribué à replanter 151 millions d’arbres, soit une surface équivalente à cinq fois celle de Paris et ont impacté la vie de plus de 1,83 million de personnes, en équipant plus de 294 000 familles de foyers de cuisson améliorés qui réduisent la déforestation et préservent la santé des femmes, avec une cible de près de 16,6 millions de tonnes de CO2 séquestrées ou évitées sur la période (les projets durent entre 10 et 20 ans). Ils contribuent donc à compenser, sur une base volontaire, les émissions carbone d’Hermès (§ 2.5.6.3.2).
En complément du fonds Livelihoods et sur la recommandation d’experts du sujet, Hermès a choisi de soutenir des projets présentés par la société EcoAct et situés en Ouganda. Reconnue comme un acteur majeur de la compensation carbone, cette société existe depuis 2008 et a soutenu plus de 370 projets dans 36 pays avec un accompagnement dédié et une mise à jour constante des indicateurs d’impact.
Le projet Bihar Cookstoves vise à remplacer les techniques de cuisson inefficaces et responsables de déforestation par des foyers de cuisson améliorés, durables et économes en énergie. Lancé en 2021, il a déjà démontré des bénéfices sociaux notamment pour les femmes, souvent en charge de la collecte du bois de chauffage et a permis d’améliorer la qualité de vie des foyers grâce à la réduction de la pollution intérieure. Hermès soutient ce projet depuis 2023.
Hermès s’approvisionne en peaux d’autruche en Afrique du Sud depuis des décennies, principalement dans la région du Klein Karoo, où un modèle agricole résilient a été développé grâce à un réseau de barrages et de canaux d’irrigation érigés il y a un siècle.
Cependant, ce modèle est aujourd’hui menacé par l’invasion de plantes exotiques invasives telles que le Mimosa noir « black wattle » et le peuplier blanc « Poplar », qui ont peu à peu formé de véritables forêts dans les fonds de vallée. Ces formations végétales étouffent la végétation endémique, détruisent la biodiversité originelle, réduisent ou annulent le débit d’étiage des cours d’eau et augmentent la fréquence et l’intensité des incendies. La lutte contre ces plantes invasives est devenue un enjeu national en Afrique du Sud.
Face à ces défis, le gouvernement provincial finance une association d’agriculteurs pour réaliser des chantiers d’éradication de ces végétations invasives, sous le contrôle de l’association Cape Nature qui a défini les bonnes pratiques environnementales favorisant la régénération des végétations endémiques.
Hermès, après avoir vérifié la compatibilité de ces opérations à sa politique, a décidé d’apporter son concours à ces opérations bénéfiques à la fois pour la biodiversité, l’approvisionnement en eau des populations locales et l’agriculture, pérennisant ainsi les filières Autruche (viande – cuir – plumes) essentielles au tissu économique et social de cette région emblématique de l’Afrique du Sud.
Entreprise de culture discrète, Hermès aspire à rendre sa stratégie, ses objectifs et ses initiatives en matière de développement durable compréhensibles, tout en tenant compte de la singularité de son modèle. Dans un environnement en constante évolution : évolution des cadres réglementaires, accroissement des demandes et attentes des parties prenantes, le groupe multiplie les occasions pour expliquer la valeur de son modèle d’affaires particulier, ses ambitions et ses actions en la matière.
Les équipes de la maison sont pleinement engagées pour créer les conditions d’une communication externe aussi transparente que possible. Cela se manifeste notamment par les réponses apportées aux questionnaires et aux analystes externes, mais aussi par le dialogue établi avec la presse et l’influence.
Une page dédiée à la RSE sur le site financier (47) présente notamment l’essentiel des actions du site.
Lancé en 2020, cet espace digital intègre dans sa communication les bonnes pratiques établies par :
Les interactions du groupe avec ses parties prenantes sont riches, diversifiées et prennent des formes multiples. Afin de représenter les différentes modalités d’échanges existantes, le groupe s’appuie sur la matrice ci-dessous, travaillant autour de trois types de relations (information, dialogue bipartite, collaboration) avec une typologie d’interlocuteurs comme suit(48) :
Le tableau ci-dessous résume les principales formes d’échange et de dialogue engagées avec chacune de ces parties prenantes :
Communautés touchées |
| Informer |
| Dialoguer |
| Collaborer |
|---|---|---|---|---|---|---|
Collaborateurs et leurs représentants |
| Réseau social interne HermèSphère Formations internes |
| Instances de représentation du personnel Enquêtes sur la qualité de vie au travail |
| Groupes de travail et comités (cf. gouvernance au 2.1) |
Milieu éducatif/Savoir-faire (écoles, universités…) et emploi (France Travail) |
| Conférences d’information |
| Participation à des salons et des événements étudiants |
| Création de formations professionnelles autour des métiers de l’artisanat Financement de bourses d’études Financement de chaires universitaires Projets de recherche académiques (Sciences Po) Projets collaboratifs en faveur de l’emploi local (École des Savoir-Faire/Pôle emploi) Interventions et participations à des formations professionnalisantes et universitaires |
Fournisseurs & partenaires de production , EA/ESAT & entreprises d’insertion |
| Communication des engagements du groupe Réseau interne d’Ambassadeurs Handicap |
| Évaluation et audits des fournisseurs Dialogue avec des groupes de place et des initiatives sectorielles Contrats de co-traitance avec les EA/ESAT, missions hors les murs |
| Accompagnement qualité, co-développement produits Actions de formation RSE Accompagnement à la mesure de leur bilan carbone Achats à valeur ajoutée sociale et environnementale auprès de PME (ESS, EA/Esat, ZRR, QPR) |
Élus locaux & services publics (pompiers, police, gendarmerie, monde de la santé) |
| Rencontre et accueil d’élus |
| Projets d’implantation locale |
| Biodiversité locale (plantation d’arbres sur les territoires en lien avec les communautés de communes) |
Associations professionnelles, Coalitions et autres entreprises |
| Explication de nos spécificités sectorielles |
| Suivi des débats de place |
| Participation aux études, enquêtes et groupes de travail (Afep, Medef, Interprofession des métiers…) |
Instances gouvernementales, supranationales et régulateurs |
|
|
| Dialogue aux événements du Global Compact France (Nations unies) |
| Participations aux initiatives du SBTN (Science Based Targets Network) |
Clients, consommateurs et leurs représentants |
| Films « Empreintes sur le monde » Réseaux sociaux (LinkedIn) Site internetSites internet |
| Journées portes ouvertes Visites de site Hermès in the Making |
| Projets de la Fondation d’entreprise |
Concessionnaires et partenaires de distribution |
| Rencontre mensuelle avec l’ensemble des concessionnaires |
| Sensibilisation des règlementations et engagements du groupe |
| Participation aux journées d’achats internes (Podiums) Intégration des activités dans nos capacités de production |
Communautés locales (riverains, associations sportives, culturelles et écologistes, peuples autochtones…) et ONG |
| Conférences internes WWF |
| Questionnaires des ONG Projets d'implantation immobiliers |
| Co-développement de projets (Water Risk Filter, WWF, GBS) Financement de projets (Livelihoods) Dons & Mécénat en local dans projets relatifs à l’artistique, le culturel, le domaine sportif, la préservation de l’environnement et de la biodiversité Projets avec des acteurs locaux (ex : récupération de l’eau de condensation des fermes de sucre de canne avoisinantes en Australie – cf. 2.5.3.1.1) |
Investisseurs, actionnaires (communauté financière) & Médias |
| Communiqués de presse et lettres actionnaires Rubrique investisseurs du site Hermès Finance Publications extra-financières et des politiques groupe sur le site institutionnel Hermès Publications sur les sites de l'AMF, au bulletin des annonces légales obligatoires (BALO), ainsi que sur infogreffe.fr |
| Dialogue avec les actionnaires Roadshows Réunions Investisseurs Evènements magasins et rencontres avec les institutions |
| Participation aux Comités Euronext, aux etudes et groupe de travail (AFEP-MEDEF, AMF) |
La communication singulière d’Hermès repose sur la construction d’une relation authentique avec ses différentes parties prenantes.
Par tradition, Hermès privilégie la conception et la production d’événements, privés ou ouverts au public, à une approche d’achat d’espaces.
Le groupe s’engage à une communication responsable, sincère, non trompeuse, précise et équilibrée, donnant une place importante aux expressions multi-locales. À travers sa communication, le groupe s’engage également à ne pas faire d’allégation non fondée. Cet engagement fondateur est inscrit dans la charte éthique du groupe (49).
Par ailleurs, le groupe progresse dans la mise à disposition d’informations transparentes sur l’impact environnemental de ses produits. Ainsi, et porté par le contexte réglementaire français de la loi Agec et notamment du volet relatif à l’affichage environnemental, Hermès a engagé plusieurs travaux d’anticipation. Les clients pourront avoir accès à l’empreinte écologique de leur article soit par un QR Code imprimé sur l’étiquette soit directement sur le site Internet. L’information sera reprise également au travers d’un lien imprimé sur la facture. Elle comprendra les caractéristiques environnementales du produit et la consigne de tri pour sa fin de vie. La traçabilité est également documentée.
L’entreprise participe également aux Supporting Studies du Product Environmental Footprint avec deux de ses produits emblématiques et aux discussions sur les méthodologies via la Fédération de la haute-couture et de la mode pour aboutir à une version finale en 2027-2028. Au niveau français, la maison a pris part aux réflexions autour d’une méthodologie alternative dans le cadre d’un appel à projet de l’ADEME, avec un calendrier destiné à s’ajuster sur celui de l’Union européenne.
La durabilité et la performance extra-financière du modèle d’affaires d’Hermès sont reconnues à plusieurs reprises par des organismes indépendants, tels que des agences de notation et classements ESG (50) dédiés, au travers de leurs notations 2022. Ces évaluations ont fait l’objet d’un choix délibéré de la part d’Hermès pour leur représentativité des enjeux prioritaires du secteur, par exemple (non exhaustif) auprès des analyses suivantes :
SUJET | Évaluateur | Score 2021 | Score 2022 | Score 2023 | Progression 2022/2023 |
|---|---|---|---|---|---|
Climat | CDP | A- | A- | A | ➚ |
Eau | CDP | A- | A | A | = |
Forêts | CDP | A-, questionnaire élevage A-, questionnaire bois | A-, questionnaire élevage B, questionnaire bois | A-, questionnaire élevage A-, questionnaire bois | ➚ |
Risques ESG | ISS ESG | C+ « Prime » | C+ « Prime » | B- « Prime » | ➚ |
Risques ESG | Sustainalytics | 10,2 « Top 1 % » | 9,4 « 1er/192 » | 9,4 « 2ème/200 » | = |
Risques ESG | MSCI | A | AA | AA | = |
Risques ESG | Moody’s ESG Solutions | 61/100 | 65/100 « Advanced » | 65/100 | = |
Risques ESG | FTS4GOOD | 2,9/5 | 3,8/5 | 3,6/5 | ➘ |
Risques ESG | S&P Questionnaire CSA |
| 45/100 | 54/100 | ➚ |
Ressources humaines | Humpact | Grand Prix | Top 3 des sociétés favorisant l’emploi en France Top 3 des sociétés favorisant l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap | Grand Prix Emploi France | ➚
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Classement | Corporate Knights | 5e de la catégorie 1 | 5e de la catégorie 1 | 2e de la catégorie1 | ➚ |
Généraliste | UN Global Compact | Advanced | Advanced | Submitted2 |
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Le CDP est un organisme international mesurant les performances environnementales des villes et des entreprises selon une notation allant de A à F avec trois évaluations distinctes : Climat, Eau, Forêts. Cette année, Hermès est entré dans la prestigieuse liste double A avec l’obtention de la note maximale sur le Climat et son maintien sur l’Eau. Le groupe est dorénavant classé aux côtés des 71 entreprises jugées comme ayant les meilleures performances environnementales sur deux thèmes ou plus. Hermès est noté A sur le Climat, A sur l’Eau et A-/A- sur les Forêts.
ISS ESG est une agence d’évaluation spécialisée dans la notation extra-financière ESG (environnement, social et gouvernance). Ses évaluations vont de D- à A+. Hermès progresse encore cette année pour atteindre la notation B-, et conserve le statut « Prime », distinguant le top 10 des entreprises les mieux notées du secteur (avec B pour meilleure note).
L’agence de notation Sustainalytics, filiale de Morningstar, l’un des principaux fournisseurs d’informations et de recherche financière indépendant au monde, évalue la durabilité des sociétés via une analyse mêlant plus de 80 critères ESG. Pour la deuxième année consécutive, en 2023, la maison est toujours classée comme le meilleur acteur des secteurs Textiles et habillement (2e sur 200 sociétés), Sustainalytics n’ayant pas actualisé son évaluation d’Hermès en 2023.
L’indice de notation MSCI ESG, évaluant plus de 8 500 sociétés, mesure la résilience des entreprises face aux risques ESG entre AAA et CCC. La maison confirme sa performance en 2023 sur l’ensemble des catégories : Environnement, Social, Gouvernance, avec une notation AA malgré la prise en compte de nouveaux critères de notation.
Pour rappel, Hermès est inclus depuis 2021 au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation de la notation de Moody’s ESG Solutions (anciennement Vigeo-Eiris). Hermès a vu sa notation se confirmer en 2023, avec un score de 65/100, et un maintien de sa position dans la catégorie « Advanced ».
Hermès est inclu dans l'indice FTS4GOOD, qui reflète les engagements et plans d'actions sur les sujets ESG, reposant sur la notation de l'agence FTS4G qui s'élève à 3,7 contre 2,9 en 2020.
Hermès est en progression rapide sur sa notation S&P ESG qui s’élève désormais à 54/100 vs 45/100 en 2022, soit une progression de + 9 points et de + 28 points par rapport à 2020.
L’agence de notation Humpact mesure les performances de 280 sociétés françaises cotées, selon des dimensions sociales comme la création d’emploi pour les jeunes et les seniors, la qualité de l’emploi ou la parité femmes-hommes. La maison a été récompensée pour la troisième fois par le Grand Prix Emploi France en 2023.
Depuis presque 20 ans, le classement de Corporate Knights révèle les entreprises qui augmentent leurs investissements dans des solutions écologiques telles que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’économie circulaire. Hermès effectue une grande progression en augmentant en 2023 son score face à ses pairs de 28,58 à 50,54 (+ 21,96 points) et en atteignant la 2e place de la catégorie « Textiles and clothing manufacturing ».
Hermès publie chaque année sa Communication sur le Progrès (COP) sur le site Internet du Pacte mondial des Nations unies (UN Global Compact).
Ces évaluations sont aussi confortées en 2023 par différents prix et études menées par la presse ou des organisations externes (§ 2.1.1), dont notamment le prix « CAC Large 60 » des Transparency Awards, après avoir reçu l’année dernière le Grand Prix Toutes catégories (pour lequel le groupe ne pouvait plus concourir). Au-delà du monde financier, Hermès participe activement aux socillitations de la société civile comme avec le Corporate Human Right Benchmark (CHRB), le WBA Gender Benchmark et l’étude Know the Chain.
La Taxonomie européenne des activités durables ou règlement « Taxonomie »(51) établit une liste d’activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental, sur la base de critères techniques ambitieux et transparents. La mise en place de ce référentiel destiné à distinguer les activités économiques contribuant à l’objectif européen de neutralité carbone – le Green Deal – souligne l’ampleur des transformations économiques et industrielles à accomplir ainsi que l’ambition des autorités européennes en matière de Finance Durable et de transparence. Fort de ses engagements environnementaux, sociaux et sociétaux, Hermès soutient la Commission européenne dans son travail d’analyse des activités et de définition de critères d’examen technique destiné à orienter les investissements des acteurs publics et privés vers les projets contribuant à la transition vers une économie durable et bas carbone.
Une activité est ainsi dite « éligible » à la Taxonomie si elle figure, de manière explicite, parmi la liste des activités établie par la Commission européenne. Cette activité devient ensuite « alignée » si elle répond cumulativement à trois conditions :
Six objectifs environnementaux ont été définis par le règlement Taxonomie et des actes délégués (52) ont été publiés par la Commission européenne visant à préciser les secteurs concernés et les informations requises. Depuis sa mise en place en 2021, le contenu des informations relatives à la Taxonomie à publier a évolué de la manière suivante.
Objectifs environnementaux | FY21 | FY22 | FY23 |
|---|---|---|---|
1. Atténuation du changement climatique | Éligibilité | Éligibilité et alignement | Éligibilité et alignement |
2. Adaptation au changement climatique | |||
3. Protection des ressources aquatiques et marines |
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| Éligibilité |
4. Transition vers une économie circulaire | |||
5. Prévention et réduction de la pollution | |||
6. Protection de la biodiversité et des écosystèmes |
Pour chacun des objectifs environnementaux, le règlement requiert la publication du pourcentage d’activité éligible et/ou aligné pour chacun des trois indicateurs suivants (53):
Les informations financières détaillées ont fait l’objet d’une analyse et d’un contrôle conjoints par la direction du développement durable, la direction financière, la direction du développement immobilier, la direction industrielle, technique et innovation, et les équipes métiers. Les éléments méthodologiques à partir desquels le groupe a conduit son analyse – hypothèses, estimations et limitations – sont décrits au § 2.7.4.3.
Les métiers de la maison Hermès ne présentent pas de chiffre d’affaires significatif figurant à date sur la liste des activités éligibles publiée par la Commission européenne. Néanmoins, le groupe poursuit les efforts entrepris depuis plusieurs années pour limiter son empreinte carbone, promouvoir l’économie circulaire et préserver la biodiversité, tel que décrit aux § 2.5 et § 2.4.
Le tableau réglementaire correspondant est disponible au § 2.7.4.4.
Conformément au règlement, le ratio de dépenses d’exploitation telles que définies par la Taxonomie, rapporté aux dépenses d’exploitation totales du groupe étant inférieur à 5 %, le groupe a utilisé la dérogation prévue permettant de ne pas publier de ratio d’éligibilité et d’alignement taxonomique pour ses OpEx.
Le tableau correspondant est disponible au § 2.7.4.4.
Les ratios d’éligibilité et d’alignement des CapEx, tels que définis par la Taxonomie, sont détaillés ci-dessous. Le tableau réglementaire correspondant est disponible au § 2.7.4.4.
En millions d’euros | 2023 |
| CapEx éligibles |
| CapEx alignés | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Montant | en % du total des Capex | Montant | en % du total des Capex | en % des Capex éligibles | ||||
Total général CapEx taxonomie | 1 327 |
| 832 | 63 % |
| 267 | 20 % | 32 % |
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CapEx Taxonomie immobiliers : | 832 | 832 | 63 % | 267 | 20 % | 32 % | ||
| 228 | 228 | 17 % | 76 | 6 % | 33 % | ||
| 136 | 136 | 10 % | 82 | 6 % | 60 % | ||
| 468 | 468 | 35 % | 109 | 8 % | 23 % | ||
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CapEx Taxonomie autres 1 - 3 | 494 | - | - | - | - | - | ||
(1) Soit un total d’investissements opérationnels de 859 M€ sur l’exercice, cf. notes 7.2.1 et 7.2.2 de l’annexe aux comptes consolidés. (2) Correspond à la mise en place de nouveaux contrats et aux révisions des droits d’utilisation de l’exercice, voir note annexe 7.3.1 aux comptes consolidés. (3) Concernent les Capex non éligibles à la Taxonomie. Il s’agit principalement des investissements informatiques et d’acquisitions de terrains. | ||||||||
En millions d’euros | 2022 |
| CapEx éligibles |
| CapEx alignés | |||
Montant | en % du total des Capex | Montant | en % du total des Capex | en % des Capex éligibles | ||||
TOTAL général CapEx Taxonomie | 848 |
| 582 | 69 % |
| 72 | 8 % | 12 % |
Conformément à la réglementation, le groupe a analysé ses acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles (IAS 16 et IAS 38), de droits d’utilisation (IFRS 16) et de regroupements d’entreprises (IFRS 3) constituant le dénominateur CapEx Taxonomie. Celui-ci s’établit à 1 327 M€ pour 2023, contre 848 M€ en 2022. Il comprend :
Les CapEx éligibles sont liés pour l’essentiel aux activités de construction et de rénovation des bâtiments détenus et loués pour un montant total de 832 M€.
Les objectifs environnementaux concernés par ces CapEx éligibles sont les suivants :
Les CapEx Taxonomie autres, non éligibles, s’élèvent à 494 M€ et comprennent pour l’essentiel :
En 2023, l’alignement des CapEx selon la Taxonomie a atteint 20 % (CapEx alignés rapportés au total des CapEx Taxonomie), contre 8 % en 2022.
Le groupe est propriétaire de la quasi-totalité de ses sites de production. Hermès a créé son propre référentiel de construction durable, appelé Harmonie, labellisé en 2022 pour son alignement sur les labels et certifications les plus ambitieux du marché (§ 2.5.2). Ce référentiel est progressivement enrichi des critères et éléments de preuve requis par la Taxonomie. Ainsi, l’application du référentiel Harmonie a largement contribué à l’augmentation du taux d’alignement des CapEx.
Par ailleurs, le groupe Hermès est locataire de la plupart des magasins dans les villes où il opère. Ces magasins sont souvent situés dans les avenues marchandes de centres-villes historiques, dans des bâtiments ne respectant pas encore les meilleurs standards de performance énergétique, et actuellement incompatibles avec les standards fixés par la Taxonomie. Chaque fois que cela est possible, Hermès entreprend néanmoins des travaux de rénovation permettant d’améliorer la performance environnementale du point de vente occupé.
Au total, l’indicateur alternatif rapportant les CapEx Taxonomie alignés aux CapEx Taxonomie éligibles atteint 32 % en 2023.
Conformément aux exigences de la réglementation pour l’exercice 2023, l’analyse d’alignement a été conduite pour les seuls objectifs d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.
L’alignement est fondé sur le respect des critères de contribution substantielle et sur la non-opposabilité d’un critère DNSH générique ou spécifique (voir méthodologie ci-dessous). Ce respect s’apprécie au regard de justificatifs dont dispose le groupe. Par exemple, des projets de rénovation de grande ampleur améliorant significativement la performance énergétique des bâtiments ont été considérés comme alignés car disposant de tels justificatifs.
Afin de qualifier l’alignement des investissements de rénovation de bâtiments, un travail minutieux a été mené pour chaque investissement supérieur à 500 K€ afin d’analyser l’alignement à la contribution substantielle via notamment la démonstration d’une réduction de la demande d’énergie primaire d’au moins 30 %.
Le travail d’analyse des critères de contribution substantielle pour l’activité 7.7 s’est basé sur l’identification d’éléments permettant de définir la performance énergétique des bâtiments (RE2020, demande d’énergie primaire, DPE, etc.). Comme permis par la Communication de la Commission du 20 novembre 2023 sur l’interprétation et la mise en œuvre de certaines dispositions juridiques de l’acte délégué relatif au volet climatique de la Taxonomie, les investissements de construction de bâtiments neufs du groupe Hermès ont été analysés en utilisant les critères pertinents de l’activité 7.7 et sont reportés au titre de cette activité.
Comme indiqué dans le tableau présentant les ratios d’éligibilité et d’alignement des CapEx, seules les activités éligibles catégorisées 7.2 et 7.7 démontrent une part d’alignement. Les DNSH, pour chacune des activités taxonomiques, ont été appliqués de la façon suivante :
DNSH adaptation – L’acte délégué climat préconise le respect de trois critères :
Depuis 2019, Hermès réalise une analyse des risques physiques impactant ses principales filières. Cette analyse hiérarchise, pour chacun des sites français, une liste d’aléas climatiques physiques chroniques et aigus et les projette sur différents horizons climatiques sur la base des scénarios RCP2.6, RCP4.5 et RCP8.5 du GIEC. En fonction de la hiérarchisation obtenue et du résultat des projections climatiques, Hermès engage la construction de plans d’adaptation cohérents avec la nature des actifs concernés, leur localisation géographique et les risques climatiques physiques prioritaires.
DNSH eau – Ce DNSH impose le respect de débits d’eau par minute variant selon les équipements d’alimentation en eau. Pour s’assurer du respect de ce critère, Hermès a vérifié l’existence de compteurs d’eau ou de solutions de pilotage de la consommation d’eau. Ces solutions indiquent un alignement avec les seuils fixés par la Commission européenne.
DNSH économie circulaire – L’acte délégué impose le respect de trois critères :
Sont considérés comme alignés les investissements immobiliers éligibles et respectant les critères de contribution substantielle respectant ces trois critères.
DNSH pollution – Trois critères doivent être respectés :
Les critères du DNSH pollution ont notamment été considérés comme respectés pour les investissements immobiliers éligibles selon les critères de contribution substantielle lorsque ces projets sont situés en France, au vu des réglementations nationales et européennes applicables en matière de pollution.
DNSH adaptation – Les critères d’applicabilité et leur respect par Hermès sont les mêmes que ceux détaillés pour l’activité 7.2.
Hermès a suivi les recommandations du rapport de la Plateforme européenne sur la finance durable daté d’octobre 2022 concernant l’étude des garanties minimales (« Final report on Minimum Safeguards »). Au regard des quatre thématiques de droits de l’homme, corruption, fiscalité et droit de la concurrence et au regard des critères de non-alignement décrits par le rapport, Hermès a engagé une analyse de controverse sur l’année 2023. Aucune condamnation n’a été identifiée. Le groupe respecte les exigences de garanties minimales pour ce second exercice d’alignement. L’ensemble des engagements du groupe envers ses collaborateurs et ses fournisseurs sont décrits au § 2.8.
Légende des tableaux réglementaires : EL : éligible, N/EL: non éligible
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| Critères de contribution substantielle |
| Critères d’absence de préjudice important |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Activités économiques (1) | Code (2) | Chiffre d’affaires (3) | Part du chiffre d’affaires, année N (4) | Atténuation du changement climatique (5) | Adaptation au changement climatique (6) | Eau (7) | Pollution (8) | Économie circulaire (9) | Biodiversité (10) |
| Atténuation du changement climatique (11) | Adaptation au changement climatique (12) | Eau (13) | Pollution (14) | Économie circulaire (15) | Biodiversité (16) | Garanties minimales (17) | Part du chiffre d’affaires alignée sur la Taxonomie (A.1.) ou éligible à la Taxonomie (A.2.), année N-1 (18) | Catégorie activité habilitante (19) | Catégorie activité transitoire (20) |
A. Activités éligibles à la Taxonomie | ||||||||||||||||||||
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie) | ||||||||||||||||||||
Chiffre d’affaires des activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la Taxonomie) (A.1.) | 0 | 0 % |
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| 0 % |
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Dont habilitantes |
| 0 | 0 % |
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| 0 % | H |
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Dont transitoires |
| 0 | 0 % |
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| 0 % |
| T |
A.2. Activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) | ||||||||||||||||||||
Chiffre d’affaires des activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) (A.2.) | 0 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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| 0 % |
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A. Chiffre d’affaires des activités éligibles à la taxonomie (A.1. + A.2.) | 0 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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| 0 % |
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B. Activités non éligibles à la Taxonomie | ||||||||||||||||||||
Chiffre d’affaires des activités non éligibles à la Taxonomie | 13 427 | 100 % |
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TOTAL (A + B) |
| 13 427 | 100 % |
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| Part du chiffre d’affaires/chiffre d’affaires total | |
|---|---|---|
Alignée sur la Taxonomie par objectif | Éligible à la Taxonomie par objectif | |
Atténuation du changement climatique | 0 % | 0 % |
Adaptation au changement climatique | 0 % | 0 % |
Eau | 0 % | 0 % |
Pollution | 0 % | 0 % |
Économie circulaire | 0 % | 0 % |
Biodiversité | 0 % | 0 % |
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| Critères de contribution substantielle |
| Critères d’absence de préjudice important |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Activités économiques (1) | Code (2) | CapEx (3) | Part des CapEx, année N (4) | Atténuation du changement climatique (5) | Adaptation au changement climatique (6) | Eau (7) | Pollution (8) | Économie circulaire (9) | Biodiversité (10) |
| Atténuation du changement climatique (11) | Adaptation au changement climatique (12) | Eau (13) | Pollution (14) | Économie circulaire (15) | Biodiversité (16) | Garanties minimales (17) | Part des CapEx alignée sur la Taxonomie (A.1) ou éligibles (A.2) à la Taxonomie, année N-1 (18) | Catégorie activité habilitante (19) | Catégorie activité transitoire (20) |
A. Activités éligibles à la Taxonomie | ||||||||||||||||||||
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la Taxonomie) | ||||||||||||||||||||
Rénovation de bâtiments existants | CCM 7.2 | 76 | 6 % | OUI | N/EL | N/EL | N/EL | NON | N/EL |
| OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | 3 % |
| T |
Acquisition et propriété de bâtiments | CCM 7.7 | 191 | 14 % | OUI | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL |
| OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | 5 % |
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CapEx des activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la Taxonomie) (A.1.) | 267 | 20 % | 20 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
| OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | 8 % |
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Dont habilitantes |
| 0 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
| OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | 0 % | H |
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Dont transitoires |
| 76 | 6 % | 6 % |
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| OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | OUI | 3 % |
| T |
A.2. Activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) | ||||||||||||||||||||
Rénovation de bâtiments existants | CCM 7.2 et CE 3.2 | 152 | 11 % | EL | N/EL | N/EL | N/EL | EL | N/EL |
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| 18 % |
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Installation, maintenance et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique | CCM 7.3 et CCA 7.3 | 0 | 0 % | EL | EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL |
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|
| 0 % |
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Acquisition et propriété de bâtiments | CCM 7.7 | 413 | 31 % | EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL |
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| 42 % |
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CapEx des activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) (A.2.) | 565 | 43 % | 43 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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| 60 % |
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A. CapEx des activités éligibles à la Taxonomie (A.1. + A.2.) | 832 | 63 % | 63 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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| 69 % |
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B. Activités non éligibles à la Taxonomie | ||||||||||||||||||||
CapEx des activités non éligibles à la Taxonomie | 494 | 37 % |
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TOTAL (A + B) |
| 1 327 | 100 % |
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| Part des CapEx/Total des CapEx | |
|---|---|---|
| Alignée sur la Taxonomie par objectif | Éligible à la Taxonomie par objectif |
Atténuation du changement climatique | 20 % | 63 % |
Adaptation au changement climatique | 0 % | 0 % |
Eau | 0 % | 0 % |
Pollution | 0 % | 0 % |
Économie circulaire | 0 % | 17 % |
Biodiversité | 0 % | 0 % |
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| Critères de contribution substantielle |
| Critères d’absence de préjudice important |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Activités économiques (1) | Code (2) | OpEx (3) | Part des OpEx, année N (4) | Atténuation du changement climatique (5) | Adaptation au changement climatique (6) | Eau (7) | Pollution (8) | Économie circulaire (9) | Biodiversité (10) |
| Atténuation du changement climatique (11) | Adaptation au changement climatique (12) | Eau (13) | Pollution (14) | Économie circulaire (15) | Biodiversité (16) | Garanties minimales (17) | Part des OpEx alignée sur la Taxonomie (A.1.) ou éligibles à la Taxonomie (A.2.), année N-1 (18) | Catégorie activité habilitante (19) | Catégorie activité transitoire (20) |
A. Activités éligibles à la taxonomie | ||||||||||||||||||||
A.1. Activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la taxonomie) | ||||||||||||||||||||
OpEx des activités durables sur le plan environnemental (alignées sur la Taxonomie) (A.1.) | 0 | 0 % |
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| 0 % |
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Dont habilitantes |
| 0 | 0 % |
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| 0 % | H |
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Dont transitoires |
| 0 | 0 % |
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| 0 % |
| T |
A.2. Activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) | ||||||||||||||||||||
OpEx des activités éligibles à la Taxonomie mais non durables sur le plan environnemental (non alignées sur la Taxonomie) (A.2.) | 0 | 0 % | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL |
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| 0 % |
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A. OpEx des activités éligibles à la Taxonomie (A.1 + A.2) | 0 | 0 % | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL | N/EL |
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| 0 % |
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B. Activités non éligibles à la Taxonomie | ||||||||||||||||||||
OpEx des activités non éligibles à la Taxonomie | 7 989 | 100 % |
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TOTAL (A + B) |
| 7 989 | 100 % |
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| Part des OpEx/Total des OpEx | |
|---|---|---|
| Alignée sur la Taxonomie par objectif | Éligible à la Taxonomie par objectif |
Atténuation du changement climatique | 0 % | 0 % |
Adaptation au changement climatique | 0 % | 0 % |
Eau | 0 % | 0 % |
Pollution | 0 % | 0 % |
Économie circulaire | 0 % | 0 % |
Biodiversité | 0 % | 0 % |
Le Sustainability Accounting Standards Board (Conseil des normes comptables de développement durable, SASB) est un organisme de normalisation indépendant à but non lucratif qui élabore et maintien des normes de reporting pour des informations sur le développement durable matérielles sur le plan financier. Le SASB a établi des normes propres à 77 secteurs d’activité dont le secteur « Vêtements, accessoires et chaussures (biens de consommation) ».
Hermès présente, en complément des informations présentées dans ce rapport, une synthèse de ses actions selon la grille de lecture sectorielle. Cette publication est également l’opportunité de mettre en avant la logique de progrès de la maison. Le modèle d’affaires d’Hermès est assez atypique par rapport au secteur pris en compte par le SASB. Le SASB identifie neuf sujets clés pour le secteur, dont cinq concernent la supply chain (CG-AA-430), et peu concernent les aspects sociaux et sociétaux. Hermès opère selon un modèle d’affaires très intégré (55 % de la production fabriquée dans les ateliers Hermès internes), avec des relations de partenariat avec ses fournisseurs (l’ancienneté moyenne des relations avec le top 50 des fournisseurs directs est de 20 ans), et des productions fabriquées en France (par exemple pour 100 % de la maroquinerie, qui représente la moitié des ventes du groupe) et 74 % au total. Bien qu’importants, les sujets liés à la supply chain mis en avant par le SASB ne sont pas les seuls. Les enjeux humains et sociétaux sont également clés pour la pérennité de la maison. En matière de risques, les catégories identifiées par le SASB ne sont pas toujours les plus significatives pour Hermès. Comme expliqué au § 2.1, le groupe a identifié et hiérarchisé 13 sujets clés qui articulent son reporting et donnent les informations extra-financières matérielles sur un plan financier, utiles, comparables (même si parfois spécifiques) et reposant sur des données probantes. En complément, comme présenté dans ce document, le groupe utilise le cadre de reporting du CDP pour ses enjeux carbone, eau, forêts, et s’inscrit dans les recommandations de la TCFD.
Sujet SASB | Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphes du document d’enregistrement universel |
|---|---|---|
Gestion des produits chimiques (CG-AA-250a)
| Hermès prend toutes ses responsabilités de metteur sur le marché, pour garantir la conformité réglementaire de tous les produits vendus, dans tous les pays où il opère.
La liste des substances réglementées suivie par le groupe est la liste des substances régulées à travers le monde. Le groupe a fixé comme cible le respect de la réglementation la plus exigeante, qui est généralement la réglementation européenne. | § 2.5.5.2 |
Répercussions environnementales dans la chaîne d’approvisionnement (CG-AA-430a)
| Hermès s’assure de contrôler l’empreinte environnementale de sa supply chain. Le groupe vérifie par des audits réguliers que ses fournisseurs (de rang 1) respectent la réglementation locale en ce qui concerne la conformité réglementaire de leurs effluents.
Les entités du groupe et celles des fournisseurs sont soumises régulièrement à des audits réalisés par les équipes Hermès, des consultants externes, en complément de ceux réalisés par les autorités (notamment pour les sites soumis à autorisation). | § 2.6.1, § 2.5.3, § 2.6, § 2.4.2, § 2.6 |
Conditions de travail dans la supply chain (CG-AA-430b)
| La politique du groupe en matière de relations fournisseurs s’articule autour de quatre piliers qui sont la sécurité, la qualité & l’innovation, la maîtrise des coûts et la RSE.
Hermès sollicite systématiquement l’engagement formel de ses fournisseurs à respecter leurs obligations sociales, règlementaires et environnementales à travers deux cahiers d’engagement signés par les deux parties. | § 2.6.1, § 2.6.2, § 2.8.1 et § 2.8.4 |
Approvisionnement en matières premières (CG-AA-440a)
| Le groupe exerce un contrôle étroit sur les approvisionnements en matières premières, notamment sur le plan de la qualité comme sur les conditions d’obtention de ces matières et leur impact environnemental et social.
Dès qu’un risque lié à la conformité sociale ou environnementale est décelé, le groupe diligente des investigations qui peuvent conduire à arrêter les approvisionnements.
Les objectifs et recommandations concernant les filières d’approvisionnement d’Hermès sont présentés dans le brief filières. | § 2.4 et § 2.4.2.1
|
Hermès présente ses actions selon le cadre recommandé par la TCFD. La TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures) est un groupe de travail créé en décembre 2015 lors de la COP 21. Ce groupe de travail a publié des recommandations, mises à jour en 2021, sur la manière de reporter et de publier les risques et opportunités liés au changement climatique, avec pour objectifs d’augmenter la transparence entre entreprises et investisseurs afin de réduire les risques d’investissement, et de réconcilier le temps court des décisions financières avec le temps long des conséquences du changement climatique.
Recommandations TCFD |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès |
| Paragraphes du document d’enregistrement universel |
|---|---|---|---|---|
Gouvernance | ||||
Surveillance par le Conseil d’administration des risques et opportunités liés au climat
|
| Le comité RNG-RSE exerce le rôle de supervision des enjeux développement durable et auditionne la direction du développement durable deux fois par an, renforçant le niveau d’exigence vis-à-vis des sujets climat. |
| § 2.1.6 et § 2.5.6 |
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des risques et des opportunités liés au climat
|
| Le gérant du groupe, Axel Dumas, a été impliqué dans de nombreux sujets liés au climat au cours de l'année, dont notamment les décisions de réviser l’engagement climat d’Hermès à la hausse avec la validation SBTi pour une trajectoire 1,5 °C. Le Comité exécutif consacre au moins 4 semaines par an au sujet RSE, dont le climat. |
| § 2.1.6, § 2.5.1 et § 2.5.6 |
Stratégie climat | ||||
Risques et opportunités liés au climat que le groupe a identifiés à court, moyen et long termes
|
| L’exposition aux risques de transition est étudiée à la fois par la direction de l’audit et des risques dans ses travaux d’analyse verticale des grandes activités de la maison, par les directions industrielles et du développement durable, et lors du Conseil du développement durable et des sessions dédiées au Comité exécutif, avec une vision plus transversale. |
| § 2.5.6.1 |
Impact des risques et des opportunités liés au climat sur les activités, la stratégie et la planification financière du groupe
|
| Les perturbations du système climatique et les enjeux de transition opérationnels, réglementaires et politiques associés tels que le prix du carbone sont d’ores et déjà identifiés comme risque physique et de transition ayant des impacts sur la chaîne d’approvisionnement du groupe, ses différentes opérations (manufacturières, logistiques, de distribution), ainsi que sur le comportement de ses clients.
|
| § 1.10 |
Résilience de la stratégie de l’organisation, en tenant compte de différents scénarios liés au climat, y compris un scénario de 2 °C ou moins |
| Le groupe fait analyser les scénarios du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) RCP 2.6 (équivalent à un scénario dit 2 °C), RCP 4.5 et RCP 8.5. sur trois échelles de temps (vision budgétaire à deux ans, moins de cinq ans et vision long terme à 25 ans).
|
| § 2.5.6 |
Gestion des risques climat | ||||
Processus du groupe pour identifier et évaluer les risques liés au climat
|
| Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer. |
| § 2.5.6 et § 4.3 |
Processus de l’organisation pour gérer les risques liés au climat |
| Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques. |
| § 4.3 |
Intégration des processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés au climat dans la gestion globale des risques de l’organisation
|
| Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie de risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés au climat tels que la raréfaction de certaines matières premières. |
| § 4.3 |
Métriques et objectifs | ||||
Indicateurs utilisés par le groupe pour évaluer les risques et les opportunités liés au climat, conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques
|
| Le SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions carbone d’Hermès, confirmant l’adéquation de sa politique avec l’Accord de Paris sur une trajectoire 1,5 °C. |
| § 2.5.1 et § 2.5.6 |
Communiquer les émissions de gaz à effet de serre (GES) scopes 1, 2 et, le cas échéant, 3, ainsi que les risques connexes
|
| Hermès base ses calculs d’émissions carbone sur les règles du protocole GHG. Le groupe a mis en place un outil de reporting spécifique et fait régulièrement appel à des experts pour affiner les calculs de facteurs d’émission et réviser une partie des calculs réalisés par les métiers ou les filiales. Hermès s’assure que l’audit des calculs de ses émissions carbone est effectué par un tiers indépendant. |
| § 2.5.6 |
Objectifs utilisés par le groupe pour gérer les risques et les opportunités liés au climat et les performances par rapport à ces objectifs
|
| Les objectifs fondés sur la science et alignés avec un monde à 1,5 °C, visent à réduire de 50,4 % la valeur absolue des émissions de GES pour les émissions des scopes 1 et 2, et de 58,1 % la valeur relative (émissions de GES par million d’euros de marge brute) pour les émissions du scope 3 sur la période allant de 2018 à 2030. |
| § 2.5.6 |
Un groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures – TNFD) est constitué afin d’élaborer et de fournir un cadre de reporting des risques et opportunités liés à l’évolution de la nature et d’agir en conséquence, dans le but à terme de soutenir une réorientation des flux financiers mondiaux vers des projets à externalités positives pour la nature. Ce groupe a publié en septembre 2023 un cadre de transparence, auquel Hermès s’aligne en publiant l’information exigée au sein de cette déclaration de performance extra-financière. Le détail de l’alignement avec ce cadre est présenté dans la table ci-dessous :
Recommandations TNFD |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès |
| Paragraphes du document d’enregistrement universel |
|---|---|---|---|---|
Gouvernance | ||||
Surveillance exercée par le Conseil des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
|
| Le comitéRNG-RSE exerce le rôle de supervision des enjeux développement durable et auditionne la direction du développement durable deux fois par an, renforçant le niveau d’exigence vis-à-vis des sujets biodiversité. |
| § 2.1.6 et § 2.4.3 |
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
|
| Le sujet « Biodiversité » est supervisé par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. Par ailleurs, cet enjeu est porté par une compétence spécifique présente au Conseil de surveillance. |
| § 2.1.6 et § 2.4.3 |
Politiques et les activités d’engagement de l’organisation en matière de droits de l’homme, ainsi que la surveillance exercée par le Conseil d’administration et la direction, en ce qui concerne les peuples autochtones, les communautés locales, les parties prenantes affectées et autres, dans l’évaluation et la réponse de l’organisation aux dépendances et aux impacts liés à la nature, les risques et les opportunités |
| Porté par ses valeurs humanistes, le groupe Hermès inscrit sa démarche éthique et conformité dans le cadre universel posé par les grands principes, normes et accords internationaux, notamment ceux couvrant le sujet des droits de l’homme. Le groupe a plusieurs exigences éthiques : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité, un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, une politique en matière de lutte contre la corruption et, enfin, une démarche structurée visant à protéger les données personnelles. Une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation est garante des engagements, politiques, dispositifs de contrôle et d’alerte qui forment le socle de la démarche. |
| § 2.8 |
Stratégie liée à la nature | ||||
Divulguer les impacts réels et potentiels des risques, opportunités et dépendances liés à la nature sur les activités, la stratégie et la planification financière de l’organisation lorsque ces informations sont importantes
|
| Le schéma directeur biodiversité du groupe est construit selon six composantes en alignement avec les recommandations de la TNFD et à celles du dispositif Act4Nature International : vision, gouvernance et organisations, les quatre piliers de nos engagements (former, collaborer, évaluer, agir). En cohérence avec le schéma directeur biodiversité, la démarche SBTN a été lancée en 2023. |
| § 2.4.3 et § 4.1.4 |
Dépendances, impacts, risques et opportunités liés à la nature que l’organisation a identifié à court, moyen et long termes
|
| Les diagnostics menés sur la biodiversité des sites et les ressources en eau ont permis d’évaluer les risques sur les activités directes du groupe. Depuis 2019, Hermès a cartographié méthodologiquement 80 filières afin d’en identifier les risques, y compris sur l’environnement. |
| § 4.1.4 |
Effets que les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature ont eu sur le modèle commercial, la chaîne de valeur, la stratégie et la planification financière de l’organisation, ainsi que tous les plans ou analyses de transition |
| Le déploiement de la stratégie biodiversité est supervisé par le Comité exécutif et le Conseil du développement durable, et revu régulièrement par des organisations externes comme Act4Nature international. Le plan d’action suit quatre axes : la formation de tous les collaborateurs à la biodiversité, la collaboration avec des parties prenantes externes reconnues, la mesure des relations d’Hermès avec la biodiversité et l’activation de plans d’action proportionnels aux enjeux. |
| § 2.4.3 et § 4.3 |
Résilience de la stratégie de l’organisation face aux risques et opportunités liés à la nature, en tenant compte de différents scénarios |
| La grande diversité de types (plus de 35 cuirs différents) et d’origines géographiques des matières naturelles d’Hermès et sa production essentiellement en France permettent de réduire son exposition à la dégradation ponctuelle ou chronique de certains écosystèmes. |
| § 2.4.2 et § 4.1.4 |
Divulguer les emplacements des actifs et/ou des activités dans les opérations directes de l’organisation et, si possible, la ou les chaînes de valeur en amont et en aval qui répondent aux critères d’emplacement prioritaires |
| Hermès publie les brief filières pour ses fournisseurs qui prennent également en compte les enjeux biodiversité ainsi que la cartographie de ses sites de production. |
| § 2.1 et § 2.4.3 |
Gestion des risques et des impacts liés à la nature | ||||
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans ses opérations directes
|
| Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer. En complément, les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation. |
| § 2.4.3 et § 4.3 |
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans sa ou ses chaînes de valeur en amont et en aval |
| La gestion des risques pour les chaïnes de valeur est incluse dans le processus groupe. Il est donc fondé sur la préparation de cartographies de risques, et complété par les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN qui ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation. |
| § 2.4.3 et § 4.3 |
Processus de l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature
|
| Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques. |
| § 4.3 |
Processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés à la nature sont intégrés dans la gestion générale des risques de l’organisation
|
| Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie de risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés à la biodiversité tels que la diminution de l’intégrité des écosystèmes. |
| § 4.3 |
Outils de mesure et objectifs | ||||
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques
|
| Hermès utilise des métriques spécifiques pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature, en alignement avec sa stratégie et son processus de gestion des risques. |
| § 2.4.3, § 2.5 et § 4.3 |
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les dépendances et les impacts sur la nature.
|
| Hermès a mesuré en 2021 son empreinte grâce à l’outil Global Biodiversity Score porté par CDC biodiversité (filiale de la Caisse des dépôts), mis en œuvre avec l’appui de WWF France et basé sur des données terrain, financières et théoriques de 2019. Une mise à jour est en cours sur le périmètre de l'activité cuir. Cette démarche de mesure d’empreinte biodiversité s’intègre dans la cible 15 de l’Accord de Kunming-Montréal. Lancement de la démarche SBTN sur l'exercice.
|
| § 2.4.3 |
Cibles & objectifs utilisés par l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature, ainsi que sa performance par rapport à ceux-ci |
| Hermès fixe des objectifs à la fois spécifiques sur la biodiversité mais également liés à sa performance industrielle (eau, déchets, pollution) et à la responsabilité de ces filières (certification). Ces objectifs sont revus au minimum annuellement pour en assurer la performance. |
| § 2.4.2, § 2.4.3 et § 2.5 |
Entré en application en mars 2021, le règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) est un règlement européen introduit pour améliorer la transparence sur le marché des produits d’investissement durables et pour accroître la transparence autour des revendications de durabilité faites par les acteurs des marchés financiers. Ce nouveau règlement met en place, pour les entreprises du secteur financier exclusivement, l’obligation de publier des informations en matière de risques de non-durabilité, ainsi que des indicateurs mesurant les principales incidences négatives de leur activité (Principal Adverse Impact Indicators – PAI).
Bien que ce nouveau règlement ne s’applique pas à Hermès, le groupe publie, par souci de transparence et d’alignement avec le Plan d’action pour la Finance Durable défini par la Commission européenne, ses propres indicateurs PAI, identifiables grâce au tableau ci-après.
Thématiques | PAI | Information pour Hermès |
|---|---|---|
Gaz à effet de serre (GES) |
|
|
Biodiversité | Activités affectant significativement les zones sensibles à la biodiversité | Diagnostic en cours, § 2.4.3.4 |
Eau | Consommation d’eau | § 2.5.4.1.1 |
Déchets | Taux de déchets dangereux | § 2.5.5 |
Questions sociales et relatives aux employés |
|
|
Le protocole de reporting du groupe Hermès respecte par ailleurs le cadre défini par la Global Reporting Initiative (GRI) et aborde l’ensemble des thématiques de durabilité recommandées par ce référentiel, comme présenté dans le tableau ci-dessous :
|
|
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|---|---|---|
GRI 1 | Principes généraux | Note méthodologique – chapitre 2 |
GRI 2 | Éléments généraux d’information | Note méthodologique – chapitre 2 |
GRI 3 | Approche managériale | § 2.1.6 |
GRI-201 | Performance économique | § 1.5, § 1.6, § 1.7 |
GRI-202 | Présence sur le marché | § 1.4 |
GRI-203 | Impacts économiques indirects | § 2.7 |
GRI-204 | Pratiques d’achat | § 2.6 |
GRI-205 | Lutte contre la corruption | § 2.8.2 |
GRI-206 | Comportement anti-concurrentiel | § 2.8.1.2.3 |
GRI-207 | Fiscalité | § 2.7.2.1.1 |
GRI-301 | Matières | § 2.4. |
GRI-302 | Énergie | § 2.5.4.1.2 |
GRI-303 | Eau et effluents | § 2.5.4.1.1 |
GRI-304 | Biodiversité | § 2.4.3 |
GRI-305 | Émissions | § 2.5.7.2 |
GRI-306 | Effluents et déchets | § 2.5.5 |
GRI-307 | Conformité environnementale | § 2.5.6.2.1 |
GRI-308 | Évaluation environnementale des fournisseurs | § 2.6.1.1 |
GRI-401 | Emploi | § 2.2.2 |
GRI-402 | Relations employés/direction | § 2.2.7 |
GRI-403 | Santé et sécurité au travail | § 2.2.5.2 |
GRI-404 | Formation et éducation | § 2.3 |
GRI-405 | Diversité et égalité des chances | § 2.2.3. |
GRI-406 | Lutte contre la discrimination | § 2.2.4.2 |
GRI-407 | Liberté syndicale et négociation collective | § 2.2.7 |
GRI-408 | Travail des enfants | § 2.6.1.6 |
GRI-409 | Travail forcé ou obligatoire | § 2.6.1.6 |
GRI-410 | Pratiques de sécurité | § 2.6.1.6 |
GRI-411 | Droits des peuples autochtones | § 2.6.1.6 |
GRI-412 | Évaluation des droits de l’homme | § 2.6.1.1, § 2.8.1.2.1 |
GRI-413 | Communautés locales | § 2.7.1, § 2.7.2 |
GRI-414 | Évaluation sociale des fournisseurs | § 2.6 |
GRI-415 | Politiques publiques | § 2.7.1, § 2.7.2 |
GRI-416 | Santé et sécurité des consommateurs | § 2.7.3.2 |
GRI-417 | Commercialisation et étiquetage | § 2.7.3.2 |
GRI-418 | Confidentialité des données des clients | § 2.8.3 |
GRI-419 | Conformité socio-économique | § 4.1.3 |
N° 3 : Bonne santé et bien-être | ||
3.d | Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux. | |
3.8 | Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
Baisse de 20 % du taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt, et d’1/3 du taux de gravité | 97 % des collaborateurs dans le monde bénéficient de régimes supplémentaires aux régimes légaux de santé | Taux d’absentéisme Groupe |
N° 4 : Éducation de qualité | ||
|---|---|---|
4.4 | D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat. | |
4.7 | D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et des modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
3 jours de formation | 800 apprenants accompagnés et formés | Plus de 10 000 participations |
N° 6 : Eau propre et assainissement | ||
|---|---|---|
6.4 | D’ici à 2030, augmenter considérablement l’utilisation rationnelle des ressources en eau dans tous les secteurs et garantir la viabilité des retraits et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
Diminution de 9 % de ses consommations d’eau | 100 % de ses tanneries (sites industriels |
N° 7 : Énergie propre et d’un coût abordable | ||
|---|---|---|
7.2 | D’ici à 2030, accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique mondial. | |
7.3 | D’ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
69 % des consommations d’énergie | Baisse de 3 % des consommations d’énergie |
N° 10 : Inégalités réduites | ||
|---|---|---|
10.2 | D’ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre. | |
10.3 | Assurer l’égalité des chances et réduire l’inégalité des résultats, notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en promouvant l’adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la matière. | |
10.4 | Adopter des politiques, notamment sur les plans budgétaire, salarial et dans le domaine de la protection sociale, et parvenir progressivement à une plus grande égalité. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
68 % de femmes | 100 % des collaboratrices du groupe couvertes | 6,8 % de collaborateurs |
N° 11 : Villes et communautés durables | ||
|---|---|---|
11.a | Favoriser l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement à l’échelle nationale et régionale. | |
11.b | D’ici 2020, accroître considérablement le nombre de villes et d’établissements humains qui adoptent et mettent en œuvre des politiques et plans d’action intégrés en faveur de l’insertion de tous, de l’utilisation rationnelle des ressources, de l’adaptation aux effets des changements climatiques et de leur atténuation et de la résilience face aux catastrophes, et élaborer et mettre en œuvre, conformément au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), une gestion globale des risques de catastrophe à tous les niveaux. | |
11.3 | D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation inclusive et durable pour tous et les capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays. | |
11.4 | Renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel mondial. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
75 sites de production, | 1 300 emplois | 293 M€ d’achats à valeur ajoutée sociale |
N° 12 : Consommation et production responsables | ||
|---|---|---|
12.b | Mettre au point et utiliser des outils de contrôle des impacts sur le développement durable, pour un tourisme durable qui crée des emplois et met en valeur la culture et les produits locaux. | |
12.2 | D’ici à 2030, parvenir à une gestion durable et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles. | |
12.5 | D’ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation. | |
12.6 | Encourager les entreprises, en particulier les grandes et les transnationales, à adopter des pratiques viables et à intégrer dans les rapports qu’elles établissent des informations sur la viabilité. | |
12.8 | D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les personnes, partout dans le monde, aient les informations et connaissances nécessaires au développement durable et à un style de vie en harmonie avec la nature. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
0 % de destruction d’objets Hermès en France (périmètre loi Agec), objectif élargi à l’ensemble | 202 000 | Plus de 2,8 millions |
N° 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques | ||
|---|---|---|
13.1 | Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat. | |
13.2 | Incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales. | |
13.3 | Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
Baisse de 49,6 % en valeur absolue | Analyse des risques physiques | Compensation de 100 % |
N° 15 : Vie terrestre | ||
|---|---|---|
15.a | Mobiliser des ressources financières de toutes provenances et les augmenter nettement pour préserver la biodiversité et les écosystèmes et les exploiter durablement. | |
15.b | Mobiliser d’importantes ressources de toutes provenances et à tous les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays en développement à privilégier ce type de gestion, notamment aux fins de la préservation des forêts et du reboisement. | |
15.c | Apporter, à l’échelon mondial, un soutien accru à l’action menée pour lutter contre le braconnage et le trafic d’espèces protégées, notamment en donnant aux populations locales d’autres moyens d’assurer durablement leur subsistance. | |
15.1 | D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux. | |
|
| |
15.2 | D’ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial. | |
15.7 | Prendre d’urgence des mesures pour mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces végétales et animales protégées et s’attaquer au problème sous l’angle de l’offre et de la demande. | |
15.9 | D’ici à 2020, intégrer la protection des écosystèmes et de la biodiversité dans la planification nationale, dans les mécanismes de développement, dans les stratégies de réduction de la pauvreté et dans la comptabilité. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
100 % des maroquineries | 100 % des achats liés aux filières animales sont couverts par la politique Bien-Être animal groupe | 100 % des sacs orange |
N° 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs | ||
|---|---|---|
17.17 | Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats public-privé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur l’expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la matière. | |
Contributions principales d’Hermès en 2023 | ||
Collaboration avec plus de 50 parties prenantes | 25 projets soutenus à travers le monde via les fonds Livelihoods, |
Porté par ses valeurs humanistes, le groupe Hermès inscrit sa démarche éthique et conformité dans le cadre universel posé par les grands principes, normes et accords internationaux, notamment ceux couvrant le sujet des droits de l’homme. Le groupe a plusieurs exigences éthiques : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité, un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, une politique en matière de lutte contre la corruption et, enfin, une démarche structurée visant à protéger les données personnelles.
Une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation, est garante des engagements, politiques, dispositifs de contrôle et d’alerte qui forment le socle de la démarche.
Le groupe Hermès entretient des relations avec ses collaborateurs et ses partenaires fondées sur la confiance, sur une communication ouverte et sur une stratégie de contrôle adaptée aux enjeux. Afin que chaque collaborateur adhère aux règles de bonne conduite portées par Hermès, de nombreuses formations leur permettent de comprendre l’importance et les enjeux de la démarche éthique du groupe dans le cadre de l’exercice de leurs activités. Les partenaires sont, quant à eux, informés des attentes du groupe et de l’existence des canaux de remontée d’information et de leurs modalités de saisine.
Le groupe a renforcé en 2023 ses programmes de conformité notamment par :
Éthique – Conformité | |||
|---|---|---|---|
Objectifs | Indicateurs | Résultats 2023 | Progression 2022/2023 |
Promouvoir les grands principes éthiques et l’application des réglementations sur les droits humains et la lutte contre la corruption | |||
Assurer l’adhésion des collaborateurs aux principes de l’éthique et de la conformité | 100 % des collaborateurs informés | 100 % des collaborateurs destinataires des codes de conduite des affaires, charte éthique et code de conduite anticorruption | = |
Renforcer le devoir de vigilance du groupe | Publication d’un plan de vigilance autonome | Publication du plan de vigilance 2023 du groupe primé par le Forum pour l'Investissement Responsable (voir § 2.1.1) | ➚ |
La politique du groupe vise à entretenir, partout où il opère, des relations saines et durables avec ses collaborateurs, ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires et ses communautés. Cette démarche est organisée avec une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation, une politique, des efforts de promotion et de sensibilisation aux enjeux d’éthique et d’intégrité, et avec des outils qui formalisent ses engagements.
La promotion des valeurs éthiques est assurée par des actions de sensibilisation et de formation aux politiques du groupe. Le groupe a également mis en place des dispositifs de prévention et de détection afin de prévenir toute atteinte à ses principes.
Le Comité exécutif d’Hermès supervise tous les sujets éthiques, notamment ceux relatifs aux droits humains. Il s’appuie sur un Comité éthique mis en place en 2018 présidé par le directeur général gouvernance et développement des organisations, membre du Comité exécutif, et composé du directeur des ressources humaines également membre du Comité exécutif, du directeur du développement social groupe, du directeur juridique groupe, et du directeur juridique conformité.
Le Comité éthique supervise les actions en matière d’éthique avec trois missions principales :
Le Comité éthique s’est réuni formellement quatre (4) fois en 2023 et ses membres échangent entre eux aussi souvent que nécessaire.
La direction juridique conformité a pour mission principale de concevoir, développer, mettre en place et animer des programmes de conformité ainsi que les politiques éthiques du groupe pour le monde entier. Elle identifie, évalue et contrôle les risques conformité auxquels le groupe Hermès est exposé, vérifie la conformité aux différentes législations et réglementations, tout en assurant, en étroite coopération avec les différents départements du groupe, la coordination, le déploiement et l’actualisation des programmes de conformité. Le directeur juridique conformité est rattaché au directeur juridique groupe, qui reporte au directeur général gouvernance et développement des organisations, membre du Comité exécutif. Ce dernier reporte au gérant du groupe.
L’indépendance du directeur juridique conformité est assurée par un reporting direct et régulier auprès du directeur général gouvernance et développement des organisations, à l’occasion de réunions fréquentes et du Comité éthique.
Le directeur juridique conformité préside et anime le Comité compliance et vigilance.
A minima une fois par an, le directeur juridique conformité rend compte de sa mission au Comité d’audit et des risques du Conseil de surveillance d’Hermès International.
Pour le déploiement des programmes de conformité et des politiques éthiques au sein du groupe, la direction juridique conformité s’appuie sur les juristes de la direction juridique d’Hermès International de Paris, sur les départements juridiques des filiales (à Lyon, New York, Shanghai, Singapour, Séoul et Tokyo) ainsi que sur le réseau des contrôleurs internes du groupe.
Ces collaborateurs participent à la mise en œuvre et à l’animation des programmes de conformité, y compris du plan de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi qu’au déploiement des politiques éthiques au sein de tous les métiers et entités du groupe. Ils vérifient notamment que les politiques et procédures mises en place sont appliquées par les opérationnels de tous les métiers et entités.
Le Comité compliance et vigilance se réunit régulièrement et est composé des fonctions suivantes :
Il a pour mission notamment :
L’action du Comité compliance et vigilance contribue à :
À titre d’exemple, en 2023, le Comité compliance et vigilance a suivi l’actualisation de la cartographie des risques et le plan de vigilance associé, en particulier en matière de droits humains, ainsi que le sujet des sanctions économiques internationales.
Les équipes juridiques implantées en France (Paris et Lyon) et aux États-Unis, en Chine, au Japon, à Singapour et en Corée du Sud, font partie du réseau des correspondants conformité et jouent un rôle de relais conformité. Ces derniers collaborent en lien avec la direction juridique conformité du groupe et avec le délégué à la protection des données du groupe, afin de décliner, d’animer, de coordonner et de contrôler les programmes de conformité et les politiques éthiques au sein du groupe. Les équipes juridiques bénéficient d’un cadre de revue conformité leur permettant d’appliquer les programmes correspondants.
Les directions juridiques internationales assurent un suivi des sujets conformité avec les équipes locales. À titre d’illustration, un Comité compliance régional a été créé en 2020 et se réunit trimestriellement afin de traiter l’ensemble des sujets conformité, éthique et données personnelles de la région Asie du Sud-Est. Ce comité réunit les fonctions juridiques, ressources humaines, contrôle interne et la direction des entités concernées.
Les contrôleurs et auditeurs internes sont également des correspondants conformité et contrôlent l’application des programmes de conformité (cf. chapitre 4 : Facteurs et gestion des risque RFA, § 4.3). Les contrôleurs internes du groupe disposent d’un cadre de revue conformité et de contrôle de deuxième niveau élaboré en collaboration avec la direction juridique conformité et la direction de l’audit et des risques.
Par ailleurs, dans le Code de conduite fournisseurs (déployé en 2024), il est prévu que lorsque la législation nationale du pays du fournisseur et le Code traitent des mêmes sujets, les normes ou standards les plus élevés s’appliquent, dans le respect des dispositions d’ordre public locales. Cette disposition découle des principes OCDE et permet de protéger l’ensemble des personnes impliquées dans toute notre chaîne de valeur (se rapporter au 2.7).
Hermès est impliqué dans la promotion du respect des droits humains et des libertés fondamentales et, à ce titre, il s’engage à respecter les principes, normes et accords internationaux listés dans le tableau ci-dessous :
La politique du groupe est d’adhérer aux principes éthiques universellement reconnus, notamment ceux concernant les droits humains et la lutte contre la corruption, et de s’assurer de leur mise en œuvre dans ses opérations. Cette politique est formalisée par plusieurs chartes et codes complémentaires, validés par le Comité exécutif, s’inscrivant dans le cadre de principes fondamentaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, les règles de l’OIT, de l’OCDE ou le Pacte mondial en matière de développement durable.
Par ailleurs, le groupe Hermès et l’ensemble de ses collaborateurs s’attachent à respecter les lois et règlements applicables dans tous les pays où ils exercent une activité.
Ces principes sont explicitement repris depuis 2009 dans la charte éthique du groupe et depuis 2012 dans le code de conduite des affaires, remis à tous les collaborateurs et disponible sur l’intranet groupe ainsi que sur le site Internet financier (54).
« La charte éthique vise à nourrir le projet d’entreprise autour de l’authenticité de l’objet et de l’éthique du groupe. Elle veille au respect du devoir de reconnaissance de nos collaborateurs et partenaires.
Cette charte ne se substitue pas aux lois et règlements applicables dans les pays où le groupe opère, mais elle a pour objectifs d’en promouvoir le respect et à en assurer une bonne application. Elle s’inscrit bien évidemment dans le cadre de principes fondamentaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, les règles de l’OIT, de l’OCDE ou le Pacte mondial des Nations unies. Elle est un des moyens d’assurer la durabilité de notre modèle singulier d’entreprise. »
Henri-Louis Bauer – président du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS ; Axel Dumas – gérant
L’éthique de la maison est formalisée, depuis 2009, dans une charte éthique, mise à jour en 2023, diffusée dans le monde entier à tous les salariés, en 12 langues, afin d’être accessible à tous.
Une version synthétique est également disponible sur internet (55) et sur l’intranet HermèSphère dans la section « Notre éthique ». Elle réaffirme la volonté du groupe de respecter des principes fondamentaux dans les relations avec ses parties prenantes et est signée par la Gérance.
La charte éthique, conçue comme un instrument de progrès et de dialogue, cherche à promouvoir le respect et assurer la bonne application des lois, règlements et principes fondamentaux. Elle invite les collaborateurs, en cas de difficulté d’application ou d’incompréhension, à dialoguer avec leur hiérarchie. Elle s’articule autour des sujets suivants :
« Pour contribuer à la bonne compréhension de tous, nous avons formalisé ce “code de conduite des affaires”. Son rôle est de sensibiliser sur certains risques, et de donner aux collaborateurs du groupe des réflexes de comportement sur des thèmes qui sont fréquemment discutés.
Les fiches ci-après, dont chacun doit être garant de la bonne application, sont des instruments de progrès et de dialogue. »
Axel Dumas – gérant
Un code de conduite des affaires, disponible en 13 langues, est diffusé dans le monde entier à tous les salariés. Il pose les principes directeurs de la maison sur l’éthique des affaires. Il a été mis à jour en 2023 notamment afin de renforcer l’engagement du groupe sur le sujet du droit de la concurrence.
Ce code est remis à tous les collaborateurs dès leur entrée dans la maison , est signé par la Gérance et disponible sur internet(56).
Il a pour objectifs de sensibiliser les collaborateurs aux risques éthiques, et de leur donner des réflexes de comportement et d’alerte. Il se compose de fiches thématiques, précisant des incontournables.
Le code indique les mécanismes d’alerte existant dans le cadre d’un dispositif groupe dénommé H–Alert ! Les collaborateurs confrontés à des situations qui soulèvent des questions d’éthique, ou estiment, de bonne foi, qu’une violation d’un code, d’une charte, d’une procédure, d’une loi ou d’un règlement, a été commise, sont encouragés à signaler, dans les meilleurs délais, les irrégularités ou manquements, aux moyens des canaux de signalement précisés dans le cadre du dispositif groupe H-Alert !
Le dispositif H-Alert ! est également ouvert aux tiers, ses modalités de fonctionnement sont décrites ci-après (cf. 2.8.1.3.2).
L’opportunité de réviser la charte éthique et le code de conduite des affaires est étudiée chaque année par le Comité compliance et vigilance décrit au § 2.8.1.1.3. Toute modification de ces documents est validée par le membre référent du Comité exécutif.
Au sein du groupe, plusieurs formations sur les enjeux éthiques (en présentiel ou à distance) sont dispensées aux collaborateurs, quel que soit leur contrat (CDD, CDI, intérimaire, stagiaire). En fonction des sujets, elles peuvent être conçues par la direction juridique ou par la direction des ressources humaines avec l’aide du contrôle interne.
Un module de formation en ligne (e-learning) dédié à l’éthique et à la lutte contre la corruption a été déployé en 2020 auprès de tous les employés, dans le monde entier, ainsi qu’aux collaborateurs extérieurs et occasionnels. Il leur donne les clés pour prévenir les risques de corruption et les atteintes à l’éthique à l’aide de mises en situation concrètes. Ce dispositif e-learning comprend un test de compréhension avec un score minimum à atteindre afin de s’assurer que les collaborateurs ont bien assimilé les risques de corruption et la manière de les gérer. Ce dispositif e-learning est obligatoire pour les personnes considérées comme exposées au risque de corruption conformément à la cartographie des risques de corruption groupe. Ces personnes regroupent notamment les collaborateurs disposant d’un pouvoir d’engagement financier et/ou de collaborateurs en lien avec des parties prenantes externes. Depuis le déploiement du module e-learning en 2020, plus de 15 000 collaborateurs ont suivi ce module. En 2023, 5 227 collaborateurs ont suivi le module e-learning anticorruption.
En complément, des formations spécifiques sur la politique éthique et anticorruption du groupe, dont le contenu est adapté en fonction des équipes, filiales, métiers concernés, sont dispensées par la direction juridique aux personnels les plus exposés aux risques de corruption tels qu’identifiés et hiérarchisés dans le cadre de la cartographie des risques groupe. Il peut s’agir des acheteurs, des personnes en charge du contrôle interne, des membres des comités de direction, etc. Elles visent à fournir aux employés les connaissances et outils nécessaires pour prévenir et détecter les situations à risque et déterminer le comportement à adopter en pareil cas. Elles sont l’occasion de leur présenter également l’ensemble des procédures internes relatives par exemple aux cadeaux et invitations, aux conflits d’intérêts, au contrôle comptable et au dispositif d’évaluation des tiers. Au cours de l’exercice 2023, 505 collaborateurs ont bénéficié de ces formations spécifiques.
La formation « Éthique, intégrité et anticorruption » (EIAC), dont le contenu a été mis à jour en 2022, est destinée à tous les personnels de vente dans les magasins au sein des entités du groupe. En 2023, 2 818 personnes ont suivi ce module qui a pour objectif d’expliquer les risques de corruption aux personnels de vente. Il leur permet d’en comprendre les différentes formes et de lutter efficacement contre ces risques dans leurs tâches quotidiennes. Enfin, il rappelle les outils et les procédures sur lesquels ils peuvent s’appuyer en cas de doute. La présence à ces formations est contrôlée. Ce module est dispensé régulièrement dans toutes les filiales du monde. Depuis le déploiement du module, plus de 14 000 personnes ont été formées. L’objectif est que la totalité des personnels des filiales de distribution soient formés, quel que soit leur contrat (CDD, CDI, intérimaire, stagiaire, etc.) ou leur fonction (membres de Comité de direction, support, vendeur, stockiste, caissier, manager, etc.).
Le département des achats assure, quant à lui, la formation des acheteurs et les sensibilise particulièrement aux risques de corruption dans la réalisation de leurs missions au quotidien. Il assure à son niveau le déploiement de ces ambitions éthiques grâce au brief RSE, diffusé auprès des fournisseurs et partenaires de la maison (57).
Les contrôleurs internes de la direction de l’audit et des risques sont formés et interviennent lors des sessions de formation groupe pour sensibiliser l’ensemble du management aux bonnes pratiques de maîtrise des risques et de contrôle interne.
L’animation sur les sujets d’éthique et de conformité s’est poursuivie cette année grâce à l’organisation de deux séminaires par la direction de l’audit et des risques à destination des contrôleurs internes du monde entier.
Le déploiement de l’ensemble des formations sur les enjeux éthiques fait l’objet d’un suivi attentif par la direction juridique conformité, en collaboration avec le contrôle interne et les ressources humaines.
Les thématiques de la lutte contre la corruption sont également abordées dans le cadre des politiques et des formations mises en place au sein du groupe pour lutter contre la contrefaçon et contre le marché parallèle.
Conformément aux lois et afin de renforcer la lutte contre les atteintes à l’éthique et à l’intégrité, le groupe a mis en place dès 2019 un dispositif global de signalement dénommé H-Alert !
Ce dispositif est composé de plusieurs canaux, comprenant notamment le canal de communication classique (RH/manager) ainsi que la plateforme H-Alert ! Ce dispositif est destiné à permettre à ses employés dans le monde entier, à ses collaborateurs extérieurs et occasionnels et à l’ensemble des parties prenantes externes, de signaler les manquements et violations.
Disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et opéré par un prestataire externe, la plateforme du dispositif H-Alert ! permet de signaler des faits susceptibles de constituer une violation de toute loi ou réglementation, ou une violation des codes, procédures et normes éthiques du groupe et de signaler également l’existence de risques ou atteintes envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ou encore l’environnement résultant des activités du groupe et/ou de ses sous-traitants ou fournisseurs.
Le dispositif global d’alerte H-Alert ! a été actualisé en 2022 et en 2023 conformément à la loi française n° 2022-401 du 21 mars 2022 et au décret du 3 octobre 2022 afin notamment de :
Le dispositif d’alerte H-Alert ! est désormais accessible à toutes les parties prenantes du groupe tant internes qu’externes, que ce soit via le site intranet HermèSphère ou via le site Internet institutionnel Hermès Finance. Disponible en 21 langues pour en assurer la parfaite diffusion, la nouvelle notice d’information a fait l’objet d’une communication au sein du groupe et de ses fournisseurs.
En matière de protection du lanceur d’alerte, le groupe a mis en place des mesures effectives pour garantir la confidentialité des informations et le traitement des signalements à tout moment. Le cas échéant, à la suite d’une enquête, des sanctions disciplinaires peuvent être décidées et mises en œuvre à l’encontre de collaborateurs qui auraient enfreint les règles éthiques du groupe, et peuvent aller jusqu’au licenciement. Des contrats et des relations commerciales (avec des fournisseurs ou partenaires économiques) peuvent être également rompus en cas de manquements graves aux règles éthiques du groupe.
La maison s’engage à ne pas entraver l’accès aux mécanismes judiciaires ou à d’autres mécanismes disponibles, y compris les processus de médiation, pour toute personne alertant sur les impacts négatifs du groupe notamment sur les droits humains, et également à protéger le lanceur d’alerte. Pour renforcer l’indépendance des personnes amenées à traiter les alertes, les enquêtes sont conduites de manière distincte de la ligne managériale contre laquelle la plainte est émise. Toujours en conformité avec les règles locales applicables, la maison peut également recourir à des tiers, tels que des avocats, pour conduire ces enquêtes
Dès réception d’un signalement, un accusé de réception du signalement est systématiquement envoyé dans un délai de sept (7) jours à compter de la réception du signalement. La recevabilité des signalements est traitée dans un délai maximum d’un mois et, si le signalement est recevable, il est immédiatement assigné à l’entité concernée par le sujet signalé. Ainsi, la recevabilité des signalements relatifs à des sujets sociaux (discrimination, harcèlement, etc.) est analysée par les directions des ressources humaines. La recevabilité des autres signalements est effectuée par le Comité éthique qui, pour rappel comprend deux membres du Comité exécutif d’Hermès. Les signalements relatifs aux sujets sociaux sont traités par le RH ou DRH local (hors ligne managériale contre laquelle la plainte est émise) et son suivi est partagé avec le Comité éthique. Les autres signalements sont traités par une personne désignée par le Comité éthique en fonction de leur thématique (direction des achats, direction juridique, etc.).
En 2023, 105 signalements ont été reçus par le biais du dispositif d’alerte, à comparer à 69 signalements en 2022. Cette progression témoigne d’un processus désormais connu et efficient, mais également d’une démarche d’ouverture plus large à l’ensemble de nos partenaires externes.
100 % des 105 signalements reçus sur l'exercice ont donné lieu à un suivi. Hermès a réalisé les enquêtes internes s’avérant nécessaires au traitement desdits signalements.
L’ensemble des interlocuteurs concernés par le traitement des signalements a été mobilisé et impliqué tout au long du traitement des incidents.
La catégorisation des signalements reçus est présentée ci-dessous.
Pour s’assurer de la bonne appropriation de ce mécanisme d’alerte par les parties prenantes externes, une section dédiée y est consacrée dans le Code de conduite Fournisseurs mis à jour et déployé début 2024. Une communication spécifique à destination des fournisseurs et prestataires de services sera également mise en place.
Des évaluations de contrôle interne ainsi que des audits internes et externes portant sur l’application des procédures groupe sont menés régulièrement auprès des sociétés et métiers du groupe, comme de ses fournisseurs et partenaires significatifs. Ces audits couvrent notamment les thématiques suivantes : respect des procédures éthiques, lutte anticorruption, lutte contre le blanchiment d’argent, protection des données personnelles, respect de l’environnement, respect des droits humains et des libertés fondamentales, santé, hygiène et sécurité des collaborateurs. La méthodologie de ces contrôles et audits est décrite dans le chapitre 4 « Facteur et gestion des risques », § 4.3 « Gestion des risques, contrôle interne et audit interne ».
Un système de sanctions est mis en place pour les programmes de conformité car toute violation à l’éthique et l’intégrité est contraire aux valeurs intrinsèques du groupe et aux règles internes définies en la matière.
Conformément au droit en vigueur en France, il existe un règlement intérieur qui consacre un chapitre au droit disciplinaire et au respect des droits de la défense.
À l’international, selon le droit local applicable, il existe soit un règlement intérieur qui rappelle les règles applicables en matière disciplinaire qui peuvent aller jusqu’au licenciement, soit un livret remis aux employés à leur arrivée (employee handbook) qui contient les règles relatives au droit disciplinaire et qui intègre des mesures anticorruption. En cas de manquement aux règles éthiques et aux programmes de conformité du groupe, les relations commerciales avec un distributeur ou un fournisseur peuvent être suspendues dans l’attente de la mise en place d’actions correctives ou être rompues.
Le groupe n’a pas fait l’objet d’une condamnation pour cas de corruption.
« Lutter contre la corruption est une priorité pour le groupe Hermès. La culture de la probité, de l’intégrité et de la transparence est intrinsèque aux valeurs de la maison Hermès. Depuis sa création, la maison s’attache à en assurer la promotion auprès de ses collaborateurs, partenaires d’affaires et parties prenantes. »
Axel Dumas – gérant et Olivier Fournier – directeur général gouvernance et développement des organisations
La corruption s’oppose aux valeurs du groupe Hermès. Le groupe a une double exigence : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité d’une part, et un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, d’autre part.
Les politiques groupe en matière d’éthique et de lutte contre la corruption sont notamment explicitées au sein du code de conduite des affaires disponible sur l’intranet groupe ainsi que sur le site institutionnel Hermès Finance (58).
Le groupe Hermès continue de renforcer son plan de prévention de la corruption, en conformité avec les exigences de la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique en France.
En outre, le groupe assure une veille juridique globale afin de tenir compte des évolutions législatives en matière de lutte contre la corruption et se conforme aux législations et réglementations en vigueur tant en France que dans les pays dans lesquels il opère à l’étranger – tels que le Foreign Corrupt Pratices Act aux États-Unis, le United Kingdom Bribery Act au Royaume-Uni, le Décret Législatif 231 en Italie. Cette veille est effectuée par des ressources internes et externes.
Axel Dumas, gérant, donne, avec les autres membres du Comité exécutif, l’impulsion en matière de respect des règles éthiques, avec une politique ferme de tolérance zéro envers tout acte de corruption. Ainsi, l’engagement de l’Instance dirigeante sur ce sujet se manifeste au plus haut niveau du groupe.
La cartographie des risques de corruption menée par la direction juridique conformité a été validée par les membres du Comité exécutif, démontrant ainsi clairement l’importance accordée à l’analyse et à l’identification des risques propres au groupe.
La lutte contre la corruption sous toutes ses formes irrigue l’ensemble des procédures et politiques du groupe.
La gouvernance de la lutte contre la corruption s’appuie sur la direction juridique conformité (§ 2.8.1.1.2 ci-dessus) et intègre le Comité compliance et vigilance (§ 2.8.1.1.3 ci-dessus) et le Comité éthique (§ 2.8.1.1.1 ci-dessus) avec un relais de proximité grâce au réseau de correspondants conformité groupe (§ 2.8.1.1.4).
« La mise à jour en 2020 de la cartographie des risques anticorruption du groupe, tout comme l’ensemble des recommandations issues des plans d’action visant à maîtriser ces risques, témoignent de l’engagement indéfectible du groupe à lutter contre toute forme de corruption et de trafic d’influence.
Cet exercice s’inscrit dans la démarche du groupe d’améliorer continuellement son plan de lutte contre la corruption et le trafic d’influence afin de le rendre toujours plus solide et performant. »
Axel Dumas – gérant et Olivier Fournier – directeur général gouvernance et développement des organisations
Une cartographie groupe des risques de corruption avait été élaborée dès 2018, conjointement par la direction juridique conformité et la direction de l’audit et des risques puis validée par le Comité exécutif groupe.
Avec l’aide de nombreux interlocuteurs couvrant l’ensemble des zones géographiques dans lesquelles le groupe opère ses activités, la mise à jour de cette cartographie groupe des risques de corruption a été effectuée en 2020 puis a été partagée à toutes les entités et départements du groupe, avant mise en œuvre de plans d’action.
Réalisée selon une méthodologie rigoureuse, la cartographie des risques couvre l’ensemble des activités du groupe et toutes les zones géographiques dans lesquelles il opère. Chaque scénario de risque identifié correspond à un comportement ou à une situation potentiellement à risque en matière de corruption et de trafic d’influence et précise les zones géographiques, les métiers principalement concernés et les tiers pouvant être impliqués. Ceci, afin que les plans d’action anticorruption correspondant à chaque scénario de risque puissent être mis en œuvre pour répondre de manière prioritaire, proportionnée et efficace aux enjeux auxquels le groupe doit faire face.
La mise à jour de la cartographie des risques anticorruption du groupe est prévue en 2024.
Un code de conduite anticorruption, élaboré en 2018 à partir des résultats de la cartographie des risques de corruption du groupe, est diffusé en 18 langues. Ce code de conduite a été validé par les Instances dirigeantes du groupe et a fait l’objet d’une communication dans toutes les entités et structures du groupe. Il a été remis et s’applique à l’ensemble des collaborateurs du groupe.
« Le présent code de conduite anticorruption (le « Code de conduite ») s’inscrit dans la continuité des engagements pris en matière d’éthique et de probité souscrits par le groupe Hermès. Il exprime l’engagement personnel des dirigeants et fait partie intégrante des valeurs et principes réunissant l’ensemble des collaborateurs du groupe Hermès. »
Axel Dumas – gérant
Le code de conduite anticorruption est disponible sur le site groupe et mis à jour à minima chaque année(59).
Il décrit des règles en matière notamment de cadeaux et invitations, relations avec les tiers et avec les agents publics, prohibition des paiements de facilitation, gestion des conflits d’intérêts, mécénat et sponsoring, représentation d’intérêts, etc.
L’opportunité de mettre à jour le code de conduite anticorruption est réévaluée chaque année par le Comité compliance et vigilance.
Les dispositifs de formation sont décrits au § 2.8.1.3.1 ci-dessus.
Le dispositif d’alerte interne groupe H-Alert !, mis en place pour signaler toute situation à risque de corruption, est décrit au § 2.8.1.3.2 ci-dessus.
Le modèle d’affaires du groupe consiste majoritairement à acheter des matières auprès de fournisseurs et à fabriquer l’essentiel de sa production en interne, pour la commercialiser ensuite à ses clients finaux via un réseau de boutiques exclusive à enseigne Hermès (dont la plupart sont détenues par le Groupe) ainsi que via des réseaux de distribution sélectif composés de boutiques spécialisées (parfumerie et horlogerie notamment). L’amont, c’est-à-dire les relations avec les fournisseurs de biens et prestataires de services, constitue donc l’essentiel des relations avec les tiers pour le groupe.
Dans une moindre mesure, le groupe entretient également des relations en aval, avec des concessionnaires, des distributeurs et des intermédiaires commerciaux dans certains métiers.
Le groupe développe avec ses partenaires, en amont et en aval, des relations de long terme lui permettant de mieux sécuriser ses approvisionnements et ses relations commerciales. L’ancienneté moyenne des relations du groupe Hermès avec ses fournisseurs est de 19 ans et une grande majorité de ces partenariats sont européens.
Les engagements pris par le groupe et par ses partenaires portent notamment sur les points suivants :
Opérationnellement, chaque métier ou entité est responsable de la gestion de ses relations avec les tiers, du suivi des enjeux identifiés et de la mise en place des actions correctives auprès d’eux. L’expérience a montré que l’approche par métier ou entité garantit la proximité, la connaissance des enjeux et le pragmatisme des dispositifs mis en place dans le respect des règles du groupe. Toutefois, afin de s’assurer que le dispositif anticorruption du groupe est bien décliné dans l’ensemble des métiers, entités et filiales, une coordination est exercée au niveau groupe par la direction juridique conformité.
En vue de s’assurer de l’intégrité de leurs partenaires et de leur conformité aux réglementations anticorruption, les métiers et entités disposent des outils suivants :
Les métiers et entités pilotent leurs relations avec les tiers et mettent à jour régulièrement leurs évaluations et politiques d’engagement. La diffusion en 2023 des briefs RSE constitue une avancée dans la formalisation et la diffusion de nos exigences. Le groupe s’assure du respect de ces politiques d’évaluation des tiers par les métiers et entités via le contrôle interne et les audits internes menés par la direction de l’audit et des risques, ainsi que par le contrôle effectué par la direction juridique conformité.
Les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière, telles que décrites au chapitre 4 « Facteurs et gestion des risque RFA », § 4.3, font partie intégrante du dispositif de lutte contre la corruption du groupe et visent notamment à prévenir et détecter tout fait de corruption. Les contrôles sur les comptes jugés « plus sensibles » en matière de lutte contre la corruption sont régulièrement renforcés. Une procédure de contrôles comptables dédiés à la prévention et à la détection de la lutte contre la corruption et le trafic d’influence a été mise en place en 2020 et les contrôles sont réalisés régulièrement.
En outre, les campagnes annuelles d’auto-évaluation (§ 4.3.4.1) constituent un outil important du processus d’application des procédures de contrôle comptable pour toutes les entités du groupe.
La direction de l’audit et des risques contrôle la bonne application de ces procédures lors de ses audits internes.
Afin de vérifier la bonne application de son dispositif de lutte contre la corruption, Hermès a déployé un plan de contrôle reposant sur trois niveaux :
En 2023, la direction de l’audit et des risques a réalisé des contrôles sur son dispositif anticorruption et notamment sur le dispositif relatif aux cadeaux et conflits d’intérêts et sur les codes de conduite et chartes anticorruption.
Le système de sanctions est décrit au § 2.8.1.3.4 ci-dessus.
Le respect de la vie privée est plus qu’une obligation légale, c’est une valeur de la maison Hermès et un engagement essentiel pour entretenir une relation de confiance avec ses collaborateurs, clients et partenaires.
Dès 2015, Hermès s’est doté d’un ensemble de règles de protection des données à caractère personnel de ses clients sous la forme de Binding Corporate Rules (BCR). Ces BCR, approuvées par les autorités européennes de protection des données, s’appliquent à toutes les entités du groupe ayant une activité de distribution. Ces BCR, toujours pleinement en vigueur, préfiguraient le dispositif plus général de protection des données du groupe. Depuis lors, le groupe Hermès a mis en œuvre plus largement un dispositif de protection des données qui concerne l’ensemble des données personnelles qu’il collecte (clients, collaborateurs, tiers…) et l’ensemble de ses filiales et métiers quelle que soit leur localisation. Ce dispositif du groupe se conforme au Règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui constitue l’un des niveaux les plus élevés de protection des données dans le monde et tient compte également des exigences réglementaires locales. Ce dispositif inclut également le code de conduite des affaires qui contient une fiche « Données à caractère personnel » (cf. § 2.8.1.2.3).
Le délégué à la protection des données du groupe (Group Data Protection Officer) a pour mission d’informer et de conseiller l’entreprise au regard de ses obligations légales et réglementaires en matière de données personnelles, ainsi que de piloter et de veiller à la conformité des traitements de données vis-à-vis desdites obligations. Le délégué à la protection des données du groupe constitue le point de contact privilégié des personnes concernées et des autorités en charge de la protection des données personnelles. Cette fonction est rattachée au directeur juridique conformité.
Le délégué à la protection des données s’appuie sur un réseau de personnes à travers le groupe – principalement constitué du responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI), des membres de la direction juridique et des contrôleurs internes et de délégués régionaux à la protection des données. Ce réseau lui permet d’être régulièrement informé des problématiques en lien avec les traitements de données personnelles, de s’assurer qu’elles sont traitées de manière cohérente par les filiales et d’être alerté des évolutions légales et réglementaires locales le cas échéant. En complément, le délégué à la protection des données s’appuie sur un réseau d’avocats spécialisés, présents dans tous les pays où le groupe opère.
Depuis 2020, des lignes directrices sur la protection des données sont déployées auprès du réseau des contrôleurs internes afin de les accompagner dans leur mission de contrôle de deuxième niveau. Ces lignes directrices rappellent en particulier des éléments de gouvernance, les points de contrôle et les outils à disposition pour ce faire.
Enfin, dans le cadre de la création de la direction data groupe en octobre 2022, une gouvernance a été mise en place dans laquelle le délégué à la protection des données traitera la protection des données personnelles à travers le comité gouvernance des données. Cette gouvernance abordera également les enjeux posés par l’intelligence artificielle (IA), notamment en termes de risques et d’éthique, à travers le comité d’évaluation IA.
Le programme de sensibilisation et de formation en protection des données personnelles du groupe est constitué de deux niveaux :
Les principes de protection de la vie privée par conception et par défaut (Privacy by design & by default) sont assurés par l’utilisation d’outils de gestion des analyses d’impact relative à la protection des données (AIPD) et de gestion du registre des activités de traitement. Ces outils s’insèrent dans la procédure d’intégration de la sécurité et la vie privée dans les projets (ISP), qui associe les équipes du responsable de la sécurité informatique (RSSI) et du délégué à la protection des données du groupe. En 2023, (chiffres de novembre 2022 à novembre 2023), 357 projets ont été traités par le biais de la procédure ISP.
La gestion des droits exercés par les personnes concernées est assurée grâce à l’utilisation d’un outil et d’une procédure de gestion des droits clients permettant la prise en charge diligente et harmonisée des demandes quelle que soit leur provenance géographique et le canal de contact utilisé. En 2023 (chiffres de novembre 2022 à novembre 2023), 1 196 demandes d’exercice de droit ont été traitées, dont 5 % de demandes de modifications, 11 % de demandes d’accès, 67 % de demandes d’effacement des données et 17 % de demandes diverses (notamment d’information). Ces chiffres ne prennent pas en compte les demandes de modification de simples coordonnées ni les demandes de désabonnement à nos communications promotionnelles.
La sécurité des données personnelles est une composante essentielle de la protection de la vie privée. Dans ce contexte, ces problématiques ont été mises en avant à travers des opérations de sensibilisation (« mois de la cybersécurité ») et traitées dans le cadre de travaux réguliers avec les équipes du RSSI. La procédure de violation des données s’insère dans le processus plus large de gestion des crises cyber régulièrement éprouvé (cf. chapitre 4 : « Facteurs et gestion des risque RFA », § 4.1.1.3 « Systèmes d’information et cyberattaque »).
Des contrôles sont effectués en coopération avec les équipes de la direction de l’audit et des risques et les contrôleurs internes des entités du groupe pour évaluer le respect des règles du groupe et de la réglementation applicable.
En 2023, le comité d’évaluation IA (cf. § 2.8.3.1 supra) a tenu sa première réunion en présence du délégué à la protection des données du groupe et de représentants de la direction juridique du groupe notamment. Ce comité se focalise sur les implications des intelligences artificielles qui sont utilisées ou pourraient être utilisées dans les projets de la maison, incluant les questions qu’elles peuvent soulever en matière de protection des données personnelles.
Dans le cadre de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, le groupe a élaboré un plan de vigilance propre à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant de ses activités et des activités de ses sous-traitants ou fournisseurs.
En 2023, le groupe a publié son plan de vigilance dans un document autonome, accessible sur son site Internet institutionnel(60). Les mesures requises par le devoir de vigilance y sont présentées de manière détaillée. Elles sont synthétisées ci-dessous.
Le Comité compliance et vigilance assure le pilotage du plan de vigilance. Il s’est réuni trois fois en 2023 afin :
Hermès a en outre sollicité plusieurs parties prenantes – fournisseurs, représentants du personnel, associations et universités – dans le cadre de l’élaboration de son plan de vigilance, avec l’appui d’un cabinet indépendant. Pour sa mise à jour, des parties prenantes ont à nouveau été interrogées pour un suivi des signaux faibles identifiés et pour intégrer les enjeux sociétaux ayant émergé sur la période.
Afin d’identifier et d’évaluer les risques sur l’ensemble de sa chaîne de valeur et de renforcer sa cartographie des risques liés au devoir de vigilance, Hermès s’est appuyé sur l’analyse des risques extra-financiers, l’analyse de matérialité et les cartographies des risques générées pour ses activités et ses filières. De plus, la cartographie des risques a été élaborée en association avec les parties prenantes internes et externes.
Le Comité compliance et vigilance a ainsi notamment :
Le plan de vigilance du groupe a été construit en analysant l’ensemble de sa chaîne de valeur telle que présentée ci-dessous (valeurs et informations datées à 2022).
Cette analyse a permis au groupe d’établir la cartographie des risques liés au devoir de vigilance suivante.
Le niveau de risque d’atteinte grave aux droits humains est relativement faible dans les activités d’Hermès, au sein de ses sites. Le développement durable du groupe repose sur l’épanouissement et le bien-être de ses équipes, un projet d’entreprise qui place l’humain au cœur de ses valeurs depuis 1837. Hermès contribue au respect des droits humains par ses actions volontaristes en matière d’éthique, de diversité, d’égalité entre collaborateurs, de prise en compte du handicap et de manière générale de respect des droits humains.
La pérennité de la maison repose sur des femmes et des hommes qui contribuent de façon harmonieuse et positive à son fonctionnement et à son développement. C’est pourquoi le groupe est très exigeant en termes de conditions de travail : chacun doit pouvoir exprimer son potentiel en toute sécurité au sein d’un environnement agréable, que ce soit dans les sites de production, dans les magasins ou dans les bureaux. Ainsi par exemple, tout investissement en matière de santé et sécurité au sein d’un site industriel est prioritaire.
La politique de développement durable et responsable du groupe s’appuie sur la connaissance, la maîtrise et la réduction de ses impacts environnementaux, dans une démarche de responsabilité. Plus largement, Hermès contribue par ses engagements et ses actions, à la lutte contre le changement climatique et à la sauvegarde de la biodiversité.
La maison se préoccupe de la protection et de la promotion des droits de l’homme au sein de sa chaîne de valeur partout où elle est présente. Le niveau de risque d’atteintes graves aux droits humains est relativement faible dans les activités d’Hermès, y compris compte tenu de la géographie de ses opérations de production (Europe essentiellement). Ses engagements de conformité avec les principes de l’OCDE, le Pacte mondial des Nations unies, les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et à ses deux conventions et la Déclaration des droits des peuples autochtones de l’ONU sont les supports de la politique en matière de droits humains présente dans le plan de vigilance mis à jour annuellement.
Le modèle artisanal d’Hermès, avec 74 % des objets fabriqués en France, s’appuie sur un réseau de fournisseurs situés essentiellement en Europe où les pratiques sociales et environnementales sont parmi les plus strictes et souvent suivies en raison d’une grande proximité opérationnelle. En outre, Hermès construit des partenariats équilibrés avec ses fournisseurs directs, selon son principe de transparence, d’exigence et de justesse.
L’exposition au risque de ses fournisseurs directs est donc réduite pour Hermès. Afin de sécuriser l’utilisation de ses matières premières d’exception, Hermès s’engage aussi, dans le cadre du développement durable de ses filières d’approvisionnement, à aller au-delà du respect des réglementations dans les domaines sociaux comme environnementaux, éthiques, et du bien-être animal.
La direction des achats indirects anime un réseau d’acheteurs dédiés dans les fonctions supports de chaque pays et de responsables métiers pour les catégories telles que l’immobilier, les services généraux, la communication, l’informatique et les prestations intellectuelles.
La direction des achats indirects, en s’appuyant sur une communauté d’acheteurs en France et de référents à l’international, déploie une procédure de mise sous contrôle des risques de ses différents partenaires. Celle-ci comprend notamment une cartographie de risques RSE par famille d’achats et au besoin par fournisseur, au sein desquels les sujets sociaux, déclenchant l’évaluation via un outil tiers et un audit.
Hermès travaille avec des partenaires concessionnaires en France comme à l’étranger, pour sa distribution.
Les relations qu’entretient Hermès avec eux sont des relations de longue date fondées sur une confiance acquise au fil des années.
Les quelques partenaires récents concernent les boutiques de vente aux voyageurs. Il s’agit de structures importantes, référentes sur leur marché, dont les exigences en matière de respect des droits humains et libertés fondamentales, de santé et de sécurité et de protection de l’environnement sont en ligne avec celles du groupe.
| Fournisseurs et sous-traitants | Droits humains et libertés fondamentales | Santé et sécurité | Environnement |
|---|---|---|---|---|
Cartographie des risques | Cartographie des risques et méthodologie d’évaluation (Chapitre 2 – Cadre du plan de vigilance) Cartographies par thématique dans les chapitres concernés | |||
Procédures d’évaluation régulière | Chapitre 6 - Achats directs et Chapitre 7 - Achats indirects | Chapitre 3 – Droits humains et libertés fondamentales Chapitre 6 - Achats Directs et | Chapitres 4 – Santé et sécurité, Chapitre 6 - Achats directs et Chapitre 7 - Achats indirects | Chapitre 5 - Protection de l'environnement |
Actions d’atténuation et de prévention | Actions transversales, chapitres 3 à 8 | |||
Dispositif et suivi d’évaluation | Actions transversales, chapitres 3 à 8 | |||
Mécanisme d’alerte | Chapitre 9 – Dispositif de recueil et de traitement des signalements | |||
Le groupe a mis en place dès 2019 une plateforme dans le cadre de son dispositif global d’alerte H-Alert ! (Modalités décrites dans le § 2.8.1.3.2), destiné à ses collaborateurs du monde entier et aux collaborateurs extérieurs et occasionnels.
En 2024, Hermès continuera à renforcer le programme de vigilance notamment par les actions suivantes :
(Exercice clos le 31 décembre 2023)
Hermès International
24, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
En notre qualité de Commissaire aux comptes de la société Hermès International (ci-après « l’entité ») désigné organisme tiers indépendant, « tierce partie » accrédité par le Cofrac (Accréditation Cofrac Inspection, n° 3-1862, portée disponible sur www.cofrac.fr), nous avons mené des travaux visant à formuler un avis motivé exprimant une conclusion d’assurance modérée sur les informations historiques (constatées ou extrapolées) de la déclaration consolidée de performance extra-financière, préparées selon les procédures de l’entité (ci-après le « Référentiel »), pour l’exercice clos le 31 décembre 2023, (ci-après respectivement les « Informations » et la « Déclaration ») présentées dans le rapport de gestion du groupe en application des dispositions des articles L. 225-102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du Code de commerce.
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre, telles que décrites dans la partie « Nature et étendue des travaux », et des éléments que nous avons collectés, nous n’avons pas relevé d’anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que la déclaration consolidée de performance extra-financière est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que les Informations, prises dans leur ensemble, sont présentées, de manière sincère, conformément au Référentiel.
L’absence de cadre de référence généralement accepté et communément utilisé ou de pratiques établies sur lesquels s’appuyer pour évaluer et mesurer les Informations permet d’utiliser des techniques de mesure différentes, mais acceptables, pouvant affecter la comparabilité entre les entités et dans le temps.
Par conséquent, les Informations doivent être lues et comprises en se référant au Référentiel dont les éléments significatifs sont disponibles sur demande au siège de la société.
Les Informations peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenues pour leur établissement et présentées dans la Déclaration.
Il appartient à la direction de :
La Déclaration a été établie par le gérant.
Il nous appartient, sur la base de nos travaux, de formuler un avis motivé exprimant une conclusion d’assurance modérée sur :
Comme il nous appartient de formuler une conclusion indépendante sur les Informations telles que préparées par la direction, nous ne sommes pas autorisés à être impliqués dans la préparation desdites Informations, car cela pourrait compromettre notre indépendance.
Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur :
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués conformément aux dispositions des articles A. 225-1 et suivants du Code de commerce, à la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette intervention, notamment l’avis technique de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes, Intervention du Commissaire aux comptes – Intervention de l’OTI – Déclaration de performance extra-financière, tenant lieu de programme de vérification et à la norme internationale ISAE 3000 (révisée) - Assurance engagements other than audits or reviews of historical financial information.
Notre indépendance est définie par les dispositions prévues à l’article L. 821-28 du Code de commerce et le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer le respect des textes légaux et réglementaires applicables, des règles déontologiques et de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette intervention.
Nos travaux ont mobilisé les compétences de sept personnes et se sont déroulés entre octobre 2023 et février 2024 sur une durée totale d’intervention de 18 semaines.
Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisation de nos travaux, à nos spécialistes en matière de développement durable et de responsabilité sociétale. Nous avons mené 15 entretiens avec les personnes responsables de la préparation de la Déclaration, représentant notamment les directions développement durable, industrielle, immobilière, ressources humaines.
Nous avons planifié et effectué nos travaux en prenant en compte le risque d’anomalies significatives sur les Informations.
Nous estimons que les procédures que nous avons menées en exerçant notre jugement professionnel nous permettent de formuler une conclusion d’assurance modérée :
Les procédures mises en œuvre dans le cadre d’une mission d’assurance modérée sont moins étendues que celles requises pour une mission d’assurance raisonnable effectuée selon la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes ; une assurance de niveau supérieur aurait nécessité des travaux de vérification plus étendus.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
L’un des Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie WATTEL
Associé
Sylvain Lambert
Associé Développement Durable
À la Gérance de la société Hermès International,
En notre qualité de Commissaire aux comptes de la société Hermès international (ci-après « l’entité ») et en réponse à votre demande, nous avons réalisé des travaux visant à formuler une opinion d’assurance raisonnable sur la sélection d’indicateurs clés de performance durable pour l’exercice clos le 31 décembre 2023 (ci-après « les Informations de Durabilité Sélectionnées ») figurant dans la déclaration consolidée de performance extra-financière présentée dans le rapport de gestion du groupe figurant au chapitre 2 du document d’enregistrement universel (ci-après « le DEU 2023 ») et présentés ci-dessous :
Notre mission ne couvre ni les informations relatives à des périodes antérieures ni aucune autre information incluse dans le DEU 2023.
Opinion d’assurance raisonnable
À notre avis, les Informations de Durabilité Sélectionnées figurant dans le DEU 2023 ont été établies, dans tous leurs aspects significatifs, conformément aux référentiels de reporting des directions des affaires industrielles et des ressources humaines, en vigueur au 31 décembre 2023, composés des fichiers i. « Indicateurs RH quantitatifs » d’octobre 2023 pour les KPI 1 à 6, ii. « Procédure Reporting Environnemental Industriel : Exercice 2023 » pour les KPI 7 à 12 et iii. « Retail Energy consumption & Environmental Report : 2023 Procedure » pour les KPI 13 à 17 (ci-après « le Référentiel ») ainsi qu’aux bases de préparation détaillées dans la note méthodologique du chapitre 2 du DEU 2023 pour l’exercice clos le 31 décembre 2023.
Préparation des Informations de Durabilité Sélectionnées
L’absence de cadre de référence généralement accepté et communément utilisé ou de pratiques établies sur lesquels s’appuyer pour évaluer et mesurer les Informations de Durabilité Sélectionnées permet d’utiliser des techniques de mesure différentes, mais acceptables, pouvant affecter la comparabilité entre les entités et dans le temps.
Par conséquent, les Informations de Durabilité Sélectionnées doivent être lues et comprises en se référant aux aux référentiels de reporting des Directions des Affaires Industrielles et des Ressources Humaines, en vigueur au 31 décembre 2023, composés des fichiers i. « Indicateurs RH quantitatifs » d’Octobre 2023 pour les KPI 1 à 6, ii. « Procédure Reporting Environnemental Industriel : Exercice 2023 » pour les KPI 7 à 12 et iii. « Retail Energy consumption & Environmental Report : 2023 Procedure » pour les KPI 13 à 17 (ci-après « le Référentiel ») , disponible sur demande au siège d’Hermès International ainsi qu’aux bases de préparation telles que décrites dans la note méthodologique du chapitre 2 du DEU 2023 pour l’exercice clos le 31 décembre 2023 (ensemble « les Critères »).
Limites inhérentes à la préparation des Informations de Durabilité Sélectionnées
Les Informations de Durabilité Sélectionnées peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenues pour leur établissement et présentées dans le DEU 2023.
En outre, la quantification des gaz à effet de serre est soumise à une incertitude inhérente en raison des connaissances scientifiques incomplètes utilisées pour déterminer les facteurs d’émissions et les valeurs nécessaires pour combiner les émissions de différents gaz.
Responsabilité de la direction de l’entité
Il appartient à la direction de l’entité :
Responsabilité du Commissaire aux comptes
Il nous appartient :
Comme il nous appartient de formuler une opinion indépendante sur les Informations de Durabilité Sélectionnées telles que préparées par la Direction, nous ne sommes pas autorisés à être impliqués dans la préparation desdites Informations, car cela pourrait compromettre notre indépendance.
Dispositions réglementaires et doctrine professionnelle applicable
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués selon la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission ainsi que les normes internationales ISAE 3000 (révisée) Assurance Engagements other than Audits or Reviews of Historical Financial Information et ISAE 3410 Assurance Engagements on Greenhouse Gas Statements émises par l’International Auditing and Assurance Standards Board (IAASB).
Indépendance et Contrôle Qualité
Nous avons réalisé notre mission dans le respect des règles d’indépendance prévues à l’article L. 821-28 du Code de commerce, du code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes ainsi que du « Code of Ethics for Professional Accountants » publié par l’International Ethics Standards Board for Accountants, reposant sur les principes fondamentaux d’intégrité, d’objectivité, de compétence professionnelle et de diligence, de confidentialité et de conduite professionnelle.
Nous appliquons par ailleurs la norme « International Standard on Quality Management 1 » qui requiert la définition et la mise en œuvre d’un système de gestion de la qualité incluant des politiques et des procédures en matière de règles déontologiques, de la doctrine professionnelle et de respect des textes légaux et réglementaires applicables.
Nos travaux ont été effectués par une équipe indépendante et pluridisciplinaire expérimentée sur les sujets d’assurance et de développement durable.
Nature et étendue des travaux
Une mission d’assurance raisonnable implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants sur les Informations de Durabilité Sélectionnées. La nature, le calendrier et l’étendue des procédures déterminées relèvent du jugement professionnel, et notamment de l’évaluation des risques que les Informations de Durabilité Sélectionnées comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs. L’évaluation de ces risques tient compte du contrôle interne relatif à la préparation par l’entité des Informations de Durabilité Sélectionnées. Une mission d’assurance raisonnable comporte également :
Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
L’un des Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Associée
Sylvain Lambert
Associé du Département Développement Durable
Ce chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise » intègre aux § 3.1 à 3.9 le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise établi en application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce et conformément aux recommandations de l’Autorité des marchés financiers.
Une table de réconciliation du rapport sur le gouvernement d’entreprise figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.5.3.
Il a été préparé avec le concours du président du Conseil de surveillance, du Comité RNG-RSE et du secrétaire du Conseil, sur la base des travaux et diligences menés par les directions fonctionnelles concernées. Il a été approuvé par le Conseil de surveillance lors de sa séance du 8 février 2024.
Le Conseil de surveillance a adopté officiellement depuis 2009 le référentiel de gouvernement d’entreprise Afep-Medef en considérant que les recommandations formulées s’inscrivent parfaitement dans la démarche de gouvernement d’entreprise du groupe. Ce référentiel comprend le Code Afep-Medef de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, actualisé en décembre 2022 disponible sur le site de l’Afep (www.afep.com) ou sur le site du Medef (www.medef.com), et le guide d’application du Haut Comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) révisé en juin 2022, qui explicite les recommandations dudit code.
Il est également tenu compte des positions et recommandations émises par l’Autorité des marchés financiers (AMF) :
Lors de chaque révision du Code Afep-Medef, le Comité RNG-RSE fait une analyse comparative exhaustive de l’application des recommandations du Code Afep-Medef par la société et en rend compte au Conseil de surveillance.
Ces revues périodiques, ainsi qu’une veille des pratiques et analyses de place, permettent d’adapter chaque année les dispositifs en vigueur dans un objectif constant d’amélioration.
Nous dressons ci-dessous un tableau des dispositions du Code Afep-Medef que la société n’applique pas à la date de publication du présent document d’enregistrement universel, avec les explications correspondantes.
Nous avons également listé les mises en conformité réalisées depuis la dernière actualisation du Code Afep-Medef en décembre 2022.
Le Code Afep-Medef énonce en préambule que ses recommandations « ont, pour la plupart, été écrites par référence aux sociétés anonymes à Conseil d’administration. Il convient donc que les sociétés anonymes à directoire et Conseil de surveillance, ainsi que les sociétés en commandite par actions, procèdent aux adaptations nécessaires ».
La société en commandite par actions (SCA) est une forme juridique souple et voulue comme telle par le législateur. Aussi, si l’on remarque quelques constantes entre les différentes grandes SCA françaises, on constate également une très grande diversité d’organisation et de fonctionnement dans le cadre de la loi.
Le Code Afep-Medef reconnaît par ailleurs la liberté d’organisation des sociétés (article 2.2) : « La grande diversité des sociétés cotées ne permet pas d’imposer des modes d’organisation et de fonctionnement formalisés et identiques à tous les Conseils d’administration. L’organisation des travaux du Conseil comme sa composition doivent être appropriées à la composition de l’actionnariat, à la dimension et à la nature de l’activité de chaque entreprise comme aux circonstances particulières qu’elle traverse. Chaque Conseil en est le meilleur juge et sa principale responsabilité est d’adopter le mode d’organisation et de fonctionnement qui lui permet d’accomplir au mieux ses missions. »
Le fonctionnement très particulier de la SCA et l’organisation des pouvoirs entre la Gérance, le Conseil de surveillance et l’Associé commandité rendent inapplicables certaines recommandations du Code Afep-Medef. Ces recommandations ont donc été écartées ou adaptées par Hermès International en raison de sa forme sociale. Aucune recommandation n’a été écartée pour d’autres motifs.
Dispositions du Code Afep-Medef écartées |
| Explications |
|---|---|---|
Le Conseil et la RSE (articles 5.1 à 5.3) Les missions du Conseil sont renforcées pour qu’il détermine les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et soit le garant de leur mise en œuvre. |
| Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de déterminer les orientations stratégiques qui relèvent de la compétence exclusive de la Gérance. Il appartient donc à la Gérance :
La gouvernance mise en place par la Gérance pour le suivi des enjeux RSE est présentée au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière » § 2.1.6). Dans le cadre de son rôle de contrôle de la gestion, les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et leurs modalités de mise en œuvre ont été présentées au Conseil de surveillance. Les résultats obtenus sont présentés chaque année au Comité RNG-RSE qui en rapporte au Conseil de surveillance. Cette disposition du Code Afep-Medef a été adaptée à Hermès International, compte tenu de sa forme sociale et du rôle imparti au Conseil de surveillance (décrit au § 3.5.1). |
Les séances du Conseil et les réunions des comités (article 12.3) Il est recommandé d’organiser chaque année au moins une réunion hors la présence des dirigeants mandataires sociaux exécutifs. |
| Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de nommer les gérants ni de déterminer leur politique de rémunération. Ces décisions relèvent des attributions de l’Associé commandité, Émile Hermès SAS, sous l’égide de son Conseil de gérance. Également, et c’est un point essentiel de la gouvernance de la société, les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats. Cette disposition du Code Afep-Medef n’est donc pas applicable à Hermès International, compte tenu de sa forme sociale et du rôle imparti au Conseil de surveillance (décrit au § 3.5.1). |
Plan de succession des dirigeants mandataires sociaux (article 18.2.2) Le Comité des nominations (ou un comité ad hoc) établit un plan de succession des dirigeants mandataires sociaux. Il s’agit là de l’une des tâches principales du comité, bien qu’elle puisse être, le cas échéant, confiée par le Conseil à un comité ad hoc. Le président peut faire partie ou être associé aux travaux du comité pour l’exécution de cette mission. |
| Le Comité RNG-RSE (décrit au § 3.6.2) de la société n’a pas pour attribution d’établir le plan de succession des gérants, qui ne relève pas, dans une société en commandite par actions, de la compétence du Conseil de surveillance. Le Comité RNG-RSE doit, depuis 2016, conformément à son règlement intérieur, s’assurer de l’existence d’un plan de succession des gérants qui fait l’objet depuis d’une revue annuelle (cf. § 3.3.5.1). Depuis 2018, le Comité RNG-RSE s’assure également de l’existence d’un plan de succession du président du Conseil de surveillance (cf. § 3.4.4) et cette mission figure dans son règlement intérieur (cf. https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts). |
Composition du comité en charge des rémunérations (article 19.1) Le comité en charge des rémunérations « ne doit comporter aucun dirigeant mandataire social exécutif et être composé majoritairement d’administrateurs indépendants. Il est recommandé que le président du comité soit indépendant et qu’un administrateur salarié en soit membre ». Cette recommandation est complétée à l’article 19.2 par la description des attributions du comité en charge des rémunérations, tel que l’entend l’Afep-Medef : « Le Comité des rémunérations a la charge d’étudier et de proposer au Conseil l’ensemble des éléments de rémunération et avantages des dirigeants mandataires sociaux, l’ensemble du Conseil d’administration ayant la responsabilité de la décision. » |
| Cette recommandation s’adresse au premier chef aux sociétés anonymes monistes ou duales puisqu’il appartient au Conseil d’administration ou de surveillance de ces structures d’établir la politique de rémunération et la rémunération effective des dirigeants mandataires sociaux exécutifs (article L. 225-37-2 du Code de commerce). Son application demeure discutable s’agissant des sociétés en commandite par actions (SCA). Dans une SCA, le Conseil de surveillance est l’organe de représentation des commanditaires. Sa mission et son pouvoir de contrôle sont définis comme ceux d’un Commissaire aux comptes. Le Conseil de surveillance d’une SCA bénéficie d’un exceptionnel pouvoir de contrôle (au sens audit) de la gestion de la société, juste contrepartie du rôle d’associés dormants des commanditaires. Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de déterminer la politique de rémunération des gérants qui relève de la compétence exclusive de l’Associé commandité Émile Hermès SAS, sous l’égide de son Conseil de gérance. La loi (article L. 226-8-1 du Code de commerce) prévoit que le rôle du Conseil de surveillance d’une SCA se limite à rendre un avis consultatif sur la politique de rémunération et à délibérer sur la rémunération effective. Le rôle du Comité RNG-RSE d’Hermès International est strictement limité à un rôle de contrôle – de la conformité aux statuts et à la politique de rémunération – de la rémunération effective proposée par l’Associé commandité ainsi que d’appréciation de l’atteinte du critère RSE de la rémunération variable. Les attributions du Comité RNG-RSE ne correspondent donc pas aux attributions du comité en charge des rémunérations tel que l’entend le Code Afep-Medef. Le Conseil a dès lors décidé d’écarter cette disposition du code, de manière compréhensible, pertinente et circonstanciée, en raison de la forme sociale de la société. Le rôle du Conseil de surveillance dans le processus de décision applicable à la politique de rémunération des gérants est décrit au § 3.8.1.2. |
Proportion de membres indépendants dans le Comité d’audit (article 17.1) La part des administrateurs indépendants dans le Comité d’audit doit être au moins de deux tiers et le comité ne doit comprendre aucun dirigeant mandataire social exécutif. |
| Cette disposition du Code Afep-Medef a été adaptée à Hermès International, compte tenu de sa forme sociale et du rôle imparti au Conseil de surveillance (décrit au § 3.5.1). Le Conseil de surveillance a considéré que la proportion de membres du Comité d’audit et des risques indépendants, un peu inférieure en nombre aux deux tiers (60 %, soit trois membres sur cinq), permettait un bon fonctionnement du comité. Dans le règlement intérieur du Comité d’audit et des risques, le Conseil de surveillance exige en effet que la moitié au moins de ses membres soient, lors de sa désignation et pendant toute la durée d’exercice de cette fonction, qualifiés d’indépendants. Le HCGE considère :
Il n’est pas envisagé à court terme de porter la proportion de membres indépendants du Comité d’audit et des risques aux deux tiers, mais ce point est réexaminé par le Conseil lors de chaque évaluation annuelle. |
Indemnités de départ (article 26.5.1) Les conditions de performance fixées par les Conseils pour ces indemnités doivent être appréciées sur deux exercices au moins. Elles doivent être exigeantes et n’autoriser l’indemnisation d’un dirigeant qu’en cas de départ contraint, quelle que soit la forme que revêt ce départ. |
| La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité de départ dans les conditions décrites au § 3.8.1.2.4. Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant – et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint. Le Conseil de surveillance a donc considéré que l’engagement de rémunération différée pris à l’égard de M. Axel Dumas respectait les exigences du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef. L’AMF, dans son rapport sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de novembre 2018, recommande que le Conseil procède à un examen régulier des éléments de rémunération susceptibles d’être dus à l’occasion ou postérieurement au départ d’un dirigeant et qu’il s’interroge sur la possibilité et l’opportunité d’une mise en conformité avec de nouvelles dispositions du code. |
Dispositions du Code Afep-Medef écartées pour d’autres motifs |
| Explications |
|---|---|---|
Néant |
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Les mises en conformité réalisées lors de la dernière actualisation du Code Afep‑Medef en décembre 2022 ont été décrites dans le Document d’enregistrement universel 2022, page 257 (lequel est disponible sur le site internet https://finance.hermes.com, au sein des rubriques « Publications » et « Assemblée générale »).
Prix du gouvernement d’entreprise
Fidèle aux valeurs de l’artisan et à l’authenticité de son modèle artisanal, Hermès s’attache à la recherche de la qualité dans tous les domaines et n’a de cesse de se réinventer dans un esprit de progrès continu.
Depuis 2009, les Grands Prix de la transparence, désormais renommés Transparency Awards, récompensent la qualité de l’information réglementée des sociétés de droit français du SBF 120. L’objectif de ces Grands Prix est de permettre aux émetteurs de mesurer chaque année leurs performances en matière de transparence et d’identifier les meilleures pratiques de place.
Les Transparency Awards reposent sur les critères d’accessibilité, de précision, de comparabilité, de disponibilité et de clarté de l’information dans les supports clés de chaque entreprise (document d’enregistrement universel, site Internet Finances, brochure de convocation à l’Assemblée générale). Un Comité scientifique indépendant garantit la neutralité et l’équité du classement. Il est composé d’une dizaine de personnalités issues d’organismes et d’associations représentant les utilisateurs de l’information dont : Paris Europlace, Euronext, l’AMF, l’IFA, la SFAF, l’AFG et la F2ic. Ce prix récompense le travail de toutes les équipes de la maison qui concourent à l’élaboration des supports d’informations réglementées.
Lancés en 2004, les Grands Prix du Gouvernement d’Entreprise de l’Agefi sont devenus au fil des années une référence pour distinguer les meilleures pratiques en matière de gouvernance.
Hermès International a été transformée en société en commandite par actions (SCA) par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990, afin de préserver son identité et sa culture et d’assurer ainsi, à long terme, la pérennité de l’entreprise, dans l’intérêt du groupe et de l’ensemble des actionnaires. Cette forme sociale singulière, dont le capital est divisé en actions, regroupe deux types d’associés :
L’Associé commandité (Émile Hermès SAS) – § 3.3.1 |
| Les Associés commanditaires (actionnaires) – chapitre 7 « Informations sur la société et son capital » § 7.2.2 |
L’Associé commandité Émile Hermès SAS est partie prenante du fonctionnement et de l’organisation de la société. Il dispose de pouvoirs structurants.
Pouvoirs :
| | Les Associés commanditaires ou actionnaires, apporteurs de capitaux, bénéficient de prérogatives limitées.
Pouvoirs :
Toute autre décision des actionnaires n’est valablement prise qu’à la condition d’être approuvée dans les mêmes termes par l’Associé commandité.
La loi leur interdit explicitement toute immixtion dans la gestion de la société, pour quelque motif que ce soit, sous peine de voir leur responsabilité engagée dans les mêmes conditions que celles de l’Associé commandité.
La responsabilité des actionnaires est limitée au montant de leur apport.
Les actionnaires perçoivent une part des bénéfices sous forme de dividende.
Les principaux Associés commanditaires sont listés au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.5. |
La société Émile Hermès SAS est le seul Associé commandité d’Hermès International depuis le 1er avril 2006.
Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS exerce les pouvoirs attachés à la qualité d’Associé commandité de la société.
L’Associé commandité ne peut pas participer, en Assemblée générale, au vote sur la nomination des membres du Conseil de surveillance, les actions qu’il détient dans la société sont donc retirées du quorum des résolutions des assemblées générales concernées.
L’Associé commandité est responsable indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Conformément à l’article 26 des statuts, la société verse chaque année à l’Associé commandité une somme égale à 0,67 % du bénéfice distribuable.
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L’organisation de la gouvernance au sein d’une SCA répond au principe de la séparation des pouvoirs. Les pouvoirs exécutifs sont exercés par la Gérance et les pouvoirs de contrôle par le Conseil de surveillance. La gouvernance d’Hermès International a donc une structure par nature dissociée.
La Gérance – § 3.3.2
La société est administrée et gérée actuellement par deux gérants dont un est l’Associé commandité. La fonction de gérant consiste à diriger le groupe.
Pouvoirs :
La Gérance est contrôlée par un Conseil de surveillance représentant les Associés commanditaires.
Le Code Afep-Medef qualifie les gérants de « mandataires sociaux exécutifs ».
La Gérance est assistée par le Comité exécutif (cf. § 3.3.3.1) et le Comité des opérations (cf. § 3.3.3.2) qui constituent les Instances dirigeantes.
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| Le Conseil de surveillance – § 3.4
Le Conseil de surveillance, instance collégiale, est l’émanation de l’Assemblée générale des actionnaires commanditaires. La nomination des membres du Conseil relève (à l’exception des représentants des salariés) de la seule compétence de ces derniers.
Pouvoirs :
Les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats.
La loi n’attribue aucune autre compétence au Conseil de surveillance. En conséquence, il ne peut ni nommer, ni révoquer les gérants, ni fixer leur politique de rémunération.
Le Code Afep-Medef qualifie le président et les membres du Conseil de surveillance de « mandataires sociaux non exécutifs ».
Le Conseil s’appuie sur les travaux de deux comités permanents :
Ces comités, qui agissent sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance, ont un rôle de réflexion, d’analyse et de préparation de certaines délibérations du Conseil et soumettent au Conseil leurs avis, propositions ou recommandations. |
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Le Congrès – § 3.5.2.2 Le Congrès, composé des membres du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS (cf. § 3.3.1.4), Associé commandité (cf. § 3.2.2 et § 3.3.1), et des membres du Conseil de surveillance d’Hermès International (cf. § 3.4), est un organe de concertation qui n’a aucun pouvoir propre de décision.
Il connaît de toutes questions qui lui sont soumises ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer aux organes auxquels les pouvoirs décisionnels sont attribués.
Néanmoins, l’Associé commandité, à travers le Conseil de gérance, et le Conseil de surveillance peuvent, s’ils le souhaitent en Congrès, prendre toutes décisions ou émettre tous avis de leur compétence. |
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Composition au 31/12/2023 | ||||
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ASSOCIÉ COMMANDITÉ Émile Hermès SAS Représentée par son Conseil de gérance : | ||||
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| M. Henri-Louis Bauer Président de la société Émile Hermès SAS, président et membre du Conseil de gérance | ||
M. Frédéric Dumas Vice-président et membre du Conseil de gérance | ||||
Mme Pascale Mussard Vice-présidente et membre du Conseil de gérance | ||||
Autres membres du Conseil de gérance : |
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Émile Hermès SAS est une société par actions simplifiée à capital variable, de droit français, constituée le 2 novembre 1989, dont les associés sont les descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès (cf. chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.1) et de son épouse. Elle est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 352 258 115 RCS Paris. Son siège social est 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
Elle a pour objet exclusif :
Le rôle et les pouvoirs de l’Associé commandité sont décrits au § 3.2.2.
Le contrôle exercé par la société Émile Hermès SAS sur Hermès International est exposé au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.3.
La société Émile Hermès SAS, constituée sous la forme d’une SARL (société à responsabilité limitée), a été transformée en 2021 en SAS (société par actions simplifiée). Cette transformation a pris effet le 4 mai 2021. Elle visait à permettre un nombre d’associés supérieur à 100, limite prévue par l’article L. 223-3 du Code de commerce dans les SARL.
L’économie et les caractéristiques essentielles de la société, comme son fonctionnement, l’organisation de sa gouvernance ou encore la compétence de ses différents organes sociaux, sont demeurés inchangés.
Seuls peuvent être associés de la société Émile Hermès SAS :
Tout associé d’Émile Hermès SAS doit avoir, pour chaque action qu’il détient, en dépôt dans les caisses sociales :
Toute opération ayant pour conséquence d’entraîner la modification de titulaires, même au profit du conjoint, d’un ascendant ou d’un descendant d’un associé, de la pleine propriété, la nue-propriété ou l’usufruit d’actions immédiatement, à terme ou sur option, est soumise à l’agrément de la collectivité des associés de la société Émile Hermès SAS. Toutefois, les transferts entre associés sont libres. Sauf pour les personnes déjà associées, la souscription d’actions est également soumise à cet agrément.
La société Émile Hermès SAS a pour président M. Henri-Louis Bauer descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès.
Il est représentant légal depuis le 1er juillet 2012, tout d’abord en qualité de gérant puis en qualité de président depuis la transformation de la société en SAS (société par actions simplifiée) le 4 mai 2021.
Émile Hermès SAS est dotée d’un Conseil de gérance composé de 10 membres, y compris le président qui en est membre de droit et en assure la présidence.
Le Conseil de gérance nomme, parmi ses membres, deux vice-présidents.
Les membres du Conseil de gérance sont tous des personnes physiques choisies parmi les associés de la société Émile Hermès SAS.
Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS exerce les pouvoirs attachés à la qualité d’Associé commandité de la société.
Les gérants sont nommés par l’Associé commandité, après consultation du Conseil de surveillance. Selon les dispositions statutaires, la Gérance est composée d’un ou deux gérants, personnes physiques, Associés commandités ou étrangers à la société et disposant chacun des mêmes pouvoirs. Les mandats des gérants sont à durée indéterminée.
Le rôle et les pouvoirs de la Gérance sont décrits au § 3.2.3.
Les gérants se sont réparti les rôles comme suit : Axel Dumas est en charge de la stratégie et de la gestion opérationnelle et Émile Hermès SAS, par le biais de son Conseil de gérance, est en charge de la vision et des axes stratégiques.
Composition au 31/12/2023 | ||
|---|---|---|
| M. Axel Dumas Gérant Nommé par décision de l’Associé commandité en date du 4 juin 2013 (à effet du 5 juin 2013) | |
| Société Émile Hermès SAS Gérante (représentée par M. Henri-Louis Bauer) Nommée par décision de l’Associé commandité en date du 14 février 2006 (à effet du 1er avril 2006) | |
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Le Conseil de surveillance a décidé le 21 mars 2017 que les gérants devaient détenir chacun un minimum de 1 000 actions Hermès International en application de l’article 24 du Code Afep-Medef révisé en décembre 2022.
Les deux gérants respectent cette obligation au 31 décembre 2023.
L’information concernant les restrictions relatives à la cession d’actions par les gérants figure au § 3.10.2.3.
Âge 53 ans 1 (3 juillet 1970) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 11 638 en pleine propriété et 30 en usufruit inscrites au nominatif Date de première nomination 5 juin 2013 Échéance du mandat en cours Indéterminée | Axel Dumas Gérant Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Axel Dumas est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de Harvard Business School (AMP 179). Il est également titulaire d’une licence de philosophie et d’une maîtrise de droit des affaires. Il a débuté sa carrière chez BNP Paribas en Chine de 1995 à 1997, puis aux États-Unis de 1999 à 2003. M. Axel Dumas a rejoint le groupe Hermès en 2003. Il a occupé la fonction de directeur commercial France et a dirigé la division Bijouterie de 2006 à 2008, puis la division Maroquinerie-Sellerie de 2008 à 2011. Il a été nommé directeur général des opérations et membre du Comité exécutif le 2 mai 2011. Il a été nommé gérant par décision de l’Associé commandité en date du 4 juin 2013 (à effet du 5 juin 2013). | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲
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Dans les sociétés extérieures au groupe | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 |
|
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▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 49 792 en pleine propriété inscrites au nominatif Date de première nomination Du 27 décembre 1990 au 31 décembre 1994 et à nouveau depuis le 1er avril 2006 Échéance du mandat en cours Indéterminée | Émile Hermès SAS Gérante Représentée par son président, M. Henri-Louis Bauer | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Émile Hermès SAS est une société par actions simplifiée à capital variable, de droit français, dont les associés sont les descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse. Elle est représentée par son président, M. Henri-Louis Bauer. Émile Hermès SAS a pour objet principal d’être Associé commandité d’Hermès International. Son fonctionnement est présenté au § 3.3.1. Émile Hermès SAS est Associé commandité d’Hermès International depuis le 27 décembre 1990. Émile Hermès SAS a été nommée gérante à cette même date, fonction qu’elle a occupée jusqu’au 31 décembre 1994. Depuis le 1er avril 2006, elle est de nouveau gérante d’Hermès International et ce pour une durée indéterminée. Elle n’a exercé ni n’exerce aucun autre mandat dans une autre société. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Émile Hermès SAS
Sociétés françaises ▲
Sociétés étrangères ▲ Néant | Henri-Louis Bauer Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès
Sociétés françaises ▲ Néant
Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | Sociétés françaises
Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
La définition des Instances dirigeantes retenue depuis plusieurs années regroupe les comités mis en place par la Gérance depuis de nombreuses années pour l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales, à savoir :
Ce périmètre est conforme à la définition de l’article L. 23-12-1 du Code de commerce dans sa rédaction issue de la loi n° 2021-1774 du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle (dite loi Rixain).
Hermès International employant moins de 1 000 salariés, elle n’est pas assujettie aux obligations de la loi Rixain.
La politique de non-discrimination et de mixité femmes/hommes au sein des Instances dirigeantes est décrite au § 3.3.4.
Rôle | Composition au 31/12/2023 |
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|---|---|---|---|---|---|
La direction générale du groupe est assurée, autour du gérant, par une équipe de directeurs ayant chacun des attributions définies, et réunis au sein d’un Comité exécutif.
Sa mission est la direction opérationnelle et stratégique du groupe. Le Comité exécutif se réunit toutes les deux semaines. Sa composition reflète les principales expertises du groupe. | 11 MEMBRES | 40 % DE FEMMES (HORS GÉRANT) | 9 ans ANCIENNETÉ MOYENNE AU COMITÉ EXÉCUTIF | ||
20 ans ANCIENNETÉ MOYENNE DANS LE GROUPE | 56 ans ÂGE MOYEN 1 | ||||
M. Axel Dumas Gérant
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Évolutions au sein du Comité exécutif au cours de l’exercice 2023 : Néant. | ||
(1) Moyenne calculée d’après l’âge des membres du Comité exécutif, déterminé en années pleines au 31 décembre 2023. | ||
Nom Âge Date de naissance Nationalité | Date de nomination au Comité exécutif | Formation | Fonctions exercées dans le groupe Hermès (date de nomination) | Autres fonctions |
|---|---|---|---|---|
53 ans 1 03/07/1970 Française | 02/05/2011 | cf. § 3.3.2.2 |
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53 ans 1 31/10/1970 Française | 01/09/2013 | École supérieure du commerce extérieur de Paris (1992) Harvard Business School (AMP 184) | Directeur général commercial d’Hermès International (depuis le 01/09/2013) Directeur général d’Hermès Asie du Nord (2009) Directeur général d’Hermès Great Britain (2006) Directeur international d’Hermès Travel Retail (2001) Directeur Europe d’Hermès Travel Retail (1997) |
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48 ans 1 28/03/1975 Française | 12/10/2015 | Essec (1997) | Directrice générale de la communication (depuis le 12/10/2015) |
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57 ans 1 04/06/1966 Française | 01/10/2005 | Diplômé en arts visuels à la Brown University (1991) | Directeur artistique général (depuis le 01/10/2005) |
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62 ans 1 10/07/1961 Française | 01/06/2015 | EM Lyon (1983) Diplôme d’études supérieures comptables et financières | Directeur général en charge de la gouvernance et du développement des organisations au sein d’Hermès International (2015) Directeur général pôle artisanal d’Hermès Sellier (2008) Directeur général d’Holding Textile Hermès (2001) Directeur général de Bucol (1998) Directeur général de Sport Soie (1994) Directeur audit interne et fiscalité d’Hermès International (1991) | Président de la Fondation d’entreprise Hermès (depuis le 08/02/2016) |
62 ans 1 01/09/1961 Française | 01/04/2019 | École des hautes études commerciales (1983) | Directrice générale des métiers Maroquinerie-Sellerie (qui regroupent aussi Ateliers Horizons et l’équitation) et petit h (depuis le 01/04/2019) Directrice générale d’Hermès Maroquinerie-Sellerie et présidente du Conseil d’administration d’Hermès Parfums (2015) Présidente-directrice générale d’Hermès Parfums (2010) Directrice générale et présidente du directoire d’Hermès Parfums (2006) |
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52 ans 1 01/02/1971 Française | 01/07/2014 | Neoma Business School (1993, Rouen) MBA de la London School of Economics, NYU Stern et HEC (2011, TRIUM) | Directeur général métiers (Hermès Femme, Hermès Homme, Hermès Bijouterie, Hermès Soie et Textiles et Hermès Maison) systèmes d’information et data (depuis le 01/04/2019) Directeur général projets digitaux et e-commerce d’Hermès International (2014) Directeur général d’Hermès Femme (2012) Directeur général Europe d’Hermès International (2009) Directeur commercial groupe d’Hermès International (2007) Directeur général Hermès France au sein d’Hermès Sellier (2004) Directeur développement industriel d’Hermès International (2002) Chargé de mission auprès du président d’Hermès Sellier (1999) Contrôleur financier au sein d’Hermès Sellier (1995) | Administrateur de la société Icicle Carven China France (« ICCF ») (depuis le 23/11/2023) |
60 ans 1 14/03/1963 Française | 01/06/2015 | Neoma Business School (1986, Rouen) Diplôme d’études supérieures comptables et financières | Directeur général finances d’Hermès International (2015) Directeur financier du groupe (2007) Directeur de la consolidation et du contrôle financier (2006) |
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54 ans 1 30 mars 1969 Britannique | 01/03/2022 | Université de Glasgow Maîtrise de psychologie & management (1990) Université Panthéon-Sorbonne Paris I Mastère RH (1994) Insead (2004) | Directrice des ressources humaines groupe (depuis le 17/06/2019) Membre du Conseil de surveillance (de 2016 à 2019) Membre du Comité d’audit et des risques (de 2016 à 2019) Membre du Comité RNG-RSE (de 2017 à 2019) | Coface – Administratrice indépendante et présidente du Comité des nominations, des rémunérations et de la RSE (depuis le 01/07/2014) |
66 ans 1 14/10/1957 Française | 01/01/2005 | Diplômé de droit et de sciences politiques à Paris (1978) et diplômé de l’Essec (1982) | Directeur général pôle Amont et Participations d’Hermès International (depuis le 02/05/2011) Président de John Lobb (2007) Directeur général adjoint d’Hermès International (2006) Directeur général des métiers d’Hermès Sellier (2004) Directeur général de La Montre Hermès (1999) Directeur commercial et marketing de La Montre Hermès (1997) | Président du Comité Colbert (depuis le 10/06/2016 et jusqu’en juin 2022) Président du Comité stratégique de la filière Mode et Luxe (depuis 2018 et jusqu’en novembre 2023) |
54 ans 1 24/12/1969 Française | 01/03/2022 | Institut d’études politiques de Paris économie et finance (diplômée en 1993) Université Paris X Maîtrise d’histoire économique (1991) Hypokhâgne Khâgne lettres modernes (1988-1989) | Directrice générale d’Hermès Parfum et Beauté (depuis le 01/05/2015) et présidente du Conseil d’administration (depuis le 06/06/2019) | Administratrice du CEW (depuis 2015) Administratrice de la FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté) Administratrice du SFP (Syndicat français de la parfumerie) |
(1) Les âges indiqués sont déterminés en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. | ||||
Rôle | Composition au 01/02/2024 1 | ||
|---|---|---|---|
Le Comité des opérations, qui reporte à la Gérance, réunit certains membres du Comité exécutif et les dirigeants des principaux métiers et zones géographiques et des fonctions commerciales et support du groupe. | 24 MEMBRES
| 70 % DE FEMMES | 30 % DE NATIONALITÉS ÉTRANGÈRES |
Sa mission est :
Le Comité des opérations se réunit deux ou trois fois par an. |
| (HORS GÉRANT ET | |
Composition du Comité des opérations au 1er février 2024 1 | ||
|---|---|---|
Membres du Comité exécutif (cf. § 3.3.3.1) | ||
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Dirigeants Métiers | ||
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Dirigeants Zones géographiques | ||
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Dirigeants Fonctions commerciales et supports | ||
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Évolutions au sein du Comité des opérations au cours de l’exercice 2023
Évolutions au sein du Comité des opérations après le 31 décembre 2023
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Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce, nous précisons ci-après la manière dont la société recherche une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du comité mis en place, le cas échéant, par la Gérance en vue de l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales et sur les résultats en matière de mixité dans les 10 % de postes à plus forte responsabilité.
Le Conseil de surveillance a pour mission, depuis 2018, de s’assurer que les gérants mettent en œuvre une politique de non-discrimination et de diversité au sein des Instances dirigeantes.
Une présentation de cette politique a été faite au Conseil de surveillance fin 2018.
L’article 8 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 recommande aux Conseils de déterminer des objectifs de mixité au sein des Instances dirigeantes.
Le guide d’application du HCGE révisé en juin 2022 précise que dans les sociétés en commandite par actions :
Depuis 2020, la Gérance a fixé des objectifs de mixité de la société comme suit :
Objectif de mixité globale des Instances dirigeantes : que la proportion des membres de chaque sexe soit au moins égale à 40 %. Le périmètre des Instances dirigeantes retenu regroupe les comités mis en place par la Gérance depuis de nombreuses années pour l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales, à savoir :
Horizon de temps : la proportion fixée étant déjà atteinte depuis 2019, la Gérance s’est fixé de pérenniser (c’est-à-dire maintenir à moyen et long termes) la mixité actuelle.
Plan d’action : la société favorise depuis plusieurs années la féminisation des effectifs de cadres dirigeants, ce qui devrait faciliter la réalisation de cet objectif.
La politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance est décrite au § 3.4.3.
Le tableau ci-dessous présente la mixité au sein des Instances dirigeantes, au sein du Conseil de surveillance et dans la catégorie des cadres dirigeants :
| Au 1er février 2024 1 |
| Au 31 décembre 2022 |
|---|---|---|---|
Instances dirigeantes (Comité exécutif et Comité des opérations, hors gérant) |
|
|
|
Proportion de femmes | 60 % 1 | 18/30 | 54,2 % |
Proportion d’hommes | 40 % 1 | 12/30 | 45,8 % |
Féminisation globale |
|
|
|
Conseil de surveillance (hors les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés) | 50,0 % |
| 50,0 % |
Comité RNG-RSE | 66,7 % |
| 66,7 % |
Comité d’audit et des risques | 40,0 % |
| 40,0 % |
Cadres dirigeants 2 | 47,0 % |
| 47,0 % |
| |||
(2) Au sens de l’article L. 3111-2 du Code du travail. Cette catégorie est constituée de 100 postes à plus forte responsabilité dans la classification retenue par le groupe. | |||
Hermès International est quatrième au classement général du Palmarès de la féminisation des Instances dirigeantes publié le 19 décembre 2023, qui établit le classement des 120 plus grandes entreprises françaises, selon leur engagement à féminiser leurs instances dirigeantes et plus largement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Le groupe est très attaché aux principes de reconnaissance et de respect, quels que soient l’origine, le genre, la situation familiale et le métier de chacun. Ce respect des différences est rappelé aux collaborateurs dans la charte éthique (disponible sur https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites) garante de l’objectivité, de l’égalité des chances, de la promotion des diversités et de l’inclusion dans le recrutement, les évolutions de carrière et la gestion quotidienne.
Comme l’illustrent les résultats publiés ci-dessous, le groupe Hermès est constamment attaché à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. Une attention particulière est notamment accordée à l’égalité sur l’octroi des salaires à travail égal et à l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi et les promotions internes. À tous les niveaux de l’organisation, l’égalité des chances, la mixité et l’inclusion en matière d’emploi, de formation, d’encadrement et de rémunération sont réellement confortées par la volonté de la maison, dont l’objectif est d’agir par des actions concrètes et pérennes.
Depuis 2019, Hermès a harmonisé ses pratiques internationales en matière de congé maternité en définissant une durée minimum de congé maternité de 16 semaines, avec le maintien de la rémunération de base à 100 % et la généralisation de la prise en charge à 100 % des frais de santé liés à la maternité.
De plus, afin d’offrir un cadre toujours plus inclusif de la parentalité et de soutenir la carrière professionnelle des femmes, depuis le 1er janvier 2022, le groupe propose un congé paternité ou d’accueil de l’enfant pour les collaborateurs en France (soit 62 % des effectifs de la maison) en maintenant à 100 % la rémunération des personnes concernées. Cette politique a été étendue au 1er janvier 2023 au reste des filiales dans le monde.
En juillet 2023, un accord « Concilier les temps de vie » a été signé avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau du Groupe. Celui-ci a pour objectif d’accompagner les collaborateurs confrontés à des situations personnelles impactant leur quotidien professionnel : aidants, parents ou en situation de vulnérabilité. Sur ces trois volets, différentes mesures ont été négociées en veillant à apporter des réponses adaptées à la diversité des situations rencontrées :
En France, des accords ou plans d’action relatifs à l’égalité professionnelle sont régulièrement renouvelés afin de réaffirmer la garantie d’un positionnement salarial équilibré entre les femmes et les hommes, ainsi que le respect d’une équité de traitement dans l’attribution des revalorisations salariales. Ces accords définissent des objectifs de progression afin de favoriser le rôle des pères dans l’exercice de la responsabilité familiale, et de permettre aux femmes d’exercer une activité professionnelle correspondant à leurs souhaits. Les femmes en situation de management et de responsabilité dans les sites de production bénéficient par ailleurs d’un accompagnement en coaching personnalisé.
En application de l’article L. 1142-8 du Code du travail, Hermès International a publié le 1er mars 2024 l’index de l’égalité professionnelle femmes/hommes 2023 qui est égal à 98/100.
Cet index permet de mesurer les écarts de rémunération entre femmes et hommes au sein d’une même entreprise. Il doit être calculé chaque année, tenir compte de toutes les composantes d’une rémunération et permettre d’identifier les éventuels points de progression. Cet index comprend les cinq indicateurs suivants (dans la parenthèse figurent les résultats obtenus pour chaque indicateur) :
La méthodologie de calcul de l’index intègre l’intégralité des rémunérations versées (fixe + avantages).
L’index global, moyenne pondérée, du groupe de l’année 2023 est égal à 92/100.
Les résultats des autres sociétés du groupe sont disponibles sur https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites.
Qu’il s’agisse de la nomination des Instances dirigeantes, du recrutement ou encore de la nomination de tout collaborateur, le groupe Hermès est particulièrement attaché et attentif au respect du principe de non-discrimination.
Chaque fois que l’occasion le permet, l’importance de ce principe est rappelée à l’ensemble des collaborateurs.
La politique « Hermès Employeur Responsable » insiste sur le respect de deux principes essentiels : le principe de non-discrimination et le principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Cette politique est décrite au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.
Le groupe a également pris des engagements en faveur de l’intégration professionnelle et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.3.6).
En 2021, 13 femmes d’horizons différents dans la maison ont pris l’initiative de créer Hécate, le réseau de femmes Hermès dont l’ambition est de donner, à chacune, les moyens d’être actrice de son développement chez Hermès. Hécate se mobilise autour de trois axes : le maillage, l’inspiration et le développement. Depuis sa création, Hécate a rassemblé plus d’une centaine de femmes, qui ont commencé à structurer le réseau et réfléchir à des thématiques aussi variées que la parentalité, les carrières et les vulnérabilités. Le réseau a poursuivi ses travaux en 2023 pour favoriser la diversité et l’inclusion à tous les niveaux de l’organisation.
Le groupe a mis en place une formation « Alterego » qui porte sur l’intégration et le management des diversités. Cette formation est suivie par l’ensemble des Comités de direction et les managers de proximité du groupe. Elle se présente sous la forme d’un programme d’une journée, alternant approche théorique et approche ludique, permettant la prévention et l’identification de toutes les formes de discrimination (directes, indirectes ou encore involontaires) et réaffirmant une tolérance zéro du groupe à l’égard de ce type de pratiques.
Il est à noter que l’existence de deux gérants, dont une personne morale, garantit l’absence de vacance soudaine de la Gérance.
Le plan de succession du président du Conseil de surveillance est présenté au § 3.4.4.
Un plan de succession a été établi pour la Gérance en 2016. Ce plan de succession, qui fait l’objet depuis 2019 d’un mémorandum écrit, couvre :
Chaque année, le Comité RNG-RSE procède au réexamen annuel de ce plan. Début 2024, il a pris acte qu’il restait inchangé et a maintenu son appréciation selon laquelle ce plan est compréhensible, de bonne qualité et suffisamment protecteur pour assurer la continuité de la bonne marche des affaires.
Un processus de Talent review, annuel, a été déployé partout dans le groupe depuis 2020, avec les objectifs suivants :
Cette revue des talents couvre la succession des membres du Comité exécutif et des membres du Comité des opérations.
La revue des talents et les plans de succession de la Gérance et du président du Conseil de surveillance sont présentés au Comité RNG-RSE tous les ans.
Nombre de membres du Conseil de surveillance
Le Conseil de surveillance est composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés). Ces membres sont choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant (article 18.1 des statuts). Ils sont nommés par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires.
Le Code Afep-Medef qualifie le président et les membres du Conseil de surveillance de « mandataires sociaux non exécutifs ». Le Conseil de surveillance ne comprend donc aucun dirigeant mandataire social.
Lors des renouvellements du Conseil de surveillance, le nombre de ses membres est fixé par décision de l’Associé commandité.
Deux membres (une femme et un homme) du Conseil de surveillance représentant les salariés du groupe sont désignés par le Comité de groupe conformément aux dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce.
La politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance est décrite au § 3.4.3.
Le processus de sélection des membres du Conseil de surveillance nommés par l’Assemblée générale se déroule de la manière suivante :
En application de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, un Conseil de surveillance de plus de huit membres doit désigner deux représentants des salariés en respectant la parité.
Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
Chaque organisation syndicale au niveau du groupe peut présenter une candidature par l’intermédiaire de son représentant syndical au Comité de groupe.
Chaque Comité économique et social peut désigner un candidat par vote à bulletin secret.
Par exception, les sociétés de plus de 300 collaborateurs peuvent présenter deux candidats (nécessairement une femme et un homme).
Les candidatures présentées par les organisations syndicales représentatives et par les instances représentatives du personnel sont examinées par le Comité de groupe qui désigne, en deux tours, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés en respectant la parité.
Le Conseil de surveillance est composé depuis fin 2019 de deux membres représentant les salariés.
Le processus de sélection n’a pas été mis en œuvre en 2023.
Il n’a pas été mis en œuvre début 2024 dans la mesure où aucune nomination de nouveaux membres du Conseil de surveillance n’est proposée à l’Assemblée générale du 30 avril 2024.
Le Conseil de surveillance nomme, parmi ses membres, un président, personne physique, et deux vice-présidents (article 19.2 des statuts) dont les missions sont décrites respectivement au § 3.5.1.2 et au § 3.5.1.3.
Catégorie | Modalités de nomination | Durée du mandat | Nombre |
|---|---|---|---|
Membres du Conseil | Nomination par l’Assemblée générale des actionnaires | 3 ans (jusqu’à l’issue de la troisième Assemblée générale ordinaire annuelle suivant celle de leur nomination) | 12 |
Membres du Conseil représentant les salariés | Désignation par le Comité de groupe | 3 ans (à compter de la date de leur désignation) | 2 |
La durée du mandat des membres du Conseil de surveillance est de trois ans (article 18.2 des statuts).
Cette durée peut être inférieure :
Depuis l’Assemblée générale du 2 juin 2009, la société a instauré, conformément aux recommandations du Code Afep-Medef, un renouvellement des membres du Conseil de surveillance par tiers chaque année des membres nommés par l’Assemblée générale.
En cas de vacance, le Conseil de surveillance peut procéder, lorsque les conditions légales sont réunies, à la nomination d’un nouveau membre du Conseil à titre provisoire, et sous réserve de ratification de la plus prochaine Assemblée générale ordinaire, pour la durée du mandat restant à courir de son prédécesseur.
Le règlement intérieur (article 2.2.1) prévoit depuis son adoption en 2009 l’obligation pour les membres du Conseil de surveillance (à l’exception des membres représentant les salariés qui en sont dispensés) de posséder un nombre relativement significatif d’actions inscrites au nominatif. Ce nombre avait été fixé à l’origine à 200 actions. Compte tenu du cours de Bourse élevé de l’action Hermès International, le nombre d’actions à détenir par les membres du Conseil a été ramené en 2019 à 100 actions.
Au cours de Bourse de l’action Hermès International au 29 décembre 2023 (1 918,80 €), cela représente en moyenne plus de deux années et demie de rémunération d’un membre du Conseil.
Le Conseil de surveillance du 11 janvier 2024 a constaté que tous les membres du Conseil de surveillance continuaient à respecter cette obligation au 31 décembre 2023.
Le nombre d’actions détenu par chaque membre du Conseil de surveillance figure au § 3.10.1.
L’information concernant les restrictions relatives à la cession d’actions par les membres du Conseil de surveillance figure au § 3.10.2.3.
En application de l’article 18.3 des statuts : « Nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance si, ayant dépassé l’âge de 75 ans, sa nomination a pour effet de porter à plus du tiers le nombre des membres ayant dépassé cet âge » (limite d’âge collective).
Depuis 2021, le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.1.7.1) prévoit, à titre de règle interne, que nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance ou voir son mandat renouvelé s’il a atteint l’âge de 80 ans (limite d’âge individuelle).
Le président et les vice-présidents ne sont soumis à aucune limite d’âge autre que la limite d’âge applicable à tous les membres du Conseil (individuelle et collective).
Aucun membre du Conseil de surveillance n’a atteint l’âge de 75 ans et le plus âgé d’entre eux avait 70 ans en 2023.
La répartition des membres du Conseil par tranche d’âge est détaillée au § 3.4.1.
En application de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés du groupe (une femme et un homme) siègent au Conseil avec voix délibérative.
Le processus de sélection des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est décrit au § 3.4.2.1.2.
Ils ont le même statut, les mêmes droits et les mêmes obligations que tout autre membre du Conseil de surveillance, notamment de confidentialité. Ils sont tenus de respecter le règlement intérieur du Conseil.
Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas comptabilisés pour la détermination du nombre minimal et du nombre maximal des membres du Conseil de surveillance, ni pour le calcul de la mixité du Conseil ou de la proportion de membres indépendants.
La durée de leur mandat de membre du Conseil de surveillance est de trois ans.
Par exception à la règle prévue à l’article 18.1 des statuts, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas tenus d’être actionnaires.
Ils disposent d’un crédit d’heures de 15 heures par réunion (plus le temps de la réunion) pour exercer leur mandat.
En application de l’article L. 225-30-2 du Code de commerce, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés bénéficient d’une formation adaptée à l’exercice de leur mandat, à la charge de la société. Cette formation doit leur assurer l’acquisition et le perfectionnement des connaissances et techniques nécessaires à l’exercice de leur mandat. Elle porte principalement sur le rôle et le fonctionnement du Conseil de surveillance, les droits et obligations des membres du Conseil de surveillance et leur responsabilité ainsi que sur l’organisation et les activités du groupe.
Ce temps de formation, dont la durée ne peut être inférieure à 40 heures par an, n’est pas imputable sur le crédit d’heures. Une fraction de ce temps de formation est effectuée au sein du groupe mais l’essentiel est réalisé par un organisme de formation externe (et notamment par l’IFA). Après avoir recueilli l’avis favorable des membres concernés, le Conseil de surveillance détermine en début de chaque année le programme de formation pour l’année.
Lors de la première année de leur mandat, Mme Anne-Lise Muhlmeyer et M. Prescience Assoh ont suivi le programme de formation suivant :
Conformément aux dispositions de l’article L. 2312-75 du Code du travail, un membre titulaire du Comité social et économique (CSE) désigné par ce dernier assiste avec voix consultative à toutes les séances du Conseil de surveillance (réunions et visites de site). Le CSE a décidé de mettre en place une rotation afin de permettre à plusieurs représentants du CSE d’y siéger pendant une année chacun.
Le représentant du CSE reçoit au même moment les mêmes documents que ceux remis aux membres du Conseil de surveillance. En séance, il a la possibilité de prendre la parole et de donner son avis sur les questions figurant à l’ordre du jour.
Le Conseil de surveillance est composé de membres, dont un tiers d’indépendants, présentant des qualifications ou un parcours professionnel permettant de contribuer efficacement aux travaux du Conseil de surveillance, en tant qu’instance collégiale, dans tous ses domaines d’intervention et à la qualité des débats.
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce, nous vous informons de la politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance au regard de critères tels que l’âge, le sexe ou les qualifications et l’expérience professionnelle, et vous donnons une description des objectifs de cette politique, de ses modalités de mise en œuvre et des résultats obtenus au cours de l’exercice écoulé.
Le Comité RNG-RSE a reçu depuis 2011 pour mission de formuler au Conseil de surveillance des recommandations quant à l’évolution de la composition du Conseil.
Le Conseil de surveillance s’est fixé des objectifs ou des principes en matière de taille optimale du Conseil, de limite d’âge, de nombre de membres indépendants et de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, expériences internationales, expertises…) et a progressivement fait évoluer la composition du Conseil pour y parvenir.
Les travaux menés ont été décrits dans chaque document de référence/document d’enregistrement universel ultérieur.
Le Conseil de surveillance a revu fin 2020 et approuvé la politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance en tenant compte de l’évolution de la composition du Conseil au cours des dernières années, comme détaillé au § 3.4.3.2.
Fin 2023, il a revu la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance et a estimé qu’il n’y avait pas lieu de faire évoluer la composition du Conseil pour 2024.
Taille (nombre de membres du Conseil) | 14 membres |
En application de l’article 18.1 des statuts, le Conseil de surveillance est composé de trois à 15 membres nommés par l’Assemblée générale. Objectif : Maintenir la taille du Conseil, à 14 membres, qui donne satisfaction, permet d’assurer une représentation équilibrée d’hommes et de femmes, de répondre à l’obligation légale de désigner deux membres représentant les salariés et de satisfaire aux recommandations de place en matière de proportion de membres indépendants. Cet objectif pourrait être réexaminé si de nouvelles contraintes conduisaient à devoir revoir la taille du Conseil. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Depuis novembre 2019, le Conseil est composé de 12 membres nommés par l’Assemblée générale et deux membres représentant les salariés, désignés par le Comité de groupe. | |
Âge | Moyenne d’âge : 54 ans |
En application de l’article 18.3 des statuts : le nombre de membres ayant dépassé 75 ans ne peut dépasser le tiers (limite d’âge collective). Depuis 2021, en application de l’article 2.1.7.1 du règlement intérieur du Conseil, à titre de règle interne, nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance ou voir son mandat renouvelé s’il a atteint l’âge de 80 ans (limite d’âge individuelle). Objectif : Maintenir la règle statutaire actuelle de limite d’âge qui est satisfaisante. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Au 31 décembre 2023 :
| |
Représentation des femmes et des hommes 1 | 50 % de femmes 1 |
L’article L. 22-10-74 du Code de commerce exige une proportion de chaque sexe qui ne peut être inférieure à 40 %. Objectif : Maintenir une proportion de femmes et d’hommes conforme aux exigences légales. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Depuis fin 2017 : 50 % de femmes et 50 % d’hommes ; l’exigence légale est donc dépassée. | |
Nombre de membres indépendants 1 | 1/3 d’indépendants |
En application de l’article 10.3 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022, la part des membres du Conseil de surveillance indépendants doit être d’au moins un tiers dans les sociétés contrôlées au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce. Cette proportion minimum est reprise dans le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.1.5.3). Objectif : Maintenir la proportion de membres indépendants qui donne satisfaction et est conforme aux recommandations de place. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : La proportion d’un tiers de membres indépendants est respectée depuis sa mise en place en 2009, soit, au 31 décembre 2023, quatre membres sur 12 membres nommés par l’Assemblée générale. | |
| |
Nationalités, expériences et expertises |
Objectifs :
Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Au 31 décembre 2023 :
|
31/12 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|
Membres nommés par l’Assemblée générale | 12 | 12 | 12 |
Membres représentant les salariés nommés par le Comité de groupe | 2 | 2 | 2 |
Femmes 1 | 50 % | 50 % | 50 % |
Hommes 1 | 50 % | 50 % | 50 % |
n/a : non applicable. | |||
Un plan de succession du président du Conseil de surveillance a été arrêté en 2018.
Ce plan de succession, qui fait l’objet depuis 2019 d’un mémorandum écrit, couvre :
Le plan de succession du président du Conseil de surveillance a été co-signé par Mme Dominique Senequier puis a été placé dans deux enveloppes scellées dont une a été remise à la présidente du Comité RNG-RSE et l’autre à la direction juridique.
Chaque année, le Comité RNG-RSE procède au réexamen annuel de ce plan. Début 2024, il a pris acte qu’il restait inchangé et a maintenu son appréciation selon laquelle ce plan est de bonne qualité et en bonne adéquation.
La société est dotée d’un Conseil de surveillance composé de 14 membres, dont :
12 membres sont nommés par l’Assemblée générale parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant.
Les dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce étant applicables à la société, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés sont désignés par le Comité de groupe compte tenu du rôle de cette instance de représentation des collaborateurs qui est l’interlocuteur privilégié de la direction et dont les membres sont issus des Comités sociaux et économiques des sociétés du groupe.
Tous les membres du Conseil de surveillance sont de nationalité française, à l’exception de Mme Olympia Guerrand (de nationalités française et portugaise).
Mme Nathalie Besombes, directrice juridique droit des sociétés et boursier et déontologue, est secrétaire du Conseil de surveillance.
Informations personnelles | Nombre | Expérience |
| Position au sein du Conseil |
| Participation à des comités de Conseil | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Sexe, nationalité, âge 1, date de naissance | Nombre | Indépendance 2 | Date initiale de nomination | Échéance du mandat | Ancienneté au Conseil 1 | Comité d’audit et des risques | Comité | |||
Membres du Conseil de surveillance nommés par l’Assemblée générale | ||||||||||
Éric de Seynes (H) (président) Nationalité française 63 ans – 09/06/1960 | 226 (NP) 5 285 |
|
|
| 07/06/2010 03/03/2011 (président) | AG 2026 | 13 ans |
|
|
|
Monique Cohen (F) (vice-présidente) Nationalité française 67 ans – 28/01/1956 | 250 | 2 BNP Paribas Safran | √ |
| 03/06/2014 | AG 2026 | 9 ans |
| √ (présidente) |
|
Dominique Senequier (F) (vice-présidente) Nationalité française 70 ans – 21/08/1953 | 200 |
| √ |
| 04/06/2013 | AG 2025 | 10 ans |
|
| √ (présidente) |
Dorothée Altmayer (F) Nationalité française 62 ans – 01/03/1961 | 200 |
|
|
| 06/06/2017 | AG 2026 | 6 ans |
|
|
|
Charles-Éric Bauer (H) Nationalité française 59 ans – 09/01/1964 | 75 748 |
|
|
| 03/06/2008 | AG 2025 | 15 ans |
| √ |
|
Estelle Brachlianoff (F) Nationalité française 51 ans – 26/07/1972 | 100 | 1 Veolia | √ |
| 04/06/2019 | AG 2025 | 4 ans |
| √ | √ |
Matthieu Dumas (H) Nationalité française 51 ans – 06/12/1972 | 1 433 (US) 6 30 |
|
|
| 03/06/2008 | AG 2024 | 15 ans |
|
| √ |
Blaise Guerrand (H) Nationalité française 40 ans – 04/06/1983 | 200 |
|
|
| 29/05/2012 | AG 2024 | 11 ans |
|
|
|
Julie Guerrand (F) Nationalité française 48 ans – 26/02/1975 | 6 825 |
|
|
| 02/06/2005 | AG 2025 | 18 ans |
|
|
|
Olympia Guerrand (F) Nationalités française et portugaise 46 ans – 07/10/1977 | 600 |
|
|
| 06/06/2017 | AG 2024 | 6 ans |
|
|
|
Renaud Momméja (H) Nationalité française 61 ans – 20/03/1962 | 3 959 (US) 6 109 944 |
|
|
| 02/06/2005 | AG 2026 | 18 ans |
| √ |
|
Alexandre Viros (H) Nationalité française 45 ans – 08/01/1978 | 100 |
| √ |
| 04/06/2019 | AG 2024 | 4 ans |
| √ |
|
Membres du Conseil de surveillance représentant les salariés désignés par le Comité de groupe | ||||||||||
Prescience Assoh (H) Nationalité française 40 ans – 26/01/1983 | 13 3 |
| n/a 4 |
| 15/11/2022 | 15/11/2025 | 1 an |
|
|
|
Anne-Lise Muhlmeyer (F) Nationalité française 58 ans – 10/10/1965 | 32 3 |
| n/a 4 |
| 15/11/2022 | 15/11/2025 | 1 an |
|
|
|
|
|
|
|
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| Moyenne : 9 ans |
|
|
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| ||||||||||
Chaque membre du Conseil de surveillance est invité à déclarer sur l’honneur les domaines dans lesquels il dispose de compétences particulières. Cette déclaration intervient au moment de sa nomination et chaque année à l’occasion de la préparation du document d’enregistrement universel.
Les sept domaines proposés correspondent :
Le graphique « Principaux domaines d’expérience et d’expertise des membres du Conseil désignés par l’Assemblée générale », au § 3.4.5.1, indique :
Une description des principaux domaines d’expertise et d’expérience de chaque membre du Conseil figure dans les fiches de présentation individuelle figurant au § 3.4.8.
| Critères permettant la validation d’une compétence |
|
|
|---|---|---|---|
● | Informatique |
| Formation ou expérience, technique ou managériale, de plusieurs années, en technologie de l’information. |
Cybersécurité |
| Formation ou expérience, technique ou managériale, de plusieurs années, sur des sujets de cybersécurité, de traitement des données ou encore de réseaux. | |
Digital/Intelligence artificielle/Nouvelles technologies/Innovation |
| Expertise et connaissances dans le secteur du digital, de la numérisation, des données et des technologies innovantes, de l’intelligence artificielle. Expérience de transformation digitale. | |
● | Expérience à l’international |
| Expérience professionnelle de plusieurs années à l’étranger ou à la tête de directions en charge ou présentes dans des marchés internationaux/géographiquement variés. |
Marchés asiatiques |
| Connaissance plus spécifique du marché asiatique ou expérience professionnelle de plusieurs années dans un pays d’Asie. | |
Retail/E-commerce |
| Expertise et connaissances, expérience technique ou managériale de plusieurs années dans le secteur du Retail et de la distribution. Expérience de développement en matière d’e-commerce. | |
● | Ressources humaines/Enjeux sociaux |
| Diplôme en ressources humaines, en psychologie ou en sociologie. Expérience au sein d’une direction des ressources humaines ou en comité de société cotée traitant de ces sujets. Expérience en tant que dirigeant. |
Développement durable/Gestion des matières premières et des approvisionnements/Gestion des ressources et des déchets |
| Avoir suivi un corpus de formations sur ces sujets, parmi lesquelles celles proposées par Hermès (eau, forêt durable, développement durable, etc. – cf. § 3.5.6.1.2). Expérience au sein d’une direction développement durable ou équivalent. Expérience de membre d’un comité RSE de société cotée. Expérience en matière de stratégie de développement durable. | |
Changement climatique/Biodiversité |
| Avoir suivi un corpus de formations sur ces sujets, parmi lesquelles celles proposées par Hermès (changement climatique, biodiversité, bien-être animal, etc. – cf. § 3.5.6.1.2). Contribution significative au développement durable dans le cadre de ses activités ou réputé pour sa promotion d’activités durables dans l’économie au général. Expérience de membre d’un comité RSE de société cotée. | |
● | Juridique |
| Formation juridique ou expérience professionnelle dans un métier du droit. |
Éthique/Compliance |
| Expérience et connaissances théoriques en matière d’éthique, de droits humains, de conformité et de gouvernance. Membre d’un comité éthique de société cotée. | |
Gouvernance |
| Adhésion à l’IFA. Connaissances en gouvernance d’entreprise par le biais de formations. Expérience au sein d’un comité de gouvernance de société cotée. | |
● | Connaissance de l’histoire et de la culture de la maison Hermès |
| Descendant direct du fondateur, connaissance très complète de l’histoire et de la culture de la maison. |
● | Finance et audit |
| Expériences dans les secteurs de la banque, de l’investissement, de la finance d’entreprise, des restructurations, des fusions-acquisitions, des processus d’audit et de contrôle, de la gestion des risques mais aussi de la comptabilité. Membre d’un comité d’audit (ou équivalent) de société cotée. |
Contrôle interne/Contrôle de gestion |
| Expériences en contrôle interne et contrôle de gestion, dans une direction financière ou une direction générale. | |
Management des risques |
| Expérience dans le domaine de l’assurance ou dans l’établissement d’une cartographie des risques. Dirigeant d’entreprise. | |
● | Dirigeant de société cotée |
| Expérience de direction de plusieurs années au sein de sociétés cotées, en tant que directeur général, haut dirigeant ou à d’autres postes de direction. |
Dirigeant de société non cotée |
| Expérience de direction de plusieurs années au sein de sociétés non cotées, en tant que directeur général, haut dirigeant ou à d’autres postes de direction. | |
Administrateur de société cotée |
| Exercice d’un ou de plusieurs mandats dans une société cotée. | |
Administrateur de société non cotée |
| Exercice d’un ou de plusieurs mandats dans une société non cotée. |
| Matrice de compétences et d’expériences au 31/12/2023 1 | Conseil | Comités spécialisés | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Par | Par sous- | Taux global en % | Comité | Comité d’audit | ||
● | Informatique | 2 | 2 | 16,67 % | 1 | 2 |
Cybersécurité |
| 2 | 16,67 % | 1 | 2 | |
Digital/Intelligence artificielle/Nouvelles technologies/Innovation |
| 2 | 16,67 % | 1 | 2 | |
● | Expérience à l’international | 8 | 7 | 58,33 % | 2 | 3 |
Marchés asiatiques |
| 4 | 33,33 % | 1 | 1 | |
Retail/E-commerce |
| 4 | 33,33 % | 0 | 2 | |
● | Ressources humaines/Enjeux sociaux | 9 | 8 | 66,66 % | 3 | 4 |
Développement durable/Gestion des matières premières et des approvisionnements/Gestion des ressources et des déchets |
| 7 | 58,33 % | 3 | 2 | |
Changement climatique/Biodiversité |
| 3 | 25,00 % | 1 | 2 | |
● | Juridique | 10 | 4 | 33,33 % | 2 | 1 |
Éthique/Compliance |
| 5 | 41,66 % | 2 | 3 | |
Gouvernance |
| 8 | 66,66 % | 2 | 2 | |
● | Connaissance de l’histoire et de la culture de la maison Hermès | 9 | 9 | 75,00 % | 2 | 2 |
| Finance et audit | 10 | 9 | 75,00 % | 3 | 4 |
● | Contrôle interne/Contrôle de gestion |
| 6 | 50,00 % | 2 | 2 |
| Management des risques |
| 6 | 50,00 % | 1 | 3 |
| Dirigeant de société cotée | 12 | 3 | 25,00 % | 1 | 2 |
● | Dirigeant de société non cotée |
| 8 | 66,66 % | 2 | 4 |
Administrateur de société cotée |
| 3 | 25,00 % | 2 | 2 | |
| Administrateur de société non cotée |
| 12 | 100,00 % | 3 | 5 |
| ||||||
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a renouvelé les mandats de membre du Conseil de surveillance de Mmes Dorothée Altmayer et Monique Cohen, ainsi que de MM. Renaud Momméja et Éric de Seynes, pour une durée de trois ans expirant à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2026 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
| Départs | Nominations | Renouvellements |
|---|---|---|---|
2021 |
|
|
|
2022 |
|
|
|
2023 |
|
|
|
Modifications impliquant une diversification (en termes de féminisation, de nationalité ou d’expérience) ou une évolution en matière de gouvernance | Le renouvellement des membres au sein du Conseil intervenu en 2021, 2022 et 2023 a permis :
| ||
La synthèse des mouvements intervenus dans la composition des comités du Conseil figure au § 3.6.1.2.
Néant.
Le graphique « Nombre de mandats arrivant à échéance » figurant au § 3.4.1 indique le nombre de mandats arrivant à échéance au cours des trois prochaines années.
Échéance | Membre concerné |
| Mandat(s) concerné(s) | Fonctions impactées |
|---|---|---|---|---|
AG 2024 | M. Matthieu Dumas |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Membre du Comité RNG-RSE |
M. Blaise Guerrand |
| |||
Mme Olympia Guerrand |
| |||
M. Alexandre Viros | Membre du Comité d’audit et des risques | |||
AG 2025 | Mme Dominique Senequier |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Vice-présidente du Conseil Présidente et membre du Comité RNG-RSE |
M. Charles-Éric Bauer | Membre du Comité d’audit et des risques | |||
Mme Estelle Brachlianoff | Membre du Comité d’audit et des risques Membre du Comité RNG-RSE | |||
Mme Julie Guerrand |
| |||
Fin 2025 | M. Prescience Assoh |
| Membre du Conseil représentant les salariés désigné par le Comité de groupe |
|
Mme Anne-Lise Muhlmeyer |
| |||
AG 2026 | M. Éric de Seynes |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Président du Conseil |
Mme Monique Cohen | Vice-présidente du Conseil Présidente et membre du Comité d’audit et des risques | |||
Mme Dorothée Altmayer |
| |||
M. Renaud Momméja | Membre du Comité d’audit et des risques | |||
|
|
|
|
|
Les mandats de quatre membres du Conseil de surveillance (Mme Olympia Guerrand et MM. Matthieu Dumas, Blaise Guerrand et Alexandre Viros) viennent à expiration en 2024 et tous les quatre ont souhaité se porter candidats à leur propre succession.
Il est proposé à l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de les renouveler pour la durée statutaire de trois ans pour les raisons exposées au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 13e à 16e résolutions.
Comme indiqué ci-avant, il est proposé à l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de renouveler tous les mandats arrivant à échéance en 2024.
Aucune nomination de nouveaux membres du Conseil de surveillance n’est proposée à l’Assemblée générale du 30 avril 2024.
Un membre du Conseil de surveillance est indépendant lorsqu’il n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la société, son groupe ou sa direction qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement (article 2.1.5. du règlement intérieur). Cette indépendance permet une liberté d’expression et de jugement qui contribue à la qualité des débats et des délibérations du Conseil.
Les critères d’indépendance de ses membres, formalisés depuis 2009 par le Conseil de surveillance, sont les suivants :
|
|
|---|---|
Critère 1 : | Salarié ou mandataire social au cours des cinq années précédentes Ne pas être ou ne pas avoir été au cours des cinq années précédentes :
|
Critère 2 : | Mandats croisés Ne pas être dirigeant mandataire social exécutif d’une société dans laquelle la société détient directement ou indirectement un mandat d’administrateur ou dans laquelle un salarié désigné en tant que tel ou un dirigeant mandataire exécutif social de la société (actuel ou l’ayant été depuis moins de cinq ans) détient un mandat d’administrateur. |
Critère 3 : | Relations d’affaires significatives Ne pas être client, fournisseur, banquier d’affaires, banquier de financement, conseil :
L’appréciation du caractère significatif ou non de la relation entretenue avec la société ou son groupe est débattue par le Conseil et les critères quantitatifs et qualitatifs ayant conduit à cette appréciation (continuité, dépendance économique, exclusivité, etc.) explicités dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise. |
Critère 4 : | Lien familial Ne pas avoir de lien familial proche avec un mandataire social. |
Critère 5 : | Commissaire aux comptes Ne pas avoir été Commissaire aux comptes de la société au cours des cinq années précédentes. |
Critère 6 : | Durée de mandat supérieure à 12 ans Ne pas être administrateur de la société depuis plus de 12 ans. La perte de la qualité d’administrateur indépendant intervient à la date des 12 ans. |
Critère 7 : | Statut du dirigeant mandataire social non exécutif Un dirigeant mandataire social non exécutif ne peut être considéré comme indépendant s’il perçoit une rémunération variable en numéraire ou des titres ou toute rémunération liée à la performance de la société ou du groupe. |
Critère 8 : | Statut de l’actionnaire important Des administrateurs représentant des actionnaires importants de la société ou sa société mère peuvent être considérés comme indépendants dès lors que ces actionnaires ne participent pas au contrôle de la société. Toutefois, au-delà d’un seuil de 10 % en capital ou en droits de vote, le Conseil, sur rapport du Comité des nominations, s’interroge systématiquement sur la qualification d’indépendant en tenant compte de la composition du capital de la société et de l’existence d’un conflit d’intérêts potentiel. |
|
|
|---|---|
Critère 9 : | Statut d’associé ou de membre du Conseil de gérance de l’Associé commandité Ne pas être associé ou membre du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité. |
La proportion de membres indépendants au sein du Conseil de surveillance est d’un tiers (soit quatre membres sur 12 membres nommés par l’Assemblée générale) depuis la mise en place des critères en 2009. Conformément aux dispositions du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 10.3), il n’est pas tenu compte des membres du Conseil représentant les salariés pour calculer cette proportion.
Cette proportion est conforme :
Le Comité RNG-RSE a examiné au 31 décembre 2023, au cas par cas, la situation de chacun de ses membres au regard des critères énoncés ci-dessus, et a qualifié quatre personnes d’« indépendantes » : Mmes Estelle Brachlianoff, Monique Cohen, Dominique Senequier et M. Alexandre Viros.
Cette analyse se fait chaque année sur la base d’un questionnaire qui est adressé à chaque membre du Conseil de surveillance (cf. § 3.4.7.5) dans lequel il leur est demandé une déclaration sur l’honneur :
En particulier, le Conseil n’a relevé aucune relation d’affaires significative entre ses membres et la société.
Le tableau ci-dessous récapitule les critères satisfaits pour chacun des membres du Conseil de surveillance :
Critères | Éric de Seynes (président) | Monique Cohen (vice- | Dominique Senequier (vice- | Dorothée Altmayer | Prescience Assoh (représentant les salariés) | Charles-Éric Bauer | Estelle Brachlianoff | Matthieu Dumas | Blaise Guerrand | Julie | Olympia Guerrand | Renaud Momméja | Anne-Lise Muhlmeyer (représentant les salariés) | Alexandre Viros |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Critère 1 |
| √ | √ |
|
|
| √ |
|
|
|
|
|
| √ |
Critère 2 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
| √ | √ | √ | √ |
Critère 3 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
|
|
| √ | √ | √ | √ |
Critère 4 |
| √ | √ |
| √ |
| √ |
|
|
|
|
| √ | √ |
Critère 5 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
Critère 6 |
| √ | √ | √ | √ |
| √ |
| √ |
| √ |
| √ | √ |
Critère 7 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
Critère 8 |
| √ | √ |
| √ |
| √ |
|
|
|
|
| √ | √ |
Critère 9 |
| √ | √ |
| √ |
| √ |
|
|
|
|
| √ | √ |
Indépendant | √ | √ |
| n/a |
| √ |
|
|
|
|
| n/a | √ | |
√ : représente un critère d’indépendance satisfait. n/a : non applicable. | ||||||||||||||
La proportion de membres indépendants au sein du Comité RNG-RSE est de deux tiers (soit deux membres sur trois), dont sa présidente.
Cette proportion est conforme aux recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 19.1).
La proportion de membres indépendants au sein du Comité d’audit et des risques est de 60 % (soit trois membres sur cinq), dont sa présidente.
Cette proportion est un peu inférieure en nombre à la recommandation du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 17.1). Le Conseil a considéré qu’elle permettait un bon fonctionnement du comité. Le HCGE considère dans son rapport 2014 « qu’un Comité d’audit comportant par exemple trois membres indépendants sur cinq reste conforme à l’esprit du code dès lors qu’ils sont présidés par un membre indépendant », ce qui est le cas de la société.
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 18 mars 2009 un règlement intérieur qui définit les modalités d’organisation et de fonctionnement du Conseil de surveillance d’Hermès International et de ses comités, en complément des dispositions légales et statutaires en vigueur. Il a pour objet de contribuer à la qualité du travail du Conseil en favorisant l’application des principes et bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise dans un souci d’éthique et d’une meilleure efficacité.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires et de prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Conseil de surveillance est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Conseil de surveillance et des comités sont exposées au sein du présent chapitre 3.
Il détaille notamment les principes déontologiques d’exercice du mandat :
Les règlements intérieurs des comités font l’objet d’un exposé au § 3.6.2.2 pour le Comité RNG-RSE et au § 3.6.3.2 pour le Comité d’audit et des risques.
Le texte intégral des règlements intérieurs des comités est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes. com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts.
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 1er février 2017 un Code de déontologie boursière du groupe Hermès comme cela est recommandé par l’AMF. Il a pour objet de décrire les mesures mises en place au sein du groupe Hermès afin de prévenir les abus de marché sur les actions Hermès International.
Ce Code de déontologie boursière fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires et de prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers.
Un résumé du Code de déontologie boursière du groupe Hermès figure au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.4.
Il est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance. hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statut.
Il couvre notamment les mesures suivantes :
Ce code est envoyé à chaque mise à jour à tous les membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance sont soumis à des fenêtres négatives. Ils sont tenus également de déclarer à l’AMF les opérations qu’ils réalisent sur les actions Hermès International dans les trois jours de Bourse. Le règlement général de l’AMF prévoit que l’obligation de déclaration ne s’applique qu’à partir du moment où le montant global des opérations effectuées au cours de l’année civile est supérieur à 20 000 €.
Les déclarations effectuées au cours de l’année 2023 sont listées au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.3.
Ils peuvent solliciter l’avis de la déontologue avant de réaliser une opération.
Par ailleurs, la société a développé une formation e-learning sur la prévention des abus de marché qui est obligatoirement suivie par tous les membres du Conseil de surveillance.
Le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.2.2.1) rappelle que le membre du Conseil de surveillance s’engage à participer activement à toutes les réunions du Conseil et des comités spécialisés dont il est membre.
La politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance établie par le Conseil est décrite au § 3.8.1.3.
Cette politique comporte une part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions prépondérantes (cf. tableaux au § 3.5.7.1).
Sauf empêchement imprévisible ou circonstances exceptionnelles, la participation à distance par des moyens de télécommunication doit rester exceptionnelle mais est rémunérée dans les mêmes conditions.
Au cours de l’exercice 2023, sept réunions du Conseil de surveillance, six réunions du Comité d’audit et des risques et six réunions du Comité RNG-RSE se sont tenues, avec la présence régulière de la quasi-totalité de ses membres comme le montre le tableau ci-dessous : 10 des 14 membres ont assisté à toutes les séances du Conseil.
Chaque absence a fait l’objet de la part des membres du Conseil concernés d’une justification précise et circonstanciée.
Tous les membres étaient présents physiquement aux réunions auxquelles ils ont participé (aucune participation à distance par visioconférence).
2023 | Assiduité au Conseil de surveillance | Assiduité au Comité d’audit et des risques | Assiduité au Comité RNG-RSE |
|---|---|---|---|
Nombre total de réunions | 7 | 6 | 6 |
Taux d’assiduité global | 93,88 % | 100,00 % | 94,44 % |
Éric de Seynes (président) | 100,00 % | n/a | n/a |
Monique Cohen (vice-présidente) | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Dominique Senequier (vice-présidente) | 57,14 % | n/a | 83,33 % |
Dorothée Altmayer | 100,00 % | n/a | n/a |
Prescience Assoh (représentant les salariés) | 100,00 % | n/a | n/a |
Charles-Éric Bauer | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Estelle Brachlianoff | 85,71 % | 100,00 % | 100,00 % |
Matthieu Dumas | 100,00 % | n/a | 100,00 % |
Blaise Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Julie Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Olympia Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Renaud Momméja | 85,71 % | 100,00 % | n/a |
Anne-Lise Muhlmeyer (représentant les salariés) | 85,71 % | n/a | n/a |
Alexandre Viros | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Assiduité calculée en établissant le rapport entre le nombre de présences effectives ou par télécommunication et le nombre de réunions applicables à chaque membre. n/a : non applicable. | |||
La gouvernance de la société est par nature dissociée (cf. § 3.2.3) ce qui garantit une stricte séparation des pouvoirs exécutifs et des pouvoirs de contrôle.
Le Conseil de surveillance est composé d’au moins un tiers de membres indépendants (cf. § 3.4.3.2). Le Comité d’audit et des risques en comporte 3/5 et le Comité RNG-RSE deux tiers.
Aux termes de l’article 2.2.2.4 du règlement intérieur du Conseil de surveillance, chaque membre du Conseil de surveillance maintient à tout moment son indépendance d’esprit, d’analyse, d’appréciation et d’action et s’efforce à cette fin d’éviter tout conflit d’intérêts.
Chaque membre informe le Conseil de surveillance de tout conflit d’intérêts dans lequel il pourrait être impliqué. En cas de survenance d’un potentiel conflit d’intérêts, le membre concerné doit aussitôt en aviser le président du Conseil de surveillance, lequel en informe alors le Comité RNG-RSE afin que celui-ci, sur la base de l’analyse de la situation déclarée, rende un avis. Cet avis est ensuite soumis au Conseil de surveillance qui, s’il décide de le suivre, est alors notifié à l’intéressé par le président du Conseil. La décision du Conseil figure au procès-verbal de la séance. Le membre du Conseil de surveillance concerné s’abstient d’assister aux débats et de participer au vote de la délibération correspondante ainsi qu’à toute décision sur les matières concernées.
Plus particulièrement, le membre concerné informe le président du Conseil de surveillance de son intention d’accepter un nouveau mandat social ou toute participation aux comités spécialisés d’un organe social, ou toute nouvelle fonction de telle sorte que le Conseil de surveillance, sur proposition du Comité RNG-RSE, puisse se prononcer sur la compatibilité d’une telle nomination avec le mandat de membre du Conseil de surveillance dans la société.
À l’issue de son mandat, le membre du Conseil de surveillance, devra respecter un délai minimum de trois ans avant de solliciter et/ou d’accepter l’exercice d’un mandat dans des entreprises menant des activités concurrentes du groupe et/ou dans des entreprises au sein desquelles le groupe détient une participation significative.
Chaque membre du Conseil de surveillance est en outre tenu d’établir une déclaration sur l’honneur relative à l’existence ou non d’une situation de conflit d’intérêts, même potentiel :
Le contenu de cette déclaration développe l’ensemble des situations possibles, avec des exemples précis, invitant les membres du Conseil à déclarer toutes les situations pouvant représenter un conflit d’intérêts potentiel.
Cette déclaration permet l’appréciation du caractère significatif des relations d’affaires susceptibles d’affecter l’indépendance d’un membre du Conseil de surveillance comme requis par la recommandation 10.5.3 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022. Les critères d’appréciation des relations d’affaires sont quantitatifs (montant de chiffre d’affaires ou de revenus réalisés au cours de l’exercice et pourcentage que ces montants représentent au regard du chiffre d’affaires ou des revenus totaux de la contrepartie) et qualitatifs (nature des relations d’affaires existantes).
S’agissant des critères quantitatifs, le Conseil de surveillance n’a pas jugé opportun, compte tenu de la diversité des situations possibles, de fixer un seuil en deçà duquel une relation d’affaires ne serait pas significative. L’appréciation en est faite au cas par cas.
Mmes Monique Cohen et Estelle Brachlianoff, et M. Alexandre Viros n’ont déclaré aucune relation d’affaires avec la société.
Mme Dominique Senequier a déclaré une relation d’affaires non significative décrite au chapitre 5 « Comptes consolidés » § 5.6 (note 13.2 [Ardian Holding]) au titre des transactions avec les parties liées.
L’analyse par le Comité RNG-RSE de chacune de ces situations début 2024 l’a conduit à estimer qu’aucune d’entre elles ne constituait par nature un conflit d’intérêts pour les intéressés et qu’aucun des membres du Conseil indépendants n’entretenait directement ou indirectement de relations d’affaires significatives avec la société ou son groupe.
Les mandats de membre du Conseil de surveillance ne sont pas pris en compte pour le calcul des cumuls de mandats, les articles L. 225-21 et L. 225-77 du Code de commerce étant expressément écartés des dispositions applicables aux sociétés en commandite par actions.
Chaque membre du Conseil de surveillance doit communiquer la liste des mandats et fonctions exercés dans toute société au cours des cinq dernières années lors de sa première nomination et chaque année à l’occasion de la préparation du document d’enregistrement universel. Les informations déclarées, et notamment les mandats détenus dans des sociétés cotées, sont détaillées dans la fiche individuelle de chaque membre du Conseil présentée au § 3.4.8.
L’analyse de la situation individuelle de chacun des membres du Conseil de surveillance et des gérants en ce qui concerne les règles de cumul et de nombre de mandats a montré qu’aucun membre du Conseil de surveillance ou gérant n’était en situation de cumul, au regard tant des règles légales que des principes édictés par l’article 20.4 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022.
Âge 63 ans 1 Nationalité Française Adresse c/o Hermès International Actions détenues au 31 décembre 2023 226 en pleine propriété et 285 en nue-propriété — Date de première nomination Conseil de surveillance 7 juin 2010 (il avait déjà exercé Président du Conseil de surveillance Éric de Seynes fut également : Échéance du mandat en cours AG 2026 | Éric de Seynes Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International (président) Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Éric de Seynes est diplômé de l’École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA), spécialisation marketing. Il a été, successivement jusqu’en 2017 : responsable marketing de Mobil Oil française, directeur du sponsoring de la Seita, directeur marketing de Sonauto-Yamaha, directeur commercial et marketing de Yamaha Motor France, président de Groupe Option, président-directeur général de Yamaha Motor France, Operational Director de Yamaha Motor Europe et Chief Operating Officer de Yamaha Motor Europe. Depuis le 1er janvier 2018, il est président et Chief Executive Officer de Yamaha Motor Europe, mais aussi, depuis 2016, Executive Officer de Yamaha Motor Co. Ltd (Japon) et depuis 2014, membre du Comité exécutif de l’Association des constructeurs européens de motocycles (ACEM). Il a été nommé en qualité de Senior Executive Officer Yamaha Motor Co. Ltd (Japon) en 2020, vice-président de l’ACEM en 2022 et depuis 2023, président de l’International Motorcycles Manufacturers Association (IMMA).
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que son leadership. Son parcours professionnel, sa grande expérience managériale, ses compétences en tant que dirigeant opérationnel et fonctionnel d’un groupe industriel à dimension internationale et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et préside le Conseil permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Président et Chief Executive Officer de Yamaha Motor Europe. Président de l’International Motorcycles Manufacturers Association (IMMA). | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲
| |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
| ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
| ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 67 ans 1 (28 janvier 1956) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 250 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2014 Comité d’audit et des risques 3 juin 2014 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Monique Cohen Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques (présidente) | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Monique Cohen est diplômée de l’École polytechnique (X76) et titulaire d’une maîtrise de mathématiques et d’une licence de droit des affaires. Elle a débuté sa carrière en 1979 chez Paribas, où elle a été senior banker, puis responsable mondiale des métiers actions. De 2000 à 2020, elle a occupé la fonction de directrice associée en charge des investissements dans le secteur des services aux entreprises, services financiers et santé chez Apax Partners. Depuis juillet 2020, elle est Senior Advisor chez Apax Partners. Mme Monique Cohen est administratrice référente du groupe Safran. Elle a par ailleurs été nommée au Conseil d’administration de BNP Paribas le 12 février 2014. Elle était jusqu’en septembre 2014 membre du collège de l’Autorité des marchés financiers.
Compétences clés Son parcours professionnel, son expérience de dirigeante et d’administratrice de grands groupes à dimension internationale, sa connaissance des marchés financiers et bancaires, ainsi que son expertise en gestion de participations, sa vision financière actionnariale et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat et préside le Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Senior Advisor chez Apax Partners (depuis le 01/07/2020). | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 70 ans 1 (21 août 1953) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 200 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 4 juin 2013 Comité RNG-RSE 4 juin 2013 Échéance du mandat en cours AG 2025 | Dominique Senequier Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International |
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Dominique Senequier est diplômée de l’École polytechnique (X72) et détient également un DEA « Monnaie Banque Finance » à l’Université de la Sorbonne. Elle a débuté sa carrière au GAN (1980), où elle a créé et développé la filiale GAN Participations, après avoir exercé les fonctions de responsable des acquisitions du groupe et a passé cinq ans au corps de contrôle des assurances. En 1996, elle a rejoint le groupe AXA et a fondé AXA Private Equity. Fin 2013, AXA Private Equity est devenu le groupe Ardian, dont elle est actuellement présidente. Mme Dominique Senequier est Académicienne à l’Académie des sciences morales et politiques depuis le 16 janvier 2023 et membre du Conseil d’administration de la Fondation du Collège de France le 14 décembre 2023.
Compétences clés Elle apporte au Conseil son expertise dans les domaines de la finance et du capital-investissement ainsi que sa compréhension des enjeux macroéconomiques mondiaux ou géopolitiques. Ses connaissances en gouvernance d’entreprise, sa dimension internationale acquise en Chine, aux États-Unis, au Moyen-Orient et dans les pays émergents et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat et mène les travaux du Comité RNG-RSE lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. |
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Principales activités exercées hors de la société | Présidente du groupe Ardian. |
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Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant |
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Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Âge 62 ans 1 (1er mars 1961) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 200 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 6 juin 2017 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Dorothée Altmayer Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Dorothée Altmayer est titulaire du diplôme de psychologie clinique (1984) de « Psychoprat », École des psychologues praticiens, d’un diplôme de graphologue (1987) de la Société française de graphologie et d’un diplôme de psychothérapeute à médiation plastique (2006). Elle a d’abord exercé comme conseil en recrutement et outplacement chez International Business Drive (groupe Algoe Executive). Depuis 2000, elle est psychologue clinicienne. Elle est intervenue comme vacataire au sein de différents organismes : Hôpital Necker, association « Main dans la main », Institut mutualiste Montsouris (hôpital de jour pour adolescents) et Centre Recherches et Rencontres. De 2007 à 2020, elle a exercé cette activité en libéral, au sein de son propre cabinet, avec une spécialisation dans les entretiens parents-enfants, les bilans psychologiques et les séances individuelles d’art-thérapie pour enfant. Depuis fin 2020, elle continue à exercer son activité sous forme réduite auprès de sa clientèle actuelle.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines des ressources humaines et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Psychologue clinicienne spécialisée dans les entretiens parents-enfants et les séances individuelles d’art-thérapie pour enfant. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 40 ans 1 (26 janvier 1983) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 13 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance (Désignation par le Comité de groupe) 15 novembre 2022 Échéance du mandat en cours 15 novembre 2025 | Prescience Assoh Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International représentant les salariés | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Titulaire d’un Bac STI génie civil, M. Prescience Assoh travaille dans le secteur du luxe depuis 20 ans (notamment en horlogerie). Il a intégré le groupe il y a moins de huit ans en qualité de vendeur à la boutique Hermès de la rue de Sèvres à Paris, tout d’abord au département horlogerie, puis à celui des accessoires bijoux, et actuellement en maroquinerie. De 2018 à 2022, il était représentant du personnel sur la division Hermès distribution France.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa connaissance interne de la maison Hermès, et plus particulièrement de la division Hermès Distribution France, la vente au détail en magasin et la vision des salariés qu’il représente. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Membre du CSE d’Hermès Sellier (division HDF) | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 59 ans 1 (9 janvier 1964) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 75 748 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2008 Comité d’audit et des risques 26 janvier 2005 Échéance du mandat en cours AG 2025 | Charles-Éric Bauer Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Charles-Éric Bauer est diplômé de l’école de commerce École d’administration et de direction des affaires (EAD), option finance. Il est également titulaire du diplôme d’analyse technique de l’Institut des techniques de marchés. Il a occupé de 2000 à 2005 les fonctions de codirigeant de la société et de responsable de la gestion des fonds communs de placement de CaixaGestion, et de 2005 à 2007 la fonction de directeur clientèle entreprise et institutionnelle de CaixaBank France. Depuis mars 2007, il est directeur associé de Hem-Fi Conseil, société d’investissement en capital.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expertise dans les domaines bancaire et financier et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directeur associé de Hem-Fi Conseil, société d’investissement en capital. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 51 ans 1 (26 juillet 1972) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 100 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 4 juin 2019 Comité d’audit et des risques 4 juin 2019 Comité RNG-RSE 4 juin 2019 Échéance du mandat en cours AG 2025 | Estelle Brachlianoff Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques Membre du Comité RNG-RSE |
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Estelle Brachlianoff est diplômée de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées. Mme Estelle Brachlianoff a commencé sa carrière dans les infrastructures de transport et a notamment travaillé auprès du Préfet de la Région Île-de-France sur les questions de transport et d’urbanisme. Elle rejoint Veolia en 2005 et prend la direction des activités Nettoyage industriel et Facilities Management dès 2007, puis dirige les activités Propreté en Île-de-France en 2010 et enfin celles du Royaume-Uni en 2012. Membre du Comité exécutif de Veolia depuis 2013 et directrice de la zone Royaume-Uni & Irlande de 2013 à 2018, puis directrice générale adjointe en charge des opérations de 2018 à 2022, Estelle Brachlianoff est directrice générale de Veolia depuis le 1er juillet 2022.
Compétences clés Ses expériences de dirigeante de haut niveau dans un groupe à dimension internationale, de pilotage de structures en transformation, ainsi que ses compétences en matière de RSE et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques et au Comité RNG-RSE permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. Elle apporte également son dynamisme, son agilité intellectuelle et le soin particulier qu’elle accorde à la qualité des relations humaines dans les organisations. |
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Principales activités exercées hors de la société | Directrice générale de Veolia. |
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Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
Membre du Conseil de surveillance, membre du Comité d’audit et des risques et membre du Comité RNG-RSE | Sociétés étrangères ▲ Néant |
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Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant |
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. |
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
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▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Âge 51 ans 1 (6 décembre 1972) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 1 433 en pleine propriété et 30 en usufruit inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2008 Comité RNG-RSE 3 juin 2008 Échéance du mandat en cours AG 2024 | Matthieu Dumas Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Matthieu Dumas est titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université Paris II-Panthéon-Assas et a suivi un master en management, filière marketing stratégique, développement et communication de l’Institut supérieur de gestion. Il a occupé les fonctions de chargé de la promotion et des partenariats de 2001 à 2003, puis de directeur commercial et développement de 2003 à 2006 de Cuisine TV, groupe Canal+. En 2008, il a occupé les fonctions de chef de marque de 13e Rue, groupe NBC Universal, puis celle de directeur général adjoint de l’ensemble des marques du Pure Screens en 2010, et a été directeur du marketing et de la communication de Discovery Channel en France de 2011 à 2013. M. Matthieu Dumas est administrateur de sociétés certifié (ASC France) par l’IFA et Sciences Po depuis 2015. Depuis 2013, il est gérant d’Eaque.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de la gouvernance et de la RSE, ainsi que son expertise en matière de direction opérationnelle de sociétés et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité RNG-RSE permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Gérant d’Eaque. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères ▲ Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères ▲ Néant |
|---|---|---|---|
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
Âge 40 ans 1 (4 juin 1983) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 200 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 29 mai 2012 Échéance du mandat en cours AG 2024 | Blaise Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Blaise Guerrand est diplômé de HEC Paris. Il débute sa carrière comme analyste au sein du département Equity Capital Markets de la banque NM Rothschild & Sons à Londres entre 2005 et 2006. De 2007 à 2010, il devient associate puis directeur de participations pour la filiale indienne d’Ashmore Investment Management, l’un des leaders mondiaux des investissements dans les pays émergents, avec plus de 75 Mds $ sous gestion et coté sur le London Stock Exchange. Depuis 2011, il est associé gérant en reprise d’entreprises. Il est par ailleurs, depuis 2007, administrateur de la fondation ACCESS Health International, qui œuvre en partenariat avec la Rockefeller Foundation, à améliorer l’accès aux soins des classes défavorisées dans certains pays en voie de développement.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que des pays émergents. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de la finance, du capital-investissement et de la gestion d’entreprise et l’implication avec laquelle il exerce son mandat permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Associé gérant en reprise d’entreprises. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Néant |
| Sociétés étrangères Néant | |
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 48 ans 1 (26 février 1975) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 6 825 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 2 juin 2005 Julie Guerrand était également membre du Comité d’audit (devenu Comité d’audit et des risques) depuis sa création, le 26 janvier 2005, jusqu’au 2 mars 2011 Échéance du mandat en cours AG 2025 | Julie Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Julie Guerrand est titulaire d’un Deug de mathématiques appliquées en sciences sociales et d’une maîtrise de sciences économiques et stratégies industrielles, obtenus à l’Université Paris IX-Dauphine. Elle a travaillé de 1998 à 2006 au sein du département Affaires financières (conseil en fusions et acquisitions) de la banque d’affaires Rothschild & Cie. De 2007 à 2011, elle était directrice de participations au sein de l’équipe d’investissement de la société Paris Orléans (holding cotée sur Euronext et contrôlée par la famille Rothschild). Elle a rejoint le groupe Hermès de 2011 à 2017 comme directrice du Corporate Development d’Hermès International, puis comme directrice générale adjointe – finances et organisation du pôle Hermès Cuirs précieux. Mme Julie Guerrand est administratrice de sociétés certifiée (ASC France) par l’IFA et Sciences Po depuis 2014.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expérience dans les domaines financier et des fusions-acquisitions, ainsi que ses compétences en matière juridique et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Administratrice de société. | |||
| Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
Membre du Conseil de surveillance | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
Âge 46 ans 1 (7 octobre 1977) Nationalité Franco-portuguaise Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 600 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 6 juin 2017 Échéance du mandat en cours AG 2024 | Olympia Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Olympia Guerrand a travaillé pendant près d’un an, de 2005 à 2006, au sein du département Communication de la filiale Hermès of Paris à New York pour y effectuer des missions en matière de publicité, relations publiques et événementiel. Puis, jusqu’en 2007, elle a rejoint Hermès International pour effectuer des missions au sein de différents départements du groupe Hermès (finance, juridique, métiers, manufactures et magasins). Elle est administratrice de biens depuis 2008.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expérience dans les domaines de la communication et des relations publiques, ses compétences en matière de gestion des affaires et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Administratrice de société. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 61 ans 1 (20 mars 1962) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 3 959 en pleine propriété et 109 944 en usufruit inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 2 juin 2005 Comité d’audit et des risques 3 juin 2008 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Renaud Momméja Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Renaud Momméja est diplômé de l’École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA). Il est, depuis 2004, gérant de la SARL Tolazi, gestion locative, conseil en organisation et stratégie d’entreprise. Il est depuis 2006 le représentant de la SC Lor à la Gérance de la société civile du Château Fourcas Hosten.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que de l’Asie. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de l’immobilier, de la finance, de la stratégie d’entreprise et de RSE et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Gérant de la SARL Tolazi et représentant de la SC Lor à la Gérance de la société civile du Château Fourcas Hosten. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
Membre du Conseil de surveillance et du Comité d’audit et des risques | Sociétés étrangères ▲
Administrateur | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant |
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
Âge 58 ans 1 (10 octobre 1965) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 32 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance (Désignation par le Comité de groupe) 15 novembre 2022 Échéance du mandat en cours 15 novembre 2025 | Anne-Lise Muhlmeyer Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International représentant les salariés | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Titulaire d’un CAP employé technique de collectivités, Mme Anne-Lise Muhlmeyer travaille dans l’industrie textile depuis 40 ans. Elle a intégré le groupe en 2000, en qualité de Visiteuse textile (contrôle qualité) chez Ateliers A.S. Depuis 2012, elle a rejoint les Ateliers d’ennoblissement d’Irigny en qualité de Pilote préparation visite.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa connaissance interne de la maison Hermès, et plus particulièrement du métier Textiles, et la vision des salariés qu’elle représente. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 45 ans 1 (8 janvier 1978) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2023 100 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 4 juin 2019 Comité d’audit et des risques 4 juin 2019 Échéance du mandat en cours AG 2024 | Alexandre Viros Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Alexandre Viros est agrégé de philosophie, titulaire d’un DEA de sciences cognitives de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. M. Alexandre Viros débute sa carrière, en 2001, dans l’enseignement supérieur et la recherche. En 2004, il rejoint le Boston Consulting Group (BCG) où, pendant quatre ans, il travaille essentiellement dans les services (transport, banque, assurance, média). En 2008, il rejoint la direction de la stratégie du groupe Fnac puis est nommé directeur en charge de la musique et de l’audio. Il prend ensuite la direction commerciale puis la présidence de France Billet. En 2016, il est nommé directeur marketing et e-commerce du groupe Fnac-Darty et intègre le Comité exécutif. En 2018, il devient directeur général de OUI.sncf (anciennement voyages-sncf.com), membre du Comité exécutif de SNCF Mobilités puis directeur général de Voyageurs SNCF. En septembre 2020, M. Alexandre Viros devient président du groupe Adecco en France, jusqu’au 29 décembre 2023.
Compétences clés Son expertise de l’univers de l’e-commerce et de la distribution, sa connaissance de la relation client et des ressources humaines, ainsi que ses capacités à évoluer dans des industries en profonde transformation et les modèles disruptifs et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. Par son parcours, il apporte également sa grande ouverture d’esprit, son approche innovante des sujets et un regard aiguisé sur le monde du digital. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Président France d’Adecco (jusqu'au 29/12/2023). | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2023 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
Membre du Conseil de surveillance et membre du Comité d’audit | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2023 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
Director (terminé le 31/08/2020) | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2023. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
La confidentialité des travaux du Conseil et le principe de collégialité font obstacle à toute prise de position individuelle publique des membres du Conseil de surveillance.
La mission du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions est principalement d’assumer le contrôle permanent de la gestion de la société conformément à la loi et aux statuts.
Le rôle et les pouvoirs attribués par la loi et les statuts au Conseil de surveillance sont décrits au § 3.2.3.
Le Conseil de surveillance fait état des diligences accomplies au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2023 dans un rapport présenté à l’Assemblée générale annuelle d’approbation des comptes (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.3).
En application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce, le Conseil de surveillance présente également le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Le règlement intérieur (article 1.1.3) prévoit, à titre de missions extrastatutaires en matière de gouvernance, que le Conseil de surveillance :
Certaines décisions du Conseil de surveillance sont préparées par les comités spécialisés (cf. § 3.6).
Le détail des sujets traités par le Conseil de surveillance en 2023 figure au § 3.5.4.
Dans les relations avec les autres organes de la société et vis-à-vis des tiers, le président est le seul à pouvoir agir au nom du Conseil et à s’exprimer en son nom, sauf circonstances exceptionnelles.
Le président est le gardien du bon fonctionnement du Conseil de surveillance.
À ce titre :
Le président organise et dirige les travaux du Conseil de surveillance afin de le mettre à même d’accomplir toutes ses missions. À ce titre, il :
Le président du Conseil de surveillance a été invité, comme les années précédentes, à toutes les réunions du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS.
Depuis le 20 mars 2018, le président du Conseil de surveillance est chargé de dialoguer, au nom du Conseil de surveillance, avec les actionnaires et avec pour mission :
Le président peut solliciter les experts internes dans ces domaines (notamment la directrice de la communication financière et extra-financière et des relations investisseurs ou le directeur juridique droit des sociétés et boursier, secrétaire du Conseil de surveillance et déontologue).
Le président doit rendre compte annuellement au Conseil de surveillance de l’exécution de sa mission.
Aucune rémunération complémentaire n’est allouée au président pour l’accomplissement de cette mission.
Début 2024, le président a rendu compte au Conseil de surveillance de l’accomplissement de sa mission en 2023. Il a été amené principalement à répondre à des questions d’actionnaires institutionnels.
Hermès International n’a pas reçu de questions d’actionnaires individuels en 2023.
L’AMF recommande aux émetteurs d’instaurer un dialogue entre le Conseil et les actionnaires, le cas échéant par le truchement d’un administrateur référent, sur les principaux sujets d’attention des actionnaires, notamment les questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG). Il est précisé que les réponses aux questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG) et la réponse aux questions écrites adressées à la société à l’occasion de l’Assemblée générale relèvent de la compétence de la Gérance.
En 2023, le Conseil n’a confié aucune autre mission au président du Conseil de surveillance.
Deux vice-présidents sont nommés, parmi ses membres, par le Conseil de surveillance.
En pratique, les vice-présidents sont présidents d’un des deux comités.
Conformément aux statuts, en cas d’absence du président, le vice-président le plus âgé remplit ses fonctions.
Le Conseil de surveillance est un organe collégial au sein duquel les décisions sont prises collectivement.
Les modalités de convocation et les règles de quorum et de majorité sont décrites au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 (article 19 des statuts).
Le fonctionnement du Conseil est décrit en détail à l’article 1.2 du règlement intérieur du Conseil de surveillance.
Le président du Conseil de surveillance arrête l’ordre du jour de chaque réunion du Conseil avec la secrétaire du Conseil.
Le Conseil de surveillance se réunit aussi souvent que l’intérêt de la société l’exige et au moins deux fois par an. Dans les faits, le Conseil de surveillance se réunit au moins sept fois chaque année comme ce fut le cas au cours de l’année 2023.
Le calendrier des réunions est établi annuellement pour l’année suivante et diffusé au début du premier semestre de chaque année.
Les Commissaires aux comptes et un représentant du Comité social et économique (cf. § 3.4.2.7.2) sont conviés à toutes les réunions du Conseil de surveillance.
La Gérance doit être convoquée (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 [article 19.2 des statuts]) et peut assister aux séances du Conseil de surveillance mais sans voix délibérative. Lors de chaque réunion du Conseil, la Gérance porte à la connaissance de ses membres les principaux faits et événements significatifs portant sur la vie du groupe, intervenus depuis la date du précédent Conseil.
Conformément aux dispositions de l’article 19.2 des statuts, les réunions du Conseil de surveillance sont valablement tenues dès lors que la moitié des membres sont présents ou représentés, étant précisé que sont réputés présents les membres qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective par l’utilisation de moyens techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations.
En pratique, les réunions tenues par visioconférence ou en mode mixte sont exclusivement réservées à des situations exceptionnelles.
Il est tenu un registre de présence qui mentionne le nom des membres présents physiquement ou par des moyens de visioconférence ou télécommunication, représentés ou absents. Les pouvoirs sont annexés au registre de présence.
Un dossier composé des documents relatifs à l’ordre du jour est adressé via Herboard (cf. § 3.5.3.2) à chacun de ses membres avant la séance et, dans la mesure du possible deux week-ends – et au plus tard au moins 48 heures – avant la réunion, sauf urgence ou nécessité d’assurer une parfaite confidentialité.
Au cours de ces réunions, certaines personnes extérieures au Conseil – notamment des membres du Comité exécutif et du Comité des opérations – sont invitées, à l’initiative du président, à apporter en séance tous les éclaircissements et commentaires nécessaires à la bonne compréhension par les membres du Conseil de certaines des questions mises à l’ordre du jour et revêtant un caractère technique ou nécessitant une expertise particulière. Ces personnes assistent en général uniquement à la partie de la séance les concernant.
Les procès-verbaux des Conseils sont établis à l’issue de chaque réunion par le secrétaire du Conseil et transmis à tous les membres du Conseil, qui sont invités à faire part de leurs observations. Les observations éventuelles sont débattues lors du Conseil de surveillance suivant, qui approuve le texte définitif du procès-verbal de la réunion précédente.
Chaque fois qu’ils le jugent souhaitable, la Gérance d’Hermès International ou le président du Conseil de surveillance d’Hermès International convoquent en Congrès le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS et le Conseil de surveillance d’Hermès International.
Le rôle et les pouvoirs attribués par la loi et les statuts au Congrès sont décrits au § 3.2.3.
Dans les faits, le Congrès se réunit au moins trois fois chaque année comme ce fut le cas au cours de l’année 2023.
Ses travaux récurrents consistent principalement à :
Depuis 2011, un « dossier permanent » est remis aux membres du Conseil de surveillance. Ce dossier permanent est depuis 2016 disponible sur la plateforme collaborative du Conseil « Herboard » (cf. § 3.5.3.2).
Il est actuellement composé des rubriques suivantes :
Ce dossier permanent est mis à jour régulièrement.
Depuis 2016, le Conseil de surveillance s’est doté d’une plateforme digitale sécurisée (hébergée en France) de gestion des Conseils dématérialisée éditée par la société Oodrive et qui a été personnalisée pour Hermès.
Baptisée « Herboard » chez Hermès, cette solution est accessible depuis un navigateur Internet ou par une application sur tablette et permet notamment :
Depuis la mise en place d’Herboard, un iPad® est remis à tous les membres du Conseil de surveillance qui le souhaitent.
Herboard est également accessible aux Commissaires aux comptes et à la représentante du Comité social et économique pour les documents relatifs aux réunions du Conseil.
Les membres du Conseil de surveillance reçoivent les communiqués de presse et des informations destinées aux actionnaires (document d’enregistrement universel, lettres aux actionnaires) et la revue de presse.
Ils sont régulièrement informés des enjeux en matière de RSE (cf. § 3.5.6) ou en matière d’éthique/conformité/protection des données personnelles (cf. § 3.5.5).
Chaque année, au moins deux grands thèmes annuels sont présentés au Conseil (cf. § 3.5.3.4) et une visite sur site est organisée (cf. § 3.5.3.5).
Les membres du Conseil bénéficient d’une adhésion groupée de la société à l’IFA et peuvent profiter de l’ensemble de ses services et formations. Mme Julie Guerrand a été certifiée ASC France (administrateur de sociétés certifié) en 2013 et M. Matthieu Dumas en 2015. D’autres membres du Conseil seront susceptibles de suivre ce programme de certification en gouvernance des sociétés réalisé par l’IFA en partenariat avec Sciences Po.
Par ailleurs, depuis 2014, le Comité RNG-RSE a mis en place un parcours d’intégration et de formation pour les nouveaux membres du Conseil, comme suit :
En application de l’article L. 225-30-2 du Code de commerce, les membres représentant les salariés doivent suivre un programme de formation dans les conditions décrites au § 3.4.2.7.1.
Depuis 2022, tous les membres du Conseil de surveillance doivent suivre et valider une formation e-learning sur la prévention des abus de marchés.
Chaque année, une ou plusieurs présentations détaillées d’un thème spécifique ou général de l’activité du groupe sont faites par l’équipe de direction concernée.
En 2023, le Conseil a été amené à :
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Depuis 2011, le Conseil consacre une de ses réunions à la découverte d’un site afin d’approfondir ses connaissances sur une filiale particulière ou d’appréhender concrètement un domaine d’activité du groupe.
Ces visites de site sont l’occasion pour les membres du Conseil de rencontrer et d’échanger avec des dirigeants et des collaborateurs du groupe.
En 2023, le Conseil a été amené à se rendre sur le site de production du pôle Textiles à Pierre-Bénite, où il a pu bénéficier :
2011 |
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2023 |
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L’objet et la nature des principales missions et travaux réalisés par le Conseil de surveillance en 2023 sont les suivants :
Objet | Principales missions et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Activité et finance du groupe |
● être informé de l’évolution de la composition du Comité exécutif [n/a en 2023] ; ● être informé des modifications apportées par la Gérance à la liste des banques, à la liste des signataires bancaires
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Assemblée générale du 20 avril 2023 |
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Nominations | ● décider des modalités de recrutement des nouveaux membres indépendants et de la définition du profil cible
● décider du renouvellement des fonctions du président et des vice-présidents après l’Assemblée générale ;
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(1) Liste non exhaustive
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Objet | Principales missions et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Gouvernance |
● décider de la mise à jour du règlement intérieur du Conseil de surveillance, du Comité RNG-RSE et du Comité
● approuver ou refuser l’acceptation par un gérant de tout nouveau mandat dans une société cotée
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RSE/RH (cf. § 3.5.6) |
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Rémunérations |
● être informé de l’adoption de plans d’attribution d’actions gratuites par la Gérance ; ● être informé du versement des suppléments de participation décidés par la Gérance [n/a en 2023] ; ● être informé de l’augmentation générale de la rémunération mensuelle brute de tous les collaborateurs en France. |
Éthique et conformité Protection des données personnelles (cf. § 3.5.5) |
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Avis, autorisation, contrôle et travaux divers |
● prendre acte de la mise à jour du Code de déontologie boursière du groupe Hermès ;
● approuver la modification de certains articles des statuts de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité ● approuver le renouvellement de la Fondation d’entreprise Hermès. |
Grands thèmes annuels − visites de site (cf. § 3.5.3.4 et § 3.5.3.5) |
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(1) Liste non exhaustive
| |
Les dispositifs mis en place dans le groupe sont décrits au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8.
Les enjeux d’éthique et de conformité ainsi que les programmes correspondants sont régulièrement partagés avec le Conseil de surveillance depuis 2015. Il est informé régulièrement sur les programmes d’éthique et de conformité et sur l’avancement du plan de prévention de la corruption en conformité avec la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite « Sapin II », au sein du groupe.
Le règlement intérieur du Conseil de surveillance intègre depuis le 11 septembre 2018 des missions relatives au dispositif de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence (article 1.1.3.2) suite à la révision du Code Afep-Medef de juin 2018.
En conséquence, le Comité d’audit s’est vu confier le 16 novembre 2018 une nouvelle mission concernant la prévention de la corruption : « S’assurer de la mise en place d’un dispositif de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence ». À cette occasion, il a été renommé le 19 mars 2019 « Comité d’audit et des risques ».
Depuis 2021, le Conseil de surveillance a délégué au Comité d’audit et des risques l’examen régulier du dispositif anticorruption.
En 2023 le Directeur juridique conformité a présenté au Comité d’audit et des risques le plan de vigilance (cf. § 3.6.3.4).
Il est notamment prévu en 2024 une présentation au Comité d’audit et des risques des actions de renforcement mises en œuvre pour l’ensemble des processus clés déployés au sein du groupe, en ce compris ceux relatifs à l’évalutation des tiers et au dispositif de signalement H-Alert ! (cf. § 2.8.4).
Une présentation au Conseil de surveillance du dispositif de protection des données personnelles, conforme à la réglementation RGPD (règlement européen du 27 avril 2016 n° 2016/679) mis en place dans le groupe, a été effectuée en 2019.
En 2023, le délégué à la protection des données a présenté au Comité d’audit et des risques :
Il est prévu en 2024 une présentation au Comité d’audit et des risques sur l’état d’avancement du plan d’action présenté en 2022.
La compétence des organes de gouvernance en matière de RSE est décrite au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.1.6.
Les missions du Conseil de surveillance en matière de RSE sont les suivantes (article 1.1.3.2 du règlement intérieur) :
Une présentation des enjeux de RSE est faite régulièrement au Conseil depuis 2015.
Dans le cadre de son rôle de contrôle de la gestion, les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et leurs modalités de mise en œuvre ont été présentées au Conseil de surveillance.
Les résultats obtenus sont présentés chaque année au Comité RNG-RSE qui en rapporte au Conseil de surveillance.
Un programme de formation très complet a été mis en place pour les membres du Conseil de surveillance sur les enjeux environnementaux et climatiques.
En 2024, le modèle de déclaration annuelle des membres du Conseil de surveillance a été complété pour permettre à chaque membre de confirmer les formations RSE effectivements suivies.
Formations pratiques
Lors des visites de site de production (cf. 3.5.3.5), les membres du Conseil bénéficient d’une présentation des enjeux RSE du site concerné.
Formations IFA
Tous les membres du Conseil de surveillance ont accès aux formations dispensées par l’Institut français des administrateurs.
Formation | Objectifs pédagogiques |
| Nombre de membres ayant suivi | |
|---|---|---|---|---|
Le Conseil et la RSE (1 journée) |
| 3 | ||
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Modules e-learning
Tous les membres du Conseil de surveillance ont accès depuis 2023 aux modules e-learning de formation interne et sont encouragés à les valider :
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant validé | |
|---|---|---|---|
Changement climatique (20 mn) |
| 7 | |
Bien-être animal (15mn) |
| 7 | |
Biodiversité 15 mn) |
| 7 | |
Les fondamentaux du développement durable (30 mn) |
| 7 | |
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| |
Conférences WWF
Depuis 2023, tous les membres du Conseil de surveillance sont invités à participer à des présentations organisées conjointement par WWF France et la direction du développement durable.
En 2023, les conférences proposées ont porté sur les thèmes suivants :
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant assisté ou | |
|---|---|---|---|
Biodiversité et COP 15 (120 min) 5 janvier 2023 |
| 11 | |
Eau (90 min) 28 juin 2023 |
| 11 | |
Forêt durable, non-déforestation & restauration (90 min) 20 septembre 2023 |
| 11 | |
Changement climatique et COP Climat de l’ONU (90 min) 12 décembre 2023 |
| 11 | |
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L’enregistrement vidéo et la présentation de chaque conférence sont mis à disposition dans Herboard.
Programme de formation pluriannuel en matière de RSE
Un programme pluriannuel (2023-2026) de formation sur les enjeux environnementaux et climatiques a été construit en collaboration avec PWC en 2023. Ce programme est structuré en fonction des futures normes de reporting ESRS européennes pour adresser ainsi les sujets essentiels, de l’environnement à l’éthique.
En 2023, les formations proposées ont porté sur les thèmes suivants :
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant assisté | |
|---|---|---|---|
Session 1 (60 min) 15 juin 2023 |
| 12 | |
Session 2 (60 min) 23 novembre 2023
|
| 12 | |
|
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L’enregistrement vidéo et la présentation de chaque session sont disponibles dans Herboard.
Les sujets relatifs à la RSE font l’objet de travaux préparatoires réalisés par les comités spécialisés du Conseil de surveillance.
Comité RNG-RSE |
| Comité d’audit et des risques |
|---|---|---|
Les missions du Comité RNG-RSE en matière de RSE sont les suivantes :
Les sujets abordés en 2023 ont concerné :
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| Il est de la compétence de la Gérance de mettre en place les systèmes d’information et la gouvernance qui permettent l’élaboration de l’information extra-financière. Une étude de cadrage a été menée en 2023 avec pour objectifs :
Les conclusions de cette étude pourront être présentées au Comité d’audit et des risques en 2024. |
Réunion commune au Comité RNG-RSE et au Comité d’audit et des risques | ||
Depuis 2021, une réunion commune entre le Comité RNG-RSE et le Comité d’audit et des risques dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE est organisée. Cette réunion commune se tient chaque année. Cette pratique permet d’être en conformité avec les recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 16). | ||
Missions en matière de durabilité | ||
La directive européenne relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive, dite « CSRD ») n° 2022/2464 du 14 décembre 2022 a introduit la nécessité de fournir des informations détaillées sur des enjeux de durabilité. Elle a été transposée dans le droit national par l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité et aux obligations environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise des sociétés commerciales. L’article L. 821-67 du Code de commerce issu de cette transposition prévoit que les prérogatives et missions actuelles du Comité d’audit et des risques relatives à mission de certification des comptes sont étendues à la mission de certification des informations en matière de durabilité. Toutefois, il précise que ces prérogatives et missions peuvent être exercées par un comité distinct.
Ces missions consisteront principalement à :
Elles pourront, le cas échéant, faire l’objet d’adaptations nécessaires pour tenir compte des spécificités de la société en commandite par actions et de la répartition des compétences entre la gérance et le Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance mènera en 2024 une réflexion pour déterminer le comité spécialisé à qui seront confiées ces missions sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance.
| ||
Conformément aux dispositions du Code Afep-Medef (article 5.4), la stratégie climatique – qui s’inscrit dans une trajectoire inférieure à 1,5 °C – validée par l’initiative Science Based Targets (SBTi), et les principales actions en matière de RSE sont présentées chaque année à l’Assemblée générale.
Les éléments présentés lors de l’Assemblée générale 2023 sont disponibles sur le site Hermès Finance (https://finance.hermes.com/), rubrique « Assemblées générales ».
Les informations relatives aux rémunérations du Conseil de surveillance font l’objet d’un exposé au § 3.8.1.1 et au § 3.8.1.3.
Les membres du Conseil de surveillance sont remboursés, sur production de justificatifs, des frais de voyage et de déplacement ainsi que de ceux d’hébergement et de restauration engagés à l’occasion des réunions du Conseil. Ces remboursements sont plafonnés et inspirés des règles applicables aux collaborateurs du groupe.
Depuis 2005, le Conseil de surveillance s’appuie sur les travaux de deux comités spécialisés permanents :
Ces comités qui agissent sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance ont un rôle de réflexion, d’analyse et de préparation de certaines délibérations du Conseil et soumettent au Conseil leurs avis, propositions ou recommandations. Leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du Conseil et les avis, propositions ou recommandations formulés ne lient aucunement ce dernier.
Les membres des comités n’encourent pas d’autres responsabilités juridiques au titre de leurs missions que celles de membres du Conseil de surveillance.
Le Comité RNG-RSE de la société n’a pas pour attribution de fixer la rémunération des gérants, qui relève des stipulations statutaires et de la compétence de l’Associé commandité et non du Conseil de surveillance. Il n’était donc pas pertinent de constituer un Comité des rémunérations distinct du Comité des nominations.
Le Conseil de surveillance décide de la composition des comités spécialisés en tenant compte des compétences des membres du Conseil dans les matières concernées et de leur disponibilité, mais également des exigences légales (article L. 823-19 du Code de commerce) et des recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (cf. § 3.1.2).
Les compétences des membres d’un comité doivent répondre aux missions confiées à ce comité (cf. § 3.6.2.4 et § 3.6.3.4).
La composition actuelle de chacun des comités est conforme à cet objectif.
La matrice de compétences et d’expériences présentée au § 3.4.5.2 détaille les compétences des membres de chaque comité.
Le Conseil de surveillance du 20 avril 2023 a :
| Départs | Nominations | Renouvellements |
|---|---|---|---|
Comité d’audit et des risques |
|
| Mme Monique Cohen, présidente (20/04/2023) Mme Estelle Brachlianoff (20/04/2023) M. Charles-Éric Bauer (20/04/2023) M. Renaud Momméja (20/04/2023) M. Alexandre Viros (20/04/2023) |
Comité RNG-RSE |
|
| Mme Dominique Senequier, présidente (20/04/2023) Mme Estelle Brachlianoff (20/04/2023) M. Matthieu Dumas (20/04/2023) |
Les mandats de membre du Conseil de surveillance de MM. Matthieu Dumas et Alexandre Viros viennent à expiration en 2024.
Aucune modification n’est envisagée à ce jour dans la composition des comités, sous réserve du renouvellement de leurs mandats de membre du Conseil de surveillance par l’Assemblée générale du 30 avril 2024.
Son règlement intérieur prévoit que le Comité RNG-RSE est composé d’au moins trois membres du Conseil de surveillance présentant des compétences ou concernés dans leur activité professionnelle par les matières dans lesquelles le comité exerce ses missions.
Au moins la moitié de ses membres doivent être, lors de leur désignation et pendant toute la durée d’exercice de cette fonction, qualifiés d’indépendants au sens du règlement intérieur du Conseil de surveillance. Cette proportion est respectée.
Le Comité RNG-RSE ne comprend aucun dirigeant mandataire social.
Il est présidé par Mme Dominique Senequier, vice-présidente du Conseil, indépendante.
Les mouvements intervenus dans la composition du Comité RNG-RSE sont décrits au § 3.6.1.2.
Les principaux domaines d’expertise et d’expérience et les compétences clés des membres du Comité RNG-RSE sont présentés dans la fiche qui les concerne (cf. § 3.4.8).
Au 31 décembre 2023, le Comité RNG-RSE était composé des trois membres suivants, dont deux femmes et un homme :
Données 2023 |
| Informations personnelles | Indépendance | Date de | Échéance | Ancienneté au comité 1 | Assiduité | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
3 MEMBRES -- 6 RÉUNIONS -- 67 % INDÉPENDANCE -- 67 % DE FEMMES |
|
| Dominique Senequier (F) (présidente) Nationalité française 70 ans 1 – 21/08/1953 | √ | 04/06/2013 | AG 2025 | 10 ans | 83,33 % | |
|
|
| Estelle Brachlianoff (F) Nationalité française 51 ans 1 – 26/07/1972 | √ | 04/06/2019 | AG 2025 | 4 ans | 100,00 % | |
|
|
| Matthieu Dumas (H) Nationalité française 51 ans 1 – 06/12/1972 |
| 03/06/2008 | AG 2024 | 15 ans | 100,00 % | |
|
|
|
|
|
| Assiduité Moyenne | 94,44 % 2 | ||
| |||||||||
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 24 mars 2010 un règlement intérieur qui précise les règles de composition, les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité RNG-RSE.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires et prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Comité RNG-RSE est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes. com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Comité RNG-RSE sont exposées au sein du présent chapitre 3 du document d’enregistrement universel.
Le fonctionnement du Comité RNG-RSE est conforme aux principes applicables pour les comités du Conseil (cf. § 3.6.1).
Le président du Conseil de surveillance peut être invité à certaines réunions du Comité RNG-RSE pour recueillir son avis en matière de nominations ou de gouvernance, ce qui n’a pas été le cas en 2023.
Dans le cadre de ses compétences en matière de responsabilité sociale et environnementale, une réunion dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE a lieu chaque année depuis 2021 avec le Comité d’audit et des risques. Cette réunion commune a pour objectif de renforcer la coordination et le partage entre les deux comités sur ce sujet connexe.
Avant chaque réunion du Comité RNG-RSE, les membres du comité reçoivent en temps utile, avec un préavis raisonnable et sous réserve des impératifs de confidentialité, un dossier sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse et une réflexion préalables.
Le directeur général gouvernance et développement des organisations et la directrice des ressources humaines groupe participent systématiquement aux réunions du Comité RNG-RSE. Le directeur du développement durable groupe intervient au moins deux fois par an pour les sujets relatifs à la RSE.
Le secrétariat de séance des réunions du Comité RNG-RSE est assuré par la directrice juridique droit des sociétés et boursier, déontologue, et secrétaire du Conseil de surveillance sous la responsabilité de la présidente, ou par un membre du Comité RNG-RSE désigné rapporteur par la présidente.
Lors de la première réunion du Conseil de surveillance qui suit une réunion du Comité RNG-RSE, la présidente fait un compte rendu oral des travaux du comité aux membres du Conseil, dont une synthèse est ensuite reprise dans le procès-verbal de la réunion du Conseil.
Le Comité RNG-RSE utilise la plateforme digitale sécurisée « Herboard » (cf. § 3.5.3.2).
Les comptes rendus des réunions du Comité RNG-RSE sont établis à l’issue de chaque réunion et transmis à tous les membres du comité qui sont invités à faire part de leurs observations. Les observations éventuelles sont débattues lors du comité suivant qui approuve le texte définitif du compte rendu de la réunion précédente.
Le Comité RNG-RSE utilise un tableau de bord afin de programmer et planifier ses travaux de façon équilibrée au cours de l’année.
Sans préjudice des compétences du Conseil de surveillance auquel il ne se substitue pas, les principales missions du Comité RNG-RSE et les travaux réalisés en 2023 sont les suivants :
Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Générale |
|
Rémunérations | Rémunérations des gérants et du Conseil de surveillance
Rémunération du Comité exécutif et dirigeants du groupe
● procéder à l’examen des projets de plans d’options de souscription ou d’achat d’actions et d’attribution gratuite Politique de rémunération du groupe
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Nominations |
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(1) Liste non exhaustive
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Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Gouvernance |
● analyser les conventions réglementées avant un déclassement et rendre un avis au Conseil de surveillance
|
RH/RSE (cf. § 3.5.6) | Enjeux RH
● être informé des enjeux de recrutement, marque employeur et accompagnement de la croissance ; ● être informé de la démarche du groupe en matière de diversité, d’inclusion et de mixité femmes-hommes. Enjeux RSE
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(1) Liste non exhaustive
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Son règlement intérieur prévoit que le Comité d’audit et des risques est composé d’au moins quatre membres du Conseil de surveillance présentant des compétences ou concernés dans leur activité professionnelle par les matières dans lesquelles le comité exerce ses missions ; et notamment en matière financière, de gestion des risques et de RSE.
Au moins la moitié de ses membres doivent être, lors de leur désignation et pendant toute la durée d’exercice de cette fonction, qualifiés d’indépendants au sens du règlement intérieur du Conseil de surveillance. Cette proportion est respectée.
Le Comité d’audit et des risques ne comprend aucun dirigeant mandataire social.
Il est présidé par Mme Monique Cohen, vice-présidente du Conseil, indépendante et experte en finances.
Les mouvements intervenus dans la composition du Comité d’audit et des risques sont décrits au § 3.6.1.2.
Les principaux domaines d’expertise et d’expérience des membres du Comité d’audit et des risques sont présentés dans la fiche qui les concerne (cf. § 3.4.8).
Au 31 décembre 2023, le Comité d’audit et des risques était composé des cinq membres suivants, dont deux femmes et trois hommes :
Données 2023 |
| Informations personnelles | Indépendance | Date de | Échéance | Ancienneté au comité 1 | Assiduité | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
5 MEMBRES -- 6 RÉUNIONS -- 60 % INDÉPENDANCE -- 40 % DE FEMMES |
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| Monique Cohen (F) (présidente) Nationalité française 67 ans 1 – 28/01/1956 | √ | 03/06/2014 | AG 2026 | 9 ans | 100,00 % | |
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| Charles-Éric Bauer (H) Nationalité française 59 ans 1 – 09/01/1964 | | 26/01/2005 2 | AG 2025 | 18 ans | 100,00 % | |
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| Estelle Brachlianoff (F) Nationalité française 51 ans 1 – 26/07/1972 | √ | 04/06/2019 | AG 2025 | 4 ans | 100,00 % | |
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| Renaud Momméja (H) Nationalité française 61 ans 1 – 20/03/1962 |
| 03/06/2008 | AG 2026 | 15 ans | 100,00 % | |
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| Alexandre Viros (H) Nationalité française 45 ans 1 – 08/01/1978 | √ | 04/06/2019 | AG 2024 | 4 ans | 100,00 % | |
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| Assiduité Moyenne | 100,00 % 3 | ||
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Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 24 mars 2010 un règlement intérieur qui précise les règles de composition, les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité d’audit et des risques.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires et prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Comité d’audit et des risques est mis à disposition à chaque mise à jour sur https:// finance.hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Comité d’audit et des risques sont exposées au sein du présent chapitre 3 du document d’enregistrement universel.
Le fonctionnement du Comité d’audit et des risques est conforme aux principes applicables pour les comités du Conseil de surveillance (cf. § 3.6.1).
Le Comité d’audit et des risques se réunit autant de fois que nécessaire et le plus souvent six fois par exercice, dont une fois avant l’arrêté des comptes annuels par la Gérance et une fois avant l’examen des comptes semestriels par le Conseil de surveillance.
Dans le cadre de ses compétences en matière de responsabilité sociale et environnementale, une réunion dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE a lieu chaque année depuis 2021 avec le Comité RNG-RSE. Cette réunion commune a pour objectif de renforcer la coordination et le partage entre les deux comités sur ce sujet connexe.
Le Comité d’audit et des risques se réunit à l’initiative de son président, qui arrête l’ordre du jour de la réunion, par écrit ou verbalement en tout lieu fixé par la convocation.
Avant chaque réunion du Comité d’audit et des risques, les membres du comité reçoivent en temps utile, avec un préavis raisonnable et sous réserve des impératifs de confidentialité, un dossier sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse et une réflexion préalables.
Le directeur général gouvernance et développement des organisations participe systématiquement aux réunions du Comité d’audit et des risques.
La directrice de l’audit et des risques en assume le secrétariat sous la responsabilité de la présidente.
Les Commissaires aux comptes assistent aux deux séances relatives à l’examen des comptes annuels et semestriels.
Lors de la première réunion du Conseil de surveillance qui suit une réunion du Comité d’audit et des risques, la présidente fait un compte rendu oral des travaux du comité aux membres du Conseil, dont une synthèse est ensuite reprise dans le procès-verbal de la réunion du Conseil.
Le Comité d’audit et des risques utilise la plateforme digitale sécurisée « Herboard » (cf. § 3.5.3.2).
Les comptes rendus des réunions du Comité d’audit et des risques sont établis à l’issue de chaque réunion et transmis à tous les membres du comité.
Le Comité d’audit et des risques utilise un tableau de bord afin de programmer et planifier ses travaux de façon équilibrée au cours de l’année.
En application de l’article L. 823-19 du Code de commerce, et sans préjudice des compétences du Conseil de surveillance auquel il ne se substitue pas, les principales missions du Comité d’audit et des risques et les travaux réalisés en 2023 sont les suivants :
Objet des missions | Principales missions et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Générale | ● procéder périodiquement à l’auto-évaluation de son fonctionnement ; |
Élaboration des informations comptables et financières |
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(1) Liste non exhaustive
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Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2023 1 |
|---|---|
Contrôle des informations comptables et financières et travaux des Commissaires aux comptes |
|
Contrôle de l’exposition aux risques et prévention de la corruption |
● être informé tous les trois ans de la cartographie des risques groupe ; ● être informé des facteurs de risque groupe et des plans d’action correspondants ;
● être informé du plan de vigilance ; ● être informé de la mise en place d’une nouvelle relation bancaire ; ● être informé des moyens mis en œuvre par le groupe pour lutter contre la contrefaçon. |
(1) Liste non exhaustive
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Dans le cadre de ces missions, le Comité d’audit et des risques a notamment entendu le directeur général finances, tant sur les données comptables que sur celles de la trésorerie, le directeur de la consolidation, de la fiscalité et du contrôle de gestion, la directrice de l’audit et des risques, le directeur de la sécurité groupe, la directrice des systèmes d’information groupe (et son équipe), le directeur de la sécurité des systèmes d’information, la directrice de la communication financière et extra-financière et relations investisseurs, le directeur des opérations financières, la directrice financière du pôle Hermès femme, le directeur juridique conformité, le délégué à la protection des données personnelles, le directeur juridique groupe, le directeur du développement durable et les Commissaires aux comptes.
Le Comité RNG-RSE a considéré lors de l’évaluation formelle en 2022, comme lors de celle réalisée en 2019, qu’il n’était pas souhaitable de recourir à un cabinet extérieur pour effectuer l’évaluation formelle du Conseil de surveillance. Les raisons qui ont justifié cette décision sont les suivantes :
L’évaluation est réalisée, conformément aux recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 11.3), selon les modalités suivantes :
L’évaluation doit viser trois objectifs (article 11.2 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022) :
L’évaluation porte également sur la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance et la matrice de compétences définie (cf. § 3.4.3 et 3.4.5.2), ceci afin de s’assurer de la cohérence de la composition globale du Conseil et de s’interroger sur la pertinence des objectifs fixés.
Les résultats, les axes d’amélioration identifiés ainsi que les actions menées depuis les dernières évaluations informelles sont détaillés dans le document d’enregistrement universel 2022 (§ 3.7.2. pages 327 et 328).
Les résultats et les axes d’amélioration identifiés lors de la dernière auto-évaluation formelle triennale du Conseil de surveillance et des comités, intervenue en 2022, sont détaillés dans le document d’enregistrement universel 2022 (§ 3.7.3. pages 328 et 329).
Des évolutions étaient attendues par certains membres du Conseil sur les points suivants que le Conseil, sur proposition du Comité RNG-RSE, a décidé de retenir comme axes d’amélioration pour le futur :
Aucun nouveau point d’amélioration n’avait été identifié s’agissant des comités du Conseil.
Fin 2023, les membres du Conseil ont pu débattre sur le fonctionnement du Conseil et des comités.
Comme lors des précédentes évaluations, le Conseil de surveillance a considéré que son fonctionnement et celui de ses comités demeurent très satisfaisants.
Le Conseil a souhaité souligner les actions menées en 2022 et 2023 pour répondre aux attentes exprimées lors de la dernière évaluation formelle.
Axes d’amélioration identifiés |
| Actions menées en 2022 et 2023 |
Conseil de surveillance |
|
|
La mise à disposition d’une offre de formation continue pour permettre aux membres qui le souhaitent de maintenir et développer leur niveau de compétence |
| Chaque année, au moins deux grands thèmes annuels sont présentés au Conseil (cf. § 3.5.3.4) et une visite sur site est organisée (cf. § 3.5.3.5), ce qui leur confère une formation pratique sur les usages du groupe. Les membres du Conseil bénéficient d’une adhésion groupée de la société à l’IFA et peuvent profiter de l’ensemble de ses services et formations. En 2023, il a été décidé de mettre l’accent sur les formations RSE avec la mise en place d’un programme pluriannuel très complet décrit au § 3.5.6.1.2. |
L’extension des visites de site aux filiales de distribution |
| Depuis fin 2022, il a été décidé d’organiser tous les deux ans (les années paires) une visite dans une filiale de distribution, de préférence à l’étranger. Ainsi fin 2022, les membres du Conseil ont pu découvrir la filiale américaine Hermès of Paris. En 2024, il est prévu que le Conseil se rende en Italie, pour y découvrir des filiales de distribution et de production. |
Un suivi toujours plus accru des enjeux RSE |
| Par le Conseil de surveillance :
Par le Comité d’audit et des risques et/ou le Comité RNG-RSE :
|
Comité RNG-RSE |
|
|
Aucun nouveau point d’amélioration n’a été identifié. |
|
|
Comité d’audit et des risques |
|
|
Aucun nouveau point d’amélioration n’a été identifié. |
|
|
La prochaine auto-évaluation formelle du Conseil interviendra en 2025.
Les Comités RNG-RSE et d’audit et des risques ont respectivement débattu en 2023 de leur fonctionnement. Il ressort de ces auto-évaluations que, tant leur fonctionnement, leurs travaux, leur composition que les contributions individuelles de chacun de leurs membres, sont satisfaisants. Les membres de ces comités ont par ailleurs souligné que l’ensemble des axes d’amélioration retenus lors de la précédente évaluation ont été pris en compte (cf. § 3.7.2.2). Aucun nouveau point d’amélioration n’a été identifié par les comités.
L’ordonnance n° 2019-1234 du 27 novembre 2019 a mis en place un dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des mandataires sociaux.
Ce texte est entré en vigueur pour la société à partir de l’Assemblée générale mixte du 24 avril 2020.
Ce dispositif s’articule autour d’un double vote de l’Assemblée générale ordinaire et de l’Associé commandité :
En application de l’article L. 22-10-76, I alinéa 4 du Code de commerce, issu de l’ordonnance précitée, nous vous présentons la politique de rémunération des mandataires sociaux (gérants et membres du Conseil de surveillance).
Cette politique décrit toutes les composantes de la rémunération fixe et variable et explique le processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre.
Les règles de fonctionnement propres aux sociétés en commandite par actions et le système de gouvernance de la société ont conduit à confier l’établissement de la politique de rémunération des dirigeants (gérants) et celle des autres mandataires sociaux (membres du Conseil de surveillance), respectivement, à l’Associé commandité et au Conseil de surveillance.
Après avoir présenté les principes généraux applicables à tous les mandataires sociaux, nous vous présenterons les principes spécifiques de la politique de rémunération des gérants, puis les principes spécifiques de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance.
En application de l’article L. 22-10-77, II du Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux fera l’objet de deux résolutions distinctes lors de l’Assemblée générale du 20 avril 2023 : la première portera sur la politique de rémunération des gérants et la seconde sur la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance.
Les politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance sont conformes à l’intérêt social et contribuent à la stratégie commerciale ainsi qu’à la pérennité de la société pour les raisons suivantes :
S’agissant des gérants :
S’agissant des membres du Conseil de surveillance :
Les conditions de rémunération et d’emploi des salariés du groupe sont détaillées au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.6.
S’agissant plus particulièrement des conditions de rémunération, les succès économiques d’Hermès sont régulièrement partagés avec l’ensemble des collaborateurs du groupe, aussi bien en France que dans le monde, et sous différentes formes. Il s’agit de reconnaître la contribution des collaborateurs au développement de la maison, quel que soit leur rôle dans la chaîne de création de valeur, afin de partager les fruits de la croissance et de leur permettre d’être associés au développement à long terme.
En effet, la politique du groupe est d’associer ses collaborateurs à son projet de croissance sur le long terme par différents dispositifs :
La politique du groupe en matière de rémunération des collaborateurs est ambitieuse et complète, elle intègre une large palette d’outils de rémunération.
Les orientations budgétaires d’évolution des rémunérations lors de l’exercice annuel des révisions salariales tiennent compte de l’inflation et de l’évolution des marchés locaux des rémunérations. Une vigilance particulière est accordée à l’égalité femmes-hommes et aux décalages par rapport aux marchés (interne et externe). Des budgets spécifiques peuvent être accordés si des ajustements sont nécessaires.
La volonté de reconnaître la performance tant collective qu’individuelle s’est traduite également depuis plusieurs années par le développement des parts variables individuelles et collectives.
Un certain nombre de mesures sont destinées à prévenir d’éventuels conflits d’intérêts :
En application de l’article R. 22-10-40, V du Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux, accompagnée de la date et du résultat du dernier vote ex-ante de l’Assemblée générale est publiée sur le site Internet financier de la société le jour ouvré suivant celui du vote.
En application de l’article 27.1 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022, tous les éléments de rémunération potentiels ou acquis des gérants sont publiés sur le site Internet financier de la société https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux après la réunion du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, les ayant arrêtés.
Les éléments de la politique de rémunération des gérants sont établis par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité. Cette décision est prise en tenant compte des principes et conditions prévus à l’article 17 des statuts s’agissant de la rémunération variable (« statutaire ») et, par renvoi des statuts, de la décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 s’agissant de la rémunération fixe (« complémentaire »).
Le Conseil de surveillance rend un avis consultatif sur la politique de rémunération des gérants.
Depuis 2020, la politique de rémunération des gérants est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Le montant effectif de la rémunération des gérants est déterminé chaque année par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, conformément à la politique de rémunération approuvée puis soumis à délibération du Conseil de surveillance.
Le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance :
Depuis 2020, la rémunération effective globale des mandataires sociaux (incluant celle des gérants) et la rémunération effective individuelle de chaque gérant sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a approuvé à 91,59 %, sans réserve, la politique de rémunération des gérants (cf. § 3.8.5).
Conformément au processus de décision décrit au § 3.8.1.2, le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS du 7 février 2024 a proposé de reconduire, pour l’exercice 2024, cette politique de rémunération en y apportant deux modifications.
La première modification concerne la rémunération fixe – ou rémunération complémentaire selon les statuts. La décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 en a fixé le plafond à 457 347,05 € et a prévu une indexation, à la hausse uniquement, sur l’augmentation du chiffre d’affaires consolidé réalisé au titre de l’exercice précédent, à taux et à périmètre constants, par rapport à celui de l’avant-dernier exercice. Émile Hermès SAS, Associé commandité, a proposé de limiter l’évolution annuelle de la rémunération fixe des gérants à 5 %. En d’autres termes, l’indexation de la rémunération fixe continuera d’être alignée sur l’augmentation du chiffre d’affaires consolidé réalisé au titre de l’exercice précédent, à taux et à périmètre constants, par rapport à celui de l’avant-dernier exercice, mais sans pouvoir excéder une augmentation de 5 % par rapport à la précédente rémunération fixe (plafond).
Les principes d’exhaustivité, d’équilibre entre les éléments de la rémunération, de comparabilité, de cohérence, d’intelligibilité des règles et de mesure ont guidé cette modification.
La seconde modification concerne le régime de retraite supplémentaire. M. Axel Dumas, en tant que gérant personne physique, bénéficie potentiellement d’un régime de retraite à prestations définies (cf. § 3.8.1.2.4 – Régime de retraite supplémentaire – Régime de retraite à prestations définies [article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale]).
Pour rappel, en application de l’ordonnance n° 2019‑697 du 3 juillet 2019 relative aux régimes professionnels à prestations définies, aucun nouvel adhérent ne peut être affilié à ce dispositif depuis le 4 juillet 2019 et aucun nouveau droit conditionnel à prestations ne peut être alloué au titre de périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.
Ce gel du dispositif mis en place initialement en 1991 – et dont le gérant personne physique bénéficie potentiellement – a conduit le groupe à mener une étude sur le dispositif de retraite qui serait le plus pertinent et le plus adapté pour le remplacer. L’étude a été conduite sur la base d’un benchmark précis des pratiques de marché, lequel avait notamment pour objet de référencer les principes et méthodes mis en œuvre, les critères de performances généralement retenus, ou encore les montants de cotisations communément admis (en pourcentage de la rémunération de référence). Le groupe a également été accompagné par un prestataire externe spécialisé (cabinet Deloitte) pour réaliser cette étude.
Le dispositif qui a finalement été retenu est un régime de retraite à cotisations définies, de type « article 82 », en référence au Code général des impôts (lequel est décrit en détails au § 3.8.1.2.4 – Régime de retraite supplémentaire – Régime de retraite à cotisations définies [article 82 du Code général des impôts]).
Conformément aux dispositions du Code de commerce (article R. 22-1-40 II, 7°) et du code Afep-Medef (article 26.6.1) :
Ce dispositif, dont les modalités sont décrites au § 3.8.1.2.4, n’est pas limité aux seuls gérants mais a vocation à bénéficier à un groupe plus large de cadres dirigeants, avec des modalités de financement différentes. Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Ces modifications apportées à la politique de rémunération par Émile Hermès SAS, Associé commandité (mise en place d’un nouveau régime de retraite à cotisations définies par suite du gel du régime de retraite à prestations définies et plafonnement de l’indexation de la rémunération fixe) ont fait l’objet d’une présentation au Comité RNG-RSE, puis au Conseil de surveillance qui a rendu, à l’unanimité, un avis consultatif favorable.
La politique de rémunération des gérants était demeurée inchangée depuis 2020 lors de l’introduction d’un critère RSE pour la rémunération variable.
Elle a pour objectifs de :
Conformément aux dispositions de l’article R. 22-1-40 du Code de commerce, les éléments suivants ont été pris en compte pour proposer cette révision :
Cette politique de rémunération modifiée est soumise à l’approbation de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 11e résolution).
Le mandat des gérants est statutairement à durée indéterminée et ne nécessite donc pas de renouvellement.
La politique de rémunération s’appliquerait aux gérants nouvellement nommés au prorata de leur présence au cours du premier exercice de leur mandat.
En cas de survenance de circonstances exceptionnelles, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS pourrait déroger, dans les conditions prévues par la loi, à l’application de la politique de rémunération pour fixer la rémunération variable des gérants, dans la limite autorisée par les statuts, et après avis favorable du Conseil de surveillance.
En application des articles L. 22-10-76 et R. 22-10-40, II du Code de commerce, nous détaillons ci-dessous les éléments spécifiques composant la politique de rémunération des gérants.
Il n’existe pas de tel engagement.
Le mandat des gérants est à durée indéterminée. Les gérants sont révocables par décision de l’Associé commandité.
Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable
Conformément aux principes prévus à l’article 17 des statuts, chaque gérant a droit à une rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) dont le montant maximal est fixé par l’Assemblée générale ordinaire, avec l’accord unanime des Associés commandités, et éventuellement, à une rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) :
La rémunération variable des deux gérants est conditionnée pour partie (10 %) à un critère « RSE » traduisant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Ce critère RSE contribue aux objectifs de la politique de rémunération des gérants.
Cette structure de la part variable de la rémunération s’est appliquée pour la première fois lors de l’évaluation de la rémunération variable au titre de l’année 2019, évaluée et versée en 2020.
Les indices composant le critère RSE sont relatifs aux éléments suivants :
Ces indices sont en lien avec la stratégie RSE et les priorités d’actions présentées au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière » § 2.1.5).
Dans la limite du montant maximal ici défini et conformément aux critères et objectifs, détaillés au § 3.8.1.1 et au § 3.8.1.2 de la politique de rémunération approuvée, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération annuelle de chaque gérant comme suit :
L’évolution des deux composantes de la rémunération des gérants est fonction de critères quantifiables objectifs et intelligibles, pérennes depuis de nombreuses années, qui sont publics et par nature prédéfinis, comme exposé aux alinéas 1) et 2) ci-dessus.
Ainsi, aucune rémunération variable (« statutaire ») minimale n’est assurée aux gérants.
Les critères quantifiables sont prépondérants dans le calcul de la rémunération variable des gérants.
Le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, s’appuie sur les recommandations du Comité RNG-RSE.
M. Henri-Louis Bauer, représentant légal de la société Émile Hermès SAS, gérant, ne perçoit à titre personnel aucune rémunération de la part d’Hermès International. Il perçoit une rémunération de la part de la société Émile Hermès SAS pour ses fonctions de gérant de cette société, qui n’a pas de lien avec le mandat de gérant de la société Émile Hermès SAS dans Hermès International.
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération ni avantages de toute nature de la part des filiales d’Hermès International.
La décomposition des rémunérations effectives des gérants pour les deux derniers exercices est indiquée au § 3.8.4.2.
Chaque année, le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance d’Hermès International est chargé de s’assurer de la conformité de la rémunération des gérants aux statuts et la politique de rémunération.
Aucune importance respective n’est préétablie entre la rémunération fixe et la rémunération variable qui dépendent des éléments décrits ci-dessus.
M. Axel Dumas | 2023 | Proportion |
| 2022 | Proportion |
| 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 2 203 574 € | 38 % |
| 1 785 716 € 1 | 40 % |
| 1 623 378 € |
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent | 3 648 702 € | 62 % |
| 2 700 742 € | 60 % |
| 1 559 319 € |
Dont critère RSE |
|
| 10 % |
|
| 10 % | n/a |
Total | 5 852 276 € |
|
| 4 486 458 € | 100 % |
| 3 182 697 € |
n/a : non applicable. | |||||||
Émile Hermès SAS | 2023 | Proportion |
| 2022 | Proportion |
| 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 749 081 € | 31 % |
| 607 035 € 1 | 33 % |
| 551 850 € |
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent | 1 701 490 € | 69 % |
| 1 259 430 € | 67 % |
| 727 153 € |
Dont critère RSE |
|
| 10 % |
|
| 10 % |
|
Total | 2 450 571 € |
|
| 1 866 465 € | 100 % |
| 1 279 003 € |
n/a : non applicable. | |||||||
Méthodes d’évaluation de l’atteinte des critères de performance des rémunérations variables ou des rémunérations en actions (article R. 22-10-40, I-4° du Code de commerce)
La rémunération variable (dite « statutaire ») des gérants est évaluée en fonction de l’évolution du résultat consolidé avant impôt au titre du dernier exercice par rapport à l’exercice précédent et conditionnée pour 10 % de son montant à l’atteinte du critère RSE.
L’évaluation du montant de rémunération assujetti au critère RSE est limitée à une cible de 100 %, sans possibilité de dépassement.
Chacun des trois indices mentionnés au § 3.8.1.2.4 « Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable » :
Rémunération variable différée ou pluriannuelle
L’attribution aux gérants d’une rémunération variable différée ou pluriannuelle n’est pas prévue.
Rémunération exceptionnelle
L’attribution aux gérants d’une rémunération exceptionnelle n’est pas prévue.
Rémunération en actions (article R. 22-10-40, II-2° du Code de commerce)
La politique de rémunération actuelle ne prévoit pas que les gérants puissent bénéficier d’une rémunération en actions.
Conformément à l’article 26.3.3 du Code Afep-Medef, les gérants personnes physiques qui seraient bénéficiaires d’options d’actions et/ou d’actions de performance devraient prendre l’engagement formel de ne pas recourir à des opérations de couverture de leur risque tant sur les options que sur les actions issues des levées d’options ou sur les actions de performance et ce, jusqu’à la fin de la période de conservation des actions.
M. Axel Dumas, seul gérant éligible, n’a jamais bénéficié d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance depuis qu’il a été nommé gérant.
La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible aux plans d’attribution d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance.
Contrat de travail
Afin de se conformer au Code Afep-Medef, M. Axel Dumas a décidé, le 5 juin 2013, de renoncer avec effet immédiat à son contrat de travail lors de sa nomination en qualité de gérant d’Hermès International.
Conventions de prestations de services
Aucun gérant ne facture directement ou indirectement des prestations de services à la société.
Rémunération de membre de Conseil dans la société et dans les filiales du groupe
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération de membre de Conseil versée par la société ou des filiales du groupe.
De même, les règles de répartition du groupe prévoient que les membres du Comité exécutif d’Hermès International qui sont administrateurs dans des filiales ne perçoivent pas de rémunération de membre de Conseil à ce titre.
Régime de prévoyance
M. Axel Dumas bénéficie du régime de prévoyance, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
Il prévoit, comme pour l’ensemble des salariés, les avantages viagers bruts suivants :
Avantages de toute nature
M. Axel Dumas bénéficie d’une voiture de fonction constituant son seul avantage en nature.
M. Axel Dumas bénéficie du régime de frais de santé, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
Émile Hermès SAS ne bénéficie pas d’avantage en nature.
Indemnité de départ
La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité d’un montant égal à 24 mois de rémunération globale (rémunération variable « statutaire » et rémunération fixe « complémentaire ») en cas de cessation de ses fonctions de gérant (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 10e résolution « Approbation des engagements dus envers M. Axel Dumas au titre de la cessation de ses fonctions de gérant » − conformément à l’article L. 225-42-1 du Code de commerce applicable à cette date).
Le versement d’une indemnité de départ est subordonné au fait que la cessation des fonctions de gérant résulte :
Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant, et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint.
Les critères d’attribution de l’indemnité de départ sont ainsi strictement limités aux cas de départs contraints.
Par ailleurs, le versement d’une telle indemnité est assujetti à la réalisation des conditions de performance suivantes, afin que les conditions de son départ soient en harmonie avec la situation de la société : atteinte d’au moins quatre budgets (taux de croissance du chiffre d’affaires et du résultat opérationnel mesurés à taux constants) sur les cinq derniers exercices et sans dégradation de l’image de marque d’Hermès.
Le Conseil de surveillance a donc considéré que l’engagement de rémunération différée pris à l’égard de M. Axel Dumas respectait les exigences du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef.
Il n’existe pas de tel engagement au bénéfice de la société Émile Hermès SAS.
Indemnité de non-concurrence
M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre.
Il n’existe pas de tel engagement au bénéfice d’Émile Hermès SAS.
Régime de retraite supplémentaire
La rémunération globale de M. Axel Dumas a été déterminée en tenant compte de l’avantage que représente le bénéfice d’un régime supplémentaire de retraite.
Régime de retraite à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts)
M. Axel Dumas bénéficie du régime supplémentaire de retraite à cotisations définies mis en place au profit de l’ensemble du personnel des sociétés françaises du groupe qui y ont adhéré (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements réglementés »).
Comme pour l’ensemble des salariés du groupe :
Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale)
M. Axel Dumas est par ailleurs éligible au régime de retraite complémentaire mis en place en 1991 au profit des dirigeants de la société (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013, approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements réglementés »).
Ce dispositif n’est pas limité aux seuls gérants mais bénéficie à un groupe plus large de cadres dirigeants. Il peut être dénoncé, s’agissant de M. Axel Dumas, par délibération du Conseil de surveillance.
En application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019 relative aux régimes professionnels à prestations définies, aucun nouvel adhérent ne peut être affilié à ce dispositif depuis le 4 juillet 2019 et aucun nouveau droit conditionnel à prestations ne peut être alloué au titre de périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.
Le règlement de retraite prévoit notamment, comme conditions impératives pour bénéficier du régime, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté appréciés au 4 juillet 2019 compte tenu des dispositions de l’ordonnance précitée du 3 juillet 2019, et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale.
Chaque participant acquiert progressivement des droits potentiels, calculés chaque année en fonction de sa rémunération de référence annuelle, étant précisé que l’année 2019 était la dernière année de calcul pour de tels droits (en application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019). Ces droits potentiels représentent, selon l’ancienneté et pour chaque année, un pourcentage de la rémunération de référence allant de 0,9 % à 1,5 %.
Si l’ensemble des conditions d’éligibilité sont remplies, la rente annuelle issue de ce régime serait fonction de :
Par ailleurs, le règlement prévoit l’application de deux plafonds au montant final de la rente annuelle :
À titre d’information, sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, le montant maximal de la rente à terme limité par le règlement du régime à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, comparé à la rémunération au titre de l’exercice 2022 du gérant personne physique, représenterait un taux de remplacement (hors régimes obligatoires) de 4,83 %.
Le régime est financé par la société au travers d’un contrat souscrit auprès d’un organisme d’assurance extérieur, et le cas échéant, en complément, des provisions sont inscrites dans les comptes.
À ce jour, les charges fiscales et sociales applicables au régime sont les suivantes :
Comme indiqué au § 3.8.1.2.1, le gel du dispositif mis en place initialement en 1991 et dont le gérant bénéficie potentiellement, a conduit le groupe à mener une étude sur le dispositif de retraite qui serait le plus pertinent et le plus adapté pour remplacer celui de l’article 39 du Code général des impôts. Le dispositif qui a finalement été retenu est un dispositif de retraite supplémentaire à cotisations définies, tel que prévu par l’article 82 du Code général des impôts, et présenté ci-après.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Régime de retraite à cotisations définies (article 82 du Code général des impôts)
Sous réserve de l’approbation par l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de la politique de rémunération des gérants révisée sur ce point, M. Axel Dumas sera éligible au régime de retraite par capitalisation à cotisations définies, de type « article 82 » en référence au Code général des impôts. Ce régime est mis en place également au bénéfice de certains cadres dirigeants sous forme d’attribution gratuite d’actions calculée sur leur rémunération fixe et variable, laquelle est conditionnée à l’atteinte de critères de performance.
Pour la constitution des droits de M. Axel Dumas en sa qualité de gérant, ce régime prévoit une cotisation annuelle brute assise sur la « Rémunération de Référence » du gérant constituée à la date du versement par (i) la rémunération annuelle fixe de l’année N et (ii) la rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’année N-1 et versée en année N (sous réserve d’approbation par l’assemblée générale des actionnaires).
La cotisation est calculée en appliquant sur la Rémunération de Référence un taux qui varie de 0 % à 20% en fonction de l’atteinte des conditions de performance applicables, comme présenté sur le schéma ci-après.
À titre d’illustration :
Le taux d’acquisition des droits évoluera selon le taux d’atteinte des critères de performance comme suit :
Critères de performance | Pondération |
| Performance | % d’attribution |
|---|---|---|---|---|
Croissance des ventes | 40 % | Plancher | 50 % de la cible (budget annuel) | 50 % |
Cible | 80 % de la cible (budget annuel) | 100 % | ||
Résultat opérationnel courant | 40 % | Plancher | 50 % de la cible (budget annuel) | 50 % |
Cible | 80 % de la cible (budget annuel) | 100 % | ||
Critère RSE Objectifs liés au découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles | 20 % | Plancher | 50 % de la cible | 50 % |
Cible | 80 % de la cible | 100 % |
Le versement de la cotisation dont le montant est déterminé selon les principes et conditions exposés ci-dessus, constitue un avantage pour le gérant, soumis intégralement à charges sociales et impôt sur le revenu dès le versement auprès de l’assureur, entièrement à la charge du bénéficiaire.
La société supportera les charges sociales patronales applicables.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
| Mode de détermination au 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|
Départ volontaire (hors départ à la retraite) | Départ contraint | Départ à la retraite | |
Indemnité de départ | n/a | Sous réserve des conditions de performance applicables : 24 mois de rémunérations (fixe et variable) | n/a |
Indemnité de non-concurrence | n/a | n/a | n/a |
Retraite supplémentaire à prestations définies (article 39 du Code général des impôts, article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale) | n/a | n/a | Montant annuel de la rente : Nombre d’années d’ancienneté × (0,9 % à 1,5 %) × moyenne des trois dernières rémunérations annuelles La rente sera plafonnée à huit PASS |
Retraite supplémentaire à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts) | Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite. | ||
Retraite supplémentaire à cotisations définies (de type « article 82 » du Code général des impôts) 1 | Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite. | ||
n/a : non applicable.
| |||
L’Assemblée générale fixe le montant global annuel maximal des rémunérations du Conseil de surveillance.
Les éléments de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance sont établis par le Conseil de surveillance.
Depuis 2020, la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Le montant effectif annuel de la rémunération des membres du Conseil de surveillance est déterminé par le Conseil de surveillance en début d’exercice au titre de l’exercice précédent par application de la politique de rémunération et en tenant compte de l’assiduité individuelle de chaque membre au cours de l’exercice précédent.
Le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance effectue un contrôle de conformité de la rémunération effective des membres du Conseil de surveillance au montant global fixé par l’Assemblée générale et à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance.
Depuis 2020, l’application effective de la politique de rémunération (incluant la rémunération effective globale versée, et/ou attribuée) des mandataires sociaux (incluant celle des membres du Conseil de surveillance) et la rémunération effective individuelle du président du Conseil de surveillance sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a approuvé à 99,94 %, sans réserve la révision du montant global annuel des rémunérations attribuables aux membres du Conseil de surveillance en le portant de 600 000 € à 900 000 €, ainsi que la modification des critères de répartition qui constituent la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (cf. § 3.8.5).
Ces propositions avaient pour objectifs :
Cette nouvelle politique de rémunération est applicable aux montants attribués début 2024 au titre de l’exercice 2023, et ce jusqu’à nouvelle décision de l’Assemblée générale.
En cas de nomination en cours d’exercice, la part fixe est partagée entre le membre sortant et son successeur et la part variable est allouée selon la présence aux réunions.
La politique de rémunération s’applique sans interruption aux membres dont le mandat est renouvelé.
Il n’est prévu actuellement aucune dérogation temporaire à l’application de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance subordonnée à la survenance de circonstances exceptionnelles.
Les membres du Conseil de surveillance perçoivent des rémunérations dont le montant global est voté par l’Assemblée générale et dont les critères de répartition sont déterminés par la politique de rémunération du Conseil de surveillance.
La rémunération des membres du Comité d’audit et des risques et de ceux du Comité RNG-RSE est prélevée sur le montant global des rémunérations des membres du Conseil de surveillance.
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a fixé à 900 000 € le montant annuel maximal des rémunérations allouées au Conseil de surveillance et aux comités constitués en son sein.
Les critères de répartition (en année pleine) décidés par le Conseil du 24 novembre 2023 et figurant à l’article 5.1 du règlement intérieur du Conseil sont décrits ci-dessous :
Critères de répartition applicables | Part fixe | Proportion | Part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions | Proportion | Montants maximaux | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Conseil de surveillance |
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Président | 180 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 180 000 € | 100,00 % |
Vice-présidents | 12 000 € | 33,33 % | 24 000 € | 66,66 % | 36 000 € | 100,00 % |
Membres | 12 000 € | 33,33 % | 24 000 € | 66,66 % | 36 000 € | 100,00 % |
Membres représentant les salariés | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Comité RNG-RSE |
|
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|
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Président | 40 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 40 000 € | 100,00 % |
Membres | 8 000 € | 40,00 % | 12 000 € | 60,00 % | 20 000 € | 100,00 % |
Comité d’audit et des risques |
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|
|
|
Président | 40 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 40 000 € | 100,00 % |
Membres | 8 000 € | 40,00 % | 12 000 € | 60,00 % | 20 000 € | 100,00 % |
n/a : non applicable. |
|
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|
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|
|
Les critères de répartition comportent une part fixe et une part variable proportionnelle à l’assiduité effective aux réunions prépondérante (66,66 % pour le Conseil et 60,00 % pour les comités spécialisés).
Aucune rémunération supplémentaire n’est allouée aux membres du Conseil non-résidents français. La constatation de l’assiduité et la répartition correspondante de la rémunération annuelle au titre d’un exercice sont préparées par le Comité RNG-RSE puis approuvées par le Conseil de surveillance au premier trimestre de l’exercice suivant.
Les membres du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions peuvent être liés à la société par un contrat de travail sans autre condition que celle résultant de l’existence d’un lien de subordination avec la société et de la constatation d’un emploi effectif.
membres du Conseil de surveillance représentant les salariés depuis le 15 novembre 2022, sont titulaires d’un contrat de travail au sein du groupe Hermès et perçoivent à ce titre une rémunération qui n’a pas été accordée en raison de l’exercice de leur mandat. En conséquence, et pour des raisons de confidentialité, les salaires qui leur sont versés ne sont pas communiqués.
Aucun autre membre du Conseil de surveillance, et notamment M. Éric de Seynes, président, n’est lié à la société par un contrat de travail.
Aucune option de souscription ou option d’achat n’a été, durant l’exercice 2023, consentie à un membre du Conseil de surveillance ou levée par un membre du Conseil de surveillance.
Aucune action gratuite n’a été, durant l’exercice 2023, attribuée aux membres du Conseil de surveillance (à l'exception des membres représentant les salariés qui bénéficient des plans d'actionnariat des salariés mis en place au sein du groupe, Cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.6).
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 du Code de commerce, le rapport sur le gouvernement d’entreprise doit présenter l’ensemble des éléments de rémunération et avantages de toutes natures des mandataires sociaux versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2023 à raison du mandat.
Ce rapport doit également :
Cette section vous présente les éléments susmentionnés, lesquels feront l’objet d’un vote ex-post global et individuel lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2024 (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 7e à 10e résolutions).
Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours de l’exercice 2023 à M. Axel Dumas, d’une part, et à la société Émile Hermès SAS, d’autre part, à raison de leur mandat de gérants, figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 8e et 9e résolutions).
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée au § 3.8.1.1 et au § 3.8.1.2 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 20 avril 2023.
La rémunération variable 2024 des gérants, attribuée au titre de l’exercice 2023, doit être soumise à l’approbation de l’Assemblée générale avant son versement.
Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribués au titre de l’exercice 2023 à M. Axel Dumas d’une part et à la société Émile Hermès SAS d’autre part à raison de leur mandat de gérants figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 8e et 9e résolutions).
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée au § 3.8.1.1 et au § 3.8.1.2 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 20 avril 2023.
Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 11 janvier 2024 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 % (cf. tableau ci-après).
Par conséquent, la rémunération variable 2024 attribuée au titre de l’exercice 2023 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2023 au titre de l’exercice 2022 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2023 par rapport à celui de l’exercice 2022, soit une hausse de + 26,9 %.
Indices du critère RSE | Importance | Niveau d’atteinte et motivation |
|---|---|---|
Critère environnemental quantifiable : Découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles
Lien avec la stratégie et les indicateurs de la DPEF : Cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.1.5, § 2.5 et § 2.5.3
Revue de l’indicateur par l’organisme tiers indépendant : Cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.10 | 1/3 | 100 % L’amélioration constante des équipements, des bâtiments et des process industriels consommateurs d’énergie, notamment dans le cadre des plans de « décarbonation » et « sobriété » ont continué à porter leurs fruits avec une nouvelle fois la baisse de la consommation énergétique, et particulièrement celle des énergies fossiles, alors que le chiffre d’affaires consolidé a augmenté de façon significative sur la période de référence.
Pendant la période de référence – du 1er novembre 2022 au 31 octobre 2023 :
La consommation globale d’énergie baisse pour la deuxième année consécutive. Les actions des plans « défossilisation » initiés il y a trois ans et « sobriété » continuent de montrer des résultats très positifs. En effet :
|
Critère sociétal qualitatif : Actions prises en faveur de l’ancrage territorial du groupe en France et dans le monde, hors grandes villes
Lien avec la stratégie et les indicateurs de la DPEF : Cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.1.5 et § 2.7 | 1/3 | 100 % La maison a poursuivi sa politique ambitieuse et ses nombreuses actions d’ancrage territorial en 2023, aussi bien en France qu’à l’étranger, dont la pertinence et l’ampleur ont été saluées par plusieurs prix et classements de performance environnementale, sociale et sociétale. En effet, ces actions s’inscrivent résolument dans le modèle de la maison mettant au cœur de sa stratégie l’authenticité, la responsabilité, l’humanisme, le temps long et la générosité – la volonté de rendre au monde une partie de ce qu’il nous apporte.
La création d’emplois Nos actions en faveur d’un ancrage territorial fort se sont poursuivies en 2023 sur l’ensemble du territoire et au travers d’un maillage très large, matérialisant très concrètement l’engagement de la maison à agir en tant qu’entreprise humaniste, responsable et créatrice d’emplois. Ces actions ont été saluées par différents classements et prix où Hermès a été distingué souvent à la première place.
Politique de handicap - Modèle artisanal
|
Critère social qualitatif : Initiatives du groupe en faveur de l’égalité femmes-hommes
Lien avec la stratégie et les indicateurs de la DPEF : Cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.1.5 et § 2.2 | 1/3 | 100 % Hermès, employeur responsable, promeut réellement l’égalité des chances, la mixité et l’inclusion en matière d’emploi, de formation, d’encadrement et de rémunération, à tous les niveaux de l’organisation. La maison réaffirme avec force son engagement et sa stratégie de performance globale et de croissance vertueuse à long terme.
|
Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages en nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2023 au président du Conseil de surveillance sur lesquels porte le vote contraignant ex-post des actionnaires figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 10e résolution.
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération du président du Conseil de surveillance présentée au § 3.8.1.1 et au § 3.8.1.3 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 20 avril 2023.
Nous vous présentons ci-après :
La méthodologie retenue, qui se réfère aux lignes directrices de l’Afep actualisées en février 2021, est la suivante :
S’agissant de la performance de la société, il a été décidé de retenir le chiffre d’affaires consolidé (à taux constants) et le résultat consolidé avant impôts qui servent de référence pour la rémunération des gérants et qui sont des indicateurs de performance très pertinents pour le modèle économique du groupe. De plus, ils sont utilisés habituellement dans les communiqués sur les résultats.
| 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
M. AXEL DUMAS | 5 582 276 € | 4 486 458 € 1 | 3 182 697 € | 3 403 423 € | 3 403 423 € |
ÉMILE HERMÈS SAS | 2 450 571 € | 1 866 465 € 1 | 1 279 003 € | 1 381 933 € | 1 381 933 € |
M. ÉRIC DE SEYNES | 140 000 € | 140 000 € | 140 000 € | 140 000 € | 140 000 € |
| |||||
M. Axel Dumas – Gérant | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 24,4 % | 41,0 % | - 6,5 % | 0,0 % | 10,0 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 26 | 22 | 17 | 17 | 18 |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en % par rapport à l’exercice précédent | 53 | 44 | 34 | 37 | 38 |
Émile Hermès SAS – Gérante | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 31,3 % | 45,9 % | - 7,4 % | 0,0 % | 10,0 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 11 | 9 + 2 points | 7 0 point | 7 0 point | 7 0 point |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en % par rapport à l’exercice précédent | 22 + 4 points | 18 + 4 points | 14 - 1 point | 15 0 point | 15 + 1 point |
M. Éric de Seynes – Président du Conseil de surveillance | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 1 | 1 0 point | 1 0 point | 1 0 point | 1 0 point |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en % par rapport à l’exercice précédent | 1 0 point | 1 0 point | 1 - 1 point | 2 0 point | 2 0 point |
Salariés de la société cotée | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération moyenne par rapport à l’exercice précédent | 9,0 % | 8,0 % | - 3,8 % | 3,4 % | 10,4 % |
Performances du groupe | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution du chiffre d’affaires consolidé à taux constants | 20,6 % | 23,4 % | 41,8 % | - 6,0 % | 12,4 % |
Évolution du résultat net consolidé avant impôts | 26,9 % | 35,1 % | 73,2 % | - 12,4 % | 9,9 % |
Éléments d’explication relatifs aux salariés
Les évolutions au titre des cinq exercices présentés dans les tableaux ci-dessus tiennent compte de l’évolution globale de la masse salariale.
L’évolution des rémunérations globales des collaborateurs reflète également (i) une dynamique positive de mesures salariales tout au long des exercices présentés, mais aussi (ii) l’impact des attributions en vertu des plans d’actionnariat salarié, notamment le dernier plan attribué le 15 juin 2023. En effet, selon les plans et les durées respectives des périodes d’acquisition des droits, la part relative à ces attributions induit une certaine variation dans les rémunérations moyenne et médiane des collaborateurs du périmètre de référence.
La politique globale et l’ensemble des éléments de rémunération dont bénéficient les collaborateurs de la société cotée, mais aussi ceux des autres entités du groupe en France et à l’étranger, sont présentés et détaillés au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.6.
Les rémunérations attribuées et perçues par les membres du Conseil de surveillance de la part d’Hermès International et des sociétés qu’elle contrôle au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce au cours des deux derniers exercices sont détaillées au § 3.8.4.3. Ces rémunérations constituent les seuls éléments visés à l’article L. 22-10-9, I du Code de commerce attribués au titre de 2023 ou versés en 2023. Les données relatives à l’exercice écoulé feront l’objet d’un vote de l’Assemblée générale en 2024 (vote ex-post « global »), cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 7e résolution.
Les attributions d’options d’achat d’actions et les attributions gratuites d’actions s’inscrivent dans la politique du groupe Hermès de rémunération et de fidélisation à long terme. En effet, ces attributions sont faites historiquement sur un rythme pluriannuel (cf. commentaires ci-après sur les plans en vigueur) ; elles ont un caractère exceptionnel et ont toujours bénéficié à une population beaucoup plus large que celle des mandataires sociaux et cadres dirigeants du groupe.
Des informations complémentaires sur les attributions gratuites d’actions par le groupe Hermès et sur la politique générale de rémunération à long terme, ainsi que les autres dispositifs d’association des salariés aux performances du groupe, sont présentées au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.2.6.
Conformément à l’article L. 225-197-4 du Code de commerce, nous vous informons des opérations d’attribution gratuite d’actions réalisées au cours de l’exercice 2023.
La Gérance a été autorisée par les assemblées générales extraordinaires du 31 mai 2016, du 24 avril 2020, du 4 mai 2021 et du 20 avril 2023 à procéder, en une ou plusieurs fois, au profit des membres du personnel salarié de la société ou de certaines catégories d’entre eux, ou au profit des dirigeants, ainsi qu’au profit de membres du personnel salarié et de dirigeants des sociétés liées à la société, à l’attribution gratuite d’actions existantes de la société. Les conditions des délégations encore en vigueur figurent au § 3.9.4.
Le nombre total des actions attribuées gratuitement au titre de chacune de ces autorisations et le nombre total des options d’achat consenties et non encore levées sont plafonnés à 2 % du nombre d’actions de la société au jour de l’attribution, sans qu’il soit tenu compte de celles déjà conférées en vertu des autorisations précédentes.
La Gérance, faisant usage de ces autorisations, a attribué en 2023 des actions au titre de plans démocratique et sélectif, étant précisé que M. Axel Dumas, seul gérant personne physique, n’a pas reçu d’attribution gratuite d’actions au titre de ces deux plans.
Le détail des conditions des plans d’attribution gratuite d’actions (et notamment les périodes d’acquisition et l’application de conditions de performance, le cas échéant) figure au § 3.8.4.10 et le détail des actions attribuées gratuitement aux 10 premiers salariés non-mandataires sociaux attributaires au § 3.8.4.11.
Conformément aux dispositions des articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce, ces attributions sont systématiquement assorties de conditions de présence et de conditions de performance pour certains plans. Afin d’harmoniser les conditions d’acquisition des droits, les attributions d’actions gratuites effectuées par la Gérance en 2019 (plans [h] et [i]) et en 2023 (plans [j] et [k]) sont assorties de périodes d’acquisition identiques pour les salariés du groupe tant en France qu’à l’international. En cohérence avec sa stratégie tournée sur le long terme, la Gérance a fixé les périodes d’acquisition de ces attributions de quatre et cinq ans. Toutefois, comme le permettait la loi en vigueur (articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce) et conformément aux dispositions de la 15e résolution de l’Assemblée générale mixte du 31 mai 2016 (cf. document de référence 2016, page 293) et de la 28e résolution de l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 (cf. document d’enregistrement universel 2022, page 544), il n’a pas été prévu de durée de détention obligatoire, laissant la liberté à chaque salarié bénéficiaire de décider de la durée de détention effective des actions ainsi acquises.
Les attributions gratuites d’actions n’ont aucun impact en termes de dilution puisqu’elles portent exclusivement sur des actions existantes de la société. Leur valorisation au moment de leur attribution selon la méthode retenue pour les comptes consolidés est indiquée au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6 (note 5.4).
La Gérance a été autorisée à consentir des options d’achat d’actions par l’Assemblée générale extraordinaire, en faveur de certains membres du personnel et mandataires sociaux de la société et des sociétés qui lui sont liées.
Il n’a été fait aucun usage de ces délégations en 2023.
Il n’existe aucun plan d’options d’achat en vigueur au 31 décembre 2023 comme indiqué au § 3.8.4.8.
Tous les plans d’options de souscription sont échus depuis 2009. Aucune autorisation d’Assemblée générale ne permet à la Gérance de consentir des options de souscription d’actions.
Vous trouverez ci-dessous la présentation standardisée de tous les éléments de rémunération prévue à l’annexe 2 de la position recommandation DOC-2021-02 du 5 janvier 2022.
| 2023 | 2022 |
|---|---|---|
M. Axel Dumas | Du 01/01/2023 au 31/12/2023 | Du 01/01/2022 au 31/12/2022 |
Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau n° 2) | 5 852 276 € | 4 486 458 € |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | n/a | n/a |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (détaillées au tableau n° 4) | n/a | n/a |
Valorisation des actions attribuées gratuitement (détaillées au tableau n° 6) | n/a | n/a |
Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | n/a | n/a |
Total gérant personne physique | 5 852 276 € | 4 486 458 €1 |
Émile Hermès SAS | Du 01/01/2023 au 31/12/2023 | Du 01/01/2022 au 31/12/2022 |
Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau n° 2) | 2 450 571 € | 1 866 465 € |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | n/a | n/a |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (détaillées au tableau n° 4) | n/a | n/a |
Valorisation des actions attribuées gratuitement (détaillées au tableau n° 6) | n/a | n/a |
Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | n/a | n/a |
Total gérant personne morale | 2 450 571 € | 1 866 465 €1 |
n/a : non applicable. | ||
| 2023 | 2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Rémunérations annuelles brutes des gérants | Montants attribués | Montants versés | Montants attribués | Montants versés |
M. Axel Dumas |
|
|
|
|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 2 203 574 € | 2 203 574 € | 2 301 950 € | 1 785 716 € 1 |
Rémunération variable annuelle (« statutaire » selon les statuts) | 3 648 702 € | 3 648 702 € | 2 700 742 € | 2 700 742 € |
Rémunération variable pluriannuelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération exceptionnelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération totale | 5 852 276 € | 5 852 276 € | 5 002 692 € | 4 486 458 € |
Rémunération allouée à raison du mandat de membre du Conseil | n/a | n/a | n/a | n/a |
Avantages en nature | Représentation | Représentation | Représentation | Représentation |
Émile Hermès SAS |
|
|
|
|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 749 081 € | 749 081 € | 782 523 € | 607 035 € 1 |
Rémunération variable annuelle (« statutaire » selon les statuts) | 1 701 490 € | 1 701 490 € | 1 259 430 € | 1 259 430 € |
Rémunération variable pluriannuelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération exceptionnelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération totale | 2 450 571 € | 2 450 571 € | 2 041 953 € | 1 866 465 € |
Rémunération allouée à raison du mandat de membre du Conseil | n/a | n/a | n/a | n/a |
Avantages en nature | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. | ||||
| Montants attribués au titre de l’exercice 2023 et versés en 2024 | Montants attribués au titre de l’exercice 2022 et versés en 2023 |
|---|---|---|
Montant global des rémunérations alloué par l’Assemblée générale d’Hermès International | 900 000 € | 600 000 € |
Montant global des rémunérations effectivement attribué par Hermès International | 758 857 € | 573 800 € |
M. Éric de Seynes |
|
|
Rémunération de président du Conseil de surveillance | 180 000 € | 140 000 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 1 500 € 1 | 3 000 € |
M. Prescience Assoh (représentant les salariés) 2 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | n/a | n/a |
Mme Monique Cohen |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de présidente du Comité d’audit et des risques | 40 000 € | 28 000 € |
Mme Dominique Senequier |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 25 714 € | 23 000 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 13 714 € | 13 000 € |
Rémunération de présidente du Comité RNG-RSE | 40 000 € | 28 000 € |
Mme Dorothée Altmayer |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération d’administrateur Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 3 000 € 1 | 2 000 € |
M. Charles-Éric Bauer |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 13 000 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 7 800 € |
Mme Estelle Brachlianoff |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 32 571 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 20 571 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 10 400 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 5 200 € |
Rémunération de membre du Comité RNG-RSE | 20 000 € | 10 400 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 5 200 € |
M. Matthieu Dumas |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Comité RNG-RSE | 20 000 € | 13 000 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 7 800 € |
Rémunération d’administrateur Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 3 000 € 1 | 3 000 € |
M. Blaise Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 3 000 €1 | 3 000 € |
Mme Julie Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Mme Olympia Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 3 000 €1 | 3 000 € |
M. Renaud Momméja |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 32 571 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 20 571 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 13 000 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 7 800 € |
Mme Anne-Lise Muhlmeyer (représentant les salariés) 2 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | n/a | n/a |
M. Alexandre Viros |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 28 200 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
| 24 000 € | 18 200 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 13 000 € |
| 8 000 € | 5 200 € |
| 12 000 € | 7 800 € |
n/a : non applicable.
| ||
Nom du dirigeant mandataire social | Numéro et | Nature | Valorisation des options selon la méthode retenue pour les comptes consolidés | Nombre d’options attribuées durant l’exercice | Prix | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
|
|
|
Nom du dirigeant mandataire social | Numéro et date du plan | Nombre d’options levées durant l’exercice | Prix d’exercice |
|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
Actions de performance attribuées par l’Assemblée générale des actionnaires durant l’exercice à chaque mandataire social par l’émetteur et par toute société du groupe (liste nominative) | Numéro et | Nombre | Valorisation | Date | Date de disponibilité | Conditions de performance |
|---|---|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
|
|
|
Nom du mandataire social | Numéro et date du plan | Nombre d’actions acquises durant l’exercice | Conditions d’acquisition |
|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | 0 | n/a |
Total | n/a | 0 | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
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|
|
Assemblée du 25/05/1998 (6e résolution) – Options de souscription ou d’achat | Plans nos 1 à 4 expirés |
Assemblée du 03/06/2003 (15e résolution) – Options d’achat | Plans nos 5 et 6 expirés |
Assemblée du 06/06/2006 (9e résolution) – Options d’achat | Plan no 7 expiré |
Assemblée du 02/06/2009 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2009, en 2010 et en 2011 |
Assemblée du 30/05/2011 (21e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2011 et en 2012 |
Assemblée du 29/05/2012 (13e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2012 et en 2013 |
Assemblée du 04/06/2013 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2013 et en 2014 |
Assemblée du 03/06/2014 (16e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2014 et en 2015 |
Assemblée du 02/06/2015 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2015 et en 2016 |
Assemblée du 31/05/2016 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place de 2016 à 2019 |
Assemblée du 24/04/2020 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place de 2020 à 2022 |
Assemblée du 20/04/2022 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2022 et en 2023 |
| Nombre total d’options attribuées/d’actions souscrites ou achetées | Prix moyen pondéré | Plans nos 1 à 7 |
|---|---|---|---|
Options consenties, durant l’exercice, par l’émetteur et toute société comprise dans le périmètre d’attribution des options, aux 10 salariés de l’émetteur et de toute société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’options ainsi consenties est le plus élevé (information globale) | n/a | n/a | Plans expirés |
Options détenues sur l’émetteur et les sociétés visées précédemment, levées, durant l’exercice, par les 10 salariés de l’émetteur et de ces sociétés, dont le nombre d’options ainsi achetées ou souscrites est le plus élevé (information globale) | n/a | n/a | |
n/a : non applicable. |
|
|
|
| Plan h | Plan i | Plan j | Plan k |
|---|---|---|---|---|
Date de l’Assemblée générale | 31/05/2016 (15e résolution) | 31/05/2016 (15e résolution) | 20/04/2023 (28e résolution) | 20/04/2023 (28e résolution) |
Date de la décision de la Gérance | 01/07/2019 | 01/07/2019 | 15/06/2023 | 15/06/2023 |
Nombre total d’actions attribuées 1 | 310 944 2 | 189 600 2 | 210 168 2 | 92 400 2 |
Actions attribuées aux dirigeants 3 | 192 | 24 000 | 120 | 10 500 |
Nombre de dirigeants 3 concernés | 8 | 8 | 10 | 10 |
Part rapportée au capital des attributions d’actions aux dirigeants | n.s. | 0,02 % | n.s. | 0,01 % |
Résidents fiscaux français à la date d’attribution | 2 tranches de 12 actions |
| 1 tranche de 12 actions |
|
Période d’acquisition | 4/5 ans | 4 ans | 4 ans | 4 ans |
Date de transfert de propriété des actions | 03/07/2023 01/07/2024 | 03/07/2023 | 15/06/2027 | 15/06/2027 |
Fin de la période de conservation | n/a | n/a | n/a | n/a |
Résidents fiscaux hors de France à la date d’attribution | 2 tranches de 12 actions |
| 1 tranche de 12 actions |
|
Période d’acquisition | 4/5 ans | 4 ans | 4 ans | 4 ans |
Date de transfert de propriété des actions | 03/07/2023 01/07/2024 | 03/07/2023 | 15/06/2027 | 15/06/2027 |
Fin de la période de conservation | n/a | n/a | n/a | n/a |
Conditions de performance | Non | Oui 4 | Non | Oui |
Nombre d’actions acquises 5 au 31/12/2023 | 131 952 | 136 125 | 12 | 0 |
Nombre d’actions perdues au 31/12/2023 | 50 232 | 53 475 | 2 820 | 120 |
n.s. : non significatif ; n/a : non applicable.
| ||||
| Nombre total d’actions attribuées | Date des plans |
|---|---|---|
Actions attribuées, durant l’exercice, aux 10 salariés de l’émetteur et de toute société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’actions ainsi consenti est le plus élevé (information globale) | 10 820 | 15/06/2023 (plans [j] et [k]) |
n/a : non applicable. |
|
|
Dirigeants (personnes physiques) | Contrat de travail | Régime de retraite supplémentaire | Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus | Indemnités relatives à une clause |
|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas, gérant Date de début de mandat : 05/06/2013 Date de fin de mandat : indéterminée | Non 2 | Oui | Oui | Non |
| ||||
Vous trouverez ci-dessous un tableau récapitulatif des résultats des votes de l’ensemble des résolutions relatives aux rémunérations des mandataires sociaux.
| AG 2023 (exercice 2022) 1 |
|---|---|
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos aux mandataires sociaux (vote ex-post global) – 7e résolution | Résolution approuvée à 92,15 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel) – 8e résolution | Résolution approuvée à 92,12 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à la société Émile Hermès SAS, gérante (vote ex-post individuel) – 9e résolution | Résolution approuvée à 92,07 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel) – 10e résolution | Résolution approuvée à 99,97 % |
Approbation de la politique de rémunération des gérants (vote ex-ante) – 11e résolution | Résolution approuvée à 91,59 % |
Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (vote ex-ante) – 12e résolution | Résolution approuvée à 99,94 % |
| |
Les informations relatives aux conventions réglementées décrites dans le tableau de synthèse ci-après, et l’état des lieux des conventions en cours font l’objet d’un exposé au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 » dans le rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée, au § 8.3 et dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes, au § 8.4.3.
En application des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43 du Code de commerce, toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre la société et :
doit être soumise à l’autorisation préalable du Conseil.
Ces dispositions sont applicables aux conventions auxquelles une de ces personnes est indirectement intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable du Conseil de surveillance les conventions intervenant directement ou par personne interposée entre la société et une entreprise si :
est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, directeur général, membre du directoire ou membre du Conseil de surveillance de l’entreprise.
Les dispositions qui précèdent ne sont applicables ni aux conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales ni aux conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient, directement ou indirectement, la totalité du capital de l’autre, le cas échéant déduction faite du nombre minimal d’actions requis par la loi. Ces conventions sont communiquées par l’intéressé au président du Conseil de surveillance, qui en communique la liste aux membres du Conseil et aux Commissaires aux comptes.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-38 du Code de commerce, les décisions d’autorisation du Conseil de surveillance depuis le 1er août 2014 sont toutes motivées.
Une revue des conventions réglementées conclues au cours d’exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie dans le temps est effectuée par le Conseil de surveillance chaque année conformément aux dispositions de l’article L. 225-40-1 du Code de commerce.
À la suite de la revue 2023, le Conseil n’a pas eu d’observations à formuler.
Aucune de ces conventions n’a connu une évolution substantielle de son montant ou de ses conditions financières en 2023.
Les opérations avec les parties liées figurent au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6 (note 13).
Nature de la convention | Personnes concernées |
| Nature, objet et modalités de la convention |
| Montant |
|---|---|---|---|---|---|
Contrat de prestation de services avec la société Studio des Fleurs | Monsieur Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès |
| Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un contrat entre Hermès International et la société Studio des Fleurs relatif à des prestations de services de prises de vues et retouches pour les packshots produits e-commerce. Motifs justifiant de son intérêt pour la société La société Studio des Fleurs a accepté les points suivants qui étaient fondamentaux pour Hermès International :
Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance 20 mars 2018 Contrat 29 juillet 2021 Nouvelles conditions commerciales |
| Au titre de l’exercice 2023, la facturation de cette prestation s’est élevée à 3 632 760 €. |
Contrat de mission de conception avec l’agence d’architecture RDAI 1 | Madame Sandrine Brekke, associée à plus de 10 % de RDAI et membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International. |
| Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un nouveau contrat-cadre entre Hermès International société et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement, d’une part, et le cabinet RDAI, d’autre part, définissant les contours de la mission de RDAI pour l’application exclusive du concept architectural dans les projets Hermès. Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance 7 juillet 2017 et 13 septembre 2017 |
| Au titre de l’exercice 2023, la facturation de cette prestation s’est élevée à 16 547 €. |
| |||||
En application des dispositions de l’article L. 225-37-4 du Code de commerce, le présent rapport doit faire état des conventions intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, un gérant, un membre du Conseil de surveillance ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 %, de la société et, d’autre part, une autre société contrôlée par cette dernière au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce.
Il ne s’agit pas de conventions réglementées soumises à l’autorisation préalable du Conseil de surveillance, Hermès International n’étant pas partie prenante au contrat. Les conventions conclues avec une filiale contrôlée à 100 % ne sont pas exclues (ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014 relative au droit des sociétés).
Nous vous informons qu’aucune convention susvisée n’a été conclue au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2023.
En application des dispositions de l’article L. 22-10-12 du Code de commerce, la société a mis en place une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
Cette procédure, qui ne concerne que la société Hermès International et non ses filiales, a été approuvée par le Conseil de surveillance du 25 février 2020.
Elle a pour objet de permettre à Hermès International d’évaluer périodiquement la pertinence de la qualification retenue pour les conventions courantes conclues au titre de l’exercice, celles qui se poursuivent sur plusieurs exercices, ou celles qui seraient modifiées.
Un « Comité conventions courantes » chargé de conduire l’évaluation a été constitué et est composé au minimum :
Dans cette procédure sont présentées tout d’abord :
Sont ensuite décrites les modalités de l’évaluation régulière des conventions portant sur des opérations courantes conclues à des conditions normales :
En 2023, le Comité conventions courantes a procédé à une revue intégrale des conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales et a conclu que toutes ces conventions continuent bien de remplir ces deux conditions. Un rapport a été présenté au Conseil de surveillance qui en a pris acte.
Un contrôle annuel approfondi sera réalisé sur les conventions significatives afin de s’assurer qu’elles continuent de remplir les critères de conventions courantes et normales.
En application de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce, nous vous informons des éléments susceptibles d’avoir une incidence sur une éventuelle offre publique d’achat ou d’échange portant sur les actions Hermès International.
Hermès International est une société en commandite par actions et bénéficie à ce titre des particularités de cette forme sociale, dont certaines, légales ou statutaires, sont susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique, et notamment :
Les informations relatives au capital et à l’actionnariat sont exposées au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2. Le contrôle détenu par le groupe familial Hermès est de nature à, le cas échéant, avoir une incidence en cas d’offre publique.
Les restrictions statutaires à l’exercice des droits de vote et aux transferts d’actions sont les suivantes :
Sans objet.
Un droit prioritaire d’acquisition sur les actions Hermès International, consenti par les membres du groupe familial Hermès et des descendants de ces membres au bénéfice de la société H51 est exposé au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.5.2.
Ces règles sont les suivantes :
Un certain nombre d’accords conclus par la société prévoient une clause de changement de contrôle mais aucun n’est de nature à être visé au 9° de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce.
La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité de départ dans les conditions décrites au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 8e résolution. Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant – et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint.
En application de l’article L. 22-10-10 du Code de commerce, nous vous informons que les assemblées générales sont convoquées, sauf situation exceptionnelle, dans les conditions fixées par la loi et l’article 24 des statuts (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3).
Tout actionnaire ou représentant d’actionnaire a le droit d’assister à l’Assemblée et de prendre part aux délibérations, quel que soit le nombre de ses actions. Toutefois, seront seuls admis à assister à cette Assemblée, à s’y faire représenter ou à voter par correspondance les actionnaires qui auront au préalable justifié de cette qualité par l’inscription en compte de leurs titres à leur nom (ou à celui de l’intermédiaire inscrit pour leur compte s’ils n’ont pas leur domicile sur le territoire français) au deuxième jour ouvré (= jours de Bourse) précédant l’Assemblée à zéro heure (heure de Paris) [record date] :
En cas de cession des actions avant cette date, l’attestation de participation sera invalidée et les votes par correspondance ou les pouvoirs adressés à la société seront en conséquence également invalidés. En cas de cession après cette date, l’attestation de participation demeurera valable et les votes émis ou les pouvoirs donnés seront pris en compte.
Les actionnaires peuvent choisir entre l’une des trois formules suivantes pour participer à l’Assemblée générale :
Conformément aux articles L. 225-96 et L. 225-98 du Code de commerce, seules sont prises en compte dans la base de calcul du quorum les voix exprimées par les actionnaires présents ou représentés. Les voix exprimées ne comprennent ni les abstentions, ni les votes blancs, ni les votes nuls, ni les voix de l’actionnaire n’ayant pas pris part au vote pour la résolution considérée. Les formulaires de vote par correspondance ne donnant aucun sens ou exprimant une abstention ne seront plus considérés comme des votes négatifs. Ils ne seront pas à prendre en compte dans les votes exprimés.
Un droit de vote double est attribué dans les conditions de l’article 12 des statuts (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3).
Tout franchissement d’un seuil légal (articles L. 233-7 du Code de commerce et L. 433-3 et suivants du Code monétaire et financier) ou d’un seuil statutaire (article 11 des statuts – cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 et § 7.5.8) en capital et/ou en droits de vote doit faire l’objet d’une déclaration dans les conditions indiquées dans les textes précités sous peine d’encourir une privation du droit de voter en Assemblée générale.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-37-4 - 3° du Code de commerce, le tableau ci-dessous présente l’ensemble des délégations de compétence et de pouvoirs accordées par l’Assemblée générale à la Gérance, en matière financière, en distinguant : les délégations en cours de validité durant l’exercice 2023 et notamment les délégations utilisées, le cas échéant.
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au cours de l’exercice 2023 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2023 |
|---|---|---|---|---|
Options d’achat/actions gratuites | ||||
20 avril 2022 18e résolution | Autorisation : attribution d’options d’achat d’actions Durée (échéance) : 38 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 2 % |
| 2 % | Néant |
20 avril 2022 19e résolution | Autorisation : attribution d’actions gratuites d’actions ordinaires existante 1 Durée (échéance) : 38 mois (20 juin 2025) 2 Plafond individuel : 2 % | Néant | ||
20 avril 2023 28e résolution | Autorisation : attribution d’actions gratuites d’actions ordinaires existantes 1 Durée (échéance) : 38 mois (20 juin 2026) Plafond individuel : 2 % |
| 2 %
| Cf. § 3.8.3.2 et § 3.8.4.10 |
Rachat/annulation d’actions | ||||
20 avril 2022 6e résolution | Autorisation : rachat d’actions Durée (échéance) : 18 mois (20 octobre 2023) 2 Plafond individuel : 10 % du capital – montant maximum 3 Mds € – prix maximum par action 1 900 € |
|
| Cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.10 |
20 avril 2022 17e résolution | Autorisation : annulation d’actions Durée (échéance) : 24 mois (20 avril 2024) 2 Plafond individuel : 10 % du capital |
|
| Néant |
20 avril 2023 6e résolution | Autorisation : rachat d’actions Durée (échéance) : 18 mois (20 octobre 2024) 1 Plafond individuel : 10 % du capital – montant maximum 4,5 Mds € – prix maximum par action 2 200 € |
|
| Cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.10 |
20 avril 2023 19e résolution | Autorisation : annulation d’actions Durée (échéance) : 24 mois (20 avril 2025) 1 Plafond individuel : 10 % du capital |
|
| Néant |
| ||||
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au cours de l’exercice 2023 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2023 |
|---|---|---|---|---|
Titres de capital | ||||
4 mai 2021 18e résolution | Autorisation : augmentation de capital par incorporation de réserves Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 40 % du capital |
| n/a | Néant |
4 mai 2021 19e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % | Néant |
4 mai 2021 20e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 40 % du capital | Néant | ||
4 mai 2021 21e résolution | Autorisation : augmentation de capital réservée aux adhérents à un plan d’épargne d’entreprise ou de groupe Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 1 % du capital | Néant | ||
4 mai 2021 22e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 20 % du capital par an | Néant | ||
4 mai 2021 23e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 10 % du capital | Néant | ||
20 avril 2023 20e résolution | Autorisation : augmentation de capital par incorporation de réserves Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 40 % du capital |
| n/a | Néant |
20 avril 2023 21e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % | Néant |
20 avril 2023 22e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 40 % du capital | Néant | ||
20 avril 2023 23e résolution | Autorisation : augmentation de capital réservée aux adhérents à un plan d’épargne d’entreprise ou de groupe Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 1 % du capital | Néant | ||
20 avril 2023 24e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 20 % du capital par an | Néant | ||
20 avril 2023 25e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) 1 Plafond individuel : 10 % du capital | Néant | ||
| ||||
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au cours de l’exercice 2023 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2023 |
|---|---|---|---|---|
Titres de créances | ||||
4 mai 2021 19e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 1 Plafond individuel : 1 Md € |
| 1 Md € | Néant |
4 mai 2021 20e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 1 Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
4 mai 2021 22e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 1 Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
4 mai 2021 23e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 1 Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
20 avril 2023 21e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 1 Md € |
| 1 Md € | Néant |
20 avril 2023 22e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
20 avril 2023 24e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
20 avril 2023 25e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 1 Md € | Néant | ||
Fusion-absorption, scission, apport partiel d’actif | ||||
4 mai 2021 24e et 25e résolutions | Autorisation : réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions et augmentation du capital en conséquence Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2023) 2 Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % (25e résolution) | Néant |
20 avril 2023 26e et 27e résolutions | Autorisation : réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions et augmentation du capital en conséquence Durée (échéance) : 26 mois (4 juillet 2024) Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % (27e résolution) | Néant |
| ||||
Il est proposé à l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de renouveler :
En application du point 16.1 de l’annexe 1 du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission européenne, les intérêts directs des dirigeants dans le capital de la société au 31 décembre 2023, tels que déclarés à la société, sont détaillés dans le tableau ci-dessous.
| Actions en pleine propriété ou en usufruit 1 | Actions en pleine propriété ou en nue-propriété 1 |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Nombre d’actions | % | Nombre de voix | % | Nombre d’actions | % | Nombre de voix | % |
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Capital au 31/12/2023 | 105 569 412 | 100,00 % | 178 478 552 | 100,00 % | 105 569 412 | 100,00 % | 178 478 552 | 100,00 % |
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Gérants |
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Émile Hermès SAS | 49 792 | 0,05 % | 83 028 | 0,05 % | 49 792 | 0,05 % | 83 028 | 0,05 % |
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Axel Dumas | 11 668 | 0,01 % | 22 086 | 0,01 % | 11 638 | 0,01 % | 22 056 | 0,01 % |
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Membres du Conseil de surveillance |
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Éric de Seynes | 226 | 0,00 % | 429 | 0,00 % | 511 | 0,00 % | 714 | 0,00 % |
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Prescience Assoh | 13 | 0,00 % | 13 | 0,00 % | 13 | 0,00 % | 13 | 0,00 % |
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Dorothée Altmayer | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % |
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Charles-Éric Bauer | 75 748 | 0,07 % | 151 496 | 0,08 % | 75 748 | 0,07 % | 151 496 | 0,08 % |
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Estelle Brachlianoff | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % |
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Monique Cohen | 250 | 0,00 % | 500 | 0,00 % | 250 | 0,00 % | 500 | 0,00 % |
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Matthieu Dumas | 1 463 | 0,00 % | 1 676 | 0,00 % | 1 433 | 0,00 % | 1 646 | 0,00 % |
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|
Blaise Guerrand | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % |
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Julie Guerrand | 6 825 | 0,01 % | 12 650 | 0,01 % | 6 825 | 0,01 % | 12 650 | 0,01 % |
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Olympia Guerrand | 600 | 0,00 % | 1 200 | 0,00 % | 600 | 0,00 % | 1 200 | 0,00 % |
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Renaud Momméja | 113 903 | 0,11 % | 178 822 | 0,10 % | 3 959 | 0,00 % | 7 918 | 0,00 % |
|
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Anne-Lise Muhlmeyer | 32 | 0,00 % | 32 | 0,00 % | 32 | 0,00 % | 32 | 0,00 % |
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Dominique Senequier | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % |
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|
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Alexandre Viros | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % | 100 | 0,00 % |
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Comité exécutif (hors gérants et membres du Conseil de surveillance) |
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| ||||||||
Florian Craen | 7 362 | 0,01 % | 10 422 | 0,01 % | 7 362 | 0,01 % | 10 422 | 0,01 % |
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|
Charlotte David | 6 262 | 0,01 % | 6 262 | 0,00 % | 6 262 | 0,01 % | 6 262 | 0,00 % |
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Pierre-Alexis Dumas | 99 449 | 0,09 % | 120 796 | 0,07 % | 95 326 | 0,09 % | 112 550 | 0,07 % |
|
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Olivier Fournier | 6 362 | 0,01 % | 6 517 | 0,00 % | 6 362 | 0,01 % | 6 517 | 0,00 % |
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|
Catherine Fulconis | 2 124 | 0,00 % | 2 144 | 0,00 % | 2 124 | 0,00 % | 2 144 | 0,00 % |
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Wilfried Guerrand | 10 147 | 0,01 % | 16 292 | 0,01 % | 10 147 | 0,01 % | 16 292 | 0,01 % |
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Éric du Halgouët | 4 762 | 0,00 % | 5 802 | 0,00 % | 4 762 | 0,00 % | 5 802 | 0,00 % |
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Sharon MacBeath | 1 175 | 0,00 % | 1 375 | 0,00 % | 1 175 | 0,00 % | 1 375 | 0,00 % |
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Guillaume de Seynes | 7 617 | 0,01 % | 11 932 | 0,01 % | 7 902 | 0,01 % | 12 217 | 0,01 % |
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Agnès de Villers | 2 377 | 0,00 % | 2 377 | 0,00 % | 2 377 | 0,00 % | 2 377 | 0,00 % |
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En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.1), nous vous informons des liens familiaux existant entre les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif :
Mme Dorothée Altmayer, M. Axel Dumas, M. Matthieu Dumas, M. Pierre-Alexis Dumas, M. Henri-Louis Bauer, M. Charles-Éric Bauer, Mme Julie Guerrand, M. Blaise Guerrand, Mme Olympia Guerrand, M. Renaud Momméja, M. Guillaume de Seynes et M. Éric de Seynes sont tous descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès, ce qui leur confère la qualité de frère et sœur ou de cousins germains selon le cas.
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’autre lien familial entre les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif.
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.1), nous vous informons que, selon les déclarations sur l’honneur effectuées à la société par les mandataires sociaux et les membres du Comité exécutif :
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.2), nous vous informons des restrictions dans un certain laps de temps, à la cession d’actions Hermès International par les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif :
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’autres restrictions à la cession d’actions par les mandataires sociaux.
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.2), nous vous informons qu’aucun contrat de service ne lie les membres du Conseil de surveillance à la société ou à l’une quelconque de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages aux termes d’un tel contrat.
Conformément au règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017 (Prospectus) complété par le règlement délégué européen n° 2019/ 980 du 14 mars 2019 et aux orientations de l’ESMA, les facteurs de risque présentés dans ce chapitre sont, à la date du présent document d’enregistrement universel, ceux dont le groupe Hermès estime que la réalisation éventuelle pourrait avoir un effet défavorable significatif sur son activité, ses résultats, sa situation financière ou ses perspectives. Il s’agit des risques spécifiques au groupe Hermès identifiés dans la cartographie des risques groupe, mise à jour en 2023.
De manière générale, le groupe a mis en place un dispositif permettant d’anticiper et de maîtriser les risques identifiés. Il est mis à jour périodiquement afin de prendre en compte les évolutions réglementaires, législatives, économiques, sociétales, géopolitiques et concurrentielles. La description détaillée de la gestion de ces risques est présentée dans ce chapitre.
Les facteurs de risque sont présentés en cinq grandes catégories en fonction de leur nature, les risques les plus matériels étant présentés en premier. La cartographie ci-dessous classe ces facteurs de risque selon leur impact potentiel et leur probabilité d’occurrence et reflète ainsi l’exposition du groupe, après prise en compte des mesures de maîtrise mises en œuvre. Elle inclut les risques émergents et leurs évolutions. L’impact des risques identifiés est évalué selon une grille multicritère définie au niveau du groupe et partagée avec les filiales. Les critères d’analyse incluent, comme un tout indissociable, des critères financiers, réputationnels, juridiques et des critères relatifs à la responsabilité sociale, environnementale et sociétale. Cette méthodologie permet d’aborder une notion de double matérialité en prenant en compte les impacts sur le groupe lui-même et sur ses parties prenantes.
Le Comité d’audit et des risques a été associé à la définition de cette matrice.
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|---|---|---|
4.1.1 Risques liés à la stratégie et aux opérations | 4.1.1.1 Systèmes d’information et cyberattaque | |
4.1.1.2 Image et réputation | ||
4.1.1.3 Attractivité commerciale | ||
4.1.1.4 Crise externe majeure | ||
4.1.1.5 Gestion des talents et des savoir-faire | ||
4.1.2 Risques industriels | 4.1.2.1 Gestion des approvisionnements | |
4.1.2.2 Sûreté | ||
4.1.2.3 Sécurité et santé | ||
4.1.2.4 Interruption d’activité | ||
4.1.3 Risques juridiques et réglementaires | 4.1.3.1 Respect de la législation et de la réglementation en vigueur dans tous les domaines | |
4.1.3.2 Propriété intellectuelle et lutte contre la contrefaçon | ||
4.1.4 Risques liés à la responsabilité sociale, sociétale et environnementale | 4.1.4.1 Évolutions des grands enjeux planétaires en matière de climat et de biodiversité | |
4.1.4.2 Respect des droits humains, des libertés fondamentales et de l’éthique | ||
4.1.4.3 Disponibilité et bon usage des ressources naturelles | ||
4.1.5 Risques financiers | 4.1.5.1 Taux de change | |
4.1.5.2 Contrepartie bancaire | ||
4.1.5.3 Évolution, complexité et interprétation de la réglementation fiscale | ||
4.1.5.4 Fraude | ||
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Les systèmes d’information ont une importance primordiale dans le bon déroulement des opérations quotidiennes du groupe. Elles concernent les clients, les fournisseurs et les salariés, et sont relatives en particulier au traitement et au stockage de leurs données. La protection des données personnelles est une priorité pour le groupe. |
Une indisponibilité partielle ou totale de certains éléments du système d’information pourrait désorganiser ou paralyser des processus clés de production ou de distribution. Une atteinte aux systèmes d’information, provoquée par exemple par une cyberattaque, pourrait entraîner une violation de données générant la divulgation non autorisée de données personnelles ou la fuite d’informations confidentielles. |
Un modèle de gouvernance globale des systèmes d’information définit clairement les rôles et responsabilités du siège et des filiales du groupe. Des règles d’architecture et d’urbanisation communes favorisent un modèle centralisé lorsque les contraintes techniques ou réglementaires le permettent. Les fonctions régaliennes des systèmes d’information restent gérées par le siège. Le directeur cybersécurité groupe dirige l’ensemble des activités pour le siège et les filiales. Il anime un ensemble de comités permettant de suivre les projets et l’évolution des risques cyber afin d’en rendre compte au Comité exécutif ainsi qu’au Comité d’audit et des risques par le biais des Comités sécurité IT et sécurité groupe. Une communauté cybersécurité est animée par l’équipe groupe qui s’appuie sur des experts dédiés et des responsables locaux. La collaboration entre ces différents acteurs est facilitée notamment par l’animation de points mensuels (partage sur l’actualité et l’évolution de la menace, suivi de la feuille de route, rappel de bonnes pratiques), de webcasts thématiques mensuels et par l’organisation d’événements ad hoc. Les dépenses effectuées par Hermès dans le domaine informatique (budget d’investissement et de fonctionnement) sont réévaluées chaque année pour assurer un bon alignement des investissements avec les enjeux stratégiques du groupe. Elles ont pour objectifs d’aligner les infrastructures techniques et les systèmes avec les besoins croissants des utilisateurs, tout en garantissant une bonne performance opérationnelle. Elles visent également à maintenir sous contrôle les risques informatiques et à faire évoluer les systèmes d’information, notamment sur les nouveaux usages digitaux et cloud avec un souci de responsabilité sociale et environnementale. La direction des systèmes d’information travaille dans le cadre d’une charte informatique et d’un ensemble de procédures applicables à toutes les sociétés du groupe. Notamment, une politique de sécurité des systèmes d’information (PSSI) est actualisée annuellement pour s’adapter à la menace. Des audits de sécurité informatique et de conformité aux procédures sont réalisés périodiquement sur l’ensemble des filiales, en collaboration avec la direction de l’audit et des risques et avec l’aide de prestataires externes. Ils permettent de s’assurer que les dispositifs internes de maîtrise restent efficaces et adaptés aux principales menaces actuelles et émergentes et du bon alignement avec les lois et réglementations applicables là où la maison opère. En matière de prévention des risques informatiques, la cartographie des risques IT est régulièrement mise à jour et présentée au Comité d’audit et des risques. Cet exercice est complété par une évaluation régulière de la maturité cyber, incluant les principales régions du monde. Une démarche Zero-Trust a été initiée, permettant de moderniser la sécurité des infrastructures, les annuaires, la gestion du cycle de vie des identités, la sécurisation des accès (collaborateurs, partenaires et comptes à privilèges), la prévention de la fuite de données, la protection des applications cloud et la sécurisation physique des centres de données. Une attention spécifique a été portée sur les installations industrielles (notamment lors de l’acquisition de nouvelles structures) et la sécurité des objets connectés. L’amélioration des dispositifs de secours et de tolérance de panne des systèmes critiques était également incluse pour garantir la continuité de fonctionnement en cas d’incident. | |
La direction cybersécurité a renforcé ses capacités de détection et de traitement des incidents. Tous les ordinateurs et serveurs sont dotés d’un logiciel permettant de détecter des anomalies (Endpoint Detection Response – EDR), d’installer des correctifs de sécurité et de conduire des investigations. Le traitement des incidents de sécurité est réalisé par une équipe dédiée comprenant les composantes de la réponse à incident, SOC (Security Operation Center) et CERT (Computer Emergency Response Team). Le CERT Hermès est membre de l’InterCERT France qui regroupe les cellules de réponse à incidents matures des grandes organisations françaises. Des exercices menés régulièrement par les équipes internes sont destinés à tester et ajuster en continu le dispositif de réponse (démarches red/blue/purple team). Une deuxième équipe dédiée à la qualification et au traitement des vulnérabilités permet de gérer la surface d’attaque du groupe. De nouvelles actions de sensibilisation des collaborateurs à la sécurité ont été menées sous différentes formes au sein d’un programme global (conférences, films, e-learnings, escape games, site web dédié en huit langues). Chaque année, le mois de la cybersécurité permet de donner une emphase particulière à ces sujets. Les employés sont encouragés à utiliser un dispositif d’alerte interne pour signaler les incidents de sécurité dont ils auraient connaissance pour leur traitement immédiat. Des tests d’intrusion via les réseaux internes, Wi-Fi et externes ainsi que des simulations de sinistres informatiques ont été réalisés, et les plans d’action correspondants formalisés. La continuité des opérations informatiques est également testée régulièrement. Des exercices de simulation de crise sont réalisés annuellement et sont suivis de retours d’expérience et de plans d’action. Ils impliquent, outre la direction des systèmes d’information, différents départements du groupe (la direction de la communication interne, la direction de la communication financière et des relations investisseurs, la direction des assurances et de la prévention, la direction de l’audit et des risques, la direction juridique conformité et le délégué à la protection des données, etc.) ainsi qu’un membre du Comité exécutif. Par ailleurs, le groupe veille à respecter les différents standards et réglementations applicables pour la protection des données personnelles (notamment le RGPD, standard du groupe en matière de données personnelles) et des données des cartes de paiement (PCI-DSS). La conformité au standard RGPD est assurée par une gouvernance mondiale constituée de relais (groupe et locaux) et évaluée régulièrement par le biais de contrôles internes et d’audits externes. En 2022, le standard groupe de protection des données personnelles a été audité, par un cabinet externe, sur différentes thématiques, notamment liées à la gouvernance des données et aux traitements de données clients, salariés et tiers. La direction des systèmes d’information travaille ainsi avec les autres directions à réduire les risques d’atteinte aux systèmes d’information et leurs impacts en cas de survenance. | |
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La notoriété du groupe Hermès repose sur la qualité de ses produits et services proposés aux clients, le savoir-faire de ses artisans et sa communication singulière. Dans un monde globalisé et dans un contexte d’influence croissante des réseaux sociaux, une couverture médiatique défavorable ou un comportement individuel contraire aux valeurs d’éthique et d’intégrité de la maison pourrait affecter l’image et la réputation du groupe. |
Une campagne médiatique défavorable pourrait affecter l’image du groupe. |
La maison Hermès, à travers ses entités de production et de distribution, a construit un dispositif de contrôle interne robuste sur l’ensemble des processus clés permettant de protéger ses actifs matériels et immatériels, dont son image et sa réputation. Le groupe a déployé une charte éthique, un code de conduite des affaires et un code de conduite anticorruption auprès de l’ensemble des salariés. Ces trois documents sont transmis à tous les nouveaux collaborateurs dès leur entrée dans la maison et sont mis à leur disposition également sur l’intranet HermèSphère dans la section « Notre éthique » et sur le site externe https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains- et-diversites/. Afin d’agir en accord avec les principes éthiques et les valeurs de la maison, le groupe veille également à la bonne conduite des différents tiers avec lesquels il entretient une relation d’affaires (fournisseurs, partenaires). Des dispositifs de pilotage des risques éthiques et RSE existent et sont détaillés dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ». Par la structure de son capital familial, la maison reste indépendante dans la mise en œuvre de sa stratégie et la conduite de ses activités réalisées en adéquation avec ses valeurs. Le groupe a également mis en place un dispositif de veille permanente sur le web sous la responsabilité de la direction de la communication. De même, Hermès s’est doté d’un dispositif de gestion de crise dont l’objectif est de gérer et limiter les conséquences sur le groupe d’événements indésirables. Ce dispositif comprend notamment un exercice annuel de simulation et un manuel de gestion de crise. | |
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L’attractivité commerciale et la désirabilité des produits reposent sur le modèle unique du groupe. Ce dernier est caractérisé par la radicalité de son style, ses savoir-faire ancestraux majoritairement « Made in France », un niveau de qualité élevé des produits et des services proposés, son ouverture aux cultures locales ainsi que sa communication singulière. Dans un monde en constante mutation, la non-prise en compte par le groupe des attentes des clients, des enjeux RSE ou la survenance de problèmes de qualité pourraient entraîner une perte d’attractivité pour la maison. L’attractivité des produits pourrait également être altérée par le marché parallèle et les réseaux de revendeurs dégradant l’expérience client. |
La perte d’attractivité commerciale pourrait entraîner la désaffection progressive des clients. |
L’offre créative est assurée par la direction artistique et ses nombreux talents qui veillent au foisonnement créatif des collections tout en conservant l’identité et le style de la maison. Leur mission est de créer, d’innover, de proposer des nouveaux concepts et collections dont les formes, les matières et les couleurs sauront surprendre les clients et être sublimés par les artisans. La liberté de la création, renforcée par la liberté d’achat des magasins, s’exerce en préservant l’harmonie et la cohérence des collections, déclinées autour d’un thème annuel. La qualité absolue des produits a toujours été une priorité. La mise en œuvre de tests sur l’ensemble des produits avant leur commercialisation permet de garantir leur conformité et leur durabilité. Le groupe a également déployé un dispositif d’accompagnement de ses artisans et de ses fournisseurs afin de développer leurs savoir-faire. Le groupe Hermès a déployé de nombreux outils, en magasin et en ligne, afin d’enrichir l’expérience client en élevant le niveau de service à la hauteur de la qualité des produits. Les magasins sont par ailleurs régulièrement rénovés, l’offre omnicanal est élargie et les services aux clients se développent tel le service après-vente. Enfin, le groupe continue de se structurer en allouant des ressources humaines et informatiques pour lutter contre la corruption en magasin, tout en portant une attention particulière à la prévention de toute forme de discrimination. | |
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Le groupe est exposé aux évolutions économiques, politiques, sociales, sanitaires et climatiques des nombreux pays dans lesquels il opère. |
Des tensions géopolitiques, économiques ou sociales ainsi qu’une situation de pandémie ou une catastrophe naturelle pourraient engendrer une diminution des ventes. Les conséquences seraient d’autant plus défavorables dans les zones où la présence du groupe est importante, notamment en Asie. La répartition du chiffre d’affaires du groupe par zone géographique est présentée dans le chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.7. |
Hermès se positionne de manière singulière sur le marché du luxe. Son large portefeuille de produits réduit le risque de dépendance à une gamme particulière tandis que sa distribution est géographiquement équilibrée. La présence du groupe est répartie sur 294 magasins exclusifs sous l’enseigne Hermès, dont 225 succursales qui représentent plus de 91 % du chiffre d’affaires détail. De plus, le groupe poursuit le développement de son activité de ventes en ligne avec le déploiement successif de plateformes e-commerce dans ses filiales de distribution. Certains produits Hermès sont également distribués via un réseau de points de vente multimarques soigneusement sélectionnés sur la base de critères qualitatifs et/ou quantitatifs. Ce mode de distribution concerne notamment les parfums, les montres et certains produits de l’univers maison. Enfin, le groupe possède également d’autres marques qui distribuent leurs produits directement ou via un réseau sélectif qui leur est propre. Le détail de ces marques est décrit au § 1.4.1. Les ventes sont par ailleurs faiblement exposées aux phénomènes de saisonnalité. La politique d’ouverture de nouveaux points de vente est prudente et vise à répartir les risques sur plusieurs zones géographiques. À ce titre, l’accélération du développement de la zone Amériques a notamment pour objectif de réduire le poids de l’Asie dans les ventes du groupe. Par ailleurs, un dispositif de gestion de crise est en place. Il a notamment été mis en œuvre en 2022 lors de la suspension des activités en Russie (§ 4.3.4 sur la gestion de crise). | |
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Les savoir-faire des artisans, et plus largement le potentiel de développement des collaborateurs constituent un des patrimoines clés d’Hermès. Ils reposent sur la préservation, l’enrichissement et la transmission de ces savoir-faire, souvent exclusifs, dans un contexte de croissance des métiers et des effectifs. |
Une perte des savoir-faire ou la disparition de métiers artisanaux exclusifs auraient un impact sur les opérations et la réputation du groupe pesant ainsi sur ses résultats financiers. |
La direction des ressources humaines groupe initie et anime l’identification et le développement des talents à tous les niveaux de l’organisation. Elle s’appuie sur des parcours individualisés spécifiques et met en œuvre une politique d’intégration et de formation des nouveaux entrants et des collaborateurs tout au long de leur vie professionnelle. La formation est, avec la mobilité interne, un des leviers majeurs pour accompagner les collaborateurs tout au long de leur parcours dans la maison. Le perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire des artisans passe par des programmes de formation et de qualification professionnelle menés au sein des écoles internes Hermès (Écoles Hermès des Savoir-Faire, des Tanneurs ou du Textile entre autres), ainsi que dans le cadre de collaborations avec des structures de formation externes. La promotion des métiers d’art et d’artisanat auprès des jeunes générations et de publics en conversion est opérée avec l’appui de partenaires : écoles, centres de formation et d’apprentissage afin d’assurer la connaissance et la pérennité des savoir-faire. De plus, l’École des Artisans de la Vente, une structure dédiée à la formation continue des vendeurs, a été inaugurée en 2022. La politique employeur responsable déployée au sein du groupe consiste à mettre en place les conditions d’une égalité des chances en matière de recrutement et d’emploi et de lutter contre toute forme de discrimination. Fidèle à sa tradition familiale et souhaitant associer l’ensemble des collaborateurs à sa croissance, Hermès a mis en place un partage des valeurs économiques par différentes mesures : intéressement, participation, plan d’actionnariat, etc. L’ensemble des actions engagées par le groupe portant sur la gestion des talents et la préservation des savoir-faire est présenté au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ». | |
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La majeure partie de la production d’Hermès est intégrée, dans la continuité de sa stratégie de préservation de savoir-faire uniques et de sécurisation des approvisionnements. La capacité du groupe Hermès à croître est cependant aussi liée au développement de ses fournisseurs, dont les savoir-faire d’exception et les succès de demain contribueront à ceux du groupe. |
Une rupture d’approvisionnement en volume et en qualité sur certaines matières d’exception pour le groupe pourrait générer une rupture de production et in fine une perte d’activité. |
Le groupe Hermès fabrique la majorité de ses produits en interne, principalement en France. Hermès s’est, de longue date, engagé dans une démarche responsable de partenariat avec ses fournisseurs. Il conclut des partenariats privilégiés avec ses fournisseurs et producteurs, basés sur l’éthique et la confiance, en favorisant des relations à long terme avec ces derniers. Cette stabilité des relations permet d’inscrire dans le temps une étroite collaboration sur de nombreux sujets. L’approche du groupe repose sur la connaissance approfondie de l’ensemble de ses filières d’approvisionnement. 90 filières ont été analysées depuis début 2020 et ont donné lieu pour chacune d’entre elles à la création d’un brief filière qui permet de formaliser les ambitions du groupe à court et moyen termes pour garantir une filière éthique et responsable. Le directeur des achats directs groupe traite de manière transversale le risque fournisseur. Sa mission consiste notamment à animer la communauté des acheteurs en les accompagnant au quotidien dans la gestion du risque fournisseur, tel que décrit dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.6. Avec ses partenaires et fournisseurs, Hermès développe des relations de long terme qui lui permettent de mieux sécuriser ses approvisionnements et de protéger les savoir-faire critiques. L’élaboration des cartographies des risques fournisseurs permet d’identifier, d’évaluer et d’établir des plans d’action chaque fois que nécessaire en réponse aux risques identifiés, notamment en lien avec le devoir de vigilance (droits humains, environnement, hygiène et sécurité). Des efforts significatifs sont apportés pour optimiser et sécuriser la supply chain. Soucieux d’accompagner durablement tous ses partenaires et d’entretenir des relations équilibrées, Hermès s’assure, avec bienveillance et exigence, qu’ils respectent ses ambitions sociales, environnementales et éthiques. Un brief RSE a d’ailleurs été formalisé en janvier 2021 pour rappeler les attendus de la maison sur ce sujet. Il inclut notamment des objectifs de réduction de l’empreinte carbone du groupe à laquelle les fournisseurs sont invités à collaborer. Des audits fournisseurs, menés avec des ressources internes et des cabinets externes indépendants, permettent de vérifier notamment la conformité de leurs opérations par rapport aux attentes du groupe. Le groupe renforce la sécurisation de ses approvisionnements, met en œuvre une politique de diversification et de limitation de la dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs, et constitue des stocks de sécurité. En lien avec la forte croissance des volumes et, depuis 2022, le contexte de tensions du marché mondial sur les approvisionnements, ces actions ont été particulièrement renforcées. Notamment, des plans de capacités ont été élaborés avec les fournisseurs afin d’anticiper les besoins de production. Un des enjeux du dispositif de connaissance des fournisseurs est notamment de s’assurer que ces derniers ont identifié les zones de risques liées à leur activité pouvant conduire à un arrêt total ou partiel de leur production (matières premières critiques, équipements, processus, sources d’énergie ou personnes clés, etc.). La formalisation de solutions de secours ainsi que leurs tests réguliers sont recommandés. Le cas échéant, des prises de participation peuvent permettre de sécuriser ces relations. Dans un esprit constant de partenariat, le groupe a continué le suivi rapproché de ses fournisseurs afin de les accompagner au mieux face aux éventuelles difficultés, conséquences de la crise sanitaire. | |
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La sûreté s’entend comme l’ensemble des mesures et moyens de lutte contre les menaces et les actes de malveillance. Les menaces principales identifiées sont : les atteintes physiques sur les biens, les personnes et les infrastructures ainsi que les atteintes aux savoir-faire et biens immatériels. |
Ces atteintes pourraient engendrer des dommages sur les biens et les personnes œuvrant au sein des sites du groupe (production, distribution, logistique ou tertiaire) ou lors d’événements sur des sites externes. Par ailleurs, elles pourraient faire porter des risques sur les artisans et les vendeurs, provoquant un préjudice moral et psychologique sur l’ensemble des collaborateurs du groupe. Au-delà de la perte financière directe, elles engendreraient de potentielles atteintes à l’image. |
Les actions suivantes sont entreprises :
Hermès s’est structuré afin d’appréhender ces risques au quotidien : un poste central de surveillance, actif en permanence, est relié aux 91 sites de production et de distribution en France et en Suisse. Le groupe a fait le choix d’internaliser 72 agents qui composent son service interne de sécurité, complété par des prestataires externes. Une offre de service est également développée pour accompagner les métiers et divisions ne disposant pas de service interne de sécurité. Celle-ci porte, par exemple, sur l’élaboration de dispositifs de sécurité à l’occasion des projets immobiliers et des événements. En complément, des experts au sein de la direction sécurité groupe actualisent un corpus de procédures et de documentations techniques. Ils se déplacent régulièrement sur les différents sites et lors des événements en France et à l’étranger afin de garantir le respect des procédures de sécurité groupe. Un questionnaire portant sur la sécurité est d’ailleurs renseigné lors des visites ou audits des sites. La direction sécurité groupe a également un rôle de conseil auprès des métiers et filiales. En mars 2021, un outil informatisé de sécurité a été déployé sur certains sites franciliens (les manufactures, les sites tertiaires et logistiques, et les magasins parisiens), pour uniformiser les procédures opérationnelles des équipes de la direction sécurité groupe et piloter leur action en temps réel. Il offre également des capacités d’aide à la gestion de crise. En 2023, son déploiement à l’ensemble des magasins en France a débuté. En parallèle, l’outil a été paramétré de sorte à pouvoir, en cas de nécessité, entrer en contact avec tout collaborateur. Des expérimentations sont en cours pour un déploiement aux autres sites de production. Le déploiement à l’international se fera progressivement sur les années à venir en fonction du niveau de risque identifié sur chacun des sites. Des partenariats complètent ce dispositif au travers de conventions signées avec les forces de l’ordre et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour contribuer à la sécurité des collaborateurs en déplacement, une plateforme ad hoc est progressivement déployée à l’ensemble des filiales. Cet outil permet d’informer les collaborateurs, avant et pendant leur voyage, d’événements éventuels et, en cas d’urgence, de les mettre en relation avec un centre opérationnel et la direction sécurité groupe. Des formations et des séances d’information spécifiques à certaines destinations ont également été proposées. Les incidents en matière de sûreté sont reportés dans une base spécifique, et font l’objet d’un rapport régulier aux Comité sécurité groupe et Comité d’audit et des risques. Ils font l’objet d’une analyse détaillée, contribuant à l’amélioration continue du dispositif. Une cellule de veille a été créée en novembre 2022. Elle a vocation à fournir à la cellule de crise des scénarios d’anticipation et, au quotidien, d’alimenter la direction sécurité groupe en analyses géopolitiques, économiques et sociales. Depuis fin 2022, des modules d’e-learning relatifs à la sécurité et à la sûreté sont proposés aux collaborateurs. | |
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Le groupe veille au respect des droits humains, des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes, qu’il s’agisse des clients, des collaborateurs, des fournisseurs ou des sous-traitants. Le groupe Hermès est soucieux du respect des réglementations locales dans les pays où il opère. La qualité des produits vendus ainsi que leur conformité aux réglementations, les plus strictes sur la sécurité des personnes, sont des priorités pour le groupe. |
L’atteinte à la santé et à la sécurité des salariés, des clients ou des tiers intervenant sur les sites d’Hermès et le non-respect des standards de qualité et de sécurité des produits vendus, pourraient entraîner des litiges et porter atteinte à la réputation du groupe. |
La politique du groupe est d’intégrer de manière prioritaire les enjeux santé, sécurité et bien-être dans sa stratégie opérationnelle et notamment pour ses activités industrielles. Dans le cadre de la loi 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, le groupe Hermès a élaboré un plan de vigilance. Il vise à identifier les risques et à prévenir les atteintes envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes et l’environnement, résultant de ses activités et de celles de ses sous-traitants ou fournisseurs (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8). Par ailleurs, la direction industrielle groupe anime un réseau hygiène, sécurité et environnement (« réseau HSE ») constitué d’une vingtaine de responsables HSE des différents métiers de la maison. En plus de l’animation traditionnelle du réseau avec deux rendez-vous présentiels par an, trois webinaires ont été organisés en 2023 pour partager des résultats, s’enrichir des bonnes pratiques issues de chacun des métiers et définir des objectifs. Les actions principales des différents métiers de la maison sont décrites dans le chapitre 2. Elles dépassent le plus souvent la simple conformité réglementaire pour viser un véritable bien-être au travail. Chaque métier possède ses spécificités en termes de conditions de travail, il est donc logique que chacun développe son propre dispositif. Les évaluations des risques aux postes de travail des collaborateurs sont réalisées par des responsables HSE pour chacun des sites du groupe (magasins et sites de production). Elles font l’objet d’une mise à jour annuelle. La maison Hermès s’est engagée sur une trajectoire « Zéro Accident ». En 2023, une politique Santé Sécurité groupe a formalisé le cadre stratégique visant à prévenir les risques, préserver la santé des collaborateurs, partenaires et clients, faire progresser la culture sécurité du groupe et piloter la performance associée. S’agissant des produits Hermès, ils sont régulièrement testés tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de production. Des tests sur les produits finis sont également réalisés par des laboratoires indépendants en Europe, en Asie et aux États-Unis, pour vérifier leur conformité aux réglementations en vigueur les plus exigeantes, ainsi que leur innocuité. Une veille est en place pour analyser l’évolution permanente des réglementations dont le résultat est formalisé dans une liste de substances restreintes (RSL) partagée avec tous les métiers et retranscrite dans les cahiers des charges multimatières des produits. La direction industrielle groupe anime un réseau de correspondants réglementaires des métiers et des filiales de distribution qui se réunit plusieurs fois par an pour échanger sur les évolutions réglementaires dans les différents pays où le groupe opère. Les dispositifs d’atténuation et de prévention de ces risques sont en particulier traités dans le chapitre 2. | |
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Hermès s’appuie sur un mode de production français très intégré. Les objets sont fabriqués en France dans leur grande majorité (74 %) dans des ateliers internes et exclusifs (à plus de 55 %). La capacité du groupe à faire face à un accident industriel majeur dans un de ses sites de production, de distribution ou de logistique (incendie, inondation), une catastrophe naturelle (tsunami, tremblement de terre) ou une crise sanitaire majeure est un enjeu clé pour Hermès. |
La survenance de tels événements sur la chaîne de production impacterait la conduite des activités et aurait des conséquences sur les performances commerciales et financières du groupe. |
La gestion des risques industriels est réalisée par la direction industrielle groupe. Elle repose sur des réseaux HSE groupe et internes aux métiers, comme décrit au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ». Les sites de production sont répartis sur l’ensemble du territoire national et se conforment à la réglementation française, une des plus exigeantes au monde, réduisant ainsi le risque d’arrêt complet de l’activité. Une veille sur les évolutions de la réglementation est organisée dans les pays où sont implantés les sites. Hermès met en place les actions visant à protéger le patrimoine industriel, les collaborateurs et l’environnement dans tous les sites industriels de la maison. La direction industrielle groupe s’appuie sur les directions industrielles des métiers et sur les directeurs de site pour réaliser des diagnostics internes. Des audits menés par des spécialistes externes permettent d’établir des plans d’amélioration opérationnels. Les recommandations issues de ces analyses en matière d’organisation, de procédures, de dépenses ou d’investissements font l’objet d’un suivi régulier. Les dépenses et investissements consacrés à la sécurité sont considérés comme prioritaires lors des arbitrages budgétaires. Deux études ont été menées en collaboration avec l’assureur du groupe afin de quantifier les expositions financières liées aux sites de production et de stockage ainsi qu’aux fournisseurs stratégiques pour les métiers du Cuir et de la Soie. Ces analyses ont identifié les sites, sous-traitants et fournisseurs critiques sur lesquels le groupe devait cibler ses actions afin d’assurer la continuité de ses activités. L’étude sur le Cuir a été mise à jour en 2020 et celle sur la Soie finalisée en 2022. En 2023, une étude a également été menée sur la chaîne d’approvisionnement afin d’identifier les risques physiques et de transition liés au changement climatique permettant ainsi la construction de plans de résilience. Lors de ses audits, la direction de l’audit et des risques s’assure que des plans de continuité d’activité sont formalisés et testés sur les différents sites du groupe et, le cas échéant, émet des recommandations. La démarche de coordination des plans de l’ensemble du groupe s’est poursuivie en 2023. Par ailleurs, la direction sécurité groupe, en collaboration avec des experts internes, coordonne des visites régulières de sites. Des plans d’action dédiés sont mis en œuvre et suivis opérationnellement par les sites concernés. | |
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Le groupe Hermès est soucieux du respect des législations et des réglementations auxquelles il est soumis en France et à l’international. Ces législations et réglementations sont de plus en plus nombreuses et complexes. |
Une non-conformité réglementaire pourrait avoir un impact négatif sur les opérations du groupe, ternir sa réputation et induire des pénalités financières. |
Le groupe assure une veille juridique et technique constante dans tous les domaines du droit pour tenir compte des évolutions réglementaires et jurisprudentielles, et se maintenir en conformité tant en France qu’à l’international. Cette veille est effectuée par des ressources internes et externes :
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Le groupe est très attaché à la protection et à la défense de ses droits de propriété intellectuelle. Il est très actif en matière de lutte contre la contrefaçon tant dans le monde réel que virtuel. |
Les atteintes aux droits de propriété intellectuelle du groupe pourraient avoir un impact négatif sur son chiffre d’affaires et porter atteinte à son image de marque. |
Le groupe possède un portefeuille de marques, de modèles, de brevets et de noms de domaine particulièrement complet, qui est étendu régulièrement. Au sein de chaque pôle juridique métier, des équipes sont spécifiquement dédiées à ces problématiques et veillent à ce que les créations du groupe soient protégées de manière efficace. Enfin, le groupe s’assure que ses droits sont respectés et mène une politique de lutte anti-contrefaçon active qui comprend à la fois des mesures préventives (conseils et formations) et des mesures coercitives (actions administratives, civiles ou pénales) dans le monde entier et également sur Internet. Le département anti-contrefaçon engage ces actions avec l’appui de conseils externes (enquêteurs, huissiers, conseils en propriété industrielle, avocats) et en collaboration avec les autorités locales compétentes. Elles sont menées à la fois sur les marchés traditionnels et sur Internet (métavers, plateformes de vente en ligne, réseaux sociaux, sites marchands, messageries instantanées, etc.). Ces actions permettent de conforter les droits de la maison, de saisir et de détruire (dans le respect des règles RSE), chaque année plusieurs centaines de milliers de produits contrefaits potentiellement dangereux, de remonter à la source de la chaîne de production et de démanteler des réseaux le plus souvent criminels. Le cas échéant, le versement de dommages et intérêts vient réparer le préjudice subi, les montants sont immédiatement réinvestis dans de nouvelles actions de lutte contre la contrefaçon. | |
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Les enjeux du groupe en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale sont décrits dans le détail dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », et sont articulés autour des six axes stratégiques du développement durable du groupe Hermès :
Sur la base de l’analyse de ses enjeux prioritaires en matière de RSE mise à jour en 2023, Hermès a poursuivi le déploiement de sa stratégie et des actions associées. Cette analyse de matérialité a été menée en interrogeant un panel composé de parties prenantes internes expertes du sujet (en France et à l’international) et de parties prenantes externes identifiées pour leur connaissance du secteur, de la maison et de son fonctionnement. Le détail de la méthode suivie et de la matrice de matérialité ainsi construite est présenté au chapitre 2. Cette étude avait confirmé et précisé l’analyse conduite de manière plus globale au niveau du groupe en 2019 autour de trois grands thèmes :
Davantage de détails par nature de risque, ainsi que les dispositifs d’atténuation et de prévention de ces risques sont en particulier traités dans le chapitre 2. Les sujets RSE font également partie des critères d’évaluation de l’impact de chacun des facteurs de risque.
Le changement climatique engendre des perturbations (chaleur, montée des eaux, événements extrêmes) et des effets sur la biodiversité et les écosystèmes. Il induit aussi des enjeux de transition opérationnels, réglementaires, politiques (taxation, restriction des opérations). La perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes menacent la pérennité des ressources naturelles d’où proviennent les matières de la maison, fragilisent la planète et bouleversent les conditions de vie des populations. |
Des évolutions rapides pourraient avoir des impacts sur la chaîne d’approvisionnement, les opérations manufacturières, logistiques ou de distribution ainsi que sur le comportement des clients. |
Pour anticiper les risques et s’assurer de la résilience de son modèle d’affaires, Hermès a mis en place une stratégie climat décrite au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.5. Les enjeux climatiques sont pilotés par le Comité exécutif, qui a défini les principaux objectifs du groupe. Un Comité décarbonation groupe s’assure de la cohérence des différentes actions selon les activités concernées (achats, production, transport, immobilier). Toutes les entités concernées ont intégré un objectif lié à la décarbonation dans leur feuille de route RSE. Les analyses menées par le groupe portent à la fois sur les risques physiques et sur les risques de transition (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.5.7.1). Avec une stratégie alignée sur les Accords de Paris et validée SBTi (Science Based Targets initiative), Hermès inscrit son action dans une trajectoire de réduction de ses émissions sur les scopes 1, 2 et 3 visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. En parallèle, des démarches d’adaptation sont prises en compte par activité et par pays. Hermès a mis en place un programme de décarbonation de ses activités en propre (scopes 1 et 2) et s’engage pour réduire les émissions du scope 3. En particulier, des actions sont menées sur les sources majeures d’émissions telles que les achats, le transport, l’immobilier et les déplacements des collaborateurs, et auprès de ses fournisseurs. Le groupe publie annuellement ses calculs d’émissions de gaz à effet de serre, qui sont audités par un tiers. Le groupe a mis en place depuis 2018 une stratégie formalisée en matière de biodiversité qui, par une meilleure compréhension des relations entre la nature et ses activités, permet à Hermès d’en maîtriser sa dépendance (chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.4.3). Cette stratégie bénéficie du regard des parties prenantes grâce au mécanisme mis en place par l’initiative Act4Nature International. Les risques issus de la biodiversité portent essentiellement sur les chaînes d’approvisionnement d’Hermès en matières premières naturelles et dans une moindre mesure sur ses sites de production. Depuis 2020, Hermès a cartographié méthodologiquement 90 filières afin d’en identifier les risques, y compris sur l’environnement (eau, déforestation, biodiversité, carbone). La grande diversité de types (plus de 35 cuirs différents) et d’origine géographique des matières naturelles d’Hermès permet de réduire son exposition à la dégradation ponctuelle ou chronique de certains écosystèmes. Le déploiement de la stratégie biodiversité est supervisé par le Comité exécutif et le Conseil du développement durable. Il suit quatre axes :
Ces plans d’action donnent lieu à un suivi matriciel, en horizontal par les entités ou groupes de travail en charge des sujets dans la maison, et en vertical par le Conseil du développement durable et les fonctions centrales au moins une fois par an. | |
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Les risques d’atteinte aux droits humains, aux libertés fondamentales, aux valeurs éthiques et à la santé et la sécurité des personnes, portent majoritairement sur les activités externes du groupe. Plus de 62 % des effectifs sont en France et donc soumis à une réglementation stricte. La multiplicité des métiers et des filières d’approvisionnement, corrélée à la volonté d’utiliser des matières premières d’exception, amènent le groupe à travailler en partenariat avec des fournisseurs du monde entier. Ces partenariats nécessitent une vigilance constante quant au respect de ces droits et de l’éthique sur toute la chaîne de valeur. |
Une atteinte aux droits humains, aux libertés fondamentales, à la santé et sécurité ou une violation des règles éthiques du groupe pourrait nuire à sa réputation et à son image. |
Le groupe promeut une culture éthique exigeante et ne tolère aucune atteinte à la probité. La démarche est structurée autour d’une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation. Des documents formalisant les engagements et des outils d’identification, d’évaluation, de sensibilisation, de prévention et de détection de ces risques complètent les dispositifs de contrôle (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8).
Le contenu de ces plans d’action, et notamment du plan de vigilance, sont détaillés dans le chapitre 2. | |
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Le groupe cherche à sécuriser des approvisionnements de qualité, issus de matières naturelles et renouvelables, obtenues dans le respect de la biodiversité. Le risque est à la fois sur l’accès et la disponibilité des matières, mais aussi sur leurs conditions d’obtention : impact social, environnemental et sur leur acceptabilité sociétale (bien-être animal). |
Diminution de la qualité et des volumes de matières premières naturelles d’exception, renchérissement des coûts. Perte d’une partie de la clientèle qui se détournerait du cuir. |
Le groupe travaille dans chacun de ses métiers, sous la coordination et le contrôle de la direction des achats directs, à mieux connaître les filières d’approvisionnement et à faire évoluer les pratiques opérationnelles afin de coconstruire la résilience de ces filières. L’ensemble de ce dispositif est décrit au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.4.2. La démarche engagée vise à :
Dans une perspective d’amélioration continue, ces processus sont revus de manière régulière et des plans d’action sont mis en œuvre. Le contenu de ces plans d’action est détaillé dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ». | |
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Le groupe a mis en place une organisation qui permet de gérer de façon centralisée les risques financiers liés à son activité. Compte tenu de sa situation de trésorerie positive, le groupe n’est pas exposé au risque de liquidité et mène une politique prudente de gestion du risque de contrepartie.
Le groupe est naturellement exposé au risque de change car la quasi-intégralité de sa production est située dans la zone euro, alors que la majorité de ses ventes s’effectue dans une devise autre que l’euro (dollar américain, yen japonais, autres devises asiatiques, etc.). Au 31 décembre 2023, 79 % des ventes du groupe sont réalisées dans une devise autre que l’euro. |
Pertes financières. |
Ce risque est couvert de manière à minimiser et anticiper l’impact des fluctuations des devises sur les résultats du groupe. La politique de change du groupe est fondée sur les principes de gestion suivants :
Le Comité exécutif a validé ces règles de gestion qui ont ensuite été entérinées par le Conseil de surveillance. Le département du Middle & Back-Office assure la gestion administrative et le contrôle des opérations, notamment par le biais d’un logiciel de trésorerie intégré. Par ailleurs, la direction de l’audit et des risques d’Hermès International veille au bon respect du contrôle des risques et des procédures de gestion. La direction générale finance valide les décisions de gestion, à l’intérieur de ces règles. Le risque de change du groupe est couvert annuellement par Hermès International selon la politique décrite ci-dessus. Elle se base sur des flux futurs de trésorerie hautement probables et issus des prévisions budgétaires. Pratiquement, au 31 décembre, la couverture des transactions internes en devises de l’année suivante est proche de 100 %. À ce titre, le groupe a recours à des achats et ventes d’options d’achat et de vente ainsi qu’à des swaps de devises et des contrats de change à terme. Des informations quantitatives sur les impacts du risque de change sont fournies dans le chapitre 5 « Comptes consolidés », note 10.2 des comptes consolidés. La direction de la trésorerie effectue une veille constante sur les évolutions des réglementations juridiques en matière d’opérations de dérivés, afin de se maintenir en conformité. Par ailleurs, la direction financière veille à faire évoluer ses procédures et ses outils de manière à s’adapter en permanence à l’évolution de son environnement. Grâce à la politique de couverture du change, les impacts sont anticipés. Les hausses tarifaires déterminées par région neutralisent en tout ou partie les pertes éventuelles. | |
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Compte tenu de sa situation de trésorerie positive, et de ses autres opérations bancaires (couvertures de change), le groupe est exposé à un risque de contrepartie principalement bancaire faisant l’objet d’un suivi adapté. |
Pertes financières. |
Le groupe ne traite qu’avec des banques et établissements financiers de premier rang ayant signé des conventions FBF et ISDA relatives aux opérations sur instruments financiers à terme. Par ailleurs, le service Trésorerie d’Hermès International suit de manière continue les risques de contrepartie sur les opérations financières. Enfin, le groupe répartit ses opérations de placement, de couverture de risque de change et de dépôt auprès des banques sélectionnées dans des limites de montant et de maturité définies. De plus, l’impact du risque de crédit tel que préconisé par IFRS 13 dans la juste valeur des instruments dérivés est quasi nul pour le groupe, compte tenu du fait que l’ensemble des instruments dérivés a une maturité inférieure à 12 mois. Le cas échéant, le groupe peut être amené à effectuer des opérations de pension livrée afin de bénéficier de la garantie représentée par les titres mis en pension. Le groupe suit une politique de placement prudente, qui vise à éviter tout risque de perte sur le capital et à privilégier la liquidité, permettant ainsi des évolutions stratégiques indépendantes et réactives. La trésorerie disponible est principalement investie en dépôts à terme et en certificats de dépôt émis par des banques de premier rang, et en OPCVM monétaires de grandes sociétés de gestion ayant une faible sensibilité et des durées de placement courtes. Des informations quantitatives sur les impacts du risque de taux d’intérêt sont fournies dans le chapitre 5 « Comptes consolidés », note 10.3 des comptes consolidés. La direction de la trésorerie effectue une veille constante sur les évolutions des réglementations juridiques en matière d’opérations de placement, afin de se maintenir en conformité. Par ailleurs, la direction financière veille à faire évoluer ses procédures et ses outils de manière à s’adapter en permanence à son environnement. | |
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Le groupe est exposé aux risques financiers liés à l’évolution, la complexité et l’interprétation de la réglementation fiscale dans chacun des pays dans lesquels il opère. |
Les modifications de la réglementation fiscale et l’alourdissement des impôts et taxes, notamment l’impôt sur les sociétés, les droits de douane, les retenues à la source, concernant en particulier les flux de marchandises et les flux financiers (intérêts, dividendes) pourraient pénaliser les résultats du groupe. |
Le groupe assure la veille réglementaire et définit sa politique fiscale en s’appuyant sur une équipe de fiscalistes, assistée de conseils externes le cas échéant. Le groupe s’engage à respecter l’ensemble des lois et réglementations en vigueur dans chacun des pays où il opère. Depuis début 2023, il s’appuie pour la conformité fiscale sur un outil informatique de suivi des obligations déclaratives, des paiements d’impôts et de l’application des règles d’éthique fiscale. Cet outil déployé dans l’ensemble des filiales du groupe est piloté en central par la direction fiscale. Le groupe se fonde sur une organisation transparente et simple. La politique fiscale du groupe ne repose sur aucun schéma d’optimisation ou d’évasion fiscale et est conforme aux principes édictés par l’OCDE. En cas de litige ou de différence d’interprétation, le groupe peut être amené à contester des rectifications face aux autorités fiscales et à utiliser les voies de recours pour assurer sa défense et faire valoir sa position. | |
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L’exposition du groupe au risque de fraude est notamment liée à sa visibilité croissante dans de nombreux pays et à sa place grandissante dans le digital. L’inventivité et l’adaptabilité des tentatives de fraude externes aux systèmes de défense observées sur le marché constituent également des menaces. |
Tout cas de fraude pourrait possiblement causer des pertes financières pour le groupe et nuire à sa réputation. |
La gestion des opérations de paiement est centralisée par la direction de la trésorerie du groupe et encadrée par des règles de validation et de contrôle précises. Le département du Middle & Back-Office assure la gestion administrative et le contrôle des opérations, notamment par le biais d’un logiciel de trésorerie intégré. Le Comité de sécurité trésorerie vérifie régulièrement l’application de ces procédures et le traitement des éventuels risques identifiés. La direction de l’audit et des risques veille au bon respect du contrôle des risques et des procédures de gestion. Dans le cadre de l’animation du contrôle interne, elle sensibilise régulièrement le réseau des contrôleurs internes au risque de fraude et rappelle les procédures spécifiques de prévention de la fraude, notamment sur le processus d’achat et de paiement. Dans un même temps, des audits externes sont régulièrement réalisés pour identifier et corriger d’éventuelles vulnérabilités. Les audits en filiales pour vérifier la bonne application des procédures complètent le dispositif. Au niveau des magasins, un outil spécifique de détection de la fraude, développé sur une plateforme de data mining, a été déployé en 2021. Il est régulièrement actualisé et enrichi. La cartographie des risques groupe, ainsi que les cartographies des risques déclinées dans les métiers et les principales filiales traitent ce risque et les plans d’action correspondants. Ainsi, des campagnes de sensibilisation des fonctions les plus exposées au risque de fraude sont menées régulièrement. La sensibilisation, identifiée comme un outil efficace de prévention de la fraude, est déclinée et adaptée en fonction des types de fraude (risques d’intrusion dans les systèmes, « fraudes au président », etc.). Par ailleurs, un dispositif de sécurité ad hoc est mis en place et suivi par la direction sécurité groupe. De plus, une cartographie des risques de corruption a été élaborée avec le concours d’un conseil externe spécialisé et en collaboration avec le directeur juridique conformité (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8.2.2.1). Elle a été mise à jour en 2020. Le dispositif mis en place par le groupe pour se protéger contre les intrusions informatiques fait l’objet d’une cartographie des risques dédiée (§ 4.1.1.1). | |
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En cohérence avec l’analyse des risques du groupe, la politique d’assurance du groupe Hermès est de transférer au marché de l’assurance les risques susceptibles d’avoir un impact significatif sur ses résultats. Les programmes d’assurance groupe représentent la majeure partie des couvertures d’assurance pour les filiales. Ils sont placés par l’intermédiaire de courtiers figurant parmi les 10 premiers français, auprès d’assureurs de premier plan. Les principaux programmes internationaux d’assurance couvrent :
Type d’assurance | Garanties et plafonds des principales polices souscrites |
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Dommages aux biens et pertes d’exploitation |
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Responsabilité civile générale (exploitation et produits) |
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Transport |
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Responsabilité civile atteinte à l’environnement |
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D’autres contrats ont été souscrits pour répondre à des besoins spécifiques, en particulier dans le cadre des opérations de construction (travaux neufs ou rénovation) réalisées en tant que maître d’ouvrage.
Les polices de responsabilité civile des mandataires sociaux et cyberrisques ont été souscrites pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2023, auprès respectivement d’AIG et de Zurich ainsi que d’autres assureurs de renom. Les polices cyberrisques couvrent la reconstitution des données, les pertes d’exploitation relatives à un incident de sécurité, la responsabilité civile et les frais, notamment ceux de défense et de notification.
En 2023, le groupe n’a pas subi de sinistre significatif.
Par ailleurs, 54 visites de prévention de l’assureur dommages ont été réalisées en 2023.
Tout en ayant la dimension d’un groupe international, Hermès demeure une entreprise aux valeurs familiales, fidèle à une culture et à un esprit artisanal, qui cherche à développer auprès de ses collaborateurs des valeurs fortes.
Au premier rang de ces valeurs figure l’exigence de qualité, essence même de l’activité d’Hermès. Celle-ci se conçoit dans tous les domaines, non seulement dans les produits et les services, mais aussi dans les modes de gestion. Hermès attache une grande importance aux qualités de gestionnaire de ses principaux responsables. Des parcours d’intégration des nouveaux cadres et des sessions de formation spécifiques forgent l’apprentissage de la culture Hermès. Chacun peut ainsi comprendre sa place dans l’organisation et intégrer les règles de conduite et d’intégrité de la maison. Les valeurs d’exigence de qualité et l’engagement des collaborateurs donnent, par ailleurs, une base solide aux comportements et aux actions en faveur d’un contrôle interne rigoureux. La culture de la gestion du risque, le management des équipes et l’éthique de l’entreprise assurent l’articulation et l’équilibre de ces valeurs.
À ce titre, une charte éthique existe et est diffusée auprès des collaborateurs depuis 2009. Le code de conduite des affaires, qui précise les comportements attendus des collaborateurs du groupe, la complète depuis 2012. Ces deux documents, traduits en 12 langues, ont été actualisés à plusieurs reprises depuis leur création. Ils constituent le socle de l’intégrité et de l’éthique du groupe Hermès :
De plus, un code de conduite anticorruption, comprenant des illustrations concrètes, est diffusé à l’ensemble des salariés. Il est traduit en 18 langues (cf. chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8.2.2.2 sur le dispositif de prévention de la corruption). Ce code de conduite anticorruption est accompagné depuis 2021 d’un e-learning anticorruption traduit en 12 langues.
Ces documents sont disponibles sur l’intranet de la société, section « Notre éthique » ainsi que sur https://finance.hermes.com/fr/ethique- droits-humains-et-diversites/ et font l’objet d’un accusé de réception formel, lors de leur remise aux employés. Des formations complémentaires relatives au dispositif anticorruption du groupe et aux droits humains sont organisées auprès des opérationnels, renforçant la culture éthique du groupe. Les actions concernant l’éthique et la conformité sont présentées dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8.
Les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne sont applicables à la société mère et aux filiales contrôlées. Elles sont présentées en annexe aux comptes consolidés.
La direction générale conçoit les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne propres à la taille de la société, à son activité, à son implantation géographique et à son organisation. Au-delà des systèmes de délégation des responsabilités mis en place aux différents niveaux, la direction générale reste le garant de la qualité et de l’efficacité des systèmes de gestion des risques et de contrôle interne. Elle s’assure ainsi de leur adéquation avec les objectifs stratégiques du groupe.
Pour ce faire, la direction générale reçoit les rapports d’audit et les cartographies des risques des filiales, des métiers et des fonctions support, et rencontre régulièrement la direction de l’audit et des risques. Elle effectue donc une surveillance globale sur le dispositif pour en préserver l’intégrité et, le cas échéant, initier des actions correctives.
Le Comité d’audit et des risques a été créé en 2005 au sein du Conseil de surveillance en application de l’article L. 823-19 du Code de commerce, et sans préjudice des compétences de ce Conseil auquel il ne se substitue pas.
Les rôles et attributions du Comité d’audit et des risques ont été formalisés dans un règlement intérieur, établi par le Conseil de surveillance en 2010 et régulièrement mis à jour. La dernière version, mise à jour le 26 novembre 2021, est disponible via le lien https://finance.hermes.com/fr/organes- sociaux-reglements-interieurs-statuts.
Chaque réunion du Comité d’audit et des risques donne lieu à un compte rendu écrit et approuvé. Lors de chaque réunion du Conseil de surveillance, la présidente du Comité d’audit et des risques présente au Conseil un compte rendu des travaux du Comité d’audit et des risques.
Conformément à l’article 11.3 du Code Afep-Medef, les travaux et le fonctionnement du Comité d’audit et des risques ont fait l’objet :
Dans le cadre de sa fonction de surveillance du dispositif de gestion des risques et du contrôle interne, le Comité d’audit et des risques a accès aux informations relatives à l’audit interne, au contrôle interne, et à la gestion des risques. Des présentations des cartographies des risques des entités du groupe, et des plans d’action correspondants, lui sont régulièrement faites. La liste des travaux réalisés par le Comité d’audit et des risques est détaillée au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.6.3.4.
Elle est rattachée au directeur général gouvernance et développement des organisations, gage de son indépendance, et a vocation à se saisir de tous les sujets sans aucune restriction.
La direction de l’audit et des risques est constituée d’une équipe centrale d’auditeurs expérimentés et anime un réseau décentralisé de contrôleurs internes. Elle effectue une triple mission pour le groupe :
La direction des assurances et de la prévention fait partie intégrante de la direction de l’audit et des risques, permettant des synergies en matière d’identification et de gestion des risques. Les cartographies des risques comportent désormais un volet assurances permettant de mettre en regard les risques avec la couverture assurantielle correspondante.
Depuis 2022, la direction de l’audit et des risques intègre dans ses effectifs une équipe data, innovation et optimisation des méthodes.
La mission de la direction de l’audit et des risques consiste également à :
Une charte d’audit détaille les missions et responsabilités des auditeurs internes ainsi que leur éthique professionnelle. Elle formalise le déroulement des missions d’audit. Une charte des risques, établissant les principes et règles de gestion des risques et une charte de contrôle interne, formalisant les rôles et responsabilités de ses acteurs, ont complété le dispositif.
Enfin, la directrice de l’audit et des risques participe aux réunions du Comité d’audit et des risques. Elle rencontre ce comité six fois par an, dont une fois hors de la présence de tiers. Cette séance est dédiée à la présentation du rapport d’activité de la direction de l’audit et des risques, et à des échanges sur ses travaux et les ressources dont elle dispose.
Les responsables de contrôle interne supervisent la mise en place du dispositif de contrôle interne au sein de leur périmètre, métiers, filiales de distribution ou fonctions support. Ils sont rattachés localement au directeur financier de leur entité, et fonctionnellement à la direction de l’audit et des risques.
Ils travaillent selon un plan annuel, partagé avec leur direction et celle de l’audit et des risques, tenant compte des priorités de contrôle interne du groupe et des risques propres à leur périmètre. Leurs principales missions sont les suivantes :
Ils sont les interlocuteurs responsables du déploiement des dispositifs de prévention de la corruption et du risque de cybersécurité.
Le groupe Hermès a déployé des processus spécifiques pour surveiller certains risques, grâce à des comités spécialisés ou des groupes de travail.
Ces comités se réunissent périodiquement.
Par exemple, des comités sur la sécurité, les risques informatiques, les risques de trésorerie, les risques de conformité analysent les enjeux et étudient les mesures correctives appropriées afin qu’elles soient déployées dans les entités. Ils vérifient également que les dispositifs de contrôle existants correspondent aux procédures du groupe. Les principaux interlocuteurs opérationnels concernés participent à ces comités avec la direction de l’audit et des risques. Le rôle de cette dernière est de faciliter l’identification des risques et les plans d’action associés.
Le Comité sécurité IT a réuni quatre fois en 2023 les parties prenantes de la sécurité informatique : le directeur cybersécurité groupe, la direction des systèmes d’information, la direction de l’audit et des risques, la direction sécurité groupe, la direction projets digitaux et e-commerce ainsi que le directeur général métiers, systèmes d’information et data (membre du Comité exécutif). Il a pour but de suivre les avancées de la feuille de route, du plan d’audit IT et des actions d’atténuation, de partager les incidents notables et de traiter les arbitrages nécessaires à l’ajustement des politiques de sécurité ou du positionnement vis-à-vis des risques IT.
Un comité sur la sécurité des transports de produits Hermès, constitué de la direction sécurité groupe, de la direction des transports, de la direction des assurances et de la prévention, et des directions des métiers concernés se tient au besoin afin de définir les actions nécessaires. Son objectif est de renforcer la sécurité des transports, de manière concrète en fonction des risques propres aux produits transportés et aux difficultés éventuelles rencontrées.
Le Comité compliance et vigilance est constitué de représentants de la direction juridique incluant la conformité, la direction du développement durable, la direction des achats directs, la direction des achats indirects, la direction de l’audit et des risques, la direction commerciale, la direction financière et la direction du droit social. Il participe, suit et veille au déploiement, au respect de l’efficacité et au contrôle des programmes de conformité. Ses missions sont détaillées dans le chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.8.1.1.3 du présent document.
Le Comité sécurité groupe arbitre sur des sujets de sécurité transversaux identifiés au cours des comités spécialisés. Il revoit également les principaux incidents de sécurité pour adapter le dispositif global. Ce comité est composé du directeur général de la gouvernance et du développement des organisations, de la directrice des ressources humaines, du directeur juridique, du directeur de la sécurité groupe, du directeur de la cybersécurité groupe, du directeur général d’Hermès Services groupe et de la directrice de l’audit et des risques. En cas de besoin, il peut solliciter des experts sur des problématiques spécifiques.
Les dirigeants, les grandes directions fonctionnelles et opérationnelles et les membres des Comités de direction des différentes entités du groupe sont les relais du contrôle interne et de la gestion des risques, en tant que principaux bénéficiaires, mais aussi contributeurs clés à sa bonne exécution.
Les activités de contrôle effectuées au niveau de chaque entité sont de la responsabilité conjointe du directeur général et du directeur financier. Une lettre d’affirmation portant sur la connaissance des objectifs de contrôle interne d’Hermès et sur la qualité des contrôles en place au sein de l’entité est d’ailleurs signée annuellement. Cette lettre reprend notamment les résultats d’un questionnaire d’auto-évaluation annuel sur la mise en œuvre du contrôle interne.
Le processus de gestion des risques du groupe repose sur l’élaboration de cartographies et sur un éventail d’outils complémentaires permettant d’identifier les risques et de définir les actions afin de mieux les maîtriser.
Initiée dès 2004, la démarche de cartographie des risques est déployée dans les principales entités, ainsi que sur des sujets transversaux, sous la supervision de la direction de l’audit et des risques. La méthodologie appliquée est régulièrement mise à jour et permet une évaluation précise des risques spécifiques au groupe.
Ces cartographies permettent d’identifier, d’évaluer et de hiérarchiser systématiquement les principaux risques. Un volet assurances permet de mettre en regard les risques avec la couverture assurantielle correspondante. Elles sont un outil opérationnel de sensibilisation et de pilotage et constituent un levier d’amélioration de la performance. Elles participent à un management efficace en fournissant une vision synthétique et partagée des risques et en définissant des plans d’action opérationnels ainsi que les responsabilités de chacun.
Sous la supervision de la direction de l’audit et des risques, les entités mettent à jour périodiquement leur cartographie des risques. Chaque année, entre 5 et 10 cartographies des risques sont réalisées au niveau des filiales de distribution, des métiers ou encore sur des fonctions transverses du groupe.
Les responsables de contrôle interne des entités sont les relais locaux de la démarche de cartographie. Ils participent à l’analyse initiale des risques et assurent la mise à jour et le suivi des plans d’action.
La cartographie consolidée des risques groupe est établie tous les trois ans et a été mise à jour en 2023. Elle est alimentée par les cartographies des risques des filiales, métiers et fonctions transverses et par les évaluations individuelles des membres du Comité exécutif. Cette cartographie fait l’objet d’un atelier de travail spécifique du Comité exécutif. Elle est également partagée avec le Comité d’audit et des risques. La cartographie des risques du groupe est aussi utilisée comme point d’entrée du plan d’audit de la direction de l’audit et des risques.
Dans les domaines de la fraude et de la corruption :
La direction de l’audit et des risques peut modifier son plan d’audit et réaliser des missions ad hoc pour prendre en compte de nouveaux risques, notamment en cas d’alerte émise par une direction du groupe. Des audits transversaux peuvent ainsi être menés.
Afin d’anticiper au mieux les évolutions sur les thématiques relatives aux sociétés, aux technologies, à l’environnement, à l’économie et à la gouvernance, la direction de l’audit et des risques effectue une veille externe active sur les risques émergents et a initié depuis 2019 des études de prospective. Comme en 2022, une journée de la prospective a été organisée en 2023. Elle a rassemblé 120 collaborateurs de la maison autour de conférences et d’ateliers collectifs de travail. Enrichie d’un projet de prospective opérationnelle réalisée auprès d’un métier, l’objectif de la démarche est de cultiver un état d’esprit résolument orienté vers l’avenir et de sensibiliser les participants à la multiplicité des tendances déjà à l’œuvre et aux enjeux qui pourraient en résulter à court, moyen et long termes.
Enfin, une plate-forme informatique de partage des incidents permet d’évaluer l’évolution de certains risques et de capter, au plus tôt, les éventuels signaux faibles. Cet outil de prévention contribue à l’amélioration continue du dispositif de contrôle, au plus près de la réalité. En effet, plusieurs fois par an, la direction de l’audit et des risques réalise une analyse des incidents remontés par les filiales et métiers. Elle fait l’objet d’une communication aux contrôleurs internes et directions du groupe incluant les statistiques d’incidents de la période et un rappel des procédures groupe et bonnes pratiques afférentes.
Les dispositifs de contrôle interne reposent sur des actions permanentes et récurrentes intégrées aux modes de fonctionnement de l’entreprise. Ils concernent toutes les fonctions et tous les processus, y compris ceux relatifs à l’élaboration de l’information financière et comptable.
Les objectifs du dispositif de contrôle interne d’Hermès comprennent :
La direction de l’entreprise, organisée autour d’un Comité exécutif et d’autres comités spécifiques, assure l’alignement stratégique et la circulation de l’information. Notamment, des organigrammes précis et des lettres de cadrage stratégique permettent à chacun de bien comprendre son rôle dans l’organisation et d’analyser périodiquement sa performance par rapport aux objectifs. L’organisation du groupe repose sur une forte responsabilisation des équipes locales pour lesquelles les attributions sont clairement définies.
Sur les processus relatifs aux ressources humaines, Hermès a mis en place des dispositifs de recrutement, de formation, de développement des compétences, permettant à chacun d’exercer ses responsabilités, présentes et futures. Le principal acteur de l’élaboration et du contrôle de l’information financière est, au sein d’Hermès International, la direction financière.
Le dispositif de surveillance inclut trois niveaux de contrôle :
Des revues périodiques sont mises en œuvre par le contrôle interne au niveau local et complétées par la direction de l’audit et des risques en fonction des enjeux de chaque entité. Le réseau des responsables de contrôle interne s’assure que des contrôles adaptés couvrent les principaux risques liés aux opérations de distribution, de production ou des fonctions support, notamment concernant la sécurité et la traçabilité des actifs.
Ce réseau, composé d’environ 80 contrôleurs internes, permet la présence de relais locaux dans les principales entités du groupe. Dans le cadre de son rôle d’animation du réseau des responsables de contrôle interne, la direction de l’audit et des risques est impliquée dans leur nomination, revoit les plans de contrôle interne annuels des filiales, diffuse les bonnes pratiques. Elle s’appuie notamment sur une plateforme sociale et collaborative de partage d’informations, identifie les priorités de contrôle interne et favorise le partage d’expérience entre tous les membres du réseau. Elle diffuse en outre une newsletter trimestrielle.
Les missions d’audit constituent le troisième niveau de contrôle. Elles sont explicitées au § 4.3.5 « Un dispositif d’audit interne agile » ci-après.
L’auto-évaluation du contrôle interne, qui a commencé en 2005, est désormais un processus mature au sein du groupe. Il s’appuie sur des questionnaires renseignés par l’ensemble des filiales contrôlées. Ce système contribue à la diffusion de la culture du contrôle interne dans le groupe. Il fournit également un support pour évaluer le niveau de contrôle interne et apprécier dans quelle mesure les risques opérationnels et fonctionnels sont correctement traités. En cas d’inefficacité des contrôles, les filiales doivent établir un plan d’action pour y remédier.
Les filiales s’auto-évaluent annuellement à l’aide de cinq questionnaires disponibles sur l’intranet dans l’outil informatique dédié « CHIC » (Check your Hermès Internal Control). Ils sont administrés par la direction de l’audit et des risques. L’auto-évaluation porte sur un questionnaire général de contrôle interne (CHIC Practices), dont le référentiel est établi en lien avec le « Cadre de référence » de l’AMF. Un questionnaire spécifique à la gestion de la trésorerie (CHIC Trésorerie), un questionnaire sur les procédures opérationnelles dans le réseau de distribution (CHIC Boutique) et un questionnaire sur les procédures opérationnelles régissant les ventes en ligne (CHIC E-commerce) font également partie du dispositif. Enfin, un questionnaire dédié aux maroquineries (CHIC Maroquinerie) a été lancé en 2023.
Ces questionnaires font l’objet d’un travail annuel d’actualisation afin d’intégrer les nouveaux risques et contrôles identifiés comme clés au niveau du groupe. Les résultats sont reportés dans un outil informatique dédié permettant une analyse centralisée par la direction de l’audit et des risques afin d’identifier les points d’amélioration et les priorités de contrôle interne pour l’année suivante. Ils sont partagés avec les directions concernées afin de définir des plans d’action au service de toutes les filiales du groupe.
Questionnaires CHIC | Nombre de thématiques * | Exemple de thématiques abordées |
|---|---|---|
Practices | 12 | Finance, Ressources humaines, Environnement de contrôle, Systèmes d’information, Communication, Éthique et Conformité, Développement durable, etc. |
Maroquinerie | 11 | Stocks, Production, Finance, Investissements et Immobilier, Éthique et Conformité, Systèmes d’information, etc. |
E-commerce | 9 | Ventes, Expéditions et Livraisons, Retours et Remboursements, Stockage, Données clients, etc. |
Boutique | 7 | Gestion de la relation client, Clôture de caisse, Inventaire des stocks, Sécurité/Sûreté, etc. |
Trésorerie | 7 | Gestion des comptes bancaires, Processus et Moyens de paiement, Conformité réglementaire, Monétique, etc. |
* Les thématiques sont ensuite subdivisées en plusieurs questions adressant l’exhaustivité des procédures associées. | ||
Les responsables de contrôle interne sont impliqués dans l’auto-évaluation et sont en charge du suivi des plans d’action. La direction de l’audit et des risques vérifie et compare les réponses données aux questionnaires par les filiales à sa propre analyse lors de ses audits. Elle s’assure de la bonne appropriation des contrôles et de la mise en place de plans d’action correctifs.
Les processus de contrôle interne sont décrits dans les procédures groupe. Ils sont définis au niveau du groupe puis déclinés et adaptés au contexte et à la réglementation locale par chaque division. L’ensemble des collaborateurs du groupe y a accès par un site intranet sécurisé.
Les procédures groupe couvrent les principaux cycles de l’entreprise (achats, ventes dont digitales, trésorerie, stocks, immobilisations, ressources humaines, systèmes d’information, sécurité et sûreté, clôture des comptes, conformité, etc.). La direction de l’audit et des risques les met régulièrement à jour, en collaboration avec les experts dans leurs domaines respectifs et les contrôleurs internes.
Plus spécifiquement, des procédures très strictes sont appliquées pour la gestion de la trésorerie. Le manuel des règles de sécurité de la trésorerie s’appuie sur :
L’utilisation d’outils adaptés aux besoins d’Hermès facilite l’élaboration et le contrôle de l’information. La cohérence de l’urbanisme et de l’architecture des systèmes d’information est gérée au niveau du groupe. Les projets suivent une méthodologie incluant des jalons obligatoires, notamment celui du Comité d’architecture qui s’assure de la cohérence et de la conformité des projets y compris vis-à-vis de la sécurité (respect du processus groupe d’intégration de la sécurité dans les projets – ISP).
Le reporting des filiales vers Hermès International, la consolidation des comptes, les opérations de trésorerie sont réalisés sur des progiciels intégrés, facilitant une centralisation des données. Les informations issues des systèmes de gestion sont disponibles pour les responsables d’activité hebdomadairement et mensuellement, permettant un bon pilotage des activités, un suivi homogène de l’évolution de la performance et la détection d’éventuelles anomalies.
Les systèmes d’information ont pour objectif de satisfaire aux exigences de sécurité, de fiabilité, de disponibilité et de pertinence de l’information notamment comptable et financière. Ainsi, l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble des systèmes d’information font l’objet de règles précises en matière d’accès, de validation des traitements et des procédures de clôture, de conservation des données et de vérification des enregistrements.
Par ailleurs, les procédures et les contrôles en place permettent d’assurer la qualité et la sécurité de l’exploitation, de la maintenance et du développement des systèmes de comptabilité et de gestion, ainsi que des systèmes qui les alimentent.
En complément des revues détaillées réalisées par la direction des systèmes d’information dans les principales filiales, la direction de l’audit et des risques organise une revue des contrôles informatiques de deuxième niveau par l’intermédiaire d’un questionnaire d’auto-évaluation renseigné par les filiales et de troisième niveau via des audits portant sur :
Pour les contrôles de troisième niveau, le plan d’audit s’est considérablement enrichi depuis 2021, et est déployé avec l’aide de spécialistes de chacun des sujets audités.
Depuis le 28 février 2020, en réponse au contexte de crise sanitaire lié à la Covid 19, une cellule de veille a été mise en place pour coordonner les actions nécessaires au sein du groupe et les échanges d’information. Grâce à des comités par nature d’activité et zone géographique, elle permet de répondre aux problématiques opérationnelles en matière de protection des employés, de continuité des opérations et d’adaptation du dispositif de contrôle interne.
La cellule de crise est constituée de membres de la direction de l’audit et des risques, de la direction sécurité groupe, de la direction des ressources humaines groupe incluant notamment les directeurs de la communication interne et des relations sociales. Cette cellule de crise rend compte pour décision au Comité exécutif, via le directeur général de la gouvernance et du développement des organisations, sur les sujets devant faire l’objet d’une décision collégiale.
Un exercice de gestion de crise, imaginé avec l’appui d’un cabinet externe, a été mené en décembre 2021. Cet exercice a permis de tester la réaction et la communication des différentes parties prenantes de la cellule de crise autour de scénarios variés tels qu’une cyberattaque, un incendie, un incident de pollution. À la suite de cet exercice, le groupe a mis à jour son dispositif de gestion de crise et mène des réflexions pour renforcer son animation auprès des filiales et des métiers. En complément, un exercice de gestion de crise cybersécurité a été mené en décembre 2022 avec pour objectif d’améliorer la résilience du groupe face à la perte éventuelle des services numériques.
Les processus relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière sont au cœur du dispositif de contrôle interne du groupe. Ils assurent un suivi rigoureux de la production et de la communication de l’information comptable et financière de la société mère et des sociétés intégrées dans les comptes consolidés. Ils répondent aux objectifs suivants :
Hermès a mis en place un dispositif organisé et documenté qui assure la qualité des données comptables et financières consolidées et publiées. Il s’appuie sur des manuels de reporting groupe, une séparation des tâches stricte et un contrôle fort d’Hermès International sur les informations produites par les filiales.
Les différents acteurs du processus de contrôle interne comptable et financier sont les suivants :
Le groupe s’est doté d’un corps de règles et méthodes comptables, conformes aux normes IFRS, telles qu’adoptées par l’Union européenne, référentiel des comptes consolidés. L’application de ces normes est obligatoire pour toutes les filiales consolidées afin de fournir une information financière homogène et fiable. Le plan de comptes s’applique à l’ensemble des filiales et le compte de résultat est commun à la gestion et à la comptabilité.
Ces règles et méthodes sont présentées au sein de manuels de reporting groupe, qui sont mis à jour régulièrement par la direction de la consolidation afin de tenir compte de l’évolution des réglementations et des référentiels comptables.
La gestion des flux d’informations comptables et financières se fait principalement au travers du progiciel de gestion intégré SAP déployé dans la quasi-totalité des filiales du groupe.
La production des comptes consolidés annuels et semestriels ainsi que la remontée de l’ensemble des informations financières utilisées pour gérer et contrôler l’activité des unités opérationnelles sont réalisées au travers d’un logiciel de consolidation unifié et géré centralement (SAP Financial Consolidation).
Ces systèmes permettent la traçabilité des écritures comptables d’arrêté et une séparation des tâches stricte.
L’organisation du groupe, qui repose sur un reporting émanant de chaque filiale et adressé directement à la société mère, sans palier de consolidation intermédiaire, permet d’assurer un contrôle fort d’Hermès International sur les informations financières produites par les filiales.
Le directeur général et le directeur financier de chaque filiale s’engagent ensemble sur la qualité, la fiabilité et l’exhaustivité des informations comptables et financières qu’ils ont préparées et transmises à la direction générale finance du groupe, par une lettre d’affirmation qu’ils cosignent lors de la clôture des comptes semestriels et annuels.
Le processus de clôture des comptes est encadré par des instructions précises et repose sur un calendrier détaillé, diffusé à toutes les filiales de façon à assurer le respect des délais et l’homogénéité de la préparation des états financiers. Tout au long de l’année, la direction de la consolidation valide les principales estimations comptables retenues par les filiales et les fonctions centrales et, le cas échéant, simule les transactions complexes dans le progiciel de consolidation. En plus des clôtures trimestrielles, des clôtures en mai et novembre permettent de mieux anticiper les clôtures semestrielles et annuelles.
Pour l’établissement des comptes consolidés, des procédures de contrôle s’appliquent à chaque étape du processus de remontée et de traitement des informations financières et ont notamment pour objet d’assurer :
Enfin, dans le cadre de ses audits, la direction de l’audit et des risques partage ses travaux avec les Commissaires aux comptes en matière de contrôle interne.
La direction de l’audit et des risques a pour fonction de donner à la direction générale du groupe Hermès une assurance raisonnable sur le degré de maîtrise des opérations des différentes entités. Elle remplit ce rôle notamment en réalisant des missions d’audit, lesquelles ont pour objectifs d’évaluer :
La nature des audits est multiple et comprend :
Les missions d’audit donnent lieu à l’établissement de rapports détaillant les constats et les risques identifiés et proposant des recommandations pour y remédier. La bonne application des recommandations est vérifiée lors de missions de suivi d’audit ultérieures. Les rapports d’audit sont adressés aux responsables des filiales ou services audités, ainsi qu’à la direction générale du groupe.
Depuis 2020, la direction de l’audit et des risques utilise un outil d’analyse des écritures comptables dans ses audits. Cet outil renforce la pertinence de certains tests réalisés en facilitant l’identification des transactions atypiques. Par ailleurs, le groupe dispose depuis 2021 d’un outil d’analyse des transactions en magasin reposant sur 39 indicateurs qui permettent de mettre en évidence en continu d’éventuelles non-conformités aux procédures groupe. Initialement développé pour les contrôleurs internes, cet outil est également utilisé par la direction de l’audit et des risques pour la réalisation de tests en magasin sur les transactions de vente et les mouvements de stock les plus sensibles. Plus largement, cet outil constitue aussi un moyen pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent en magasin. Des sessions collectives et individuelles de formation contre la fraude, à destination des directeurs financiers et contrôleurs internes, ont été organisées par l’équipe data, innovation et optimisation des méthodes de la direction de l’audit et des risques.
Les auditeurs effectuent les missions d’audit selon un plan annuel, validé par la Gérance et par le Comité d’audit et des risques, et adapté si besoin chaque semestre. Une analyse globale des risques, notamment financiers, opérationnels et de conformité, alimente le plan d’audit. Les propositions du Comité exécutif et les suivis d’audit viennent le compléter. Il doit permettre une revue régulière de toutes les entités et processus du groupe, avec une fréquence adaptée à l’importance des risques encourus et au poids relatif de chaque entité.
La direction de l’audit et des risques mène également des missions d’accompagnement au déploiement du contrôle interne dans les entités nouvellement acquises. Pour les audits spécialisés, elle peut avoir recours à des prestataires externes et à des outils d’analyse de données notamment dans le cadre de la prévention de la fraude. De plus, elle effectue régulièrement des audits intégrés avec les experts du groupe : sécurité informatique, sûreté, conformité, assurances, etc.
Le plan d’audit 2023 a été adapté au contexte de ces dernières années pour notamment inclure l’audit en présentiel d’entités situées dans des pays où les restrictions sanitaires ont été le plus prolongées. Le renforcement des audits de sécurité de l’environnement IT s’est poursuivi en 2023. Dans le domaine de la cybersécurité, et plus largement de l’environnement de contrôle IT, l’essentiel des audits est confié à des cabinets externes experts.
Par ailleurs, la direction de l’audit et des risques effectue des audits dédiés aux dépenses de communication avec le soutien de cabinets externes.
Les explications sur les comptes consolidés sont disponibles au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.8.
En millions d’euros | Notes | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 3 et 4 | ||
Coût des ventes | 4 | ( | ( |
Marge brute |
| ||
Frais administratifs et commerciaux | 4.2 | ( | ( |
Autres produits et charges | 4.3 | ( | ( |
Résultat opérationnel courant | 3 | ||
Autres produits et charges non courants |
| ||
Résultat opérationnel | 3 | ||
Résultat financier | 9.1 | ( | |
Résultat avant impôt |
| ||
Impôt sur les résultats | 6 | ( | ( |
Part dans le résultat des entreprises associées | 8 | ||
Résultat net de l’ensemble consolidé |
| ||
Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ( | ( |
Résultat net – part du groupe |
| ||
Résultat de base par action en euros | 11.6 | ||
Résultat dilué par action en euros | 11.6 |
En millions d’euros | Notes | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Résultat net de l’ensemble consolidé |
| ||
Variation des écarts de conversion 1 | 11.5 | ( | |
Couvertures des flux de trésorerie futurs en devises 1 2 | 11.5 | ||
|
| ||
|
| ( | |
Actifs évalués à la juste valeur 2 | 11.5 | ||
Engagements envers le personnel : variation de valeur liée aux écarts actuariels 2 | 11.5 | ||
Résultat global net |
| ||
|
| ||
|
| ||
| |||
En millions d’euros | Notes | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
Goodwill | 7.1 | ||
Immobilisations incorporelles | 7.2 | ||
Droits d’utilisation | 7.3 | ||
Immobilisations corporelles | 7.2 | ||
Immeubles de placement |
| ||
Immobilisations financières | 9.2 | ||
Participations dans les entreprises associées | 8 | ||
Prêts et dépôts |
| ||
Actifs d’impôts différés | 6.3 | ||
Autres débiteurs non courants | 4.4 | ||
Actifs non courants |
| ||
Stocks et en-cours | 4.4 | ||
Créances clients et comptes rattachés | 4.4 | ||
Créances d’impôts exigibles | 4.4 | ||
Autres débiteurs | 4.4 | ||
Instruments financiers dérivés | 10 | ||
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 9.3 | ||
Actifs courants |
| ||
Total actif |
|
En millions d’euros | Notes | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
Capital social | 11 | ||
Primes |
| ||
Actions d’autocontrôle | 11 | ( | ( |
Réserves |
| ||
Écarts de conversion | 11.5 | ||
Écarts de réévaluation | 11.5 | ||
Résultat net – part du groupe |
| ||
Capitaux propres – part du groupe |
| ||
Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ||
Capitaux propres |
| ||
Emprunts et dettes financières à plus d’un an | 9 | ||
Dettes de loyers à plus d’un an | 7.3 | ||
Provisions non courantes | 12 | ||
Engagements de retraite et autres avantages au personnel à plus d’un an | 5.3 | ||
Passifs d’impôts différés | 6.3 | ||
Autres créditeurs non courants | 4.4 | ||
Passifs non courants |
| ||
Emprunts et dettes financières à moins d’un an | 9 | ||
Dettes de loyers à moins d’un an | 7.3 | ||
Provisions courantes | 12 | ||
Engagements de retraite et autres avantages au personnel à moins d’un an | 5.3 | ||
Fournisseurs et comptes rattachés | 4.4 | ||
Instruments financiers dérivés | 10 | ||
Passifs d’impôts exigibles | 4.4 | ||
Autres créditeurs courants | 4.4 | ||
Passifs courants |
| ||
Total passif |
|
En millions d’euros | Nombre | Capital | Primes | Actions d’auto- | Réserves consolidées | Écarts actuariels | Écarts de conversion | Écarts de réévaluation | Capitaux propres | Intérêts ne conférant pas le contrôle | Capitaux propres | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Investis- | Couvertures de flux de trésorerie futurs en devises | |||||||||||
Notes | 11 | 11 |
| 11 |
| 11.5 | 11.5 | 11.5 | 11.5 |
|
| 11 |
Au 1er janvier 2022 | ( | ( | ( | |||||||||
Résultat net |
|
| ||||||||||
Autres éléments du résultat global |
| |||||||||||
Résultat global |
| |||||||||||
Variation de capital et primes associées |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle |
| ( | ( | ( | ||||||||
Paiement en actions |
| |||||||||||
Distributions effectuées |
| ( | ( | ( | ( | |||||||
Autres |
|
| ( | ( | ( | ( | ||||||
Au 31 décembre 2022 | ( | ( | ||||||||||
Résultat net |
| |||||||||||
Autres éléments du résultat global |
| ( | ( | ( | ||||||||
Résultat global |
| ( | ||||||||||
Variation de capital et primes associées |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle |
| ( | ( | ( | ( | |||||||
Paiement en actions |
| |||||||||||
Distributions effectuées |
| ( | ( | ( | ( | |||||||
Autres |
| ( | ( | ( | ( | |||||||
Au 31 décembre 2023 | ( | ( | ||||||||||
En millions d’euros | Notes | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Résultat net – part du groupe |
| ||
Amortissements des immobilisations, droits d’utilisation et pertes de valeur | 7.2 à 7.4 | ||
Gains et pertes de change sur variations de juste valeur |
| ||
Mouvements des provisions |
| ||
Part dans le résultat net des entreprises associées |
| ( | ( |
Part revenant aux intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ||
Plus ou moins-values de cession et incidence des variations de périmètre |
| ( | ( |
Charge d’impôts différés |
| ( | ( |
Charges et produits cumulés liés aux paiements en actions |
| ||
Produits de dividendes |
| ( | ( |
Autres |
| ||
Capacité d’autofinancement |
| ||
Variation du besoin en fonds de roulement | 4.4 | ( | |
FLUX DE TRéSORERIE LIéS à L’ACTIVITé (A) |
| ||
Investissements opérationnels | 7.2 | ( | ( |
Acquisitions de titres consolidés |
| ( | ( |
Acquisitions d’autres immobilisations financières | 9.2 | ( | ( |
Cessions d’immobilisations opérationnelles | 7.2 | ||
Cessions de titres consolidés et incidence des pertes de contrôle |
| ||
Cessions d’autres immobilisations financières | 9.2 | ||
Variation de dettes et de créances liées aux opérations d’investissement | 4.4 | ||
Dividendes reçus |
| ||
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement (B) |
| ( | ( |
Dividendes versés |
| ( | ( |
Remboursement des dettes de loyers | 7.3 | ( | ( |
Rachats d’actions propres nets de cessions |
| ( | ( |
Souscriptions d’emprunts |
| ||
Remboursements d’emprunts |
| ( | |
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (C) |
| ( | ( |
Variation de change (D) |
| ( | |
Variation de la trésorerie nette (A) + (B) + (C) + (D) | 9.3 | ||
Trésorerie nette à l’ouverture | 9.3 | ||
Trésorerie nette à la clôture | 9.3 | . |
Nom de l’entité présentant les états financiers | Hermès International |
|---|---|
Adresse de l’entité | |
Forme juridique de l’entité | |
Pays de constitution | |
Adresse du siège social de l’entité | |
Établissement principal | |
Description de la nature des opérations de l’entité et de ses principales activités | |
Nom de la société mère | |
Nom de la société tête de groupe |
En décembre 2021, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a publié un projet de réforme des règles fiscales internationales proposant notamment l’instauration d’une imposition minimale de 15 % sur les bénéfices réalisés par les groupes multinationaux (« Règles globales de lutte contre l’érosion de la base d’imposition » ou « Règles GloBE » du Pilier II). En décembre 2022, l’Union européenne a adopté la Directive « Pilier II », qui vise à transposer les Règles GloBE. La France a transposé la directive au 31 décembre 2023 au travers de la loi de finances pour 2024. Cette nouvelle législation sera donc applicable pour Hermès à partir de l’exercice 2024. Le groupe suit de près l’avancement du processus législatif dans chaque juridiction où il exerce ses activités, afin d’être en mesure d’y mettre en œuvre le dispositif lorsqu’il sera adopté.
Dans ce cadre, l’IASB a publié un amendement à la norme IAS 12 « Réforme fiscale internationale – modèle de Règles du Pilier 2 » applicable pour les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2023, qui introduit une exemption temporaire obligatoire à la comptabilisation des actifs ou passifs d’impôts différés liés à cet impôt minimum.
Sur la base du modèle de Règles GloBE à date et des taux d’impôt actuellement en vigueur dans les pays où il est implanté, la législation Pilier II n’aurait pas d’impact significatif sur le taux effectif d’impôt consolidé du groupe si elle avait été en vigueur sur l’exercice 2023. Hermès a appliqué l’exemption à la comptabilisation d’impôts différés prévue par l’amendement IAS 12.
En France, la loi 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2023 porte une réforme des retraites autour de deux principaux axes. L’âge légal de départ à la retraite sera progressivement relevé à compter du 1er septembre 2023 pour atteindre 64 ans en 2030 pour les salariés du régime général. La durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein augmentera de 42 ans à 43 ans à partir de 2027.
Cette réforme n’a pas d’impact significatif sur la valeur de l’engagement pour Hermès.
L’établissement des comptes consolidés selon le référentiel IFRS implique, dans certains cas, l’utilisation d’estimations afin d’évaluer les actifs et passifs ainsi que les produits et charges comptabilisés au cours de l’exercice. Le groupe fonde ces estimations sur l’expérience passée et sur différentes hypothèses qui sont, au regard des circonstances et de la situation économique actuelle, jugées les plus raisonnables et probables.
Les principaux jugements et estimations sont présentés dans les notes suivantes :
| Notes |
|---|---|
Durée d’amortissement des immobilisations incorporelles et corporelles | 7.2 |
Contrats de location | 7.3 |
Dépréciations de stock | 4.4 |
Instruments financiers | 10 |
Provisions | 12 |
Engagements pour retraites et autres avantages au personnel | 5.3 |
Paiements en actions | 5.4 |
Impôt sur les résultats | 6 |
Le modèle artisanal français d’Hermès et ses implantations hexagonales limitent l’exposition actuelle du groupe aux enjeux climatiques. Par conséquent, à ce stade, les impacts du changement climatique sur ses états financiers consolidés sont peu significatifs.
La maison s’inscrit dans une trajectoire de zéro émission nette à l’horizon 2050, alignée sur les scénarios 1,5 °C de l’Accord de Paris. Dans ce cadre, Hermès s’est fixé des objectifs, validés par l’initiative SBTi, de réduction de 50,4 % des émissions des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de 58,1 % des émissions du scope 3 en intensité (par M€ de marge brute) sur la période 2018-2030. Pour les atteindre, Hermès s’engage notamment à réduire de 50 % l’empreinte carbone/m2 des surfaces immobilières construites ou rénovées d’ici à 2030 et à mettre en place 100 % d’électricité renouvelable au sein des opérations directes d’ici à 2025. Ces efforts se traduisent dans les comptes consolidés à travers les investissements opérationnels et les charges d’exploitation.
Les effets du changement climatique à long terme ne sont pas chiffrables à ce stade.
Les comptes consolidés regroupent les comptes d’Hermès International et des filiales et entreprises associées, dans lesquelles la société mère exerce directement ou indirectement un contrôle ou une influence notable.
Ils sont établis à partir des comptes annuels arrêtés au 31 décembre et sont exprimés en euros.
La liste des principales sociétés comprises dans le périmètre de consolidation au 31 décembre 2023 est présentée en note 16.
Les comptes des entreprises contrôlées de manière exclusive sont consolidés par la méthode de l’intégration globale. Cette méthode est celle par laquelle, après élimination des opérations et résultats internes, les actifs, passifs, produits et charges sont entièrement intégrés. La quote-part de l’actif net et du résultat net attribuable aux actionnaires minoritaires est présentée distinctement en tant qu’intérêts ne conférant pas le contrôle au bilan consolidé et au compte de résultat consolidé.
Les comptes des autres sociétés, dites entreprises associées, où le groupe exerce une influence notable sont comptabilisés par la méthode de la mise en équivalence (cf. note 8).
La conversion des comptes établis en monnaies étrangères est effectuée selon les principes suivants :
Il en résulte une différence de conversion (part du groupe), qui figure distinctement dans les capitaux propres consolidés. Le principe est le même pour les intérêts ne conférant pas le contrôle.
L’objet de cette note consiste à présenter les principaux indicateurs alternatifs de performance (« IAP ») suivis par la direction générale du groupe ainsi que leur réconciliation, lorsque nécessaire, avec les agrégats des comptes consolidés IFRS.
| 2023 à taux courants | 2023 à taux constants | 2022 | Variation à taux courants | Variation à taux constants | Effet de change |
|---|---|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires (en millions d’euros) | 13 427 | 13 996 | 11 602 | 1 825 | 2 394 | (569) |
Variation (en %) |
|
|
| 16 % | 21 % | (5) % |
Les emprunts et dettes financières au bilan se décomposent de la manière suivante :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Découverts bancaires | 1 | 2 |
Autres dettes financières | 2 | 1 |
Options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle | 48 | 34 |
Emprunts et dettes financières au bilan | 51 | 38 |
Le rapprochement des indicateurs de trésorerie nette et trésorerie nette retraitée avec les comptes du bilan consolidé est présenté ci-après :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 10 625 | 9 225 |
Découverts bancaires | (1) | (2) |
Trésorerie nette | 10 625 | 9 223 |
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 541 | 521 |
Dettes financières | (2) | (1) |
Trésorerie nette retraitée | 11 164 | 9 742 |
Dans le cadre de la gestion de ses activités, le groupe Hermès analyse l’ensemble des paiements au titre des contrats de location comme des éléments affectant les activités opérationnelles. Or, la norme IFRS 16 considère les paiements relatifs aux loyers fixes des contrats de location comme la somme du remboursement d’une dette et du paiement d’intérêts financiers. Par conséquent, le groupe suit l’IAP suivant :
La réconciliation de cet indicateur avec le tableau des flux de trésorerie consolidés présenté en 5.5 est la suivante :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Capacité d’autofinancement | 5 123 | 4 111 |
+ Variation du besoin en fonds de roulement | (794) | 73 |
- Investissements opérationnels | (859) | (518) |
- Remboursement des dettes de loyers | (277) | (261) |
Cash flow disponible ajusté | 3 192 | 3 404 |
Principes comptables
Compte tenu de la structure actuelle du groupe, organisée en zones géographiques placées sous la responsabilité de dirigeants opérationnels en charge d’appliquer la stratégie définie par le Comité exécutif (principal décideur opérationnel), le groupe a déterminé que les secteurs géographiques constituent les secteurs opérationnels par référence au principe fondamental d’IFRS 8.
L’information sectorielle est présentée après éliminations et retraitements.
Le chiffre d’affaires par zone géographique de destination se répartit comme suit :
En millions d’euros | 2023 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | Europe | Japon | Asie-Pacifique (hors Japon) | Amériques | Autres | Non alloué | Total | |
Chiffre d’affaires | 1 274 | 1 818 | 1 260 | 6 273 | 2 502 | 299 |
| 13 427 |
Résultat opérationnel courant | 512 | 584 | 505 | 3 059 | 895 | 89 | 6 | 5 650 |
Rentabilité opérationnelle courante | 40 % | 32 % | 40 % | 49 % | 36 % | 30 % |
| 42 % |
Autres produits et charges non courants | - | - | - | - | - | - | - | - |
Résultat opérationnel | 512 | 584 | 505 | 3 059 | 895 | 89 | 6 | 5 650 |
Investissements opérationnels | 323 | 58 | 24 | 108 | 72 | - | 274 | 859 |
Actifs non courants | 1 247 | 510 | 208 | 962 | 871 | 35 | 1 975 | 5 807 |
Passifs non courants | 264 | 273 | 85 | 541 | 604 | - | 291 | 2 058 |
Le résultat opérationnel « non alloué » comprend la charge liée aux plans d’attribution d’actions gratuites, les coûts centraux et les facturations internes non affectés.
L’ensemble des actifs et passifs non courants figurant au bilan consolidé sont présentés dans l’information sectorielle, à l’exception des actifs et passifs d’impôts différés. Les actifs non courants sont majoritairement constitués des immobilisations corporelles et incorporelles, des droits d’utilisation et des immobilisations financières. Les actifs non courants « non alloués » incluent principalement des placements financiers (cf. note 9.2). Les passifs non courants comprennent les dettes de loyers.
En millions d’euros | 2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | Europe | Japon | Asie-Pacifique (hors Japon) | Amériques | Autres | Non alloué | Total | |
Chiffre d’affaires | 1 064 | 1 536 | 1 101 | 5 556 | 2 138 | 207 |
| 11 602 |
Résultat opérationnel courant | 411 | 437 | 435 | 2 626 | 737 | 58 | (6) | 4 697 |
Rentabilité opérationnelle courante | 39 % | 28 % | 40 % | 47 % | 34 % | 28 % |
| 40 % |
Autres produits et charges non courants | - | - | - | - | - | - | - | - |
Résultat opérationnel | 411 | 437 | 435 | 2 626 | 737 | 58 | (6) | 4 697 |
Investissements opérationnels | 254 | 40 | 20 | 83 | 85 | - | 36 | 518 |
Actifs non courants | 906 | 430 | 219 | 931 | 925 | 35 | 1 629 | 5 075 |
Passifs non courants | 219 | 319 | 92 | 488 | 663 | - | 198 | 1 978 |
Principes comptables
Chiffre d’affaires
Coût des ventes
Le coût des ventes comprend principalement les achats de matières premières, le coût de la main-d’œuvre de production, les frais indirects de production, les frais variables de vente, ainsi que les dépréciations de stocks.
Frais administratifs et commerciaux
Communication
Les charges de communication incluent les dépenses destinées à assurer la promotion des marques et produits auprès des clients. Ces dépenses sont comptabilisées dans les charges de l’exercice au cours duquel elles sont encourues.
Autres frais administratifs et commerciaux
Autres produits et charges
Les autres produits et charges comprennent principalement :
Autres produits et charges non courants
En millions d’euros | 2023 | 2022 | Variation à taux courants | Variation à taux constants |
|---|---|---|---|---|
Maroquinerie-Sellerie | 5 547 | 4 963 | 12 % | 17 % |
Vêtement et Accessoires | 3 879 | 3 152 | 23 % | 28 % |
Soie et Textiles | 932 | 842 | 11 % | 16 % |
Autres métiers Hermès | 1 653 | 1 371 | 21 % | 26 % |
Parfum et Beauté | 492 | 448 | 10 % | 12 % |
Horlogerie | 611 | 519 | 18 % | 23 % |
Autres produits | 313 | 306 | 2 % | 5 % |
Chiffre d’affaires | 13 427 | 11 602 | 16 % | 21 % |
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Communication | (607) | (525) |
Autres frais administratifs et commerciaux | (2 561) | (2 155) |
Total | (3 169) | (2 680) |
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Amortissements des immobilisations |
| (319) | (288) |
Amortissements des droits d’utilisation |
| (285) | (263) |
Sous-total dotations aux amortissements |
| (604) | (552) |
Pertes de valeur |
| (106) | (123) |
Charges liées aux plans d’attribution d’actions gratuites et assimilés | 5.4 | (151) | (65) |
Mouvement net des provisions 1 |
| (38) | (40) |
Autres produits et charges |
| 9 | (56) |
Total |
| (889) | (836) |
| |||
Le total des dotations aux amortissements des immobilisations incluses dans les charges opérationnelles (« Autres produits et charges » et « Coût des ventes ») s’élève à 378 M€ en 2023, contre 341 M€ en 2022.
Le total des dotations aux amortissements des droits d’utilisation inclus dans les charges opérationnelles (« Autres produits et charges » et « Coût des ventes ») s’élève à 288 M€ en 2023, contre 266 M€ en 2022.
Principes comptables
Les stocks et en-cours détenus par les sociétés du groupe sont évalués au plus bas de leur coût de revient (y compris frais indirects de production) et de leur valeur nette de réalisation :
Créances clients
Les créances clients sont comptabilisées au bilan à la valeur nominale qui correspond à la juste valeur.
Transactions en monnaies étrangères
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Marchandises, produits intermédiaires et finis | 1 972 | 1 614 |
Matières premières et en-cours | 1 299 | 960 |
Valeurs brutes | 3 271 | 2 574 |
Provisions pour dépréciation | (856) | (795) |
Total | 2 414 | 1 779 |
(Charge)/produit net de dépréciation des stocks de marchandises, produits intermédiaires et finis | (60) | 0 |
(Charge)/produit net de dépréciation des stocks de matières premières et en-cours | (9) | 6 |
Aucun stock n’a été donné en tant que garantie de dettes financières.
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciation | Net | Net | |
Créances clients et comptes rattachés | 434 | 3 | 431 | 383 |
dont : |
|
|
|
|
| 282 | 0 | 282 | 267 |
| 152 | 3 | 149 | 116 |
Créances d’impôts exigibles | 51 | - | 51 | 19 |
Autres débiteurs | 301 | - | 300 | 263 |
Autres débiteurs non courants | 37 | 0 | 37 | 39 |
Total | 822 | 4 | 818 | 704 |
Le montant des créances clients et comptes rattachés échus se décompose comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciation | Net | Net | |
Inférieur à 3 mois | 146 | 0 | 146 | 114 |
Entre 3 et 6 mois | 3 | 1 | 2 | 1 |
Supérieur à 6 mois | 3 | 2 | 1 | 1 |
Total | 152 | 3 | 149 | 116 |
La politique du groupe est de recommander une couverture d’assurance client dans la mesure où les conditions locales le permettent. En conséquence, le risque attendu de non-recouvrement est faible, comme le montre le niveau de dépréciation des créances clients, qui représente 1 % de la valeur brute à fin 2023 (1 % à fin 2022). Il n’existe pas de concentration notable du risque de crédit.
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Fournisseurs | 685 | 659 |
Dettes sur immobilisations | 195 | 118 |
Fournisseurs et comptes rattachés | 880 | 777 |
Passifs d’impôts exigibles | 586 | 496 |
Autres créditeurs courants | 1 233 | 1 239 |
Autres créditeurs non courants | 106 | 103 |
Fournisseurs et autres créditeurs | 2 804 | 2 615 |
Les autres créditeurs courants comprennent majoritairement les dettes sociales et les dettes fiscales hors passifs d’impôts exigibles.
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Stocks et en-cours | (662) | (324) |
Créances clients et comptes rattachés | (122) | (54) |
Fournisseurs et comptes rattachés | 42 | 203 |
Autres créances et dettes | (53) | 248 |
Total | (794) | 73 |
Le poste « Autres créances et dettes » de la variation du besoin en fonds de roulement comprend majoritairement les créances et dettes fiscales et sociales.
| Total | Production | Vente | Support | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | 31/12/2023 | 31/12/2022 | |
France | 13 723 | 12 360 | 9 355 | 8 561 | 1 748 | 1 554 | 2 620 | 2 245 |
Europe (hors France) | 2 327 | 2 092 | 878 | 760 | 1 144 | 1 060 | 305 | 272 |
Japon | 965 | 900 | 2 | - | 880 | 821 | 83 | 79 |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 3 498 | 2 954 | 101 | 77 | 2 832 | 2 552 | 565 | 325 |
Amériques | 1 524 | 1 380 | 59 | 71 | 1 152 | 1 028 | 313 | 281 |
Total | 22 037 | 19 686 | 10 395 | 9 469 | 7 756 | 7 015 | 3 886 | 3 202 |
Les effectifs correspondent aux salariés en CDI et à ceux en CDD d’une durée supérieure à neuf mois.
Les charges de personnel comptabilisées au titre de 2023 s’élèvent à 2 067 M€, contre 1 765 M€ en 2022.
Principes généraux et comptables
Régimes d’avantages postérieurs à l’emploi
Régimes à cotisations définies
Ces régimes se caractérisent par des versements de cotisations périodiques à des organismes extérieurs qui en assurent la gestion administrative et financière. Le groupe n’est pas engagé au-delà des cotisations versées et celles-ci sont donc comptabilisées en charges par destination dans les différentes lignes du compte de résultat consolidé.
Régimes à prestations définies
Les régimes à prestations définies du groupe Hermès comprennent :
Un actuaire indépendant calcule annuellement les obligations du groupe en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode prend en compte, sur la base d’hypothèses actuarielles, la probabilité de durée de service future du salarié, le niveau de rémunération futur, l’espérance de vie ainsi que la rotation du personnel et le taux d’inflation. Les hypothèses actuarielles sont revues chaque année.
L’obligation est actualisée en utilisant un taux pour chaque pays où sont localisés les engagements. Les taux d’actualisation retenus sont obtenus par référence au taux de rendement des obligations des émetteurs privés de grande qualité (AA), de maturité correspondant à celle de l’engagement.
Lorsque les prestations sont préfinancées par le biais de fonds externes, les actifs ainsi détenus sont évalués à leur juste valeur, et pris en compte dans l’évaluation de la provision nette. Conformément à la norme IAS 19 révisée, les taux de rendement des actifs sont déterminés en référence aux taux d’actualisation des engagements.
Au compte de résultat consolidé, la charge est présentée en « Autres produits et charges ».
Les modifications d’hypothèses actuarielles et les effets d’expérience donnent lieu à des écarts actuariels dont la totalité est enregistrée dans les « Autres éléments du résultat global » sur la période durant laquelle ils ont été constatés.
Autres avantages à long terme
Les autres avantages à long terme du groupe Hermès comprennent :
La provision présentée au bilan comprend les régimes postérieurs à l’emploi à prestations définies ainsi que les autres avantages à long terme :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Régimes à prestations définies | 151 | 182 |
Autres avantages à long terme | 16 | 15 |
Provisions en fin de période | 167 | 196 |
La valeur actualisée des obligations et la juste valeur des actifs de couverture ventilées par zone géographique se présentent comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur | Répartition | Valeur | Répartition | |
France | 141 | 50 % | 157 | 54 % |
Japon | 45 | 16 % | 50 | 17 % |
Autres | 94 | 34 % | 84 | 29 % |
Valeur actualisée des obligations | 280 | 100 % | 292 | 100 % |
France | 44 | 39 % | 33 | 35 % |
Autres | 68 | 61 % | 62 | 65 % |
Juste valeur des actifs de couverture | 112 | 100 % | 95 | 100 % |
France | 97 | 58 % | 124 | 63 % |
Japon | 45 | 27 % | 50 | 26 % |
Autres | 26 | 15 % | 22 | 11 % |
Provisions pour engagements de retraite et assimilés | 167 | 100 % | 196 | 100 % |
Pour l’exercice 2023, elles ont été les suivantes pour les pays portant les principaux engagements du groupe Hermès :
| France | Japon |
|---|---|---|
Taux d’actualisation | 3,50% - 4,29% 1 | 1,6 % |
Évolution des salaires | 3,5% - 4,2% | 2,5 % |
|
|
|
Rappel des hypothèses 2022 :
| France | Japon |
|---|---|---|
Taux d’actualisation | 3,35% - 3,48% 1 | 1,0 % |
Évolution des salaires | 3,5 % - 4,0 % | 2,5 % |
| ||
Une augmentation ou une diminution de 0,50 point du taux d’actualisation entraînerait une diminution de la provision retraite du groupe Hermès de 12 M€, respectivement une augmentation de 14 M€, dont la contrepartie serait comptabilisée en capitaux propres.
En millions d’euros | 2023 | 2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur des engagements | Actifs de couverture | Engagements provisionnés | Valeur des engagements | Actifs de couverture | Engagements provisionnés | |
Provision au 1er janvier | 292 | (95) | 196 | 331 | (71) | 260 |
Charge de l’exercice | 20 | (2) | 17 | 20 | (3) | 16 |
Prestations versées | (14) | 9 | (4) | (5) | 1 | (4) |
Contributions employeurs | - | (22) | (22) | - | (22) | (22) |
Contributions employés | 3 | (3) | - | 2 | (2) | - |
Écarts actuariels reconnus en autres éléments du résultat global | (16) | 1 | (15) | (53) | 2 | (51) |
Variation de périmètre | 0 | - | 0 | 0 | (0) | - |
Écarts de conversion | (1) | (4) | (5) | (0) | (3) | (3) |
Autres mouvements | (4) | 4 | - | (4) | 4 | - |
Provision au 31 décembre | 279 | (112) | 167 | 292 | (95) | 196 |
La charge relative aux cotisations de l’employeur au titre des régimes à cotisations définies pour l’exercice 2023 s’élève à 101 M€ (90 M€ en 2022).
Principes comptables
Les plans d’attribution d’actions gratuites sont comptabilisés en charges dans la rubrique « Autres produits et charges » pour leur juste valeur, en contrepartie d’une augmentation des capitaux propres. Cette juste valeur est étalée sur la période d’acquisition des droits.
L’estimation de la juste valeur est calculée sur la base du cours de l’action du jour de la décision de Gérance correspondante, sous déduction du montant des dividendes anticipés sur la période d’acquisition des droits et en tenant compte d’une hypothèse de taux de rotation des bénéficiaires.
Dans certains pays, ces paiements en actions sont soumis à des charges sociales dues lors de la livraison aux salariés. Ces charges sont alors étalées sur la période d’acquisition des droits et comptabilisées dans la rubrique « Autres produits et charges ».
Conformément aux autorisations accordées par l’Assemblée générale mixte des actionnaires du 20 avril 2023, dans sa 28e résolution, la Gérance a décidé, le 15 juin 2023, de procéder à des attributions d’actions gratuites décrites ci-après. Le cours de l’action à la date d’octroi s’élevait à 1 939,00 €.
La période d’acquisition des droits attribués en vertu de ce plan est de quatre ans. Le transfert de propriété de la totalité des actions est assujetti à la condition de présence des bénéficiaires dans les effectifs du groupe à l’issue de la période d’acquisition.
La période d’acquisition des droits attribués en vertu de ce plan est de quatre ans. Le transfert de propriété de la totalité des actions est assujetti à la condition de présence des bénéficiaires dans les effectifs du groupe à l’issue de la période d’acquisition. Par ailleurs, pour 50 % des droits attribués, des critères de performance (fonction des résultats du groupe en 2023 et 2024) doivent être atteints. Pour les besoins de la détermination de la charge comptabilisée, les conditions de performance ont été considérées comme satisfaites au titre des exercices 2023 et 2024.
Le calcul de la charge IFRS relative à ces attributions repose sur une juste valeur de l’action de 1 878,20 € à horizon quatre ans, après prise en compte d’un taux de rendement de dividendes.
La charge IFRS supportée en 2023 au titre de l’ensemble des plans d’attribution d’actions gratuites s’est élevée à 151 M€, y compris charges patronales, contre 65 M€ à fin 2022.
Les actions en circulation ont évolué comme suit sur l’exercice :
En actions | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
En circulation au 1er janvier | 404 760 | 422 187 |
Droits émis | 302 568 | - |
Droits exercés | (267 417) | (264) |
Droits renoncés ou annulés | (11 535) | (17 163) |
En circulation au 31 décembre | 428 376 | 404 760 |
Les informations relatives aux plans d’attribution d’actions gratuites sont détaillées dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.3.2.
La rémunération globale des membres du Comité exécutif et du Conseil de surveillance, au titre de leurs fonctions dans le groupe, s’analyse de la façon suivante :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Avantages à court terme | 35 | 29 |
Avantages postérieurs à l’emploi | 4 | 4 |
Autres avantages à long terme | 0 | 0 |
Paiements en actions | 3 | 3 |
TOTAL | 42 | 36 |
Les avantages à court terme comprennent les rémunérations et primes versées au cours de l’exercice aux membres du Comité exécutif ainsi que les jetons de présence versés aux membres du Conseil de surveillance.
Les paiements en actions correspondent aux montants comptabilisés en charge de l’exercice.
Principes comptables
Impôt sur les résultats
La charge d’impôt comprend l’impôt exigible de l’exercice des différentes sociétés intégrées globalement et l’impôt différé.
Les sociétés du groupe font régulièrement l’objet de vérifications par les autorités fiscales des pays dans lesquels elles opèrent. Les éventuelles positions fiscales incertaines font l’objet de dettes appropriées dont les montants sont revus conformément aux critères de la norme IAS 12 et de l’interprétation IFRIC 23.
Régimes d’intégration fiscale
Le régime français d’intégration fiscale permet à certaines sociétés françaises du groupe de compenser leurs résultats imposables pour la détermination de la charge d’impôt d’ensemble, dont seule la société mère intégrante, Hermès International, reste redevable.
Il existe par ailleurs un autre régime d’intégration fiscale hors de France.
Les impôts différés sont calculés sur l’ensemble des différences temporaires existant à la clôture de l’exercice en tenant compte du taux d’impôt en vigueur à cette même date ou, s’il est voté ou quasiment voté, du taux d’impôt pour l’exercice à venir. Les impositions différées antérieures sont réévaluées selon le même principe (méthode du report variable). Le retraitement des actifs et passifs liés aux contrats de location donne lieu également à comptabilisation d’un impôt différé.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Impôts exigibles | (1 745) | (1 364) |
Impôts différés | 122 | 59 |
Total | (1 623) | (1 305) |
L’écart entre la charge d’impôt théorique et la charge nette d’impôt réelle s’analyse comme suit :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Résultat net – part du groupe | 4 311 | 3 367 |
Part dans le résultat des entreprises associées | 105 | 50 |
Part revenant aux intérêts ne conférant pas le contrôle | (12) | (13) |
Charge d’impôt | (1 623) | (1 305) |
Résultat avant impôt | 5 840 | 4 635 |
Taux effectif d’impôt | 27,8 % | 28,2 % |
Taux d’impôt courant en France | 25,8 % | 25,8 % |
Charge d’impôt théorique | (1 509) | (1 197) |
Éléments en rapprochement : |
|
|
| 17 | (8) |
| (131) | (100) |
Total | (1 623) | (1 305) |
Le taux d’impôt applicable en France en 2023 est le taux de base de 25,00 % augmenté de la contribution sociale de 3,3 %, soit 25,83 %.
Les « différences permanentes et autres » comprennent les charges et produits qui ne seront jamais déductibles ou imposables, l’incidence des reports déficitaires non activés, les ajustements d’impôt sur exercices antérieurs et les éventuels risques et positions fiscales incertaines.
La variation nette des impositions différées (situations active et passive) s’analyse comme suit :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Solde d’impôts différés actifs au 1er janvier | 555 | 546 |
Solde d’impôts différés passifs au 1er janvier | 20 | 15 |
Situation nette d’impôts différés active au 1er janvier | 535 | 531 |
Effet résultat | 122 | 59 |
Effet périmètre | - | - |
Effet change | (23) | (2) |
Effet capitaux propres | (5) | (53) |
Situation nette d’impôts différés active au 31 décembre | 629 | 535 |
Solde d’impôts différés actifs au 31 décembre | 631 | 555 |
Solde d’impôts différés passifs au 31 décembre | 2 | 20 |
L’effet capitaux propres concerne principalement la variation des impôts différés liés :
Ces mouvements sont sans impact sur le résultat de l’exercice (cf. note 11.5).
Les impôts différés portent principalement sur les retraitements suivants :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Marges internes en stocks et provisions sur stocks | 464 | 354 |
Provisions ou amortissements non déductibles des immobilisations | 72 | 57 |
Contrats de location IFRS 16 | 53 | 56 |
Engagements de retraite et assimilés | 40 | 48 |
Instruments dérivés | (45) | (27) |
Provisions réglementées | (53) | (28) |
Autres | 99 | 74 |
Total | 629 | 535 |
Les impôts différés actifs liés aux reports déficitaires sont non significatifs aux 31 décembre 2023 et 2022.
Principes comptables
Les regroupements d’entreprises réalisés dans les cas où le groupe obtient le contrôle d’une ou de plusieurs autres activités, sont comptabilisés en appliquant la méthode de l’acquisition :
Cette évaluation est menée, dans la devise de l’entité acquise, dans un délai n’excédant pas un an après la date d’acquisition. Les écarts d’évaluation dégagés à cette occasion sont comptabilisés dans les actifs et passifs concernés, y compris pour la part des intérêts ne conférant pas le contrôle. L’écart résiduel, représentatif de la différence entre la contrepartie transférée et la quote-part des actifs et passifs évalués à leur juste valeur, est comptabilisé en goodwill.
Les goodwill et ajustements de juste valeur provenant de l’acquisition d’une entité étrangère sont considérés comme des actifs et passifs de l’entité étrangère. Ils sont donc exprimés dans la monnaie fonctionnelle de l’entité et sont convertis au taux de clôture.
La différence entre la valeur comptable des intérêts minoritaires acquis postérieurement à la date de contrôle et le prix payé pour leur acquisition est comptabilisée en contrepartie des capitaux propres.
Les goodwill ne sont pas amortis. Ils doivent faire l’objet d’un test de perte de valeur dont les principes sont présentés en note 7.4. Les éventuelles dépréciations qui en résultent sont comptabilisées dans les « Autres produits et charges » du résultat opérationnel. Elles sont irréversibles.
En 2023, le groupe a poursuivi sa stratégie d’intégration verticale. Il a réalisé des acquisitions ciblées, qui ne sont pas significatives, ni au total ni individuellement.
Le montant des goodwill figurant au bilan consolidé d’Hermès s’élève à 72 M€ au 31 décembre 2023.
Principes comptables
Les immobilisations incorporelles sont principalement composées de logiciels acquis (y compris leurs coûts de mise en place) ainsi que des coûts de développement du site e-commerce du groupe. Elles sont amorties linéairement sur leur durée probable d’utilisation, généralement comprise entre trois et cinq ans.
Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût historique d’acquisition diminué des amortissements cumulés et des pertes de valeur constatées. Elles sont amorties, principalement selon le mode linéaire, sur leur durée estimée d’utilisation, qui correspond en moyenne à :
Lorsqu’une immobilisation corporelle est constituée de composants ayant des durées d’utilisation différentes, ils sont comptabilisés comme des éléments distincts.
Les profits et les pertes provenant de la cession d’une immobilisation corporelle sont déterminés par la différence entre les produits de cession et la valeur nette comptable de l’actif cédé, et sont inclus dans les « Autres produits et charges ».
Sur l’exercice 2023, les immobilisations incorporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2022 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 578 | 86 | (3) | (1) | 13 | 674 |
Autres immobilisations incorporelles | 141 | 5 | (3) | (3) | 1 | 140 |
Immobilisations en cours | 19 | 24 | 0 | (0) | (18) | 26 |
Total valeurs brutes | 738 | 115 | (6) | (4) | (4) | 839 |
Amortissements logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 393 | 89 | (3) | (0) | 1 | 480 |
Amortissements autres immobilisations incorporelles | 114 | 6 | (3) | (3) | (1) | 113 |
Pertes de valeur | 18 | 3 | (0) | 0 | (0) | 21 |
Total amortissements et pertes de valeur | 525 | 98 | (6) | (3) | (0) | 614 |
Total valeurs nettes | 213 | 17 | (0) | (1) | (4) | 225 |
Sur l’exercice 2022, les immobilisations incorporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2021 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 560 | 81 | (2) | (0) | (61) | 578 |
Autres immobilisations incorporelles | 143 | 9 | (6) | 1 | (6) | 141 |
Immobilisations en cours | 38 | 14 | - | 0 | (33) | 19 |
Total valeurs brutes | 741 | 104 | (8) | 1 | (101) | 738 |
Amortissements logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 354 | 75 | (2) | (0) | (34) | 393 |
Amortissements autres immobilisations incorporelles | 116 | 8 | (6) | 1 | (4) | 114 |
Pertes de valeur | 14 | 4 | (0) | 0 | 0 | 18 |
Total amortissements et pertes de valeur | 483 | 87 | (8) | 1 | (38) | 525 |
Total valeurs nettes | 258 | 17 | - | (0) | (63) | 213 |
La colonne « Autres » comprenait en 2022 - 49 M€ liés à l’application de la décision IFRIC relative aux logiciels en mode SaaS.
Les immobilisations corporelles ont évolué de la manière suivante au cours du dernier exercice :
En millions d’euros | 31/12/2022 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Terrains | 191 | 166 | - | (9) | - | 348 |
Constructions | 1 275 | 32 | (1) | (17) | 28 | 1 318 |
Installations techniques, matériel et outillage | 457 | 51 | (5) | 0 | 23 | 526 |
Agencements et mobiliers des magasins | 1 433 | 114 | (31) | (41) | 76 | 1 551 |
Autres immobilisations corporelles | 561 | 68 | (7) | (4) | 14 | 631 |
Immobilisations en cours | 209 | 313 | (0) | (5) | (133) | 385 |
Total valeurs brutes | 4 127 | 744 | (45) | (76) | 9 | 4 759 |
Amortissements constructions | 507 | 47 | (1) | (10) | 5 | 549 |
Amortissements installations techniques, matériel et outillage | 281 | 33 | (5) | 0 | 5 | 315 |
Amortissements agencements et mobiliers des magasins | 787 | 152 | (31) | (22) | 1 | 888 |
Amortissements autres immobilisations corporelles | 344 | 49 | (7) | (4) | (5) | 378 |
Pertes de valeur | 201 | 93 | (0) | (0) | (3) | 290 |
Total amortissements et pertes de valeur | 2 119 | 375 | (44) | (35) | 4 | 2 419 |
Total valeurs nettes | 2 007 | 369 | (1) | (41) | 5 | 2 340 |
Sur l’exercice 2022, les immobilisations corporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2021 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Terrains | 199 | - | - | (8) | - | 191 |
Constructions | 1 130 | 56 | (9) | (3) | 101 | 1 275 |
Installations techniques, matériel et outillage | 471 | 36 | (14) | 0 | (36) | 457 |
Agencements et mobiliers des magasins | 1 225 | 108 | (47) | 19 | 128 | 1 433 |
Autres immobilisations corporelles | 502 | 43 | (16) | 1 | 31 | 561 |
Immobilisations en cours | 248 | 172 | (6) | 5 | (210) | 209 |
Total valeurs brutes | 3 775 | 414 | (91) | 14 | 14 | 4 127 |
Amortissements constructions | 467 | 45 | (6) | (4) | 4 | 507 |
Amortissements installations techniques, matériel et outillage | 289 | 29 | (13) | 0 | (25) | 281 |
Amortissements agencements et mobiliers des magasins | 664 | 139 | (46) | 10 | 20 | 787 |
Amortissements autres immobilisations corporelles | 309 | 45 | (16) | 0 | 6 | 344 |
Pertes de valeur | 165 | 38 | (1) | 2 | (2) | 201 |
Total amortissements et pertes de valeur | 1 894 | 296 | (82) | 9 | 3 | 2 119 |
Total valeurs nettes | 1 881 | 118 | (8) | 5 | 11 | 2 007 |
Les investissements réalisés au cours des exercices 2023 et 2022 sont liés principalement à l’ouverture et à la rénovation de magasins, au développement de l’outil de production, ainsi qu’à l’achat en 2023 d’un ensemble d’immeubles de bureaux à Paris.
Les pertes de valeur concernent les lignes de production et les magasins jugés insuffisamment rentables. Il est précisé que les unités génératrices de trésorerie sur lesquelles les pertes de valeur ont été comptabilisées ne sont pas individuellement significatives au regard de l’activité totale du groupe.
Principes comptables
Bilan
Le groupe Hermès est propriétaire de la quasi-totalité de son outil de production et locataire de la plupart des magasins et des bureaux dans les villes où il opère. Les contrats de location immobilière dont les loyers sont fixes sont reconnus à l’actif par la constatation d’un droit d’utilisation et au passif par une dette de loyers correspondant à la valeur actualisée des paiements futurs.
Les droits d’utilisation sont égaux au montant des dettes de loyers, ajustés :
Les droits d’utilisation sont amortis linéairement sur la durée du contrat de location.
À la fin de chaque période, la dette de loyers est augmentée à hauteur des charges d’intérêts déterminées par application du taux d’actualisation et diminuée du montant des paiements effectués.
Par ailleurs, la dette peut être réestimée en cas de révision de la durée de location, des taux ou indices sur lesquels sont basés les loyers.
Compte de résultat
Les dotations aux amortissements des droits d’utilisation sont présentées en « Autres produits et charges » à l’exception des dotations relatives aux droits d’utilisation affectés à la production qui sont classées en « Coût des ventes ».
La charge d’intérêts est comptabilisée dans le résultat financier (cf. note 9.1).
Le profit ou la perte provenant de la rupture anticipée d’un contrat est déterminé par la différence entre la valeur nette comptable du droit d’utilisation et la valeur de la dette de loyers et est inclus dans les « Autres produits et charges ».
Tableau de flux de trésorerie
Dans le tableau des flux de trésorerie, les remboursements et les intérêts des dettes de loyers sont présentés sous la même rubrique « Remboursement des dettes de loyers » dans les flux de trésorerie liés aux opérations de financement.
Durée du contrat de location
La durée de location est déterminée contrat par contrat.
Le groupe prend en compte les options de renouvellement à la date de prise d’effet du contrat, dans la limite où la durée totale du contrat ainsi calculée est cohérente avec la durée du plan d’investissement.
En France, dans le cas des baux commerciaux dits 3-6-9, la durée des contrats retenus est de neuf ans, sauf cas particulier.
Dans le cas où seul Hermès a une option de résiliation du contrat, le groupe apprécie, à la date de prise d’effet du contrat, tous les faits et circonstances créant une incitation économique à ne pas exercer cette option, en tenant compte de critères tels que la nature même de l’actif, l’ensemble des coûts liés à la résiliation, la durée du plan d’investissement.
Taux d’actualisation
La norme prévoit que le taux d’actualisation de chaque contrat soit déterminé par référence au taux d’emprunt marginal de la filiale contractante. En pratique, étant donné la structure de financement du groupe, ce taux est déterminé à partir du taux d’intérêt swap de la devise locale, retenu sur une maturité en ligne avec la duration moyenne des contrats du pays. Il est ajusté du risque de crédit par la prise en compte du credit default swap du groupe. Les taux ainsi calculés s’appliquent à la date de début de chaque contrat.
Loyers non capitalisés
Les contrats de location correspondant à des actifs de faible valeur unitaire ou d’une durée inférieure ou égale à 12 mois sont comptabilisés directement en charges.
La partie variable des loyers est comptabilisée en charges sur la période au cours de laquelle les conditions déclenchant le paiement sont constatées. Chez Hermès, cette partie variable concerne principalement les loyers indexés sur le chiffre d’affaires.
La décomposition des droits d’utilisation par nature d’actif sous-jacent est la suivante :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Brut | Amortissements et pertes de valeur | Net | Net | |
Magasins | 2 304 | 1 038 | 1 266 | 1 272 |
Bureaux et autres | 654 | 204 | 450 | 310 |
Total | 2 958 | 1 242 | 1 716 | 1 582 |
La variation des droits d’utilisation au cours de l’exercice se constitue comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Magasins | Bureaux et autres | Total | Total | |
Valeur brute au 1er janvier | 2 222 | 534 | 2 756 | 2 489 |
Mise en place de nouveaux contrats et révisions | 249 | 218 | 468 | 330 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (100) | (90) | (189) | (123) |
Effet taux de change | (68) | (11) | (79) | 51 |
Autres mouvements et reclassements | - | 2 | 3 | 8 |
Valeur brute au 31 décembre | 2 304 | 654 | 2 958 | 2 756 |
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Magasins | Bureaux et autres | Total | Total | |
Amortissements et pertes de valeur au 1er janvier | 950 | 224 | 1 174 | 972 |
Amortissements et pertes de valeur | 221 | 71 | 293 | 305 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (103) | (88) | (191) | (120) |
Effet taux de change | (31) | (3) | (34) | 17 |
Autres mouvements et reclassements | - | - | - | - |
Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre | 1 038 | 204 | 1 242 | 1 174 |
Les échéances des dettes de loyers sont les suivantes :
En millions d’euros | < 1 an | De 1 an à 5 ans | > 5 ans | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Total dettes de loyers | 289 | 995 | 725 | 2 009 | 1 897 |
La variation de la dette au cours de l’exercice se décompose comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Dettes de loyers au 1er janvier | 1 897 | 1 777 |
Mise en place de nouveaux contrats et révisions | 479 | 350 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (24) | (10) |
Remboursements | (277) | (261) |
Effet taux de change | (60) | 43 |
Autres mouvements et reclassements | (4) | (2) |
Dettes de loyers au 31 décembre | 2 009 | 1 897 |
À fin décembre 2023, les loyers relatifs aux contrats de location non capitalisés correspondent :
Les charges financières relatives aux dettes de loyers sont présentées en note 9.1.
Principes comptables
Conformément à la norme IAS 36, les tests de dépréciation des actifs à durée de vie indéfinie sont réalisés annuellement en période budgétaire ou plus régulièrement si des événements ou des modifications d’environnement de marché mettent en évidence des indices de perte de valeur. Pour les actifs à durée de vie définie, les tests sont réalisés en cas d’identification d’indices de perte de valeur. Ces tests de dépréciation consistent à comparer l’actif net comptable à la valeur recouvrable de l’ensemble des actifs corporels et/ou incorporels de chaque unité génératrice de trésorerie (UGT).
Le groupe Hermès a défini les UGT ou groupe d’UGT suivants :
La valeur recouvrable de chaque UGT est déterminée par la méthode des flux de trésorerie actualisés, selon les principes suivants :
Dans le cas où le montant recouvrable est inférieur à la valeur nette comptable, une perte de valeur est comptabilisée pour la différence entre ces deux montants.
Le montant des éventuelles pertes de valeur relatives aux différents actifs immobilisés figure en notes 7.1, 7.2 et 7.3.
Principes comptables
Au bilan, lors de l’acquisition de titres de sociétés consolidées par mise en équivalence, les goodwill et, le cas échéant, les compléments de prix constatés sont inclus dans la valeur comptable des titres comptabilisée en « Participations dans les entreprises associées ». Les éventuelles dépréciations relatives à ces goodwill sont réversibles (cf. note 7.4).
La rubrique « Part dans le résultat des entreprises associées » qui figure au compte de résultat comprend les éléments suivants :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Participations dans les entreprises associées au 1er janvier | 54 | 51 |
Incidence des variations de périmètre | 144 | - |
Part dans le résultat des entreprises associées | 105 | 50 |
Dividendes versés | (99) | (56) |
Variation des cours de change | (2) | 2 |
Autres | (2) | 7 |
Participations dans les entreprises associées au 31 décembre | 200 | 54 |
La ligne « Autres » comprend, le cas échéant, le reclassement en « Provisions » de la quote-part du groupe dans les pertes des entreprises associées, lorsque celle-ci excède la valeur comptable des participations concernées.
Principes comptables
Actifs et passifs financiers
Les dettes et créances d’exploitation ainsi que la trésorerie et équivalents de trésorerie entrent dans le champ d’application d’IFRS 9 Instruments financiers ; ils sont présentés distinctement au bilan.
Classement des actifs et passifs financiers et modalités d’évaluation
Conformément à IFRS 9, les actifs et passifs financiers du groupe Hermès sont classés et évalués dès leur reconnaissance au bilan selon les catégories suivantes déterminées en fonction du modèle de gestion et des caractéristiques des flux contractuels de trésorerie :
Ces actifs sont comptabilisés à l’origine à leur coût d’acquisition hors frais accessoires d’achat. À chaque date de clôture, ils sont évalués à leur juste valeur. Les variations de juste valeur sont enregistrées au compte de résultat dans la rubrique « Autres produits et charges financiers ».
Les dividendes et intérêts perçus sur ces actifs sont également comptabilisés en résultat dans la rubrique « Autres produits et charges financiers ».
Actifs financiers au coût amorti
Sont classés dans cette catégorie les actifs financiers représentatifs d’intérêts ou de remboursement de capital à des dates déterminées, et dont l’intention de gestion consiste à collecter ces flux.
Il s’agit des actifs financiers à maturité fixe que le groupe a acquis avec l’intention et la capacité de les détenir jusqu’à leur échéance ainsi que des prêts et créances financières.
Ces instruments sont comptabilisés au coût amorti diminué d’une éventuelle dépréciation. Les intérêts comptabilisés au taux d’intérêt effectif sont enregistrés dans la rubrique « Autres produits et charges financiers » du compte de résultat.
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables
Les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables comprennent les titres de participation dans des sociétés non consolidées qui ne sont pas détenus à des fins de transaction. Ce classement est déterminé dès l’origine de façon irrévocable pour chaque titre concerné.
Les dettes financières sont comptabilisées initialement à leur juste valeur (hors coût de transaction) puis selon la méthode du coût amorti avec séparation éventuelle des dérivés incorporés.
Les intérêts calculés au taux d’intérêt effectif sont comptabilisés en résultat au poste « Coût de l’endettement financier brut », sur la durée de la dette financière.
Instruments financiers dérivés
Cf. note 10.
Les éléments comptabilisés par le groupe en tant que « Trésorerie et équivalents de trésorerie » répondent aux critères de qualification définis par la norme IAS 7 État des flux de trésorerie et aux recommandations de l’AMF applicables à la date de clôture.
La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont constitués des liquidités immédiatement disponibles et des placements à court terme, dont la possibilité de sortie à la date d’acquisition est inférieure ou égale à trois mois et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur.
Les parts de fonds détenus à court terme et classés en « Équivalents de trésorerie » sont comptabilisées à la juste valeur avec les variations de juste valeur enregistrées au compte de résultat.
Sont exclus de la trésorerie et équivalents de trésorerie :
Les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables ne font pas l’objet de dépréciation, conformément à IFRS 9.
Les actifs financiers évalués au coût amorti ainsi que les créances clients sont dépréciés selon un modèle de dépréciation fondé sur les pertes attendues. Le groupe applique les dispositions d’IFRS 9 relatives au modèle simplifié de provision à l’origine sur la durée de vie de l’instrument.
Le risque de crédit est apprécié dès la reconnaissance au bilan puis à chaque date de clôture en tenant compte des informations raisonnables et justifiables disponibles ainsi que de la politique de couverture d’assurance mise en place par le groupe pour l’activité « Grossistes ».
Du fait de la nature des actifs financiers concernés, le groupe détermine que le taux de perte historique sur les créances est une approximation raisonnable du taux de perte attendu.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Produits de trésorerie et équivalents de trésorerie | 331 | 67 |
Coût de l’endettement financier brut | 3 | (2) |
| 4 | 1 |
Coût de l’endettement financier net | 335 | 65 |
Charges d’intérêts sur dettes de loyers | (56) | (43) |
Autres produits et charges financiers | (88) | (84) |
| (117) | (84) |
| 19 | 6 |
Total | 190 | (62) |
En millions d’euros | 31/12/2022 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Placements financiers et intérêts courus | 1 068 | 21 | (1) | - | - | 1 088 |
Contrat de liquidité | 14 | 4 | - | - | - | 18 |
Autres immobilisations financières | 94 | 28 | (0) | 0 | (0) | 122 |
Total valeurs brutes | 1 175 | 53 | (1) | 0 | (0) | 1 229 |
Dépréciations | 67 | 21 | (0) | 0 | - | 88 |
Total valeurs nettes | 1 109 | 33 | (0) | (0) | (0) | 1 141 |
L’augmentation des placements financiers correspond à des placements de trésorerie qui ne répondent pas aux critères d’équivalents de trésorerie en raison notamment de leur maturité supérieure à trois mois à l’origine.
Le cas échéant, les variations de valeur des actifs financiers évalués à la juste valeur par capitaux propres qui sont enregistrées en « Écarts de réévaluation » en capitaux propres figurent dans la colonne « Autres ».
Le classement et l’évaluation à la juste valeur de ces actifs financiers sont détaillés en note 10.5.
Le groupe Hermès a pour politique de conserver une situation de trésorerie positive et disponible, afin de mener à bien sa stratégie de développement en toute indépendance.
Le service Trésorerie d’Hermès International gère directement les excédents et besoins de trésorerie du groupe. Il suit une politique prudente, qui vise à éviter tout risque de perte sur le capital, et à conserver une situation de liquidité satisfaisante.
Les excédents de trésorerie sont principalement investis sur des OPCVM monétaires, pensions livrées et équivalents de trésorerie (comptes à terme, dépôts à terme) dont la sensibilité est inférieure à 0,5 % et la durée de placement recommandée est inférieure à trois mois.
La répartition de la trésorerie nette retraitée par échéance et par nature de taux se présente ainsi :
En millions d’euros | Au 31/12/2023 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | > 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 10 876 | 290 | - | 11 167 | 6 268 | 4 899 |
Liquidités | 1 386 | - | - | 1 386 | 1 343 | 43 |
Valeurs mobilières de placement | 9 240 | - | - | 9 240 | 4 539 | 4 700 |
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 251 | 290 | - | 541 | 386 | 156 |
Passifs financiers 1 | 1 | 2 | - | 2 | 1 | 2 |
Dette financière moyen et long termes | 0 | 2 | - | 2 | - | 2 |
Découverts bancaires | 1 | - | - | 1 | 1 | (0) |
Trésorerie nette retraitée | 10 876 | 289 | - | 11 164 | 6 267 | 4 897 |
| ||||||
Les gains et pertes de cessions de valeurs mobilières de placement réalisés sur l’exercice et comptabilisés en résultat s’élèvent à 25 M€. Les gains ou pertes latents au 31 décembre 2023 s’élèvent à 30 M€.
En millions d’euros | Au 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | > 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 9 486 | 260 | - | 9 746 | 3 741 | 6 005 |
Liquidités | 2 028 | - | - | 2 028 | 1 827 | 201 |
Valeurs mobilières de placement | 7 197 | - | - | 7 197 | 1 544 | 5 654 |
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 261 | 260 | - | 521 | 371 | 150 |
Passifs financiers 1 | 2 | 1 | - | 3 | 2 | 1 |
Dette financière moyen et long termes | - | 1 | - | 1 | - | 1 |
Découverts bancaires | 2 | - | - | 2 | 2 | (0) |
Trésorerie nette retraitée | 9 484 | 258 | - | 9 742 | 3 739 | 6 004 |
| ||||||
Les gains et pertes de cessions de valeurs mobilières de placement réalisés sur l’exercice et comptabilisés en résultat s’élèvent à - 3,7 M€. Les gains ou pertes latents au 31 décembre 2023 s’élèvent à + 4,5 M€.
Principes comptables
Les options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle s’élèvent à 48 M€ au 31 décembre 2023, contre 34 M€ au 31 décembre 2022.
Principes comptables
Périmètre
Le groupe définit le périmètre des instruments financiers dérivés conformément aux dispositions et principes introduits par IFRS 9 Instruments financiers. À ce titre, il analyse l’ensemble de ses contrats – portant sur des passifs financiers ou non financiers – afin d’identifier l’existence d’éventuels instruments dérivés dits « incorporés ». Toute composante d’un contrat qui affecte les flux du contrat concerné de manière analogue à celle d’un instrument financier dérivé autonome répond à la définition d’un dérivé incorporé au contrat.
Si les conditions prévues par IFRS 9 sont réunies, un dérivé incorporé est séparé en comptabilité, à la date de mise en place du contrat.
Selon les règles du groupe, les filiales consolidées ne doivent prendre aucune position financière spéculative.
Évaluation et comptabilisation
Les instruments financiers dérivés sont évalués à leur juste valeur.
La variation de juste valeur de ces instruments dérivés est enregistrée au compte de résultat, sauf lorsqu’ils sont désignés comme instruments de couverture dans une couverture de flux de trésorerie, décrits ci-dessous. Dans ce dernier cas, la part efficace des variations de juste valeur des instruments dérivés est comptabilisée directement en autres éléments du résultat global dans la rubrique « Écarts de réévaluation ». Ces variations de juste valeur incluent notamment la part liée aux points de terme des contrats de change à terme ainsi qu’à la valeur temps (prime) des options de change qualifiées de couverture de flux de trésorerie. La part inefficace des variations de juste valeur correspond à l’excédent de variations de juste valeur de l’instrument de couverture par rapport aux variations de juste valeur de l’élément couvert.
Lorsque les flux de trésorerie couverts se matérialisent, les montants jusqu’alors enregistrés en capitaux propres sont repris au compte de résultat symétriquement aux flux de l’élément couvert. La reprise de la part efficace de la couverture est comptabilisée au compte de résultat opérationnel. Les points de terme et la valeur temps des options qui constituent le coût des couvertures sont comptabilisés dans la rubrique « Autres produits et charges financiers » avec, le cas échéant, la part inefficace des couvertures.
Instruments financiers dérivés qualifiés de couverture
Le groupe utilise des instruments dérivés pour couvrir ses risques de change.
Lorsque les conditions suivantes sont réunies, alors la comptabilité de couverture est applicable :
Le groupe n’encourt pas de risque de contrepartie significatif.
En application de ses procédures de contrôle interne, le groupe ne traite qu’avec des banques et des établissements financiers de premier rang ayant signé des conventions FBF et ISDA relatives aux opérations sur instruments financiers à terme. Les risques de contrepartie sur les opérations financières sont suivis de façon continue par le service Trésorerie d’Hermès International.
Le groupe répartit ses opérations de placement, de couverture de risque de change et de dépôt auprès des banques sélectionnées dans des limites de montant et de maturité définies.
L’impact du risque de crédit tel que préconisé par IFRS 13 dans la juste valeur des instruments dérivés est proche de 0, compte tenu du fait que l’ensemble des instruments dérivés a une maturité inférieure à 12 mois.
Le groupe est naturellement exposé au risque de change car la quasi-intégralité de sa production est située dans la zone euro, alors que la majorité de ses ventes s’effectue dans une devise autre que l’euro (dollar américain, yen japonais, autres devises asiatiques…). Ce risque est couvert de manière à minimiser et anticiper l’impact des fluctuations des devises sur les résultats du groupe.
La politique de change du groupe est fondée sur les principes de gestion suivants :
Le Comité exécutif a validé ces règles de gestion et le Conseil de surveillance les a entérinées. Le Comité exécutif valide les décisions de gestion à l’intérieur de ces règles dans le cadre d’un Comité de sécurité et trésorerie qui se réunit régulièrement.
La gestion administrative est opérée par le biais d’un logiciel de trésorerie intégré. Les départements Middle & Back-Office et contrôle interne d’Hermès International assurent les contrôles de ces opérations. Par ailleurs, la direction de l’audit et des risques veille au bon respect du dispositif de contrôle et des procédures de gestion.
En millions d’euros | Au 31/12/2023 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs / (Passifs) monétaires 1 | Flux futurs | Position nette | Instruments | Position nette | Ratio de | |
Yuan | 191 | 1 406 | 1 597 | (1 626) | (29) | 102 % |
Dollar américain | 30 | 1 026 | 1 056 | (1 061) | (5) | 100 % |
Dollar Singapour | 62 | 709 | 771 | (747) | 24 | 97 % |
Yen | 33 | 640 | 673 | (679) | (6) | 101 % |
Dollar Hong Kong | 36 | 590 | 626 | (643) | (16) | 103 % |
Livre sterling | 2 | 214 | 216 | (230) | (14) | 106 % |
Euro 3 | 38 | 145 | 183 | (179) | 4 | 98 % |
Dollar australien | 18 | 145 | 163 | (157) | 5 | 97 % |
Baht thaïlandais | 9 | 116 | 125 | (125) | 1 | 99 % |
Dollar canadien | 6 | 118 | 124 | (125) | (1) | 101 % |
Franc suisse | 14 | 68 | 82 | (77) | 4 | 95 % |
Real brésilien | 28 | 19 | 46 | (38) | 9 | 81 % |
Autres devises | (0) | 168 | 168 | (167) | 1 | 100 % |
Synthèse | 468 | 5 363 | 5 831 | (5 854) | (23) | 100 % |
| ||||||
En millions d’euros | Au 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs / (Passifs) monétaires) 1 | Flux futurs | Position nette | Instruments | Position nette | Ratio de | |
Yuan | 285 | 1 147 | 1 432 | (1 437) | (5) | 100 % |
Dollar américain | (12) | 994 | 982 | (972) | 10 | 99 % |
Dollar Singapour | 60 | 584 | 644 | (643) | 1 | 100 % |
Yen | 37 | 534 | 571 | (568) | 3 | 99 % |
Dollar Hong Kong | 32 | 487 | 519 | (548) | (29) | 106 % |
Livre sterling | (16) | 165 | 149 | (141) | 8 | 95 % |
Dollar australien | 19 | 123 | 142 | (139) | 3 | 98 % |
Euro 3 | 18 | 95 | 113 | (113) | (0) | 100 % |
Baht thaïlandais | 11 | 96 | 108 | (101) | 6 | 94 % |
Dollar canadien | 8 | 86 | 94 | (91) | 3 | 97 % |
Franc suisse | 34 | 39 | 74 | (71) | 3 | 96 % |
Real brésilien | 17 | 15 | 32 | (27) | 6 | 82 % |
Autres devises | 7 | 120 | 127 | (124) | 3 | 98 % |
Synthèse | 501 | 4 486 | 4 987 | (4 976) | 11 | 100 % |
| ||||||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés | Valeur de marché des contrats au 31 décembre 2023 1 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Couverture de | Couverture de | Non affectés | Total | |||
Options achetées |
|
|
|
|
|
|
Puts yuan | 126 | 126 | 5 | - | - | 5 |
Tunnels vendeurs yuan | 407 | 407 | 15 | - | - | 15 |
Puts dollar américain | 95 | 95 | 4 | - | - | 4 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 284 | 284 | 10 | - | - | 10 |
Puts dollar Singapour | 96 | 96 | 2 | - | - | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 288 | 288 | 4 | - | - | 4 |
Puts yen | 197 | 197 | 6 | - | - | 6 |
Tunnels vendeurs yen | 240 | 240 | 12 | - | - | 12 |
Puts dollar Hong Kong | 69 | 69 | 2 | - | - | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 206 | 206 | 6 | - | - | 6 |
| 2 008 | 2 008 | 65 | - | - | 65 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | 640 | 660 | 6 | 0 | (0) | 6 |
Euro 3 | 145 | 145 | (1) | - | (0) | (1) |
Yuan | 870 | 870 | 35 | - | (0) | 35 |
Dollar Singapour | 325 | 325 | 7 | - | - | 7 |
Dollar Hong Kong | 316 | 316 | 10 | - | - | 10 |
Livre sterling | 214 | 214 | (3) | - | - | (3) |
Yen | 202 | 202 | 23 | - | - | 23 |
Franc suisse | 68 | 68 | (2) | - | - | (2) |
Dollar canadien | 118 | 118 | (0) | - | - | (0) |
Dollar australien | 145 | 145 | - | - | - | - |
Baht thaïlandais | 116 | 116 | 3 | - | - | 3 |
Autres devises | 206 | 206 | (3) | - | - | (3) |
| 3 364 | 3 384 | 74 | 0 | (0) | 74 |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | 42 | (1) | 0 | - | 1 | 1 |
Yuan | 222 | 175 | 2 | - | 1 | 3 |
Dollar Singapour | 38 | 38 | - | - | - | - |
Dollar Hong Kong | 53 | 46 | 1 | - | - | 1 |
Franc suisse | 9 | 9 | (0) | - | - | (0) |
Livre sterling | 16 | 1 | - | - | - | - |
Yen | 39 | 33 | - | - | - | - |
Autres devises | 62 | 51 | 0 | - | - | - |
| 482 | 353 | 3 | - | 2 | 4 |
Total | 5 854 | 5 745 | 141 | - | 1 | 143 |
| ||||||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés | Valeur de marché des contrats au 31 décembre 2022 1 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Couverture de flux de trésorerie futurs | Couverture de | Non affectés | Total | |||
Options achetées |
|
|
|
|
|
|
Puts yuan | 105 | 105 | 7 | - | - | 7 |
Tunnels vendeurs yuan | 316 | 316 | 18 | - | - | 18 |
Puts dollar américain | 94 | 94 | 4 | - | - | 4 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 283 | 283 | 9 | - | - | 9 |
Puts dollar Singapour | 81 | 81 | 2 | - | - | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 244 | 244 | 2 | - | - | 2 |
Puts yen | 51 | 51 | 3 | - | - | 3 |
Tunnels vendeurs yen | 203 | 203 | 7 | - | - | 7 |
Puts dollar Hong Kong | 59 | 59 | 2 | - | - | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 176 | 176 | 5 | - | - | 5 |
| 1 612 | 1 612 | 58 | - | - | 58 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | 625 | 625 | (1) | 0 | (0) | (1) |
Euro 3 | 95 | 95 | 3 | - | - | 3 |
Yuan | 724 | 724 | 18 | - | - | 18 |
Dollar Singapour | 258 | 258 | (12) | - | - | (12) |
Dollar Hong Kong | 252 | 252 | 7 | - | (0) | 7 |
Livre sterling | 165 | 165 | 5 | - | - | 5 |
Yen | 280 | 280 | 6 | - | - | 6 |
Franc suisse | 39 | 39 | (2) | - | - | (2) |
Dollar canadien | 86 | 86 | 3 | - | - | 3 |
Dollar australien | 123 | 123 | 7 | - | - | 7 |
Baht thaïlandais | 96 | 96 | 1 | - | - | 1 |
Autres devises | 146 | 146 | (2) | - | (2) | (4) |
| 2 890 | 2 890 | 32 | 0 | (2) | 30 |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | (30) | (30) | 0 | - | (0) | - |
Yuan | 293 | 223 | (1) | - | (0) | (1) |
Dollar Singapour | 59 | 59 | (1) | - | - | (1) |
Dollar Hong Kong | 61 | 41 | 0 | - | - | - |
Franc suisse | 31 | 31 | (0) | - | - | (0) |
Livre sterling | (24) | (24) | (0) | - | - | (0) |
Yen | 34 | 34 | (1) | - | (0) | (1) |
Autres devises | 48 | 48 | 0 | - | (0) | - |
| 473 | 382 | (2) | - | (0) | (2) |
Total | 4 976 | 4 884 | 88 | 0 | (3) | 86 |
| ||||||
L’analyse de sensibilité des capitaux propres au risque de change est réalisée pour la réserve de couverture des flux de trésorerie. L’impact sur les capitaux propres (avant impôt) correspond à la variation de valeur de marché des dérivés qualifiés de couverture de flux de trésorerie générée par la variation instantanée des cours de change à la clôture, toutes les autres variables étant supposées rester constantes.
En millions d’euros | 2023 | 2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Impacts avant impôt | Capitaux propres | Résultat | Capitaux propres | Résultat |
Appréciation de 10 % des devises d’exposition du groupe | (414) | (3) | (397) | 1 |
Dépréciation de 10 % des devises d’exposition du groupe | 376 | 2 | 346 | (1) |
Le groupe peut être amené à couvrir une partie de ses dettes et créances contre les fluctuations des taux d’intérêt à l’aide d’instruments financiers tels que les swaps et les dérivés de taux.
Le contrôle des risques et des procédures de gestion est identique à celui qui est appliqué pour les opérations de change.
Les risques de taux ci-après concernent les seuls éléments de la trésorerie nette. Par ailleurs, les risques de taux sont non significatifs sur les actifs et passifs financiers exclus de la trésorerie nette.
En millions d’euros | Au 31 décembre 2023 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 an à 5 ans | > 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 10 876 | 290 | - | 11 167 | 6 268 | 4 899 |
Euro | 7 388 | 290 | - | 7 679 | 5 059 | 2 620 |
Yuan | 762 | - | - | 762 | 54 | 709 |
Dollar américain | 1 424 | - | - | 1 424 | 423 | 1 001 |
Dollar Singapour | 409 | - | - | 409 | 159 | 250 |
Dollar Hong Kong | 253 | - | - | 253 | 59 | 194 |
Autres devises | 639 | - | - | 639 | 514 | 126 |
Passifs financiers 1 | 1 | 2 | - | 2 | 1 | 2 |
Euro | 0 | 2 | - | 2 | 0 | 2 |
Autres devises | 0 | - | - | 0 | 0 | - |
Trésorerie nette retraitée | 10 876 | 289 | - | 11 164 | 6 267 | 4 897 |
| ||||||
En millions d’euros | Au 31 décembre 2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | > 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 9 486 | 260 | - | 9 746 | 3 741 | 6 005 |
Euro | 6 185 | 260 | - | 6 444 | 2 456 | 3 988 |
Yuan | 798 | - | - | 798 | 39 | 759 |
Dollar américain | 1 096 | - | - | 1 096 | 534 | 562 |
Dollar Singapour | 272 | - | - | 272 | 160 | 112 |
Dollar Hong Kong | 490 | - | - | 490 | 39 | 451 |
Autres devises | 645 | - | - | 645 | 513 | 133 |
Passifs financiers 1 | 2 | 1 | - | 3 | 2 | 1 |
Euro | 2 | 1 | - | 3 | 2 | 1 |
Autres devises | 0 | - | - | 0 | 0 | - |
Trésorerie nette retraitée | 9 484 | 258 | - | 9 742 | 3 739 | 6 004 |
| ||||||
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Impact sur le résultat avant impôt |
|
|
Hausse uniforme des taux d’intérêt de 1 point | 63 | 37 |
Les placements en actions ne sont pas matériels aux bornes du groupe. Il n’existe donc pas de risque significatif lié aux placements en actions.
Les actifs et passifs comptabilisés à la juste valeur sont classés selon les trois niveaux de juste valeur suivants :
Pour les exercices 2023 et 2022, il n’y a pas eu de transfert entre les niveaux 1 et 2 pour les actifs et passifs financiers comptabilisés à la juste valeur.
En millions d’euros | Notes | 2023 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs à la juste valeur par résultat 1 | Actifs | Actifs | Passifs | Passifs | Valeur nette comptable | Juste valeur | Niveau d’évaluation | ||
Placements financiers |
| 30 | 511 2 | 547 | - | - | 1 088 | 1 088 | 2 |
Contrat de liquidité |
| 18 | - | - | - | - | 18 | 18 | 1 |
Autres immobilisations financières |
| 34 | - | - | - | - | 34 | 34 | 2 |
Immobilisations financières | 9.2 | 83 | 511 | 547 | - | - | 1 141 | 1 141 |
|
Prêts et dépôts |
| - | 70 | - | - | - | 70 | 70 | 2 |
Créances clients et autres débiteurs | 4.4.2 | - | 818 | - | - | - | 818 | 818 |
|
Instruments dérivés de change actifs | 10.2 | 188 | - | - | - | - | 188 | 188 | 2 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 9.3 | 3 120 | 7 505 | - | - | - | 10 625 | 10 625 | 1 |
Découverts bancaires | 9.3 | - | - | - | - | 1 | 1 | 1 |
|
Autres emprunts | 9.3 | - | - | - | - | 2 | 2 | 2 |
|
Dettes financières 3 |
| - | - | - | - | 2 | 2 | 2 |
|
Fournisseurs et autres créditeurs | 4.4.3 | - | - | - | - | (2 804) | (2 804) | (2 804) |
|
Instruments dérivés de change passifs | 10.2 | - | - | - | (45) | - | (45) | (45) | 2 |
| |||||||||
En millions d’euros | Notes | 2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs à la juste valeur par résultat 1 | Actifs | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | Passifs à la juste valeur 1 | Passifs | Valeur nette comptable | Juste valeur | Niveau d’évaluation | ||
Placements financiers |
| 30 | 491 2 | 547 | - | - | 1 068 | 1 068 | 2 |
Contrat de liquidité |
| 14 | - | - | - | - | 14 | 14 | 1 |
Autres immobilisations financières |
| 27 | - | - | - | - | 27 | 27 | 2 |
Immobilisations financières | 9.2 | 71 | 491 | 547 | - | - | 1 109 | 1 109 |
|
Prêts et dépôts |
| - | 65 | - | - | - | 65 | 65 | 2 |
Créances clients et autres débiteurs | 4.4.2 | - | 704 | - | - | - | 704 | 704 |
|
Instruments dérivés de change actifs | 10.2 | 160 | - | - | - | - | 160 | 160 | 2 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 9.3 | 2 066 | 7 159 | - | - | - | 9 225 | 9 225 | 1 |
Découverts bancaires | 9.3 | - | - | - | - | 2 | 2 | 2 |
|
Autres emprunts | 9.3 | - | - | - | - | 1 | 1 | 1 |
|
Dettes financières 3 |
| - | - | - | - | 3 | 3 | 3 |
|
Fournisseurs et autres créditeurs | 4.4.3 | - | - | - | - | (2 615) | (2 615) | (2 615) |
|
Instruments dérivés de change passifs | 10.2 | - | - | - | (74) | - | (74) | (74) | 2 |
| |||||||||
Le capital social d’Hermès International est composé de 105 569 412 actions entièrement libérées de 0,51 € de valeur nominale chacune au 31 décembre 2023, dont 839 115 sont des actions d’autocontrôle.
Les objectifs, politiques et procédures appliqués par le groupe en termes de gestion du capital se font en accord avec les principes d’une gestion saine, qui permettent notamment de maintenir l’équilibre financier des opérations et de limiter le recours à l’endettement. Du fait de sa situation excédentaire de trésorerie, le groupe dispose d’une certaine souplesse, et n’utilise pas dans sa gestion du capital les ratios prudentiels comme le return on equity. Aucun changement n’est intervenu depuis l’exercice précédent quant aux objectifs ou à la politique de gestion du capital.
Principes comptables
Les titres d’autocontrôle sont enregistrés pour leur coût d’acquisition en diminution des capitaux propres. Les résultats de cession de ces titres sont imputés directement dans les capitaux propres et ne contribuent pas au résultat de l’exercice.
Au cours de l’exercice 2023, les mouvements suivants sont intervenus sur l’autocontrôle :
Il est précisé qu’aucune action n’est réservée pour une émission dans le cadre d’options ou de contrats de vente d’actions.
L’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2022 a approuvé, le 20 avril 2023, le versement d’un dividende ordinaire de
Compte tenu d’un acompte en numéraire de 3,50 € par action versé le 22 février 2023, un solde en numéraire de 9,50 € a été mis en paiement le 27 avril 2023.
Le montant du dividende ordinaire versé en 2023 s’établit à 1 359 M€.
Les produits et charges comptabilisés directement en autres éléments du résultat global en 2023 se présentent comme suit :
En millions d’euros | Note | Impact brut | Effet d’impôt | Impact net |
|---|---|---|---|---|
Écarts actuariels | 5.3.3 | 15 | (6) | 10 |
Écarts de conversion |
| (114) | - | (114) |
Écarts de réévaluation |
| 8 | (1) | 7 |
Total |
|
|
| (97) |
Et pour l’année 2022 :
En millions d’euros | Note | Impact brut | Effet d’impôt | Impact net |
|---|---|---|---|---|
Écarts actuariels | 5.3.3 | 51 | (11) | 41 |
Écarts de conversion |
| 126 | - | 126 |
Écarts de réévaluation |
| 518 | (55) | 463 |
Total |
|
|
| 629 |
Les mouvements 2023 sur les instruments dérivés (couverture de flux de trésorerie futurs en devises) et les placements financiers se décomposent comme suit (après impôts) :
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Écart de réévaluation au 1er janvier | 546 | 83 |
Montant recyclé au cours de l’exercice au titre des instruments dérivés | (23) | 87 |
Réévaluation des instruments dérivés | 68 | 23 |
Réévaluation des placements financiers | - | 333 |
Autres pertes/gains de change différés en résultat global | (38) | 19 |
Écart de réévaluation au 31 décembre | 553 | 546 |
Principes comptables
Le résultat de base par action est calculé en divisant le résultat net – part du groupe par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de l’exercice, sous déduction du nombre moyen d’actions détenues par Hermès International (autodétention).
Le résultat dilué par action correspond au rapport entre le résultat net – part du groupe et le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice en excluant les actions détenues par Hermès International (autodétention), ajusté de l’effet dilutif généré par les attributions d’actions gratuites.
Le calcul et le rapprochement entre le résultat par action et le résultat dilué par action se présentent comme suit :
| 2023 | 2022 |
|---|---|---|
En millions d’euros |
|
|
Résultat net – part du groupe | 4 311 | 3 367 |
Dénominateur en nombre d’actions |
|
|
Nombre moyen d’actions en circulation sur l’exercice | 105 569 412 | 105 569 412 |
Nombre moyen d’actions d’autocontrôle sur l’exercice | (921 333) | (1 004 683) |
Nombre moyen d’actions avant dilution | 104 648 079 | 104 564 729 |
Résultat de base par action en euros | 41,19 | 32,20 |
Effet dilutif des plans d’actions gratuites | 194 405 | 371 566 |
Nombre moyen d’actions après dilution | 104 842 483 | 104 936 295 |
Résultat dilué par action en euros | 41,12 | 32,09 |
Cours moyen d’une action | 1 847 € | 1 264 € |
Principes comptables
Une provision est définie comme un passif dont l’échéance ou le montant sont incertains. Sa comptabilisation résulte du fait que :
Par ailleurs, le montant de l’obligation est estimé de façon fiable en l’état des informations à disposition du groupe lors de l’établissement des comptes consolidés.
En millions d’euros | 31/12/2022 | Dotations | Reprises | Effet taux de change | Autres et reclassements | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions courantes | 133 | 47 | (44) | (1) | (1) | 134 |
Provisions non courantes | 30 | 1 | (3) | (2) | 6 | 31 |
Total | 163 | 48 | (47) | (3) | 5 | 166 |
Les provisions courantes comprennent des provisions pour risques, litiges et contentieux, ainsi que des provisions pour quote-part de situation nette négative des entreprises associées (cf. note 8).
Les provisions non courantes comprennent majoritairement des provisions pour remise en état.
Les reprises consommées s’élèvent à 23 M€.
Les autres mouvements correspondent essentiellement aux provisions pour remise en état constituées ou révisées au cours de l’exercice en contrepartie du droit d’utilisation, lequel est amorti sur la durée des contrats de location (cf. note 7.3).
Les engagements financiers sont actualisés au taux de 9,68 % en 2023 (8,38 % en 2022).
En millions d’euros | < 1 an | De 1 à 5 ans | > 5 ans | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Cautions bancaires données | 5 | 7 | 2 | 14 | 18 |
Cautions bancaires reçues | 17 | 1 | 0 | 18 | 14 |
Engagements d’achats d’actifs financiers | - | - | 20 | 20 | 19 |
Engagements d’achats de matières premières | 143 | 54 | - | 198 | 115 |
Autres | 14 | 6 | 0 | 21 | 9 |
Le groupe n’a pas connaissance d’autres engagements que ceux indiqués par ailleurs et qui ne seraient pas reflétés dans les états financiers au 31 décembre 2023. Aucun fait exceptionnel ni contentieux pouvant affecter de façon probable et significative la situation financière du groupe n’existe actuellement.
Par ailleurs, dans le cadre normal de ses activités, le groupe est impliqué dans des actions judiciaires, et il est soumis à des contrôles. Une provision est constituée dès lors qu’un risque est identifié et que son coût est estimable.
Les transactions avec les entreprises associées ne sont pas significatives sur l’exercice.
Les relations avec les autres parties liées, au sens d’IAS 24 Informations relatives aux parties liées, se résument comme suit :
Certaines des transactions ci-dessus constituent des conventions réglementées conformément à la définition du Code de commerce. Pour plus de détails, se référer au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.1.
Adresse | Bailleur | Preneur | Type de bail | Durée | Début | Fin | Dépôt de garantie |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Part de l'immeuble 26, rue du Faubourg | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2023 | 31/12/2031 | 3 mois |
Part de l'immeuble 26, rue du Faubourg | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Immeuble 23, rue Boissy d’Anglas | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/01/2018 | 31/12/2026 | 3 mois |
Immeuble 74, rue du Faubourg | S.C. Auguste Hollande | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/07/2017 | 30/06/2026 | 3 mois |
4, rue du Pont-Vert 27400 Le Vaudreuil | Briand | Comptoir Nouveau de la Parfumerie | Bail | 9 ans ferme | 01/07/2023 | 30/06/2032 | 3 mois |
4, rue du Pont-Vert 27400 Le Vaudreuil | Briand | Comptoir Nouveau de la Parfumerie | Bail à construction | 30 ans ferme | 03/10/2022 | 02/10/2052 |
|
La valeur nette totale des droits d’utilisation relatifs aux contrats de location précités, calculée conformément à IFRS 16, s’élève à 48 M€ en 2023 (41 M€ en 2022), compte tenu des hypothèses de durée et de taux d’actualisation retenues.
Les dotations aux amortissements relatives à ces droits d’utilisation s’élèvent à 10 M€ en 2023 (11 M€ en 2022).
L’ensemble des transactions ainsi décrites ont été réalisées selon des modalités équivalentes à celles qui priment dans le cas de transactions soumises à des conditions de concurrence normales.
Aucun événement significatif n’est intervenu depuis la clôture au 31 décembre 2023.
Conformément à sa stratégie d’intégration verticale de son réseau de distribution, le groupe a renforcé ses liens avec son partenaire historique au Moyen-Orient. À ce titre, début 2024, Hermès devient actionnaire majoritaire aux côtés de son partenaire dans les activités de vente au détail situées aux Émirats arabes unis. Ce dernier reste actionnaire majoritaire dans les autres pays de la région (Qatar, Koweït, Bahreïn). L’impact du changement de méthode de consolidation qui résultera de cette prise de participation majoritaire et le prix payé ne seront pas significatifs sur les comptes consolidés 2024.
Au titre de l’exercice 2023, les honoraires versés aux Commissaires aux comptes et aux membres de leurs réseaux se détaillent comme suit :
En millions d’euros | PricewaterhouseCoopers | |||
|---|---|---|---|---|
2023 | Répartition | 2022 | Répartition | |
Services de certification des comptes 1 | 2,3 | 79 % | 2,2 | 81 % |
Services autres que la certification des comptes 2 | 0,6 | 21 % | 0,5 | 19 % |
Total | 2,9 | 100 % | 2,7 | 100 % |
| ||||
En millions d’euros | Grant Thornton Audit | |||
|---|---|---|---|---|
2023 | Répartition | 2022 | Répartition | |
Services de certification des comptes 1 | 1,3 | 100 % | 1,2 | 100 % |
Services autres que la certification des comptes | 0,0 | 0 % | 0,0 | 0 % |
Total | 1,3 | 100 % | 1,2 | 100 % |
| ||||
Liste des principales sociétés consolidées au 31 décembre 2023 (filiales de distribution et holding des pôles majoritairement) :
Société | Siège | Pourcentage 2023 | N° SIREN | ||
|---|---|---|---|---|---|
Contrôle | Intérêt | Méthode* | |||
Hermès International | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | Mère | Mère | Mère | 572 076 396 |
Boissy Les Mûriers | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 351 649 504 |
Boissy Retail PTE LTD | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
|
Castille Investissements | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 352 565 451 |
CHP2 | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 789 925 534 |
CHP3 | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 480 011 535 |
Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis | Saint-Louis-lès-Bitche, 57620 Lemberg | 100 | 100 | IG | 353 438 708 |
Compagnie Hermès de Participations | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 413 818 147 |
Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 99,67 | 99,67 | IG | 542 053 285 |
Faubourg Guam | 331 Tumon Sands Plaza 1082 Pale San Vitores Rd Tumon Guam 96913 (États-Unis) | 100 | 100 | IG |
|
Financière St-Honoré SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
|
Grafton Immobilier | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 440 256 444 |
HAB | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 834 031 817 |
Hermès Argentina S.R.L. | Avenida Alvear 1901 Planta Baja, Unidad 1, 1129 Buenos Aires (Argentine) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Asia Pacific LTD | 25/F Chinachem Leighton Plaza, 29 Leighton Road, Causeway Bay (Hong Kong) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Australia PTY Limited | Level 11, 70 Castlereagh Street Sydney NSW 2000 (Australie) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Austria GmbH | Gonzagasse 17 - 1010 Wien (Autriche) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Benelux Nordics | 10, rue de Brederode, Bruxelles 1000 (Belgique) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Canada INC. | 130 Bloor Street West, Toronto, Ontario M5S 1R1 (Canada) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès (China) Co., Ltd | Unit 130, Plaza 66, No.1266 West Nanjing Road, Jingan District, Shanghai (Chine) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès (China) Trading Co., Ltd | Building n° 12, n° 211, 213, 215 and 227, Middle Huahai Road, 200021 Shanghai (Chine) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Cuirs Précieux | 3, avenue Hoche, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 398 142 695 |
Hermès Denmark ApS | Højbro Plads 4, 1112 Copenhague K (Danemark) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès de Paris (Mexico) S.A. de C.V. | Calle Montes Urales 715, Oficina 502 Col. Lomas de Chapultepec 11000 CDMX Mexico D.F. (Mexique) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Do Brasil Industria E Comercio Ltda | Avenida Magalhaes de Castro, n° 12.000, Loja 32, Piso Terreo, Jardim Panarama, Sao Paolo CEP 05502-01 (Brésil) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès E-MESA PTE Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès (G.B.) Limited | 8 Hinde Street, Londres, W1U 3BQ (Royaume-Uni) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Germany GmbH | Maximilianstrasse 8, 80539 Munich (Allemagne) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Grèce A.E. | Rue Stadiou 4 et rue Voukourestiou 1, City Link, 10564 Syntagma Athènes (Grèce) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Holding GB Limited | 8 Hinde Street, Londres, W1U 3BQ (Royaume-Uni) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Iberica, S.A. | Paseo de la Castellana n° 28, 28046 Madrid (Espagne) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Immobilier Genève SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès India Retail and Distributors | C/o IFCCI, DLTA Complex, RK Khanna Stadium, 1st Floor (Gate 3), 1, Africa Avenue, New Delhi - 110 029 (Inde) | 51,01 | 51,01 | IG |
|
Hermès Internacional Portugal Ltda | Largo do Chiado 9, 1200-108 Lisbonne (Portugal) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Istanbul Çantacilik, Tekstil ve Ipek Ürünleri Ticaret Limited Sirketi | Ünalan Mahallesi, Libadiye Caddesi, Dış Kapı No:82F İç Kapı No:9 Üsküdar/İstanbul (Turquie) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Italie SA | Via Pisoni 2, 20121 Milan (Italie) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Japon Co., Ltd | 4-1, Ginza 5-Chome, Chuo-Ku, Tokyo 104-0061 (Japon) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Korea | 630-26 Shinsa-Dong Gangnam-gu, Séoul 135-895 (Corée du Sud) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Middle East South Asia Pte Ltd 1 | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Monte-Carlo | 11-13-15, avenue de Monte-Carlo, 98000 Monaco (Principauté de Monaco) | 99,98 | 99,98 | IG |
|
Hermès Norway AS | Nedre Slottsgate 15, 0157 Oslo (Norvège) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès of Paris Inc | 55 East, 59th Street, 10022 New York (États-Unis) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Pologne SP. ZO.O | Krakowskie Przedmieście 13, 00-071 Warszawa (Pologne) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Prague, a.s. | Parizska 12/120, 11000 Prague (Rép. tchèque) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Retail (Malaysia) Sdn. Bhd | Level 6, Menara 1 Dutamas, Solaris Dutmas, n° 1 Jalan Dutamas 1, 50480 Kuala Lumpur (Malaisie) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Rus AO | 4, Nizhny Kiselny Sidestreet, Floor 5, Premises 1, Room 15, 107031 Moscou (Russie) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Sellier | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | 99,77 | 99,77 | IG | 696 520 410 |
Hermès Singapore (Retail) Pte Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Suisse SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Sweden AB | NK 243, 111 77 Stockholm (Suède) | 100 | 100 | IG |
|
Hermes Travel Retail Asia Pte Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
|
Hermès Travel Retail (Shanghai) Co., Ltd. | Room 1903, 19th Floor, No.993 West Nanjing Road, | 100 | 100 | IG |
|
Holding Textile Hermès | 16, chemin des Mûriers, 69310 Pierre-Bénite | 96,71 | 96,71 | IG | 592 028 542 |
Honossy | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 393 178 025 |
Immauger | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 377 672 159 |
Immobilière de la Maroquinerie de Guyenne | 1, avenue de l’Étang, Bâtiment administratif 33440 Saint-Vincent-de-Paul | 100 | 100 | IG | 789 928 611 |
Immobilière de Montereau | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 812 935 005 |
Immobilière du 11/15 rue d’Anjou | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 812 934 990 |
Immobilière Hermès France | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 834 021 586 |
J3L 2 | 38, rue Roger-Salengro, 94120 Fontenay-sous-Bois | 100 | 100 | IG | 435 233 812 |
J.L. & Company Limited | Westminster Works, 1 Oliver Street, Northampton NN2 7JL (Royaume-Uni) | 100 | 100 | IG |
|
John Lobb | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 582 094 371 |
La Maroquinerie du Sud-Ouest | 256, route de Saint-Martin-Le-Pin, Bâtiment administratif, 24300 Nontron | 100 | 100 | IG | 403 230 436 |
La Montre Hermès SA | Erlenstrasse 31A, 2555 Brügg (Suisse) | 100 | 100 | IG |
|
Les Manufactures d’Auvergne | Route de Volvic, Bâtiment administratif, 63530 Sayat | 100 | 100 | IG | 411 795 859 |
Les Manufactures de Franche-Comté | 18, rue de la Côte, Bâtiment administratif, 25230 Seloncourt | 100 | 100 | IG | 407 836 329 |
Les Maroquineries des Alpes | 1165 rue Victor Hugo, Bâtiment administratif | 100 | 100 | IG | 480 011 451 |
Maroquinerie de Guyenne | 1, avenue de l’Étang, 33440 Saint-Vincent-de-Paul | 100 | 100 | IG | 812 935 013 |
Maroquinerie de Montereau | 9, rue de la Grande-Haie, 77130 Montereau-Fault-Yonne | 100 | 100 | IG | 812 935 021 |
Maroquinerie de Normandie | 2, rue Sainte-Marguerite, 27100 Val-de-Reuil | 100 | 100 | IG | 789 926 334 |
Maroquinerie de Saint-Antoine | 74, rue du Faubourg Saint-Antoine et 59, rue de Charenton, 75012 Paris | 100 | 100 | IG | 409 209 202 |
Maroquinerie des Ardennes | Avenue des Marguerites, 08120 Bogny-sur-Meuse | 100 | 100 | IG | 428 113 518 |
Maroquinerie Thierry | ZI Les Bracots, 74890 Bons-en-Chablais | 100 | 100 | IG | 312 108 368 |
Motsch George V | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 440 252 476 |
Saint-Honoré (Bangkok) | Unit 1201 12th Floor Park Venture Ecoplex 57 Wireless Road, Lumpini Pathumwan, Bangkok 10330 (Thaïlande) | 90 | 90 | IG |
|
SCI Auger Hoche | 12-22, rue Auger, 93500 Pantin | 100 | 100 | IG | 335 161 071 |
SCI Édouard VII | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 393 882 170 |
SCI Les Capucines | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 408 602 050 |
* Méthode de consolidation : IG : intégrée globalement. (1) Changement de dénomination sociale en 2024, devient Hermès South Asia. (2) Changement de dénomination sociale en janvier 2024, devient HMM. | |||||
Exercice clos le 31 décembre 2023
À l’Assemblée Générale de la société Hermès International
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2023, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d'audit et des risques.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie «Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2023 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Les stocks et en-cours du groupe figurent au bilan au 31 décembre 2023 pour des montants de 3 271 M€ en valeur brute et 2 414 M€ en valeur nette.
Il appartient à la Direction d’Hermès International de déterminer le montant des dépréciations nécessaires pour ramener la valeur d’inventaire des stocks à leur valeur probable de réalisation si cette dernière lui est inférieure. Ces dépréciations sont établies pour chaque catégorie de stocks en fonction notamment de :
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de l’audit compte tenu de la matérialité des stocks et parce que les critères évoqués ci-dessus et les éventuelles dépréciations qui en découlent sont par nature dépendantes d’hypothèses et d’estimations de la Direction.
Par ailleurs, les stocks étant présents dans un grand nombre de filiales, l’élimination des marges internes dans les comptes consolidés revêt une importance particulière dans la mesure où elle influe sur la valeur brute des stocks et les dépréciations à constater.
Dans le cadre de nos diligences, nous avons :
Nos travaux ont également consisté à vérifier, par sondages, la cohérence des niveaux de marges internes éliminées dans les comptes consolidés, avec le niveau de marge réalisé par les entités de production avec les différentes filiales de distribution.
Hermès International est naturellement exposé au risque de change car la quasi-intégralité de sa production est située dans la zone euro alors que la majorité de ses ventes s’effectue en devises étrangères (dollar américain, yen, yuan et autres devises).
Les filiales de distribution sont facturées dans leur devise locale par les filiales de production qui appliquent un taux de change annuel sur leurs barèmes établis en euros.
Pour couvrir ce risque et minimiser l’impact des fluctuations de devises sur ses résultats, Hermès International utilise des instruments de couverture de change de type ferme ou optionnel avec pour objectif de couvrir son exposition interne nette sur une base annuelle. Le portefeuille d’instruments dérivés de change est ajusté afin de tenir compte des prévisions budgétaires les plus récentes. Au 31 décembre, la couverture des transactions internes en devises de l’année suivante est proche de 100 %.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé d’audit compte tenu des impacts des variations des cours de change sur l’évolution de la marge opérationnelle du groupe, agrégat auquel le groupe fait référence dans sa communication financière.
Dans le cadre de nos diligences, avec l’assistance de nos experts, nous avons :
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion de la Gérance.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous attestons que la déclaration consolidée de performance extra-financière prévue par l’article L.225-102-1 du code de commerce figure dans les informations relatives au Groupe données dans le rapport de gestion, étant précisé que, conformément aux dispositions de l’article L.823-10 de ce code, les informations contenues dans cette déclaration n’ont pas fait l’objet de notre part de vérifications de sincérité ou de concordance avec les comptes consolidés et doivent faire l’objet d’un rapport par un organisme tiers indépendant.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité de la Gérance. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
En raison des limites techniques inhérentes au macro-balisage des comptes consolidés selon le format d’information électronique unique européen, il est possible que le contenu de certaines balises des notes annexes ne soit pas restitué de manière identique aux comptes consolidés joints au présent rapport.
Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés Commissaires aux comptes de la société Hermès International par votre Assemblée Générale du 30 mai 2011 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 31 mai 1999 pour le Cabinet Didier Kling & Associés, devenu Grant Thornton Audit.
Au 31 décembre 2023, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la treizième année de sa mission sans interruption et le cabinet Grant Thornton Audit dans la vingt-cinquième année.
Il appartient à la Direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la Direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d'audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par la Gérance.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre :
Nous remettons au Comité d'audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d'audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d'audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d'audit et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie WATTEL
Grant Thornton Audit
Vincent FRAMBOURT
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Produits d’exploitation | 2.1 | 695 | 577 |
Chiffre d’affaires |
| 614 | 479 |
Autres produits |
| 1 | 1 |
Reprises sur provisions et transferts de charges |
| 80 | 97 |
Charges d’exploitation | 2.2 | (515) | (421) |
Autres achats et charges externes |
| (215) | (188) |
Impôts, taxes et versements assimilés |
| (25) | (12) |
Rémunérations et autres frais de personnel | 3.2 | (172) | (139) |
Dotations aux amortissements et aux provisions | 6/10.1 | (98) | (79) |
Autres charges |
| (5) | (3) |
Résultat d’exploitation |
| 180 | 156 |
Produits des participations | 7.3 | 3 336 | 2 444 |
Dotations/(Reprises) nettes sur provisions |
| (134) | (84) |
Autres éléments | 7.1 | 179 | 79 |
Résultat financier |
| 3 380 | 2 439 |
Résultat courant |
| 3 560 | 2 596 |
Résultat exceptionnel | 4 | 20 | (10) |
Résultat avant impôt et participation |
| 3 580 | 2 586 |
Participation des salariés |
| (9) | (7) |
Impôt sur les résultats | 5 | (112) | (50) |
Résultat net |
| 3 459 | 2 529 |
En millions d’euros | Note | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
Actif immobilisé |
| 1 549 | 1 281 |
Immobilisations incorporelles | 6 | 53 | 49 |
Immobilisations corporelles | 6 | 33 | 31 |
Immobilisations financières | 7.2 | 1 463 | 1 201 |
Actif circulant |
| 10 068 | 8 192 |
Créances d’exploitation | 2.3 | 169 | 152 |
Autres créances | 2.3 | 975 | 638 |
Valeurs mobilières de placement | 7.4 | 8 600 | 6 386 |
Instruments dérivés |
| 73 | 77 |
Disponibilités | 7.5 | 251 | 939 |
Comptes de régularisation | 2.3 | 9 | 7 |
Total actif |
| 11 626 | 9 480 |
En millions d’euros | Note | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
Capitaux propres |
| 9 927 | 7 844 |
Capital social | 9 | 54 | 54 |
Primes d’émission, de fusion, d’apport |
| 50 | 50 |
Autres réserves |
| 3 000 | 2 703 |
Réserve légale |
| 6 | 6 |
Report à nouveau |
| 3 359 | 2 503 |
Résultat de l’exercice |
| 3 459 | 2 529 |
Provisions réglementées |
| 0 | 0 |
Provisions pour risques et charges | 10.1 | 164 | 267 |
Dettes |
| 1 527 | 1 360 |
Dettes financières | 7.6 | 35 | 29 |
Instruments dérivés |
| 27 | 18 |
Dettes d’exploitation | 2.4 | 82 | 91 |
Autres dettes | 2.4 | 1 382 | 1 221 |
Comptes de régularisation |
| 9 | 9 |
Total passif |
| 11 626 | 9 480 |
En millions d’euros | Nombre d’actions en circulation | Capital | Primes d’émission, de fusion, d’apport | Réserve légale, autres réserves et report à nouveau | Résultat de l’exercice | Provisions réglementées | Capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Note | 9 | 9 |
|
|
|
|
|
Solde au 31 décembre 2021 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 4 891 | 1 165 | 0 | 6 160 |
Affectation du résultat 2021 | - | - | - | 1 165 | (1 165) | - | - |
Dividendes distribués au titre de l’exercice | - | - | - | (845) | - | - | (845) |
Résultat de l’exercice 2022 | - | - | - | - | 2 529 | - | 2 529 |
Autres variations | - | - | - | - | - | (0) | (0) |
Solde au 31 décembre 2022 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 5 212 | 2 529 | 0 | 7 844 |
Affectation du résultat 2022 | - | - | - | 2 529 | (2 529) | - | - |
Dividendes distribués au titre de l’exercice | - | - | - | (1 376) | - | - | (1 376) |
Résultat de l’exercice 2023 | - | - | - | - | 3 459 | - | 3 459 |
Autres variations | - | - | - | - | - | (0) | (0) |
Solde au 31 décembre 2023 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 6 364 | 3 459 | 0 | 9 927 |
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Résultat net |
| 3 459 | 2 529 |
Dotations aux amortissements |
| 29 | 25 |
Mouvements des provisions et dépréciations |
| 66 | 80 |
Plus/(Moins)-values de cessions |
| 105 | 1 |
Capacité d’autofinancement |
| 3 659 | 2 635 |
Variation des créances clients et des autres créances |
| (366) | (31) |
Variation des dettes fournisseurs et des autres dettes |
| 151 | 187 |
Variation du besoin en fonds de roulement |
| (216) | 156 |
Flux nets des opérations |
| 3 444 | 2 791 |
Acquisitions d’immobilisations incorporelles et corporelles | 6 | (35) | (29) |
Acquisitions de titres de participation | 7.2 | (378) | (28) |
Acquisitions d’autres immobilisations financières | 7.2 | (41) | (145) |
Cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles |
| - | - |
Cessions de titres de participation |
| - | 1 |
Cessions d’autres immobilisations financières | 7.2 | 1 | 5 |
Variation créances et dettes liées aux immobilisations |
| 16 | (1) |
Flux nets d’investissement |
| (437) | (197) |
Distribution mise en paiement |
| (1 376) | (845) |
Rachats d’actions propres nets de cessions |
| (130) | (120) |
Flux nets de financement |
| (1 506) | (965) |
Variation de la trésorerie nette |
| 1 501 | 1 630 |
Trésorerie nette à l’ouverture | 7.5 | 6 680 | 5 050 |
Trésorerie nette à la clôture | 7.5 | 8 181 | 6 680 |
L’exercice d’une durée de 12 mois couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2023.
Les notes suivantes font partie intégrante des comptes annuels.
Les comptes annuels et annexes aux comptes annuels sont présentés en euros. Sauf mention contraire, les valeurs figurant dans les tableaux sont exprimées en millions d’euros et arrondies au million le plus proche. Par conséquent, le jeu des arrondis peut dans certains cas conduire à un écart non significatif au niveau des totaux ou variations. Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
Les comptes annuels de la société sont établis conformément au plan comptable général (PCG) tel que décrit par le règlement ANC n° 2014-03 mis à jour de l’ensemble des règlements l’ayant modifié par la suite.
Les conventions comptables d’établissement et de présentation des comptes sociaux ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base suivantes :
La méthode de base retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode du coût historique. Seules sont exprimées les informations significatives.
La société Hermès International n’a appliqué aucun changement de méthode sur l’exercice 2023.
Principe comptable
Le chiffre d’affaires comprend les redevances de marques et les prestations de services. Les redevances sont calculées sur le chiffre d’affaires des filiales de production. Les prestations de services concernent principalement les refacturations aux filiales des frais de communication, loyers, personnel détaché, assurances et honoraires.
Les transferts de charges correspondent pour l’essentiel aux coûts des plans d’actions gratuites attribués aux salariés du groupe et refacturés aux filiales pour le personnel qui les concerne (cf. Note 3.4).
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 614 | 479 |
Autres produits | 1 | 1 |
Reprises sur provisions | 31 | 57 |
Transferts de charges | 49 | 40 |
Produits d’exploitation | 695 | 577 |
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Autres achats et charges externes |
| (215) | (188) |
Impôts, taxes et versements assimilés |
| (25) | (12) |
Rémunérations et autres frais de personnel | 3.2 | (172) | (139) |
Dotations aux amortissements et aux provisions | 6/10.1 | (98) | (79) |
Autres charges |
| (5) | (3) |
Charges d’exploitation |
| (515) | (421) |
Principe comptable
Les créances sont comptabilisées pour leur valeur nominale. Une dépréciation est constituée lorsqu’un risque de non-recouvrement apparaît.
Les créances opérationnelles se décomposent selon les échéances ci-dessous :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | Montant brut | Dépréciation | Montant net | Montant net | |
Actif circulant | 1 253 | 22 | 1 275 | (132) | 1 143 | 790 |
Créances clients et comptes rattachés | 81 | 6 | 87 | - | 87 | 69 |
Autres créances d’exploitation | 66 | 16 | 82 | - | 82 | 83 |
Autres créances | 1 107 | - | 1 107 | (132) | 975 | 638 |
Comptes de régularisation | 9 | - | 9 | - | 9 | 7 |
Loyers | 7 | - | 7 | - | 7 | 4 |
Autres | 3 | - | 3 | - | 3 | 2 |
Total | 1 263 | 22 | 1 285 | (132) | 1 153 | 797 |
L’actif circulant comprend un montant brut de créances avec les entreprises liées de 1 194 M€.
Les autres créances correspondent pour l’essentiel aux comptes courants financiers des filiales pour un montant de 1 096 M€.
Les mouvements de dépréciations de l’exercice s’analysent comme suit :
En millions d’euros | Reprises | ||||
|---|---|---|---|---|---|
31/12/2022 | Dotations | Provisions utilisées | Provisions non utilisées | 31/12/2023 | |
Autres créances | 118 | 75 | (61) | - | 132 |
Les dettes opérationnelles se décomposent selon les échéances ci-dessous :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
| < 1 an | de 1 an à 5 ans | Montant net | Montant net |
Dettes d’exploitation | 80 | 2 | 82 | 91 |
Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 18 | - | 18 | 14 |
Dettes fiscales et sociales | 62 | 2 | 64 | 77 |
Autres dettes | 1 346 | 37 | 1 382 | 1 221 |
Dettes sur immobilisations | 2 | - | 2 | 1 |
Autres | 1 344 | 37 | 1 380 | 1 220 |
Total | 1 426 | 39 | 1 464 | 1 312 |
Les autres dettes correspondent principalement aux comptes courants financiers des filiales pour un montant de 1 304 M€.
| 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Cadres et assimilés | 576 | 496 |
Employés | 55 | 53 |
Total | 631 | 549 |
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Rémunérations |
| (107) | (84) |
Plans d’actions gratuites 2019 | 3.4 | (2) | (4) |
Plans d’actions gratuites 2023 | 3.4 | (3) | - |
Charges sociales sur rémunérations et plan d’AGA |
| (60) | (51) |
Rémunérations et autres frais de personnel |
| (172) | (139) |
Principes comptables
Pour les régimes de base et autres régimes à cotisations définies, Hermès International comptabilise en charges les cotisations à payer lorsqu’elles sont dues et aucune provision n’est comptabilisée, la société n’étant pas engagée au-delà des cotisations versées.
Pour les régimes d’indemnités de fin de carrière et de médailles du travail, les obligations d’Hermès International sont calculées annuellement par un actuaire indépendant, en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode prend en compte, sur la base d’hypothèses actuarielles, la probabilité de durée de service future du salarié, le niveau de rémunération futur, l’espérance de vie ainsi que la rotation du personnel. L’obligation est actualisée en utilisant un taux d’actualisation approprié. Elle est comptabilisée au prorata des années de service des salariés.
Les prestations sont partiellement préfinancées par le biais de fonds externes (compagnies d’assurances). Les actifs ainsi détenus sont évalués à leur juste valeur.
Au compte de résultat, la charge reportée correspond à la somme :
Les écarts actuariels sont comptabilisés immédiatement en résultat.
Au 31 décembre 2023, l’engagement au titre des indemnités de fin de carrière et médailles du travail s’élève à 89 M€, préfinancé à hauteur de 33 M€ auprès d’une compagnie d’assurances.
Le montant net de l’engagement de 56 M€ est comptabilisé en provisions pour risques et charges au passif d’Hermès International.
Au titre de l’exercice 2022 et 2023, les hypothèses actuarielles ont été les suivantes :
| 2023 | 2022 |
|---|---|---|
| Âge taux plein à 65 ans | 62 ans à 65 ans |
| 3,5 % à 4,2 % | 3,5 % à 4 % |
| 3,5 % à 4,3 % | 3,3 % à 3,5 % |
| 3,3 % à 4,3 % | 3,3 % à 3,5 % |
Les charges constatées au titre des plans d’actions gratuites dans le résultat d’exploitation concernent les seuls salariés d’Hermès International (cf. note 3.2).
Les coûts relatifs aux autres bénéficiaires salariés des filiales du groupe sont présentés en résultat exceptionnel (cf. note 4) et transitent via un compte de transfert de charges (cf. note 2.1).
Au moment de la livraison des actions aux salariés, le mali correspondant à la valeur nette comptable des actions propres est comptabilisé en charges exceptionnelles dans les comptes d’Hermès International.
Les produits des refacturations aux filiales sont présentés en produits exceptionnels (cf. note 4).
Après prise en compte des charges et produits relatifs aux filiales françaises et étrangères, l’impact net des plans d’actions gratuites y compris charges sociales sur le résultat avant impôts est un produit de 5 M€ en 2023, contre une charge de 20 M€ en 2022.
Les informations relatives aux plans d’actions gratuites sont détaillées dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise ».
La rémunération brute globale des mandataires sociaux, pour l’exercice 2023, s’élève à 9 M€, dont 1 M€ au titre de la rémunération des membres du Conseil de surveillance.
En millions d’euros | Note | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Produits exceptionnels |
| 169 | 25 |
Plans d’actions gratuites | 3.4 | 168 | 23 |
Reprises de provisions pour amortissements dérogatoires |
| 0 | 0 |
Cessions d’immobilisations corporelles et financières |
| 2 | 2 |
Autres produits exceptionnels |
| - | - |
Charges exceptionnelles |
| (149) | (35) |
Plans d’actions gratuites | 3.4 | (149) | (35) |
Provisions pour amortissements dérogatoires |
| (0) | (0) |
Valeur nette des immobilisations cédées |
| (0) | (0) |
Autres charges exceptionnelles |
| (0) | (0) |
Résultat exceptionnel |
| 20 | (10) |
Principes comptables
La société a opté pour le régime fiscal français des groupes de sociétés.
Dans la convention retenue entre la société mère et les filiales appartenant au périmètre d’intégration fiscale, les filiales françaises, comprises dans le périmètre de l’intégration fiscale, comptabilisent dans leurs comptes une charge d’impôt sur la base de leurs résultats fiscaux propres. Hermès International, en tant que tête d’intégration, comptabilise en produit d’impôt d’intégration fiscale la différence entre la somme des impôts des filiales et l’impôt dû au titre du résultat d’ensemble.
L’économie d’impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles qui résulte de l’application du régime de fiscalité de groupe est en principe définitivement acquise à Hermès International.
Le périmètre d’intégration fiscale comprend 61 sociétés.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Résultat avant impôt et participation | 3 580 | 2 586 |
Participation des salariés | (9) | (7) |
Résultat avant impôt | 3 572 | 2 579 |
Impôt sur les résultats | (112) | (50) |
Impôt société seule | (136) | (80) |
| (0) | (0) |
| (136) | (80) |
Impôt résultant de l’intégration | 24 | 30 |
Résultat net | 3 459 | 2 529 |
Hermès International a comptabilisé une charge d’impôt de 112 M€ en 2023, contre une charge d’impôt de 50 M€ en 2022. Par ailleurs, Hermès International est redevable du paiement de l’impôt du groupe intégré fiscalement à hauteur de 645 M€ en 2023, contre 453 M€ en 2022.
L’impôt sur les résultats de la société Hermès International seule intègre les exonérations applicables dans le cadre du régime mère-fille pour les revenus des participations. Le produit d’impôt résultant de l’intégration fiscale prend notamment en compte l’effet du régime d’intégration lié aux résultats déficitaires de certaines filiales.
Au 31 décembre 2023, la créance future d’impôt s’élèverait à 42 M€, contre 36 M€ au 31 décembre 2022. Elle correspondrait essentiellement à des charges non déductibles temporairement, notamment les provisions retraites.
Principes comptables
Les immobilisations incorporelles concernent des logiciels et les coûts des sites Internet, amortis suivant le mode linéaire sur une période allant d’un à quatre ans.
Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d’acquisition.
Les amortissements sont calculés suivant le mode linéaire :
En millions d’euros | 31/12/2022 | Augmentations | Diminutions | Autres | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|
Immobilisations incorporelles | 125 | 28 | - | (0) | 153 |
Logiciels | 93 | 25 | - | 1 | 119 |
Autres immobilisations incorporelles | 32 | 3 | - | (1) | 34 |
Immobilisations corporelles | 74 | 7 | (0) | 0 | 81 |
Terrains | 0 | - | - | - | 0 |
Constructions | 0 | - | - | - | 0 |
Agencements | 46 | 2 | (0) | 1 | 48 |
Autres immobilisations corporelles | 27 | 6 | (0) | (1) | 32 |
Total valeurs brutes | 199 | 35 | (0) | - | 234 |
Amortissement des immobilisations incorporelles | (76) | (24) | 0 | 0 | (100) |
Logiciels | (52) | (20) | - | - | (72) |
Autres immobilisations incorporelles | (24) | (4) | - | - | (28) |
Amortissement des immobilisations corporelles | (43) | (5) | 0 | 0 | (47) |
Constructions | (0) | - | - | - | (0) |
Agencements | (27) | (3) | - | - | (29) |
Autres immobilisations corporelles | (16) | (2) | 0 | - | (18) |
Total amortissements | (118) | (29) | 0 | 0 | (147) |
Dépréciations | - | - | - | - | - |
Total dépréciations | - | - | - | - | - |
Total valeurs nettes | 80 | 6 | (0) | - | 86 |
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Produits d’intérêts et assimilés | 247 | 43 |
Différences de change | (21) | 61 |
Charges d’intérêts et assimilés | (73) | (21) |
Résultat net sur cessions de valeurs mobilières de placement | 26 | (4) |
Autres éléments du résultat financier | 179 | 79 |
Les différences de change sont détaillées dans une note spécifique (cf. note 8) relative à la gestion des risques de marché et aux instruments dérivés.
Principes comptables
Les titres de participation figurent au bilan à leur valeur d’acquisition. La société a opté pour le passage en charges des frais accessoires au moment de l’acquisition.
Lorsque leur valeur d’inventaire à la date de clôture est inférieure à la valeur comptabilisée, une dépréciation est constituée à hauteur de la différence.
Cette valeur est estimée selon la quote-part dans l’actif net qui peut être corrigée, le cas échéant, des perspectives de rentabilité de la filiale concernée.
Si la situation nette de la filiale est négative, une dépréciation des créances qui lui ont été consenties et une provision pour risques et charges pourront être également constituées (cf. note 10.1).
Les autres immobilisations financières comprennent des placements financiers évalués à leur valeur nominale ajustée des éventuels intérêts courus non échus à la clôture.
En millions d’euros | Note | 31/12/2022 | Augmentations | Diminutions | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|---|
Participations | 7.3 | 1 602 | 378 | - | 1 980 |
Autres immobilisations financières |
| 594 | 41 | (3) | 633 |
Placements financiers |
| 558 | 41 | (1) | 598 |
Actions propres (dont contrat de liquidité) |
| 29 | - | (2) | 27 |
Dépôts et cautionnements |
| 7 | 1 | (0) | 7 |
Autres titres immobilisés |
| 0 | 0 | (0) | 0 |
Total valeurs brutes |
| 2 196 | 420 | (3) | 2 613 |
Dépréciations |
| (995) | (167) | 12 | (1 150) |
Total valeurs nettes |
| 1 201 | 253 | 10 | 1 463 |
L’augmentation des participations sur l’exercice concerne pour l’essentiel les recapitalisations de certaines filiales.
Au 31 décembre 2023, Hermès International détient 80 793 de ses propres actions (contrat de liquidité et titres non affectés destinés à des opérations de croissance externe). Ces actions ont été valorisées au cours d’acquisition. Le cours moyen des actions propres détenues au 31 décembre 2023 s’élève à 332,54 €.
Les variations des dépréciations sont composées des dotations/reprises des dépréciations sur titres de participation, principalement en lien avec l'évolution des capitaux propres de certaines filiales.
La ventilation des autres immobilisations financières par échéance est la suivante :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 an à 5 ans | Montant brut | Dépréciation | Montant net | Montant net | |
Autres immobilisations financières | 258 | 374 | 633 | (39) | 594 | 570 |
En millions d’euros | Nombre de titres | Quote-part du capital détenu (en %) | Valeur brute | Valeur nette | Dividendes encaissés |
|---|---|---|---|---|---|
FILIALES (50 % au moins du capital détenu par la société) |
|
|
|
|
|
Castille Investissements | 9 650 000 | 100 % | 402 | 9 |
|
CHP3 | 50 050 000 | 100 % | 50 | 17 |
|
Compagnie Hermès de Participations | 4 200 000 | 100 % | 42 | 20 |
|
Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 756 000 | 99,7 % | 27 | 27 | 15 |
Grafton Immobilier | 5 174 500 | 100 % | 83 | 83 |
|
HAB | 50 000 000 | 100 % | 50 | 50 |
|
Herlee | 65 000 000 | 77 % | 20 | 20 | 563 |
Hermès Argentine | 1 367 096 | 100 % | 7 | 0 |
|
Hermès Asia Pacific | 315 000 000 | 100 % | 43 | 43 | 884 |
Hermès Australia | 6 500 000 | 100 % | 4 | 4 | 43 |
Hermès Austria | 1 | 100 % | 7 | 7 |
|
Hermès Benelux Nordics | 57 975 | 100 % | 3 | 3 | 12 |
Hermès Brésil | 43 404 647 | 100 % | 13 | 2 |
|
Hermès Cuirs Précieux | 6 400 000 | 100 % | 382 | 0 |
|
Hermès GmbH | 1 | 100 % | 7 | 7 | 27 |
Hermès Holding GB | 7 359 655 | 100 % | 11 | 11 |
|
Hermès Iberica | 69 312 | 100 % | 5 | 5 | 11 |
Hermès Immobilier Genève | 70 000 | 100 % | 44 | 44 | 4 |
Hermès Istanbul | 260 000 | 100 % | 3 | 3 | 8 |
Hermès Italie | 458 000 | 100 % | 25 | 25 | 37 |
Hermès Japon | 4 400 | 100 % | 14 | 14 | 222 |
Hermès Mexico | 11 521 806 | 100 % | 55 | 55 | 3 |
Hermès of Paris | 114 180 | 100 % | 11 | 11 |
|
Hermès Sellier | 311 000 | 100 % | 5 | 5 | 1 070 |
Holding Textile Hermès | 46 686 464 | 97 % | 91 | 90 |
|
Immobilière de la Maroquinerie de Guyenne | 10 000 | 100 % | 9 | 0 |
|
Immobilière du 11-15 rue d'Anjou | 125 010 000 | 100 % | 125 | 125 |
|
John Lobb | 3 773 590 | 100 % | 48 | 1 |
|
Manufactures d’Auvergne | 500 000 | 100 % | 21 | 0 |
|
Manufactures de Franche-Comté | 500 000 | 100 % | 32 | 15 | 6 |
Maroquinerie de Montereau | 500 000 | 100 % | 10 | 0 |
|
Maroquinerie de Normandie | 500 000 | 100 % | 19 | 0 |
|
Maroquinerie de Saint-Antoine | 500 000 | 100 % | 15 | 0 |
|
Maroquinerie des Alpes | 500 000 | 100 % | 48 | 5 |
|
Maroquinerie des Ardennes | 284 063 | 100 % | 11 | 0 |
|
Maroquinerie du Sud-Ouest | 500 000 | 100 % | 67 | 0 |
|
SCI Auger-Hoche | 126 946 400 | 100 % | 131 | 131 |
|
SCI Honossy | 210 100 | 100 % | 3 | 3 | 1 |
Sous-total filiales |
|
| 1 945 | 836 | 2 905 |
Total pour toutes les filiales et participations |
|
| 1 978 | 867 | 3 335 |
En millions d’euros |
|
|---|---|
Total des capitaux propres des filiales étrangères (résultat net exclu) | 872 |
Total des résultats nets des filiales étrangères | 2 826 |
Total des capitaux propres des filiales françaises (résultat net exclu) | 646 |
Total des résultats nets des filiales françaises | 1 302 |
Principes comptables
La valeur brute est constituée par le coût d’achat, hors frais accessoires d’acquisition. Les valeurs mobilières sont évaluées, pour chaque catégorie de titres de même nature, au plus bas de leur coût d’achat et de leur valeur de marché.
En cas de cession partielle d’une ligne de titres, la détermination du résultat de cession s’effectue selon la méthode premier entré – premier sorti (FIFO).
Les actions propres détenues, qui sont spécifiquement affectées à l’attribution, au profit des salariés, d’actions ou d’options d’achat d’actions, sont enregistrées dans les valeurs mobilières de placement.
Une dépréciation est constituée, correspondant à la différence entre le prix d’acquisition des actions et le prix d’exercice des options par les bénéficiaires, si le prix d’acquisition est supérieur au prix d’exercice.
Dans le cas d’une baisse du cours de Bourse, une dépréciation est constituée pour les actions propres qui ne sont pas spécifiquement affectées. Elle est calculée par différence entre la valeur nette comptable des titres et les cours moyens journaliers de Bourse du dernier mois précédant la date de clôture, pondérés par les volumes échangés.
Par ailleurs, dans le cadre de la gestion des placements de trésorerie, des instruments financiers sont utilisés. Les gains et pertes sur différentiels de taux, ainsi que les primes correspondantes, sont appréhendés prorata temporis.
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Sicav et fonds communs de placement | 1 747 | 573 |
Titres de créances négociables et opérations de pension livrée | 6 183 | 5 168 |
Actions propres | 671 | 645 |
Total valeurs brutes | 8 600 | 6 386 |
Dépréciations | - | - |
Total valeurs nettes | 8 600 | 6 386 |
Les actions propres correspondent à 758 322 actions d’Hermès International détenues dans le cadre de plans d’actions gratuites au profit des salariés (contre 950 785 actions au 31 décembre 2022).
Ces actions ont été valorisées au cours d’acquisition. Le cours moyen des actions propres au 31 décembre 2023 s’élève à 884,71 €. Au cours de l’année 2023, Hermès International a acquis 74 954 titres hors contrat de liquidité pour un montant de 132 M€ et a procédé à l’attribution de 267 417 actions gratuites au profit des salariés pour un montant de 107 M€.
En millions d’euros | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Valeurs mobilières de placement (hors actions propres) | 7 930 | 5 741 |
Disponibilités | 251 | 939 |
Découverts bancaires | 0 | 0 |
Trésorerie nette | 8 181 | 6 680 |
Les actions propres sont exclues des valeurs mobilières de placement présentées pour la trésorerie nette.
La ventilation des dettes financières par échéance est la suivante :
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | Montant net | Montant net | |
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 0 | 0 | 0 | 0 |
Emprunts et dettes financières diverses | 5 | 30 | 35 | 29 |
Dettes financières | 5 | 30 | 35 | 29 |
Les emprunts et dettes financières diverses correspondent à des fonds bloqués de participation des salariés.
La société est principalement exposée au risque de change du fait des ventes de ses filiales de production en devises étrangères. Ce risque est généralement couvert en totalité, sur la base de flux de trésorerie futurs hautement probables, soit par des ventes à terme, soit par des options, éligibles à la comptabilité de couverture.
Principe comptable
Les charges et produits en devises sont enregistrés pour leur contre-valeur au cours de couverture. Les dettes, créances, disponibilités en devises hors zone euro figurent au bilan pour leur contre-valeur au cours de couverture de la devise, ou au cours de clôture s’il n’y a pas de couverture. Dans ce cas, la différence résultant de l’actualisation des dettes et créances en devises au cours de clôture est portée au bilan. Les pertes latentes de change font l’objet d’une provision pour risque pour la totalité de leur valeur. Les primes sur options de change sont comptabilisées en résultat lors de l’échéance.
En millions d’euros | Actifs monétaires/ | Flux futurs de trésorerie | Position nette avant gestion | Instruments dérivés 1 | Position nette après gestion | Ratio de couverture | Sensibilité de 10 % |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Au 31/12/2023 |
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Franc suisse | 2 | 40 | 42 | (44) | (2) | 105 % | (0) |
Yuan | 30 | 10 | 39 | (41) | (1) | 103 % | (0) |
Dollar américain | (44) | 8 | (35) | 32 | (4) | 90 % | (0) |
Dollar Singapour | 2 | 8 | 10 | (10) | 0 | 97 % | 0 |
Yen | 4 | 5 | 8 | (8) | 1 | 92 % | 0 |
Dollar Hong Kong | 1 | 5 | 6 | (6) | 0 | 97 % | 0 |
Dollar australien | 3 | 1 | 4 | (4) | (0) | 108 % | 0 |
Livre sterling | (4) | 2 | (2) | 1 | (0) | 74 % | (0) |
Autres | 11 | 1 | 13 | (13) | 0 | 99 % | 0 |
Synthèse | 5 | 81 | 86 | (92) | (6) | 107 % | (1) |
Au 31/12/2022 |
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Dollar américain | (99) | 29 | (69) | 66 | (4) | 95 % | (0) |
Franc suisse | 24 | 31 | 55 | (54) | 1 | 98 % | 0 |
Dollar australien | 9 | 3 | 12 | (12) | (0) | 101 % | (0) |
Yuan | 22 | 23 | 46 | (45) | 1 | 98 % | 0 |
Livre sterling | (30) | 3 | (27) | 27 | 0 | 101 % | 0 |
Dollar Singapour | 3 | 12 | 15 | (13) | 2 | 84 % | 0 |
Yen | 1 | 12 | 13 | (12) | 1 | 90 % | 0 |
Dollar Hong Kong | 1 | 8 | 8 | (7) | 1 | 90 % | 0 |
Autres | 9 | 4 | 13 | (14) | (1) | 107 % | (0) |
Synthèse | (60) | 125 | 65 | (63) | 2 | 97 % | 0 |
| |||||||
Les opérations de couverture sont effectuées de gré à gré, exclusivement avec des banques de premier rang. La société n’encourt donc pas de risque significatif de contrepartie.
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés à la couverture du risque de change | Valeur de marché |
|---|---|---|---|
Options achetées |
|
|
|
Puts yuan | 126 | 126 | 5 |
Tunnels vendeurs yuan | 407 | 407 | 15 |
Puts yen | 197 | 197 | 6 |
Tunnels vendeurs yen | 240 | 240 | 12 |
Puts dollar Singapour | 96 | 96 | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 288 | 288 | 4 |
Puts dollar américain | 95 | 95 | 4 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 284 | 284 | 10 |
Puts dollar Hong Kong | 69 | 69 | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 206 | 206 | 6 |
| 2 008 | 2 008 | 65 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
Yuan | (524) | (524) | (18) |
Yen | (433) | (433) | (23) |
Dollar Singapour | (375) | (375) | (0) |
Dollar américain | (371) | (371) | (3) |
Dollar Hong Kong | (269) | (269) | (3) |
Autres | 64 | 64 | (2) |
| (1 908) | (1 908) | (49) |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
Dollar américain | (40) | (40) | (0) |
Yuan | 31 | 31 | 0 |
Livre sterling | (4) | (4) | (0) |
Franc suisse | 4 | 4 | (0) |
Yen | 3 | 3 | 0 |
Dollar Singapour | 2 | 2 | 0 |
Dollar Hong Kong | 1 | 1 | 0 |
Autres | (5) | (5) | 0 |
| (8) | (8) | 0 |
Total | 92 | 92 | 16 |
| |||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés à la couverture du risque de change | Valeur de marché |
|---|---|---|---|
Options achetées |
|
|
|
Puts yuan | 105 | 105 | 7 |
Tunnels vendeurs yuan | 316 | 316 | 18 |
Puts dollar américain | 94 | 94 | 4 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 283 | 283 | 9 |
Puts dollar Singapour | 81 | 81 | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 244 | 244 | 2 |
Puts yen | 51 | 51 | 3 |
Tunnels vendeurs yen | 203 | 203 | 7 |
Puts dollar Hong Kong | 59 | 59 | 2 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 176 | 176 | 5 |
| 1 612 | 1 612 | 58 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
Yuan | (397) | (397) | (8) |
Dollar américain | (349) | (349) | 2 |
Dollar Singapour | (313) | (313) | 9 |
Yen | (242) | (242) | (5) |
Dollar Hong Kong | (227) | (227) | 2 |
Autres | 52 | 52 | (3) |
| (1 477) | (1 477) | (2) |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
Dollar américain | (94) | (94) | (0) |
Livre sterling | (30) | (30) | (0) |
Franc suisse | 23 | 23 | (0) |
Yuan | 22 | 22 | (0) |
Dollar Hong Kong | (0) | (0) | (0) |
Dollar Singapour | 0 | 0 | (0) |
Yen | (0) | (0) | 0 |
Autres | 7 | 7 | 0 |
| (72) | (72) | (0) |
Total | 63 | 63 | 55 |
|
|
|
|
Au 31 décembre 2023, le capital social d’Hermès International s’élève à 53 840 400,12 €, divisé en 105 569 412 actions d’une valeur nominale de 0,51 € et reste identique à celui du 31 décembre 2022.
Principe comptable
Les provisions pour risques et charges intègrent principalement le coût des retraites et des indemnités de fin de carrière ainsi que la provision annuelle relative aux plans d’actions gratuites de l’ensemble des salariés du groupe. Cette provision est transférée en frais de personnel pour la part des salariés d’Hermès International et transférée en résultat exceptionnel pour les autres bénéficiaires salariés des filiales.
En millions d’euros | Note | 31/12/2022 | Dotations | Reprises |
| |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions | Provisions | 31/12/2023 | ||||
Plans d’actions gratuites | 3.4 | 140 | 47 | (107) | - | 79 |
Provisions pour retraite, IFC et médailles | 3.3 | 78 | 5 | (20) | (7) | 56 |
Situation nette négative des filiales |
| 37 | 2 | (36) | - | 2 |
Autres provisions pour risques et charges |
| 12 | 17 | (3) | (0) | 26 |
Provisions pour risques et charges |
| 267 | 71 | (167) | (7) | 164 |
En millions d’euros | 31/12/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
Cautions bancaires données | 2 | 12 |
Engagements irrévocables d’achats d’actifs financiers | 19 | 13 |
Autres engagements | 436 | 275 |
Total | 457 | 300 |
Les cautions bancaires souscrites pour le compte des filiales font l’objet de commissions qui leur sont refacturées.
Les autres engagements concernent essentiellement les contrats de location immobilière signés ou cautionnés par Hermès International.
Les transactions avec les parties liées ne sont pas significatives sur l’exercice 2023 au regard du résultat d’Hermès International.
Les sociétés mentionnées ci-dessous sont considérées comme étant des parties liées dans la mesure où certains membres de la direction de la société ou certains membres du Conseil de surveillance ou du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS y ont des intérêts personnels et y exercent une influence notable.
Les relations avec les parties liées les plus significatives se résument comme suit :
Néant.
| 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 |
|---|---|---|---|---|---|
Capital en fin d’exercice |
|
|
|
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|
Capital social en millions d’euros | 54 | 54 | 54 | 54 | 54 |
Nombre d’actions en circulation | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 |
Résultat global des opérations effectuées |
|
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Chiffre d’affaires hors taxes | 614 | 479 | 396 | 318 | 315 |
Résultat avant impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 3 733 | 2 651 | 1 350 | 1 417 | 1 755 |
Impôt sur les bénéfices | (112) | (50) | (13) | 22 | (7) |
Participation des salariés | (9) | (7) | (6) | (4) | (5) |
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 3 459 | 2 529 | 1 165 | 1 343 | 1 653 |
Résultat distribué (autocontrôle inclus) | 2 662 1 | 1 389 | 852 | 489 | 491 |
Résultat par action en euros |
|
|
|
|
|
Résultat après impôt et participation mais avant amortissements, provisions et dépréciations | 34,22 | 24,57 | 12,61 | 13,60 | 16,51 |
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 32,77 | 23,95 | 11,04 | 12,72 | 15,66 |
Dividende net attribué à chaque action | 25,00 1 | 13,00 | 8,00 | 4,55 | 4,55 |
Personnel |
|
|
|
|
|
Nombre de salariés (effectif moyen) | 631 | 549 | 524 | 497 | 448 |
Masse salariale en millions d’euros | (107) | (84) | (78) | (71) | (63) |
Sommes versées au titre des avantages sociaux en millions d’euros 2 | (65) | (55) | (35) | (37) | (38) |
| |||||
| Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Article D. 441-6, I-1° du Code de commerce : | |||||
0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) | |
(A) Tranches de retard de paiement |
|
|
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Nombre de factures concernées |
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| 28 |
Montant total des factures concernées HT |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice |
| 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice |
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(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre de factures exclues |
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Montant total des factures exclues |
|
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(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement de référence utilisés |
| délai légal |
|
|
|
| Factures émises non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Article D. 441-6, I-2° du Code de commerce : | |||||
0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) | |
(A) Tranches de retard de paiement |
|
|
|
|
|
Nombre de factures concernées |
|
|
|
| 426 |
Montant total des factures concernées HT |
| 4 | 13 | 19 | 35 |
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice |
|
|
|
|
|
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice |
| 1 % | 2 % | 3 % | 5 % |
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre de factures exclues |
|
|
|
|
|
Montant total des factures exclues |
|
|
|
|
|
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement de référence utilisés |
| délai légal |
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|
En application de l’article L. 232-1 du Code de commerce, nous vous communiquons ci-après la liste des succursales (établissements secondaires) de la société au 31 décembre 2023 :
Adresse | SIRET |
|---|---|
Paris |
|
13-15, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00173 |
10-12, rue d’Anjou 75008 Paris | 572 076 396 00215 |
51, rue François-Ier 75008 Paris | 572 076 396 00132 |
20, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00090 |
27, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00181 |
8, rue de Penthièvre 75008 Paris | 572 076 396 00231 |
Pantin |
|
48, rue Auger 93500 Pantin | 572 076 396 00223 |
110 B, avenue du Général-Leclerc 93500 Pantin | 572 076 396 00207 |
Hermès International n’a consenti aucun prêt interentreprises en 2023 (prêts de moins de deux ans consentis à des micro-entreprises, PME et ETI avec lesquelles Hermès International entretient des liens économiques).
Aucune prise de participation significative dans des sociétés ayant leur siège social en France n’est intervenue sur l’exercice.
Exercice clos le 31 décembre 2023
À l’Assemblée générale de la société Hermès International
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2023, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d'audit et des risques.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2023 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
Au 31 décembre 2023, les titres de participation sont inscrits au bilan pour des montants de 1 980 M€ en valeur brute et de 830 M€ en valeur nette. Ils sont comptabilisés à leur date d’entrée au prix d’achat hors frais accessoires.
Comme indiqué dans la note 7.2 « Immobilisations financières » de l’annexe aux comptes annuels, la valeur d’inventaire est estimée selon la quote-part dans l’actif net qui peut être corrigée, le cas échéant, des perspectives de rentabilité de la filiale concernée. Si la situation nette de la filiale est négative, une dépréciation des créances qui lui ont été consenties et une provision pour risques et charges pourront être également constituées.
Compte tenu de la valeur des titres de participation et provisions liées au bilan et, du jugement de la Direction pour estimer la valeur d’inventaire, le cas échéant, nous avons considéré l’évaluation de la valeur d’inventaire des titres de participation comme un point clé de notre audit.
Nos travaux ont principalement consisté, sur la base des informations qui nous ont été communiquées, à :
Au-delà de l’appréciation des valeurs d’inventaire des titres de participation, nos travaux ont consisté également à vérifier, le cas échéant, la comptabilisation d’une dépréciation des créances accordées, puis une provision pour risques dans le cas où la société est engagée à supporter les pertes d’une filiale présentant des capitaux propres négatifs.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion de la Gérance et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux Actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l'article D.441-6 du code de commerce.
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du gérant sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-9 du code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-9 du code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.
Concernant les informations relatives aux éléments que votre société a considéré susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange, fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-11 du code de commerce, nous avons vérifié leur conformité avec les documents dont elles sont issues et qui nous ont été communiqués. Sur la base de ces travaux, nous n'avons pas d'observation à formuler sur ces informations.
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives aux prises de participation et de contrôle et à l'identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité de la Gérance.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Hermès International par votre assemblée générale du 30 mai 2011 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 31 mai 1999 pour le cabinet Didier Kling & Associés, devenu Grant Thornton Audit.
Au 31 décembre 2023, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la treizième année de sa mission sans interruption et le cabinet Grant Thornton Audit dans la vingt-cinquième année.
Il appartient à la Direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la Direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d'audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par la Gérance.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au Comité d'audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d'audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d'audit et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie WATTEL
Grant Thornton Audit
Vincent FRAMBOURT
Législation applicable
Législation française.
Date de constitution et d’expiration
La société a été constituée le 1er juin 1938 et sa durée est fixée jusqu’au 31 décembre 2090.
Registre du commerce et des sociétés – LEI
La société Hermès International est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 572 076 396 RCS Paris, code APE 7010Z.
Le numéro LEI de la société est 969500Y4IJGHJE2MTJ13.
Exercice social
L’exercice social débute le 1er janvier et s’achève le 31 décembre de la même année.
Siège social – Principal siège administratif
Le siège social d’Hermès International est sis au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.
Son principal siège administratif et sa direction juridique sont sis au 13-15, rue de la Ville-l’Évêque, 75008 Paris.
Site Internet
Le site Internet de la société est accessible à l’adresse suivante : https://finance.hermes.com.
Les informations figurant sur ce site ne font pas partie du présent document d’enregistrement universel sauf si elles sont incorporées par référence (cf. chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4).
Date d’introduction en Bourse
La société Hermès International a été introduite au second marché de la Bourse de Paris le 3 juin 1993, et est inscrite depuis 2005 au Compartiment A d’Euronext.
Hermès International est entrée au sein de l’indice CAC 40 le 18 juin 2018 et au sein de l’indice EURO STOXX 50 le 20 décembre 2021.
Depuis le 17 septembre 2021, Hermès International est incluse au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation de V.E. Moodys ESG.
Forme sociale
La société Hermès International a été transformée en société en commandite par actions par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990, afin de préserver son identité et sa culture et d’assurer ainsi, à long terme, la pérennité de l’entreprise, dans l’intérêt du groupe et de l’ensemble des actionnaires.
Une présentation de cette forme sociale et de sa gouvernance figure au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.2.
Hermès International est la société mère du groupe. Son rôle consiste à :
Les marques Hermès, propriétés d’Hermès International, sont déposées dans un très grand nombre de pays et pour toutes les catégories de produits correspondant aux activités du groupe.
Le nombre de filiales d’Hermès International entrant dans le périmètre de consolidation est de 144. Une présentation sommaire du groupe figure au chapitre 1 « Description sommaire du groupe au 31 décembre 2023 », § 1.4.1.
Les textes des règlements intérieurs du Conseil de surveillance et de ses comités, ainsi que les statuts de la société sont mis à disposition à chaque mise à jour, en anglais et en français, et dans leur intégralité, sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements- interieurs-statuts.
Des commentaires destinés à fournir des informations complémentaires apparaissent dans les encadrés en caractères italiques.
La société existe sous la forme de société en commandite par actions entre :
Les règles de fonctionnement d’une commandite par actions sont les suivantes :
La société a pour objet, en France et à l’étranger :
La dénomination sociale de la société est « Hermès International ».
Le siège social est à Paris (75008), 24, rue du Faubourg Saint-Honoré.
Il pourra être transféré :
Sauf dissolution anticipée ou prorogation, la société sera automatiquement dissoute le 31 décembre 2090.
6.1 – Le montant du capital social est de 53 840 400,12 €.
Il est composé de 105 569 412 actions, toutes entièrement libérées, et réparties entre les actionnaires en proportion de leurs droits dans la société.
6.2 – L’Associé commandité, Émile Hermès SAS, a fait apport de son industrie à la société, en contrepartie de sa quote-part dans les bénéfices.
La valeur nominale d’une action s’établit à 0,51 €, après avoir fait l’objet de deux divisions par trois les 6 juin 1997 et 10 juin 2006 depuis l’introduction en Bourse.
7.1 – Le capital social peut être augmenté soit par l’émission d’actions ordinaires ou d’actions de préférence, soit par majoration du montant nominal des titres de capital existants.
7.2 – L’Assemblée générale statuant aux conditions de quorum et de majorité prévues par la loi est compétente pour décider l’augmentation du capital social. Elle peut déléguer cette compétence à la Gérance. L’Assemblée générale qui a décidé d’une augmentation de capital peut également déléguer à la Gérance le pouvoir de fixer les modalités de l’émission.
7.3 – En cas d’augmentation de capital par incorporation de sommes inscrites aux comptes de primes d’émission, réserves ou report à nouveau, les titres créés en représentation de l’augmentation de capital concernée seront répartis entre les seuls actionnaires, dans la proportion de leurs droits dans le capital.
7.4 – En cas d’augmentation de capital en numéraire, le capital ancien doit au préalable être intégralement libéré. Les actionnaires jouissent d’un droit préférentiel de souscription, et celui-ci peut être supprimé, dans les conditions prévues par la loi.
7.5 – Les apports en nature, comme toute stipulation d’avantages particuliers, à l’occasion d’une augmentation de capital, sont soumis à la procédure d’approbation et de vérification des apports institués par la loi.
7.6 – L’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires, ou la Gérance spécialement habilitée à cet effet, peut aussi, sous réserve des droits des créanciers, décider la réduction du capital. En aucun cas, cette réduction ne peut porter atteinte à l’égalité entre les actionnaires.
7.7 – La Gérance a tous pouvoirs pour procéder à la modification des statuts résultant d’une augmentation ou d’une réduction de capital et aux formalités consécutives.
8.1 – Les actions nouvelles sont libérées soit par apport en numéraire, y compris par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société, soit par apport en nature, soit par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d’émission, soit en conséquence d’une fusion ou d’une scission.
8.2 – Dans le cadre des décisions de l’Assemblée générale, le gérant procède aux appels de fonds nécessaires à la libération des actions.
Tout versement en retard sur le montant des actions porte intérêt de plein droit en faveur de la société au taux d’intérêt légal majoré de 3 points, sans qu’il soit besoin d’une demande en justice ou d’une mise en demeure.
9.1 – Les actions émises par la société sont nominatives jusqu’à leur entière libération. Les actions entièrement libérées sont nominatives ou au porteur, au choix de l’actionnaire. Elles donnent lieu à une inscription en compte dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi.
L’Assemblée générale du 29 mai 2012 a imposé la détention sous la forme nominative des participations excédant le seuil de 0,5 %, le non-respect de cette obligation étant sanctionné par la privation des droits de vote.
9.2 – La société peut, à tout moment, conformément aux dispositions légales et réglementaires, demander communication au dépositaire central ou à tout organisme chargé de la compensation des titres ou intermédiaire habilité, des renseignements lui permettant d’identifier les détenteurs de titres conférant, immédiatement ou à terme, le droit de vote aux assemblées, ainsi que la quantité de titres détenus par chacun d’eux et, le cas échéant, les restrictions dont les titres peuvent être frappés.
L’organisme chargé de la compensation des titres en France est Euroclear.
Cette faculté est en règle générale utilisée au moins une fois par an, au 31 décembre, par Hermès International.
La transmission des actions est libre. Elle s’opère dans les conditions prévues par la loi.
Toute personne physique ou morale, agissant seule et/ou de concert, qui vient à posséder, de quelque manière que ce soit, au sens des articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, un nombre de titres représentant une fraction égale à 0,5 % du capital social et/ou des droits de vote aux assemblées (ou tout multiple de ce pourcentage), à tout moment même après franchissement d’un quelconque des seuils légaux visés aux articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, doit dans les cinq jours de Bourse à compter du franchissement de ce seuil, demander l’inscription de ses actions sous la forme nominative, cette obligation de mise au nominatif s’appliquant à toutes les actions déjà possédées ainsi qu’à celles qui viendraient à être possédées au-delà de ce seuil. La copie de la demande de mise au nominatif, envoyée par lettre recommandée avec avis de réception adressée au siège social dans les 10 jours de Bourse à compter du franchissement de seuil, vaut déclaration de franchissement du seuil statutaire concerné. L’obligation de mise au nominatif des titres s’applique également à toute personne physique ou morale, agissant seule et/ou de concert, possédant, de quelque manière que ce soit, au sens des articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, un nombre de titres représentant une fraction égale à 0,5 % du capital social et/ou des droits de vote aux assemblées. Ces personnes disposent d’un délai de 20 jours de Bourse à compter de l’Assemblée générale du 29 mai 2012 pour se conformer à cette obligation.
En cas de non-respect des stipulations ci-dessus, les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote.
En cas de régularisation, les droits de vote correspondants ne peuvent être exercés jusqu’à l’expiration du délai prévu par la loi et la réglementation en vigueur. Sauf en cas de franchissement de l’un des seuils visés à l’article L. 233-7 précité, cette sanction ne sera appliquée que sur demande, consignée dans le procès-verbal de l’Assemblée générale, d’un ou de plusieurs actionnaires possédant, ensemble ou séparément, 0,5 % au moins du capital et/ou des droits de vote de la société.
12.1 – Les actions sont indivisibles à l’égard de la société. Les propriétaires indivis d’actions sont tenus de se faire représenter auprès de la société et aux assemblées générales par un seul d’entre eux ou par un mandataire unique ; en cas de désaccord, le mandataire unique peut être désigné en justice à la demande de l’indivisaire le plus diligent.
12.2 – Chaque action donne droit à une voix au sein des assemblées générales d’actionnaires.
Toutefois, un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi.
Ce droit de vote double a été institué par l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990.
Le droit de vote est exercé par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes assemblées générales (ordinaires, extraordinaires ou spéciales), sauf pour des décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier.
Cette répartition a été décidée par l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juin 2006.
12.3 – Chaque action donne droit, dans l’actif social, dans le boni de liquidation et dans les bénéfices, à une part proportionnelle à la fraction du capital qu’elle représente.
À égalité de valeur nominale, toutes les actions sont entièrement assimilables entre elles à la seule exception du point de départ de leur jouissance.
12.4 – La possession d’une action emporte de plein droit adhésion aux présents statuts et aux résolutions régulièrement prises par l’Assemblée générale des actionnaires.
12.5 – Chaque fois qu’il est nécessaire de posséder plusieurs actions pour exercer un droit quelconque, les propriétaires d’actions isolées ou en nombre inférieur à celui requis ne peuvent exercer ces droits qu’à la condition de faire leur affaire personnelle du regroupement et, éventuellement, de l’achat ou de la vente du nombre d’actions nécessaire.
La société comporte deux sortes d’associés :
La société Émile Hermès SAS est le seul Associé commandité depuis le 1er avril 2006.
13.1 – Actionnaires
Le décès, l’interdiction, la faillite personnelle, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’un actionnaire n’entraîne pas la dissolution de la société.
13.2 – Associé commandité
13.2.1 – En cas d’interdiction d’exercer une profession commerciale, de faillite personnelle, d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’un Associé commandité, ce dernier perd automatiquement et de plein droit sa qualité d’Associé commandité ; la société n’est pas dissoute. Il en est de même dans le cas où un Associé commandité personne physique qui avait été nommé gérant cesse d’exercer ses fonctions de gérant.
Si, de ce fait, la société ne comporte plus d’Associé commandité, l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit être réunie dans les meilleurs délais, soit pour désigner un ou plusieurs Associés commandités nouveaux, soit pour modifier la forme de la société. Cette modification n’emporte pas création d’un être moral nouveau.
L’Associé commandité qui perd cette qualité a droit, pour solde de tout compte, au versement par la société, prorata temporis, de son droit aux bénéfices jusqu’au jour de la perte de sa qualité.
13.2.2 – En cas de décès d’un Associé commandité, la société n’est pas dissoute. Si, de ce fait, elle ne comporte plus d’Associé commandité, l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit être réunie dans les meilleurs délais, soit pour désigner un ou plusieurs Associés commandités nouveaux, soit pour modifier la forme de la société. Cette modification n’emporte pas création d’un être moral nouveau.
Il en est de même si la société n’a qu’un seul Associé commandité et si celui-ci vient à perdre cette qualité pour quelque cause que ce soit.
Les ayants droit, héritiers ou, le cas échéant, le conjoint survivant de l’Associé commandité décédé ont droit, pour solde de tout compte, au versement par la société, prorata temporis, du droit aux bénéfices de l’Associé commandité concerné jusqu’au jour de la perte de sa qualité.
14.1 – Les Associés commandités sont tenus indéfiniment et solidairement des dettes sociales envers les tiers.
14.2 – Chaque Associé commandité a le pouvoir de nommer et de révoquer tout gérant, après avoir recueilli l’avis motivé du Conseil de surveillance dans les conditions prévues à l’article « Gérance ».
Agissant à l’unanimité, les Associés commandités :
14.3 – Sauf à perdre automatiquement et de plein droit sa qualité d’Associé commandité, Émile Hermès SAS doit maintenir dans ses statuts les clauses, dans leur rédaction initiale ou dans toute nouvelle rédaction qui pourra être approuvée par le Conseil de surveillance de la présente société statuant à la majorité des trois quarts des voix des membres présents ou représentés, stipulant que :
14.4 – Tout Associé commandité personne physique qui a reçu un mandat de gérant perd automatiquement la qualité d’Associé commandité dès lors qu’il cesse, pour quelque cause que ce soit, d’être gérant.
14.5 – Toute décision des Associés commandités est constatée par un procès-verbal établi sur un registre spécial.
15.1 – La société est gérée et administrée par un ou deux gérants, Associés commandités ou étrangers à la société. Dans le cas de deux gérants, toute disposition des présents statuts visant « le gérant » s’applique à chacun d’eux, qui peuvent agir ensemble ou séparément.
Le gérant peut être une personne physique ou une personne morale, y compris Associé commandité ou non.
La société est actuellement administrée par deux gérants :
15.2 – Les fonctions de gérant sont à durée indéterminée. Au cours de l’existence de la société, la nomination de tout gérant est de la compétence exclusive des Associés commandités, agissant après avoir recueilli l’avis du Conseil de surveillance. En la matière, chaque Associé commandité peut agir séparément.
15.3 – Les fonctions du gérant prennent fin par le décès, l’incapacité, l’interdiction, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, la révocation, la démission ou le dépassement de l’âge de 75 ans.
La société n’est pas dissoute en cas de cessation des fonctions d’un gérant pour quelque cause que ce soit. Le gérant qui démissionne doit prévenir les Associés commandités et le Conseil de surveillance six mois au moins à l’avance, par lettre recommandée, sauf accord donné par chacun des Associés commandités, après avoir recueilli l’avis du Conseil de surveillance pour réduire le délai de ce préavis.
La révocation de tout gérant ne peut être prononcée que par un Associé commandité, agissant après avoir recueilli l’avis motivé du Conseil de surveillance. En cas d’avis contraire de ce Conseil, l’Associé commandité concerné doit surseoir à sa décision pendant un délai de six mois au moins. À l’expiration de ce délai, s’il persiste dans son souhait de révoquer le gérant concerné, cet Associé commandité doit prendre à nouveau l’avis du Conseil de surveillance et, cela fait, il peut procéder à la révocation de ce gérant.
16.1 – Rapports avec les tiers
Le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société. Il les exerce dans les limites de l’objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées générales d’actionnaires.
16.2 – Rapports entre les associés
Dans les rapports entre les associés, la Gérance détient les pouvoirs les plus étendus pour faire tous actes de gestion mais seulement dans l’intérêt de la société et dans le respect des pouvoirs attribués par les présents statuts aux Associés commandités et au Conseil de surveillance.
16.3 – Délégations
Le gérant peut procéder, sous sa responsabilité, à toutes délégations de pouvoirs qu’il juge nécessaires au bon fonctionnement de la société et de son groupe.
Il peut procéder à une délégation générale, comportant ou non des limitations, à un ou plusieurs cadres de la société qui prennent alors le titre de directeur général.
Le gérant (et en cas de pluralité de gérants, chaque gérant) a droit à une rémunération statutaire ici fixée et, éventuellement, à une rémunération complémentaire dont le montant maximum est fixé par l’Assemblée générale ordinaire, avec l’accord de l’Associé commandité et s’ils sont plusieurs avec leur accord unanime.
La rémunération statutaire annuelle brute du gérant (et en cas de pluralité de gérants, de chaque gérant), au titre d’un exercice, ne peut être supérieure à 0,20 % du résultat consolidé avant impôts de la société réalisé au titre de l’exercice social précédent.
Toutefois, s’il y a plus de deux gérants, la somme des rémunérations statutaires annuelles brutes de l’ensemble des gérants ne peut être supérieure à 0,40 % du résultat consolidé avant impôts de la société, réalisé au titre de l’exercice social précédent.
Dans la limite des montants maxima ici définis, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération statutaire annuelle du gérant (et en cas de pluralité de gérants, de chaque gérant).
La politique de rémunération des gérants est détaillée dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1. et § 3.8.1.2).
La composition du Conseil de surveillance est décrite dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.5). Les dispositions de l’article L. 226-4-1 du Code de commerce (sur renvoi de l’article L. 22-70-74 du même code) imposant que la proportion des membres du Conseil de surveillance de chaque sexe ne puisse être inférieure à 40 % et que lorsque le Conseil est composé au plus de huit membres, l’écart entre le nombre de membres de chaque sexe ne peut être supérieur à deux, sont applicables à la société et sont respectées.
18.1 – La société est dotée d’un Conseil de surveillance composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés désignés dans les conditions prévues à l’article 18.6 ci-après), choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant. Lors des renouvellements du Conseil de surveillance, le nombre de ses membres est fixé par décision unanime des Associés commandités.
Par décision du 23 septembre 2019, l’Associé commandité a porté à 14 le nombre de membres du Conseil de surveillance (y compris les membres représentant les salariés) à effet au 12 novembre 2019.
Les membres du Conseil de surveillance peuvent être des personnes physiques ou morales.
Les personnes morales doivent, lors de leur nomination, désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités que s’il était membre du Conseil de surveillance en son nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu’il représente. Ce mandat de représentant permanent lui est donné pour la durée de celui de la personne morale qu’il représente.
Si la personne morale révoque le mandat de son représentant, elle est tenue de notifier cette révocation à la société, sans délai, par lettre recommandée, ainsi que l’identité de son nouveau représentant permanent. Il en est de même en cas de décès, démission ou empêchement prolongé du représentant permanent.
18.2 – Les membres du Conseil de surveillance sont nommés ou leurs mandats renouvelés par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires. Les Associés commandités peuvent, à tout moment, proposer la nomination d’un ou de plusieurs nouveaux membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance sont nommés pour une durée de trois ans. Par exception à cette règle, l’Assemblée générale pourra, afin de garantir un renouvellement par tiers du Conseil de surveillance chaque année, décider de nommer un ou plusieurs membres du Conseil pour une ou deux années, au besoin en procédant par tirage au sort pour désigner les personnes concernées.
L’Assemblée générale du 2 juin 2009 a instauré un renouvellement des membres du Conseil de surveillance par tiers chaque année.
18.3 – Nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance si, ayant dépassé l’âge de 75 ans, sa nomination a pour effet de porter à plus du tiers le nombre des membres ayant dépassé cet âge.
18.4 – Les membres du Conseil de surveillance ne sont révocables par décision de l’Assemblée générale ordinaire que sur proposition faite pour juste motif conjointement par les Associés commandités, agissant à l’unanimité, et par le Conseil de surveillance.
18.5 – En cas de vacance par décès ou démission d’un ou plusieurs membres du Conseil de surveillance, ce dernier peut pourvoir au remplacement, à titre provisoire, dans le délai de trois mois à compter du jour où se produit la vacance.
Toutefois, s’il ne reste pas plus de deux membres du Conseil de surveillance en fonction, le ou les membres en fonction, ou, à défaut, le gérant ou le ou les Commissaires aux comptes, doivent convoquer immédiatement l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires à l’effet de compléter le Conseil.
18.6 – Lorsque les dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce sont applicables à la société, un ou plusieurs membre(s), personne(s) physique(s), représentant les salariés du groupe doi(ven)t être désigné(s) dans les conditions définies par l’article susvisé. Le nombre de membres du Conseil de surveillance à prendre en compte pour déterminer le nombre de membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est apprécié à la date de désignation des représentants des salariés au Conseil. Ni les membres du Conseil de surveillance élus par les salariés en vertu de l’article L. 225-27 du Code de commerce, ni les membres du Conseil de surveillance salariés actionnaires nommés en vertu de l’article L. 225-23 du Code de commerce ne sont pris en compte à ce titre.
La durée du mandat des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est celle prévue à l’article 18.2 des présents statuts.
La réduction du nombre de membres du Conseil de surveillance, dans le cadre de l’application des dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, est sans effet sur la durée du mandat de l’ensemble des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, qui prend fin à l’arrivée de son terme normal.
Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés sont désignés par le Comité de groupe de la société. Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés doivent être titulaires depuis au moins deux ans d’un contrat de travail avec la société ou l’une de ses filiales directes ou indirectes, ayant son siège social en France ou à l’étranger. Par exception à la règle prévue à l’article 18.1 des présents statuts, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas tenus d’être actionnaires.
18.7 – Tous les membres du Conseil de surveillance doivent respecter le règlement intérieur du Conseil de surveillance.
Les assemblées générales mixtes du 3 juin 2014 et du 24 avril 2020 ont modifié l’article 18 des statuts afin, respectivement, d’y introduire les modalités de nomination des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, et de tenir compte du renforcement de la représentation des salariés au Conseil de surveillance prévu par la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi « Pacte »).
Le fonctionnement du Conseil de surveillance est décrit au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.5.
19.1 – Le Conseil de surveillance nomme, parmi ses membres, un président, personne physique, et deux vice-présidents.
Il désigne un secrétaire qui peut être choisi en dehors de son sein.
En cas d’absence du président, le vice-président le plus âgé remplit ses fonctions.
19.2 – Le Conseil de surveillance se réunit sur la convocation de son président ou de la Gérance aussi souvent que l’intérêt de la société l’exige et au moins deux fois par an, soit au siège social, soit en tout autre endroit indiqué dans la convocation.
Les convocations sont faites par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, sept jours ouvrables au moins avant la réunion. Ce délai peut être réduit avec l’accord unanime du président du Conseil de surveillance ou d’un vice-président, des Associés commandités et de la Gérance.
Tout membre du Conseil de surveillance peut donner, par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, mandat à l’un de ses collègues pour le représenter à une séance du Conseil. Chaque membre ne peut disposer, au cours d’une même séance, que d’une seule procuration. Ces dispositions sont applicables au représentant permanent d’une personne morale membre du Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres est présente ou représentée.
Les délibérations sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. Toutefois, le Conseil de surveillance approuve ou refuse toute proposition de nouvelle rédaction de certaines clauses des statuts d’Émile Hermès SAS à la majorité des trois quarts de ses membres présents ou représentés et ce, conformément aux stipulations de l’article « Responsabilité et pouvoirs des Associés commandités ».
Sauf lorsque le Conseil de surveillance est réuni pour procéder aux opérations de vérification et de contrôle du rapport annuel et des comptes sociaux consolidés, sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les membres du Conseil de surveillance qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective par l’utilisation de moyens techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations. Le Conseil de surveillance précise le cas échéant les conditions et modalités pratiques de l’utilisation des moyens de visioconférence et de télécommunication. La Gérance doit être convoquée et peut assister aux séances du Conseil de surveillance mais sans voix délibérative.
19.3 – Les délibérations du Conseil de surveillance sont constatées par des procès-verbaux inscrits sur un registre spécial paraphé, et signés par le président et le secrétaire.
20.1 – Le Conseil de surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion de la société.
Il dispose, à cet effet, des mêmes pouvoirs que les Commissaires aux comptes et est saisi, en même temps que ceux-ci, des mêmes documents. De plus, la Gérance doit lui remettre, au moins une fois l’an, un rapport détaillé sur l’activité de la société.
20.2 – Le Conseil de surveillance émet, à l’intention des Associés commandités, un avis motivé sur :
20.3 – Le Conseil de surveillance décide des propositions d’affectation des bénéfices de chaque exercice à soumettre à l’Assemblée générale.
20.4 – Le Conseil de surveillance approuve ou refuse toute proposition de nouvelle rédaction de certaines clauses des statuts d’Émile Hermès SAS et ce, conformément aux stipulations de l’article « Responsabilité et pouvoirs des Associés commandités ».
20.5 – Le Conseil de surveillance doit être consulté par les Associés commandités avant que ceux-ci puissent prendre toutes décisions en matière :
20.6 – Le Conseil de surveillance fait chaque année à l’Assemblée générale ordinaire annuelle des actionnaires un rapport dans lequel il signale, s’il y a lieu, les irrégularités et inexactitudes relevées dans les comptes de l’exercice et commente la gestion de la société.
Le rapport du Conseil de surveillance relatif à l’exercice clos le 31 décembre 2023 figure au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.3.
Ce rapport est mis, ainsi que le bilan et l’inventaire, à la disposition des actionnaires, qui peuvent en prendre connaissance au siège social, à compter de la convocation de l’Assemblée générale.
Le Conseil de surveillance peut convoquer l’Assemblée générale des actionnaires toutes les fois qu’il le juge convenable.
Les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats.
21.1 – Chaque fois qu’il le juge souhaitable, la Gérance de la société ou le président du Conseil de surveillance de la société convoque en Congrès le Conseil de surveillance et les Associés commandités, Émile Hermès SAS étant représentée à cette fin par son Conseil de gérance. Les convocations sont faites par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, sept jours ouvrables au moins avant la réunion. Ce délai peut être réduit avec l’accord unanime du président du Conseil de surveillance ou d’un vice-président et du gérant.
21.2 – Le Congrès se réunit au lieu indiqué sur l’avis de convocation. Il est présidé par le président du Conseil de surveillance de la société ou, en cas d’absence, par un vice-président du Conseil de surveillance de la société ou, à défaut, par le membre du Conseil de surveillance présent le plus âgé. Le gérant ou, s’il s’agit d’une personne morale, son ou ses représentants légaux, est convoqué aux réunions du Congrès.
21.3 – Le Congrès connaît de toutes questions qui lui sont soumises par l’auteur de la convocation ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer en matière de prises de décisions aux organes auxquels ces pouvoirs sont attribués par la loi, les statuts de la société et ceux de l’Associé commandité personne morale.
S’ils le souhaitent, le Conseil de surveillance et les Associés commandités peuvent, en Congrès, prendre toutes décisions ou émettre tous avis de leur compétence.
Il peut être alloué au Conseil de surveillance une rémunération annuelle dont le montant est déterminé par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires et demeure maintenu jusqu’à décision contraire de cette Assemblée.
Le Conseil répartit cette rémunération entre ses membres dans les proportions qu’il juge convenables.
La politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance est détaillée dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.3).
Les comptes de la société sont contrôlés par un ou plusieurs Commissaires aux comptes, et ce, dans les conditions prévues par la loi.
24.1 – Les assemblées générales sont convoquées dans les conditions fixées par la loi.
Leur réunion a lieu au siège social ou en tout autre endroit précisé dans l’avis de convocation.
24.2 – Le droit de participer aux assemblées est subordonné à l’inscription en compte des titres de l’actionnaire, dans les comptes nominatifs (purs ou administrés) ou dans les comptes de titres au porteur tenus par un intermédiaire habilité, au plus tard au deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris. En ce qui concerne les titres au porteur, ces formalités sont constatées par une attestation de participation délivrée par l’intermédiaire habilité, en annexe au formulaire de vote ou de procuration. Tout actionnaire peut voter à distance ou par procuration selon les modalités fixées par la loi et les dispositions réglementaires en vigueur.
Par ailleurs, sur décision de la Gérance, tout actionnaire peut voter par tous moyens de télécommunication et télétransmission, dans les conditions prévues par la réglementation applicable au moment de son utilisation. Cette faculté est indiquée dans l’avis de réunion publié au Bulletin des annonces légales obligatoires (Balo). Tout actionnaire qui utilise à cette fin, dans les délais exigés, le formulaire électronique de vote proposé sur le site Internet mis en place par le centralisateur de l’Assemblée, est assimilé aux actionnaires présents ou représentés. La saisie et la signature du formulaire électronique peuvent être directement effectuées sur ce site par tout procédé arrêté par la Gérance et répondant aux conditions définies à la première phrase du deuxième alinéa de l’article 1316-4 du Code civil abrogé depuis l’ordonnance du 10 février 2016 devenu 1367 du Code civil (à savoir l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant le lien de la signature avec le formulaire), pouvant notamment consister en un identifiant et un mot de passe. La procuration ou le vote ainsi exprimés avant l’Assemblée par ce moyen électronique, ainsi que l’accusé de réception qui en est donné, seront considérés comme des écrits non révocables et opposables à tous, étant précisé qu’en cas de cession de titres intervenant avant le deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris, la société invalidera ou modifiera en conséquence, selon le cas, la procuration ou le vote exprimé avant cette date et cette heure. Peuvent également assister aux assemblées toutes personnes invitées par le gérant ou par le président du Conseil de surveillance. Les Associés commandités peuvent assister aux assemblées générales d’actionnaires. Les Associés commandités personnes morales sont représentés par l’un de leurs représentants légaux ou par toute personne, actionnaire ou non, mandatée par l’un de ceux-ci.
L’Assemblée générale du 7 juin 2010 a modifié l’article 24.2 des statuts pour permettre à la Gérance de mettre en place le vote à distance par voie électronique lors des assemblées générales.
L’Assemblée générale du 2 juin 2015 a modifié l’article 24.2 des statuts pour le mettre en conformité avec l’article R. 225-85 du Code de commerce issu du décret n° 2014-1466 du 8 décembre 2014 ayant modifié la méthode de détermination de la « record date » pour la participation aux assemblées générales.
24.3 – Les assemblées sont présidées par le président du Conseil de surveillance ou, à défaut, par l’un des vice-présidents de ce Conseil ou, encore à défaut, par le gérant.
24.4 – Les assemblées générales ordinaires et extraordinaires, statuant dans les conditions prévues par la loi, exercent leurs fonctions conformément à celle-ci.
24.5 – Sauf pour la nomination et la révocation des membres du Conseil de surveillance, la nomination et la révocation des Commissaires aux comptes, la distribution des bénéfices de l’exercice et l’approbation des conventions soumises à autorisation, aucune décision des assemblées n’est valablement prise si elle n’est approuvée par les Associés commandités au plus tard à la clôture de l’Assemblée ayant voté la décision en cause. La Gérance de la société a tous pouvoirs pour constater cette approbation.
Chaque exercice social a une durée de 12 mois, qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
L’Assemblée approuve les comptes de l’exercice écoulé et constate l’existence de bénéfices distribuables.
La société verse aux Associés commandités une somme égale à 0,67 % du bénéfice distribuable, aux époques et lieux désignés par la Gérance dans un délai maximum de neuf mois à compter de la clôture de l’exercice.
Les Associés commandités se répartissent cette somme entre eux comme ils l’entendent.
Le solde du bénéfice distribuable revient aux actionnaires. Son affectation est décidée par l’Assemblée générale ordinaire, sur proposition du Conseil de surveillance. Sur proposition du Conseil de surveillance, l’Assemblée a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende ou des acomptes sur dividendes, une option entre le paiement en numéraire ou en actions, dans les conditions fixées par la loi.
Sur proposition du Conseil de surveillance, l’Assemblée générale peut décider le prélèvement sur le solde des bénéfices revenant aux actionnaires des sommes qu’elle juge convenable de reporter à nouveau au profit des actionnaires ou d’affecter à un ou plusieurs fonds de réserve extraordinaires, généraux ou spéciaux, non productifs d’intérêts, sur lesquels les Associés commandités n’ont, en cette qualité, aucun droit.
Sur proposition des Associés commandités agissant à l’unanimité, ce ou ces fonds de réserve peuvent, sur décision de l’Assemblée ordinaire, être distribués aux actionnaires ou affectés à l’amortissement total ou partiel des actions. Les actions intégralement amorties sont remplacées par des actions de jouissance ayant les mêmes droits que les actions anciennes, à l’exception du droit au remboursement du capital.
Ce ou ces fonds de réserve peuvent également être incorporés au capital.
Les dividendes sont mis en paiement aux époques et lieux désignés par la Gérance dans un délai maximum de neuf mois à compter de la clôture de l’exercice, sous réserve de la prolongation de ce délai en justice.
À l’expiration de la société, ou en cas de dissolution anticipée, l’Assemblée générale règle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont elle détermine les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformément à la loi.
Le boni éventuel de liquidation est réparti entre les seuls actionnaires.
Une description sommaire du groupe au 31 décembre 2023 est présentée au chapitre 1 « Description sommaire du groupe au 31 décembre 2023 », § 1.4.1.
Les principales sociétés consolidées au 31 décembre 2023 (filiales de distribution et holding des pôles majoritairement), sont détaillées au chapitre 5 « Comptes consolidés », note 16.
Des renseignements détaillés sur les filiales dont la valeur brute des titres détenus excède 5 % du capital d’Hermès International figurent au chapitre 6 « Comptes sociaux », note 7, § 7.3.1.
Comme indiqué au § 7.1.2, Hermès International est la société mère du groupe. Les principaux flux entre Hermès International et les filiales du groupe sont présentés au chapitre 6 « Comptes sociaux ». Ils portent principalement sur les domaines suivants :
Les prestations de services concernent principalement les refacturations aux filiales de prestations de communication, loyers, personnel détaché, assurances et honoraires. Ces prestations sont détaillées au chapitre 6 « Comptes sociaux », note 2.1 « Produits d’exploitation ».
Hermès International perçoit des redevances sur licences de marques consenties exclusivement à des filiales du groupe, à savoir Hermès Sellier, le Comptoir Nouveau de la Parfumerie et La Montre Hermès. Les redevances sont calculées sur le chiffre d’affaires des filiales de production. Ces redevances sont détaillées au chapitre 6 « Comptes sociaux », note « 2.1 « Produits d’exploitation ».
La politique fiscale du groupe Hermès est décrite au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale », § 2.7.2.1.1.
Les principaux investissements réalisés au cours de l’exercice sont exposés au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.8.2.
| Montant | Nombre | Valeur d’actions nominale |
|---|---|---|---|
Au 01/01/2023 | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Au 31/12/2023 | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Au jour de l’Assemblée générale | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Les actions sont intégralement libérées.
La société publie chaque mois, au plus tard le 15 du mois suivant, sur https://finance.hermes.com/fr/informations-reglementees, le nombre total de droits de vote et d’actions composant le capital le dernier jour du mois précédent.
Au 29 février 2024, le nombre total de droits de vote (y compris les actions privées de droit de vote) s’élevait à 179 126 463. Chaque action donne droit à au moins une voix au sein des assemblées générales d’actionnaires, à l’exception des actions autodétenues par la société, qui sont dépourvues de tout droit de vote.
La propriété de certaines actions est démembrée, c’est-à-dire partagée entre un usufruitier et un nu-propriétaire. Les droits de vote sont dans ce cas statutairement exercés par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes assemblées générales (ordinaires, extraordinaires ou spéciales), sauf pour les décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier.
Par ailleurs, un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi et notamment pour toute action ayant fait l’objet d’une conversion au porteur ou d’un transfert, hormis tout transfert du nominatif au nominatif par suite de succession, de liquidation de communauté de biens entre époux ou de donation familiale.
Le défaut de déclaration de franchissement de seuils légaux et statutaires peut entraîner la privation des droits de vote (se reporter à l’article 11 des statuts, au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.2).
Aucune évolution du capital n’est intervenue au cours des trois derniers exercices.
Les autorisations et délégations en matières :
actuellement en vigueur, accordées par l’Assemblée générale à la Gérance, sont récapitulées dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.4. Les autorisations et délégations en matière d’augmentation de capital, de réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions et d’attribution d’options d’achat d’actions n’ont pas été utilisées au cours de l’exercice 2023 et n’ont pas été utilisées à la date de dépôt du présent document d’enregistrement universel.
L’autorisation conférée à la Gérance par la 28e résolution en matière d’attribution d’actions gratuites ordinaires existantes a été utilisée le 15 juin 2023 (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.3 – Attributions gratuites d’actions, options d’achat d’actions).
Il est proposé à l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de renouveler l’autorisation d’attribution d’actions gratuites ordinaires existantes (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.2.2 – Exposé des motifs de la 19e résolution).
La société a recours au dispositif dit d’« identification sur demande » issu de la directive (UE) 2017/828 du 17 mai 2017 (dite « SRD II ») pour connaître son actionnariat.
Lors de l’étude en date du 29 décembre 2023, il existait environ 185 000 actionnaires, leur nombre était d’environ 156 000 au 30 décembre 2022, et d’environ 122 000 au 31 décembre 2021.
Le pourcentage d’actionnaires individuels s’élève à 7,7 % en décembre 2023, stable par rapport à 2022 (7,8 %). Ce pourcentage regroupe les actions détenues au nominatif au 29 décembre 2023 par les actionnaires individuels et au porteur identifiés par l’identification sur demande au 29 décembre 2023, hors détentions des groupes familiaux.
La société Hermès International est contrôlée – par l’intermédiaire de la société Émile Hermès SAS, son Associé commandité – par le groupe familial Hermès, lequel détient par ailleurs, notamment par l’intermédiaire de la société H51, une participation majoritaire (en capital et en droits de vote) au sein de la société en qualité d’actionnaire commanditaire. Ce contrôle est un contrôle exclusif au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce.
Les sociétés H51 et H2 sont détenues exclusivement par des membres du groupe familial Hermès. À la connaissance de la société, il n’existe pas d’actionnaire autre que ceux qui figurent dans les tableaux du § 7.2.2.5, détenant directement ou indirectement, seul ou de concert plus de 5 % du capital ou des droits de vote.
Les actions détenues par les mandataires sociaux et les dirigeants sont détaillées au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.10.1.
À la connaissance de la société, les modifications significatives intervenues dans la composition de l’actionnariat au cours des trois dernières années sont exposées au § 7.2.2.6. Compte tenu notamment du temps écoulé depuis sa création, la description des modalités de constitution d’H51 ne figure plus dans le document d’enregistrement universel. La définition et la description de l’organisation du groupe familial Hermès figurent respectivement au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.6 ; et au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.2.1.
Aucun mouvement significatif n’est intervenu dans la répartition du capital et des droits de vote de la société au cours des trois dernières années.
Les informations relatives aux mouvements significatifs intervenus les années précédentes sont disponibles dans les précédents documents d’enregistrement universels, accessibles sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications.
À la connaissance de la société, il n’y a pas eu de variation significative de l’actionnariat d’Hermès International entre le 31 décembre 2023 et la date de dépôt du présent document d’enregistrement universel à l’AMF.
Se référer au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.7.5.
Se référer au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.7.5.
Au 31 décembre 2023, Hermès International détenait 839 115 de ses propres actions, représentant 0,8 % de son capital, acquises dans le cadre du programme de rachat d’actions présenté au § 7.2.2.10.
En pratique, les actions autodétenues sont allouées pour l’essentiel à la couverture des plans d’attribution d’actions gratuites à destination des salariés (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.3.2).
Au 31 décembre 2023 et à la connaissance de la société, la répartition du capital et des droits de vote de la société est la suivante :
Ces chiffres résultent, pour les actions au nominatif, du registre tenu par le service Titres d’Uptevia et, pour les actions au porteur des déclarations, le cas échéant, des intéressés et des analyses d’actionnariat réalisées conformément à la procédure mise en œuvre (§ 7.2.2.1).
Les variations intervenues après la clôture de l’exercice sont détaillées au § 7.2.2.3.2.
Conformément à la position‑recommandation de l’AMF n° 2021‑02, le tableau ci-dessous mentionne la répartition du capital et des droits de vote de la société, au cours des trois derniers exercices, sur la base des informations portées à la connaissance de la société.
Les droits de vote théoriques tiennent compte des droits de vote attachés aux actions privées de droits de vote, conformément à l’article 223‑11 du Règlement général de l’AMF et servant de dénominateur pour le calcul par les actionnaires de leur pourcentage de détention en capital et en droits de vote aux fins de déclarations réglementaires (notamment les déclarations de franchissement de seuil).
Les droits de vote exerçables en assemblée générale ne tiennent pas compte des actions privées de droit de vote (cela concerne notamment l’autodétention).
| Capital | Droits de vote théoriques 1 | Droits de vote exerçables en AG 1 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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| Affectation des résultats | Autres | Affectation des résultats | Autres | |||||
Actions | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | |
AU 31 DÉCEMBRE 2023 |
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H51 | 57 359 794 | 54,3 | 114 592 848 | 63,9 | 114 592 848 | 63,9 | 114 592 848 | 64,2 | 114 592 848 | 64,2 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,9 | 14 025 204 | 7,9 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 063 995 | 5,7 | 7 465 121 | 4,2 | 11 543 567 | 6,4 | 7 465 121 | 4,2 | 11 543 567 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 436 391 | 66,7 | 136 083 173 | 75,9 | 140 161 619 | 78,1 | 136 083 173 | 76,2 | 140 161 619 | 78,5 |
Public 4 5 | 34 293 906 | 32,5 | 42 395 379 | 23,6 | 38 316 933 | 21,4 | 42 395 379 | 23,8 | 38 316 933 | 21,5 |
Autodétention | 839 115 | 0,8 | 839 115 | 0,5 | 839 115 | 0,5 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 179 317 667 | 100 | 179 317 667 | 100 | 178 478 552 | 100 | 178 478 552 | 100 |
AU 31 DÉCEMBRE 2022 |
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H51 | 57 359 794 | 54,3 | 114 586 434 | 63,8 | 114 586 434 | 63,8 | 114 586 434 | 64,2 | 114 586 434 | 64,2 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 13 888 704 | 7,7 | 13 888 704 | 7,7 | 13 888 704 | 7,8 | 13 888 704 | 7,8 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 038 887 | 5,7 | 7 512 321 | 4,2 | 11 590 767 | 6,5 | 7 512 321 | 4,2 | 11 590 767 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 411 283 | 66,7 | 135 987 459 | 75,8 | 140 065 905 | 78,0 | 135 987 459 | 76,2 | 140 065 905 | 78,5 |
Public 4 5 | 34 124 504 | 32,3 | 42 452 107 | 23,7 | 38 373 661 | 21,4 | 42 452 107 | 23,8 | 38 373 661 | 21,5 |
Autodétention | 1 033 625 | 1,0 | 1 033 625 | 0,6 | 1 033 625 | 0,6 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 179 473 191 | 100 | 179 473 191 | 100, | 178 439 566 | 100 | 178 439 566 | 100 |
AU 31 DÉCEMBRE 2021 |
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H51 | 57 279 794 | 54,3 | 113 689 009 | 63,6 | 113 689 009 | 63,6 | 113 689 009 | 63,9 | 113 689 009 | 63,9 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 13 888 704 | 7,8 | 13 888 704 | 7,8 | 13 888 704 | 7,8 | 13 888 704 | 7,8 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 001 893 | 5,7 | 7 428 860 | 4,2 | 11 508 860 | 6,4 | 7 428 860 | 4,2 | 11 508 860 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 294 289 | 66,6 | 135 006 573 | 75,6 | 139 086 573 | 77,8 | 135 006 573 | 75,9 | 139 086 573 | 78,2 |
Public 4 5 | 34 349 970 | 32,5 | 42 751 499 | 23,9 | 38 671 499 | 21,6 | 42 751 499 | 24,1 | 38 671 499 | 21,8 |
Autodétention | 925 153 | 0,9 | 925 153 | 0,5 | 925 153 | 0,5 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 178 683 225 | 100 | 178 683 225 | 100 | 177 758 072 | 100 | 177 758 072 | 100 |
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Ces chiffres résultent, pour les actions au nominatif, du registre tenu par le service Titres d’Uptevia et, pour les actions au porteur des déclarations, le cas échéant, des intéressés et des analyses d’actionnariat réalisées conformément à la procédure mise en œuvre (§ 7.2.2.1).
Les variations intervenues après la clôture de l’exercice sont détaillées au § 7.2.2.3.2.
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré entre la clôture de l’exercice 2023 et le 29 février 2024.
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2023.
Franchissements de seuils de l’exercice 2022
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2022.
Franchissements de seuils de l’exercice 2021
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2021.
Avis AMF n° 217C1755 du 28 juillet 2017 (dont le texte intégral est disponible sur le site de l’AMF – www.amf-france.org) : le groupe familial Hermès a déclaré avoir franchi en hausse, le 21 juillet 2017, le seuil de 2/3 du capital de la société Hermès International et détenir 70 385 066 actions représentant 130 403 428 droits de vote en assemblées générales s’agissant des décisions concernant l’affectation des résultats et 134 256 835 droits de vote s’agissant des autres décisions, soit 66,67 % du capital et respectivement 74,92 % et 77,13 % des droits de vote de cette société, répartis comme suit :
| Actions | % capital | Décisions concernant l’affectation des résultats | Autres décisions | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
Droits de vote | % droits de vote | Droits de vote | % droits de vote | |||
H51 | 56 209 021 | 53,24 | 109 244 318 | 62,76 | 109 244 318 | 62,76 |
H2 | 6 876 102 | 6,51 | 13 072 204 | 7,51 | 13 072 204 | 7,51 |
Autres membres | 6 292 154 | 5,96 | 8 086 906 | 4,65 | 11 940 313 | 6,86 |
Autodétention | 1 007 789 | 0,95 | - | - | - | - |
Total groupe familial Hermès | 70 385 066 | 66,67 | 130 403 428 | 74,92 | 134 256 835 | 77,13 |
Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Hermès International sur le marché par la société H51.
Fidèle à sa tradition familiale, la maison associe l’ensemble de ses collaborateurs à travers le monde à la croissance durable et responsable du groupe sur le moyen et long terme. Ainsi, Hermès s’est distingué de nouveau en 2023 par un plan collectif d’attributions gratuites d’actions. En effet, il s’agit d’un dispositif unique sur le marché que ce soit en France ou à l’étranger par son périmètre et sa générosité, renouvelé à plusieurs reprises depuis le premier plan du groupe en 2007, en 2010, 2012, 2016, 2019 et 2023.
Conformément à l’autorisation donnée par l’Assemblée générale du 20 avril 2023 dans la 28e résolution, la Gérance a mis en place le 15 juin 2023 deux nouveaux plans d’attributions gratuites d’actions pour l’ensemble des collaborateurs éligibles du groupe. Ces plans d’actionnariat salarié s’inscrivent dans le cadre des dispositions du code de commerce français et portent sur des actions existantes du groupe, rachetées dans le respect du cadre réglementaire à cet effet. Les attributions sont assorties de conditions de présence et, le cas échéant, de performance, avec des périodes d’acquisition des droits de quatre ans.
Au 31 décembre 2023, l’actionnariat salarié, sur la base des plans déjà attribués et/ou acquis, concerne une partie significative des effectifs du groupe exprimée par la détention de 1 151 443 actions Hermès International issus des plans d’attributions gratuites d’actions et anciennement de stock-options, soit 1,09 % du capital du groupe. 18 000 collaborateurs dans plus de 35 pays (soit 80% des effectifs du groupe) détiennent des actions ou des doits en cours d’acquisition au titre des derniers plans.
Aucune action de la société n’est détenue par le personnel de la société et des sociétés qui lui sont liées dans le cadre du plan d’épargne d’entreprise et du fonds commun de placement d’entreprise de la société.
Les actions inscrites au nominatif ne font l’objet d’aucun nantissement significatif.
L’Assemblée générale mixte du 20 avril 2022 puis celle du 20 avril 2023 ont approuvé des programmes de rachat d’actions autorisant la Gérance, sur le fondement des articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce, à acheter, sur le marché ou hors marché, un nombre d’actions représentant jusqu’à 10 % du capital de la société au jour du rachat, en vue de les affecter aux objectifs autorisés par la réglementation européenne ou à une ou plusieurs pratiques de marché admises par l’Autorité des marchés financiers à ce jour ou ultérieurement, et plus généralement de les affecter à la réalisation de toute opération conforme à la réglementation en vigueur.
L’Assemblée générale mixte du 20 avril 2022 puis celle du 20 avril 2023 ont autorisé la Gérance à réduire le capital social par annulation d’actions rachetées, dans la limite de 10 % du capital social par période de 24 mois.
Les caractéristiques des délégations consenties à la Gérance sont détaillées au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.4.
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2023, la Gérance a effectué les opérations figurant dans le tableau ci-dessous, dans le cadre des programmes de rachat d’actions autorisant la Gérance à acheter et à vendre ses propres actions dans le cadre de l’article L. 22-10-62 du Code de commerce.
| Du 01/01/2023 au 20/04/2023 | Du 21/04/2023 au 31/12/2023 | Total |
|---|---|---|---|
HORS CONTRAT DE LIQUIDITé | |||
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2022 | 1 029 158 | - | 1 029 158 |
Nombre d’actions acquises | - | 74 954 | 74 954 |
Motif des acquisitions | Actionnariat salarié | Actionnariat salarié |
|
Cours moyen des achats |
| 1 765,14 € | 1 765,14 € |
Nombre d’actions vendues | 222 | 267 195 | 267 417 1 |
Cours moyen des ventes | 114,15 € | 399,37 € | 399,13 € 2 |
Montant des frais nets hors taxes | - | - | - |
Nombre d’actions annulées | - | - | - |
Cours moyen des actions annulées | - | - | - |
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2023 | 1 028 936 | (192 241) | 836 695 |
Affectation : |
|
|
|
| 950 563 | (192 241) | 758 322 |
| 78 373 | - | 78 373 |
Valeur nette évaluée au cours d’achat | 667 472 329 € | 25 594 104 € | 693 066 433 |
Valeur nette évaluée au cours de clôture | 1 974 322 397 € | (368 872 031) € | 1 605 450 366 € |
Valeur nominale | 524 757 € | (98 043) € | 426 714 € |
Fraction du capital qu’elles représentent | 0,97 % | - 0,18 % | 0,79 % |
DANS LE CADRE DU CONTRAT DE LIQUIDITé | |||
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2022 | 4 467 | - | 4 467 |
Moyens mis en œuvre (compte de liquidité) | 5 000 000 € | 5 000 000 € | 5 000 000 € |
Nombre d’actions acquises | 53 290 | 145 844 | 199 134 |
Cours moyen des achats | 1 704,62 € | 1 883,74 € | 1 835,80 € |
Nombre d’actions vendues | 57 582 | 143 599 | 201 181 |
Cours moyen des ventes | 1 702,38 € | 1 886,15 € | 1 833,55 € |
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2023 | 175 | 2 245 | 2 420 |
Valeur nette évaluée au cours d’achat | 299 086 € | 4 395 623 € | 4 694 709 € |
Valeur nette évaluée au cours de clôture | 335 790 € | 4 307 706 € | 4 643 496 € |
Valeur nominale | 89 € | 1 145 € | 1 234 € |
Fraction du capital qu’elles représentent | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| |||
En application des articles 241-2 et 241-3 du règlement général de l’AMF, la société présente ci-après le descriptif du programme de rachat qui sera soumis à l’approbation de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024. Ce programme se substituera à celui autorisé par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023.
Au 29 février 2024, le capital de la société est composé de 105 569 412 actions, dont 837 293 actions (nombre de titres en date de transaction) sont autodétenues par Hermès International, représentant 0,79 % du capital social.
|
|
|---|---|
Objectifs du programme de rachat d’actions | Les actions pourraient être rachetées en vue de les affecter aux objectifs autorisés par le règlement (UE) 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR ») :
|
Part maximale du capital dont le rachat est autorisé | 10 % du capital à la date de l’Assemblée générale :
|
Prix maximal d’achat et montant maximal autorisé de fonds pouvant être engagés |
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Conditions | Les actions pourraient être achetées par tout moyen, et notamment en tout ou partie par des interventions sur les marchés réglementés, des systèmes multilatéraux de négociations, auprès d’internaliseurs systématiques ou de gré à gré, y compris par achat de blocs de titres (sans limiter la part du programme de rachat pouvant être réalisée par ce moyen), par offre publique d’achat ou d’échange ou par l’utilisation de mécanismes optionnels ou instruments dérivés (dans le respect des dispositions légales et réglementaires alors applicables), à l’exclusion de la vente d’options de vente, et aux époques que la Gérance appréciera, y compris en période d’offre publique sur les titres de la société, dans le respect de la réglementation boursière, soit directement soit indirectement par l’intermédiaire d’un prestataire de services d’investissement. Les actions acquises au titre de cette autorisation pourront être conservées, cédées ou transférées par tous moyens, y compris par voie de cession de blocs de titres, et à tout moment, y compris en période d’offre publique. |
Durée du programme de rachat | La durée de validité de cette autorisation serait de 18 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024, soit jusqu’au 30 octobre 2025. |
En application de l’article 223-26 du règlement général de l’AMF, nous vous présentons ci-dessous un état récapitulatif des opérations mentionnées à l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier réalisées au cours du dernier exercice, ayant fait l’objet d’une déclaration et dont la société a eu connaissance.
NOM ET FONCTION | N° de déclaration | Date de l’opération | Nature de l’opération | Prix unitaire 1 | Montant de l’opération 1 |
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|---|---|---|---|---|---|---|
Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD886343 | 20 février 2023 | Nantissement | 0 € | 0 € |
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Personne morale liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD886066 | 21 février 2023 | Acquisition | 1 707,60 € | 597 660,00 € |
|
Olympia Guerrand, membre du Conseil de surveillance | 2023DD887249 | 1er mars 2023 | Acquisition | 1 710,00 € | 58 140,00 € |
|
Renaud Momméja, membre du Conseil de surveillance | 2023DD888169 | 7 mars 2023 | Donation de la nue-propriété | 0 € | 0 € |
|
Personne morale liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD896454 | 22 avril 2023 | Acquisition | 1 891,00 € | 907 680,00 € |
|
Olympia Guerrand, membre du Conseil de surveillance | 2023DD897288 | 28 avril 2023 | Donation | 0 € | 0 € |
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Personne morale liée à Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD899588 | 8 mai 2023 | Acquisition | 1 914,17 € | 4 019 757,00 € |
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Personne morale liée à Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD917023 | 27 juin 2023 | Option de vente | 128,48 € | 5 190 527,36 € |
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Prescience Assoh, membre du Conseil de surveillance | 2023DD917800 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Florian Craen, membre du Comité exécutif | 2023DD917585 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
|
Charlotte David, membre du Comité exécutif | 2023DD917557 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD917560 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Olivier Fournier, membre du Comité exécutif | 2023DD917549 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
|
Catherine Fulconis, membre du Comité exécutif | 2023DD917529 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
|
Wilfried Guerrand, membre du Comité exécutif | 2023DD917525 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Éric du Halgouët, membre du Comité exécutif | 2023DD917524 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Sharon MacBeath, membre du Comité exécutif | 2023DD917547 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
|
Anne-Lise Muhlmeyer, membre du Conseil de surveillance | 2023DD917570 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
|
Guillaume de Seynes, membre du Comité exécutif | 2023DD917527 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Agnès de Villers, membre du Comité exécutif | 2023DD917614 | 3 juillet 2023 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0 € | 0 € |
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Personne morale liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD923449 | 5 août 2023 | Acquisition | 1 927,00 € | 121 401,00 € |
|
Catherine Fulconis, membre du Comité exécutif | 2023DD925229 | 25 août 2023 | Cession | 1 896,73 € | 299 683,59 € |
|
2023DD925584 | 25 août 2023 | Annule et remplace la déclaration 2023DD925229 | 1 898,73 € | 299 998,80 € |
| |
Personne morale liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD927384 | 9 septembre 2023 | Acquisition | 1 846,10 € | 716 286,80 € |
|
Axel Dumas, Gérant | 2023DD928922 | 21 septembre 2023 | Donation de la nue-propriété | 0 € | 0 € |
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Matthieu Dumas, membre du Conseil de surveillance | 2023DD928925 | 21 septembre 2023 | Donation de la nue-propriété | 0 € | 0 € |
|
Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD930701 | 21 septembre 2023 | Nantissement | 0 € | 0 € |
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Personne morale liée à Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD935367 | 26 octobre 2023 | Acquisition | 1 748,63 € | 1 311 472,50 € |
|
Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD936888 | 6 novembre 2023 | Levée de | 0 € | 0 € |
|
2023DD936896 | Nantissement | 0 € | 0 € |
| ||
2023DD937282 | Nantissement d’une option de vente | 0 € | 0 € |
| ||
Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD938673 | 15 novembre 2023 | Nantissement | 0 € | 0 € |
|
Personne morale liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD939156 | 18 novembre 2023 | Acquisition | 1 781,29 € | 14 250 320,00 € |
|
Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD939158 | 18 novembre 2023 | Cession | 1 781,29 € | 14 250 320,00 € |
|
Olivier Fournier, membre du Comité exécutif | 2023DD942324 | 12 décembre 2023 | Cession | 2 006,59 € | 190 626,00 € |
|
Personne physique liée à Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD943068 | 12 décembre 2023 | Donation reçue | 0 € | 0 € |
|
Jean-Baptiste Puech, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2023DD942479 | 12 décembre 2023 | Donation | 0 € | 0 € |
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Éric du Halgouët, membre du Comité exécutif | 2023DD942362 | 13 décembre 2023 | Cession | 2 038,50 € | 1 100 790,00 € |
|
Agnès de Villers, membre du Comité exécutif | 2023DD943070 | 15 décembre 2023 | Cession | 2 042,00 € | 816 800,00 € |
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Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2023DD943842 | 22 décembre 2023 | Nantissement | 0 € | 0 € |
|
2023DD943787 | 22 décembre 2023 | Nantissement | 0 € | 0 € |
| |
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| |||||
Aucun autre mandataire social (gérants et membres du Conseil de surveillance) d’Hermès International n’a déclaré avoir procédé en 2023 à des opérations sur les titres de la société.
Aucun des autres dirigeants inscrits sur la liste des hauts responsables (membres du Comité exécutif) d’Hermès International n’a déclaré avoir procédé en 2023 à des opérations sur les titres de la société.
La société n’a reçu par ailleurs aucune autre déclaration de la part de personnes qui lui sont étroitement liées.
En application du règlement européen (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (communément appelé « MAR »), une revue des procédures internes, des pratiques et des formations de prévention relatives aux Initiés du groupe Hermès a été effectuée.
Le groupe Hermès a adopté depuis le 1er février 2017 un Code de déontologie boursière (le « code ») qui formalise les mesures prises et les obligations qui incombent aux personnes, dirigeants ou non, qui peuvent avoir accès à des informations privilégiées ou sensibles.
Un résumé de ce code est mis à disposition à chaque mise à jour sur le site Internet https://finance.hermes.com, rubrique « Organes sociaux – Règlements intérieurs – Statuts ».
Le code a été mis à jour à plusieurs reprises comme suit :
La version n° 11 du code, en date du 1er janvier 2024, est composée comme suit :
Le code qualifie les gérants, les membres du Comité exécutif, les membres du Conseil de surveillance et les membres du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS d’« initiés permanents » (au sens de MAR, les « Initiés Permanents »).
À titre de règle interne, Hermès International qualifie de personnes « sensibles » les salariés non-initiés susceptibles de détenir des informations sensibles ou confidentielles qui ne sont pas qualifiées d’informations privilégiées (les « Personnes Sensibles »). Par mesure de prévention et afin de les responsabiliser, ces personnes sont soumises à des périodes d’abstention spécifiques. Une liste des Personnes Sensibles est établie et les personnes concernées en sont informées.
Les Initiés Permanents et les Personnes Sensibles doivent s’abstenir de toute opération sur les titres pendant les fenêtres négatives applicables à la société et détaillées dans des calendriers établis et diffusés chaque année.
L’obligation d’abstention concerne toute opération sur les actions Hermès International et s’applique :
Hermès International a mis en place un Comité de l’information privilégiée (CIP) dont le rôle est d’identifier et de qualifier les informations privilégiées, de décider ou non d’en différer la publication et d’identifier les personnes initiées pour chaque information privilégiée (hors Initiés Permanents). Le CIP est composé du directeur général finances, du directeur juridique groupe, du directeur juridique droit des sociétés et boursier et déontologue, de la directrice de la communication financière et extra-financière et des relations investisseurs groupe.
Hermès International a désigné le directeur juridique droit des sociétés et boursier Secrétaire du Conseil en qualité de déontologue boursier. Le déontologue a pour missions :
Afin de répondre aux recommandations de l’AMF (position-recommandation DOC-2016-08 « Guide de l’information permanente et de la gestion de l’information privilégiée », modifiée le 29 avril 2021, article 2.1.2.3), Hermès International a développé une formation e-learning sur la prévention des abus de marchés. Cette formation, lancée le 1er février 2022, est proposée à tous les salariés et a été obligatoirement suivie par tous les Initiés Permanents et les Personnes Sensibles.
Au cours des deux derniers exercices, la société n’a pas conclu de contrats importants, autres que ceux conclus dans le cadre normal de ses affaires, conférant une obligation ou un engagement important pour l’ensemble du groupe.
Les informations relatives au droit prioritaire d’acquisition d’actions Hermès International et aux pactes Dutreil en vigueur figurent ci-après (respectivement aux § 7.2.5.2 et § 7.2.5.3).
Un droit prioritaire d’acquisition d’actions Hermès International (avis AMF n° 211C2288) est entré en vigueur le 13 décembre 2011.
Ce droit prioritaire d’acquisition est stipulé au bénéfice de la société par actions simplifiées à capital variable H51 et a été initialement consenti par 102 personnes physiques et 33 personnes morales (toutes membres, détenues par des membres ou dont un des parents est membre du groupe familial Hermès), représentant au total environ 12,3 % du capital d’Hermès International.
Par avenant (avis AMF n° 213C0716), entré en vigueur le 17 juin 2013, le prix auquel la société H51 pourra acquérir les titres Hermès International auprès des membres du groupe familial Hermès, au titre de ce droit prioritaire d’acquisition, sera égal à la moyenne des cours pondérée par les volumes (sur toute plateforme de négociation) de l’action Hermès International durant les 30 jours de Bourse précédant le jour de la notification du transfert, sauf si ladite action devait être insuffisamment liquide (telle que définie dans l’avenant), auquel cas une procédure d’expertise sera mise en œuvre.
À la connaissance de la société :
La définition et la description de l’organisation du groupe familial Hermès figurent respectivement au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.6 ; au § 7.2.2.3 ; et au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.2.1.
Les pactes d’actionnaires ci-dessous, entrant dans le cadre de la loi Dutreil et encore en vigueur en 2023, ont été portés à la connaissance de la société :
|
| Pacte Dutreil Transmission 03/2022.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 06/2022.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 07/2022.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 10/2022.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 04/2023.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 06/2023.1 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Régime |
| Article 787 B du CGI | ||||||||||
Date de signature |
| 16 mars 2022 |
| 24 juin 2022 |
| 27 juillet 2022 |
| 10 octobre 2022 |
| 18 avril 2023 |
| 28 juin 2023 |
Durée de l’engagement collectif Durée contractuelle du pacte |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 16 mars 2022) |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 24 juin 2022) |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 27 juillet 2022) |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 10 octobre 2022) |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 18 avril 2023) |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement (en l’occurrence le 28 juin 2023) |
Modalités de reconduction |
| Non reconductible |
|
| ||||||||
Pourcentage du capital visé par le pacte à la date de signature du pacte |
| 54,29 % |
| 54,30 % |
| 54,40 % |
| 54,49 % |
| 54,38 % |
| 54,33 % |
Pourcentage de droits de vote visés par le pacte à la date de signature du pacte |
| 64,34 % |
| 63,66 % |
| 64,78 % |
| 63,84 % |
| 64,27 % |
| 64,29 % |
Nom des signataires ayant la qualité de dirigeant (au sens de l’article L. 621-18-2-a du Code monétaire et financier) |
| À la date de signature du pacte : Émile Hermès SAS, gérant et Associé commandité Axel Dumas, gérant | ||||||||||
Nom des signataires ayant des liens personnels étroits avec les dirigeants (au sens des articles L. 621-18-2-c et R. 621-43-1 du Code monétaire et financier) |
| Tous les signataires | ||||||||||
Nom des signataires détenant au 31 décembre 2023 au moins 5 % du capital et/ou des droits de vote de la société |
| H51 | ||||||||||
Sous réserve des besoins d’investissement nécessaires au développement de l’entreprise et des besoins de financement correspondants, l’intention actuelle de la société est de poursuivre sa politique de dividende menée au cours des dernières années. Le montant des dividendes distribués pour chaque exercice de la période couverte par les informations financières historiques figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4.
Pour mémoire, afin de distribuer en partie l’importante trésorerie disponible, un dividende « exceptionnel » de 5,00 € a été versé en 2012, en 2015 et en 2018 en plus du dividende « ordinaire ».
Lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2024, il sera proposé de fixer le dividende ordinaire à 15 € par action. La Gérance a décidé de verser un acompte sur dividende ordinaire de 3,50 € par action payé le 15 février 2024, qui viendra en déduction du dividende qui sera décidé par l’Assemblée générale.
Il est proposé à l’Assemblée générale du 30 avril 2024 de décider un dividende exceptionnel de 10,00 € par action, afin de distribuer en partie la trésorerie disponible.
Dans le futur, la Gérance décidera au cas par cas, compte tenu de la situation du groupe et de ses perspectives, de l’opportunité de verser des acomptes sur dividende avant l’Assemblée générale. Conformément à la loi, le délai de prescription des dividendes sur les titres Hermès International est de cinq ans à compter de la date de leur mise en paiement. Les dividendes atteints par la prescription quinquennale sont reversés par la société au centre des impôts dont elle dépend.
| 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|
Nombre d’actions inscrites au 31 décembre | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 |
Nombre d’actions moyen (hors autocontrôle) | 104 648 079 | 104 564 729 | 104 623 330 |
Capitalisation boursière au 31 décembre | 202,57 Mds € | 152,55 Mds € | 162,15 Mds € |
Bénéfice net par action (hors autocontrôle) | 41,19 € | 32,20 € | 23,37 € |
Dividende par action | 25,00 € 1 | 13,00 € | 8,00 € |
Volume quotidien moyen (Euronext) | 57 338 | 77 527 | 55 257 |
Cours le plus haut de l’année | 2 063,50 € | 1 585,50 € | 1 678,00 € |
Cours le plus bas de l’année | 1 450,00 € | 957,60 € | 839,40 € |
Cours moyen de l’année | 1 846,59 € | 1 264,22 € | 1 190,97 € |
Cours au 31 décembre | 1 918,80 € | 1 445,00 € | 1 536,00 € |
| |||
En nombre de titres (1)
(Source Bloomberg)
(1) Euronext.
La société Hermès International est entrée au CAC 40 le 7 juin 2018 et au sein de l’indice EURO STOXX 50 le 20 décembre 2021. Depuis le 17 septembre 2021, Hermès International est incluse au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation de V.E. Moodys ESG.
En euros
2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 524,40 | 462,40 | 494,16 | 58 397 |
Février | 562,40 | 519,20 | 541,57 | 49 241 |
Mars | 598,40 | 554,00 | 578,31 | 59 544 |
Avril | 627,20 | 586,60 | 604,95 | 54 551 |
Mai | 625,20 | 587,80 | 609,16 | 57 024 |
Juin | 638,40 | 590,60 | 618,30 | 56 104 |
Juillet | 652,00 | 626,20 | 640,47 | 45 999 |
Août | 645,40 | 597,80 | 614,95 | 56 340 |
Septembre | 656,60 | 614,60 | 633,02 | 56 847 |
Octobre | 654,80 | 599,20 | 630,59 | 50 310 |
Novembre | 683,80 | 641,00 | 657,22 | 58 972 |
Décembre | 689,20 | 644,20 | 666,24 | 50 737 |
2020 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 725,60 | 662,80 | 693,35 | 63 670 |
Février | 718,00 | 615,00 | 688,27 | 82 254 |
Mars | 671,60 | 516,00 | 610,17 | 135 051 |
Avril | 701,00 | 592,00 | 656,02 | 59 162 |
Mai | 751,60 | 646,20 | 687,03 | 61 088 |
Juin | 788,20 | 715,80 | 750,86 | 69 066 |
Juillet | 780,00 | 686,20 | 750,28 | 56 949 |
Août | 729,60 | 679,00 | 700,70 | 47 673 |
Septembre | 765,40 | 716,20 | 737,10 | 47 135 |
Octobre | 830,00 | 738,40 | 784,53 | 57 265 |
Novembre | 865,00 | 791,80 | 833,90 | 64 960 |
Décembre | 890,20 | 815,80 | 849,09 | 49 433 |
| 2021 |
|
|
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|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 898,20 | 839,40 | 874,54 | 47 680 |
Février | 1 018,00 | 847,60 | 918,62 | 47 871 |
Mars | 984,80 | 872,80 | 939,34 | 53 706 |
Avril | 1 065,50 | 945,80 | 1 013,45 | 47 394 |
Mai | 1 160,00 | 1 029,00 | 1 077,23 | 47 766 |
Juin | 1 237,50 | 1 141,50 | 1 198,11 | 49 160 |
Juillet | 1 311,50 | 1 191,00 | 1 253,09 | 41 252 |
Août | 1 354,50 | 1 202,50 | 1 293,64 | 47 270 |
Septembre | 1 325,50 | 1 190,50 | 1 266,00 | 50 444 |
Octobre | 1 370,50 | 1 166,50 | 1 277,69 | 52 304 |
Novembre | 1 676,50 | 1 375,00 | 1 529,41 | 75 093 |
Décembre | 1 678,00 | 1 462,00 | 1 570,37 | 98 808 |
2022 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 1 582,50 | 1 258,50 | 1 380,86 | 90 472 |
Février | 1 364,00 | 1 150,00 | 1 251,98 | 100 766 |
Mars | 1 318,50 | 1 060,00 | 1 197,33 | 108 039 |
Avril | 1 318,50 | 1 160,00 | 1 246,05 | 65 918 |
Mai | 1 174,50 | 995,80 | 1 067,25 | 88 303 |
Juin | 1 140,50 | 957,60 | 1 049,98 | 79 639 |
Juillet | 1 360,50 | 1 037,00 | 1 144,36 | 70 420 |
Août | 1 420,00 | 1 277,50 | 1 361,93 | 54 946 |
Septembre | 1 338,50 | 1 160,50 | 1 246,86 | 70 962 |
Octobre | 1 374,00 | 1 196,00 | 1 297,86 | 74 615 |
Novembre | 1 559,00 | 1 305,00 | 1 432,50 | 82 299 |
Décembre | 1 585,50 | 1 432,00 | 1 504,55 | 61 358 |
2023 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 1 717,50 | 1 450,00 | 1 623,55 | 58 523 |
Février | 1 778,00 | 1 648,50 | 1 717,45 | 66 117 |
Mars | 1 874,50 | 1 661,00 | 1 758,93 | 66 802 |
Avril | 2 020,00 | 1 845,00 | 1 945,18 | 54 361 |
Mai | 2 036,00 | 1 846,00 | 1 965,48 | 61 371 |
Juin | 2 012,50 | 1 854,80 | 1 937,87 | 58 926 |
Juillet | 2 050,50 | 1 831,60 | 1 920,45 | 59 529 |
Août | 2 021,50 | 1 834,00 | 1 912,62 | 45 539 |
Septembre | 1 923,60 | 1 684,00 | 1 819,20 | 59 467 |
Octobre | 1 786,80 | 1 641,00 | 1 724,40 | 57 113 |
Novembre | 1 981,40 | 1 743,40 | 1 890,61 | 50 193 |
Décembre | 2 063,50 | 1 902,00 | 1 969,40 | 49 625 |
À la connaissance de la société, aucun élément autre que ceux tenant aux éléments visés au chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.2 n’est susceptible d’avoir une incidence en cas d’offre publique, ou ne peut avoir pour effet de retarder ou d’empêcher un changement de contrôle.
Tous les renseignements concernant le groupe Hermès peuvent être obtenus par les actionnaires et les investisseurs auprès de :
Mme Carole Dupont-Pietri
Directrice des relations investisseurs groupe et de la communication financière et extra-financière
Hermès International
13-15, rue de la Ville-l’Évêque – 75008 Paris
Courriel : contact.finance@hermes.com
Les actions sont inscrites dans les comptes de titres tenus par :
UPTEVIA
Services aux Émetteurs
90 – 110 Esplanade du Général de Gaulle
92931 Paris la Défense Cedex
Depuis la France : 0 826 109 119
Depuis l’étranger : +33 1 55 77 40 57
NOA – NextGen Online Assistant : assistant virtuel sur Planetshares (https://www.uptevia.com/Accéder à mon espace).
Les documents juridiques relatifs à la société, et de façon plus générale l’information réglementée au sens de l’article 221-1 du règlement général de l’AMF, sont disponibles sur le site d’informations financières de la société (https://finance.hermes.com/fr/ informations-reglementees) et peuvent également être consultés, sur support papier, aux heures ouvrables, sur rendez-vous, au siège social de la société. Sur ce site Internet sont mises à la disposition des actionnaires et des investisseurs les informations concernant la direction du groupe, et les organes sociaux ainsi que les documents de référence, documents d’enregistrement universels et communiqués financiers disponibles en français et en anglais, sur les cinq derniers exercices.
Les informations figurant sur le site ne font pas partie du document d’enregistrement universel, sauf si ces informations sont incorporées par référence dans celui-ci.
Hermès International propose à ses actionnaires de bénéficier de l’inscription de leurs titres au nominatif pur, offrant les avantages suivants :
Les actions au nominatif pur sont gérées directement par UPTEVIA. L’ouverture d’un compte de titres au nominatif pur suppose la signature d’une convention qui prévoit notamment les conditions du service d’achat-vente auprès de UPTEVIA.
Les actionnaires au nominatif pur sont totalement exonérés de droit de garde, ainsi que des frais inhérents à la gestion courante de leurs titres telle que la conversion au porteur, le transfert de titres, les changements de situations juridiques (mutations, donations, successions, etc.), les opérations sur titres (augmentation de capital, attribution de titres, etc.) et le paiement des dividendes.
L’actionnaire au nominatif pur bénéficie d’une information personnalisée portant sur :
Par ailleurs, un service en ligne est mis à sa disposition pour consulter ses avoirs en actions et passer ses ordres de Bourse : https://www.uptevia.com/Accéder à mon espace.
Comme tout actionnaire de la société, les actionnaires au nominatif sont invités de droit à l’Assemblée générale et bénéficient de l’avantage de ne pas avoir à formuler de demande préalable d’attestation de participation.
En plus des modalités de vote habituelles, les actionnaires au nominatif pur ont la possibilité de voter avant l’Assemblée ou de donner procuration, via « Votaccess », plateforme de vote par Internet.
Pour transférer directement vos titres au nominatif pur ou avoir de plus amples informations concernant le nominatif pur, veuillez contacter :
UPTEVIA :
Relations Actionnaires Hermès International
90 – 110 Esplanade du Général de Gaulle
92931 Paris la Défense Cedex
Depuis la France : 0 826 109 119
Depuis l’étranger : +33 1 55 77 40 57
Les actions au nominatif administré sont gérées par un autre établissement financier, au choix de l’actionnaire, susceptible d’appliquer des droits de garde.
Les actions revêtent la forme au porteur et sont gérées par un établissement financier susceptible d’appliquer des droits de garde. Les actionnaires ayant choisi ce mode de gestion ne sont pas connus de la société, ils doivent donc se faire connaître pour obtenir la communication de documents et participer à l’Assemblée générale.
Ainsi, pour participer à l’Assemblée générale, l’actionnaire au porteur doit se procurer une attestation de participation constatant l’inscription ou l’enregistrement comptable de ses actions au plus tard le deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée générale, à zéro heure, heure de Paris, auprès de l’intermédiaire financier assurant la gestion de ses titres Hermès International.
La direction de la communication financière et des relations investisseurs dialogue avec la communauté financière et l’ensemble des actionnaires du groupe tout au long de l’année.
En 2023 :
Le modèle durable et responsable de la maison a été présenté lors de publieurs évènements et publications au cours de l’année 2023.
En juillet 2023, lors de la 14e édition des Transparency Awards (anciennement Grands Prix de la Transparence), Hermès International a été lauréate du Transparency Award « CAC Large 60 » au premier rang des sociétés du CAC 40 et du Next 20, après avoir reçu en 2022 le grand prix Toutes catégories (pour lequel le groupe ne pouvait plus concourir) (cf. chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.1.2). Les Transparency Awards reposent sur les critères d’accessibilité, de précision, de comparabilité, de disponibilité et de clarté de l’information dans les supports clés de chaque entreprise (document d’enregistrement universel, site Internet Finances, brochure de convocation à l’Assemblée générale). Un Comité scientifique indépendant garantit la neutralité et l’équité du classement. Il est composé d’une dizaine de personnalités issues d’organismes et d’associations représentant les utilisateurs de l’information dont : Paris Europlace, Euronext, l’AMF, l’IFA, la SFAF, l’AFG et la F2ic.
En décembre 2023 la maison a été récompensée pour la 3e fois par le Grand Prix Emploi attribué par Humpact, agence de notation extra-financière (ESG) dédiée aux sujets sociaux. Ce prix distingue les sociétés pour leurs réalisations en matière de création d’emplois, de parité femmes-hommes et d’intégration des personnes en situation de handicap, des jeunes et des seniors.
Enfin, en janvier 2024, Hermès a obtenu le Prix FIR / A2 Consulting du Plan de vigilance 2023 de la meilleure progression, avec 23 places gagnées en un an passant de la 31ème place à la 8ème place au sein des sociétés du CAC40. Depuis 2011, le FIR – Forum pour l’Investissement Responsable décerne des prix aux entreprises françaises et européennes. Ces Prix visent à stimuler et encourager les meilleures pratiques ESG et à souligner l’importance de ces enjeux auprès du grand public.
L’année 2023 a été marquée par le renforcement du dialogue actionnarial en matière extra-financière, ainsi que par une transparence accrue sur ces thématiques, avec un enrichissement sur site internet Hermès Finance et par la publication de plusieurs documents relatifs aux politiques de la maison, en particulier :
2023 a également vu l’accélération de rencontres avec la communauté financière sur les sujets ESG, et notamment par l’organisation de roadshows dédiés et par la participation à des conférences de place ESG, ainsi qu’un dialogue renforcé avec les agences de notation extra-financières.
L’Assemblée générale des actionnaires et les présentations des résultats financiers ont fait l’objet d’une retransmission en direct et en différé sur le site Internet de la société https://finance.hermes.com.
Hermès met à la disposition de la communauté financière, de ses actionnaires, et plus généralement de ses parties prenantes, un site Internet https://finance.hermes.com.
En 2023, Hermès a publié deux numéros de sa Lettre aux actionnaires, en français et en anglais, source d’information régulière sur son actualité, présentant l’essentiel des faits et chiffres et fournissant des renseignements sur la relation de la société avec ses actionnaires.
Les actionnaires peuvent consulter les informations publiées par la société, en complément sur les sites Internet suivants :
Les dates des publications financières (chiffres d’affaires, résultats annuels et semestriels) et de l’Assemblée générale sont mises à disposition sur le site https://finance.hermes.com/fr/agenda-financier/.
Publication des résultats annuels consolidés 2023 | 09/02/2024 |
Publication du chiffre d’affaires consolidé du 1er trimestre 2024 | 25/04/2024 |
Assemblée générale mixte des actionnaires | 30/04/2024 |
Publication des résultats consolidés du 1er semestre 2024 (post-bourse) | 25/07/2024 |
Publication du chiffre d’affaires consolidé du 3e trimestre 2024 | 28/10/2024 |
L’ensemble des documents constituant une information réglementée au sens de l’Autorité des marchés financiers sont disponibles sur le site Internet https://finance.hermes.com, rubrique « Informations réglementées ».
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| Déclarations de franchissements de seuils |
| Obligation de mise au nominatif (article 11 des statuts) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Seuils légaux (articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce et articles L. 433-3 et suivants du Code monétaire et financier) |
| Seuils statutaires (article 11 des statuts) |
| ||
Destinataires |
| L’Émetteur L’AMF qui rend publiques ces informations |
| L’Émetteur |
|
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Seuils en capital et droits de vote à la hausse et à la baisse 1 |
| 5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 25 %, 30 %, 1/3, 50 %, 2/3, 90 % et 95 % Du fait de l’existence de droits de vote double, il convient en pratique de surveiller 22 seuils. |
| 0,5 % (ou tout multiple |
| À partir de 0,5 % |
|
| Les seuils peuvent être franchis non seulement à la suite d’une acquisition ou d’une cession d’actions quelle qu’en soit la forme (achat, apport, absorption, partage, paiement du dividende en actions…), mais également à la suite d’une modification de la répartition des droits de vote (perte ou acquisition du droit de vote double…). Il y a lieu de prendre en compte non seulement les actions nouvellement détenues, mais encore celles que l’actionnaire est en droit d’acquérir de sa seule initiative en vertu d’un accord (promesse de vente, option…), ainsi que celles qu’il peut acquérir de sa seule initiative, immédiatement ou à terme, en vertu d’un instrument financier ayant un effet similaire à la possession d’actions (obligation échangeable, equity swap, warrant, etc.), qui donne lieu à un règlement physique (remise d’actions) ou à un règlement en espèces, sous réserve des exemptions prévues à l’article L. 233-7, IV du Code de commerce. La société publie chaque mois, avant le 15 du mois suivant, sur son site Internet https://finance.hermes.com, le nombre total d’actions, le nombre total de droits de vote théoriques (y compris les actions privées de droit de vote) et le nombre total de droits de vote réels (sans les actions privées de droit de vote) composant le capital le dernier jour du mois précédent. | ||||
Délai de déclaration |
| 4 jours de Bourse avant clôture à compter du franchissement du seuil légal. |
| 5 jours de Bourse à compter du franchissement du seuil statutaire (même après franchissement d’un quelconque des seuils légaux). |
| 5 jours de Bourse à compter du franchissement du seuil statutaire. La copie de la demande de mise au nominatif, envoyée par lettre recommandée avec avis de réception adressée au siège social dans les 10 jours de Bourse à compter du franchissement de seuil, vaut déclaration de franchissement du seuil statutaire concerné. |
Sanction en cas de non-respect des obligations de déclaration ou de mise au nominatif |
| Les actions excédant la fraction qui aurait dû être déclarée sont privées du droit de vote pour toute Assemblée générale qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date de régularisation de la notification. |
| Les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote. En cas de régularisation, les droits de vote correspondants ne peuvent être exercés jusqu’à l’expiration du délai prévu par la loi et la réglementation en vigueur. |
| Les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote. |
| ||||||
Approbation des comptes sociaux.
Approbation des comptes consolidés.
Quitus à la Gérance.
Affectation du résultat – Distribution d’un dividende ordinaire et d’un dividende exceptionnel.
Approbation des conventions réglementées.
Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société.
Approbation des informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce en matière de rémunération pour l’exercice clos le 31 décembre 2023, pour l’ensemble des mandataires sociaux (vote ex-post global).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à la société Émile Hermès SAS, gérant (vote ex-post individuel).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel).
Approbation de la politique de rémunération des gérants (vote ex-ante).
Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (vote ex-ante).
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Matthieu Dumas pour une durée de trois ans.
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Blaise Guerrand pour une durée de trois ans.
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de Mme Olympia Guerrand pour une durée de trois ans.
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Alexandre Viros pour une durée de trois ans.
Nomination de la société PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de Commissaire aux comptes chargé de la certification des informations en matière de durabilité pour une durée de trois exercices.
Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de réduire le capital par voie d’annulation de tout ou partie des actions autodétenues par la société (article L. 22-10-62 du Code de commerce) – Programme d’annulation général.
Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions existantes de la société.
Délégation de pouvoirs pour l’exécution des formalités liées à l’Assemblée générale.
Résolutions soumises à l’approbation de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024.
Exposé des motifs
Par les 1re et 2e résolutions, nous vous demandons d’approuver :
Par la 3e résolution, nous vous demandons de donner quitus à la Gérance de sa gestion pour ledit exercice.
Vous trouverez :
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation de la société, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2023, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes sociaux dudit exercice, comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, qui font ressortir un bénéfice net de 3 459 289 062,33 €, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
En application de l’article 223 quater du Code général des impôts, l’Assemblée générale approuve les dépenses et charges visées à l’article 39-4 du Code général des impôts, qui se sont élevées au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à 321 450 € et qui ont généré une charge d’impôt estimée à 82 999 €.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation du groupe, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2023, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes consolidés dudit exercice comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, qui font ressortir un bénéfice net consolidé de 4 322 M€, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, donne quitus à la Gérance de sa gestion pour l’exercice ouvert le 1er janvier 2023 et clos le 31 décembre 2023.
Exposé des motifs
Par la 4e résolution, nous soumettons à votre approbation l’affectation du bénéfice de l’exercice, qui s’établit à 3 459 289 062,33 €. Sur ce montant, il y a lieu d’attribuer, en application des statuts (article 26), la somme de 23 177 236,72 € à l’Associé commandité.
Nous vous invitons à doter les autres réserves de 500 000 000,00 € . Le Conseil de surveillance vous propose de fixer à 15,00 € le montant du dividende ordinaire par action. Par ailleurs, il vous est proposé de décider un dividende exceptionnel de 10,00 € par action, afin de distribuer en partie la trésorerie disponible .
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumise à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 30 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 17,2 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (1).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
Un acompte sur dividende de 3,50 € par action ayant été versé le 15 février 2024, le solde du dividende ordinaire, soit 11,50 € par action, auquel s’ajoutera le dividende exceptionnel de 10,00 €, soit un total à verser par action de 21,50 €, serait détaché de l’action le 2 mai 2024 et payable en numéraire le 6 mai 2024 sur les positions arrêtées le 3 mai 2024 au soir. Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Nous vous signalons enfin que le tableau prescrit par l’article R. 225-102 du Code de commerce sur les résultats financiers de la société au cours des cinq derniers exercices figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.6).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, constatant que le bénéfice de l’exercice s’élève à 3 459 289 062,33 €, et que le report à nouveau antérieur s’élève à 3 358 649 584,15 €, et après avoir pris acte que la réserve légale est dotée en intégralité, approuve l’affectation de ces sommes représentant un bénéfice distribuable d’un montant de 6 817 938 646,48 €, telle qu’elle est proposée par le Conseil de surveillance, à savoir :
L’Assemblée générale ordinaire décide que le solde du dividende ordinaire de l’exercice (un acompte de 3,50 € par action ayant été versé le 15 février 2024), soit 11,50 € par action, auquel s’ajoutera le dividende exceptionnel de 10,00 € par action, soit un montant total par action de 21,50 €, sera détaché de l’action le 2 mai 2024 et payable en numéraire le 6 mai 2024 sur les positions arrêtées le 3 mai 2024 au soir.
Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumise à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 30 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 17,2 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (3).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
L’Assemblée prend acte, suivant les dispositions de l’article 43 bis du Code général des impôts, qu’il a été distribué aux actionnaires, au titre des trois exercices précédents, les dividendes suivants :
En euros | Exercice | ||
|---|---|---|---|
2022 | 2021 | 2020 | |
Dividende « ordinaire » | 13,00 | 8,00 | 4,55 |
Dividende « exceptionnel » | - | - | - |
Exposé des motifs
Les conventions réglementées sont présentées en détail dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.1).
Par la 5e résolution, en l’absence de conventions réglementées autorisées et conclues au cours de l’exercice 2023, nous vous invitons à prendre acte qu’il n’y a pas de convention à approuver.
Conventions autorisées au cours d’exercices antérieurs
Les conventions autorisées et conclues au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie au cours du dernier exercice sont décrites dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes relatif aux conventions visées aux articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce. Déjà approuvées par l’Assemblée générale, elles ne sont pas soumises à nouveau à votre vote.
Ce rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.4.3).
Une synthèse des conventions réglementées en vigueur se trouve dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.1).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions relevant des dispositions combinées des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce, approuve ledit rapport dans toutes ses dispositions ainsi que les conventions et opérations qui y sont visées.
Exposé des motifs
Par la 6e résolution, nous vous demandons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance d’opérer sur les actions de la société.
Objectifs
Les actions pourront être rachetées en vue de les affecter aux objectifs autorisés par le règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR ») :
Plafonds de l’autorisation
Durée de l’autorisation
La durée de validité de cette autorisation serait de 18 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport de la Gérance :
Cette autorisation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 en sa sixième résolution (« Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société »).
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants est présenté en détail dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8).
Ce dispositif prévoit, s’agissant de l’exercice écoulé (clos le 31 décembre 2023) :
Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux :
Par les 8e à 10e résolutions, nous vous proposons ainsi d’approuver la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 aux gérants et au président du Conseil de surveillance.
Les éléments composant cette rémunération totale et les avantages de toute nature vous sont présentés dans les tableaux ci-après, comme suit :
Résolutions | Mandataires sociaux concernés |
|---|---|
Vote ex-post global |
|
7e (informations sur les rémunérations et avantages de tous les mandataires sociaux) | Gérants, président et membres du Conseil de surveillance |
Votes ex-post individuels |
|
8e (rémunérations et avantages de M. Axel Dumas) | Gérant |
9e (rémunérations et avantages de la société Émile Hermès SAS) | Gérant |
10e (rémunérations et avantages de M. Éric de Seynes) | Président du Conseil de surveillance |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 8e résolutions (votes ex-post global et ex-post individuel) : M. Axel Dumas | Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1, § 3.8.2 et § 3.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute 2023 (rémunération « complémentaire » selon les statuts) |
| 2 203 574 € | La rémunération fixe de M. Axel Dumas 2023 a été déterminée par le Conseil de gérance du 15 février 2023, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 16 février 2023. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2023 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (+ 23,4 %) au titre de l’exercice 2022. |
Rémunération variable annuelle brute 2023 (rémunération « statutaire » selon les statuts) |
| 3 648 702 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE | La rémunération variable annuelle brute 2023 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2022, a été déterminée par le Conseil de gérance du 15 février 2023, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 16 février 2023. Cet élément de rémunération de M. Axel Dumas a déjà été soumis au vote (ex-post) des actionnaires lors de l’Assemblée générale du 20 avril 2023 (« Rémunération variable annuelle brute attribuée en 2023 au titre de 2022 »). Les actionnaires ayant approuvé les 7e et 8e résolutions, respectivement à 92,15 % et 92,12 %, le versement de la rémunération variable annuelle brute de M. Axel Dumas est intervenu postérieurement à l’Assemblée générale du 20 avril 2023 (versement conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale). Compte tenu des modalités d’application du dispositif encadrant la rémunération des dirigeants, cet élément demeure soumis au vote (ex-post) de la présente Assemblée du fait de son versement en 2023. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2023 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (+ 35,1 %) au titre de l’exercice 2022. |
Rémunération variable différée | Sans objet | Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu. | |
Rémunération variable pluriannuelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Rémunération exceptionnelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution) | Options d’achat : n/a Actions de performance : n/a Autres éléments : n/a | Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2023. | |
Indemnité de prise de fonction | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de départ | 0 € | 0 € | Les conditions encadrant l’indemnité de départ sont présentées dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.2.4). Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2023. |
Indemnité de non-concurrence | Sans objet | M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre. | |
Régime de retraite supplémentaire | Au titre du régime article 83 : aucun versement Au titre du régime article 39 : aucun versement | Les régimes de retraite supplémentaire (article 83 et article 39 du Code général des impôts) sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.2.4). Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2023. Régime de retraite à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts) Pour information, le montant brut maximal estimatif de rente annuelle au titre du régime de retraite à cotisations définies, si M. Axel Dumas avait pu liquider ses droits à la retraite au 31 décembre 2023, s’élèverait à 11 605 €. Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale) Sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, notamment, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale, et des éventuelles évolutions législatives, les droits potentiels à rente calculés pour M. Axel Dumas au 31 décembre 2023 seraient de 121 432 €. | |
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Valorisation des avantages de toute nature |
| 8 832 € | Les avantages en nature sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.2.4). |
Régime de prévoyance |
|
| Le régime de prévoyance est présenté dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.2.4). |
n/a : non applicable. |
|
|
|
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
Rémunération variable annuelle brute 2024 (rémunération « statutaire » selon les statuts) | 4 630 203 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE |
| La rémunération variable annuelle brute 2024 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2023, a été déterminée par le Conseil de gérance du 7 février 2024, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 8 février 2024. Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 11 janvier 2024 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.2.1.2). Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2023 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2023 au titre de l’exercice 2022 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2023 par rapport à celui de l’exercice 2022, soit une hausse de 26,9 %. Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 30 avril 2024. |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 9e résolutions (votes ex-post global et ex-post individuel) : Émile Hermès SAS
| Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
Les éléments de rémunération présentés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1, § 3.8.2 et § 3.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute 2023 (rémunération « complémentaire » selon les statuts) |
| 749 081 € | La rémunération fixe de la société Émile Hermès SAS versée en 2023 a été déterminée par le Conseil de gérance du 15 février 2023, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 16 février 2023. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2023 effective de Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (+ 23,4 %) au titre de l’exercice 2022. |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
Rémunération variable annuelle brute 2023 (rémunération « statutaire » selon les statuts) |
| 1 701 490 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE | La rémunération variable annuelle brute 2023 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2022, a été déterminée par le Conseil de gérance du 15 février 2023, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 16 février 2023. Cet élément de rémunération de la société Émile Hermès SAS a déjà été soumis au vote (ex-post) des actionnaires lors de l’Assemblée générale du 20 avril 2023 (« rémunération variable annuelle brute attribuée en 2023 au titre de 2022 »). Les actionnaires ayant approuvé les 7e et 9e résolutions, respectivement à 92,15 % et 92,07 %, le versement de la rémunération variable annuelle brute de la société Émile Hermès SAS est intervenu postérieurement à l’Assemblée générale du 20 avril 2023 (versement conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale). Compte tenu des modalités d’application du dispositif encadrant la rémunération des dirigeants, cet élément demeure soumis au vote (ex-post) de la présente Assemblée, du fait de son versement en 2023. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2023 effective de la société Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (+ 35,1 %) au titre de l’exercice 2022. |
Rémunération variable différée | Sans objet | Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu. | |
Rémunération variable pluriannuelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Rémunération exceptionnelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution) | Options d’achat : n/a Actions de performance : n/a Autres éléments : n/a | Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2023. La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est par ailleurs pas éligible aux plans d’attribution d’options ou d’actions de performance. | |
Indemnité de prise de fonction | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de départ | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de non-concurrence | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Régime de retraite supplémentaire | Sans objet | Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire. | |
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Valorisation des avantages de toute nature | Sans objet | Émile Hermès SAS ne bénéficie pas d’avantages de toute nature. | |
Régime de prévoyance | Sans objet | Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de prévoyance. | |
n/a : non applicable. |
|
|
|
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
Rémunération variable annuelle brute 2024 (rémunération « statutaire » selon les statuts) | 2 159 191 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE |
| La rémunération variable annuelle brute 2024 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2023, a été déterminée par le Conseil de gérance du 7 février 2024, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 8 février 2024. Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 11 janvier 2024 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.2.1.2). Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2023 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2023 au titre de l’exercice 2022 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2023 par rapport à celui de l’exercice 2022, soit une hausse de 26,9 %. Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 30 avril 2024. |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 10e résolutions (votes ex-post global et individuel) : M. Éric de Seynes | Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.3). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1, § 3.8.2 et § 3.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute | 180 000 € | 140 000 € | Conformément à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance modifiée lors de l’Assemblée générale du 20 avril 2023, et approuvée par les actionnaires à 99,94 %, le président du Conseil de surveillance a droit, à compter de l’exercice 2023, à une rémunération annuelle fixe de 180 000 € (contre 140 000 € auparavant). Cette somme est prélevée sur le montant global des rémunérations du Conseil de surveillance décidé par l’Assemblée générale. Il n’a droit à aucune rémunération variable puisqu’il doit présider toutes les réunions du Conseil. |
Rémunération variable annuelle brute | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération pour le président n’est pas prévu. | |
Autres éléments de rémunération | Sans objet | Aucune autre forme de rémunération n’est prévue. | |
Autres engagements | Sans objet | Il n’existe pas d’autres engagements. | |
Élément de rémunération soumis au vote | Montant attribué au titre de l’exercice 2023 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2023 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e résolution (vote ex-post global) : Membres du Conseil de surveillance (hors président) | Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.3). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1, § 3.8.2 et § 3.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération de membre du Conseil fixe annuelle brute | Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.4.3) | Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.3). | |
Rémunération de membre du Conseil variable annuelle brute | Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.4.3) | Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.3). | |
Autres éléments de rémunération | Sans objet | Aucune autre forme de rémunération n’est prévue. | |
Autres engagements | Sans objet | Il n’existe pas d’autres engagements. | |
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise, approuve, en application de l’article L. 22-10-77 I du Code de commerce, pour chaque mandataire social, les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, telles que présentées dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.2) et dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77, II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à M. Axel Dumas, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77, II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à la société Émile Hermès SAS, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77, II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants, introduit par l’ordonnance n° 2019-1234 du 27 novembre 2019, est décrit en détail dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8).
Ce dispositif prévoit que l’Assemblée générale des actionnaires vote chaque année sur les politiques de rémunération des mandataires sociaux (soit les gérants et les membres du Conseil de surveillance).
Celles-ci sont exposées dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 à 3.8.1.3).
Comme exposé au § 3.8.1.2.1 du chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité, a reconduit la politique de rémunération des gérants approuvée par l’assemblée générale du 20 avril 2023 en y apportant deux modifications, relatives à deux éléments de rémunération des gérants.
La première modification concerne la rémunération fixe – ou rémunération complémentaire selon les statuts. La décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 en a fixé le plafond à 457 347,05 € et a prévu une indexation, à la hausse uniquement, sur l’augmentation du chiffre d’affaires consolidé réalisé au titre de l’exercice précédent, à taux et à périmètre constants, par rapport à celui de l’avant-dernier exercice. Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS a proposé de limiter l’évolution annuelle de la rémunération fixe des gérants à 5 %. En d’autres termes, l’indexation de la rémunération fixe demeurera alignée sur l’augmentation du chiffre d’affaires consolidé réalisé au titre de l’exercice précédent, à taux et à périmètres constants, par rapport à celui de l’avant-dernier exercice, mais sans pouvoir excéder 5 % (plafond).
Les principes d’exhaustivité, d’équilibre entre les éléments de la rémunération, de comparabilité, de cohérence, d’intelligibilité des règles et de mesure ont été pris en compte et appliqués avec rigueur pour décider de cette modification.
La seconde modification concerne le régime de retraite supplémentaire. M. Axel Dumas, en tant que gérant personne physique, bénéficie potentiellement d’un régime de retraite à prestations définies (cf. § 3.8.1.2.4 – Régime de retraite supplémentaire – Régime de retraite à prestations définies (dit « article 39 » en référence au Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale).
Pour rappel, en application de l’ordonnance n° 2019‑697 du 3 juillet 2019 relative aux régimes professionnels à prestations définies, aucun nouvel adhérent ne peut être affilié à ce dispositif depuis le 4 juillet 2019 et aucun nouveau droit conditionnel à prestations ne peut être alloué au titre de périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.
Ce gel du dispositif mis en place initialement en 1991 – et dont le gérant personne physique bénéficie potentiellement – a conduit le groupe à mener une étude sur le dispositif de retraite qui serait le plus pertinent et le plus adapté pour remplacer celui à prestations définies de type « article 39 » du Code général des impôts.
Le dispositif qui a finalement été retenu est un régime de retraite à cotisations définies, de type « article 82 » en référence au Code général des impôts (lequel est décrit en détail au § 3.8.1.2.4 – Régime de retraite supplémentaire – Régime de retraite à cotisations définies (de type « article 82 » du Code général des impôts).
Conformément aux dispositions du Code de commerce (article R. 22-1-40) et du code Afep-Medef (article 26.6.1) :
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Cette modification a fait l’objet d’une présentation au Comité RNG-RSE, puis au Conseil de surveillance qui a rendu, à l’unanimité, un avis consultatif favorable.
Elle a pour objectifs :
Conformément aux dispositions de l’article R. 22-1-40 du Code de commerce, les éléments suivants ont été pris en compte pour proposer cette révision :
Il est ainsi proposé, au titre de la 11e résolution, d’approuver la politique de rémunération des gérants ainsi révisée (étant rappelé que cette politique était demeurée inchangée depuis 2020 lors de l’introduction d’un critère RSE pour la rémunération variable).
Par la 12e résolution, nous vous proposons d’approuver la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (inchangée).
Résolutions | Mandataires sociaux concernés |
|---|---|
Votes ex-ante |
|
11e (politique de rémunération) | Gérants |
12e (politique de rémunération) | Membres du Conseil de surveillance |
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des gérants, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.8.1.1 et § 3.8.1.2).
Exposé des motifs
Les mandats de quatre membres du Conseil de surveillance (M. Matthieu Dumas, M. Blaise Guerrand, Mme Olympia Guerrand et M. Alexandre Viros) viennent à expiration à l’issue de la présente assemblée.
Par les 13e, 14e, 15e et 16e résolutions, l’Associé commandité vous propose de renouveler, pour la durée statutaire de trois ans, les mandats de ces membres du Conseil de surveillance.
Ces quatre mandats prendraient fin à l’issue de l’Assemblée générale appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
M. Matthieu Dumas est membre du Conseil de surveillance depuis le 3 juin 2008. Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines juridiques, de la gouvernance et de la RSE, ainsi que son expertise en matière de direction opérationnelle de sociétés et de finance, et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité RNG-RSE permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Blaise Guerrand est membre du Conseil de surveillance depuis le 29 mai 2012. Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que des pays émergents. Son parcours professionnel et international, ses compétences dans les domaines de la finance, du capital-investissement et de la gestion d’entreprise et l’implication avec laquelle il exerce son mandat permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
Mme Olympia Guerrand est membre du Conseil de surveillance depuis le 6 juin 2017. Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expérience dans les domaines de la communication et des relations publiques, ses compétences en matière de gestion des affaires et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Alexandre Viros est membre du Conseil de surveillance depuis le 4 juin 2019. Doté d’une expertise notable de l’univers de l’e-commerce ainsi que de la distribution et satisfaisant à tous les critères d’indépendance prévus par le Code Afep-Medef, il fait bénéficier le Conseil de surveillance de sa connaissance de la relation client, des ressources humaines, ainsi que de ses capacités à évoluer dans des industries en profonde mutation et des modèles disruptifs. L’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. Par son parcours, il apporte également sa grande ouverture d’esprit ; son approche innovante des sujets et un regard aiguisé sur le monde du digital.
Assiduité cumulée sur les trois dernières années (2021-2023) de leur mandat
| Conseil de surveillance | Comité d’audit et des risques | Comité RNG-RSE |
|---|---|---|---|
M. Matthieu Dumas | 95,24 % | n/a | 100,00 % |
M. Blaise Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Mme Olympia Guerrand | 95,24 % | n/a | n/a |
M. Alexandre Viros | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
n/a : non applicable. |
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Les renseignements concernant les personnalités dont le renouvellement du mandat est soumis à votre approbation figurent dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.8.1, § 3.4.8.2, § 3.4.8.4 et § 3.4.8.12).
Ces renouvellements présentent une adéquation parfaite avec la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle est décrite en détail dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.3).
Le Conseil de surveillance s’est fixé des objectifs ou des principes en matière de taille optimale du Conseil, de limite d’âge, de nombre de membres indépendants et de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, expériences internationales, expertises…), et a progressivement fait évoluer la composition du Conseil pour y parvenir.
Ces propositions de renouvellement soumises au vote de l’Assemblée générale répondent à ces objectifs et principes, en permettant notamment de conserver une variété de compétences et d’expériences qui puisse couvrir chacun des domaines d’expertise correspondant aux grands enjeux du groupe Hermès en matière opérationnelle et aux principaux sujets que le Conseil de surveillance et ses comités sont amenés à contrôler dans le cadre de leurs missions. Elles répondent également au souhait du Conseil de maintenir une composition tenant compte des spécificités de la maison Hermès.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
M. Matthieu Dumas
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
M. Matthieu Dumas a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
M. Blaise Guerrand
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
M. Blaise Guerrand a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
Mme Olympia Guerrand
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
Mme Olympia Guerrand a fait savoir qu’elle acceptait le renouvellement de son mandat et qu’elle n’exerçait aucune fonction et n’était frappée d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
M. Alexandre Viros
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
M. Alexandre Viros a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Exposé des motifs
PricewaterhouseCoopers Audit a été désigné depuis 2016 par la gérance en qualité d’organisme tiers indépendant en application de l’article L. 225-102-1, V du Code de commerce.
Conformément à l’article L. 822-17 du Code de commerce introduit par l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité et aux obligations environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise des sociétés commerciales, la société doit désormais soumettre à l’approbation de l’Assemblée générale la désignation du Commissaire aux comptes ou de l’organisme tiers indépendant qui sera chargé, à partir de 2025, de certifier les informations en matière de durabilité.
La gérance propose à l’Assemblée générale de nommer PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité pour une durée de trois exercices. Cela permettrait de continuer de bénéficier de sa connaissance du contenu de la déclaration de performance extra-financière à l’occasion de la mise en place du nouveau reporting de durabilité CSRD.
Cette nomination interviendrait pour une durée de trois exercices, soit jusqu’à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026. Il est en effet prévu par l’article 38 de l’ordonnance précitée que, « par dérogation aux dispositions prévues au premier alinéa de l’article L. 821-44 et au premier alinéa de l’article L. 822-20 du Code de commerce, pour la première nomination pour l’exercice de la mission de certification des informations en matière de durabilité intervenant après l’entrée en vigueur de l’ordonnance, les sociétés peuvent nommer le Commissaire aux comptes ou l’organisme tiers indépendant : [...] 2° Soit pour un mandat de trois exercices. »
En application des dispositions de l’article L. 822-19 du Code de commerce, le Comité d’audit et des risques, lors de sa réunion du 7 février 2024, a recommandé PricewaterhouseCoopers Audit, sans procéder à la réalisation d’un appel d’offres qui n’est pas obligatoire. Pour émettre sa recommandation, le Comité a notamment tenu compte de l’expertise et de l’expérience de PricewaterhouseCoopers Audit.
Conformément aux dispositions de l’article L. 822-16, II. du Code de commerce, PricewaterhouseCoopers Audit a vérifié et consigné que :
étaient satisfaits avant d’accepter la mission. Ces éléments ont été partagés avec le Comité d’audit et des risques préalablement à l’émission de sa recommandation.
Par la 17e résolution, nous vous proposons d’approuver la nomination de PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité pour une durée de trois exercices, étant précisé que le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit sera représenté par une personne physique répondant aux conditions nécessaires pour exercer la mission de certification des informations en matière de durabilité conformément aux conditions prévues par l’article L. 821-18 du Code de commerce.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport de la Gérance, nomme en qualité de Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité, conformément aux articles L. 821-40 et suivants du Code de commerce, la société :
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers – 92200 Neuilly-sur-Seine
672 006 483 RCS Nanterre
pour une durée de trois exercices, soit jusqu’à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
Exposé des motifs
Par la 18e résolution, nous vous demandons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance de procéder, en une ou plusieurs fois, dans les proportions et aux époques qu’elle décidera, à l’annulation de tout ou partie des actions acquises par la société dans le cadre du programme d’achat de ses propres actions.
Plafond
Dans la limite de 10 % du capital par période de 24 mois.
Durée de l’autorisation
La durée de validité de cette autorisation serait de 24 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale.
Vous trouverez le rapport des Commissaires aux comptes relatif à la 18e résolution dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.4.5).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales extraordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport spécial des Commissaires aux comptes, autorise la Gérance, conformément à l’article L. 22-10-62 du Code de commerce, à réduire le capital en procédant, en une ou plusieurs fois, dans les proportions et aux époques qu’elle décidera, à l’annulation de tout ou partie des actions détenues par la société ou acquises par la société dans le cadre du programme d’achat de ses propres actions faisant l’objet de la sixième résolution (« Autorisation de rachat par la société de ses propres actions ») soumise à la présente Assemblée, et/ou de toute autorisation conférée par une Assemblée générale passée ou ultérieure, dans la limite de 10 % du capital par période de 24 mois.
L’Assemblée générale délègue à la Gérance les pouvoirs les plus étendus pour mettre en œuvre la présente délégation et notamment :
La délégation ainsi conférée à la Gérance est valable pour une période de 24 mois.
Elle annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2023 en sa 19e résolution (« Autorisation de réduction du capital par annulation d’actions »).
Exposé des motifs
Résolution |
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| Plafond commun à plusieurs autorisations |
| Motif des possibles utilisations/commentaires |
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Actions gratuites | ||||||
19e résolution |
| Autorisation : attribution gratuite d’actions ordinaires existantes Durée (échéance) : 38 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 2 % du nombre d’actions ordinaires en circulation |
| 2 % (plafond commun à la 18e résolution approuvée par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2022) (« Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de consentir des options d’achat d’actions ») |
| Autorisation qui s’inscrit dans la politique de rémunération du groupe, qui a notamment pour objectifs de :
Délégation utilisable en période d’offre publique sur les titres de la société |
Attributions gratuites d’actions
Par la 19e résolution, nous vous proposons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance de procéder à des attributions gratuites d’actions ordinaires existantes de la société.
La société souhaite renouveler cette autorisation, car elle s’inscrit dans la politique de rémunération du groupe, qui a notamment pour objectif de partager les fruits de la croissance avec les collaborateurs et de leur permettre d’être associés plus étroitement aux décisions de développement d’Hermès à long terme. Les plans d’actionnariat salarié mis en place depuis de nombreuses années (le premier plan remontant à 1993) permettent de reconnaître la contribution des collaborateurs au développement de la maison, quels que soient leur rôle et leur situation géographique. Il s’agit par ailleurs d’un instrument d’attractivité, de motivation et de fidélisation visant à faire converger les intérêts des bénéficiaires avec ceux de l’entreprise et de ses parties prenantes.
Le renouvellement de cette autorisation d’attribution gratuite d’actions s’inscrit également dans la mise en place d’un dispositif d’épargne retraite professionnelle (de type « article 82 » en référence au Code général des Impôts), au bénéfice de certains cadres dirigeants, hors gérants. Ceci afin de compenser le gel des droits conditionnels du régime de retraite à prestations définies prévu par l’article 39 du Code général des impôts à compter du 31 décembre 2019.
Le nombre total des actions attribuées gratuitement en vertu de cette autorisation et le nombre total d’actions auxquelles pourront donner droit les options d’achat d’actions consenties en vertu de la 18e résolution approuvée par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2022 (« Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de consentir des options d’achat d’actions ») et non encore levées ne pourront représenter un nombre d’actions supérieur à 2 % du nombre d’actions ordinaires de la société au jour de l’attribution, sans qu’il soit tenu compte :
Le nombre total des actions attribuées gratuitement devra également respecter le plafond maximal autorisé par l’article L. 225-197-1 du Code de commerce et plus généralement par les lois applicables.
La période d’acquisition des actions attribuées ne pourra pas être inférieure à deux ans, la Gérance étant autorisée à réduire la période d’acquisition à un an, si l’attribution des actions est assortie d’une période de conservation obligatoire d’une durée minimale d’un an. La période de conservation obligatoire des actions ne pourra pas être inférieure à un an, la Gérance étant autorisée à la modifier ou à la supprimer, dans les conditions et limites prévues par la loi en vigueur au jour de la décision d’attribution, sauf les cas particuliers énoncés dans la résolution.
Conformément à l’article L. 233-32 du Code de commerce, cette délégation pourra être mise en oeuvre en période d’offre publique sur les titres de la société. En cas d’attribution à un ou plusieurs gérants :
La durée de validité de cette autorisation serait de 38 mois à compter du jour de l’Assemblée générale.
Vous trouverez le rapport des Commissaires aux comptes relatif à la 19e résolution dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.4.7).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales extraordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance, du rapport des Commissaires aux comptes et du rapport du Conseil de surveillance, conformément aux articles L. 225-197-1 et suivants ainsi qu’aux articles L. 22-10-59 et L. 22-10-60 du Code de commerce :
Cette délégation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace la délégation consentie par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 en sa vingt-huitième résolution (attributions gratuites d’actions existantes).
Exposé des motifs
La 20e résolution est une résolution usuelle qui permet d’accomplir toutes les formalités légales de dépôt et de publicité requises par la loi après l’Assemblée générale.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité d’une Assemblée générale extraordinaire, confère tous pouvoirs à tout porteur d’un extrait ou d’une copie du présent procès-verbal constatant ses délibérations, en vue de l’accomplissement de toutes formalités de publicité légales ou autres.
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, nous vous rendons compte de l’accomplissement de notre mission pendant l’exercice clos le 31 décembre 2023.
À titre préliminaire, nous vous précisons :
Nous n’avons pas d’observation particulière à formuler sur les activités et les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023, les commentaires qui vous ont été présentés nous paraissant complets. Nous émettons un avis favorable à l’approbation des comptes.
La Gérance a décidé, en date du 8 février 2024, le versement d’un acompte à valoir sur le dividende de 3,50 € par action. La mise en paiement de cet acompte est intervenue le 15 février 2024.
Nous vous proposons d’approuver l’affectation des résultats telle qu’elle figure dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 4e résolution) et qui prévoit un dividende ordinaire par action de 15,00 € et un dividende exceptionnel de 10,00 €.
Après déduction de l’acompte sur dividende, le solde, soit un montant total par action de 21,50 € par action, sera détaché de l’action le 2 mai 2024 et payable en numéraire le 6 mai 2024 sur les positions arrêtées le 3 mai 2024 au soir.
Aucune convention réglementée nécessitant l’autorisation du Conseil de surveillance n’ayant été conclue en 2023, il vous est proposé de prendre acte qu’il n’y en a aucune à approuver.
Les conventions approuvées précédemment par l’Assemblée générale sont présentées dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes relatif aux conventions visées aux articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce qui figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.4.3). Aucune de ces conventions n’a connu d’évolution substantielle de son montant ou de ses conditions financières en 2023.
Aucune convention n’a été déclassée en 2023.
Une synthèse des conventions réglementées en vigueur se trouve dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.1.1).
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-38 du Code de commerce, les décisions d’autorisation du Conseil de surveillance depuis le 1er août 2014 sont toutes motivées. Une revue des conventions réglementées conclues au cours d’exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie dans le temps est effectuée par le Conseil de surveillance chaque année conformément aux dispositions de l’article L. 225-40-1 du Code de commerce.
À la suite de la revue 2023, le Conseil n’a pas eu d’observations à formuler.
Par ailleurs, la société a pour obligation de mettre en place une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
Cette procédure, qui ne concerne que la société Hermès International et non ses filiales, a été approuvée par le Conseil de surveillance du 25 février 2020. Elle a pour objet de permettre à Hermès International d’évaluer périodiquement la pertinence de la qualification retenue pour les conventions courantes conclues au titre de l’exercice, celles qui se poursuivent sur plusieurs exercices, ou celles qui seraient modifiées.
La description de cette procédure et de sa mise en œuvre figure dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.9.1.3).
Vous trouverez dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.5.4) l’activité du Conseil de surveillance au cours de l’exercice 2023.
Nous nous associons pleinement à la proposition qui vous est faite dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 13e à 16e résolutions) de renouveler, pour la durée statutaire de trois années, les mandats venant à échéance de :
Vous trouverez dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise », § 3.4.3) la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle comprend un point d’avancement de la mission d’évolution de la composition du Conseil de surveillance confiée depuis 2011 au Comité RNG-RSE.
Nous nous associons pleinement à la proposition qui vous est faite de modifier la politique de rémunération des gérants et qui consiste à (cf. Chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 3.2.1 - exposé des motifs de la 11e résolution) :
Conformément aux dispositions introduites par l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité et aux obligations environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise des sociétés commerciales, le Comité d’audit et des risques a recommandé la nomination de PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité.
Nous nous associons pleinement à cette proposition qui vous est faite dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 17e résolution) de nommer PricewaterhouseCoopers Audit en qualité de Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité, et ce pour une durée de trois exercices, soit jusqu’à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2027 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.
Nous sommes favorables à tous les projets de résolutions présentés.
Telles sont les informations, opinions et précisions qu’il nous a paru utile de porter à votre connaissance dans le cadre de la présente Assemblée, en vous recommandant l’adoption de l’ensemble des résolutions qui vous sont proposées.
Le Conseil de surveillance
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.9).
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.7).
Assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023
À l’Assemblée générale de la société Hermès International,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découverts à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.226-2 du code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.226-2 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’Assemblée Générale.
Nous avons mis en oeuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
Conventions soumises à l’approbation de l’Assemblée générale
Conventions autorisées et conclues au cours de l’exercice écoulé
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de l’Assemblée générale en application des dispositions de l’article L. 226-10 du Code de commerce.
Conventions déjà approuvées par l’Assemblée générale
Conventions approuvées au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé
En application de l’article R. 226-2 du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’Assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
M. Frédéric DUMAS, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International.
Votre Conseil de Surveillance en date du 29 juillet 2021 a autorisé un avenant à la convention initiale conclue entre les sociétés Hermès International et Studio des Fleurs relatif à des prestations de service de prises de vue et de retouches pour les packshots produits e-commerce. Cet avenant vise à s’accorder sur de nouvelles conditions commerciales, le contrat initial qui avait été autorisé par votre Conseil le 20 mars 2018 prévoyant une révision des tarifs à l’issue d’une première période de 3 ans.
La société Studio des Fleurs a accepté les points suivants qui étaient fondamentaux pour Hermès International :
Au titre de l’exercice 2023, la facturation de cette prestation s’est élevée à 3 632 760 €.
Mme Sandrine Brekke, associée à plus de 10 % de RDAI et membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International.
Vos Conseils de Surveillance en date du 7 juillet 2017 et du 13 septembre 2017 ont autorisé un nouveau contrat cadre entre votre société et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement, d’une part et le Cabinet RDAI, d’autre part, définissant les contours de la mission de RDAI pour l’application exclusive du concept architectural dans les projets Hermès.
Le concept créé par RDAI a pour objet de permettre une identification qualitative et aisée des magasins et points de vente distribuant les produits Hermès dans le monde.
Ce nouveau contrat vise à intégrer les évolutions d’organisation d’Hermès (Direction du développement immobilier « DDI », politique achats, digital), à préciser les obligations et rôles des parties et à ajuster les conditions d’exécution aux réalités des projets d’Hermès. L’analyse du contrat renégocié permet de conclure que les modifications apportées sont, pour l’essentiel, en faveur d’Hermès International tant au regard des obligations de RDAI que de sa rémunération.
Au titre de l’exercice 2023, la facturation de cette prestation à votre société s’est élevée à 16 547 €.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Grant Thornton Audit
Amélie Wattel
Vincent Frambourt
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2023 (chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.10).
Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 – 18e résolution
À l’Assemblée générale,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société et en exécution de la mission prévue à l'article L. 22-10-62 du Code de commerce en cas de réduction du capital par annulation d’actions achetées, nous avons établi le présent rapport destiné à vous faire connaître notre appréciation sur les causes et conditions de la réduction du capital envisagée.
Votre Gérance vous propose de lui déléguer pour une durée de vingt-quatre mois à compter du jour de la présente assemblée, tous pouvoirs pour annuler, dans la limite de 10% de son capital, par période de vingt-quatre mois, les actions achetées au titre de la mise en oeuvre d’une autorisation d'achat par votre société de ses propres actions dans le cadre des dispositions de l’article précité.
Cette autorisation annule pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2023 en sa 19e résolution.
Nous avons mis en oeuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes relative à cette mission. Ces diligences conduisent à examiner si les causes et conditions de la réduction du capital envisagée, qui n’est pas de nature à porter atteinte à l’égalité des actionnaires, sont régulières.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur les causes et conditions de la réduction du capital envisagée.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Grant Thornton Audit
Amélie Wattel
Vincent Frambourt
Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 – 19e résolution
À l’Assemblée générale,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société et en exécution de la mission prévue par l’article L. 225-197-1 du code de commerce, nous vous présentons notre rapport sur le projet d’autorisation d’attribution d’actions gratuites existantes au profit des salariés et/ou des mandataires sociaux de votre société et des sociétés ou groupements qui lui sont liés dans les conditions visées à l’article L.225-197-2 du Code de commerce, ou à certains ou certaines catégories d’entre eux, opération sur laquelle vous êtes appelés à vous prononcer.
Votre Gérance vous propose, sur la base de son rapport, de l’autoriser pour une durée de trente-huit mois à compter de la présente assemblée à attribuer des actions gratuites existantes en une ou plusieurs fois, étant entendu que :
Cette autorisation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace la délégation consentie par l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 en sa vingt‑huitième résolution.
Il appartient à la Gérance d'établir un rapport sur cette opération à laquelle il souhaite pouvoir procéder. Il nous appartient de vous faire part, le cas échéant, de nos observations sur les informations qui vous sont ainsi données sur l’opération envisagée.
Nous avons mis en oeuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté notamment à vérifier que les modalités envisagées et données dans le rapport de la Gérance s’inscrivent dans le cadre des dispositions prévues par la loi.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur les informations données dans le rapport de la Gérance portant sur l’opération envisagée d’autorisation d’attribution d’actions gratuites.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 27 février 2024
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Grant Thornton Audit
Amélie Wattel
Vincent Frambourt
M. Axel Dumas, gérant.
Émile Hermès SAS, 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris, gérant.
Nous attestons que les informations contenues dans le présent document d’enregistrement universel sont, à notre connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
Nous attestons, à notre connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de la Gérance, dont les éléments sont listés au § 9.5.2 (Table de réconciliation du rapport de gestion), présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation et qu’il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
Paris, le 26 mars 2024
La Gérance
Axel Dumas
Henri-Louis Bauer
représentant d’Émile Hermès SAS
La durée du mandat des Commissaires aux comptes titulaires est de six exercices.
Dans le cas où la nomination d’un Commissaire aux comptes est motivée par la vacance d’un mandat (par démission notamment), elle intervient pour la durée restante du mandat de son prédécesseur.
Les mandats des Commissaires aux comptes titulaires arrivent à échéance en 2029.
Les Commissaires aux comptes titulaires sont :
PricewaterhouseCoopers Audit
Membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles.
63, rue de Villiers
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par Mme Amélie Wattel
Première nomination : Assemblée générale ordinaire du 30 mai 2011.
Échéance du mandat en cours : Assemblée générale ordinaire appelée à approuver les comptes de l’exercice 2028.
Grant Thornton Audit
Membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles.
29, rue du Pont
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par : M. Vincent Frambourt.
Première nomination : Assemblée générale ordinaire du 31 mai 1999.
Échéance du mandat en cours : Assemblée générale ordinaire appelée à approuver les comptes de l’exercice 2028.
Le site financier de la société est accessible à l’adresse https://finance.hermes.com. Sur ce site sont mises à la disposition des actionnaires et des investisseurs les informations disponibles en français et en anglais, sur les cinq derniers exercices.
En application de l’article 19 du règlement européen n° 2017/1129 du 24 juin 2017, le présent document d’enregistrement universel incorpore par référence les informations suivantes, auxquelles le lecteur est invité à se reporter :
Rubrique de l’annexe concernée | Document(s) où figure l’information (avec lien hypertexte) |
| Parties incorporées par référence |
|---|---|---|---|
18.1.1 18.3.1 | Document d’enregistrement universel déposé le 23 mars 2022 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D22-0134. Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications. |
| Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2021 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 360 à 408 et 412 à 436. |
18.1.1 18.3.1 | Document d’enregistrement universel déposé le 24 mars 2023 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D23-0142. Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications. |
| Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2022 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 398 à 446 et 450 à 474. |
Les informations incluses dans ces deux documents de référence autres que celles citées ci-dessus ont été, le cas échéant, remplacées et/ou mises à jour par des informations incluses dans le présent document d’enregistrement universel. Ce document d’enregistrement universel est accessible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications.
Les informations figurant sur les sites Internet mentionnés par les liens hypertextes suivants dans le présent document d’enregistrement universel ne font pas partie du document d’enregistrement universel. À ce titre, ces informations n’ont été ni examinées ni approuvées par l’AMF.
URL | Paragraphe |
|---|---|
https://ecole.hermes.com/lecole/ | Chapitre 2 |
https://www.hermes.com/fr/fr/content/133576-empreintes-sur-le-monde/ | Chapitre 2 § 2.7.2.1.2 / page 2.7.2.1.2 |
https://finance.hermes.com/fr/un-modele-francais-createur-de-valeur-et-durable/ | Chapitre 2 § 2.7.3.1 / page 2.7.3.1 |
https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites/ | Chapitre 2 § 2.6.1.6 / page 2.6.1.6 § 2.7.3.2 / page 2.7.3.2 § 2.8.1.2.1 / page 2.8.1.2.1 § 2.8.1.2.2 / page 2.8.1.2.2 § 2.8.1.2.3 / page 2.8.1.2.3 § 2.8.2 / page 2.8.2 § 2.8.2.2.2 / page 2.8.2.2.2
Chapitre 3 § 3.3.4.3 / page 3.3.4.3
Chapitre 4 § 4.1.1.2 / page 4.1.1.2 § 4.3.1 / page 4.3.1 |
https://finance.hermes.com/fr/approvisionnement-responsable/ | Chapitre 2 § 2.4.2 / page 2.4.2 § 2.8.1.3.1 / page 2.8.1.3.1 |
Chapitre 2 § 2.4.2.2 / page 2.4.2.2 |
URL | Paragraphe |
|---|---|
https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux-reglements-interieurs-statuts | Chapitre 3 § 3.1.2 / page 276 § 3.4.7.1 / page 3.4.7.1 § 3.4.7.2 / page 3.4.7.2 § 3.4.7.3 / page 3.4.7.3 § 3.6.2.2 / page 3.6.2.2 § 3.6.3.2 / page 3.6.3.2
Chapitre 4 § 4.3.2 / page 4.3.2
Chapitre 7 § 7.1.3 / page 7.1.3 § 7.2.4 / page 7.2.4 |
https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux | Chapitre 3 § 3.8.1.1.4 / page 3.8.1.1.4 |
https://finance.hermes.com | Chapitre 2 § 2.6.1.6 / page 2.6.1.6 § 2.8.4 / page 2.8.4
Chapitre 3 § 3.1.2 / page 277 § 3.5.6.3 / page 3.5.6.3
Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.5.5 / page 7.5.5 § 7.5.8 / page 7.5.8
Chapitre 9 § 9.3 / page 9.3 |
Chapitre 7 § 7.2.1.2 / page 7.2.1.2 § 7.5.3 / page 7.5.3 § 7.5.7 / page 7.5.7 | |
Chapitre 7 § 7.5.6 / page 7.5.6 | |
https://finance.hermes.com/fr/publications/ | Chapitre 7 § 7.2.2.3.1 / page 7.2.2.3.1 |
Chapitre 2 § 2.2 / page 2.2 § 2.2.3.1 / page 2.2.3.1 § 2.2.3.2 / page 2.2.3.2 | |
Chapitre 3 § 3.8.5 / page 3.8.5 |
Le document d’enregistrement universel consiste à présenter dans un seul et même document des informations que la société a par ailleurs déjà communiquées sous d’autres formes, et de manière séparée, en application du droit existant.
Le présent document d’enregistrement universel agrège ainsi diverses informations qui sont également publiées par la société en vertu des obligations législatives et réglementaires en vigueur. Il comprend en outre :
En conséquence, et conformément à la position-recommandation de l’AMF DOC-2021-02, il est précisé que le présent document d’enregistrement universel est présenté sous la forme d’un « DEU 4 en 1 ».
Le tableau reconstituant le contenu des documents précités figure ci-après :
Document(s) |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|
1. Document d’enregistrement universel |
| Annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 complétant le règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017 |
| Chapitre 9 § 9.5.4 / pages 574 - 578 |
2. Rapport financier annuel |
| Article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier Article 222-3 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers |
| Chapitre 9 § 9.5.1 / page 9.5.1 |
3. Rapport de gestion |
| Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.2 / pages 9.5.2 |
Déclaration de performance extra-financière |
| Articles L. 22-10-36, L. 225-102-1, L. 225-102-4, L. 464-2, R. 225-73-1, R. 225-105 et R. 225-105-2 du Code de commerce Articles 223 quater et 223 quinquies du Code général des impôts |
| Chapitre 9 § 9.5.5 / pages 579 - 580 |
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise |
| Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
4. Documents destinés à l’Assemblée générale |
| Articles L. 225-100 et R. 225-83 du Code de commerce |
|
|
Informations relatives aux gérants et aux membres du Conseil de surveillance |
| Articles L. 22-10-78 et L. 225-37-4 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.3.2 / pages 3.3.2 § 3.4.5 / pages 3.4.5 § 3.4.6 / pages 3.4.6 § 3.4.8 / pages 3.4.8 |
Texte des projets de résolutions |
|
|
|
|
Résolutions ordinaires |
|
|
|
|
1re, 2e et 3e résolutions Approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) –Quitus à la Gérance |
| Articles L. 225-100 et L. 22-10-34 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance |
4e résolution Affectation du résultat – Distribution d’un dividende ordinaire |
| Article L. 232-12 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire et extraordinaire |
5e résolution Approbation des conventions réglementées |
| Articles L. 225-38 à L. 225-43, L. 226-10, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées |
6e résolution Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société |
| Articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce Règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 « MAR » |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société |
7e, 8e, 9e et 10e résolutions Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 aux mandataires sociaux – Application effective de la politique de rémunération |
| Articles L. 22-10-9 et L. 22-10-77 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages 535 - 541 |
11e et 12e résolutions Politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante) |
| Article L. 22-10-76 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolutions 11 et 12 : politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante) |
13e, 14e, 15e et 16e résolutions Renouvellement de mandat de membres du Conseil de surveillance |
| Article L. 226-4 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolutions 13, 14, 15 et 16 : renouvellementS de mandat de membres du Conseil de surveillance |
17e résolutions Nomination du Commissaire aux comptes en charge de la certification des informations en matière de durabilité |
| Article L. 822-17 et suivants du Code de commerce |
| Chapitre 8 |
Résolutions extraordinaires |
|
|
|
|
18e résolution Réduction de capital |
| Article L. 22-10-62 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / page Résolution 18 : autorisation de réduction du capital par annulation d’actions |
19e résolution Délégation à la Gérance |
| Articles L. 22-10-59 et L. 22-10-60, L. 225-197-1 et suivants, et L. 233-32 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / pages 548 - 550 |
20e résolution Pouvoirs pour les formalités |
| Article R. 210-18 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / page Résolution 20 : pouvoirs |
Texte et exposé des motifs présentés par des actionnaires ainsi que la liste des points ajoutés à l’ordre du jour à leur demande |
| Articles L. 225-105, R. 225-71 à R. 225-73 du Code de commerce |
| n/a |
Rapport sur le gouvernement d’entreprise |
| Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 |
| Article L. 226-9 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.3 / pages 8.3 |
Informations et renseignements sur les membres du Conseil de surveillance dont le renouvellement est proposé à l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 |
| Article R. 225-83 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.4.8.8 / pages 319 - 320 § 3.4.8.9 / page 3.4.8.9 § 3.4.8.11 / page 3.4.8.11 § 3.4.8.14 / page 3.4.8.14 |
Comptes annuels |
| Article L. 232-1 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.1 et suivants / page 6.1 et suivantes |
Comptes consolidés |
| Articles L. 233-18 à L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 5 § 5.1 et suivants / page 5.1 et suivantes |
Rapport de gestion |
| Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.2 / pages 9.5.2 |
Tableau des affections de résultat |
| Article R. 225-83 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 (4e résolution)/pages Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire et extraordinaire |
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des options d’achat ou de souscription d’actions réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-184 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.3 / page 3.8.3 |
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des attributions d’actions gratuites réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-197-4 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.3 / page 3.8.3 |
Rapports des Commissaires aux comptes |
|
|
|
|
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels |
| Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.9 / pages 489 - 492 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés |
| Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce |
| Chapitre 5 § 5.7 / pages 460 - 464 |
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées |
| Article L. 226-10 et R. 226-2 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.3 / pages 8.4.3 |
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur la réduction de capital (18e résolution) |
| Article L. 22-10-62 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.5 / page 8.4.5 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur l’autorisation d’attribution d’actions gratuites existantes (19e résolution) |
| Articles L. 225-197-1 et L. 225-197-2 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.6 / page 8.4.6 |
Rapport de l’un des Commissaires aux comptes, désigné organisme tiers indépendant, sur la déclaration consolidée de performance extra-financière figurant dans le rapport de gestion de la Gérance |
| Articles L. 22-10-36, R. 225-105 et R. 225-105-1 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9 / pages 2.9 |
(Article 222-3 du règlement général de l’AMF)
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier, dans le présent document d’enregistrement universel, les informations qui constituent le rapport financier annuel devant être publié par les sociétés cotées conformément aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du règlement général de l’AMF.
Éléments requis | Chapitre/§/Pages |
|---|---|
Comptes annuels de la société Hermès International | Chapitre 6 § 6.1 et suivants / page 6.1 et suivantes |
Comptes consolidés du groupe Hermès | Chapitre 5 § 5.1 et suivants / page 5.1 et suivantes |
Rapport de la Gérance | Chapitre 9 § 9.5.2 / pages 569 - 571 |
Attestation du responsable du rapport financier annuel | Chapitre 9 § 9.1.2 / page 9.1.2 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels | Chapitre 6 § 6.9 / pages 489 - 492 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés | Chapitre 5 § 5.7 / pages 460 - 464 |
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise | Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
(Articles L. 225-100 et suivants, L. 232-I, II et R. 225-102 du Code de commerce)
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier les informations devant figurer au sein du rapport de gestion, selon les dispositions du Code de commerce applicables aux sociétés en commandite par actions.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|---|
1 | Situation et activité du groupe en 2023/Commentaires sur l’exercice |
|
|
|
|
1.1 | Situation de la société durant l’exercice écoulé et analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et du groupe, notamment de sa situation d’endettement, au regard du volume et de la complexité des affaires |
| Articles L. 225-100-1, I, 1°, L. 232-1, II, L. 233-6, L. 22-10-35 et L. 233-26 du Code de commerce |
| Faits marquants 2023 / pages Faits marquants 2023
Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 § 1.8 / pages 1.8 § 1.9 / page 41 |
1.2 | Indicateurs clés de performance de nature financière |
| Article L. 225-100-1, I., 2° du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.5.1 / page 1.5.1 § 1.5.2 / page 1.5.2 § 1.5.3 / pages 23 - 24 |
1.3 | Indicateurs clés de performance de nature non financière ayant trait à l’activité spécifique de la société, notamment informations relatives aux questions d’environnement et de personnel avec renvois aux montants indiqués dans les comptes annuels et explications supplémentaires y afférentes |
|
|
| Chapitre 1 § 1.5.4 / page 1.5.4
Chapitre 2 § 2.1 - 2.8 / pages 2.1 et suivantes |
1.4 | Événements importants survenus depuis la date de clôture de l’exercice et la date à laquelle le rapport est établi |
| Articles L. 232-1, II. et L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.9 / page 1.9 |
1.5 | Identité des principaux actionnaires et détenteurs des droits de vote aux assemblées générales, et modifications intervenues au cours de l’exercice |
| Article L. 233-13 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 |
1.6 | Succursales existantes |
| Article L. 232-1 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.8.1 / page 6.8.1 |
1.7 | Prises de participation significatives dans des sociétés ayant leur siège en France ou prise du contrôle de telles sociétés |
| Article L. 233-6 al. 1 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.8.3 / page 6.8.3 |
1.8 | Aliénations d’actions intervenues à l’effet de régulariser les participations croisées |
| Articles L. 233-29, L. 233-30 et R. 233-19 du Code de commerce |
| n/a |
1.9 | Évolutions prévisibles de la société et perspectives d’avenir |
| Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.10 / pages 42 - 43 |
1.10 | Activités de la société en matière de recherche et développement |
| Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.4 / pages 112 - 150 § 2.5 / pages 152 - 199 § 2.6 / pages 200 - 214 |
1.11 | Tableau des résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices |
| Article R. 225-102 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.6 / page 6.6 |
1.12 | Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients de la société dont les comptes annuels sont certifiés par un Commissaire aux comptes |
| Article D. 441-4 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.7 / page 6.7 |
1.13 | Montant des prêts à moins de deux ans consentis par la société, à titre accessoire à son activité principale, à des micro-entreprises, des PME ou à des entreprises de taille intermédiaire avec lesquelles elle entretient des liens économiques le justifiant |
| Articles L. 511-6 et R. 511-2-1-3 du Code monétaire et financier |
| Chapitre 6 § 6.8.2 / page 6.8.2 |
1.14 | Activité des filiales de la société et des sociétés contrôlées par elle |
| Article L. 233-6 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.4 / pages 1.4 § 1.8 / page 39 et suivantes |
1.15 | Avis donné à une autre société par actions dont la société détient plus de 10 % de son capital |
|
|
| n/a |
1.16 | Progrès réalisés ou difficultés rencontrées |
| Article L. 22-10-35, I du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.8 / page 1.8 et suivantes |
2 | Contrôle interne et gestion des risques |
|
|
|
|
2.1 | Description des principaux risques et incertitudes auxquels la société est confrontée |
| Article L. 225-100-1, I., 3° du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1 et suivants / page 4.1 et suivantes |
2.2 | Indications sur les risques financiers liés aux effets du changement climatique et présentation des mesures que prend la société pour les réduire en mettant en œuvre une stratégie bas carbone dans toutes les composantes de son activité |
| Article L. 22-10-35, I du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1.4 / pages 4.1.4 |
2.3 | Principales caractéristiques des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place par la société relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière |
| Article L. 22-10-35, 2° du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.3.4.2 / pages 411 - 412 |
2.4 | Indications sur les objectifs de la société et sa politique concernant la couverture de chaque catégorie principale de transactions prévues pour lesquelles il est fait usage de la comptabilité de couverture, ainsi que sur son exposition aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie ; ces indications comprennent l’utilisation par l’entreprise des instruments financiers |
| Article L. 225-100-1, 6° du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1.5 / pages 4.1.5
Chapitre 5 § 5.6 (note 10) / page Note 10 et suivantes |
2.5 | Dispositif anticorruption |
| Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « Sapin 2 » |
| Chapitre 2 § 2.8.2 / pages 2.8.2 |
2.6 | Plan de vigilance permettant d’identifier les risques et de prévenir les atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé, à la sécurité et à l’environnement résultant de l’activité de la société et des sociétés qu’elle contrôle et des activités des sous-traitants et fournisseurs Compte rendu de la mise en œuvre effective du plan de vigilance |
| Article L. 225-102-4 du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1.2.3 / page 4.1.2.3 § 4.1.4.2 / page 4.1.4.2
Chapitre 2 § 2.8.4 / page 2.8.4 et suivantes |
3 | Rapport sur le gouvernement d’entreprise |
|
|
|
|
| Se référer à la table de réconciliation du rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise |
|
|
| Chapitre 9 § 9.5.3 / page 572 et suivantes |
4 | Informations sur l’actionnariat et le capital social |
|
|
|
|
4.1 | Structure, évolution du capital de la société et franchissement des seuils |
| Article L. 233-13 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.4 / page 7.2.2.4 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 § 7.2.2.7 / page 7.2.2.7 |
4.2 | Informations relatives à l’acquisition par la société de ses propres actions en vue de les attribuer aux salariés ou aux dirigeants (Programmes de rachat d’actions) |
| Article L. 225-211 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.10 / pages 7.2.2.10 |
4.3 | État de la participation des salariés et des dirigeants au capital social au dernier jour de l’exercice et proportion du capital que représentent les actions détenues par les salariés gérées collectivement (PEE ou FCPE) et les actions nominatives détenues directement par eux à l’issue d’une attribution gratuite ou à l’occasion d’autres dispositifs |
| Article L. 225-102, al. 1 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.8 / page 7.2.2.8 |
4.4 | Mention des ajustements éventuels pour les titres donnant accès au capital en cas de rachat d’actions ou d’opérations financières |
| Articles R. 228-90 et R. 228-91 du Code de commerce |
| n/a |
4.5 | État récapitulatif des opérations réalisées sur leurs titres par les dirigeants, les hauts responsables ou par des personnes auxquelles ils sont étroitement liés |
| Article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier |
| Chapitre 7 § 7.2.3 / pages 7.2.3 |
4.6 | Montant des dividendes distribués au titre des trois derniers exercices et montant des revenus distribués éligibles à l’abattement ainsi que montant de ceux qui ne le sont pas, ventilés par catégorie d’actions |
| Article 243 bis du Code général des impôts |
| Chapitre 6 § 6.6 / page 6.6
Chapitre 8 § 8.2.1 (4e résolution) / pages Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire et extraordinaire |
4.7 | Restrictions imposées par le Conseil en matière de levée des options consenties ou de vente des actions attribuées gratuitement aux dirigeants |
| Article L. 225-185 du Code de commerce |
| n/a |
4.8 | Éléments de calcul et résultats de l’ajustement des bases de conversion et des conditions de souscription ou d’exercice des valeurs mobilières donnant accès au capital ou des options de souscription ou d’achat d’actions |
| Articles R. 228-90 et R. 228-91 du Code de commerce |
| n/a |
5 | Déclaration de performance extra-financière |
|
|
|
|
| Se référer à la table de réconciliation de la déclaration de performance extra-financière |
|
|
| Chapitre 9 § 9.5.5 / page 579 |
6 | Autres informations |
|
|
|
|
6.1 | Informations fiscales complémentaires |
| Articles 223 quater et 223 quinquies du Code général des impôts |
| Chapitre 8 § 8.2.1 (1re, 2e et 3e résolutions) / page Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance |
6.2 | Injonctions ou sanctions pécuniaires pour pratiques anticoncurrentielles prononcées par le Conseil de la concurrence et dont ce dernier a prescrit l’insertion dans le rapport annuel |
| Article L. 464-2 du Code de commerce |
| n/a |
7 | Autres documents |
|
|
|
|
7.1 | Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 |
| Article L. 226-9 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.3 / pages 8.3 |
7.2 | Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des options d’achat ou de souscription d’actions réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-184 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.3 / page 3.8.3 |
8 | Documents joints au rapport de gestion |
|
|
|
|
8.1 | Rapport de la Gérance sur l’usage d’une délégation de compétence ou d’une délégation de pouvoirs de l’Assemblée générale |
| Article L. 22-10-10 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.4 / pages 3.9.4 |
(Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce)
Conformément à l’article L. 226-10-1 du Code de commerce, le rapport sur le gouvernement d’entreprise est joint au rapport de gestion.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|---|
3 | Informations sur les rémunérations |
|
|
|
|
3.1 | Politique de rémunération des mandataires sociaux |
| Article L. 22-10-8, I, alinéa 2 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1 / pages 3.8.1 |
3.2 | Rémunérations et avantages de toute nature de chacun des mandataires sociaux versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos |
| Article L. 22-10-9, I., 1° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.2 / pages 360 - 366 |
3.3 | Proportion relative de la rémunération fixe et variable |
| Article L. 22-10-9, I., 2° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1.2.4 / pages 3.8.1.2.4 § 3.8.1.3.4 / pages 3.8.1.3.4 |
3.4 | Utilisation de la possibilité de demander la restitution d’une rémunération variable |
| Article L. 22-10-9, I., 3° du Code de commerce |
| n/a |
3.5 | Engagements de toute nature pris par la société au bénéfice de ses mandataires sociaux, correspondant à des éléments de rémunération, des indemnités ou des avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la prise, de la cessation ou du changement de leurs fonctions ou postérieurement à l’exercice de celles-ci |
| Article L. 22-10-9, I., 4° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1.2.4 / pages 3.8.1.2.4 |
3.6 | Rémunération versée ou attribuée par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce |
| Article L. 22-10-9, I., 5° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1.2.4 / pages 3.8.1.2.4 |
3.7 | Ratios entre le niveau de rémunération de chaque dirigeant mandataire social et les rémunérations moyenne et médiane des salariés de la société |
| Article L. 22-10-9, I., 6° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.2.3 / pages 3.8.2.3 |
3.8 | Évolution annuelle de la rémunération, des performances de la société, de la rémunération moyenne des salariés de la société et des ratios susvisés au cours des cinq exercices les plus récents |
| Article L. 22-10-9, 7° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.2.3 / pages 3.8.2.3 |
3.9 | Explication de la manière dont la rémunération totale respecte la politique de rémunération adoptée, y compris la manière dont elle contribue aux performances à long terme de la société et de la manière dont les critères de performance ont été appliqués |
| Article L. 22-10-9, 8° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.2.1 / pages 3.8.2.1 § 3.8.2.2 / page 3.8.2.2 § 3.8.2.4 / page 3.8.2.4 |
3.10 | Manière dont a été pris en compte le vote de la dernière Assemblée générale ordinaire prévu au I de l’article L. 22-10-34 du Code de commerce |
| Article L. 22-10-9, 9° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1.2.1 / pages 3.8.1.2.1 - 353 § 3.8.1.3.1 / page 3.8.1.3.1 |
3.11 | Écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération et toute dérogation |
| Article L. 22-10-9, I., 10° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.1.2 / pages 3.8.1.2 § 3.8.1.3 / pages 3.8.1.3 |
3.12 | Application des dispositions du second alinéa de l’article L. 225-45 du Code de commerce (suspension du versement de la rémunération des membres du Conseil de surveillance en cas de non-respect de la mixité du Conseil de surveillance) |
| Article L. 22-10-9, I., 11° du Code de commerce |
| n/a |
3.13 | Attribution et conservation des options par les mandataires sociaux |
| Article L. 225-185 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.3 / page 3.8.3 § 3.8.4.8 / page 3.8.4.8 |
3.14 | Attribution et conservation d’actions gratuites aux dirigeants mandataires sociaux |
| Articles L. 225-197-1 et L. 22-10-59 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.8.3 / page 3.8.3 § 3.8.4.10 / page 3.8.4.10 |
| Informations sur la gouvernance |
|
|
|
|
3.15 | Liste des mandats et fonctions exercés dans toute société par chaque mandataire social durant l’exercice écoulé |
| Article L. 225-37-4, 1° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.3.2.2 / pages 3.3.2.2 § 3.4.8 / pages 3.4.8 |
3.16 | Conventions, autres que celles portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales, intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, l’un des mandataires sociaux ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 % d’une société et, d’autre part, une autre société dont la première possède directement ou indirectement plus de la moitié du capital |
| Article L. 226-10 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.1 / pages 3.9.1
Chapitre 8 § 8.2.1 (5e résolution) / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées § 8.4.3 / pages 554 - 555 |
3.17 | Tableau récapitulatif des délégations de compétence et de pouvoirs accordées par l’Assemblée générale à la Gérance dans le domaine des augmentations de capital |
| Articles L. 225-37-4, 3° et L. 226-10 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.4 / pages 3.9.4 |
3.18 | Modalités d’exercice de la direction générale |
| Article L. 225-37-4, 4° du Code de commerce |
| n/a |
3.19 | Composition et conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil |
| Article L. 22-10-10 du Code de commerce |
| Chapitre 3 |
3.20 | Application du principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du Conseil et description de la politique de diversité appliquée au sein du Conseil |
| Article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.4.3 / pages 3.4.3 |
3.21 | Éventuelles limitations aux pouvoirs des gérants |
| Article L. 22-10-10, 3° du Code de commerce |
| n/a |
3.22 | Référence à un Code de gouvernement d’entreprise et application du principe comply or explain |
| Article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1 / pages 3.1 |
3.23 | Modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l’Assemblée générale |
| Article L. 22-10-10, 5° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.3 / pages 3.9.3 |
3.24 | Procédure mise en place par la société afin d’évaluer régulièrement la nature des conventions courantes et réglementées |
| Article L. 22-10-10, 6° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.1.3 / page 375 |
3.25 | Information sur les éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique |
| L. 22-10-11 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.9.2 / pages 3.9.2 |
3.26 | Politique de non-discrimination et de diversité notamment en matière de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des Instances dirigeantes et résultats en matière de mixité dans les 10 % de postes à plus forte responsabilité |
| Articles L. 225-37-4, 6° et L. 22-10-74 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.4.3 / pages 3.4.3 |
La table de concordance renvoie aux principales rubriques exigées par les annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 complétant le règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis | Textes de référence | Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|
1 | Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts et approbation de l’autorité compétente | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
|
1.1 | Nom et fonction des personnes responsables | Chapitre 9 § 9.1.1 / page 9.1.1 | |
1.2 | Attestation des personnes responsables | Chapitre 9 § 9.1.2 / page 9.1.2 | |
1.3 | Déclaration du rapport d’expert | Chapitre 2 § 2.9 / pages 2.9 | |
1.4 | Informations provenant de tiers | n/a | |
1.5 | Déclaration de dépôt sans approbation préalable de l’autorité compétente | Page 1 | |
2 | Contrôleurs légaux des comptes |
| |
2.1 | Nom et adresse des contrôleurs légaux des comptes | Chapitre 9 § 9.2 / page 9.2 | |
2.2 | Information sur les contrôleurs légaux démissionnaires ou démis de leurs fonctions | n/a | |
3 | Facteurs de risque | Chapitre 4 § 4.1 et suivants / page 4.1 et suivantes | |
4 | Informations concernant Hermès International |
| |
4.1 | Raison sociale et nom commercial | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.2 | Lieu et numéro d’enregistrement et identifiant d’entité juridique (LEI) | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.3 | Date de constitution et durée de vie | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.4 | Siège social, forme juridique, législation applicable, pays d’origine, adresse et numéro de téléphone | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
5 | Aperçu des activités |
| |
5.1 | Principales activités |
| |
5.1.1 | Opérations effectuées et principales activités | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 Chapitre 2 § 2.1 / pages 51 - 69 | |
5.1.2 | Nouveaux produits et services | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.10 / pages 1.10 - 43 | |
5.2 | Principaux marchés | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 | |
5.3 | Événements importants dans le développement des activités de l’émetteur | Faits marquants 2023 / pages Faits marquants 2023 Chapitre 1 § 1.1 Hermès en quelques dates / pages 1.1 | |
5.4 | Stratégie et objectifs de l’émetteur | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | Chapitre 1 § 1.3 / pages 1.3 § 1.10 / pages 42 - 43 Chapitre 2 § 2.1 / pages 51 - 69 |
5.5 | Dépendance de l’émetteur à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication | Chapitre 4 § 4.1.3.2 / page 4.1.3.2 | |
5.6 | Position concurrentielle | Chapitre 1 § 1.1 / pages 1.1 - 12 Chapitre 2 § 2.1 / pages 51 - 69 | |
5.7 | Investissements |
| |
5.7.1 | Investissements importants réalisés | Faits marquants 2023 / pages Faits marquants 2023 Chapitre 1 § 1.5.3 / pages 1.5.3 § 1.8.2 / page 1.8.2 Chapitre 5 § 5.5 / page 5.5 § 5.6 (note 7) / pages Note 7 | |
5.7.2 | Investissements importants en cours ou pour lesquels des engagements fermes ont déjà été pris | Chapitre 1 § 1.10 / pages 1.10 § 1.8.2 / page 1.8.2 | |
5.7.3 | Co-entreprises ou entreprises dans lesquelles l’émetteur détient une part de capital susceptible d’avoir une incidence sur son actif/passif, sa situation financière ou ses résultats | n/a | |
5.7.4 | Question environnementale pouvant influencer l’utilisation des immobilisations corporelles | Chapitre 9 § 9.5.5 / page 579 | |
6 | Structure organisationnelle |
| |
6.1 | Description sommaire et organigramme du groupe | Chapitre 1 § 1.4 / page 1.4 | |
6.2 | Liste des filiales importantes | Chapitre 5 § 5.6 (note 16) / pages Note 16 Chapitre 6 § 6.5 (note 7.3) / page 7.3 | |
7 | Examen de la situation financière et du résultat |
| |
7.1 | Situation financière | Chapitre 1 § 1.8.3 / page 1.8.3 | |
7.2 | Résultat d’exploitation |
| |
7.2.1 | Facteurs importants influant sensiblement sur le revenu d’exploitation | Chapitre 1 § 1.5 / pages 1.5 § 1.8.1 / page 1.8.1 | |
7.2.2 | Changements importants intervenus sur le chiffre d’affaires net ou les produits nets | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 | |
8 | Trésorerie et capitaux |
| |
8.1 | Informations sur les capitaux | Chapitre 1 § 1.5.3 / page 1.5.3 § 1.8.3 / page 1.8.3 Chapitre 5 § 5.3 / page 5.3 § 5.4 / page 5.4 Chapitre 6 § 6.2 / page 6.2 § 6.3 / page 6.3 Chapitre 7 § 7.2 / pages 7.2 | |
8.2 | Flux de trésorerie | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | Chapitre 1 § 1.8.2 / page 1.8.2 Chapitre 5 § 5.5 / page 5.5 Chapitre 6 § 6.4 / page 6.4 |
8.3 | Besoins de financement et structure de financement | Chapitre 5 § 5.6 (note 10.3) / page 10.3 § 5.6 (note 11) / pages Note 11 | |
8.4 | Restrictions à l’utilisation des capitaux | n/a | |
8.5 | Sources de financement attendues | Chapitre 1 § 1.8.3 / page 1.8.3 | |
9 | Environnement réglementaire | Chapitre 2 § 2.2 / pages 70 - 97 § 2.4 / pages 112 - 150 § 2.5 / pages 152 - 199 § 2.8 / pages 248 - 262 Chapitre 4 § 4.1.3 / pages 4.1.3 | |
10 | Information sur les tendances | Chapitre 1 § 1.9 / page 1.9 § 1.10 / pages 42 - 43 | |
11 | Prévisions ou estimations du bénéfice | n/a | |
12 | Organes d’administration, de direction et de surveillance et direction générale |
| |
12.1 | Renseignements relatifs aux organes d’administration, de direction et de surveillance | Chapitre 1 § 1.2 / page 1.2 Chapitre 3 § 3.3 / page 3.3 et suivantes § 3.4 / page 3.4 et suivantes § 3.6.1 / pages 3.6.1 § 3.6.3 / pages 340 - 343 § 3.10.2 / page 3.10.2 | |
12.2 | Conflits d’intérêts au niveau des organes d’administration, de direction et de surveillance et de la direction générale | Chapitre 3 § 3.4.7.5 / page 3.4.7.5 § 3.8.1.1.3 / page 3.8.1.1.3 | |
13 | Rémunération et avantages |
| |
13.1 | Rémunérations et avantages en nature des mandataires sociaux | Chapitre 3 § 3.8 / page 3.8 et suivantes Chapitre 8 § 8.2.1 (7e à 10e résolutions) / page 535 et suivantes | |
13.2 | Sommes provisionnées ou constatées par ailleurs aux fins du versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages | Chapitre 5 § 5.6 (note 5.5) / page 5.5 | |
14 | Fonctionnement des organes d’administration et de direction |
| |
14.1 | Date d’expiration des mandats actuels | Chapitre 3 § 3.3.2 / pages 3.3.2 § 3.4.5.1 / page 3.4.5.1 | |
14.2 | Contrats de service | Chapitre 3 § 3.4.7.5 / page 309 § 3.8.1.2.4 / pages 3.8.1.2.4 § 3.10.2.4 / page 381 | |
14.3 | Informations sur le Comité d’audit et des risques et le Comité RNG-RSE | Chapitre 3 § 3.6 / pages 3.6 Chapitre 4 § 4.3.2 / pages 4.3.2 | |
14.4 | Déclaration de conformité à un Code de gouvernement d’entreprise | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | Chapitre 3 § 3.1.1 / page 3.1.1 |
14.5 | Incidences significatives potentielles sur la gouvernance | n/a | |
15 | Salariés |
| |
15.1 | Nombre de salariés et répartition des effectifs | Faits marquants 2023 / pages Faits marquants 2023 Chapitre 1 § 1.5.3 / page 1.5.3 Chapitre 2 § 2.1 / pages 51 - 69 § 2.2.2 / pages 74 - 76 Chapitre 5 § 5.6 (note 5.1) / page 5.1 | |
15.2 | Participation et stock-options détenues par les membres des organes d’administration, de surveillance et de direction | Chapitre 3 § 3.4.5.1 / page 300 § 3.8.3 / page 3.8.3 § 3.8.4.4 à 3.8.4.12 / pages 3.8.4.4 - 3.8.4.12 § 3.10.1 / page 3.10.1 | |
15.3 | Accords prévoyant une participation des salariés dans le capital | Chapitre 2 § 2.2.6.2 / pages 93 - 96 Chapitre 7 § 7.2.2.8 / page 7.2.2.8 | |
16 | Principaux actionnaires |
| |
16.1 | Actionnaires détenant plus de 5 % du capital social ou des droits de vote | Chapitre 7 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 | |
16.2 | Existence de droits de vote différents | Chapitre 7 § 7.2.1.2 / page 7.2.1.2 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 | |
16.3 | Contrôle d’Hermès International | Chapitre 7 § 7.2.2.3 / page 7.2.2.3 | |
16.4 | Accord connu d’Hermès International dont la mise en œuvre pourrait entraîner un changement de son contrôle | Chapitre 7 § 7.2.5.2 / page 515 | |
17 | Transactions avec des parties liées | Chapitre 3 § 3.9.1.1 / pages 3.9.1.1 Chapitre 5 § 5.6 (note 13) / page Note 13 - 457 Chapitre 6 § 6.5 (note 11) / page Note 11 Chapitre 8 § 8.2.1 (5e résolution) / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées § 8.4.3 / pages 8.4.3 | |
18 | Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats de l’émetteur |
| |
18.1 | Informations financières historiques | Chapitre 5 § 5.1 à 5.6 / page 5.1 et suivantes Chapitre 6 § 6.1 à 6.6 / page 6.1 et suivantes Chapitre 9 § 9.4 / pages 9.4 | |
18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | n/a | |
18.3 | Audit des informations financières historiques annuelles | Chapitre 5 § 5.7 / pages 460 - 464 Chapitre 6 § 6.9 / pages 489 - 492 Chapitre 9 § 9.4 / pages 564 - 565 | |
18.4 | Informations financières pro forma | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | n/a |
18.5 | Politique en matière de dividendes | Chapitre 7 § 7.3 / page 7.3 | |
18.6 | Procédures judiciaires et d’arbitrage | Chapitre 4 § 4.1.3 / pages 4.1.3 | |
18.7 | Changement significatif de la situation financière d’Hermès International | n/a | |
19 | Informations supplémentaires |
| |
19.1 | Capital social | Chapitre 5 § 5.3 / page 5.3 § 5.4 / page 5.4 § 5.6 (note 11) / pages Note 11 Chapitre 6 § 6.2 / page 6.2 § 6.3 / page 6.3 § 6.5 (note 9) / page Note 9 § 6.6 / page 6.6 Chapitre 7 § 7.1.3 / page 497 § 7.2.1.1 / page 7.2.1.1 | |
19.1.1 | Capital social souscrit | Chapitre 5 § 5.6 (note 11.1) / page 11.1 | |
19.1.2 | Autres actions | n/a | |
19.1.3 | Actions autodétenues | Chapitre 5 § 5.6 (note 11.3) / page 11.3 Chapitre 7 § 7.2.2.4 / page 7.2.2.4 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 § 7.2.2.6 / pages 507 - 508 | |
19.1.4 | Valeurs mobilières | n/a | |
19.1.5 | Droit d’acquisition et/ou obligation attachée au capital autorisé mais non émis | n/a | |
19.1.6 | Options ou accords | n/a | |
19.1.7 | Historique du capital social | Chapitre 7 § 7.2.2.6 / pages 507 - 508 | |
19.2 | Actes constitutifs et statuts | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.1.3 / pages 7.1.3 | |
19.2.1 | Registre et objet social | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.1.3 / page 497 | |
19.2.2 | Droits, privilèges et restrictions attachés aux actions | Chapitre 7 § 7.1.3 / pages 7.1.3 | |
19.2.3 | Dispositions statutaires ou autres qui pourraient avoir pour effet de retarder, différer ou empêcher un changement de contrôle | Chapitre 7 § 7.2.5 / pages 7.2.5 § 7.5.8 / page 524 Chapitre 8 § 8.2.1 (6e résolution) / pages Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société | |
20 | Contrats importants | Chapitre 7 § 7.2.5.1 / page 7.2.5.1 | |
21 | Documents disponibles | Chapitre 7 § 7.5.3 / page 7.5.3 Chapitre 9 § 9.3 / page 9.3 | |
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N° | Éléments requis |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|---|
5.1 | Modèle d’affaires |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.1 / pages 51 - 69 |
5.2 | Description des principaux risques liés à l’activité de la société ou du groupe, y compris, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par les relations d’affaires, les produits ou les services |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I. 1° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.1.4 / page 2.1.4 |
5.3 | Informations sur la manière dont la société ou le groupe prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité, et les effets de cette activité quant au respect des droits de l’homme et à la lutte contre la corruption (description des politiques appliquées et procédures de diligence raisonnable mises en œuvre pour prévenir, identifier et atténuer les principaux risques liés à l’activité de la société ou du groupe) |
| Articles L. 225-102-1, III, R. 225-104 et R. 225-105, I. 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.6.1 / pages 2.6.1 § 2.8.1.2.1 / page 2.8.1.2.1 § 2.8.2.3 / page 256 § 2.8.4 / pages 2.8.4 |
5.4 | Résultats des politiques appliquées par la société ou le groupe, incluant des indicateurs clés de performance |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I. 3° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.2 / pages 70 - 97 § 2.3 / pages 98 - 111 § 2.4 / pages 112 - 150 § 2.5 / pages 152 - 199 § 2.6 / pages 200 - 214 § 2.7 / pages 216 - 247 § 2.8 / pages 248 - 262 |
5.5 | Informations sociales (emploi, organisation du travail, santé et sécurité, relations sociales, formation, égalité de traitement) |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 1° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.2 / pages 70 - 97 § 2.3 / pages 98 - 111 |
5.6 | Informations environnementales (politique générale en matière environnementale, pollution, économie circulaire, changement climatique) |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.4 / pages 112 - 150 § 2.5 / pages 152 - 199 |
5.7 | Informations sociétales (engagements sociétaux en faveur du développement durable, sous-traitance et fournisseurs, loyauté des pratiques) |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 3° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.6 / pages 200 - 214 § 2.7 / pages 216 - 247 § 2.8.1.2.3 / page 2.8.1.2.3 |
5.8 | Informations relatives à la lutte contre la corruption |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. B. 1° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.2 / pages 2.8.2 |
5.9 | Informations relatives aux actions en faveur des droits de l’homme |
| Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. B. 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.6.1.6 / page 2.6.1.6 § 2.8.1.2.1 / page 2.8.1.2.1 |
5.10 | Informations spécifiques :
|
| Article L. 225-102-2 du Code de commerce |
| n/a |
5.11 | Accords collectifs conclus dans l’entreprise et leurs impacts sur la performance économique de l’entreprise ainsi que sur les conditions de travail des salariés |
| Articles L. 225-102-1, III et R. 225-105 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.2.7 / pages 96 - 97 |
5.12 | Attestation de l’organisme tiers indépendant sur les informations présentes dans la DPEF |
| Articles L. 225-102-1, III et R. 225-105-2 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9 / pages 2.9 § 2.10 / pages 270 - 272 |
Le groupe de travail international sur la transparence des risques financiers liés au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) a été créé lors de la COP21 par le Conseil de stabilité financière du G20 pour établir un cadre commun mondial sur le reporting des risques climatiques qui pèsent sur les entreprises.
La TCFD a publié ses recommandations portant sur les informations à publier par les entreprises en juin 2017.
Les références des éléments du document d’enregistrement universel qui répondent à ces recommandations sont indiquées dans la table de correspondance présentée au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.7.5.2.
Acompte sur dividende
Versement par anticipation d’une fraction du dividende à venir.
Action
Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. À cette action sont attachés des droits d’information et le droit de vote en Assemblée générale, ainsi que des droits à caractère financier (droit au dividende, droit préférentiel de souscription). L’action peut être au porteur ou au nominatif.
Action au nominatif
Lorsque les actions sont au nominatif, le teneur de compte est la société elle-même ou un mandataire désigné par la société émettrice pour gérer la tenue de ses comptes au nominatif. Pour Hermès International, il s’agit de BNP Paribas Securities Services (BP2S). Les détenteurs d’actions au nominatif sont nommément connus par la société émettrice. Ils peuvent soit assurer eux-mêmes la gestion de leurs titres, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif pur ; ou alors confier à l’intermédiaire de leur choix le soin de gérer leur compte ouvert auprès de la société émettrice, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif administré.
Action au porteur
Lorsque les actions sont au porteur (forme la plus courante), le teneur de compte est un intermédiaire financier (banque ou société de Bourse). Cet intermédiaire est le seul à connaître l’identité du propriétaire de l’action en tant qu’actionnaire individuel, la société émettrice ne connaît donc pas le nom des porteurs de ces actions.
Assemblée générale
L’Assemblée générale est un organe de décision réunissant tous les actionnaires (commanditaires).
Sauf pour la nomination et la révocation des membres du Conseil de surveillance, la nomination et la révocation des Commissaires aux comptes, la distribution des bénéfices de l’exercice et l’approbation des conventions soumises à autorisation, aucune décision des assemblées n’est valablement prise si elle n’est pas approuvée par les associés commandités au plus tard à la clôture de l’Assemblée ayant voté la décision en cause.
Associés commanditaires
Voir société en commandite par actions.
Associés commandités
Voir société en commandite par actions.
Attestation de participation
Document fourni par l’intermédiaire financier prouvant la qualité d’actionnaire d’un détenteur de titres au porteur. Ce document lui permet de participer à l’Assemblée générale.
Augmentation de capital
Opération qui permet d’accroître les fonds propres de la société. L’augmentation de capital est réalisée soit par augmentation du nominal des actions existantes, soit par création d’actions nouvelles provenant de souscriptions en numéraire, d’apports en nature ou de bénéfices, réserves, primes d’émission ou d’apport, incorporées au capital. Les augmentations de capital peuvent être réalisées avec ou sans droit préférentiel de souscription. Elles peuvent permettre de faire participer de nouveaux actionnaires au capital de la société. Elles doivent avoir été préalablement autorisées par une Assemblée générale extraordinaire.
Autodétention
Part qu’une société détient de son propre capital. Les actions représentant l’autodétention sont privées de droit de vote et ne donnent pas droit au dividende.
Autorité des marchés financiers
Autorité boursière régulant les acteurs et produits de la place financière française. Elle réglemente, autorise, surveille et, lorsque c’est nécessaire, contrôle, enquête et sanctionne. Elle veille également à la bonne information des investisseurs et les accompagne, en cas de besoin, grâce à son dispositif de médiation.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) est l’autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller :
« Épargne Info Service » répond à vos questions sur les produits d’épargne, la Bourse ou le rôle de l’AMF au 01 53 45 62 00 (prix d’un appel local).
Bénéfice net
Solde positif du compte de résultat.
Bénéfice net par action
Élément de l’analyse boursière, il s’obtient en divisant le bénéfice net de l’entreprise par le nombre d’actions composant le capital.
Biodiversité
La biodiversité désigne l’ensemble des espèces vivantes. Elle englobe la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes et la façon dont ceux-ci interagissent.
Capacité d’autofinancement
La capacité d’autofinancement correspond à l’ensemble des ressources financières générées par l’entreprise dans le cadre de son activité et dont elle pourrait disposer pour couvrir ses besoins financiers. Elle mesure la capacité de cette dernière à financer sur ses propres ressources les besoins liés à son existence, tels que les investissements ou les remboursements de dettes.
Capitalisation boursière
Il s’agit de la valeur boursière d’une entreprise à un instant donné. Elle se calcule en multipliant le cours de Bourse par le nombre d’actions qui composent le capital.
Capital social
Partie des capitaux propres apportés par les actionnaires lors de la création de la société ou lors d’une augmentation de capital subséquente.
Cash flow disponible ajusté
Le cash flow disponible ajusté correspond aux flux de trésorerie liés à l’activité diminués des investissements opérationnels et du remboursement des dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 (agrégats de l’état des flux de trésorerie consolidés).
CDP (anciennement « Carbon Disclosure Project »)
Organisation internationale à but non lucratif, indépendante et reconnue, offrant un système de mesure de la stratégie, des mesures et des résultats des entreprises en matière de lutte contre le changement climatique, de gestion durable de l’eau et de protection des forêts.
Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires est le montant total des ventes de produits et services réalisées par la société, sur une période donnée, dans l’exercice de son activité normale et courante.
Code Afep-Medef
Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées élaboré par l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Mouvement des entreprises de France (Medef), après concertation avec les différents acteurs de la place. Ce code contient un ensemble de recommandations exigeant et précis sur le gouvernement d’entreprise. Il peut être désigné par les sociétés cotées comme étant leur code de référence en application de l’article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce. Le Code Afep-Medef fait l’objet de révisions et d’actualisations régulières.
Comité d’audit et des risques
Comité du Conseil de surveillance en charge des comptes, de l’audit, des risques et de la prévention de la corruption.
Comité RNG-RSE
Comité du Conseil de surveillance en charge des rémunérations, des nominations, de la gouvernance et de la responsabilité sociale et environnementale.
Comptes consolidés
Les comptes consolidés intègrent l’ensemble des comptes des sociétés formant le groupe Hermès, dans le but de présenter la situation financière comme si celles-ci ne formaient qu’une seule et même entité.
Comptes sociaux
Les comptes sociaux correspondent aux comptes annuels de la société Hermès International.
Congrès
Chaque fois qu’ils le jugent souhaitable, la Gérance d’Hermès International ou le président du Conseil de surveillance d’Hermès International convoquent en Congrès le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS et le Conseil de surveillance d’Hermès International.
Le Congrès est une institution destinée à permettre une large concertation entre le Conseil de gérance de l’Associé commandité, organe interne ayant à connaître les principaux aspects de la gestion d’Hermès International, et le Conseil de surveillance, émanation des actionnaires.
Le Congrès connaît toutes les questions qui lui sont soumises par l’auteur de la convocation ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer en matière de prise de décision aux organes auxquels ces pouvoirs sont attribués par la loi, les statuts de la société et ceux d’Émile Hermès SAS.
Le Congrès du Conseil de gérance et du Conseil de surveillance ne dispose pas par lui-même de pouvoirs propres de décision. Il agit uniquement comme un organe de concertation. S’ils le souhaitent, le Conseil de gérance et le Conseil de surveillance peuvent, en Congrès, prendre toute décision ou émettre tout avis de leur compétence.
Conseil de surveillance
La société est dotée d’un Conseil de surveillance, composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés) nommés pour un mandat de trois ans (sauf exception, conformément à l’article 18.2 des statuts), choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant.
Les pouvoirs et compétences du Conseil de surveillance sont définis à l’article 18 des statuts.
Consensus
Il s’agit de la moyenne des prévisions effectuées par les analystes.
Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)
Directive européenne 2022/2464 du 14 décembre 2022 applicable à partir du 1er janvier 2024 qui fixe de nouvelles normes et obligations de reporting extra-financier.
Croissance du chiffre d’affaires à taux constants
La croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants est calculée en appliquant au chiffre d’affaires de la période, pour chaque devise, les taux de change moyens de la période précédente.
Déclaration de performance extra-financière (DPEF)
Ensemble d’informations requises par la réglementation (Directive Européenne du 22 octobre 2014 transposée par l’ordonnance du 19 juillet 2017) en matière environnementale, sociale, Droits humains, lutte contre la corruption et l’évasion fiscale.
Déclaration des dirigeants (lors des cessions de titres)
Déclaration que les dirigeants, les personnes qui agissent pour leur compte, ainsi que les personnes qui leur sont liées sont tenues d’effectuer à l’émetteur et à l’AMF, relativement aux opérations qu’ils réalisent sur les actions et titres de créance de la société au sein de laquelle ils exercent leurs fonctions ainsi que sur les instruments financiers qui leur sont liés. Cette déclaration doit être effectuée dans un délai de trois jours ouvrés à compter de l’opération qui en est l’objet (pour de plus amples informations, voir le guide de l’information permanente et de la gestion de l’information privilégiée DOC-2016-08 de l’AMF).
Dividende exceptionnel
C’est un dividende dont le montant est exceptionnellement élevé par rapport au dividende habituellement versé et qui n’est donc pas récurrent. Il peut s’ajouter ou se substituer au dividende ordinaire.
Dividendes
Partie des bénéfices réalisés par la société, du report à nouveau, ou des réserves que l’Assemblée générale, sur proposition du Conseil de surveillance, décide de distribuer aux actionnaires. Le dividende représente le revenu de l’action, et son montant varie chaque année en fonction des résultats et de la politique adoptée par la société.
Document d’enregistrement universel
Document de synthèse déposé sur une base volontaire par les émetteurs. Il constitue un outil de communication permettant au marché (analystes financiers, investisseurs, actionnaires individuels...) de disposer d’une information annuelle incluant tous les éléments nécessaires pour fonder son jugement sur l’activité, la situation financière, les résultats et les perspectives de l’émetteur ainsi que la structure de la gouvernance et de l’actionnariat. Il contient des informations juridiques, financières et comptables, des informations concernant les activités et l’actionnariat ainsi qu’une description de l’émetteur pour un exercice donné. Si son établissement est facultatif, la plupart des sociétés cotées de taille importante établissent un document d’enregistrement universel.
Droit de priorité/Délai de priorité
En contrepartie de la suppression du Droit préférentiel de souscription, la Gérance peut instaurer un droit de priorité, le cas échéant à titre réductible. Lorsqu’il est prévu, ce droit, comme le droit préférentiel de souscription, permet aux actionnaires de souscrire à l’émission proposée proportionnellement au nombre d’actions qu’ils détiennent déjà. Cependant, à la différence du droit préférentiel de souscription, ce droit de priorité est (i) exerçable pendant un délai de priorité (en pratique fixé à cinq jours de Bourse au minimum) qui est plus court que le délai prévu pour le Droit préférentiel de souscription, et (ii) n’est pas négociable.
Droit de vote
Exercé lors des assemblées générales d’une société, le droit de vote attaché à une action permet à son détenteur de participer aux principales décisions de l’entreprise. Si une action peut se voir attacher un droit de vote simple, multiple ou aucun droit de vote, seuls les actionnaires peuvent détenir des droits de vote.
Droit de vote double
Le droit de vote double déroge au principe légal selon lequel le nombre de voix attachées aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu’elles représentent (principe : « une action égale une voix »).
Un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi.
Droit préférentiel de souscription
Droit négociable détaché de chaque action ancienne permettant à son détenteur de souscrire par priorité des actions nouvelles ou des valeurs mobilières donnant accès au capital ou de récupérer, par sa cession, la diminution de valeur théorique qu’entraînerait pour ses titres l’émission d’actions nouvelles.
ESG
Environnemental, Social et de Gouvernance
ESRS
European Sustainability Reporting Standards, ou Normes européennes d'information en matière de durabilité.
Filiales
Sociétés dont votre société possède, directement ou indirectement, plus de 50 % du capital.
Fonds propres
Capitaux appartenant aux actionnaires comprenant les souscriptions en capital, les bénéfices laissés en réserve et les résultats de la période.
Gaz à effet de serre
Gaz énumérés à l’annexe V, partie 2, du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil. Ces gaz comprennent le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), le trifluorure d’azote (NF3), les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC).
Gérant
La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées générales d’actionnaires.
Global Reporting Initiative (GRI)
Le Global Reporting Initiative (GRI) est une organisation à but non-lucratif. Sa vocation est d’élever les méthodes de reporting du développement durable à un niveau équivalent à celui du reporting financier, dans un souci de comparabilité, de crédibilité, de rigueur, de périodicité et de vérifiabilité des informations communiquées.
Gouvernement d’entreprise
Le gouvernement d’entreprise :
Groupe familial Hermès
Le groupe familial Hermès est composé des associés d’Émile Hermès SAS, de leurs conjoints, enfants et petits-enfants, leurs holdings patrimoniaux actionnaires directs et indirects d’Hermès International et d’Émile Hermès SAS. La faculté d’être associé d’Émile Hermès SAS est réservée aux descendants de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse, et à leurs conjoints, mais seulement en qualité d’usufruitiers de parts.
HCGE
Haut comité de gouvernement d’entreprise qui a pour mission d’assurer le suivi de l’application du Code Afep-Medef et d’en proposer des évolutions, soumises à consultation publique.
HSE
Hygiène, Sécurité, Environnement.
Identification sur demande
Afin de connaître, à un instant donné, tout ou partie de ses actionnaires au porteur, une entreprise cotée peut commander une analyse de son actionnariat à la société Euroclear France via sa plateforme déclarative qui permet d’effectuer le recensement auprès des intermédiaires financiers.
La loi n° 2021-1308 du 8 octobre 2021, qui a transposé en droit français la directive (UE) 2017/828 du 17 mai 2017 (dite « SRD II ») modifiant la directive 2007/36/CE du 11 juillet 2007 (dite « SRD I ») a substitué cette procédure à celle du TPI (titre au porteur identifiable).
IFRS
International Financial Reporting Standards.
Investisseurs institutionnels
Organismes financiers (caisses de retraite, compagnies d’assurances, banques, fonds souverains...) plaçant des fonds dans des valeurs mobilières.
LEI
Le LEI est un identifiant unique et mondial sous forme d’un code alphanumérique à 20 caractères. Il est rattaché à des informations de référence clés. Développé par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le LEI est obligatoire pour toutes les transactions sur des instruments financiers cotés en Bourse : il permet d’identifier de façon claire et unique des entités juridiques participant à de telles transactions.
Liquidité
Correspond, pour un titre donné, au rapport entre le volume d’actions échangées en Bourse et le nombre d’actions constituant le flottant. Un titre ou un marché est qualifié de « liquide » lorsque des opérations d’achat ou de vente peuvent être effectuées sans provoquer de trop fortes variations par rapport au dernier cours de transaction.
Participations
Sociétés dont votre société ne possède pas, directement ou indirectement, plus de 50 % du capital social.
Plus-value
Gain obtenu sur la vente d’un titre. La plus-value est égale à la différence positive entre le prix de vente et le prix d’achat ou de souscription.
Quorum
Pourcentage minimal d’actions présentes ou représentées et ayant le droit de vote, nécessaire pour que l’Assemblée générale puisse valablement délibérer.
Rachat d’actions
Une société, après consultation et autorisation de ses actionnaires en Assemblée générale, peut acheter en Bourse ses propres actions dans la limite de 10 % (conformément aux objectifs définis dans le descriptif du programme de rachat d’actions). Les actions ainsi acquises peuvent être ensuite conservées, cédées, transférées ou annulées.
Rapport de gestion
Document d’information requis par le Code de commerce par lequel les dirigeants ou les organes chargés de la direction de la société rendent compte à l’organe délibérant de leur gestion au cours de l’exercice écoulé, et communiquent toutes informations significatives sur l’émetteur et sur ses perspectives d’évolution. Il est établi par les mêmes organes que ceux qui arrêtent les comptes annuels. Les sociétés établissant des comptes consolidés doivent également fournir des informations sur la gestion du groupe. Ce document est inclus dans le document d’enregistrement universel.
Réductible (droit de souscription à titre réductible)
La Gérance peut, dans certains cas, instituer au profit des actionnaires un droit de souscription à titre réductible. S’il était institué, au cas où les souscriptions à titre irréductible (c’est-à-dire, par exercice du droit préférentiel de souscription) s’avéreraient insuffisantes pour couvrir la totalité de l’augmentation de capital, les titres de capital non souscrits seraient attribués aux actionnaires qui auraient souscrit à titre réductible un nombre de titres supérieur à celui qu’ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits de souscription dont ils disposent et en tout état de cause dans la limite de leurs demandes.
Rendement
Rapport du dividende sur le cours de l’action.
Résultat net
Le résultat net d’une entité est le solde entre l’ensemble de ses produits et l’ensemble de ses charges au cours d’une période donnée. Il traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entité résultant de ses activités pendant cette période.
Résultat opérationnel courant
Le résultat opérationnel courant est l’un des principaux indicateurs de performance suivi par la direction générale du groupe. Il exclut les éléments non récurrents ayant un impact significatif de nature à affecter la compréhension de la performance économique du groupe.
RSE
Responsabilité sociale et environnementale.
SBTI
Science Based Targets Initiative.
SBTN
Science Based Targets for Nature.
Scopes 1, 2 et 3
Périmètres au sein desquels sont étudiées les émissions de gaz à effet de serre. Selon le Green House Gas Protocol, le Scope 1 correspond aux « émissions directes, provenant de sources détenues ou contrôlées par l’entité qui reporte ». Le Scope 2 correspond aux « émissions indirectes liées à la consommation de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur nécessaire à la fabrication du produit ou au fonctionnement de l’entité qui reporte ». Le Scope 3 correspond aux « autres émissions indirectes, liées à la chaîne d’approvisionnement (amont) et à l’utilisation des produits et services au cours de leur cycle de vie (aval) ».
Société en commandite par actions (SCA)
Société dont le capital est divisé en actions et qui groupe, d’une part, un ou plusieurs commandités ayant la qualité de commerçant et répondant indéfiniment et solidairement des dettes sociales, d’autre part, des commanditaires (ou actionnaires) non commerçants et tenus au passif seulement dans la mesure de leurs apports.
Statuts
Les statuts sont un acte constitutif d’une société qui en précise les caractéristiques et les règles de fonctionnement. La modification des statuts exige l’accord de tous les associés commandités et un vote en Assemblée générale extraordinaire.
Task Force on Climate Related Financial Disclosure (TCFD)
Groupe de travail créé en 2015 pour proposer des recommandations sur la manière de reporter et publier les risques et opportunités liés au changement climatique.
Taxonomie
Issue du Règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020, désigne une classification des activités économiques ayant un impact positif sur l’environnement.
Trésorerie nette
La trésorerie nette comprend la trésorerie et les équivalents de trésorerie présentés à l’actif du bilan, minorés des découverts bancaires qui figurent dans les emprunts et dettes financières à court terme au passif du bilan. La trésorerie nette n’inclut pas les dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 relative aux contrats de location.
Trésorerie nette retraitée
La trésorerie nette retraitée correspond à la trésorerie nette majorée des placements de trésorerie qui ne répondent pas aux critères IFRS d’équivalents de trésorerie en raison notamment de leur maturité supérieure à trois mois à l’origine et diminuée des emprunts et dettes financières.
Vote à distance
Un actionnaire peut voter par correspondance au moyen d’un formulaire prévu à cet effet ou par Internet (se référer à l’avis de convocation correspondant).
Ce glossaire recense les termes les plus souvent utilisés. Les définitions ainsi fournies ne le sont qu’à titre d’information et ne sauraient être exhaustives. En aucun cas ce glossaire ne saurait être interprété comme se substituant aux règles en vigueur (textes législatifs ou réglementaires, statuts, etc.), aux documents et communications émis par la société (avis de convocation, document d’enregistrement universel, communication financière, etc.).