Le document d’enregistrement universel a été déposé le 19 mars 2026 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.
Le document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.
| GÉRANT | REPRÉSENTANT D’ÉMILE HERMÈS SAS, GÉRANT |
En 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 16 Mds €, en croissance de 9 % à taux de change constants et de 5,5 % à taux de change courants par rapport à 2024. Le résultat opérationnel courant s’établit à 6,6 Mds € (41 % des ventes), en hausse de 7 %. Le résultat net part du groupe atteint 4,5 Mds € et progresse de 5,5 % hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, au même rythme que les ventes.
Les ventes du quatrième trimestre atteignent 4,1 Mds € et progressent de 10 % à taux de change constants, comme au trimestre précédent. Toutes les régions affichent une croissance solide par rapport à une base de comparaison particulièrement élevée. L’Europe, le Japon, l’Amérique et le Moyen-Orient sont en hausse à deux chiffres.
Axel Dumas, gérant d’Hermès, a déclaré : « Le modèle Hermès fondé sur une distribution exclusive et qualitative, ainsi que sur une forte intégration verticale, a une nouvelle fois porté ses fruits. Cette stratégie singulière a permis à la maison d’enregistrer une très belle croissance de son chiffre d’affaires et des résultats solides. Je remercie chaleureusement l’ensemble des collaborateurs d’Hermès qui partagent notre attachement à la qualité sans compromis et également nos clients pour leur fidélité. Dans un environnement incertain, Hermès, fort de sa créativité et de ses savoir-faire d’exception, aborde l’année 2026 avec confiance. »
(données à taux de change constants, sauf indication explicite)
À fin décembre 2025, toutes les régions affichent des progressions soutenues. Le réseau de distribution a poursuivi son développement qualitatif avec des ouvertures et des extensions de magasins.
L’Asie hors Japon (+ 5 %) enregistre une belle performance dans l’ensemble des pays de la région, tous en croissance. Le quatrième trimestre est en hausse de 8 %. En juin, le magasin de Macao dans le Four Seasons, rénové et agrandi, a rouvert ses portes. Deux réouvertures ont eu lieu en Corée à Séoul, celles du Galleria en août et de Shinsegae en octobre. En Thaïlande, le magasin d’IconSiam à Bangkok a rouvert fin novembre, après rénovation et agrandissement. Enfin, en Chine, le magasin agrandi de Changsha IFS a rouvert en décembre.
Le Japon (+ 14 %) poursuit sa remarquable dynamique, fort de la fidélité de sa clientèle locale et de son réseau de distribution exclusif. L’événement itinérant Mystery at the Grooms’, une expérience immersive autour des objets Hermès, a fait escale à Tokyo en novembre.
L’Amérique (+ 12 %) réalise une excellente année. Les nouveaux magasins de Scottsdale en Arizona et de Nashville au Tennessee ont été inaugurés respectivement en septembre et en octobre. Au Mexique, le magasin Molière de Mexico a rouvert après rénovation début octobre. Un événement mettant en lumière les créations de petit h a été présenté dans le magasin de Vancouver au Canada en novembre.
L’Europe hors France (+ 11 %) et la France (+ 9 %) affichent de solides progressions, soutenues par la fidélité de la clientèle locale et la dynamique des flux touristiques. Le magasin de Florence, en Italie, rénové et agrandi, a rouvert ses portes en février, suivi de la réouverture en novembre de celui de Knokke, en Belgique.
La zone Autres (+ 15 %), qui comprend essentiellement le Moyen-Orient, est en forte croissance, notamment aux Émirats arabes unis.
(données à taux de change constants, sauf indication explicite)
À fin décembre 2025, tous les métiers, à l’exception des Parfum et Beauté et de l’Horlogerie, sont en croissance.
La Maroquinerie-Sellerie (+ 13 %) poursuit une croissance soutenue, en ligne avec son objectif annuel, portée par la forte désirabilité des collections et l’augmentation des capacités de production. Les collections se sont enrichies avec notamment les modèles So Médor, Seau Mousqueton et Haut à Courroies à relier. La 24e maroquinerie de la maison a été inaugurée en septembre à L’Isle-d’Espagnac en Charente. L’augmentation des capacités de production se poursuit, avec les projets d’ouverture des maroquineries de Loupes (Gironde) courant 2026, Charleville-Mézières (Ardennes) à horizon 2027 et Colombelles (Calvados) à horizon 2028. La maison a également annoncé fin janvier l’ouverture d’un nouveau site aux Andelys (Eure) à horizon 2030. Hermès continue ainsi de renforcer son ancrage en France.
Le métier Vêtement et Accessoires (+ 6 %) confirme sa solide dynamique. Les collections de prêt-à-porter homme et femme printemps-été 2026, présentées respectivement au palais d’Iéna en juin et à la Garde républicaine début octobre, ont rencontré un vif succès. La dernière collection homme automne‑hiver 2026 de Véronique Nichanian, directrice artistique de l’univers masculin d’Hermès durant 37 ans, a été accueillie avec émotion fin janvier 2026 au palais Brongniart, à Paris.
Le métier Soie et Textiles (+ 5 %), après un bon quatrième trimestre, progresse grâce à des matières d’exception et à la belle dynamique des formats et des couleurs.
Le métier Parfum et Beauté (- 8 %) se compare aux forts historiques de l’année 2024, marquée par le lancement du nouveau féminin Barénia. Les collections Parfum se sont enrichies de deux nouvelles Eaux de parfum intenses : Terre d’Hermès en début d’année, puis Barénia au second semestre. La Beauté Hermès a accueilli le nouveau rouge à lèvres Rouge Brillant Silky.
Après un premier semestre difficile, l’Horlogerie (- 2 %) est en croissance au deuxième semestre. Le métier a poursuivi son développement avec notamment les succès des nouvelles versions de la ligne H08, et de la réinterprétation de sa complication emblématique, Le temps suspendu. Hermès a par ailleurs annoncé en juillet le renforcement de ses capacités de production, avec l’extension de son site du Noirmont en Suisse à horizon 2028.
Les Autres métiers Hermès (+ 11 %), qui regroupent la Bijouterie et l’univers de la Maison, poursuivent leur solide croissance. La ligne de bijoux Adage s’est enrichie de nouvelles pièces exceptionnelles, tandis que la huitième collection de haute bijouterie Les formes de la couleur a été présentée à Tokyo en juillet après Singapour en avril. Hermès a également annoncé fin mai la pose de la première pierre de la nouvelle manufacture de Couzeix (Haute-Vienne), son deuxième site dédié aux collections des Arts de la table.
Le résultat opérationnel courant s’élève à 6,6 Mds € contre 6,2 Mds € en 2024, en hausse de 7 %. La rentabilité opérationnelle courante progresse, malgré l’impact négatif du change, et atteint 41,0 % contre 40,5 % en 2024.
Le résultat net consolidé part du groupe, qui intègre la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, s’établit à 4,5 Mds € contre 4,6 Mds € en 2024. Retraité de cette contribution exceptionnelle, le résultat net consolidé part du groupe s’élève à 4,86 Mds € et croît de 5,5 %, au même rythme que les ventes.
Le cash flow lié à l’activité atteint 5,4 Mds € et progresse de 5 %. Hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices, il progresse de 11 %. Après prise en compte des investissements opérationnels (1,2 Md €) et du remboursement des dettes de loyers (0,3 Md €), le cash flow disponible ajusté atteint 3,9 Mds €.
Après distribution des dividendes pour 2,8 Mds €, la trésorerie nette retraitée s’élève à 12,8 Mds € à fin décembre 2025, contre 12,0 Mds € à fin décembre 2024.
Hermès poursuit ses créations d’emplois et a renforcé ses effectifs de plus de 1 300 personnes, dont près de 800 en France. Fin 2025, le groupe employait 26 494 personnes, dont 16 349 en France. Sur les trois dernières années, Hermès a créé près de 6 200 emplois dont plus de 3 500 en France.
Fidèle à sa volonté de partager les fruits de la croissance, Hermès a annoncé une augmentation de 120 € bruts mensuels pour tous les salariés en France, en complément des augmentations individuelles. En outre, la maison versera courant mars à l’ensemble de ses collaborateurs dans le monde une prime de 3 000 € au titre de l’année 2025. Attaché à l’excellence des savoir-faire et à leur transmission, le groupe a ouvert deux nouvelles Écoles Hermès des savoir-faire (EHSF) en France, portant à douze le nombre de ses centres de formation.
Hermès a poursuivi ses actions climatiques conformément à ses objectifs à 2030, validés par l’initiative Science Based Target (SBTi). Depuis 2018, la réduction des scopes 1 et 2 est de 69 % en valeur absolue, et celle du scope 3 est de 59 % en intensité(3).
La démarche environnementale de la maison se traduit notamment par le déploiement de son référentiel immobilier responsable, qui rassemble les meilleures pratiques du marché : une approche singulière et exigeante, conçue pour concilier performance environnementale, sociale et ancrage territorial.
La dimension durable et responsable du modèle artisanal du groupe a été reconnue dans sa notation Sustainalytics, récompensée en juillet par le Grand Prix large CAC 60 des Transparency awards et par l’inclusion pour la quatrième année dans la « A-list » du CDP. Ces résultats témoignent des engagements et des valeurs de la maison.
L’histoire d’Hermès commence à Paris en 1837, dans l’atelier de harnais ouvert par Thierry Hermès rue Basse du Rempart. De fil en aiguille, génération après génération, la maison suit une double trame, celle du travail minutieux de l’artisan et celle du mode de vie de ses clients. Porté par un esprit de liberté et de création jamais démenti, Hermès manifeste une sensibilité et une attention constantes aux évolutions de la société et de ses besoins.
En 1880, Charles-Émile Hermès, fils du fondateur, déménage les ateliers au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré et y adosse un magasin. À cette adresse devenue emblématique, on venait faire fabriquer des harnais et des selles sur mesure. L’entreprise s’illustrait déjà par l’excellence de ses créations.
Dans l’entre-deux-guerres, les modes de vie changent et la maison innove sous la direction du petit-fils de Thierry, Émile Hermès. Il infléchit de manière décisive l’entreprise familiale lorsqu’il découvre, lors d’un voyage au Canada, le système d’ouverture et de fermeture de la capote d’une automobile. Il obtient en 1922 l’exclusivité de ce « ferme-tout » américain – connu aujourd’hui sous le nom de fermeture Éclair – qui sera largement appliqué aux bagages et créations de la maison. Sous l’impulsion d’Émile Hermès, la maison s’ouvre à d’autres métiers, tout en restant fidèle au monde équestre : elle s’appuie sur sa maîtrise des matières premières et sa culture artisanale pour créer ses premières collections de vêtements. En 1937 naît le fameux carré de soie avec Jeu des omnibus et dames blanches, premier d’une longue série.
À la tête de la maison dès 1951, Robert Dumas, l’un des gendres d’Émile Hermès, fréquente volontiers les ateliers et dessine des objets dont les détails (boucles, fermoirs, clous de selle et chaînes d’ancre) se parent d’une élégance qui ne cède en rien à leur praticité. Les objets Hermès se distinguent par la noblesse de leurs matières, la maîtrise des savoir-faire et l’audace de la création, stimulée par le regard aiguisé que la maison porte sur le monde. Le métier de la soie fait désormais appel à des artistes pour dessiner des motifs inédits.
À partir de 1978, le fils de Robert Dumas, Jean-Louis, révolutionne en douceur la maison : il la diversifie et la propulse sur la carte mondiale. Hermès accueille ainsi de nouveaux métiers qui reposent sur des savoir-faire uniques : l’horlogerie dès 1978, ainsi que l’arrivée de nouvelles maisons au sein du groupe – le bottier John Lobb en 1975, l’orfèvre Puiforcat en 1993, ou encore les Cristalleries Saint-Louis en 1995. Hermès crée également ses propres modèles de chaussures dessinés par Pierre Hardy depuis 1990.
En 1987, à l’occasion des 150 ans du sellier, un mémorable feu d’artifice offert aux Parisiens lance le premier thème d’une tradition qui se perpétue afin de nourrir chaque année d’une même inspiration toutes les créations.
Jean-Louis Dumas accompagne également le développement d’Hermès aux quatre coins du monde avec l’ouverture de nombreux magasins qui combinent tous subtilement l’identité du 24 Faubourg et la culture locale. Parmi ces magasins, plusieurs Maisons Hermès voient le jour, à New York en 2000 sur Madison Avenue, à Tokyo en 2001 à Ginza et à Séoul en 2006 à Dosan Park.
À partir de 2006, Patrick Thomas développe l’organisation stratégique décentralisée des métiers et réorganise la présence d’Hermès dans le monde par zone géographique. Il assure également la transition avec la sixième génération de la famille.
En 2005, Pierre-Alexis Dumas, fils de Jean-Louis Dumas, est nommé directeur artistique. La maison étoffe la palette de ses savoir-faire : parallèlement à son offre de bijoux, Hermès présente en 2010 sa première collection de haute joaillerie. La créativité est toujours plus foisonnante au sein des différents métiers, conjuguant innovation et fantaisie. Pierre-Alexis Dumas est également à l’origine de la création, en 2008, de la Fondation d’entreprise Hermès, qui soutient la création artistique, la promotion et la transmission des savoir-faire, et la préservation de la biodiversité.
Gérant depuis 2013, Axel Dumas, neveu de Jean-Louis Dumas, renforce la dynamique de croissance de l’entreprise avec l’inauguration en 2014, à Shanghai, de la cinquième Maison Hermès. Il accompagne le déploiement digital du groupe qui aboutit, en 2018, à la refonte du site hermes.com. Axel Dumas inscrit également Hermès dans l’évolution des nouvelles technologies, en accord avec les attentes de clients de plus en plus connectés – lancée en 2015, l’Apple Watch Hermès témoigne d’un partenariat audacieux et innovant avec Apple. Le groupe accélère par ailleurs la dynamique omnicanal au sein de son organisation.
En 2018, Hermès International entre au CAC 40, puis en 2021 intègre l’indice Euro Stoxx 50. Le groupe illustre ainsi le remarquable parcours industriel et boursier d’une maison d’artisans, familiale et indépendante, qui distribue ses objets à travers un réseau dynamique de 294 magasins répartis dans le monde. Depuis plus d’un siècle et demi, Hermès a enrichi ses métiers sans se départir de ses exigences de qualité. La maison s’attache à cet égard à poursuivre le développement de sa production en France à travers ses 63 sites de production et de formation intégrés.
À l’encontre d’une uniformisation industrielle et mondialisée, Hermès apparaît ainsi comme un modèle entrepreneurial singulier.
1837
1867
1880
1900
1922
1925
1927
1937
1938
1945
1949
1951
1956
1967
1973
1978
1984
1987
1992
1993
2000
2001
2006
2008
2010
2013
2014
2015
2018
2020
2021
2022
La Gérance assure la direction d’Hermès International. La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs, attribués par la loi et les statuts, au Conseil de surveillance, à l’Associé commandité et aux assemblées générales d’actionnaires.
Les gérants se sont réparti les rôles comme suit : Axel Dumas est en charge de la stratégie et de la gestion opérationnelle, et Émile Hermès SAS, par le biais de son Conseil de gérance, est en charge de la vision et des axes stratégiques.
La direction générale du groupe est assurée, autour du gérant, par une équipe de directeurs ayant chacun des attributions définies, et réunis au sein d’un Comité exécutif. Sa mission est la direction opérationnelle et stratégique du groupe. Sa composition reflète les principales expertises du groupe.
Le Comité des opérations, qui reporte à la Gérance, réunit certains membres du Comité exécutif et les dirigeants des principaux métiers et zones géographiques et des fonctions commerciales et support du groupe.
Sa mission est :
Les informations détaillées sur les organes d’administration et de direction sont fournies dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.2 et § 2.3.
Hermès est une entreprise indépendante portée par un actionnariat familial. Sa stratégie s’appuie sur trois piliers : la création, l’artisanat et un réseau de distribution exclusif et équilibré.
Depuis 1837, le groupe est resté fidèle à ses valeurs de liberté, d’exigence des savoir-faire artisanaux, d’authenticité et de croissance responsable. Son modèle d’affaires artisanal et intégré place la qualité et la durabilité au centre.
En 2025, la maison a gardé le cap, en préservant ses grands équilibres, attachée plus que jamais au respect de ses valeurs.
Hermès crée et fabrique des objets de qualité pensés pour durer, pour être transmis d’une génération à l’autre et pour être réparés. Cette approche implique une prise en compte de ces enjeux à chaque étape, de la conception à la commercialisation.
La stratégie d’Hermès repose sur la liberté de création. Chaque année, un thème inspire les créateurs et les directeurs artistiques. Porté par une histoire de près de 200 ans, au cours de laquelle la maison n’a cessé de se développer avec audace et ingéniosité, Hermès rendait hommage en 2025 au thème du dessin sous toutes ses coutures. Du point sellier au trait, le dessin est le commencement de toute chose chez Hermès. L’exigence dans le style et la fabrication favorisent la création d’objets qui visent à surprendre et à émerveiller les clients. Cette créativité autour de savoir-faire traditionnels associée à des procédés innovants permet de revisiter les classiques et de créer des pièces exceptionnelles, en conservant l’humour et la fantaisie propres à Hermès. Cette grande liberté de création est présente dans tous les métiers, à l’image des nombreux dessins de carrés édités chaque année. Elle s’exprime à travers plus de 50 000 références, autour d’une identité unique et d’un style associant qualité exceptionnelle, innovation, surprise, élégance et simplicité.
La mission d’Hermès est de créer des objets uniques et originaux, en accordant le temps nécessaire à leur réalisation soignée, afin qu’ils accompagnent avec élégance les besoins et les rêves de ses clients. Son objectif est la recherche de l’excellence et d’une qualité sans compromis, dans chacun de ses métiers et de ses services.
Hermès s’appuie sur son pôle artisanal, deuxième pilier de sa stratégie. Forte d’une histoire construite par six générations, Hermès évolue avec son temps, et toujours dans le respect de la tradition, de la transmission et de l’innovation.
La maison s’engage aux côtés de celles et ceux qui maîtrisent, préservent et transmettent les savoir-faire artisanaux, grâce à leur connaissance des matières et à leurs techniques exceptionnelles. Chaque nouvelle maroquinerie est un projet architectural à part entière, qui permet de créer environ 300 emplois, favorisant un lieu de travail agréable à taille humaine. À fin 2025, la maison dispose ainsi de plus de 20 maroquineries organisées autour de 10 pôles d’expertise régionaux qui rassemblent des manufactures, des ateliers et des centres de formation. Hermès renforce chaque année ses investissements dans le développement des capacités de production au service de ses 16 métiers.
La maison est attentive au perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire de ses artisans. Fidèle à ses engagements en matière d’éducation et de transmission, et pour accompagner la croissance de ses activités, Hermès a ouvert en 2021 l’École Hermès des Savoir-Faire, qui s’est déployée au sein de 12 écoles de formation en région, et délivre un CAP Maroquinier, et un certificat de formation professionnelle qui s’est étendu à la coupe et au piquage. La maison a également lancé en 2022 l’École des Artisans de la vente à Paris et déploie ses formations à destination principalement des équipes de vente des magasins Hermès à travers le monde.
Pour garantir ce modèle artisanal à long terme, la maison accélère la sécurisation de ses approvisionnements de matières et consolide les relations avec ses fournisseurs dans le temps. L’intégration verticale, à travers des partenariats et des acquisitions, permet d’assurer une traçabilité de ses filières et de renforcer la stratégie de développement, tant en ce qui concerne les matières que les techniques et les savoir-faire. Ainsi en 2025, 55 % des objets sont fabriqués dans des ateliers internes et exclusifs, et 75 % sont fabriqués en France, comme en 2024.
Le modèle de distribution en propre d’Hermès repose sur un réseau de magasins opérés principalement en direct et des sites de vente e-commerce innovants, permettant de répondre aux évolutions rapides de la demande, et de conserver un lien privilégié avec les clients. Il a permis à Hermès d’afficher en 2025 une très belle croissance de son chiffre d’affaires et des résultats solides, dans un contexte économique et géopolitique toujours incertain.
Le réseau de distribution exclusif est constitué majoritairement de succursales opérées par le groupe autour de la marque Hermès, qui représentent plus de 92 % du chiffre d’affaires. Chacun des 294 magasins dans le monde offre une sélection personnalisée d’objets, pour aller au-devant des attentes spécifiques des clients et offrir une expérience d’achat particulière d’un magasin à l’autre. Chaque magasin est unique et permet à ses clients d’explorer et de découvrir les plus beaux produits, faisant ainsi rayonner la maison dans le monde.
La performance de l’e-commerce s’est renforcée, aux côtés du réseau physique, avec le succès du déploiement de sa plateforme propriétaire dans le monde, l’attraction et la fidélisation de nouveaux clients, et le développement de services. Cette stratégie accompagne les clients de la maison et l’accélération de la digitalisation des usages. Ce flagship digital est conçu comme tout magasin Hermès avec son esprit de fantaisie, d’authenticité et de diversité. Les vitrines, les produits, les services et les histoires sont réunis en un seul lieu virtuel.
Les clients sont au centre du réseau omnicanal, pour répondre au plus juste à leurs attentes et leur offrir une expérience unique. Dans le monde, les magasins Hermès sont de véritables « maisons d’objets », à l’architecture unique, permettant aux clients de vivre une expérience singulière, complémentaire du site hermes.com. La maison propose aussi des temps forts autour d’événements dans le monde, et de scénographies rythmées et animées. Sa communication singulière et responsable assure son rayonnement tout en nourrissant le lien avec ses clients, en donnant une place importante aux expressions multilocales.
La maison Hermès, présente dans 45 pays, dispose ainsi d’un réseau omnicanal, géographiquement équilibré, avec un développement mesuré et une recherche constante d’emplacements sélectifs.
L’esprit d’entreprendre est au cœur de la maison Hermès depuis sa création. Il s’illustre par la créativité foisonnante, par une capacité d’innovation constante, de nouveaux métiers, des implantations de manufactures et des ouvertures de magasins.
Cette stratégie repose sur une liberté d’achat pour ses directeurs de magasin, au plus près de la clientèle. Deux podiums, qui présentent les collections automne-hiver et printemps-été, sont organisés chaque année. Ils réunissent tous les directeurs de magasin et de pays, les directeurs de métier, ainsi que les créateurs, pour présenter l’ensemble des collections aux équipes commerciales, qui sont ainsi responsables de leur propre collection et font de leur magasin un lieu unique à l’assortiment singulier. Cette liberté permet de proposer aux clients du groupe, dans chacun des pays, une offre de produits diversifiée et unique issue de ce foisonnement créatif, tant pour les produits emblématiques que pour les nouvelles références de la maison, au plus près des attentes locales.
Hermès, entreprise respectueuse de la nature qui l’inspire, veille à la préservation de ses ressources et à son impact sur les environnements naturels et les écosystèmes locaux, avec un modèle de production artisanal. Le groupe intensifie sa mobilisation en matière de performance sociale, sociétale et environnementale.
Le modèle artisanal d’Hermès fortement intégré favorise la création d’emplois qualifiés en France et l’inclusion sociale. Le groupe a plus que doublé ses effectifs en 10 ans et plus de 60 % des recrutements ont lieu en France. La diversité des talents est une source de richesse, de créativité et d’innovation. En 2025, Hermès a poursuivi ses recrutements et renforcé ses effectifs qui progressent de près de 1 300 personnes, dont près de 800 en France. Sur les trois dernières années, la hausse des effectifs s’élève à près de 6 200 emplois dont plus de 3 500 en France. Ces femmes et ces hommes, garants de la qualité des objets, constituent un patrimoine pour la maison. Pour affirmer son engagement en faveur de l’éducation, la maison développe ses écoles de formation pour ses grands métiers artisanaux.
Les accords de participation et d’intéressement, et l’octroi d’actions gratuites, permettent d’associer tous les collaborateurs en France aux bénéfices du groupe. Aujourd’hui, l’actionnariat salarié, compte tenu des dernières attributions, concerne plus de 64 % des collaborateurs. Fidèle à son engagement d’employeur responsable, et reconnaissant de l’engagement de chacun à la performance et à la réussite du groupe, Hermès a versé au titre de 2025 à tous les collaborateurs du groupe une prime exceptionnelle de 3 000 €, en complément des augmentations salariales en France et dans le monde. En 2025, la maison a également continué ses actions afin de renforcer l’inclusion et la diversité. Hermès compte ainsi désormais 7,9 % de collaborateurs en situation de handicap en France, au-delà des obligations légales.
Par son engagement auprès des collectivités et des communautés qui accueillent ses sites de production, Hermès contribue à revitaliser les territoires et à offrir des conditions de travail permettant proximité et stabilité de l’emploi. Le groupe est un acteur économique contributeur à son écosystème et engagé vis-à-vis de ses parties prenantes.
Grâce à sa Fondation d’entreprise, Hermès amplifie ses actions de mécénat par la création artistique, l’éducation et la transmission, la solidarité et la préservation de la biodiversité.
La nature, source de matières d’exception, est au cœur de notre modèle artisanal et sa préservation joue un rôle central dans les engagements d’Hermès. Le réchauffement climatique, son impact sur la biodiversité ainsi que l’industrialisation des matières premières sont des sujets de préoccupation, que la maison aborde à travers sa stratégie environnementale. Celle-ci repose sur des engagements en matière de climat et de préservation des ressources naturelles, incluant la protection et la régénération de la biodiversité, la réduction des prélèvements d’eau, ainsi que la gestion et la diminution des rejets et déchets.
La maison renforce ses actions pour réduire son empreinte sur la biodiversité, notamment en réalisant un inventaire complet de ses impacts selon la méthode Global Biodiversity Score (GBS) en collaboration avec WWF et CDC Biodiversité, ainsi que des études spécifiques sur certaines filières. Engagé dans la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN) depuis 2023 et parmi les premières entreprises à l’avoir initiée au niveau mondial, Hermès poursuivra sa démarche SBTN en 2026 en ligne avec son ambition de réduction de ses pressions sur la nature et la biodiversité.
Hermès poursuit ses efforts pour participer à la trajectoire limitant le réchauffement climatique à 1,5 °C. Ses objectifs à 2030 ont été validés par l’initiative Science Based Target (SBTi) en 2021. Le groupe renforce ses actions par la maîtrise de ses activités industrielles, logistiques et commerciales et en engageant progressivement ses partenaires dans la chaîne de valeur. En matière d’énergie, la politique de sobriété énergétique du groupe est soutenue par une stratégie de défossilisation, notamment grâce à l’utilisation des énergies renouvelables.
Hermès place la responsabilité et la durabilité dans toutes ses actions et ses créations. Chaque métier applique les principes de l’écoconception pour optimiser l’utilisation des matières de manière à réduire le gaspillage, promouvoir la réutilisation et le recyclage, et s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire. Les analyses de cycle de vie des produits structurent cette démarche et préparent le groupe aux exigences réglementaires de l’affichage environnemental en France. De plus, le référentiel immobilier responsable, particulièrement exigeant, vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre des nouvelles constructions et la consommation énergétique des bâtiments, intégrant ainsi la durabilité sur tout le cycle de vie des projets. Par ailleurs, la démarche numérique responsable couvre l’ensemble des produits et services digitaux du groupe. Elle vise l’emploi des meilleures pratiques pour soutenir la transition environnementale des opérations, limiter l’empreinte carbone numérique et accompagner la fonction Finance dans la consolidation des reportings réglementaires.
La maison accompagne également ses fournisseurs dans les exigences de traçabilité, de certification, de trajectoire carbone, de réduction de la consommation d’eau, de déforestation et d’usage des plastiques. Ses briefs filières et une politique Achats responsables sont mis à jour régulièrement et publiés sur le site Internet de la maison, ainsi que la politique de Bien-Être animal. La maison a renforcé la transparence de ses informations extra-financières, notamment par la publication de son plan de transition Climat et de sa politique Forêts.
Ainsi Hermès a une nouvelle fois été récompensé en 2025 à l’occasion de la 16e édition des Transparency Awards dans la catégorie « CAC Large 60 », au premier rang des sociétés du CAC 40 et du Next 20, après avoir remporté le Grand Prix toutes catégories l’année précédente. Hermès figure de plus dans la « A-list » du CDP (classement des entreprises jugées les plus performantes au niveau mondial sur les sujets environnementaux), noté A pour le Climat, A- pour l’Eau, et A pour la Forêt.
Hermès, entreprise familiale, a su s’adapter aux changements tout en privilégiant une approche de long terme. Le groupe, fort de ses savoir-faire artisanaux, de son réseau de distribution exclusif et de son patrimoine créatif, déploie sa stratégie durable et responsable.
Afin de poursuivre son développement, Hermès affirme son indépendance, qui repose sur une structure actionnariale familiale forte, attentive à conserver l’essentiel de sa production en France et à préserver sa culture.
Cette indépendance et la rigueur financière de la maison permettent d’autofinancer les investissements opérationnels, tant dans les capacités de production que dans le réseau ou les projets transversaux, et de préserver sa stratégie de long terme.
Les principales sociétés consolidées au 31 décembre 2025 (filiales de distribution et holding des pôles) sont détaillées dans le chapitre 5, « Comptes consolidés », § 5.6, note 17.
Le groupe Hermès exploite 79 sites de production et de formation propres, dont 63 en France.
Métier | Pays / Région française | Nombre de sites |
| Localité française | |
|---|---|---|---|---|---|
Maroquinerie-Sellerie | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 8 |
| Aix-les-Bains Belley Bons-en-Chablais Fitilieu (EHSF) * | Les Abrets Pierre-Bénite (y compris EHSF) * Riom (y compris EHSF) * Sayat |
France / Bourgogne-Franche-Comté | 3 |
| Allenjoie (y compris EHSF) * Héricourt | Seloncourt | |
France / Grand-Est | 3 |
| Bogny-sur-Meuse | Val-de-Vence (EHSF) * | |
France / Île-de-France | 4 |
| Montereau (y compris EHSF) * Pantin (y compris EHSF) * | Paris Faubourg Saint-Honoré | |
France / Normandie | 3 |
| Louviers (y compris EHSF) * Giberville (y compris EHSF) * | Val-de-Reuil | |
France / Nouvelle-Aquitaine | 7 |
| Ambarès Marthon (EHSF) * Montbron L’Isle-d’Espagnac | Nontron Saint-Junien (y compris EHSF) * Saint-Vincent-de-Paul (y compris EHSF) * | |
Tanneries et Cuirs précieux | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 2 |
| Annonay | Le Puy-en-Velay |
France / Centre-Val-de-Loire | 1 |
| Chabris |
| |
France / Île-de-France | 1 |
| Montereau |
| |
France / Nouvelle-Aquitaine | 1 |
| Bellac |
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France / Pays de la Loire | 1 |
| Vivoin |
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Australie | 7 |
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États-Unis | 2 |
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Italie | 1 |
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Activités textiles | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 10 |
| Bourgoin-Jallieu – 4 sites Bussières Irigny | Le Grand-Lemps Pierre-Bénite – 2 sites Prades |
France / Nouvelle-Aquitaine | 1 |
| Nontron |
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France / Pays de la Loire | 1 |
| Challes |
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Manufacture de Métaux | France / Bourgogne-Franche-Comté | 3 |
| Bonnétage Châtillon-le-Duc | Serre-les-Sapins |
France / Hauts-de-France | 1 |
| Roye |
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France / Île-de-France | 2 |
| Champigny-sur-Marne – 2 sites |
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Portugal | 2 |
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Arts de la table | France / Nouvelle-Aquitaine | 3 |
| Limoges Nontron | Saint-Just-le-Martel |
Bijouterie | France / Auvergne-Rhône-Alpes | 1 |
| Villeurbanne |
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France / Île-de-France | 2 |
| Chessy | Magny-Le-Hongre | |
France / Occitanie | 1 |
| Toulouse |
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Parfum et Beauté | France / Normandie | 1 |
| Le Vaudreuil |
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Horlogerie | Suisse | 2 |
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Chaussures | Italie | 1 |
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Cristalleries Saint-Louis | France / Grand-Est | 1 |
| Saint-Louis-lès-Bitche |
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Orfèvrerie Puiforcat | France / Île-de-France | 1 |
| Pantin |
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Bottier John Lobb | France / Île-de-France | 1 |
| Paris Mogador |
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Royaume-Uni | 1 |
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* EHSF : École Hermès des Savoir-Faire. |
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Les objets Hermès sont distribués dans le monde à travers 294 magasins exclusifs. La marque est également présente avec ses montres, ses parfums et ses arts de la table dans des réseaux de magasins spécialisés.
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Europe |
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Allemagne : 10 8 succursales :
2 concessionnaires
Autriche : 3 2 succursales :
1 concessionnaire
Belgique : 2 2 succursales :
Danemark : 1 1 succursale :
| Espagne : 4 4 succursales :
France : 26 15 succursales :
11 concessionnaires | Grande-Bretagne : 8 6 succursales :
2 concessionnaires
Grèce : 1 1 succursale :
Irlande : 1 1 succursale :
Italie : 12 10 succursales :
|
2 concessionnaires
Kazakhstan : 1 1 concessionnaire
Luxembourg : 1 1 concessionnaire
Norvège : 1 1 succursale :
Pays-Bas : 3 2 succursales :
1 concessionnaire
Pologne : 1 1 succursale :
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Portugal : 1 1 succursale :
Principauté de Monaco : 1 1 succursale :
République tchèque : 1 1 succursale :
| Russie(1) : 2 2 succursales :
Suède : 1 1 succursale :
| Suisse : 9 8 succursales :
1 concessionnaire | Turquie : 5 4 succursales :
1 concessionnaire |
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Asie-Pacifique |
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Australie : 6 5 succursales :
1 concessionnaire
Chine continentale : 35 32 succursales :
3 concessionnaires | Corée du Sud : 18 11 succursales :
7 concessionnaires
Guam : 1 1 succursale :
Hong Kong : 6 6 succursales :
Inde : 3 3 succursales :
Indonésie : 2 2 concessionnaires | Japon : 30 26 succursales :
4 concessionnaires
Macao : 4 4 succursales :
Malaisie : 2 2 succursales :
| Philippines : 1 1 concessionnaire
Singapour : 6 6 succursales :
Taïwan : 8 6 succursales :
2 concessionnaires
Thaïlande : 5 4 succursales :
1 concessionnaire
Vietnam : 2 2 concessionnaires |
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Amériques |
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Argentine : 1 1 succursale :
Brésil : 3 3 succursales :
Canada : 5 4 succursales :
1 concessionnaire | Caraïbes : 1 1 succursale :
Chili : 1 1 concessionnaire
États-Unis : 43 38 succursales :
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5 concessionnaires
Mexique : 6 6 succursales :
Panama : 1 1 concessionnaire |
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Proche et Moyen-Orient |
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Bahreïn : 1 1 concessionnaire
Émirats arabes unis : 4 3 succursales :
1 concessionnaire | Koweït : 1 1 concessionnaire
Liban : 1 1 concessionnaire
Qatar : 2 2 concessionnaires |
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À Paris, le groupe occupe aujourd’hui une surface de bureaux d’environ 42 000 m² (2), principalement à proximité de son siège social historique du 24, rue du Faubourg Saint-Honoré et du 19-21, rue Boissy d’Anglas. Ces locaux sont situés rue de la Ville-l’Évêque, rue d’Anjou et rue de Penthièvre à Paris 8e, et rue d’Athènes à Paris 9e. Ils sont loués à des tiers aux termes de baux commerciaux. De plus, le groupe a acquis en 2023 un immeuble de 9 900 m² situé rue d’Anjou à Paris 8e, qui fait actuellement l’objet d’importantes restructurations avant de pouvoir être occupé. En 2025, le groupe a pris possession d’un immeuble de 14 000 m² situé rue de Charonne à Paris pour y réaliser des travaux d’aménagement en vue de l’installation de métiers de la maison.
À Pantin, Hermès occupe 106 000 m² de surface de production et de bureaux dont le groupe est majoritairement propriétaire, dont l’Espace Jean-Louis Dumas inauguré en 2015 et la Cité des métiers, récompensée par le prix de l’équerre d’argent 2014.
Au Pré-Saint-Gervais, le groupe loue un immeuble de bureaux pour une surface de 7 000 m² et a acquis en 2024 un immeuble de 1 700 m², en cours de restructuration.
Concernant les entités de production, le groupe est propriétaire de l’essentiel des 79 sites qu’il exploite (§ 1.4.2).
Il est propriétaire de sites logistiques, d’une surface de 31 000 m² à Bobigny et de 32 000 m² à Vémars.
Les produits Hermès sont distribués dans le monde à travers 294 magasins exclusifs (§ 1.4.4). 234 magasins sont exploités en succursales qui sont, pour la plupart, bénéficiaires de contrats de location commerciale, dont l’objectif premier est d’assurer une exploitation pérenne.
Hermès est toutefois propriétaire des murs de certains de ses magasins, notamment à Paris, Tokyo, Séoul, Beverly Hills, Sydney, Genève et détient un immeuble commercial et des bureaux à Londres.
En millions d’euros | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 16 002 | 15 170 | 13 427 | 11 602 | 8 982 |
Croissance à taux courants vs n - 1 | 5,5 % | 13 % | 16 % | 29 % | 41 % |
Croissance à taux constants vs n - 1 1 | 8,9 % | 15 % | 21 % | 23 % | 42 % |
Résultat opérationnel courant 2 | 6 569 | 6 150 | 5 650 | 4 697 | 3 530 |
en % du chiffre d’affaires | 41,0 % | 40,5 % | 42,1 % | 40,5 % | 39,3 % |
Résultat opérationnel | 6 569 | 6 150 | 5 650 | 4 697 | 3 530 |
en % du chiffre d’affaires | 41,0 % | 40,5 % | 42,1 % | 40,5 % | 39,3 % |
Résultat net – Part du groupe | 4 524 | 4 603 | 4 311 | 3 367 | 2 445 |
en % du chiffre d’affaires * | 28,3 % | 30,3 % | 32,1 % | 29,0 % | 27,2 % |
Capacité d’autofinancement | 5 607 | 5 378 | 5 123 | 4 111 | 3 060 |
Investissements opérationnels | 1 161 | 1 067 | 859 | 518 | 532 |
Cash flow disponible ajusté 3 | 3 880 | 3 767 | 3 192 | 3 404 | 2 661 |
Capitaux propres – Part du groupe | 18 840 | 17 327 | 15 201 | 12 440 | 9 400 |
Trésorerie nette 4 | 12 239 | 11 642 | 10 625 | 9 223 | 6 695 |
Trésorerie nette retraitée 5 | 12 773 | 12 039 | 11 164 | 9 742 | 7 070 |
Effectifs (en nombre de personnes) 6 | 26 494 | 25 185 | 22 879 | 20 296 | 18 137 |
* 30,3 % sur l’exercice 2025 après retraitement de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France. | |||||
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
En millions d’euros
(1) Les effectifs regroupent l’ensemble des salariés permanents et temporaires conformément à la CSRD. Proforma 2020 à 2023 présenté selon cette définition.
En millions d’euros | 2025 | Mix | 2024 | Mix | Évolutions | |
|---|---|---|---|---|---|---|
À taux de change | À taux de change constants | |||||
Maroquinerie-Sellerie | 7 070 | 44 % | 6 457 | 43 % | 9 % | 13 % |
Vêtement et Accessoires | 4 525 | 28 % | 4 405 | 29 % | 3 % | 6 % |
Soie et Textiles | 964 | 6 % | 950 | 6 % | 1 % | 5 % |
Autres métiers Hermès | 2 055 | 13 % | 1 909 | 12 % | 8 % | 11 % |
Parfum et Beauté | 489 | 3 % | 535 | 4 % | (9) % | (8) % |
Horlogerie | 549 | 4 % | 577 | 4 % | (5) % | (2) % |
Autres produits | 349 | 2 % | 337 | 2 % | 3 % | 6 % |
Chiffre d’affaires consolidé | 16 002 | 100 % | 15 170 | 100 % | 5,5 % | 8,9 % |
Métier d’origine d’Hermès, la Maroquinerie-Sellerie regroupe les sacs féminins et masculins, les articles de voyage, la petite maroquinerie et les accessoires, les selles, les brides, et l’ensemble des objets et vêtements d’équitation.
Le métier Maroquinerie-Sellerie représente 44 % des ventes consolidées. En 2025, il a généré un chiffre d’affaires de 7 070 M€.
Les objets de sellerie et de maroquinerie Hermès naissent d’une alchimie toute particulière, qui repose sur un échange constant entre les créateurs et les artisans, et sur l’utilisation des plus belles matières, sélectionnées avec exigence. Les artisans mettent en œuvre des savoir-faire traditionnels, transmis de génération en génération. Ce dialogue patient et quotidien avec le cuir, domestiqué et façonné par la main de l’homme, confère à ces objets le supplément d’âme qui fait leur singularité.
La fabrication est assurée au sein de dix pôles d’expertise qui rassemblent des manufactures, des ateliers et des centres de formation à Paris, à Pantin et dans six régions de France. Elle s’appuie également sur un réseau de partenaires historiques français, choisis avec le plus grand soin dans le respect des savoir-faire artisanaux singuliers d’Hermès.
Pour répondre à une demande toujours soutenue, Hermès étoffe chaque année son réseau de sites de fabrication afin de renforcer ses pôles de production. Ainsi, une nouvelle maroquinerie a été inaugurée en septembre 2025 à L’Isle-d’Espagnac (Charente). Hermès a également poursuivi la préparation des chantiers de trois futures manufactures dont l’ouverture est prévue pour 2026 à Loupes (Gironde), 2027 à Charleville-Mézières (Ardennes) et 2028 à Colombelle (Calvados) et a annoncé l’ouverture d’un nouveau site aux Andelys (Eure) à horizon 2030. Chaque nouvelle implantation se fait en étroit partenariat avec les acteurs locaux, structures administratives et de développement économique. Hermès réaffirme ainsi son ancrage dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et sa volonté d’y développer des emplois de qualité. Fière de contribuer à l’expansion de filières d’excellence en France, la maison entretient des relations de long terme avec ses fournisseurs et ses partenaires, avec fidélité et exigence, pour maintenir les qualités uniques d’un objet Hermès : matières d’exception, formation aux savoir-faire et ateliers dédiés.
Hermès s’attache aussi au perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire de ses artisans à travers de multiples programmes de formation et de qualification professionnelles. Ces programmes sont menés au sein de l’École Hermès des Savoir-Faire, présente sur chacun des 10 pôles de fabrication.
Les racines équestres de la maison demeurent une source puissante d’inspiration et donnent naissance cette année à de nouvelles écritures féminines. Ainsi le sac Tablier Sellier, inspiré du tablier en cuir des artisans selliers, associe le cuir et la toile pour un nouveau sac du quotidien. La ligne Arçon, dont les rondeurs évoquent une selle d’équitation, s’agrandit avec un nouveau format affiné, le sac Arçon Slim. Enfin, le sac Collier d’attelage reprend les courbes, les joncs et les anneaux de la pièce d’harnachement éponyme.
Le vocabulaire orfèvre s’étoffe avec de nouveaux fermoirs ingénieux et des pièces d’orfèvrerie identitaires. À l’image du fermoir signature en métal du sac Médor Clou, version inédite du sac Médor, inspiré de l’histoire Collier de chien des Accessoires de mode. Cette ligne accueille par ailleurs un nouveau format seau, le sac So Médor. Enfin la ligne Faubourg Express, nouvelle identité au format allongé qui fait écho aux sacs de voyage, met en lumière un élégant fermoir-serrure ultraplat sur deux formats du quotidien.
L’année 2025 marque le retour dans les collections de l’emblématique sac Plume, né à la fin des années 1960, dans ses deux tailles, 28 et mini. De son côté, la ligne Herbag en toile et cuir, née en 1998, s’agrandit d’une nouvelle taille mini, le sac Herbag 20.
La quête d’exceptionnel continue de s’exprimer à travers la mise en œuvre de nombreux savoir-faire et nouvelles matières qui repoussent les limites de la création, dans un esprit Arts & Crafts. Le sac Birkin à l’Envers offre un nouveau regard sur la fonctionnalité de ce grand cabas iconique et révèle la beauté de son intérieur, dans une construction en toile et cuir exigeante. La peinture à la main sur cuir est magnifiée sur le sac Kelly 28 avec le dessin tout en finesse d’un jaguar « Dans la jungle » et exprime une certaine fantaisie sur le dernier volet de l’histoire Birkin Faubourg dans une version « En fête », signée de son cadenas boule à facettes.
La finesse de la broderie au fil à la main, alliant point de croix et point droit, souligne les contours des patchs en cuir qui ornent les sacs Kelly Elan et Kelly 25 Collage, évoquant les motifs au tampon de différents carrés de soie. Enfin, le crin trouve une nouvelle expression dans les collections : il habille le sac Mini Médor en forme de diabolo, en référence à un collier de chien des archives, ainsi qu’un nouveau cabas Hermès Corricolo, dans une construction en franges étagées qui fait écho aux robes de charleston.
Les collections masculines confirment leur dynamisme et proposent de nouvelles écritures en réponse aux usages contemporains. Ainsi la ligne emblématique Bolide offre un nouvel essentiel au vestiaire masculin, le Bolide Messenger. Également dans l’air du temps, l’histoire Mousqueton détourne la pièce d’harnachement pour en faire un fermoir ingénieux sur deux sacs du quotidien, Seau Mousqueton et On-Body Mousqueton. Le maillon Chaîne d’ancre forme la boucle de réglage de bandoulière d’un cabas tout en cuir, le Cabas Ancrage, tandis que la boucle Étrivière, emblématique de l’univers masculin, vient signer un fourre-tout tout en cuir, riche en savoir-faire, à la construction inédite.
Le sac Haut à courroies dévoile de nouvelles versions Arts & Crafts exceptionnelles où s’expriment des constructions et des savoir-faire audacieux : en référence à son usage d’origine de sac à selle, le HAC en Selle déstructure la selle Cavale II et révèle ses différents empiècements en appliqué-piqué sur l’ensemble du corps du sac. En écho au thème de l’année, les lignes du rabat et des sanglons du Haut à Courroies se dessinent sur le cuir du HAC à relier sous la forme de points à relier imprimés et embossés.
Enfin, le thème du dessin inspire également un objet singulier, clin d’œil aux artistes et riche en savoir-faire, le cylindrique Sac à dessin.
L’univers du voyage continue de s’étoffer en 2025. La valise R.M.S. voit son format cabine s’orner d’un nouvel imprimé, « Danse des chevaux », où trois fières montures s’engagent dans une gracieuse ronde. Elle inaugure également un format plus généreux, R.M.S. Business Cabine.
Enfin, l’emblématique ligne Garden accueille un format 41 dans la nouvelle écriture Neo Garden, idéal pour les courtes échappées ou à poser au-dessus de la valise R.M.S, en complément.
À l’écoute de l’évolution des usages, les collections de petite maroquinerie continuent de s’agrandir et de se renouveler afin d’apporter de nouvelles fonctionnalités et écritures dans l’air du temps.
La famille d’objets To Go, au porté mains libres et prescripteurs de silhouette, accueille de nouvelles identités contemporaines et élégantes : le Charnière To Go reprend le fermoir du bracelet éponyme, la ligne Zipengo accueille un To Go toujours signé du maillon Chaîne d’ancre en guise de tirette, enfin le 1957 To Go s’inspire du porte-documents Serviette 57 pour incarner un objet résolument masculin.
Territoire de fantaisie, la petite maroquinerie développe également son offre d’accessoires de sac avec le Robéo, qui propose une nouvelle garde-robe toute en couleurs au Rodéo, et avec le Budy Apic qui pare de dentelles de cuir crantées et colorées le manteau du chien miniature.
Pour célébrer le thème annuel, la ligne d’objets insolites In the Pocket propose un Étui à crayons de couleur. Enfin, un livre pour les plus jeunes, De fil en aiguille, raconte l’artisanat Hermès à travers la rencontre entre un artisan et un petit chien.
Depuis sa fondation, Hermès n’a de cesse d’explorer et de créer des matières susceptibles de servir l’esthétique, la fonctionnalité et la durabilité de ses objets, tout en continuant de répondre aux envies et aux usages du temps présent.
Apparue en 2024 habillée d’une finition dorée, la chèvre Chamkilight adopte en 2025 une nouvelle finition argentée, obtenue grâce à la parfaite maîtrise d’une nouvelle génération de pigments métalliques qui vient élargir la palette lumineuse de cette matière au grain délicat. La chèvre Chamkilight Silver procure ainsi un éclat singulier aux sacs Kelly Mini et Constance Mini, ainsi que Kelly To Go et Constance Slim.
Un nouveau cuir de veau a également fait son entrée en collection, le veau Chéri II. Lisse, souple et d’une très grande douceur, ce cuir incroyablement moelleux pourrait être décrit comme alliant la force du veau à la délicatesse de l’agneau. D’une brillance assez soutenue, il porte très bien les couleurs vives dont il révèle toutes les subtilités. Il offre une nouvelle main et une dimension inédite aux sacs Kelly et 24/24.
De nouvelles finitions d’exception viennent également compléter la palette des peaux précieuses. À l’image du crocodile Chantilly, cuir d’une épure absolue, dont le blanc est extraordinaire à plus d’un titre puisqu’il est obtenu sans aucun pigment ni colorant. En finition mate, il habille les emblématiques Kelly et Birkin. Aux côtés de cette finition immaculée, un jeu de couleurs progressif, évoquant la lumière du soleil levant, est travaillé sur le crocodile mat. La finition Sunrise, proposée sur les sacs Kelly Elan et Constance Mini dans trois nuances, Jaune citron, Kraft et Alezan, offre un effet dip-dye subtil et donne la sensation de voir naître la couleur au fur et à mesure que le regard se concentre.
Enfin, les matières rendent hommage au talent d’Hermès coloriste, dont la palette s’agrémente de nouvelles teintes intemporelles ou saisonnières. Le Gris Pantin, gris moyen aux reflets bleutés, se révèle sur le veau Togo, le veau Epsom et le veau Swift. Le Bleu Tie, bleu lumineux saturé de rouge, vient approfondir la gamme des bleus Hermès. Le Baie Brun, marron foncé nuancé d’une légère note de rouge, donne de la profondeur aux cuirs de veau emblématiques. Quant au Jaune Mango, doux et légèrement teinté d’orange, il dépose une touche de lumière et de soleil sur les collections.
Hermès continue d’affirmer son engagement pour son premier client, le cheval, jusqu’au plus haut niveau sportif, à travers la transmission de ses savoir-faire d’excellence, la recherche de matières d’exception, l’innovation au service du bien-être du cheval et l’accompagnement au quotidien des cavaliers partenaires de la maison et de leurs montures.
En 2025, la selle Hermès s’est hissée sur les plus prestigieux podiums mondiaux et a accroché de nouveaux titres à son palmarès, avec notamment Ben Maher et Dallas Vegas Batilly en selle Hermès Vivace ainsi que Simon Delestre et Caiman Jolly Jumper en selle Hermès Cavale, victorieux au Saut Hermès sous la coupole du Grand Palais.
L’année 2025 marque également l’arrivée de Jeanne Sadran, jeune cavalière française talentueuse, dans l’équipe de partenaires, ainsi que la célébration des 10 ans de partenariat avec Jessica von Bredow-Werndl, cavalière allemande de dressage ayant contribué au développement de la selle Hermès Arpège.
Les collections se sont étoffées avec de nouveaux vêtements fonctionnels pensés pour la pratique de l’équitation, la doudoune Taïga et la parka Connemara. De plus, un marchepied et une boîte à friandises viennent compléter l’univers de l’écurie et contribuent à faire vivre le savoir-faire de la tonnellerie.
Enfin, pour choyer le second meilleur ami du cavalier, la collection d’accessoires canins propose une nouvelle gamelle Punch, reconnaissable à ses clous Médor et à son polissage miroir réalisé à la main.
Le métier Vêtement et Accessoires a généré en 2025 un chiffre d’affaires de 4 525 M€, soit 28 % des ventes consolidées.
La collection printemps-été 2025 de Nadège Vanhée, directrice artistique du prêt-à-porter féminin, célèbre l’atelier comme lieu de créativité et propose un vestiaire pensé autour de l’artiste-peintre. Fonction et esthétique cohabitent à travers des silhouettes sensuelles : les tenues en maille de soie transparente accueillent des poches fonctionnelles, les combinaisons en coton s’enveloppent autour de la taille et les vestes se drapent à la façon d’un tablier. Ode à l’artisanat, l’imprimé Eau d’artifice, issu d’un dessin au tampon, se dévoile sur un twill de soie, puis se réinvente brodé sur de l’organdi de soie ou sur du cuir rebrodé de perles. Les teintes aux nuances terreuses de bruns et de beiges évoquent l’héritage du cuir, et sont réhaussées par un vert bronze et un rose bougainvillier lumineux.
Le défilé automne-hiver 2025 présente une esthétique épurée et contemporaine, avec des silhouettes monochromes en gris et blanc rehaussées de verts et de bruns inspirés de la nature. La collection propose des manteaux couvertures enveloppants aux accents équestres, des ensembles veste et pantalon bootcut assortis, et des matières issues du vestiaire masculin comme le feutre de laine. Les détails de perforations sur le cuir évoquent l’esthétique des brogues, en écho aux finitions des mocassins masculins. La collection se distingue par une modularité innovante : manteaux réversibles et jeux de zips offrant diverses possibilités de portés sur une combinaison ou une robe, pour une véritable versatilité.
Véronique Nichanian, directrice artistique de l’univers masculin, bouscule les règles de l’élégance par des innovations surprenantes, des trouvailles ingénieuses et des associations osées. Le vestiaire devient un abécédaire de classiques revisités par l’œil et la main.
Pour la collection printemps-été, blousons, maille et sahariennes sans manche suggèrent une nouvelle sensualité masculine. Des jeux de contraste laissent croire à des effets de superposition, dessinant sur une seule et même pièce l’ombre cachée d’un hypothétique second vêtement.
La collection automne-hiver façonne la silhouette à travers une vision nette, architecturée, et donne à chaque vêtement une présence autonome. Subtilement, comme autant de clins d’œil à l’héritage de la maison, la collection dessine une nouvelle géométrie équestre.
Les collections féminines dévoilent de nouvelles lignes sophistiquées qui exaltent l’allure. Ainsi Athéna réinterprète avec délicatesse le clou Médor sur des boucles d’oreilles, bracelets et bagues en métal et cuir. Inspirés de l’univers équestre, les accessoires Jockette en métal et cuir ont habillé de leur présence forte les silhouettes du défilé de prêt-à-porter féminin présenté à Shanghai. Un nouveau regard est également posé sur la ligne Pop H qui inaugure un bracelet double tour en cuir et métal laqué, tandis que les colliers et boucles d’oreilles sont animés dans un esprit Rocabar.
Les collections masculines proposent des lignes épurées et des jeux de matières audacieux. Étrier décline l’accessoire équestre sur un collier et une broche en Vulcanium, ainsi qu’un collier et une bague en métal et laque. Ces accessoires aux lignes pures et graphiques ont accompagné le défilé de prêt-à-porter masculin. Le maillon Chaîne d’ancre est également réinterprété à travers une ingénieuse construction mêlant métal et céramique sur les colliers, bracelets et boucles d’oreille Chaîne maillon.
Les ceintures soulignent une allure affirmée. Les collections féminines mettent en valeur les signatures de la maison par des jeux de volumes, de facettes et de lumière. Ainsi le clou Médor devient l’astucieux fermoir d’une nouvelle ceinture taille unique, et le fermoir Kelly est réinterprété dans une version laquée en transparence, Kelly splash. La féminité s’exprime avec singularité, portée par des inspirations rock‘n’roll avec la boucle Canaille et le cuir Filou, ou par des pièces d’orfèvrerie comme l’imposante boucle signée de clous Médor de la ceinture Jockette.
Les collections masculines mêlent l’innovation et le travail des matières. Réversibles, la boucle Volte-Face et la ceinture Otto expriment une variété de styles grâce à leur construction ingénieuse. L’esprit urbain est revisité à travers des boucles délicates et une nouvelle offre de cuir. Les collections dévoilent également des propositions audacieuses comme la boucle Lad, fruit d’un travail sur les chaînes, et la ceinture Attelage à double boucle présentée sur le défilé de prêt-à-porter.
Les collections de chapeaux célèbrent le thème de l’année avec une étonnante histoire peinte à la main sur tresse de paille. La collection masculine est relevée de mini broderies représentant un nécessaire de dessin sur une casquette, un bob et un chapeau.
La création est également portée par la saisonnalité. La ligne de chapeaux en paille accompagne le printemps avec le dessin Planifleurs imprimé sur soie. En automne-hiver, le dessin Candy Libris se trouve sur le piqué de soie d’une casquette, d’un bob et d’un chapeau en cuir d’agneau et en feutre de lapin.
Les collections féminine et masculine proposent également de subtils détails, comme les délicates signatures équestres en métal laqué présentes sur trois modèles.
Au sein de l’offre de gants, une manchette en agneau glacé et bord côte en maille de cachemire proposant un nouveau porté a été particulièrement remarquée lors du second chapitre du défilé automne-hiver 2025 du prêt-à-porter féminin à Shanghai.
La collection d’accessoires de tête s’approprie le thème de l’année à travers un coffret de pics à chignon accompagné d’une boîte à crayons. Un objet inattendu fait également son apparition : le casque de vélo. Conçu en fibre de carbone teinte, embelli d’une visière en veau Swift aux finitions maroquinières et signé d’une jugulaire Rocabar, il concilie un besoin contemporain et les savoir-faire de la maison.
En 2025, l’Apple Watch Hermès Series 11 célèbre 10 ans de créativité entre Apple et Hermès par un nouveau dessin, Faubourg Party. La montre se pare d’un bracelet en maille jacquard rendant hommage au magasin emblématique du 24 Faubourg Saint-Honoré, tandis que sur l’écran, ce sont 24 histoires exclusives qui prennent vie au gré des heures, de la météo ou du calendrier.
La collection de bracelets s’étoffe également de deux nouveaux modèles : Grand H fin, qui revisite le bracelet en métal Grand H dans une version affinée, et Animaux Bandana, qui reproduit le dessin du carré de soie éponyme en impression sérigraphiée sur cuir.
L’Apple Watch Hermès Ultra 3 accueille le nouveau bracelet en caoutchouc Scub’H Diving, à la ligne sportive, complétant l’offre de bracelets tricotés En Mer.
Fidèle à sa volonté d’accompagner ses clients dans leur quotidien, le métier continue d’élargir sa ligne d’accessoires techniques. La collection de porte-cartes certifiés Magsafe habille le dos des iPhone à travers de multiples possibilités de styles et d’usages. Elle inclut notamment trois modèles en cuir imprimés d’un cowboy, d’un jockey et d’un lad, ainsi qu’une version stand permettant de visionner confortablement des contenus vidéos. Un nouvel étui clochette protège les Airpods dans une coque en cuir et se porte autour du cou. Enfin, les objets de chargement en cuir piqué sellier de la ligne Paddock, disponibles en version duo, solo ou yoyo, offrent la possibilité de recharger par induction et en simultané l’iPhone, les AirPods ou l’Apple Watch, en toutes circonstances.
En 2025, Pierre Hardy, directeur de création des chaussures homme et femme, s’inspire du thème annuel « le dessin sous toutes ses coutures » pour réinterpréter plusieurs codes emblématiques d’Hermès. Il dessine des motifs qui mettent en valeur de multiples savoir-faire tels que la broderie, le cuir matelassé, le travail de la pose de strass ou de clous. Il imagine des talons bijoux d’exception aux lignes architecturales et graphiques, à la manière d’un trait de crayon à main levée. Il s’amuse avec l’imprimé Brides de Gala Tatoo, appliqué à la façon d’un tatouage sur des talons à plateforme.
Au printemps-été, les chaussures féminines s’inscrivent dans un porté city avec des ballerines, slingbacks, mary-janes parées de nouvelles signatures discrètes ou de matières légères et aérées comme la maille crochet. Les modèles sport intemporels s’animent avec des tiges plus sophistiquées en tressage de cuir ou en maille pour la femme et pour l’homme. De nouvelles signatures sur les sneakers font la part belle aux matières délicates et aux couleurs subtiles.
Pour l’automne-hiver, les lignes sont épurées et essentielles. Les racines équestres de la maison s’affirment à travers une offre de bottes en cuir, véritable ode au savoir-faire. L’année 2025 marque également le retour en collection d’une botte icône, la Jumping, réinventée dans des versions surprenantes : en peau lainée « chevron » inspirée de la marqueterie, ultra-souple et ornée de strass ou brodée du dessin Panoplie Équestre. La féminité rencontre un franc succès grâce à des nouveautés tendance, rétro et raffinées : ballerines, sandales et bottes se parent de strass pour réinterpréter le dessin Figure Artistique.
La collection homme propose de grands classiques versatiles et essentiels. Derbies et bottines aux semelles épaisses explorent le vestiaire masculin et s’amusent à troubler la frontière entre féminité et masculinité. L’artisanat contemporain est mis en lumière à travers de nombreux modèles citadins ou sportifs qui allient travail du cuir traditionnel et savoir-faire techniques. Le sport devient confidentiel, avec des signatures discrètes et des matières d’exception qui se révèlent seulement aux initiés.
Ce foisonnement créatif des collections 2025 marque l’équilibre entre le retour aux origines du savoir-faire de chausseur maroquinier et une créativité sans limite.
Le métier Soie et Textiles a réalisé un chiffre d’affaires de 964 M€ en 2025 et représente 6 % des ventes consolidées du groupe.
La soie féminine continue de signer l’allure en dévoilant au fil des collections une création foisonnante, des familles de produits complémentaires et une offre globale équilibrée.
Le thème de l’année est naturellement porté par le carré 90. Celui-ci affirme à la fois la force du patrimoine de dessins de la maison, avec une version revisitée de l’iconique Brides de gala sur le carré Brides de gala en fleurs, et son lien avec la création contemporaine à travers Un Carré sur l’herbe. Les collections soulignent la virtuosité des dessinateurs, par exemple avec Le Philatéliste du Faubourg, mais aussi celle des graveurs, capables de restituer toutes les nuances et subtilités du dessin Bouquet final.
Le châle 140 en cachemire et soie s’impose comme une nouvelle icône qui porte à la fois la valeur et l’usage. Chaque dessin est choisi pour exalter le format, chaque coloris pour magnifier la matière. Les cavaliers célestes du dessin Chorus Stellarum se dressent avec audace sur ce format majestueux. Le châle 140 est également l’espace d’expression idéal pour raconter l’énergie créatrice et collective de la maison avec le dessin Le Monde d’Hermès.
À côté de ces piliers, les histoires de saisons s’affirment. Elles dévoilent des identités fortes et se distinguent par des savoir-faire et ennoblissements variés. Le carré 80 Bord à bord, le Twilly Thalassa et la pointe visière Ancre marine accompagnent l’été avec un coton facile à vivre. Le bandana en soie affirme sa valeur et sa sophistication avec des formats imprimés en double face, plissés et frangés de cuir. Pour l’automne-hiver, le dessin Bouquet final est réinterprété dans une version bicolore imprimée en jacquard sur un carré 90 orné d’un pompon en cuir, un losange ouatiné et un élégant Twilly frangé de cuir.
Les collections de soie masculine définissent un style reconnaissable et singulier qui accompagne les allures contemporaines.
Manifeste du thème annuel, le carré 100 Please Hold the Line constitue une ode aux dessins automatiques, croqués lorsque l’esprit s’évade. Une esquisse toute en finesse qui évoque la pureté et l’universalité de cet acte créatif spontané. De nouveaux formats de carré font leur apparition en collection, comme le carré 80 hybride Ex-Libris, résultat d’un jeu de matières entre soie imprimée et laine unie.
Les écharpes affirment une identité singulière et portent un esprit saisonnier. Le lin intègre la collection printemps-été avec l’écharpe Saut Hermès, un support léger animé de motifs équestres réalisés en lancé-découpé. En automne-hiver, l’élégante écharpe en cachemire Cavalcadour esquisse est imprimée au cadre dans un esprit crayonné, et l’écharpe tricotée Maillons tracés est subtilement relevée de maillons en macramé.
La cravate continue de signer l’allure des clients tout en libérant leur fantaisie. Une capsule pensée dans un esprit sartorial, avec des cravates chevron à l’imprimé uni, pois ou rayures, côtoie une histoire du soir portée par les cravates Sparkling, Fer glitter et Chaîne d’ancre punk, ainsi que les cravates imprimées et tissées, pour constituer une offre diverse et équilibrée.
Les Autres métiers Hermès regroupent la Bijouterie, l’Art de vivre et les Arts de la table Hermès. En 2025, ils ont réalisé un chiffre d’affaires de 2 055 M€, contribuant à hauteur de 13 % au chiffre d’affaires du groupe.
En 2025, la Bijouterie Hermès a réaffirmé son identité équestre au sein de collections singulières. Ainsi, Étrivière réinterprète les sangles de cuir en préciosité et finesse, sublimées par l’or blanc pavé de diamants. L’iconique ligne Galop s’ennoblit en adoptant de nouvelles esthétiques au style affirmé et contemporain. La collection Boucle sellier inflexible incarne de la capacité de la maison à allier esthétique et fonctionnalité de l’objet. Elle illustre ses savoir-faire d’exception sur l’argent en mêlant polissage et travail de la chaîne.
La huitième collection de haute bijouterie, Les Formes de la Couleur, imaginée par Pierre Hardy et lancée en 2024, a terminé son itinérance mondiale par trois étapes asiatiques qui ont émerveillé les clients de Singapour, Hong Kong et Tokyo. Par ailleurs, les événements Kellymorphose et Chaîne d’ancre continuent de se déployer sur de nouveaux territoires, mettant à l’honneur les signatures iconiques inspirées du fermoir Kelly et du maillon Chaîne d’ancre.
Enfin, l’année a également été marquée par le lancement de l’animation Grand Jeté à composer. Cette expérience de personnalisation inédite offre aux clients un choix de pierres fines et précieuses qui leur permet d’imaginer des créations uniques et sur mesure.
Les collections Art de vivre (textiles, objets, mobilier et luminaire) et Arts de la table se sont encore développées en 2025.
Deux nouveaux services de porcelaine ont été lancés, Hermès en contrepoint et Kaorumi, tandis que les sofas Contour et le fauteuil Ancelle ont complété les collections de mobilier. L’offre luminaire s’élargit elle aussi de deux nouvelles propositions, la ligne Voltige et une pièce exceptionnelle en verre soufflé, Souffle d’Hermès.
La présentation mise en scène lors de la Design Week de Milan en avril, saluée par la presse et le public, a été l’occasion de communiquer sur les explorations de nouveaux matériaux et de savoir-faire artisanaux. La fin de l’année a été marquée par un important événement organisé à Los Angeles, Home Twist Home, qui a permis de rassembler clients, presse et influence autour des collections pour la maison.
Par ailleurs, au mois de mai a été célébrée la pose de la première pierre de la future manufacture Beyrand qui ouvrira ses portes en 2027 à Couzeix (Haute-Vienne). Ce nouveau site rassemblera les activités d’impression de décors pour les Arts de la table et de décoration sur porcelaine et permettra d’accompagner le succès des collections.
Le Parfum et la Beauté ont réalisé un chiffre d’affaires de 489 M€ en 2025, soit 3 % des ventes consolidées.
L’année 2025 s’est ouverte avec Terre d’Hermès Eau de Parfum Intense, nouvelle exploration du territoire d’expression olfactive de ce grand classique masculin. Christine Nagel, parfumeur d’Hermès, a voulu révéler le feu intérieur de Terre d’Hermès lorsque celui-ci fait surface avec force. La pierre de lave affleure, soulignant la minéralité du parfum, aux côtés d’une bergamote fusante et d’un bois brûlant aux effluves de café et de réglisse. Cette proposition a rencontré un grand succès, notamment auprès d’une clientèle jeune.
Au printemps, l’atmosphère unique du Saut Hermès, faite d’un mélange indéfinissable de senteurs végétales et boisées marquées par l’empreinte du cheval, de sa paille et de son foin, s’est incarnée pour la deuxième année consécutive dans une édition limitée du parfum Paddock. Une odeur « madeleine », enivrante et singulière, devenue indissociable de l’événement et capable d’en évoquer immédiatement toutes les émotions.
Le printemps a également vu naître des extensions du parfum masculin H24 Herbes Vives tandis que la ligne féminine Barénia accueillait un nouveau geste : une brume parfumée pour les cheveux.
Comme chaque année, l’été s’est manifesté à travers les collections Parfums-Jardins et Colognes, un rendez-vous attendu pour sa fraîcheur au cœur de la saison et illustré en points de vente par une fresque haute en couleurs.
Dès la rentrée, la femme Barénia s’est affirmée, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, avec un nouveau sillage envoûtant : Barénia Eau de Parfum Intense. Un an après le lancement de Barénia, le parfumeur en approfondit la composition originale avec un absolu de patchouli, auréolant de mystère le chypre Hermès et la femme qui le porte. De métaphore, le cuir barénia devient une présence physique et tactile, opérant avec bonheur la fusion absolue de la texture du parfum avec celle de la peau.
À l’automne, la collection Hermessence a élargi son offre de crèmes de parfum, tandis que le Moyen-Orient accueillait en exclusivité une essence de parfum extraordinaire : Oud Esma. Une huile de parfum construite autour du bois d’oud, le « bois des rois », au service d’un rituel ancestral : une ou deux gouttes directement sur la peau, en un geste dont la sensualité n’a d’équivalent que celle du sillage.
Plusieurs initiatives ont soutenu la croissance du métier de la Beauté Hermès, tout en poursuivant l’animation de ses gestes fondateurs.
Très remarqué dès son lancement au premier semestre, Rouge Hermès Silky s’est immédiatement imposé : un raisin biseauté, une texture caressante au fini intensément brillant, un voile de couleur subtil à l’intensité modulable, pour une assurance naturelle. Gregoris Pyrpylis, directeur de création de la Beauté Hermès, a voulu en faire le complice de chaque instant par le geste : intuitif, libre et réconfortant. Quatorze couleurs, dont cinq emblématiques comme Rouge H, se lovent dans un objet rechargeable revisité par Pierre Hardy, designer des objets de beauté, qui a affiné la silhouette élancée de l’écrin Rouge Hermès.
Accessoires de mode à part entière, les éditions limitées de la Beauté Hermès ont donné aux saisons leurs accents de couleur. Le printemps a d’abord été célébré par la nouveauté Rouge Brillant Silky, un trio d’objets habillés de bagues de métal lumineuses et acidulées. Puis Les Mains Hermès se sont distinguées avec l’édition limitée de six vernis émail entre nuances pastel et tonalités réchauffées par un soleil franc, une palette qui fait écho à ce moment suspendu entre la douceur du printemps et la chaleur de l’été qui s’annonce.
L’automne s’est paré des couleurs d’une collection d’objets constituée de trois rouges à lèvres, d’une palette d’ombres à paupières et de trois vernis émail, tous inspirés par le graphisme rond et carré des dessins qui fondent le vocabulaire du métier de la Beauté. Une géométrie à laquelle répondaient des nuances quasi nocturnes, demi-teintes offrant une illusion d’optique.
L’hiver s’est ouvert sur une promesse de voyage avec le coffret de pinceaux Les voyageurs. À l’instar des outils d’artisans, ces six pinceaux au format nomade ont été conçus comme des objets beaux et utiles destinés à dessiner, modeler, ombrer les lèvres, le teint et les yeux.
Imaginée pour les fêtes, la poudre de soie Rocabar a clôturé l’année avec virtuosité et poésie. Évocatrice de la traditionnelle couverture rayée portée par les chevaux de course, fabriquée chez Hermès depuis les années 1920, cette édition limitée rend hommage au carré Hermès éponyme : son boîtier s’ouvre sur le dessin raffiné d’un cheval comme échappé de la soie. Véritable marqueterie de poudre pour le teint, riche de cinq nuances, elle dépose sur la peau un voile lumineux à la sophistication irisée, issu d’un savoir-faire d’exception.
Pour célébrer la fin d’année, les nouveaux coffrets Fêtes en Hermès abritant objets de beauté et parfums, ont mis à l’honneur le dessin du carré Faubourg Party.
Avec un chiffre d’affaires consolidé de 549 M€ en 2025, le pôle Horlogerie représente 4 % des ventes du groupe.
Établi à Bienne depuis 1978, Hermès a intégré en moins d’un demi-siècle le cercle des marques reconnues de haute horlogerie. Hermès fabrique aujourd’hui en interne la quasi-totalité de ses montres, mouvements de manufacture et composants. Sa créativité, restée parisienne, affirme un style unique nourri par l’ensemble des autres métiers de la maison. Fort de ses savoir-faire, Hermès exprime ainsi au fil du temps une voix singulière au sein de l’industrie horlogère.
Comme chaque année, Hermès a exposé ses nouveautés au Salon Watches and Wonders de Genève, en avril. Les équipes du métier y ont accueilli les médias, influenceurs et clients du monde entier. Une nouvelle occasion pour la maison d’exprimer avec force l’originalité de sa vision au sein du cercle restreint des acteurs de la haute horlogerie, en affirmant son territoire d’expression : un rapport au temps singulier, plein de fantaisie et d’émotion, un temps avec lequel on peut jouer sans pour autant vouloir le contrôler.
Hermès a illustré ce parti pris notamment à travers une nouvelle exploration de sa complication Le Temps suspendu, qui permet au propriétaire de la montre de la « mettre en veille » en déplaçant les aiguilles autour de 12 heures sur une simple pression du poussoir, pour entrer dans un temps sans contrainte, sans mesure ni repère afin de profiter pleinement de la qualité du moment présent. Une nouvelle pression sur le même poussoir remet la montre à l’heure, et le temps redémarre. Saluée par un Grand Prix de l’Horlogerie de Genève en 2011 lors de sa première présentation, Le Temps suspendu revient cette année en deux diamètres et sur deux lignes : Arceau (42 mm) et Hermès Cut (39 mm).
Au Salon de Genève, Hermès a aussi présenté sa nouvelle ligne de montres joaillières, Maillon libre, inspirée de l’emblématique maillon Chaîne d’ancre dessiné en 1938. Cette ligne s’exprime à travers une montre bracelet, déclinée en trois coloris de pierres, mais aussi avec une broche, objet atypique qui vient prouver une nouvelle fois que le poignet n’est pas chez Hermès l’unique endroit pour lire l’heure.
Toujours à Genève, Hermès a présenté une nouvelle collection de montres dotées de cadrans de métiers d’art réalisés par les artisans graveurs, émailleurs, miniaturistes ou marqueteurs les plus virtuoses. Ainsi le cadran de la montre Arceau Rocabar de rire, inspiré du dessin de carré de soie éponyme, donne vie à un cheval facétieux à travers diverses techniques, dont la marqueterie de crin de cheval. Le bouton-poussoir active un système d’automate qui amène le cheval... à tirer la langue avec malice.
L’année 2025 a par ailleurs conforté le succès, grandissant depuis son lancement en 2021, de la ligne Hermès H08. Son design unique, résolument contemporain et immédiatement reconnaissable, mêle matériaux technologiques, effets de surface et formes atypiques.
La complication Le temps voyageur de la ligne Arceau, doublement récompensée à Genève en 2022, a également confirmé son attractivité. L’ambition du Temps voyageur est de renouveler une complication classique de l’horlogerie, le GMT (ou deuxième fuseau horaire), en l’emmenant dans une nouvelle dimension, sous une esthétique inspirée des heures universelles. La ligne a été complétée en 2025 de deux versions en or rose (38 mm) et en or blanc (41 mm).
Enfin, les lignes féminines se sont étoffées elles aussi, aux côtés des incontournables Cape Cod, Nantucket et Heure H, avec la confirmation du succès de la montre Kelly lancée en 2023.
En 2025, les Autres produits ont réalisé un chiffre d’affaires de 349 M€, contribuant à hauteur de 2 % au chiffre d’affaires du groupe.
En 2025, les cristalleries Saint-Louis ont célébré l’éveil des sens.
À commencer par celui du goût, l’art de la dégustation restant l’emblème de la maison depuis l’introduction par Saint-Louis du concept de service de table au 19e siècle. La collection Twist 1586, imaginée voici 10 ans pour les amateurs de vin, repousse les canons de la dégustation. Avec la complicité d’un distilleur parisien, trois nouveaux verres à pied sont conçus pour sublimer les qualités organoleptiques des spiritueux : le verre à spiritueux dynamiques pour les blancs ou les bruns jeunes, le verre à spiritueux du paradis pour goûter des breuvages plus âgés, vieillis en fûts, et enfin le verre à vins fortifiés. La collection Twist 1586 propose ainsi une expérience sensorielle plus décontractée et raffinée que jamais, au service d’une convivialité résolument contemporaine, de l’apéritif au digestif.
Au printemps, c’est la vue qui a été sollicitée par l’éclat du cristal. De retour à Milan pendant la Design Week, les collections de luminaires ont irradié un appartement imaginaire aux codes haussmanniens et à la décoration audacieuse, au sein du pavillon Euroluce. Saint-Louis y a dévoilé ses dernières innovations, comme les appliques classiques Royal en version IP44 à installer sur les terrasses et dans les pièces humides, ou la baladeuse Folia dont la luminosité varie désormais des teintes les plus chaudes au blanc le plus pur.
À l’automne, les artisans de la maison ont multiplié les occasions de rencontrer le public et d’exposer leurs savoir-faire. À Paris, durant l’événement Les de(ux)mains du luxe organisé au Grand Palais sous l’égide du Comité Colbert, deux tailleurs ont fait la démonstration de leur expertise devant de jeunes publics, dans le but de susciter des vocations. À Séoul, dans un nouveau magasin, un artisan a présenté l’art du décor à l’or, dessiné à main levée. À Shanghai, une pièce du patrimoine a été présentée au sein du magasin de Plaza 66 : une immense fontaine imaginée pour un palace de Jodhpur. À Hong Kong, au sein du magasin d’Elements Mall, les clients ont assisté à une démonstration de taille sur des verres de couleur Tommy. Enfin, à Dubaï, une exposition de savoir-faire a eu lieu lors du Salon Downtown Design.
En 2025, Puiforcat a poursuivi la mise en œuvre de sa stratégie en s’appuyant sur la force de sa création et sur ses savoir-faire d’exception.
La marque a notamment continué d’étoffer son univers contemporain, dont le renouvellement avait débuté en 2023 avec la collection Dinner Service développée avec la fondation Judd et s’était confirmé en 2024 avec les collections Séléné et Pilotis. En 2025, une nouvelle collection en argent massif, Silver Set, fruit d’une collaboration avec une artiste britannique, a été dévoilée. Composée notamment d’un broc à eau, de deux plateaux et deux timbales, elle a été présentée à Paris, New York et Londres. Par ailleurs, une sélection des plus beaux objets du patrimoine de la maison, incluant deux boîtes précieuses dessinées par Jean Puiforcat, a été rééditée.
L’atelier, installé en Île-de-France, a également conforté son développement grâce au recrutement de nouveaux artisans et à une politique de formation soutenue permettant de produire aussi bien les pièces historiques que les nouvelles collections. La transmission des savoir-faire reste au cœur des priorités de l’atelier et fait la fierté de ses artisans.
Par ailleurs, la marque Puiforcat s’est attachée à renforcer sa visibilité à travers le monde, grâce à plusieurs événements organisés en Asie, aux États-Unis, en Europe et à Paris.
En 2025, les nouvelles collections de John Lobb, fortement ancrées dans les origines anglaises de la maison, ont démontré leur attractivité. Parmi elles, le modèle Smith exprime cet héritage avec singularité et modernité.
Le succès de la marque a également été porté par les animations imaginées pour célébrer le 75e anniversaire du mocassin iconique Lopez. Modèle intemporel par excellence, le Lopez se distingue par des codes singuliers. Il se reconnaît avant tout à sa barrette de coup de pied marquée d’une découpe ovale, l’une des signatures John Lobb. Sa particularité est d’être réalisé d’après une approche sur mesure, en une pièce de cuir et avec une couture à l’arrière. Une communication et des événements spécifiques ont été déployés pour fêter cet anniversaire, dans toutes les régions.
Au Japon, les magasins de Tokyo Marunouchi et de Kyoto Shinmonzen ont fêté leur première année d’ouverture. Enfin, l’espace John Lobb situé au rez-de-chaussée du grand magasin Hankyu d’Osaka a été entièrement rénové et a rouvert ses portes en octobre.
La Holding Textile Hermès regroupe et anime au sein d’une même structure l’ensemble des savoir-faire liés aux activités de production textile, depuis la création jusqu’à la confection, en passant par le tissage, la gravure, l’impression, la teinture et les apprêts. En 2025, elle a intégré un nouveau savoir-faire : le moulinage.
Cette année a aussi été marquée par la poursuite des initiatives stratégiques visant à la décarbonation de la filière, ainsi que par la mise en place de deux nouveaux outils : un système de planification et un ERP. Ce dernier, en favorisant une meilleure intégration des processus et une optimisation des flux, apporte des bénéfices majeurs en matière de fiabilité et de qualité des données. Parallèlement, la filière a finalisé le développement de ses capacités de confection en France et consolidé la sécurisation de ses approvisionnements en soie. Elle a également poursuivi l’accompagnement de ses clients, et accéléré sa dynamique de circularité par la création d’un atelier dédié au recyclage textile à Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère.
Le pôle Tanneries assure l’achat, le tannage, la finition et la vente de cuirs destinés aux métiers du groupe Hermès et à d’autres marques et fabrications de haute qualité, principalement dans les secteurs de la mode, de la maroquinerie, de l’équitation et de l’horlogerie.
Son champ d’action couvre l’ensemble des cuirs – grands bovins, veau, chèvre et cuirs exotiques – ainsi que les opérations intégrées d’élevage de crocodiliens.
Le pôle a pour objectif de conforter sa position d’excellence sur le marché des cuirs précieux en veillant à la sécurisation de ses approvisionnements, à l’optimisation de la matière, à la maîtrise opérationnelle de ses sites de production, au développement de ses savoir-faire, mais aussi au respect de l’environnement et de la bientraitance animale. Sa vocation est de créer des matières d’exception durables. Il œuvre et investit constamment dans ce sens, en misant sur ses savoir-faire, l’innovation, la créativité et l’exemplarité de ses filières.
En 2025, la demande interne est restée soutenue sur tous les cuirs. Pour accompagner la stratégie de valeur du groupe Hermès, le pôle s’est donné comme priorité l’élaboration de nouvelles finitions d’exception. Ainsi, après les finitions Chantilly et Sunrise sur les cuirs exotiques, la finition Agra sur la chèvre est venue renforcer les collections. Le pôle a également poursuivi l’industrialisation et le développement de procédés innovants, comme le tannage sans chrome et sans bisphénol ou la sérigraphie sur cuir, qui contribuent à élargir le spectre des coloris et des matières proposés à la Maroquinerie Hermès. Les équipes d’Hermès Cuirs précieux ont continué à approfondir leurs connaissances et leurs compétences en matière de création rapide de nouveaux coloris au service des métiers de la maison. Toutes ces innovations visent à renforcer la capacité des activités Tanneries à répondre dans les prochaines années aux besoins croissants et aux exigences toujours plus fortes en termes de chimie, d’innocuité et d’environnement.
Les démarches d’amélioration continue de la qualité des approvisionnements se sont poursuivies tout au long de l’année dans l’ensemble des filières, et la traçabilité unitaire des peaux de veau a continué de progresser. Le pôle Tanneries s’engage ainsi à offrir les meilleures garanties de traçabilité, en adéquation avec les valeurs éthiques et de développement durable d’Hermès. Conformément à cet engagement, le pôle ne commercialise que des peaux exotiques dont la provenance est parfaitement identifiée, maîtrisée et auditée, renonçant si besoin à certaines espèces ou filières. Par ailleurs, il soutient activement des initiatives externes et des collaborations scientifiques visant à améliorer les standards de chaque filière.
Les efforts d’innovation et de digitalisation de l’activité se maintiennent pour permettre aux équipes d’affiner leur maîtrise des paramètres de production, d’améliorer leur reproductibilité, et ainsi d’optimiser l’utilisation de la matière.
Enfin, l’outil industriel a fait l’objet de multiples investissements en 2025 : programme de rénovation et d’isolation à la Tannerie d’Annonay, projet d’agrandissement à la Mégisserie Jullien, divers projets de réhabilitation à la Tannerie Gal.
Depuis l’origine, Hermès propose à ses clients la création et la fabrication d’objets sur mesure exclusifs. Ce service, indissociable de la culture de la maison, est assuré par les Ateliers Horizons. Chaque jour, ce métier explore des écritures créatives nouvelles et met en œuvre des matières et des savoir-faire exceptionnels, pour donner vie aux rêves de ses clients.
Fantaisie, technicité et surprise s’expriment ainsi quotidiennement dans les ateliers de Pantin et du Faubourg Saint-Honoré, pour écrire des histoires uniques de maroquinerie, d’aménagement intérieur de voitures de collection, de voiliers… mais aussi pour créer des objets plus inattendus comme des battes de cricket ou des gants de boxe.
Parallèlement à cette activité sur mesure, l’équipe des Ateliers Horizons donne également vie à de petites séries d’objets qui captent l’air du temps comme des juke-box, des casques audio, des malles, des vélos, des surfs ou encore des billards et des enceintes connectées.
Petit h mène une démarche de conception unique autour de matières et d’objets dont les autres métiers Hermès n’ont plus l’usage. Ces éléments, regroupés au sein d’un même atelier, sont mis à la disposition de créateurs invités et d’artisans de la maison, qui conjuguent leurs talents et leurs savoir-faire pour leur offrir une nouvelle vie à travers des objets poétiques, hybrides et joyeux, nés de cette « création à rebours ».
Comme chaque année, petit h est parti à la rencontre de ses clients en 2025, avec deux événements majeurs organisés dans les magasins Hermès de Taïwan et de Corée. Petit h s’est aussi illustré par le lancement de son atelier nomade, un modèle d’exposition et de vente itinérant qui s’est installé durant trois semaines à Vancouver au Canada.
Présent également toute l’année au magasin Hermès de la rue de Sèvres, petit h y a dévoilé ses nouvelles propositions créatives, issues de la rencontre inattendue de matières. Ainsi, le crin a été mis à l’honneur sur différentes brosses en porcelaine et cristal Saint-Louis, mais aussi sous forme de tresses habillant de nouvelles formes de tabourets à quatre pieds, évoquant avec malice l’ossature puissante et robuste des pattes des chevaux de trait.
Hermès Manufacture de Métaux (HMM) est spécialisée dans la création et la production de pièces métalliques de très haute qualité.
Ses créations emblématiques - fermoirs, boucles de ceinture, mousquetons, cadenas, bracelets, boucles d’oreilles, boutons pressions ou encore œillets - ornent les sacs à main, portefeuilles, chaussures, ceintures ou bracelets, illustrant l’excellence artisanale du groupe HMM.
Leur fabrication repose sur la parfaite maîtrise de savoir-faire complexes et complémentaires : l’usinage et l’étampage pour obtenir les pièces brutes, le polissage qui confère une finition sans trace ni rayure et garantit une surface exceptionnellement lisse, l’avivage pour sublimer l’éclat, et enfin l’application de métaux précieux (or jaune ou rose, argent, palladium) selon les choix des créateurs. En complément, le groupe HMM maîtrise aussi des savoir-faire spécifiques, comme l’assemblage bijoutier et le laquage de bijoux, qui élargissent les possibilités de décors et de couleurs des pièces métalliques.
En 2025, Hermès Manufacture de Métaux a procédé à la fusion de certains de ses sites de fabrication de pièces métalliques, situés en Île-de-France et en Franche-Comté. Cette opération renforce la cohérence et la performance du dispositif industriel, désormais structuré autour de quatre pôles de production.
Parallèlement, le groupe HMM a accéléré le développement de nouveaux produits pour les métiers de la maison. Cette dynamique se traduit par des créations innovantes pour la Maroquinerie, telles que les bijoux de sac Chaîne Pampilles, les grigris de sac Marguerite et Bernard l’Hermite. Elle s’illustre également dans les Accessoires de mode par des développements multi-matières, avec la ligne Maillon en céramique, les manchettes Faubourg en pierres dures, ainsi que les lignes Eurydice et Amarrage en corne et laque.
Conformément à sa stratégie d’intégration verticale, Hermès détient des participations minoritaires dans le capital de certains de ses fournisseurs historiques, dans des secteurs variés tels que le tissage, le prêt-à-porter, l’horlogerie, la bijouterie, la chaussure ou les accessoires de mode. Ces participations, consolidées selon la méthode de la mise en équivalence, ne sont pas significatives au regard des comptes du groupe (cf. chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6, note 9).
En millions d’euros | 2025 | Mix | 2024 | Mix | Évolutions |
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Variation à taux courants | Variation à taux constants |
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Europe | 3 937 | 25 % | 3 594 | 24 % | 10 % | 10 % |
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| 1 575 | 10 % | 1 447 | 10 % | 9 % | 9 % |
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| 2 362 | 15 % | 2 147 | 14 % | 10 % | 11 % |
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Asie-Pacifique | 8 293 | 52 % | 8 085 | 53 % | 3 % | 7 % |
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| 1 591 | 10 % | 1 437 | 9 % | 11 % | 14 % |
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| 6 702 | 42 % | 6 648 | 44 % | 1 % | 5 % |
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Amériques | 3 075 | 19 % | 2 865 | 19 % | 7 % | 12 % |
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Autres (Moyen-Orient) | 697 | 4 % | 627 | 4 % | 11 % | 15 % |
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Chiffre d’affaires consolidé | 16 002 | 100 % | 15 170 | 100 % | 5,5 % | 8,9 % |
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En 2025, Hermès a continué d’affirmer sa présence en Europe. L’Italie a notamment été à l’honneur, avec l’inauguration en février du nouveau magasin de Florence, où la maison est établie depuis 1991. Désormais situé dans un palazzo florentin du 16e siècle, ce magasin dispose d’une remarquable façade Renaissance à l’angle de la via degli Strozzi et de la via dei Vecchietti. À l’intérieur se succèdent différents salons à l’atmosphère feutrée et raffinée, dont la décoration rend hommage à la richesse patrimoniale et artistique de la cité toscane.
L’Autriche a accueilli en octobre un nouveau magasin dans le centre historique de Kitzbühel. Ce magasin constitue la troisième implantation d’Hermès dans le pays, après Vienne et Salzbourg.
En novembre, Hermès a aussi renouvelé sa fidélité à la station balnéaire flamande de Knokke-le-Zoute, en Belgique, avec l’agrandissement et la réouverture de son magasin. Déménagé en face de son adresse historique sur la Kustlaan, où il était présent depuis 1996, le nouvel espace se déploie sur deux niveaux derrière une élégante façade à colombages et bow-windows, typique des cottages côtiers. L’intérieur est habillé de matières naturelles et de teintes douces évoquant les plages de la mer du Nord.
En novembre également, le magasin de Lugano, en Suisse, a rouvert après avoir été rénové et agrandi.
En France, l’année a été riche en événements. À commencer par le lancement à Paris, mi-janvier, d’un nouveau service de table, Hermès en Contrepoint. La présentation à la presse s’est tenue dans les murs du Conservatoire national des arts et métiers, lieu synonyme de savoir-faire d’excellence. Puis le Palais d’Iéna a une nouvelle fois offert son cadre majestueux au défilé des collections automne-hiver 2025 du prêt-à-porter masculin.
Le mois de mars s’est ouvert sur le défilé des collections automne-hiver 2025 du prêt-à-porter féminin à la Garde Républicaine. Puis, du 21 au 23 mars, le Saut Hermès a retrouvé son écrin d’origine, la verrière du Grand Palais, pour une 15e édition haute en couleurs. Une nouvelle fois, ce concours international CSI 5* a réuni l’élite mondiale de la discipline et a vu briller les cavalières et cavaliers partenaires d’Hermès. Durant ces trois jours de fête autour du cheval, les spectateurs ont pu vibrer au fil des épreuves sportives et admirer la dextérité et la quête d’excellence des artisans selliers-maroquiniers de la maison.
L’été s’est déroulé sous le signe de la légèreté, avec la présentation au Palais d’Iéna des collections printemps-été 2026 du prêt-à-porter masculin, et trois escales en régions de l’événement itinérant La ligne continue, inspiré par le thème annuel « Le dessin sous toutes ses coutures ». À Nantes, Bordeaux puis Biarritz, en pleine rue, le public de passage était invité à expérimenter l’art du dessin à travers des ateliers ludiques, dans un décor éphémère décalé et propice à la créativité. Une expérience riche en partages spontanés et joyeux, où les participants ont pu s’imprégner de l’esprit de fantaisie qui anime la maison et recevoir le magazine Le Monde d’Hermès.
En octobre, le défilé des collections printemps-été 2026 du prêt-à-porter féminin est venu éclairer de lumière estivale le manège de la Garde Républicaine, tandis que la nef du Grand Palais accueillait une édition exceptionnelle de l’événement Les de(ux)mains du luxe. Organisé par le Comité Colbert, ce rendez-vous célébrant la créativité et la vitalité des métiers d’art rassemblait 18 écoles et 32 maisons autour d’une ambition commune : préserver, transmettre et ouvrir les portes des métiers d’exception. Outre la découverte des savoir-faire artisanaux propres à Hermès, les visiteurs ont eu l’occasion d’échanger avec des artisans de la maison sur les parcours de formation proposés par l’École Hermès des Savoir-Faire.
Les métiers se sont exposés également ailleurs en Europe. Ainsi en avril, la Design Week de Milan a placé sous les projecteurs les collections d’objets Hermès pour la Maison et les luminaires des Cristalleries Saint-Louis, tandis qu’Hermès Horloger participait une nouvelle fois au Salon Watches & Wonders à Genève, où furent dévoilées les dernières créations et complications qui incarnent la vision singulière du temps Hermès. En septembre, le théâtre Franco Parenti de Milan a reçu pour la première fois le spectacle facétieux et poétique Hermèstories, qui raconte l’histoire d’Hermès à travers ses créations emblématiques et invite le public à approcher de près ce patrimoine unique. Juste avant l’automne, la Grèce a reçu la visite de l’événement itinérant La ligne continue, venu proposer sa parenthèse pleine de fantaisie aux promeneurs d’Athènes. Enfin, en octobre, le programme Hermès in the Making, qui présente à travers de multiples démonstrations et activités interactives les savoir‑faire de la maison, sa singularité créative et ses engagements en faveur de pratiques responsables, a fait escale à Istanbul, en Turquie.
La Chine a accueilli en juin le second chapitre de la collection automne-hiver 2025 du prêt-à-porter féminin, lors d’un défilé organisé sur les rives du fleuve Huangpu dans le quartier de North Bund à Shanghai, avec la métropole en toile de fond. En fin d’année, le magasin installé en 2018 dans le centre commercial de Changsha ISF, dans la province du Hunan, a été agrandi et a rouvert. Clin d’œil aux savoir-faire textiles, avec sa haute façade en verre habillée de lignes verticales évoquant un métier à tisser et son escalier qui ondule comme des fils de soie, il est baigné de lumière naturelle et de teintes chaleureuses.
À Taïwan, le magasin présent depuis 2012 au cœur de la ville de Taichung a rouvert ses portes en mars après avoir bénéficié d’un agrandissement et d’une rénovation. Derrière son atypique façade en terrazzo dont les courbes évoquent les toits traditionnels asiatiques, le visiteur découvre différents espaces dédiés aux métiers de la maison, dans un jeu de lumières, de matières naturelles et de nuances colorées qui composent une ode à l’environnement verdoyant de Taïwan et à la tradition du thé. Ce nouveau magasin a aussi servi d’écrin au métier petit h, venu présenter ses créations à la fin du mois de mai.
À Macao, le magasin installé depuis 2008 dans la galerie commerciale du Four Seasons a dévoilé en juin son nouvel espace, rénové et agrandi. Puisant son inspiration dans l’esprit du jeu qui anime Macao, il s’orne en façade de carreaux de céramique aux bords arrondis à la façon des tuiles de mah-jong, tandis que sa décoration intérieure évoque avec malice différents jeux de plateau traditionnels.
De son côté, le Kai Tak Cruise Terminal de Hong Kong a reçu en septembre le défilé de la collection hiver 2025 du prêt-à-porter masculin, pour un repeat show à l’esprit urbain.
La Thaïlande a agrandi deux magasins en 2025. Dès les premiers jours de l’année, le magasin situé dans le centre commercial Central Embassy, à Bangkok, a dévoilé son nouveau visage. Redessiné, il fait référence à l’architecture traditionnelle thaïlandaise : les inserts en métal laqué qui ornent sa façade incurvée évoquent les constructions en tiges de bambou, tandis que l’intérieur offre un environnement paisible, immersif et contemporain. En novembre, ce fut au tour du magasin présent depuis 2018 dans le centre commercial IconSiam, sur les rives du fleuve Chao Phraya à Bangkok, de faire peau neuve. Elle aussi agrandie et rénovée, elle est habillée d’une spectaculaire façade de verre dont les reflets mouvants captent les couleurs et l’énergie de la ville. À l’intérieur, sur deux niveaux lumineux et chaleureux, la circulation fluide ponctuée de colonnes en rotin tressé rappelle l’esprit du fleuve.
En Corée du Sud, Séoul a reçu en avril le repeat show de la collection été 2025 du prêt-à-porter masculin, organisé sur un ponton éphémère près de la rivière Hangang. En août, le magasin situé dans le quartier de Gangnam a rouvert après avoir déménagé au sein du centre commercial Galleria. Désormais plus vaste, il mêle héritage et modernité dans une atmosphère joyeuse et colorée. Sa façade est ornée de bandes verticales métallisées en trompe-l’œil, évoquant aussi bien le dancheong, style décoratif traditionnel aux tons vifs, que l’esthétique sud-coréenne contemporaine. Quant à sa décoration intérieure, lumineuse et chatoyante, elle célèbre à la fois l’artisanat local et le dynamisme des jeunes générations sud-coréennes. À Séoul toujours, la Maison Hermès Dosan Park a accueilli le métier petit h en octobre, venu présenter ses créations durant deux semaines dans une scénographie imitant un plateau de tournage de cinéma. La fin de l’année a été marquée par la réouverture, en décembre, de la boutique du grand magasin Shinsegae Main, entièrement rénovée.
Le Japon a connu plusieurs temps forts, notamment avec l’événement Mystery at the Grooms en novembre. Ce parcours immersif invite le grand public, y compris les plus jeunes, à mener l’enquête à travers un décor théâtral parsemé d’objets Hermès, à la recherche de chevaux disparus. Une façon particulièrement réjouissante de découvrir l’univers créatif de la maison.
D’autres événements et expositions ont sillonné l’Asie tout au long de l’année. Ainsi la huitième collection de haute bijouterie Les formes de la couleur a choisi successivement les villes de Hong Kong en mars, Singapour en avril et Tokyo en juillet, pour clôturer son tour du monde entamé en 2024. La Malaisie a accueilli une étape du Kite Festival, qui transforme les carrés de la maison en cerfs-volants et offre des cours de voltige et ateliers de confection, à Kuala Lumpur en mai. Singapour a également connu, en octobre, la tenue du poétique rendez-vous Silky way autour des histoires déployées par les carrés de soie. L’atelier nomade Hermès in the Making a poursuivi sa route en faisant escale à Shenzhen en Chine, en mai, et à Taïwan en novembre. Enfin, l’événement ludique et interactif La ligne continue, inspiré par le thème annuel, est allé enchanter New Delhi, en Inde, en décembre.
Aux États-Unis, Hermès a poursuivi son développement en procédant à l’ouverture de deux nouveaux magasins. Ainsi en septembre, la maison a célébré l’inauguration de sa première adresse en Arizona, dans le renommé Fashion Square Mall de Scottsdale. Ce magasin baigné de lumière naturelle s’étend sur deux niveaux spacieux. Inspirée par le désert de Sonora qui entoure la ville, sa façade s’habille de carreaux de céramique aux teintes chaudes, façonnés au Mexique. L’intérieur, tout en courbes et en nuances pastel, évoque lui aussi la luminosité des étendues désertiques et la puissance poétique de la végétation subtropicale. En octobre, c’est à Nashville, capitale du Tennessee, qu’Hermès est venu s’implanter pour la première fois. Situé dans le quartier historique de Wedgewood-Houston, animé d’une belle énergie artistique, le magasin prend place dans une ancienne bonneterie du début du 20e siècle dont il conserve la façade industrielle en briques rouges. L’espace intérieur, généreusement éclairé par les fenêtres d’atelier, rend hommage, à travers sa décoration, au légendaire héritage musical de Nashville.
Par ailleurs, plusieurs événements ont ponctué l’année, dont l’ultime étape de l’installation On the Wings of Hermès, en avril à Miami. Cette performance poétique mêlant cinéma, danse et musique pour entraîner les spectateurs dans l’univers onirique qui singularise les créations Hermès, concluait ainsi son itinérance internationale. En juin, la ville de New York a accueilli l’expérience ludique et interactive Mystery at the Grooms : à l’intérieur d’une « maison des palefreniers » installée sur les bords de l’East River, les participants pouvaient découvrir l’imaginaire Hermès au fil d’un parcours conjuguant jeu de piste et théâtre immersif. En septembre, Los Angeles a accueilli Home Twist Home, un événement immersif qui donne à voir l’étendue des collections Maison lors d’une fête simple comme chez soi. Mobilier, luminaires, objets, textile et services de porcelaine ont métamorphosé les espaces de la Silvertop House, où Hermès a revisité avec élégance et légèreté les codes des cultures française et américaine, tout en conservant la touche d’autodérision qui lui est propre.
Au Canada, la ville de Vancouver a servi de cadre inaugural à l’atelier nomade de petit h, nouveau dispositif itinérant d’exposition et de vente qui s’est installé durant trois semaines au cœur du magasin de Burrard Street, en novembre.
Le Mexique a également vécu un temps fort avec la réouverture en octobre du magasin situé avenue Molière, à l’entrée du grand magasin El Palacio de Hierro, dans le quartier de Polanco à Mexico. Placé au rez-de-chaussée de ce spectaculaire bâtiment pyramidal, le magasin a été entièrement rénové. Éclairé par de larges vitrines ouvertes sur la rue, il puise son inspiration dans le patrimoine naturel et architectural mexicain. Tons chaleureux évoquant le coucher de soleil, touches de couleurs vives et motifs chatoyants rappelant la flore locale, mobilier en noyer conçu sur mesure et fabriqué à la main par des artisans locaux : la décoration magnifie à la fois la vivifiante culture mexicaine et le foisonnement créatif d’Hermès.
Hermès a conforté sa présence à Dubaï avec l’agrandissement, en avril, de l’univers Femme du magasin de Dubaï Mall. Dans cet espace circulaire doté d’une belle hauteur sous plafond, la tradition équestre s’intègre au design du magasin en dévoilant à travers des claustras en bois une longue fresque représentant des chevaux arabes en mouvement.
Premier magasin de la maison en termes de chiffre d’affaires et de volume de produits vendus, le site hermes.com en constitue aussi la principale vitrine grâce à sa présence dans 31 pays à travers le monde.
L’année 2025 a été marquée par le déploiement du nouveau moteur e-commerce sur l’ensemble des sites de la maison. Développé en interne, ce moteur repose sur une architecture moderne en micro-services, flexible et robuste, au bénéfice d’une expérience client optimisée et d’une efficacité opérationnelle accrue. Il assure une maîtrise complète du pilotage des commandes en ligne, depuis leur validation jusqu’à leur préparation, en passant par la gestion des stocks. L’interface, conçue sur mesure, garantit un parcours d’achat rapide et cohérent en fluidifiant les interactions entre le service client, les opérations et la logistique. Cette refonte structurelle renforce donc la résilience et la fiabilité de la plateforme, tout en accélérant le déploiement de nouvelles fonctionnalités.
Parallèlement, plusieurs nouveaux services améliorent encore l’expérience offerte aux visiteurs en ligne : menu repensé et déployé horizontalement, pages produits plus immersives, refonte du compte client afin de clarifier les informations, vérification d’accès renforcée par un code, nouveaux moyens de paiement (Nyce, Star et Pulse aux États-Unis) ou encore possibilité pour le client d’être prévenu du retour en stock d’un produit sélectionné.
La possibilité d'essayer virtuellement les produits Hermès progresse également : outre les collections de maquillage (lèvres, yeux, teint), cette expérience immersive est désormais étendue à une sélection de bagues et bracelets.
Ces fonctionnalités s’accompagnent de contenus éditoriaux inédits qui invitent à découvrir l’univers Hermès de manière ludique. Le site propose toujours une grande diversité de produits couvrant l’ensemble des métiers, avec un assortiment de références permanentes et de produits issus des collections saisonnières.
Le parcours omnicanal continue quant à lui de se renforcer. Déployé plus largement sur les sites e-commerce, il intègre différentes fonctionnalités visant à renforcer le niveau de service, depuis le magasin en ligne jusqu’au magasin physique.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 16 002 | 15 170 |
Coût des ventes | (4 623) | (4 511) |
Marge brute | 11 379 | 10 660 |
Frais administratifs et commerciaux | (3 704) | (3 569) |
Autres produits et charges | (1 106) | (942) |
Résultat opérationnel courant | 6 569 | 6 150 |
Autres produits et charges non courants | - | - |
Résultat opérationnel | 6 569 | 6 150 |
Résultat financier | 207 | 283 |
Résultat avant impôt | 6 775 | 6 432 |
Impôt sur les résultats | (2 263) | (1 845) |
Part dans le résultat des entreprises associées | 47 | 44 |
Résultat net de l’ensemble consolidé | 4 560 | 4 631 |
Intérêts ne conférant pas le contrôle | (36) | (28) |
Résultat net – part du groupe | 4 524 | 4 603 |
En 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 16,0 Mds €, en hausse de 9 % à taux de change constants et de 5,5 % à taux de change courants par rapport à 2024.
Le taux de marge brute atteint 71 % en 2025, contre 70 % pour l’exercice 2024, malgré l’impact négatif du change.
Les frais administratifs et commerciaux, qui représentent 3,7 Mds € (3,6 Mds € en 2024) incluent notamment 620 M€ de dépenses de communication (637 M€ en 2024). Les autres frais administratifs et commerciaux, qui comprennent principalement les salaires du personnel de vente et des fonctions support ainsi que les loyers variables, s’élèvent à 3,1 Mds € (2,9 Mds € en 2024).
Les autres produits et charges s’élèvent à 1 106 M€ (942 M€ en 2024). Ils intègrent à hauteur de 729 M€ les amortissements (693 M€ en 2024), dont la moitié concerne les immobilisations corporelles et incorporelles et l’autre moitié les droits d’utilisation. Les autres charges comprennent par ailleurs 199 M€ liés aux plans d’actions gratuites en 2025 (180 M€ en 2024).
Le résultat opérationnel courant s’élève à 6,6 Mds € et progresse de 7 % par rapport à 2024. La rentabilité opérationnelle courante atteint 41,0 % des ventes, contre 40,5 % en 2024.
Le résultat financier est un produit de 207 M€ (produit de 283 M€ en 2024). Il comprend le coût des couvertures de change, les intérêts sur dettes locatives et la rémunération de la trésorerie, qui atteint 286 M€ en 2025.
La charge d’impôt s’élève à 2,3 Mds €. Le taux effectif d’impôt pour l’exercice 2025 s’élève à 33,4 %, contre 28,7 % pour l’exercice 2024. Il comprend la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France. Hors effet de cette contribution, le taux effectif d’impôt s’élève à 28,5 % pour 2025.
Après prise en compte du résultat des entreprises associées et des intérêts ne conférant pas le contrôle, le résultat net consolidé part du groupe s’établit à 4,5 Mds €, contre 4,6 Mds € en 2024. Retraité de la contribution exceptionnelle, le résultat net consolidé part du groupe s’élève à 4,86 Mds € et croît de 5,5 %, au même rythme que les ventes.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Capacité d’autofinancement | 5 607 | 5 378 |
Variation du besoin en fonds de roulement | (233) | (239) |
Variation de trésorerie liée à l’activité | 5 374 | 5 139 |
Investissements opérationnels | (1 161) | (1 067) |
Remboursement des dettes de loyers | (332) | (305) |
Cash flow disponible ajusté 1 | 3 880 | 3 767 |
Investissements financiers | (230) | (111) |
Dividendes versés | (2 796) | (2 705) |
Rachats d’actions propres nets de cessions | (8) | (37) |
Autres mouvements | (249) | 103 |
Variation de la trésorerie nette IFRS | 597 | 1 017 |
Trésorerie nette à la clôture | 12 239 | 11 642 |
Trésorerie nette à l’ouverture | 11 642 | 10 625 |
(1) Indicateur alternatif de performance défini et réconcilié en note 3 de l’annexe aux comptes consolidés. | ||
La capacité d’autofinancement s’élève à 5,6 Mds €. Retraitée de la contribution exceptionnelle, elle atteint 5,9 Mds € et progresse de 10 % par rapport à l’année 2024.
La variation du besoin en fonds de roulement représente une consommation de trésorerie de 233 M€, grâce à une hausse limitée des stocks.
La variation de trésorerie liée à l’activité atteint 5,4 Mds €. Retraitée de la contribution exceptionnelle, elle progresse de 11%.
Les investissements opérationnels du groupe se sont élevés à 1,2 Md € :
Après prise en compte des investissements opérationnels évoqués précédemment et des remboursements des dettes de loyers fixes comptabilisés conformément à IFRS 16, qui sont considérés par le groupe comme des éléments affectant les activités opérationnelles, le cash flow disponible ajusté s’élève à 3,9 Mds €.
Les investissements financiers, pour 230 M€, concernent principalement des prises de participations visant à renforcer les liens avec des partenaires historiques, conformément à la stratégie d’intégration verticale du groupe.
Après versement de 2,8 Mds € de dividendes et prise en compte de l’impact négatif de la dépréciation des devises par rapport à l’euro (inclus dans les autres mouvements), la trésorerie nette IFRS du groupe progresse de 597 M€ et atteint 12,2 Mds € fin 2025.
En intégrant les placements de trésorerie qui ne répondent pas aux critères IFRS d’équivalents de trésorerie, la trésorerie nette retraitée s’élève à 12,8 Mds €, contre 12,O Mds € au 31 décembre 2024 (cf. Indicateur alternatif de performance en note 3 de l’annexe aux comptes consolidés).
Le total du bilan consolidé du groupe à fin 2025 s’élève à 24,3 Mds €, contre 23,1 Mds € à fin 2024. La trésorerie représente 50 % du total de l’actif et les capitaux propres, qui s’élèvent à 18,8 Mds €, représentent 77 % du passif. Le groupe consolide ainsi une structure financière solide qui lui permet de préserver son indépendance et de poursuivre sa stratégie à long terme.
Aucun événement de cette nature n’est intervenu depuis la fin de l’exercice.
Fort de son modèle d’entreprise unique, qui se déploie autour de ses valeurs d’indépendance, d’esprit d’entreprendre, d’artisanat et de créativité, Hermès a montré la solidité du modèle d’entreprise artisanal et entrepreneurial de la maison, en affichant une performance solide en 2025, dans un environnement toujours incertain. Toutes les zones géographiques ont été en croissance. Tous les métiers, à l’exception des Parfum et Beauté et de l’Horlogerie ont poursuivi leur progression soutenue, reflétant la forte désirabilité des créations auprès de ses clients. Hermès, solidement ancré et inspiré par ses racines, s’appuie sur sa liberté de création et d’innovation, et sur son attachement aux savoir-faire. Convaincu qu’il n’y a pas de création de valeur économique et de développement à long terme sans création de valeur sociale, sociétale et sans responsabilité environnementale, Hermès souhaite laisser une empreinte positive sur le monde.
Grâce au dialogue permanent entre la création et les savoir-faire d’excellence, la maison continuera à se déployer, affirmant la singularité de son style. L’année 2026 sera marquée par le développement de nouvelles collections autour des plus beaux matériaux et d’une création foisonnante. Parmi les nouveautés, le métier Parfum et Beauté lancera une nouvelle itération de Barénia à l’automne, après avoir lancé l’eau de toilette Un Jardin sous la Mer au printemps. Les collections Parfum s’enrichiront également cette année de deux nouvelles Hermessences : Musc Pallida et Ginseng Bilboa. L’Horlogerie continuera d’accompagner la solide dynamique des lignes Kelly et H08 et présentera ses nouveaux modèles au Salon Watches & Wonders de Genève. Dans le cadre de la Design Week de Milan, Hermès présentera les collections de l’univers Maison et lancera notamment le service de table Nature Marine. La Bijouterie dévoilera sa neuvième collection de Haute Joaillerie. Les emblématiques sacs Lindy et Picotin avec de nouveaux portés et usages, enrichiront les collections de maroquinerie aux côtés de nouvelles créations.
Le réseau de distribution intégré et exclusif continuera de renforcer son offre omnicanal. Afin de nourrir le lien avec sa clientèle locale, particulièrement fidèle et d’attirer de nouveaux clients, une attention particulière continuera d’être portée à la digitalisation des usages, au développement des services et à l’élargissement de l’offre produit en ligne. Le développement qualitatif du réseau de magasins se poursuivra en 2026, avec notamment les projets d’ouverture de Sanlitun à Beijing et de New Bond Street à Londres. La priorité continuera d’être donnée aux agrandissements et aux rénovations d’une quinzaine de succursales dans le monde, notamment à Osaka (Japon), Berlin (Allemagne), San Diego (États-Unis) et Genève (Suisse).
Face à la forte dynamique de la maison, le développement des capacités de production se poursuivra dans l’ensemble des métiers, et notamment dans les Arts de la table et dans l’Horlogerie avec la poursuite des travaux du nouveau site de Couzeix et de l’extension du site du Noirmont. La demande croissante que connaît la Maroquinerie-Sellerie sera soutenue par la montée en puissance des nouveaux sites. Le groupe poursuivra son objectif d’ouvrir en moyenne une manufacture par an, conduisant à environ 300 recrutements. En 2026, Hermès inaugurera une nouvelle maroquinerie, à Loupes, second site de production de la maison en Gironde après l’inauguration, en septembre 2021, des ateliers situés à Saint-Vincent-de-Paul. Les projets des maroquineries de Charleville-Mézières (Ardennes) en 2027 et de Colombelles (Calvados) en 2028 se poursuivront. La maison a également annoncé, fin janvier 2026, l’ouverture d’un nouveau site aux Andelys (Eure) à horizon 2030. Hermès renforcera son ancrage en France dans des territoires à haut savoir-faire manufacturier et développera l’emploi et la formation. Les autres métiers de la maison, forts de leurs expertises, continueront de concevoir et développer des objets d’exception. Les investissements opérationnels du groupe se poursuivront en 2026.
Fidèle à son engagement d’employeur responsable, avec la création de près de 6 200 emplois sur trois ans, dont plus de 3 500 en France, Hermès poursuivra en 2026 cette dynamique multilocale et multi-métiers. Le groupe intensifiera sa mobilisation en matière de performance sociale, sociétale et environnementale. Hermès poursuivra son engagement en faveur de l’épanouissement de ses collaborateurs, de l’inclusion et de la diversité.
L’enrichissement et la transmission des savoir-faire resteront au cœur des priorités des métiers, avec notamment la montée en puissance des centres de formation d’apprentis (CFA) dédiés aux métiers maroquiniers, mais aussi les formations de la maison aux savoir-faire uniques des autres métiers, comme la Bijouterie. Présente aujourd’hui dans six régions françaises, l’École Hermès des Savoir-Faire sera mise en place progressivement dans tous les pôles régionaux de maroquineries.
La maîtrise des filières d’approvisionnement, garante de la qualité des matières, se poursuivra avec la mise en œuvre continue chez les partenaires de la maison des briefs RSE, des briefs filières et d’une politique Achats responsables. Ces derniers rassemblent les exigences du groupe notamment en termes de traçabilité, de certifications, de trajectoire carbone, de réduction de la consommation d’eau et de respect des droits humains.
Les engagements de la maison en faveur de la lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité resteront au premier plan. Avec le développement de stratégies d’écoconception pour tous les métiers et la construction d’un outil interne pour systématiser les analyses de cycle de vie, le groupe poursuivra ses efforts en faveur d’une utilisation plus juste des ressources et de la gestion des déchets. Plus largement, les actions de la maison en faveur de la biodiversité se renforceront avec la poursuite de la démarche Science Based Targets for Nature (SBTN) par la fixation de cibles telles que prévues dans l’étape 3 du référentiel, et l’approfondissement des analyses d’impact selon la méthode Global Biodiversity Score (GBS).
En ligne avec ses engagements en matière d’atténuation du changement climatique, Hermès poursuivra ses actions conformément à ses objectifs de réduction, validés par l’initiative Science Based Target (SBTi), de 50,4 % des émissions des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de 58,1 % de réduction en intensité des émissions du scope 3, sur la période 2018-2030. Des travaux seront également menés afin de permettre d’identifier en 2026 les dépenses, investissements et financements spécifiquement liés à la mise en œuvre du plan de transition. Le référentiel de construction responsable particulièrement exigeant poursuivra son déploiement dans le cadre des nouveaux projets immobiliers. Hermès amplifiera en parallèle sa contribution à des projets à fort impact environnemental, social et économique, en dehors de sa chaîne de valeur, notamment grâce aux Fonds Carbone Livelihoods. La maison poursuivra également ses études pour des projets au sein de sa chaîne de valeur, afin de préparer la neutralisation de ses émissions résiduelles. Sur le volet de l’adaptation, Hermès poursuivra les analyses de risques climatiques menées sur ses sites et ses principaux flux internationaux, et travaillera à la structuration de plans d’action adaptés aux enjeux locaux.
Hermès renforcera son rôle d’entreprise engagée auprès de ses fournisseurs, dont elle poursuivra l’accompagnement, avec le déploiement de sa politique Achats responsables, son Code de conduite Fournisseurs, et auprès des communautés au sein desquelles elle opère, que ce soit par des ouvertures de sites, la création d’emplois, le développement de centres de formation professionnels pour ses métiers artisanaux, et par des contributions à la vie sociale ou culturelle des territoires.
Le groupe aborde l’année 2026 avec confiance, grâce à son modèle artisanal fortement intégré, à son réseau de distribution équilibré, à la créativité de ses collections et à la fidélité de sa clientèle.
À moyen terme, malgré les incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde, le groupe confirme un objectif de progression du chiffre d’affaires à taux constants ambitieux. Grâce à son modèle d’entreprise unique, Hermès poursuit sa stratégie de développement à long terme fondée sur la créativité, la maîtrise des savoir-faire et une communication originale.
Animée par des valeurs humanistes depuis ses origines, la maison Hermès a toujours été engagée dans la société en menant au fil du temps des actions philanthropiques. Dans le prolongement de cette culture de la générosité, l’entreprise s’emploie aujourd’hui plus que jamais à rendre au monde une partie de ce qu’il lui apporte.
La politique de mécénat du groupe s’exerce à travers deux canaux distincts. D’une part, la Fondation d’entreprise Hermès pilote ses propres programmes depuis sa création en 2008. D’autre part, chaque entité met en place son propre Comité mécénat local, afin de déterminer les actions généreuses qu’elle entend mener et en assurer un suivi de proximité.
Animée, depuis sa création en 2008, par les valeurs humanistes de la maison dont elle émane, la Fondation d’entreprise Hermès déploie ses actions de mécénat selon des modalités qui la distinguent au sein du paysage philanthropique français. Elle a en effet choisi d’être opératrice plutôt que distributrice, en développant des programmes spécifiques dans quatre domaines : la création artistique, la transmission des savoir-faire, la protection de la biodiversité et la solidarité. Ainsi, la Fondation s’engage à agir in situ, dans la vie de la cité où elle identifie des besoins particuliers en faveur de l’intérêt général : en cela, elle joue un rôle foncièrement politique – au sens étymologique du terme, polis signifiant cité en grec. À travers le pilotage de ses programmes élaborés sur mesure, elle prend ses responsabilités au cœur même de la société, en accompagnant ses bénéficiaires sur le terrain. Qu’ils soient artistes, porteurs de projets ou étudiants, toutes et tous éprouvent directement la manière dont la Fondation contribue, à leurs côtés, à la construction d’un monde meilleur.
Partie prenante de cette ambition, la création artistique engage à élargir les horizons, à changer de perspective. En témoigne le programme Latitudes, lancé en 2024, qui a pour objectif de mettre en lumière des scènes photographiques peu visibles et d’accompagner la création et la diffusion de nouvelles séries. Le premier lauréat de Latitudes, le photographe franco-ivoirien François-Xavier Gbré a exposé à l’automne 2025 son travail intitulé « Radio Ballast » à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, dans le cadre d’un focus biennal consacré à la Côte d’Ivoire. Le lauréat de la deuxième édition, le photographe ivoirien Nuits Balnéaires, a quant à lui engagé la réalisation d’une nouvelle série. Produire dans des conditions inédites est l’un des enjeux des Résidences d’artistes qui ont achevé un nouveau cycle en 2025, sous la direction artistique d’Emmanuelle Luciani. Les plasticiens Salomé Chatriot et Jacopo Pagin ont ainsi été invités à travailler respectivement à la maroquinerie de la Sormonne et à la cristallerie Saint-Louis. Co-édité par Loose Joints et la Fondation d’entreprise Hermès, l’ouvrage Passé Présent Futur retrace et illustre les quatre résidences de ce cycle effectuées entre 2024 et 2025. Le programme des Expositions constitue, lui aussi, un engagement in situ de la Fondation à travers ses quatre espaces dédiés à Bruxelles (Belgique), Saint-Louis-lès-Bitche (France), Tokyo (Japon) et Séoul (Corée du Sud). Onze expositions au total y ont été présentées en 2025. Autre plateforme de rencontre entre le public et les artistes, le Festival Transforme, coconstruit avec les partenaires institutionnels de la Fondation et ancré dans quatre territoires à Paris, Clermont-Ferrand, Lyon et Rennes, offre une programmation en prise avec la société, notamment à travers un volet d’actions « Pour aller plus loin ». Les 13 spectacles de la deuxième édition de Transforme ont réuni plus de 24 000 spectateurs, et la troisième édition s’est engagée avec succès à l’automne 2025. Quelles que soient les formes d’expression des artistes, la Fondation invite, via ses programmes de soutien à la création, un large public à réfléchir, s’émouvoir, se rencontrer et faire société.
Parmi les grands enjeux contemporains, celui de la protection de l’environnement incite à agir afin de transmettre un monde durable aux générations futures. Dans cet objectif, la Fondation œuvre en deux endroits : en premier lieu, à travers le programme Manuterra, apprendre du vivant, qui vise à sensibiliser le public scolaire à la biodiversité avec l’aménagement et l’entretien d’une parcelle selon les techniques de la permaculture. Ce dispositif pédagogique ne cesse de se développer depuis sa création en 2021. Ainsi, pendant l’année scolaire 2024-2025, 875 élèves du CM1 à la seconde, soit un total de 35 classes réparties dans 11 académies partenaires, ont cultivé une parcelle sous le regard d’un professionnel des jardins. En parallèle, la Fondation soutient, dans le cadre de son programme Biodiversité & Écosystèmes, 10 projets qui sont autant de leviers pour agir de manière ciblée en faveur du maintien de la biodiversité.
Les questions de durabilité sont très souvent associées à la transmission des savoir-faire qui favorise, par essence, la préservation des ressources naturelles. C’est un autre enjeu politique au regard de l’ancrage de la Fondation dans la société, en ce qu’il contribue à l’émancipation de celles et ceux qui en bénéficient, à l’image du public scolaire qui participe au programme Manufacto, la fabrique des savoir-faire. En croissance constante depuis 2016, ce dispositif pédagogique permet à des élèves du CM1 à la seconde de découvrir les gestes artisanaux de quatre métiers (maroquinerie, sellerie-garnissage, menuiserie, plâtrerie) via la fabrication d’un objet durant le temps scolaire. Pendant l’année scolaire 2024-2025, 2 400 élèves, soit 96 classes réparties dans 16 académies, prennent part à ce programme qui témoigne, avec Manuterra, de l’importance accordée par la Fondation à l’éducation.
À l’intention des professionnels, la Fondation a proposé la septième édition de l’Académie des savoir-faire : dédiée au papier et placée sous la direction pédagogique de Constance Guisset, cette édition a réuni 21 artisans, designers et ingénieurs qui ont participé à cinq matinales (ouvertes au public), avant de se retrouver lors de week-ends de découvertes. Un grand atelier, réparti sur deux semaines non consécutives, a parachevé leur exploration du papier. Au Japon, c’est la troisième édition de l’Académie des savoir-faire, dédiée au métal, qui a été lancée avec la publication de l’ouvrage Savoir & Faire – KINZOKU, Le Métal. Une première session publique de discussions consacrée à cette matière s’est déroulée en novembre, parallèlement à l’exposition « Metal » programmée au Forum, à Tokyo. Dans le champ de la transmission des savoir-faire, la création collective Avant toute chose, présentée au public les 9 et 11 septembre 2025 à la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny, a constitué un temps fort particulier. Sous la direction commune de trois artistes (Aurélie Charon, Régine Chopinot et Phia Ménard), 30 jeunes talents ont fait leurs débuts dans un contexte professionnel. Diplômés en 2025, ils forment la quatrième promotion d’étudiants ayant suivi les cursus exigeants des écoles supérieures de danse, théâtre et cirque, grâce au soutien de la Fondation dans le cadre du dispositif de bourses Artistes dans la Cité, pivot du programme éponyme. Ces deux soirées riches en émotions ont introduit ces jeunes artistes dans le spectacle vivant : un tremplin pour que chacun s’épanouisse dans sa discipline et contribue, à terme, au renouvellement des formes scéniques. Pour l’année scolaire 2025-2026, 119 étudiants, tous niveaux confondus, reçoivent le soutien de la Fondation via ce dispositif de bourses. Parmi eux, 34 sont en première année de danse, théâtre, cirque ou marionnette : ils constituent la septième promotion de boursiers.
Enfin, si la Fondation d’entreprise Hermès veille à encourager la solidarité à travers l’ensemble de ses actions qui sont autant de gestes généreux, cette ambition est au cœur du programme interne H3 – Heart, Head, Hand – depuis 2013. Qu’il s’agisse de don financier ou de don de temps, ce dispositif permet d’impliquer les collaborateurs de la maison Hermès, sur la base du volontariat, pour accompagner des initiatives solidaires de proximité. En 2025, 20 projets ont ainsi fait l’objet d’un soutien de la Fondation.
À travers l’ensemble de ses programmes, la Fondation d’entreprise Hermès a continué, tout au long de l’année 2025, de s’engager avec responsabilité dans le cadre social collectif – dans la « cité » – pour agir en faveur de l’intérêt général. Par son modèle opérationnel, elle est aux côtés des femmes et des hommes qui œuvrent au quotidien en accord avec ses valeurs humanistes pour construire une société plus juste, plus durable et propice à l’émancipation de chacun.
Le rapport d’activité de la Fondation d’entreprise Hermès est à retrouver sur : www.fondationdentreprisehermes.org, rubrique « la Fondation ».
Chaque entité du groupe met en place son propre Comité mécénat local, afin de mener des actions de proximité.
En amont, le Comité mécénat groupe détermine les axes stratégiques auxquels doivent répondre les actions retenues dans les comités locaux : la culture et la création, l’éducation et la transmission, la protection de l’environnement et le développement de la solidarité. Cette instance assure par ailleurs l’arbitrage des dons exceptionnels proposés par les comités locaux.
En 2025, 23 M€ ont été accordés pour soutenir plus de 450 projets. L’engagement philanthropique du groupe Hermès poursuit sa dynamique, avec des actions généreuses portées par une cinquantaine d’entités présentes dans 30 pays, dont voici quelques exemples.
Dans le domaine de la transmission et de l’éducation, Hermès of Paris (États-Unis) a soutenu la Detroit Achievement Academy Foundation. Ce don vise à accompagner la première phase de développement d’un parc éducatif conçu par des étudiants pour les plus jeunes, et ouvert au public en dehors des horaires d’école.
En matière de culture et de création, Hermès Korea (Corée du Sud) accompagne depuis 2019 le Seoul Museum of Art, et ce jusqu’en 2028. Le don accordé en 2025 a contribué à la réalisation de deux expositions : l’une consacrée au plasticien Ernesto Neto, présentée au Seosomun SeMA jusqu’en décembre 2026, et l’autre dédiée à Young-Hae Chang – premier lauréat du Hermès Foundation Missulsang en 2000 –, qui s’est tenue au Buk Seoul Museum.
Pour ce qui relève de la préservation de la biodiversité, Hermès China (Chine) soutient, pour une période de trois ans (2025-2027), la Shenzhen Mangrove Wetland Conservation Foundation. Au regard de la fragilité de l’écosystème naturel de la baie de Shenzhen, ce compagnonnage vise à développer la conservation de ces espaces naturels et la sensibilisation du grand public à cet enjeu.
Parmi les actions inscrites dans le champ de la solidarité, Hermès Services Groupe (France) s’est mobilisé en faveur de l’association Les Ressourcés, implantée en Seine-Saint-Denis. Le don consenti cette année a pour objectif concret l’acquisition d’une camionnette électrique afin de pouvoir assurer la collecte des objets et vêtements qui sont ensuite triés, valorisés et remis en circulation à bas coût dans le cadre d’un magasin solidaire.
Enfin, en 2025, un don exceptionnel a été octroyé par Hermès International pour soutenir l’acquisition par l’État du Fonds Albert Camus (1913-1960). Présentant, selon le ministère de la Culture, « un intérêt majeur pour le patrimoine national », ces archives ont vocation à intégrer les collections nationales conservées par la Bibliothèque nationale de France.
Ce chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise » intègre aux § 2.1 à 2.9 le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise établi en application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce et conformément aux recommandations de l’Autorité des marchés financiers.
Une table de réconciliation du rapport sur le gouvernement d’entreprise figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.5.3.
Il a été préparé avec le concours du président du Conseil de surveillance, du Comité RNG-RSE et du secrétaire du Conseil, sur la base des travaux et diligences menés par les directions fonctionnelles concernées. Il a été approuvé par le Conseil de surveillance lors de sa séance du 11 février 2026.
Le Conseil de surveillance a adopté officiellement depuis 2009 le référentiel de gouvernement d’entreprise Afep-Medef en considérant que les recommandations formulées s’inscrivent parfaitement dans la démarche de gouvernement d’entreprise du groupe. Ce référentiel comprend le Code Afep-Medef de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, actualisé en décembre 2022 disponible sur le site de l’Afep (www.afep.org) ou sur le site du Medef (www.medef.com), et le guide d’application du Haut Comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) révisé en juin 2022, qui explicite les recommandations dudit code.
Il est également tenu compte des positions et recommandations émises par l’Autorité des marchés financiers (AMF) :
Lors de chaque révision du Code Afep-Medef, le Comité RNG-RSE fait une analyse comparative exhaustive de l’application des recommandations du Code Afep-Medef par la société et en rend compte au Conseil de surveillance.
Ces revues périodiques, ainsi qu’une veille des pratiques et analyses de place, permettent d’adapter chaque année les dispositifs en vigueur dans un objectif constant d’amélioration.
Nous dressons ci-dessous un tableau des dispositions du Code Afep-Medef que la société n’applique pas à la date de publication du présent document d’enregistrement universel, avec les explications correspondantes.
Nous avons également listé les mises en conformité réalisées depuis la dernière actualisation du Code Afep-Medef en décembre 2022.
Le Code Afep-Medef énonce en préambule que ses recommandations « ont, pour la plupart, été écrites par référence aux sociétés anonymes à Conseil d’administration. Il convient donc que les sociétés anonymes à directoire et Conseil de surveillance, ainsi que les sociétés en commandite par actions, procèdent aux adaptations nécessaires ».
La société en commandite par actions (SCA) est une forme juridique souple et voulue comme telle par le législateur. Aussi, si l’on remarque quelques constantes entre les différentes grandes SCA françaises, on constate également une très grande diversité d’organisation et de fonctionnement dans le cadre de la loi.
Le Code Afep-Medef reconnaît par ailleurs la liberté d’organisation des sociétés (article 2.2) : « La grande diversité des sociétés cotées ne permet pas d’imposer des modes d’organisation et de fonctionnement formalisés et identiques à tous les Conseils d’administration. L’organisation des travaux du Conseil comme sa composition doivent être appropriées à la composition de l’actionnariat, à la dimension et à la nature de l’activité de chaque entreprise comme aux circonstances particulières qu’elle traverse. Chaque Conseil en est le meilleur juge et sa principale responsabilité est d’adopter le mode d’organisation et de fonctionnement qui lui permet d’accomplir au mieux ses missions. »
Le fonctionnement très particulier de la SCA et l’organisation des pouvoirs entre la Gérance, le Conseil de surveillance et l’Associé commandité rendent inapplicables certaines recommandations du Code Afep-Medef. Ces recommandations ont donc été écartées ou adaptées par Hermès International en raison de sa forme sociale. Aucune recommandation n’a été écartée pour d’autres motifs.
Dispositions du Code Afep-Medef écartées |
| Explications |
|---|---|---|
Le Conseil et la RSE (articles 5.1 à 5.3) Les missions du Conseil sont renforcées pour qu’il détermine les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et soit le garant de leur mise en œuvre. |
| Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de déterminer les orientations stratégiques qui relèvent de la compétence exclusive de la Gérance. Il appartient donc à la Gérance :
La gouvernance mise en place par la Gérance pour le suivi des enjeux RSE est présentée au chapitre 2 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 2.1.1.2.2). Dans le cadre de son rôle de contrôle de la gestion, les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et leurs modalités de mise en œuvre ont été présentées au Conseil de surveillance. Les résultats obtenus sont présentés régulièrement au Comité RNG-RSE, qui en rapporte au Conseil de surveillance. Des réunions communes des Comités d’audit et des risques et RNG-RSE peuvent être organisées en matière de RSE, et plus généralement de durabilité. Elles ont pour objectif de renforcer la coordination et le partage entre les comités sur ces sujets. Ainsi, l’analyse de double matérialité, et plus généralement l’ensemble des éléments composant le rapport de durabilité, ont fait l’objet d’une réunion commune en 2025. Les conclusions de leurs travaux ont été partagées avec le Conseil de surveillance. Cette disposition du Code Afep-Medef a été adaptée à Hermès International, compte tenu de sa forme sociale et du rôle imparti au Conseil de surveillance (décrit au § 2.5.1). |
Les séances du Conseil et les réunions des comités (article 12.3) Il est recommandé d’organiser chaque année au moins une réunion hors la présence des dirigeants mandataires sociaux exécutifs. |
| Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de nommer les gérants ni de déterminer leur politique de rémunération. Ces décisions relèvent des attributions de l’Associé commandité, Émile Hermès SAS, sous l’égide de son Conseil de gérance. Également, et c’est un point essentiel de la gouvernance de la société, les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats. Cette disposition du Code Afep-Medef n’est donc pas applicable à Hermès International, compte tenu de sa forme sociale et du rôle imparti au Conseil de surveillance (décrit au § 2.5.1). |
Plan de succession des dirigeants mandataires sociaux (article 18.2.2) Le Comité des nominations (ou un comité ad hoc) établit un plan de succession des dirigeants mandataires sociaux. Il s’agit là de l’une des tâches principales du comité, bien qu’elle puisse être, le cas échéant, confiée par le Conseil à un comité ad hoc. Le président peut faire partie ou être associé aux travaux du comité pour l’exécution de cette mission. |
| Le Comité RNG-RSE (décrit au § 2.6.2) de la société n’a pas pour attribution d’établir le plan de succession des gérants, qui ne relève pas, dans une société en commandite par actions, de la compétence du Conseil de surveillance. Le Comité RNG-RSE doit, depuis 2016, conformément à son règlement intérieur, s’assurer de l’existence d’un plan de succession des gérants qui fait l’objet depuis d’une revue annuelle (cf. § 2.3.5.1). Depuis 2018, le Comité RNG-RSE s’assure également de l’existence d’un plan de succession du président du Conseil de surveillance (cf. § 2.4.4) et cette mission figure dans son règlement intérieur |
Composition du comité en charge des rémunérations (article 19.1) Le comité en charge des rémunérations « ne doit comporter aucun dirigeant mandataire social exécutif et être composé majoritairement d’administrateurs indépendants. Il est recommandé que le président du comité soit indépendant et qu’un administrateur salarié en soit membre ». Cette recommandation est complétée à l’article 19.2 par la description des attributions du comité en charge des rémunérations, tel que l’entend l’Afep-Medef : « Le Comité des rémunérations a la charge d’étudier et de proposer au Conseil l’ensemble des éléments de rémunération et avantages des dirigeants mandataires sociaux, l’ensemble du Conseil d’administration ayant la responsabilité de la décision. » |
| Cette recommandation s’adresse au premier chef aux sociétés anonymes monistes ou duales puisqu’il appartient au Conseil d’administration ou de surveillance de ces structures d’établir la politique de rémunération et la rémunération effective des dirigeants mandataires sociaux exécutifs (article L. 22-10-8 du Code de commerce). Son application demeure discutable s’agissant des sociétés en commandite par actions (SCA). Dans une SCA, le Conseil de surveillance est l’organe de représentation des commanditaires. Sa mission et son pouvoir de contrôle sont définis comme ceux d’un Commissaire aux comptes. Le Conseil de surveillance d’une SCA bénéficie d’un exceptionnel pouvoir de contrôle (au sens audit) de la gestion de la société, juste contrepartie du rôle d’associés dormants des commanditaires. Le Conseil de surveillance d’Hermès International a des pouvoirs strictement délimités par les statuts de la société et n’a pas la compétence de déterminer la politique de rémunération des gérants qui relève de la compétence exclusive de l’Associé commandité Émile Hermès SAS, sous l’égide de son Conseil de gérance. La loi (article L. 22-10-76 du Code de commerce) prévoit que le rôle du Conseil de surveillance d’une SCA se limite à rendre un avis consultatif sur la politique de rémunération et à délibérer sur la rémunération effective. Le rôle du Comité RNG-RSE d’Hermès International est strictement limité à un rôle de contrôle – de la conformité aux statuts et à la politique de rémunération – de la rémunération effective proposée par l’Associé commandité ainsi que d’appréciation de l’atteinte du critère RSE de la rémunération variable. Les attributions du Comité RNG-RSE ne correspondent donc pas aux attributions du comité en charge des rémunérations tel que l’entend le Code Afep-Medef. Le Conseil a dès lors décidé d’écarter cette disposition du code, de manière compréhensible, pertinente et circonstanciée, en raison de la forme sociale de la société. Le rôle du Conseil de surveillance dans le processus de décision applicable à la politique de rémunération des gérants est décrit au § 2.8.1.2. |
Indemnités de départ (article 26.5.1) Les conditions de performance fixées par les Conseils pour ces indemnités doivent être appréciées sur deux exercices au moins. Elles doivent être exigeantes et n’autoriser l’indemnisation d’un dirigeant qu’en cas de départ contraint, quelle que soit la forme que revêt ce départ. |
| La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité de départ dans les conditions décrites au § 2.8.1.2.4. Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant – et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint. Le Conseil de surveillance a donc considéré que l’engagement de rémunération différée pris à l’égard de M. Axel Dumas respectait les exigences du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef. L’AMF, dans son rapport sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de novembre 2018, recommande que le Conseil procède à un examen régulier des éléments de rémunération susceptibles d’être dus à l’occasion ou postérieurement au départ d’un dirigeant et qu’il s’interroge sur la possibilité et l’opportunité d’une mise en conformité avec de nouvelles dispositions du code. |
Dispositions du Code Afep-Medef écartées pour d’autres motifs |
| Explications |
|---|---|---|
Néant |
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Hermès International a été transformée en société en commandite par actions (SCA) par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990, afin de préserver son identité et sa culture et d’assurer ainsi, à long terme, la pérennité de l’entreprise, dans l’intérêt du groupe et de l’ensemble des actionnaires. Cette forme sociale singulière, dont le capital est divisé en actions, regroupe deux types d’associés :
L’Associé commandité (Émile Hermès SAS) – § 2.3.1 |
| Les Associés commanditaires (actionnaires) – chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2 |
L’Associé commandité Émile Hermès SAS est partie prenante du fonctionnement et de l’organisation de la société. Il dispose de pouvoirs structurants.
Pouvoirs :
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| Les Associés commanditaires ou actionnaires, apporteurs de capitaux, bénéficient de prérogatives limitées.
Pouvoirs :
Toute autre décision des actionnaires n’est valablement prise qu’à la condition d’être approuvée dans les mêmes termes par l’Associé commandité.
La loi leur interdit explicitement toute immixtion dans la gestion de la société, pour quelque motif que ce soit, sous peine de voir leur responsabilité engagée dans les mêmes conditions que celles de l’Associé commandité.
La responsabilité des actionnaires est limitée au montant de leur apport.
Les actionnaires perçoivent une part des bénéfices sous forme de dividende.
Les principaux Associés commanditaires sont listés au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.5. |
La société Émile Hermès SAS est le seul Associé commandité d’Hermès International depuis le 1er avril 2006.
Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS exerce les pouvoirs attachés à la qualité d’Associé commandité de la société.
L’Associé commandité ne peut pas participer, en assemblée générale, au vote sur la nomination des membres du Conseil de surveillance, les actions qu’il détient dans la société sont donc retirées du quorum des résolutions des assemblées générales concernées.
L’Associé commandité est responsable indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Conformément à l’article 26 des statuts, la société verse chaque année à l’Associé commandité une somme égale à 0,67 % du bénéfice distribuable.
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L’organisation de la gouvernance au sein d’une SCA répond au principe de la séparation des pouvoirs. Les pouvoirs exécutifs sont exercés par la Gérance et les pouvoirs de contrôle par le Conseil de surveillance. La gouvernance d’Hermès International a donc une structure par nature dissociée.
La Gérance – § 2.3.2
La société est administrée et gérée actuellement par deux gérants dont un est l’Associé commandité. La fonction de gérant consiste à diriger le groupe.
Pouvoirs :
La Gérance est contrôlée par un Conseil de surveillance représentant les Associés commanditaires.
Le Code Afep-Medef qualifie les gérants de « mandataires sociaux exécutifs ».
La Gérance est assistée par le Comité exécutif (cf. § 2.3.3.1) et le Comité des opérations (cf. § 2.3.3.2) qui constituent les Instances dirigeantes.
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| Le Conseil de surveillance – § 2.4
Le Conseil de surveillance, instance collégiale, est l’émanation de l’Assemblée générale des actionnaires commanditaires. La nomination des membres du Conseil relève (à l’exception des représentants des salariés) de la seule compétence de ces derniers.
Pouvoirs :
Les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats.
La loi n’attribue aucune autre compétence au Conseil de surveillance. En conséquence, il ne peut ni nommer, ni révoquer les gérants, ni fixer leur politique de rémunération.
Le Code Afep-Medef qualifie le président et les membres du Conseil de surveillance de « mandataires sociaux non exécutifs ».
Le Conseil s’appuie sur les travaux de deux comités permanents :
Ces comités, qui agissent sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance, ont un rôle de réflexion, d’analyse et de préparation de certaines délibérations du Conseil et soumettent au Conseil leurs avis, propositions ou recommandations. |
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Le Congrès – § 2.5.2.2 Le Congrès, composé des membres du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS (cf. § 2.3.1.4), Associé commandité (cf. § 2.2.2 et § 2.3.1), et des membres du Conseil de surveillance d’Hermès International (cf. § 2.4), est un organe de concertation qui n’a aucun pouvoir propre de décision.
Il connaît de toutes questions qui lui sont soumises ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer aux organes auxquels les pouvoirs décisionnels sont attribués.
Néanmoins, l’Associé commandité, à travers le Conseil de gérance, et le Conseil de surveillance peuvent, s’ils le souhaitent en Congrès, prendre toutes décisions ou émettre tous avis de leur compétence. |
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Composition au 31/12/2025 | ||||
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ASSOCIÉ COMMANDITÉ Émile Hermès SAS Représentée par son Conseil de gérance : | ||||
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| M. Henri-Louis Bauer Président de la société Émile Hermès SAS, président et membre du Conseil de gérance | ||
M. Frédéric Dumas Vice-président et membre du Conseil de gérance | ||||
Mme Pascale Mussard Vice-présidente et membre du Conseil de gérance | ||||
Autres membres du Conseil de gérance : |
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Émile Hermès SAS est une société par actions simplifiée à capital variable, de droit français, constituée le 2 novembre 1989, dont les associés sont les descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès (cf. chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.1) et de son épouse. Elle est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 352 258 115 RCS Paris. Son siège social est 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
Elle a pour objet exclusif :
Le rôle et les pouvoirs de l’Associé commandité sont décrits au § 2.2.2.
Le contrôle exercé par la société Émile Hermès SAS sur Hermès International est exposé au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.3.
La société Émile Hermès SAS, constituée sous la forme d’une SARL (société à responsabilité limitée), a été transformée en 2021 en SAS (société par actions simplifiée). Cette transformation a pris effet le 4 mai 2021. Elle visait à permettre un nombre d’associés supérieur à 100, limite prévue par l’article L. 223-3 du Code de commerce dans les SARL.
L’économie et les caractéristiques essentielles de la société, comme son fonctionnement, l’organisation de sa gouvernance ou encore la compétence de ses différents organes sociaux, sont demeurés inchangés.
Seuls peuvent être associés de la société Émile Hermès SAS :
Tout associé d’Émile Hermès SAS doit avoir, pour chaque action qu’il détient, en dépôt dans les caisses sociales :
Toute opération ayant pour conséquence d’entraîner la modification de titulaires, même au profit du conjoint, d’un ascendant ou d’un descendant d’un associé, de la pleine propriété, la nue-propriété ou l’usufruit d’actions immédiatement, à terme ou sur option, est soumise à l’agrément de la collectivité des associés de la société Émile Hermès SAS. Toutefois, les transferts entre associés sont libres. Sauf pour les personnes déjà associées, la souscription d’actions est également soumise à cet agrément.
La société Émile Hermès SAS a pour président M. Henri-Louis Bauer, descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès.
Il est représentant légal depuis le 1er juillet 2012, tout d’abord en qualité de gérant puis en qualité de président depuis la transformation de la société en SAS (société par actions simplifiée) le 4 mai 2021.
Émile Hermès SAS est dotée d’un Conseil de gérance composé de 10 membres, y compris le président qui en est membre de droit et en assure la présidence.
Le Conseil de gérance nomme, parmi ses membres, deux vice-présidents.
Les membres du Conseil de gérance sont tous des personnes physiques choisies parmi les associés de la société Émile Hermès SAS.
Le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS exerce les pouvoirs attachés à la qualité d’Associé commandité de la société.
Les gérants sont nommés par l’Associé commandité, après consultation du Conseil de surveillance. Selon les dispositions statutaires, la Gérance est composée d’un ou deux gérants, personnes physiques, Associés commandités ou étrangers à la société et disposant chacun des mêmes pouvoirs. Les mandats des gérants sont à durée indéterminée.
Le rôle et les pouvoirs de la Gérance sont décrits au § 2.2.3.
Les gérants se sont réparti les rôles comme suit : M. Axel Dumas est en charge de la stratégie et de la gestion opérationnelle et Émile Hermès SAS, par le biais de son Conseil de gérance, est en charge de la vision et des axes stratégiques.
Composition au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|
| M. Axel Dumas Gérant Nommé par décision de l’Associé commandité en date du 4 juin 2013 (à effet du 5 juin 2013) | |
| Société Émile Hermès SAS Gérante (représentée par M. Henri-Louis Bauer) Nommée par décision de l’Associé commandité en date du 14 février 2006 (à effet du 1er avril 2006) | |
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Le Conseil de surveillance a décidé le 21 mars 2017 que les gérants devaient détenir chacun un minimum de 1 000 actions Hermès International en application de l’article 24 du Code Afep-Medef révisé en décembre 2022.
Les deux gérants respectent cette obligation au 31 décembre 2025.
L’information concernant les restrictions relatives à la cession d’actions par les gérants figure au § 2.10.2.3.
Âge 55 ans (1) (3 juillet 1970) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 11 638 en pleine propriété et 30 en usufruit inscrites au nominatif Date de première nomination 5 juin 2013 Échéance du mandat en cours Indéterminée | Axel Dumas Gérant Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Axel Dumas est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de Harvard Business School (AMP 179). Il est également titulaire d’une licence de philosophie et d’une maîtrise de droit des affaires. Il a débuté sa carrière chez BNP Paribas en Chine de 1995 à 1997, puis aux États-Unis de 1999 à 2003. M. Axel Dumas a rejoint le groupe Hermès en 2003. Il a occupé la fonction de directeur commercial France et a dirigé la division Bijouterie de 2006 à 2008, puis la division Maroquinerie-Sellerie de 2008 à 2011. Il a été nommé directeur général des opérations et membre du Comité exécutif le 2 mai 2011. Il a été nommé gérant par décision de l’Associé commandité en date du 4 juin 2013 (à effet du 5 juin 2013).
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Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲
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Dans les sociétés extérieures au groupe | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 |
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 49 792 en pleine propriété inscrites au nominatif Date de première nomination Du 27 décembre 1990 au 31 décembre 1994 et à nouveau depuis le 1er avril 2006 Échéance du mandat en cours Indéterminée | Émile Hermès SAS Gérante Représentée par son président, M. Henri-Louis Bauer | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Émile Hermès SAS est une société par actions simplifiée à capital variable, de droit français, dont les associés sont les descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse. Elle est représentée par son président, M. Henri-Louis Bauer. Émile Hermès SAS a pour objet principal d’être Associé commandité d’Hermès International. Son fonctionnement est présenté au § 2.3.1. Émile Hermès SAS est Associé commandité d’Hermès International depuis le 27 décembre 1990. Émile Hermès SAS a été nommée gérante à cette même date, fonction qu’elle a occupée jusqu’au 31 décembre 1994. Depuis le 1er avril 2006, elle est de nouveau gérante d’Hermès International et ce pour une durée indéterminée. Elle n’a exercé ni n’exerce aucun autre mandat dans une autre société. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Émile Hermès SAS
Sociétés françaises ▲
Sociétés étrangères ▲ Néant | Henri-Louis Bauer Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès
Sociétés françaises ▲ Néant
Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | Sociétés françaises
Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | Sociétés françaises Néant Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
La définition des Instances dirigeantes retenue depuis plusieurs années regroupe les comités mis en place par la Gérance depuis de nombreuses années pour l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales, à savoir :
Ce périmètre est conforme à la définition de l’article L. 23-12-1 du Code de commerce dans sa rédaction issue de la loi n° 2021-1774 du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle (dite loi Rixain).
Hermès International employant moins de 1 000 salariés, elle n’est pas assujettie aux obligations de la loi Rixain.
La politique de non-discrimination et de mixité femmes/hommes au sein des Instances dirigeantes est décrite au § 2.3.4.
Rôle | Composition au 31/12/2025 |
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|---|---|---|---|---|---|
La direction générale du groupe est assurée, autour du gérant, par une équipe de directeurs ayant chacun des attributions définies, et réunis au sein d’un Comité exécutif.
Sa mission est la direction opérationnelle et stratégique du groupe. Le Comité exécutif se réunit toutes les deux semaines. Sa composition reflète les principales expertises du groupe. | 10 MEMBRES | 33 % DE FEMMES (HORS GÉRANT) | 11 ans ANCIENNETÉ MOYENNE AU COMITÉ EXÉCUTIF | ||
22 ans ANCIENNETÉ MOYENNE DANS LE GROUPE | 58 ans ÂGE MOYEN 1 | ||||
M. Axel Dumas Gérant
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Évolutions au sein du Comité exécutif au cours de l’exercice 2025 :
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(1) Moyenne calculée d’après l’âge des membres du Comité exécutif, déterminé en années pleines au 31 décembre 2025. | ||
Nom Âge Date de naissance Nationalité | Date de nomination au Comité exécutif | Formation | Fonctions exercées dans le groupe Hermès (date de nomination) | Autres fonctions |
|---|---|---|---|---|
55 ans 1 03/07/1970 Française | 02/05/2011 | cf. § 2.3.2.2 |
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55 ans 1 31/10/1970 Française | 01/09/2013 | École supérieure du commerce extérieur de Paris (1992) Harvard Business School (AMP 184) | Directeur général commercial d’Hermès International (depuis le 01/09/2013) Directeur général d’Hermès Asie du Nord (2009) Directeur général d’Hermès Great Britain (2006) Directeur international d’Hermès Travel Retail (2001) Directeur Europe d’Hermès Travel Retail (1997) |
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50 ans 1 28/03/1975 Française | 12/10/2015 | Essec (1997) | Directrice générale de la communication (depuis le 12/10/2015) |
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59 ans 1 04/06/1966 Française | 01/10/2005 | Diplômé en arts visuels à la Brown University (1991) | Directeur artistique général (depuis le 01/10/2005) |
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64 ans 1 10/07/1961 Française | 01/06/2015 | EM Lyon (1983) Diplôme d’études supérieures comptables et financières | Directeur général gouvernance et développement des organisations (depuis le 01/06/2015) Directeur général pôle artisanal d’Hermès Sellier (2008) Directeur général de Holding Textile Hermès (2001) Directeur général de Bucol (1998) Directeur général de Sport Soie (1994) Directeur audit interne et fiscalité d’Hermès International (1991) | Président de la Fondation d’entreprise Hermès (depuis le 08/02/2016) |
54 ans 1 01/02/1971 Française | 01/07/2014 | Neoma Business School (1993, Rouen) MBA de la London School of Economics, NYU Stern et HEC (2011, TRIUM) | Supervision du métier Parfum et Beauté (depuis le 01/11/2025) Directeur général métiers Maroquinerie-Sellerie (2024) Directeur général métiers (Hermès Femme, Hermès Homme, Hermès Bijouterie, Hermès Soie et Textiles et Hermès Maison) systèmes d’information et data (depuis le 01/04/2019) Directeur général projets digitaux et e-commerce d’Hermès International (2014) Directeur général d’Hermès Femme (2012) Directeur général Europe d’Hermès International (2009) Directeur commercial groupe d’Hermès International (2007) Directeur général d’Hermès France au sein d’Hermès Sellier (2004) Directeur développement industriel d’Hermès International (2002) Chargé de mission auprès du président d’Hermès Sellier (1999) Contrôleur financier au sein d’Hermès Sellier (1995) | Administrateur de la société Icicle Carven China France (« ICCF ») (depuis le 23/11/2023) |
62 ans 1 14/03/1963 Française | 01/06/2015 | Neoma Business School (1986, Rouen) Diplôme d’études supérieures comptables et financières | Directeur général finances d’Hermès International (depuis le 01/06/2015) Directeur financier du groupe (2007) Directeur de la consolidation et du contrôle financier (2006) |
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56 ans 1 30/03/1969 Britannique | 01/03/2022 | Université de Glasgow Maîtrise de psychologie & management (1990) Université Panthéon-Sorbonne Paris I Mastère RH (1994) Insead (2004) | Directrice des ressources humaines groupe (depuis le 17/06/2019) Membre du Conseil de surveillance (de 2016 à 2019) Membre du Comité d’audit et des risques (de 2016 à 2019) Membre du Comité RNG-RSE (de 2017 à 2019) | Coface – Administratrice indépendante et présidente du Comité des nominations, des rémunérations et de la RSE (depuis le 01/07/2014) |
68 ans 1 14/10/1957 Française | 01/01/2005 | Diplômé de droit et de sciences politiques à Paris (1978) et diplômé de l’Essec (1982) | Directeur général pôle Amont et Participations (depuis le 02/05/2011) Président de John Lobb (2007) Directeur général adjoint d’Hermès International (2006) Directeur général des métiers d’Hermès Sellier (2004) Directeur général de La Montre Hermès (1999) Directeur commercial et marketing de La Montre Hermès (1997) | Président du Comité Colbert (de juin 2016 à juin 2022) Président du Comité stratégique de la filière Mode et Luxe (de 2018 à 2023) |
56 ans 1 24/12/1969 Française | 01/03/2022 | Institut d’études politiques de Paris économie et finance (diplômée en 1993) Université Paris X Maîtrise d’histoire économique (1991) Hypokhâgne Khâgne lettres modernes (1988-1989) | Directrice générale des métiers Hermès Maroquinerie- Sellerie (depuis le 01/11/2025), Horizons, IDO et petit h (depuis le 01/04/2024) Présidente du Conseil d’administration (depuis le 06/06/2019) du Comptoir Nouveau de la Parfumerie (Hermès Parfum et Beauté) Directrice générale du Comptoir Nouveau de la Parfumerie (Hermès Parfum et Beauté) (2015) | Administratrice de la FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté) Administratrice du SFP (Syndicat français de la parfumerie) |
(1) Les âges indiqués sont déterminés en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. | ||||
Rôle | Composition au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|---|
Le Comité des opérations, qui reporte à la Gérance, réunit certains membres du Comité exécutif et les dirigeants des principaux métiers et zones géographiques et des fonctions commerciales et support du groupe. | 24 MEMBRES
| 67 % DE FEMMES | 21 % DE NATIONALITÉS ÉTRANGÈRES |
Sa mission est :
Le Comité des opérations se réunit deux ou trois fois par an. |
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Composition du Comité des opérations au 31 décembre 2025 | ||
|---|---|---|
Membres du Comité exécutif (cf. § 2.3.3.1) | ||
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Dirigeants Métiers | ||
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Dirigeants Zones géographiques | ||
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Dirigeants Fonctions commerciales et supports | ||
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Évolutions au sein du Comité des opérations au cours de l’exercice 2025
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(1) Membres de nationalité étrangère. | ||
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce, nous précisons ci-après la manière dont la société recherche une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du comité mis en place, le cas échéant, par la Gérance en vue de l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales et sur les résultats en matière de mixité dans les 10 % de postes à plus forte responsabilité.
Le Conseil de surveillance a pour mission, depuis 2018, de s’assurer que les gérants mettent en œuvre une politique de non-discrimination et de diversité au sein des Instances dirigeantes.
L’article 8 du Code Afep-Medef recommande aux Conseils de déterminer des objectifs de mixité au sein des Instances dirigeantes.
Le guide d’application du HCGE précise que dans les sociétés en commandite par actions :
Depuis 2020, la Gérance a fixé des objectifs de mixité de la société comme suit :
Objectif de mixité globale des Instances dirigeantes : que la proportion des membres de chaque sexe soit au moins égale à 40 %. Le périmètre des Instances dirigeantes retenu regroupe les comités mis en place par la Gérance depuis de nombreuses années pour l’assister régulièrement dans l’exercice de ses missions générales, à savoir :
Horizon de temps : la proportion fixée étant déjà atteinte depuis 2019, la Gérance s’est fixée de pérenniser (c’est-à-dire maintenir à moyen et long termes) la mixité actuelle.
Plan d’action : la société favorise depuis plusieurs années la mixité des effectifs de cadres dirigeants, ce qui devrait faciliter la réalisation de cet objectif.
La politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance est décrite au § 2.4.3.
Le tableau ci-dessous présente la mixité au sein des Instances dirigeantes, au sein du Conseil de surveillance et dans la catégorie des cadres dirigeants :
| Au 31 décembre 2025 |
| Au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|
Instances dirigeantes (Comité exécutif et Comité des opérations, hors gérant) |
|
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|
Proportion de femmes | 60 % | 18/30 | 59 % |
Proportion d’hommes | 40 % | 12/30 | 41 % |
Féminisation globale |
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|
Conseil de surveillance (hors les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés) | 46 % |
| 50 % |
Comité RNG-RSE | 33 % |
| 67 % |
Comité d’audit et des risques | 75 % |
| 40 % |
Cadres dirigeants 1 | 49 % |
| 48 % |
| |||
Le groupe est fondamentalement attaché aux principes de reconnaissance et de respect, indépendamment de l’origine, du genre, de la situation familiale et du métier de chacun. Ces principes sont formalisés dans la charte éthique du groupe, garante de l’objectivité et de l’égalité des chances, de la promotion des diversités et de l’inclusion dans le recrutement, les évolutions de carrière et la gestion quotidienne (disponible sur https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites/).
La politique « Hermès Employeur Responsable » s’articule autour de deux principes essentiels :
En 2025, le groupe s’est doté d’un corpus de politiques sociales formalisées, parmi lesquelles figure une politique en matière de diversité, équité et inclusion (DEI). Celle‑ci s’articule autour des axes structurants suivants :
Cette politique traduit l’engagement de l’ensemble des acteurs de la maison en faveur d’un environnement de travail inclusif, dans lequel chacune et chacun peut trouver sa place, contribuer pleinement et s’épanouir dans le respect des autres.
Elle constitue un cadre de référence pour l’action des différents acteurs concernés (managers, équipes RH, référents et ambassadeurs DEI et handicap) et guide la mise en œuvre de leurs initiatives et actions locales.
Elle guide les actions des différents acteurs (managers, RH, référents et ambassadeurs DEI et handicap) dans leurs actions et initiatives locales.
En France, des accords et plans d’action relatifs à l’égalité professionnelle sont régulièrement renouvelés pour garantir :
En application de l’article L. 1142-8 du Code du travail, Hermès International a publié le 3 mars 2026 l’index de l’égalité professionnelle femmes/hommes 2025 qui est égal à 99/100.
Cet index comprend les cinq indicateurs suivants (dans la parenthèse figurent les résultats obtenus pour chaque indicateur) :
La méthodologie de calcul de l’index intègre l’intégralité des rémunérations versées (fixe + avantages).
L’index global, moyenne pondérée, du groupe de l’année 2025 est égal à 94/100.
De nombreuses actions concrètes sont mises en place en faveur de l’égalité professionnelle et de la diversité.
Depuis 2019, Hermès a harmonisé ses pratiques internationales en matière de congé maternité en définissant une durée minimale de congé maternité de 16 semaines, avec le maintien de la rémunération de base à 100 % et la généralisation de la prise en charge à 100 % des frais de santé liés à la maternité. De plus, afin d’offrir un cadre toujours plus inclusif de la parentalité et de soutenir la carrière professionnelle des femmes, le groupe propose un congé paternité ou d’accueil de l’enfant pour les collaborateurs en France en maintenant à 100 % la rémunération des personnes concernées. Cette politique a été étendue au 1er janvier 2023 au reste des filiales dans le monde.
L’accord « Concilier les temps de vie », applicable à l’ensemble des entités françaises depuis janvier 2024, propose un dispositif complet structuré autour de trois axes :
Depuis 2021, « Hécate » poursuit son objectif : la création d’un espace d’écoute et de confiance où s’exprimer, se nourrir et se développer. Hécate se mobilise autour de trois axes : le maillage, l’inspiration et le développement. La communauté étend son maillage et compte aujourd’hui plus de 300 femmes qui se retrouvent lors d’événements, permettant d’aborder différents thèmes. Le réseau a poursuivi ses travaux en 2025 pour favoriser la diversité et l’inclusion à tous les niveaux de l’organisation. Parmi les réalisations concrètes de ce réseau, peuvent être cités :
Le groupe déploie par ailleurs une politique de prévention et de lutte contre les discriminations ambitieuse. En matière de formation et de sensibilisation, le groupe a mis en place un programme dénommé « Alterego », qui porte sur l’intégration et le management des diversités. Il est obligatoire pour tous les Comités de direction et managers de proximité. Ce programme d’une journée alterne approche théorique et approche ludique, permettant la prévention et l’identification de toutes les formes de discrimination (directes, indirectes ou encore involontaires) et réaffirmant une tolérance zéro du groupe à l’égard de ce type de pratiques. Le groupe a également constitué un réseau de 150 référents formés sur le harcèlement et les agissements sexistes. En 2025, une journée de cohésion et de développement des référents a été organisée. Elle a permis de fédérer cette communauté et de les outiller davantage dans leur rôle par des ateliers de mises en situation.
Le groupe poursuit ses engagements en faveur de l’intégration professionnelle et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap. Les résultats observés témoignent d’une dynamique positive en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité. En 2025, le taux d’emploi direct des personnes en situation de handicap s’établit à 7,99 %, représentant plus de 1 000 collaborateurs disposant d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Par ailleurs, le volume d’achats de prestations auprès des structures adaptées et du secteur aidé atteint 8,4 millions d’euros en 2025, traduisant le soutien actif du groupe à l’économie inclusive. En 2025, ces engagements se sont concrétisés par de nombreuses initiatives opérationnelles à l’échelle internationale. Le groupe a notamment organisé le troisième Séminaire mondial des référents Diversité & Inclusion, favorisant le partage de bonnes pratiques. Plus de 150 opérations « DuoDay » ont été réalisées, dont 10 en Corée, et des journées de recrutement dédiées aux personnes en situation de handicap ont été organisées dans plusieurs pays, notamment en Chine, en Suisse et en Italie. Par ailleurs, un Forum Handi’Cap consacré à la santé mentale et aux handicaps psychiques a réuni plus de 400 participants, et le groupe a pris part à neuf forums emploi dédiés au handicap, confirmant ainsi son engagement constant en faveur de l’inclusion et de l’égalité des chances.
Il est à noter que l’existence de deux gérants, dont une personne morale, garantit l’absence de vacance soudaine de la Gérance.
Le plan de succession du président du Conseil de surveillance est présenté au § 2.4.4.
Un plan de succession a été établi pour la Gérance en 2016. Ce plan de succession, qui fait l’objet depuis 2019 d’un mémorandum écrit, couvre :
Chaque année, le Comité RNG-RSE procède au réexamen annuel de ce plan. Début 2026, il a pris acte qu’il restait inchangé et a maintenu son appréciation selon laquelle ce plan est compréhensible, de bonne qualité et suffisamment protecteur pour assurer la continuité de la bonne marche des affaires.
Un processus de Talent review, annuel, a été déployé partout dans le groupe depuis 2020, avec les objectifs suivants :
Cette revue des talents couvre la succession des membres du Comité exécutif et des membres du Comité des opérations.
La revue des talents et les plans de succession de la Gérance et du président du Conseil de surveillance sont présentés au Comité RNG-RSE tous les ans.
Nombre de membres du Conseil de surveillance
Le Conseil de surveillance est composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés). Ces membres sont choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant (article 18.1 des statuts). Ils sont nommés par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires.
Le Code Afep-Medef qualifie le président et les membres du Conseil de surveillance de « mandataires sociaux non exécutifs ». Le Conseil de surveillance ne comprend donc aucun dirigeant mandataire social.
Lors des renouvellements du Conseil de surveillance, le nombre de ses membres est fixé par décision de l’Associé commandité.
Deux membres (une femme et un homme) du Conseil de surveillance représentant les salariés du groupe sont désignés par le Comité de groupe conformément aux dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce.
La politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance est décrite au § 2.4.3.
Le processus de sélection des membres du Conseil de surveillance nommés par l’Assemblée générale se déroule de la manière suivante :
Cette sélection est réalisée en considérant les qualités personnelles et professionnelles des candidats et en s’assurant qu’ils sont à même de respecter les principes directeurs d’exercice des fonctions de membre du Conseil de surveillance édictés par le règlement intérieur (article 2.2.2.1).
En application de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, un Conseil de surveillance de plus de huit membres doit désigner deux représentants des salariés en respectant la parité.
Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
Chaque organisation syndicale au niveau du groupe peut présenter une candidature par l’intermédiaire de son représentant syndical au Comité de groupe.
Chaque Comité économique et social peut désigner un candidat par vote à bulletin secret.
Par exception, les sociétés de plus de 300 collaborateurs peuvent présenter deux candidats (nécessairement une femme et un homme).
Les candidatures présentées par les organisations syndicales représentatives et par les instances représentatives du personnel sont examinées par le Comité de groupe qui désigne, en deux tours, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés en respectant la parité.
Ainsi, la désignation des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, élus ou désignés en application de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, respecte l’obligation de représentation équilibrée des femmes et des hommes mentionnée à l’article L. 225-69-1 du même code.
Le Conseil de surveillance est composé depuis fin 2019 de deux membres représentant les salariés (une femme et un homme).
Mme Dominique Senequier a atteint 12 ans de mandat le 4 juin 2025 et perdu, de ce fait, sa qualité de membre du Conseil indépendant selon les critères du Code Afep-Medef. Hermès International ayant toujours appliqué strictement cette règle, ce mandat n’a donc pas été renouvelé.
Par ailleurs, M. Alexandre Viros a fait part au Conseil de surveillance de son souhait de mettre fin à son mandat à l’issue de l’Assemblée générale du 30 avril 2025, ceci afin de se consacrer à ses nouveaux projets professionnels.
En conséquence, le processus de sélection a été mis en œuvre en 2024 et 2025, dans le cadre des remplacements susmentionnés. Ainsi, le Conseil de surveillance a mandaté un conseil en recrutement afin d’aider à l’identification des candidat(e)s. Les profils retenus par le conseil en recrutement ont été présentés au président du Conseil de surveillance ainsi qu’à un membre du Comité RNG-RSE pour une première rencontre, suivie d’une rencontre des autres membres du Comité RNG-RSE et de la Gérance. Ce processus a permis au Conseil de surveillance du 13 février 2025 d’arrêter les candidatures proposées à la nomination à l’Assemblée générale du 30 avril 2025 : Mme Cécile Béliot-Zind, M. Jean-Laurent Bonnafé et M. Bernard Émié.
Ces trois candidatures ont toutes été approuvées par l’Assemblée générale du 30 avril 2025 :
S’agissant des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, le processus de désignation a été mis en œuvre fin 2025 à l’échéance des mandats en cours (cf. § 2.4.5.3). Ainsi, le 18 novembre 2025 :
Mme Monique Cohen atteindra 12 ans de mandat le 3 juin 2026 et perdra, de ce fait, sa qualité de membre du Conseil indépendant selon les critères du Code Afep-Medef. Hermès International ayant toujours appliqué strictement cette règle, ce mandat ne sera donc pas renouvelé.
En conséquence, le processus de sélection, initié en 2024, s’est poursuivi en 2025, dans le cadre de ce remplacement. Ainsi, le Conseil de surveillance a mandaté un conseil en recrutement afin d’aider à l’identification des candidat(e)s. Les profils retenus par le conseil en recrutement ont été présentés au président du Conseil de surveillance ainsi qu’à un membre du Comité RNG-RSE pour une première rencontre, suivie d’une rencontre des autres membres du Comité RNG-RSE et de la Gérance. Ce processus a permis au Conseil de surveillance du 11 février 2026 d’arrêter la candidature proposée à la nomination à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 : Mme Lucia Sinapi-Thomas.
Cette candidature, dont le détail est présenté au chapitre 8 « Assemblée générale du 17 avril 2026 » – exposé des motifs de la 16e résolution, respecte l’ensemble des principes directeurs d’exercice des fonctions de membre du Conseil de surveillance tels que prévus par le règlement intérieur, ainsi que la politique de diversité du Conseil de surveillance décrite au § 2.4.3.
Le Conseil de surveillance nomme, parmi ses membres, un président, personne physique, et deux vice-présidents (article 19.2 des statuts) dont les missions sont décrites respectivement au § 2.5.1.2 et au § 2.5.1.3.
Conformément à l’article 2.1.9 du règlement intérieur du Conseil de surveillance, les vice-présidents sont présidents d’un des deux comités. Le 30 avril 2025, Mme Dominique Senequier, présidente du Comité RNG-RSE, a été remplacée à cette fonction par Mme Estelle Brachlianoff. Par ailleurs, Mme Monique Cohen, présidente du Comité d’audit et des risques et donc vice-présidente du Conseil de surveillance, sera pour sa part remplacée dans ses fonctions par Mme Lucia Sinapi-Thomas, sous réserve de la nomination de cette dernière par l’Assemblée générale du 17 avril 2026.
Catégorie | Modalités de nomination | Durée du mandat | Nombre |
|---|---|---|---|
Membres du Conseil | Nomination par l’Assemblée générale des actionnaires | 3 ans (jusqu’à l’issue de la troisième Assemblée générale ordinaire annuelle suivant celle de leur nomination) | 13 |
Membres du Conseil représentant les salariés | Désignation par le Comité de groupe | 3 ans (à compter de la date de leur désignation) | 2 |
La durée du mandat des membres du Conseil de surveillance est de trois ans (article 18.2 des statuts).
Cette durée peut être inférieure :
Depuis l’Assemblée générale du 2 juin 2009, la société a instauré, conformément aux recommandations du Code Afep-Medef, un renouvellement des membres du Conseil de surveillance par tiers chaque année des membres nommés par l’Assemblée générale.
En cas de vacance, le Conseil de surveillance peut procéder, lorsque les conditions légales sont réunies, à la nomination d’un nouveau membre du Conseil à titre provisoire, et sous réserve de ratification de la plus prochaine Assemblée générale ordinaire, pour la durée du mandat restant à courir de son prédécesseur.
Le règlement intérieur (article 2.2.1) prévoit depuis son adoption en 2009 l’obligation pour les membres du Conseil de surveillance (à l’exception des membres représentant les salariés qui en sont dispensés) de posséder un nombre relativement significatif d’actions inscrites au nominatif. Ce nombre avait été fixé à l’origine à 200 actions, puis rabaissé en 2019 (compte tenu du cours de Bourse élevé de l’action Hermès International) à 100 actions. Compte tenu de l’évolution du cours de Bourse de l’action Hermès International depuis 2019, le Conseil de surveillance a, le 13 février 2025, décidé de modifier son règlement intérieur et d’abaisser le seuil de détention, pour le passer de 100 actions à 50 actions. Au cours de Bourse de l’action Hermès International au 31 décembre 2025 (2 122 €), cela constitue un investissement significatif pour les membres du Conseil, en ligne avec l’esprit du Code Afep-Medef et du règlement intérieur.
Le Conseil de surveillance a par ailleurs introduit une exemption à cette obligation de détention de 50 actions. Celle-ci couvre le cas où un membre serait soumis à des règlementations, directives ou politiques internes spécifiques et/ou sectorielles imposant des restrictions sur de telles détentions, l’empêchant d’atteindre le seuil minimum requis par le règlement intérieur. Dans cette hypothèse, le membre concerné devra fournir la preuve de cette restriction et informera le Conseil de surveillance de sa situation. Il devra régulariser sa situation et se conformer à l’obligation de détention d’actions Hermès International si sa situation évolue en cours de mandat. En tout état de cause, chaque membre du Conseil de surveillance doit a minima détenir une action de la Société, conformément aux dispositions de l’article 18.2 des statuts.
Le nombre d’actions détenues par chaque membre du Conseil de surveillance figure au § 2.10.1.
L’information concernant les restrictions relatives à la cession d’actions par les membres du Conseil de surveillance figure au § 2.10.2.3.
En application de l’article 18.3 des statuts : « Nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance si, ayant dépassé l’âge de 75 ans, sa nomination a pour effet de porter à plus du tiers le nombre des membres ayant dépassé cet âge » (limite d’âge collective).
Depuis 2021, le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.1.7.1) prévoit, à titre de règle interne, que nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance ou voir son mandat renouvelé s’il a atteint l’âge de 80 ans (limite d’âge individuelle).
Le président et les vice-présidents ne sont soumis à aucune limite d’âge autre que la limite d’âge applicable à tous les membres du Conseil (individuelle et collective).
Aucun membre du Conseil de surveillance n’a atteint l’âge de 75 ans et le plus âgé d’entre eux avait 69 ans en 2025.
La répartition des membres du Conseil par tranche d’âge est détaillée au § 2.4.1.
En application de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés du groupe (une femme et un homme) siègent au Conseil avec voix délibérative.
Le processus de sélection des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est décrit au § 2.4.2.1.2.
Ils ont le même statut, les mêmes droits et les mêmes obligations que tout autre membre du Conseil de surveillance, notamment de confidentialité. Ils sont tenus de respecter le règlement intérieur du Conseil.
Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas comptabilisés pour la détermination du nombre minimum et du nombre maximum des membres du Conseil de surveillance, ni pour le calcul de la mixité du Conseil ou de la proportion de membres indépendants.
La durée de leur mandat de membre du Conseil de surveillance est de trois ans.
Par exception à la règle prévue à l’article 18.1 des statuts, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas tenus d’être actionnaires.
Ils disposent d’un crédit d’heures de 15 heures par réunion (plus le temps de la réunion) pour exercer leur mandat.
En application de l’article L. 225-30-2 du Code de commerce, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés bénéficient d’une formation adaptée à l’exercice de leur mandat, à la charge de la société. Cette formation doit leur assurer l’acquisition et le perfectionnement des connaissances et techniques nécessaires à l’exercice de leur mandat. Elle porte principalement sur le rôle et le fonctionnement du Conseil de surveillance, les droits et obligations des membres du Conseil de surveillance et leur responsabilité ainsi que sur l’organisation et les activités du groupe.
Ce temps de formation, dont la durée ne peut être inférieure à 40 heures par an, n’est pas imputable sur le crédit d’heures. Une fraction de ce temps de formation est effectuée au sein du groupe, mais l’essentiel est réalisé par un organisme de formation externe (et notamment par l’IFA). Après avoir recueilli l’avis favorable des membres concernés, le Conseil de surveillance détermine en début de chaque année le programme de formation pour l’année.
Lors de la troisième année de leur mandat, qui a expiré le 15 novembre 2025, Mme Anne-Lise Muhlmeyer et M. Prescience Assoh ont suivi le programme de formation suivant :
Conformément aux dispositions de l’article L. 2312-75 du Code du travail, un membre titulaire du Comité social et économique (CSE) désigné par ce dernier assiste avec voix consultative à toutes les séances du Conseil de surveillance (réunions et visites de site). Le CSE a décidé de mettre en place une rotation afin de permettre à plusieurs représentants du CSE d’y siéger pendant une année chacun.
Le représentant du CSE reçoit au même moment les mêmes documents que ceux remis aux membres du Conseil de surveillance. En séance, il a la possibilité de prendre la parole et de donner son avis sur les questions figurant à l’ordre du jour.
Le Conseil de surveillance est composé de membres, dont au moins un tiers d’indépendants, présentant des qualifications ou un parcours professionnel permettant de contribuer efficacement aux travaux du Conseil de surveillance, en tant qu’instance collégiale, dans tous ses domaines d’intervention et à la qualité des débats.
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce, nous vous informons de la politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance au regard de critères tels que l’âge, le sexe ou les qualifications et l’expérience professionnelle, et vous donnons une description des objectifs de cette politique, de ses modalités de mise en œuvre et des résultats obtenus au cours de l’exercice écoulé.
Le Comité RNG-RSE a reçu depuis 2011 pour mission de formuler au Conseil de surveillance des recommandations quant à l’évolution de la composition du Conseil.
Le Conseil de surveillance s’est fixé des objectifs ou des principes en matière de taille optimale du Conseil, de limite d’âge, de nombre de membres indépendants et de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, expériences internationales, expertises…) et a progressivement fait évoluer sa composition pour y parvenir.
Les travaux menés ont été décrits dans chaque document de référence/document d’enregistrement universel ultérieur.
Fin 2020, le Conseil de surveillance a approuvé la politique de diversité appliquée aux membres du Conseil de surveillance en tenant compte de l’évolution de la composition du Conseil au cours des dernières années, comme détaillé au § 2.4.3.2.
Fin 2025, il a confirmé la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance.
C’est cette politique de diversité qui a été appliquée dans le cadre de la recherche de nouveaux membres du Conseil de surveillance en 2024 et 2025.
Taille (nombre de membres du Conseil) | 15 membres maximum |
En application de l’article 18.1 des statuts, le Conseil de surveillance est composé de trois à 15 membres nommés par l’Assemblée générale (hors les membres représentant les salariés). Objectif : Maintenir la taille du Conseil à 15 membres maximum, ceci afin de préserver l’efficacité du Conseil et d’assurer une représentation équilibrée d’hommes et de femmes et de satisfaire aux recommandations de place en matière de proportion de membres indépendants. Cet objectif pourrait être réexaminé si de nouvelles contraintes conduisaient à devoir revoir la taille du Conseil. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Depuis avril 2025, le Conseil est composé de 13 membres nommés par l’Assemblée générale et deux membres représentant les salariés, désignés par le Comité de groupe. | |
Âge | Moyenne d’âge : 56 ans |
En application de l’article 18.3 des statuts : le nombre de membres ayant dépassé 75 ans ne peut dépasser le tiers (limite d’âge collective). Depuis 2021, en application de l’article 2.1.7.1 du règlement intérieur du Conseil, à titre de règle interne, nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance ou voir son mandat renouvelé s’il a atteint l’âge de 80 ans (limite d’âge individuelle). Objectif : Maintenir la règle statutaire actuelle de limite d’âge qui est satisfaisante. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Au 31 décembre 2025 :
| |
Représentation des femmes et des hommes 1 | 46 % de femmes 1 |
L’article L. 22-10-74 du Code de commerce exige une proportion de chaque sexe qui ne peut être inférieure à 40 %. Objectif : Maintenir une proportion de femmes et d’hommes conforme aux exigences légales. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Depuis avril 2025 : 46 % de femmes et 54 % d’hommes ; l’exigence légale est donc dépassée. Conformité avec la directive Women on Board : la composition du collège des membres du Conseil de surveillance est conforme à la directive Women on Board (avec 46 % de femmes et 54 % d’hommes) et celle du collège des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est également conforme à la directive Women on Board (avec 50 % de femmes et 50 % d’hommes). | |
Nombre de membres indépendants 1 | 1/3 d’indépendants |
En application de l’article 10.3 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022, la part des membres du Conseil de surveillance indépendants doit être d’au moins un tiers dans les sociétés contrôlées au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce. Cette proportion minimum est reprise dans le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.1.5.3). Objectif : Maintenir la proportion de membres indépendants qui donne satisfaction et est conforme aux recommandations de place. Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : La proportion d’un tiers de membres indépendants est respectée depuis sa mise en place en 2009. Au 31 décembre 2025, la composition du Conseil de surveillance a évolué en passant à cinq membres indépendants sur 13 nommés par l’Assemblée générale. | |
| |
Nationalités, expériences et expertises |
Objectifs :
Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus : Au 31 décembre 2025 :
|
31/12 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
Membres nommés par l’Assemblée générale | 12 | 12 | 13 |
Membres représentant les salariés nommés par le Comité de groupe | 2 | 2 | 2 |
Femmes 1 | 50 % | 50 % | 46 % |
Hommes 1 | 50 % | 50 % | 54 % |
| |||
Un plan de succession du président du Conseil de surveillance a été arrêté en 2018.
Ce plan de succession, qui fait l’objet depuis 2019 d’un mémorandum écrit, couvre :
Début 2026, le président du Consei de surveillance est de nouveau venu présenter les détails de son plan de succession aux membres du Comité RNG-RSE. Celui-ci a pris acte des informations communiquées et a confirmé son appréciation selon laquelle ce plan est de bonne qualité et bien adapté.
Le plan de succession du président du Conseil de surveillance a été co-signé par Mme Estelle Brachlianoff, puis a été placé dans deux enveloppes scellées dont une a été remise à la présidente du Comité RNG-RSE et l’autre à la direction juridique.
La société est dotée d’un Conseil de surveillance composé de 15 membres, dont :
13 membres sont nommés par l’Assemblée générale parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant.
Les dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce étant applicables à la société, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés sont désignés par le Comité de groupe compte tenu du rôle de cette instance de représentation des collaborateurs qui est l’interlocuteur privilégié de la direction et dont les membres sont issus des Comités sociaux et économiques des sociétés du groupe.
Tous les membres du Conseil de surveillance sont de nationalité française, à l’exception de Mme Olympia Guerrand (de nationalités française et portugaise).
M. Nicolas Huonic, directeur juridique droit des sociétés et boursier et déontologue, est secrétaire du Conseil de surveillance.
Informations personnelles | Nombre | Expérience |
| Position au sein du Conseil |
| Participation à des comités de Conseil | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Sexe, nationalité, âge 1, date de naissance | Nombre | Indépendance 2 | Date initiale de nomination | Échéance du mandat | Ancienneté au Conseil 1 | Comité d’audit et des risques | Comité | |||
Membres du Conseil de surveillance nommés par l’Assemblée générale | ||||||||||
Éric de Seynes (H) (président) Nationalité française 65 ans – 09/06/1960 | 226 (NP) 285 |
|
|
| 07/06/2010 03/03/2011 (président) | AG 2026 | 15 ans |
|
|
|
Estelle Brachlianoff (F) (vice-présidente) Nationalité française 53 ans – 26/07/1972 | 100 | 1 Veolia | ✓ |
| 04/06/2019 | AG 2028 | 6 ans |
| ✓ | ✓ (présidente) |
Monique Cohen (F) (vice-présidente) Nationalité française 69 ans – 28/01/1956 | 250 | 2 BNP Paribas Safran | ✓ |
| 03/06/2014 | AG 2026 | 11 ans |
| ✓ (présidente) |
|
Cécile Béliot-Zind (F) Nationalité française 50 ans – 27/08/1974 | 50 |
| ✓ |
| 30/04/2025 | AG 2028 | 1 an |
| ✓ |
|
Jean-Laurent Bonnafé (H) Nationalité française 64 ans – 14/07/1961 | 1 3 | 1 BNP Paribas | ✓ |
| 30/04/2025 | AG 2028 | 1 an |
|
| ✓ |
Dorothée Altmayer (F) Nationalité française 64 ans – 01/03/1961 | 200 |
|
|
| 06/06/2017 | AG 2026 | 8 ans |
|
|
|
Charles-Éric Bauer (H) Nationalité française 61 ans – 09/01/1964 | 71 748 |
|
|
| 03/06/2008 | AG 2028 | 17 ans |
|
|
|
Matthieu Dumas (H) Nationalité française 53 ans – 06/12/1972 | 1 433 (US) 30 |
|
|
| 03/06/2008 | AG 2027 | 17 ans |
|
| ✓ |
Bernard Émié (H) Nationalité française 67 ans – 06/09/1958 | 5 |
| ✓ |
| 30/04/2025 | AG 2027 | 1 an |
|
|
|
Blaise Guerrand (H) Nationalité française 42 ans – 04/06/1983 | 200 |
|
|
| 29/05/2012 | AG 2027 | 13 ans |
|
|
|
Julie Guerrand (F) Nationalité française 50 ans – 26/02/1975 | 6 825 |
|
|
| 02/06/2005 | AG 2028 | 20 ans |
|
|
|
Olympia Guerrand (F) Nationalités française et portugaise 48 ans – 07/10/1977 | 600 |
|
|
| 06/06/2017 | AG 2027 | 8 ans |
|
|
|
Renaud Momméja (H) Nationalité française 63 ans – 20/03/1962 | 3 959 (US) 109 944 |
|
|
| 02/06/2005 | AG 2026 | 20 ans |
| ✓ |
|
Membres du Conseil de surveillance représentant les salariés désignés par le Comité de groupe | ||||||||||
Prescience Assoh (H) Nationalité française 42 ans – 26/01/1983 | 24 4 |
| n/a 5 |
| 15/11/2022 | 18/11/2028 | 3 ans |
|
|
|
Laurence Dunand- Nationalité française 46 ans – 07/02/1972 | 84 4 |
| n/a 5 |
| 18/11/2025 | 18/11/2028 | 0 an |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Moyenne : 9 ans |
|
|
| |
| ||||||||||
Chaque membre du Conseil de surveillance est invité à déclarer sur l’honneur les domaines dans lesquels il dispose de compétences particulières. Cette déclaration intervient au moment de sa nomination et chaque année à l’occasion de la préparation du document d’enregistrement universel.
Les sept domaines proposés correspondent :
La matrice de compétences et d’expériences réalisée sur la base de ces déclarations fait l’objet d’une revue par le Comité RNG-RSE.
Le graphique « Principaux domaines de compétence et d’expérience des membres du Conseil désignés par l’Assemblée générale », au § 2.4.5.1, indique :
Une description des principaux domaines d’expertise et d’expérience de chaque membre du Conseil figure dans les fiches de présentation individuelle figurant au § 2.4.8.
| Critères permettant la validation d’une compétence |
|
|
|---|---|---|---|
● | Informatique |
| Formation ou expérience, technique ou managériale, de plusieurs années, en technologie de l’information. |
Cybersécurité |
| Formation ou expérience, technique ou managériale, de plusieurs années, sur des sujets de cybersécurité, de traitement des données ou encore de réseaux. | |
Digital/Intelligence artificielle/Nouvelles technologies/Innovation |
| Expertise et connaissances dans le secteur du digital, de la numérisation, des données et des technologies innovantes, de l’intelligence artificielle. Expérience de transformation digitale. | |
● | Expérience à l’international |
| Expérience professionnelle de plusieurs années à l’étranger ou à la tête de directions en charge ou présentes dans des marchés internationaux/ géographiquement variés. |
Marchés asiatiques |
| Connaissance plus spécifique du marché asiatique ou expérience professionnelle de plusieurs années dans un pays d’Asie. | |
Retail/E-commerce |
| Expertise et connaissances, expérience technique ou managériale de plusieurs années dans le secteur du Retail et de la distribution. Expérience de développement en matière d’e-commerce. | |
● | Ressources humaines/Enjeux sociaux |
| Diplôme en ressources humaines, en psychologie ou en sociologie. Expérience au sein d’une direction des ressources humaines ou en comité de société cotée traitant de ces sujets. Expérience en tant que dirigeant. |
Développement durable/Gestion des matières premières et des approvisionnements/Gestion des ressources et des déchets |
| Avoir suivi un corpus de formations sur ces sujets, parmi lesquelles celles proposées par Hermès (eau, forêt durable, développement durable, etc. – cf. § 2.5.6.1.2). Expérience au sein d’une direction développement durable ou équivalent. Expérience de membre d’un comité RSE de société cotée. Expérience en matière de stratégie de développement durable. | |
Changement climatique/Biodiversité |
| Avoir suivi un corpus de formations sur ces sujets, parmi lesquelles celles proposées par Hermès (changement climatique, biodiversité, bien-être animal, etc. – cf. § 2.5.6.1.2). Contribution significative au développement durable dans le cadre de ses activités ou réputé pour sa promotion d’activités durables dans l’économie en général. Expérience de membre d’un comité RSE de société cotée. | |
● | Juridique |
| Formation juridique ou expérience professionnelle dans un métier du droit. |
Éthique/Compliance |
| Expérience et connaissances théoriques en matière d’éthique, de droits humains, de conformité et de gouvernance. Membre d’un comité éthique de société cotée. | |
Gouvernance |
| Adhésion à l’IFA. Connaissances en gouvernance d’entreprise par le biais de formations. Expérience au sein d’un comité de gouvernance de société cotée. | |
● | Connaissance de l’histoire et de la culture de la maison Hermès |
| Descendant direct du fondateur, connaissance très complète de l’histoire et de la culture de la maison. |
● | Finance et audit |
| Expériences dans les secteurs de la banque, de l’investissement, de la finance d’entreprise, des restructurations, des fusions-acquisitions, des processus d’audit et de contrôle, de la gestion des risques mais aussi de la comptabilité. Membre d’un comité d’audit (ou équivalent) de société cotée. |
Contrôle interne/Contrôle de gestion |
| Expériences en contrôle interne et contrôle de gestion, dans une direction financière ou une direction générale. | |
Management des risques |
| Expérience dans le domaine de l’assurance ou dans l’établissement d’une cartographie des risques. Dirigeant d’entreprise. | |
● | Dirigeant de société cotée |
| Expérience de direction de plusieurs années au sein de sociétés cotées, en tant que directeur général, haut dirigeant ou à d’autres postes de direction. |
Dirigeant de société non cotée |
| Expérience de direction de plusieurs années au sein de sociétés non cotées, en tant que directeur général, haut dirigeant ou à d’autres postes de direction. | |
Administrateur de société cotée |
| Exercice d’un ou de plusieurs mandats dans une société cotée. | |
Administrateur de société non cotée |
| Exercice d’un ou de plusieurs mandats dans une société non cotée. |
| Matrice de compétences et d’expériences au 31/12/2025 1 | Conseil | Comités spécialisés | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Par | Par sous- | Taux global en % | Comité | Comité d’audit | ||
● | Informatique | 4 | 2 | 15,38 % | 2 | 1 |
Cybersécurité |
| 3 | 23,08 % | 2 | 1 | |
Digital/Intelligence artificielle/Nouvelles technologies/Innovation |
| 3 | 23,08 % | 2 | 2 | |
● | Expérience à l’international | 9 | 9 | 69,23 % | 2 | 4 |
Marchés asiatiques |
| 6 | 46,15 % | 1 | 2 | |
Retail/E-commerce |
| 5 | 38,46 % | 1 | 2 | |
● | Ressources humaines/Enjeux sociaux | 9 | 9 | 69,23 % | 3 | 4 |
Développement durable/Gestion des matières premières et des approvisionnements/Gestion des ressources et des déchets |
| 8 | 61,54 % | 3 | 4 | |
Changement climatique/Biodiversité |
| 5 | 38,46 % | 2 | 3 | |
● | Juridique | 10 | 3 | 23,08 % | 1 | 1 |
Éthique/Compliance |
| 4 | 30,77 % | 2 | 2 | |
Gouvernance |
| 9 | 69,23 % | 2 | 3 | |
● | Connaissance de l’histoire et de la culture de la maison Hermès | 8 | 8 | 61,54 % | 1 | 1 |
| Finance et audit | 10 | 9 | 69,23 % | 3 | 3 |
● | Contrôle interne/Contrôle de gestion |
| 6 | 46,15 % | 2 | 1 |
| Management des risques |
| 6 | 46,15 % | 1 | 2 |
| Dirigeant de société cotée | 12 | 2 | 15,38 % | 2 | 1 |
● | Dirigeant de société non cotée |
| 9 | 69,23 % | 3 | 3 |
Administrateur de société cotée |
| 3 | 23,08 % | 1 | 1 | |
| Administrateur de société non cotée |
| 11 | 84,61 % | 3 | 3 |
| ||||||
L’Assemblée générale du 30 avril 2025 a renouvelé les mandats de membre du Conseil de surveillance de Mmes Estelle Brachlianoff et Julie Guerrand, ainsi que de M. Charles-Éric Bauer, pour une durée de trois ans, expirant à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2028 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2027.
La même Assemblée générale 2025 a pris acte de la fin des mandats de membres du Conseil de surveillance de Mme Dominique Senequier et de M. Alexandre Viros et a nommé trois nouveaux membres du Conseil de surveillance : Mme Cécile Béliot-Zind et MM. Jean-Laurent Bonnafé et Bernard Émié.
Par ailleurs, en application des dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, le Comité de groupe, le 18 novembre 2025 :
|
| Départs | Nominations | Renouvellements |
|---|---|---|---|---|
2023 |
|
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|
|
2024 |
|
|
|
|
2025 |
|
|
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Modifications impliquant une diversification (en termes de féminisation, de nationalité ou d’expérience) ou une évolution en matière de gouvernance |
| Les changements intervenus ont permis :
| ||
La synthèse des mouvements intervenus dans la composition des comités du Conseil figure au § 2.6.1.2.
Mme Monique Cohen atteindra 12 ans de mandat le 3 juin 2026 et perdra, de ce fait, sa qualité de membre du Conseil indépendant selon les critères du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef.
Le Conseil de surveillance, en lien avec le Comité RNG-RSE, a donc organisé un processus de sélection (tel que détaillé au § 2.4.2.1.1 du présent document d’enregistrement universel) afin de proposer la nomination, à l’Assemblée générale du 17 avril 2026, d’un nouveau membre indépendant, en remplacement de Mme Monique Cohen. Le profil de cette candidate, Mme Lucia Sinapi-Thomas, est détaillé au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 16e résolution.
Le graphique « Nombre de mandats arrivant à échéance », figurant au § 2.4.1, indique le nombre de mandats arrivant à échéance au cours des trois prochaines années.
Échéance | Membre concerné |
| Mandat(s) concerné(s) | Fonctions impactées |
|---|---|---|---|---|
AG 2026 | Mme Monique Cohen 1 |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Vice-présidente du Conseil Présidente du Comité d’audit et des risques |
Mme Dorothée Altmayer |
| |||
M. Éric de Seynes | Président du Conseil | |||
M. Renaud Momméja | Membre du Comité d’audit et des risques | |||
AG 2027 | M. Matthieu Dumas |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Membre du Comité RNG-RSE |
M. Bernard Émié |
| |||
M. Blaise Guerrand |
| |||
Mme Olympia Guerrand |
| |||
AG 2028 | M. Charles-Éric Bauer |
| Membre du Conseil nommé par l’Assemblée générale | Membre du Comité d’audit et des risques |
Mme Cécile Béliot-Zind | Membre du Comité d’audit et des risques | |||
M. Jean-Laurent Bonnafé | Membre du Comité RNG-RSE | |||
Mme Estelle Brachlianoff | Vice-présidente du Conseil Présidente du Comité RNG-RSE Membre du Comité d’audit et des risques | |||
Mme Julie Guerrand |
| |||
Fin 2028 | M. Prescience Assoh |
| Membre du Conseil représentant les salariés désigné par le Comité de groupe |
|
Mme Laurence Dunand-Chatellet |
| |||
| ||||
Les mandats de quatre membres du Conseil de surveillance (Mmes Monique Cohen et Dorothée Altmayer et MM. Éric de Seynes et Renaud Momméja) viennent à expiration en 2026 et tous sauf Mme Monique Cohen ont souhaité se porter candidats à leur propre succession.
Il est proposé à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 de renouveler les mandats de Mme Dorothée Altmayer ainsi que ceux de MM. Éric de Seynes et Renaud Momméja pour la durée statutaire de trois ans, pour les raisons exposées au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 13e à 15e résolutions.
Comme indiqué ci-avant, le mandat de membre du Conseil de surveillance de Mme Monique Cohen, dont l’ancienneté au sein du Conseil de surveillance atteindra les 12 ans en 2026, ne sera pas proposé au renouvellement. Son mandat de membre du Conseil de surveillance prendra donc fin à l’issue de l’Assemblée générale du 17 avril 2026, de même que ses fonctions de vice-présidente du Conseil de surveillance et de présidente et membre du Comité d’audit et des risques.
Il est proposé à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 de nommer Mme Lucia Sinapi-Thomas en qualité de membre indépendant du Conseil de surveillance, pour un mandat de trois ans. Les éléments de présentation de Mme Lucia Sinapi-Thomas sont exposés au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 16e résolution.
Sous réserve de l’approbation de cette résolution par l’Assemblée générale des actionnaires, Mme Lucia Sinapi-Thomas deviendra vice-présidente du Conseil de surveillance et prendra la présidence du Comité d’audit et des risques.
Un membre du Conseil de surveillance est indépendant lorsqu’il n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la société, son groupe ou sa direction qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement (article 2.1.5. du règlement intérieur). Cette indépendance permet une liberté d’expression et de jugement qui contribue à la qualité des débats et des délibérations du Conseil.
Les critères d’indépendance de ses membres, formalisés depuis 2009 par le Conseil de surveillance, sont les suivants :
|
|
|---|---|
Critère 1 : | Salarié ou mandataire social au cours des cinq années précédentes Ne pas être ou ne pas avoir été au cours des cinq années précédentes :
|
Critère 2 : | Mandats croisés Ne pas être dirigeant mandataire social exécutif d’une société dans laquelle la société détient directement ou indirectement un mandat d’administrateur ou dans laquelle un salarié désigné en tant que tel ou un dirigeant mandataire exécutif social de la société (actuel ou l’ayant été depuis moins de cinq ans) détient un mandat d’administrateur. |
Critère 3 : | Relations d’affaires significatives Ne pas être client, fournisseur, banquier d’affaires, banquier de financement, conseil :
L’appréciation du caractère significatif ou non de la relation entretenue avec la société ou son groupe est débattue par le Conseil et les critères quantitatifs et qualitatifs ayant conduit à cette appréciation (continuité, dépendance économique, exclusivité, etc.) explicités dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise. |
Critère 4 : | Lien familial Ne pas avoir de lien familial proche avec un mandataire social. |
Critère 5 : | Commissaire aux comptes Ne pas avoir été Commissaire aux comptes de la société au cours des cinq années précédentes. |
Critère 6 : | Durée de mandat supérieure à 12 ans Ne pas être administrateur de la société depuis plus de 12 ans. La perte de la qualité d’administrateur indépendant intervient à la date des 12 ans. |
Critère 7 : | Statut du dirigeant mandataire social non exécutif Un dirigeant mandataire social non exécutif ne peut être considéré comme indépendant s’il perçoit une rémunération variable en numéraire ou des titres ou toute rémunération liée à la performance de la société ou du groupe. |
Critère 8 : | Statut de l’actionnaire important Des administrateurs représentant des actionnaires importants de la société ou sa société mère peuvent être considérés comme indépendants dès lors que ces actionnaires ne participent pas au contrôle de la société. Toutefois, au-delà d’un seuil de 10 % en capital ou en droits de vote, le Conseil, sur rapport du Comité des nominations, s’interroge systématiquement sur la qualification d’indépendant en tenant compte de la composition du capital de la société et de l’existence d’un conflit d’intérêts potentiel. |
|
|
|---|---|
Critère 9 : | Statut d’associé ou de membre du Conseil de gérance de l’Associé commandité Ne pas être associé ou membre du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité. |
La proportion de membres indépendants au sein du Conseil de surveillance est a minima d’un tiers depuis la mise en place des critères en 2009. Conformément aux dispositions du Code Afep-Medef (article 10.3), il n’est pas tenu compte des membres du Conseil représentant les salariés pour calculer cette proportion.
Cette proportion est conforme :
Le Conseil de surveillance consacre, chaque année, un point de son ordre du jour à l’évaluation de l’indépendance de ses membres nommés par l’Assemblée générale. Sur la base des travaux du Comité RNG-RSE, le Conseil de surveillance passe en revue chacun des critères figurant dans le Code Afep-Medef ainsi que le critère supplémentaire spécifique à Hermès International, permettant d’évaluer l’indépendance de chaque membre du Conseil de surveillance. Cette analyse se fait chaque année sur la base d’un questionnaire qui est adressé à chaque membre du Conseil de surveillance (cf. § 2.4.7.5) dans lequel il lui est demandé une déclaration sur l’honneur :
En particulier, le Conseil de surveillance a examiné avec une vigilance particulière, et au même titre que les autres critères, les relations d’affaires pouvant exister entre le groupe Hermès International et l’entité ou le groupe dont est issu chaque membre du Conseil (pouvant être qualifié d’indépendant) exerçant des fonctions dirigeantes exécutives ou de présidence d’un organe social d’administration ou de surveillance, à savoir :
L’évaluation a été menée au cas par cas, au regard de critères à la fois quantitatifs et qualitatifs et notamment :
Par ailleurs, le Conseil de surveillance a également intégré dans son analyse les spécificités liées à la forme sociale (société en commandite par actions) d’Hermès International, et notamment :
Enfin, conformément à son règlement intérieur et au rapport sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de sociétés cotées de l’AMF du 1er décembre 2022, le Conseil de surveillance a mené son analyse au regard des éventuelles relations d’affaires entretenues avec l’Associé commanditaire majoritaire d’Hermès International (H51).
Une analyse approfondie a été faite sur la base des mandats détenus par Mme Monique Cohen au 31 décembre 2025.
Après vérification, il est à noter qu’Hermès International n’entretient aucune relation d’affaires avec les sociétés dont Mme Monique Cohen est mandataire sociale.
Une analyse approfondie a été faite sur la base des mandats détenus par Mme Cécile Béliot-Zind au 31 décembre 2025.
Après vérification, il est à noter qu’Hermès International n’entretient aucune relation d’affaires avec les sociétés dont Mme Cécile Béliot-Zind est mandataire sociale.
Une analyse approfondie a été faite sur la base des mandats détenus par M. Jean-Laurent Bonnafé au 31 décembre 2025.
Le Conseil de surveillance a procédé à un examen quantitatif et qualitatif de la situation de M. Jean-Laurent Bonnafé et des relations d’affaires entretenues entre le groupe BNP Paribas, dont M. Jean-Laurent Bonnafé est directeur général et administrateur, et Hermès International.
Il a notamment tenu compte du fait :
Le Conseil a ainsi pu considérer que M. Jean-Laurent Bonnafé n’entretenait pas, directement ou indirectement, de relations d’affaires significatives avec le groupe Hermès International susceptibles d’affecter sa liberté de jugement ou son indépendance.
Une analyse approfondie a été faite sur la base des mandats détenus par Mme Estelle Brachlianoff au 31 décembre 2025.
Après vérification, il est à noter qu’Hermès International n’entretient aucune relation d’affaires avec les sociétés dont Mme Estelle Brachlianoff est mandataire sociale.
Une analyse approfondie a été faite sur la base des mandats détenus par M. Bernard Émié au 31 décembre 2025.
Après vérification, il est à noter qu’Hermès International n’entretient aucune relation d’affaires avec les sociétés dont M. Bernard Émié est mandataire social.
À l’issue de son analyse, le Comité RNG-RSE a conclu que cinq membres sur 13 satisfont à l’intégralité des critères énoncés ci-dessus : Mme Monique Cohen, Mme Cécile Béliot-Zind, Mme Estelle Brachlianoff, M. Jean-Laurent Bonnafé et M. Bernard Émié.
Le tableau ci-dessous récapitule les critères satisfaits pour chacun des membres du Conseil de surveillance :
Critères | Éric de Seynes (président) | Monique Cohen | Estelle Brachlianoff (vice- | Jean-Laurent Bonnafé | Dorothée Altmayer | Prescience Assoh (représentant les salariés) | Charles-Éric Bauer | Cécile Béliot-Zind | Matthieu Dumas | Laurence Dunand- Chatellet (représentant les salariés) | Bernard Émié | Blaise Guerrand | Julie | Olympia Guerrand | Renaud Momméja |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Critère 1 |
| √ | √ | √ |
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| √ |
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| √ |
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Critère 2 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
| √ | √ |
Critère 3 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
| √ | √ |
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| √ | √ |
Critère 4 |
| √ | √ | √ |
| √ |
| √ |
| √ | √ |
|
|
|
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Critère 5 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
Critère 6 |
| √ | √ | √ | √ | √ |
| √ |
| √ | √ | √ |
| √ |
|
Critère 7 | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ | √ |
Critère 8 |
| √ | √ | √ |
| √ |
| √ |
| √ | √ |
|
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Critère 9 |
| √ | √ | √ |
| √ |
| √ |
| √ | √ |
|
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Indépendant | √ | √ | √ |
| n/a |
| √ |
| n/a | √ |
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|
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| |
√ : représente un critère d’indépendance satisfait. n/a : non applicable. | |||||||||||||||
La proportion de membres indépendants au sein du Comité RNG-RSE est de deux tiers (soit deux membres sur trois), dont sa présidente.
Cette proportion est conforme aux recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 19.1).
La proportion de membres indépendants au sein du Comité d’audit et des risques est de 75 % (soit trois membres sur quatre), dont sa présidente.
Cette proportion satisfait la recommandation du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 17.1).
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 18 mars 2009 un règlement intérieur qui définit les modalités d’organisation et de fonctionnement du Conseil de surveillance d’Hermès International et de ses comités, en complément des dispositions légales et statutaires en vigueur. Il a pour objet de contribuer à la qualité du travail du Conseil en favorisant l’application des principes et bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise dans un souci d’éthique et d’une meilleure efficacité.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et règlementaires et de prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Conseil de surveillance est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Conseil de surveillance et des comités sont exposées au sein du présent chapitre 2.
Il détaille notamment les principes déontologiques d’exercice du mandat :
Les règlements intérieurs des comités font l’objet d’un exposé au § 2.6.2.2 pour le Comité RNG-RSE et au § 2.6.3.2 pour le Comité d’audit et des risques.
Le texte intégral des règlements intérieurs des comités est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 1er février 2017 un Code de déontologie boursière du groupe Hermès comme cela est recommandé par l’AMF. Il a pour objet de décrire les mesures mises en place au sein du groupe Hermès afin de prévenir les abus de marché sur les actions Hermès International.
Ce Code de déontologie boursière fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et règlementaires et prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers.
Un résumé du Code de déontologie boursière du groupe Hermès figure au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.4.
Il est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Il couvre notamment les mesures suivantes :
Ce code est envoyé à chaque mise à jour à tous les membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance sont soumis à des fenêtres négatives. Ils sont tenus également de déclarer à l’AMF les opérations qu’ils réalisent sur les actions Hermès International dans les trois jours de Bourse. Le règlement général de l’AMF prévoit que l’obligation de déclaration ne s’applique qu’à partir du moment où le montant global des opérations effectuées au cours de l’année civile est supérieur à 20 000 €.
Les déclarations effectuées au cours de l’année 2025 sont listées au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.3.
Les membres du Conseil peuvent solliciter l’avis du déontologue avant de réaliser une opération.
Par ailleurs, la société a développé une formation e-learning sur la prévention des abus de marché qui est obligatoirement suivie par tous les membres du Conseil de surveillance.
Le règlement intérieur du Conseil de surveillance (article 2.2.2.1) rappelle que le membre du Conseil de surveillance s’engage à participer activement à toutes les réunions du Conseil et des comités spécialisés dont il est membre.
La politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance établie par le Conseil est décrite au § 2.8.1.3.
Cette politique comporte une part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions prépondérantes (cf. tableaux au § 2.5.7.1).
Sauf empêchement imprévisible ou circonstances exceptionnelles, la participation à distance par des moyens de télécommunication doit rester exceptionnelle mais est rémunérée dans les mêmes conditions.
Au cours de l’exercice 2025, sept réunions du Conseil de surveillance, six réunions du Comité d’audit et des risques et six réunions du Comité RNG-RSE se sont tenues, avec la présence régulière de la quasi-totalité de ses membres comme le montre le tableau ci-dessous.
Chaque absence a fait l’objet de la part des membres du Conseil concernés d’une justification précise et circonstanciée.
Tous les membres étaient présents physiquement aux réunions auxquelles ils ont participé (aucune participation à distance par visioconférence).
2025 | Assiduité au Conseil de surveillance | Assiduité au Comité d’audit et des risques | Assiduité au Comité RNG-RSE |
|---|---|---|---|
Nombre total de réunions | 7 | 6 | 6 |
Taux d’assiduité global | 94,17 % | 96,43 % | 77,78 % |
Éric de Seynes (président) | 100,00 % | n/a | n/a |
Monique Cohen (vice-présidente) | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Estelle Brachlianoff (vice-présidente) 1 | 71,43 % | 100,00 % | 100,00 % |
Dominique Senequier (vice-présidente) 2 | 50,00 % | n/a | 25,00 % |
Dorothée Altmayer | 100,00 % | n/a | n/a |
Prescience Assoh (représentant les salariés) | 100,00 % | n/a | n/a |
Charles-Éric Bauer 3 | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Jean-Laurent Bonnafé 4 | 80,00 % | n/a | 50,00 % |
Cécile Béliot-Zind 5 | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Matthieu Dumas | 100,00 % | n/a | 100,00 % |
Laurence Dunand-Chatellet 6 (représentant les salariés) | 100,00 % | n/a | n/a |
Bernard Émié 7 | 100,00 % | n/a | n/a |
Blaise Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Julie Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Olympia Guerrand | 100,00 % | n/a | n/a |
Renaud Momméja | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Anne-Lise Muhlmeyer 8 (représentant les salariés) | 66,67 % | n/a | n/a |
Alexandre Viros 9 | 100,00 % | 100,00 % | n/a |
Assiduité calculée en établissant le rapport entre le nombre de présences effectives ou par télécommunication et le nombre de réunions applicables à chaque membre. n/a : non applicable. | |||
| |||
La gouvernance de la société est par nature dissociée (cf. § 2.2.3), ce qui garantit une stricte séparation des pouvoirs exécutifs et des pouvoirs de contrôle.
Le Conseil de surveillance est composé d’au moins un tiers de membres indépendants (cf. § 2.4.3.2). Le Comité d’audit et des risques en comporte trois quarts et le Comité RNG-RSE deux tiers.
Aux termes de l’article 2.2.2.4 du règlement intérieur du Conseil de surveillance, chaque membre du Conseil de surveillance maintient à tout moment son indépendance d’esprit, d’analyse, d’appréciation et d’action et s’efforce à cette fin d’éviter tout conflit d’intérêts.
Chaque membre informe le Conseil de surveillance de tout conflit d’intérêts dans lequel il pourrait être impliqué. En cas de survenance d’un potentiel conflit d’intérêts, le membre concerné doit aussitôt en aviser le président du Conseil de surveillance, lequel en informe alors le Comité RNG-RSE afin que celui-ci, sur la base de l’analyse de la situation déclarée, rende un avis. Cet avis est ensuite soumis au Conseil de surveillance qui, s’il décide de le suivre, est alors notifié à l’intéressé par le président du Conseil. La décision du Conseil figure au procès-verbal de la séance. Le membre du Conseil de surveillance concerné s’abstient d’assister aux débats et de participer au vote de la délibération correspondante ainsi qu’à toute décision sur les matières concernées.
Plus particulièrement, le membre concerné informe le président du Conseil de surveillance de son intention d’accepter un nouveau mandat social ou toute participation aux comités spécialisés d’un organe social, ou toute nouvelle fonction de telle sorte que le Conseil de surveillance, sur proposition du Comité RNG-RSE, puisse se prononcer sur la compatibilité d’une telle nomination avec le mandat de membre du Conseil de surveillance dans la société.
À l’issue de son mandat, le membre du Conseil de surveillance devra respecter un délai minimum de trois ans avant de solliciter et/ou d’accepter l’exercice d’un mandat dans des entreprises menant des activités concurrentes du groupe et/ou dans des entreprises au sein desquelles le groupe détient une participation significative.
Chaque membre du Conseil de surveillance est en outre tenu d’établir une déclaration sur l’honneur relative à l’existence ou non d’une situation de conflit d’intérêts, même potentiel :
Le contenu de cette déclaration développe l’ensemble des situations possibles, avec des exemples précis, invitant les membres du Conseil à déclarer toutes les situations pouvant représenter un conflit d’intérêts potentiel.
Cette déclaration permet l’appréciation du caractère significatif des relations d’affaires susceptibles d’affecter l’indépendance d’un membre du Conseil de surveillance comme requis par la recommandation 10.5.3 du Code Afep-Medef. Les critères d’appréciation des relations d’affaires sont quantitatifs (montant de chiffre d’affaires ou de revenus réalisés au cours de l’exercice et pourcentage que ces montants représentent au regard du chiffre d’affaires ou des revenus totaux de la contrepartie) et qualitatifs (nature des relations d’affaires existantes).
S’agissant des critères quantitatifs, le Conseil de surveillance n’a pas jugé opportun, compte tenu de la diversité des situations possibles, de fixer un seuil en deçà duquel une relation d’affaires ne serait pas significative. L’appréciation en est faite au cas par cas.
Comme cela est détaillé au § 2.4.6 du présent document d’enregistrement universel, Mmes Monique Cohen, Cécile Béliot-Zind et Estelle Brachlianoff, et M. Bernard Émié n’ont déclaré aucune relation d’affaires avec la société.
M Jean-Laurent Bonnafé a déclaré une relation d’affaires non significative dans le cadre de ses fonctions de directeur général et administrateur au sein de BNP Paribas. Cette relation est décrite et étudiée par le Conseil de surveillance dans le cadre de son analyse sur l’indépendance des membres du Conseil (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.6.2 « Situation au 31 décembre 2025 au regard des critères d’indépendances énoncés ci-dessus »).
Le Conseil de surveillance, dans le cadre de la nomination proposée à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 et, de manière plus générale, dans le cadre de sa réflexion générale sur sa composition, a également analysé la situation de la candidate proposée à la nomination. Le détail de cette analyse figure au chapitre 8 « Assemblée générale du 17 avril 2025 » – exposé des motifs de la 16e résolution.
L’analyse par le Comité RNG-RSE de chacune de ces situations début 2026 a conduit le Conseil de surveillance à estimer qu’aucune d’entre elles ne constituait par nature un conflit d’intérêts pour les intéressés et qu’aucun des membres du Conseil indépendants n’entretenait directement ou indirectement de relations d’affaires significatives avec la société ou son groupe (cf. § 2.4.6.2.1).
Les mandats de membre du Conseil de surveillance ne sont pas pris en compte pour le calcul des cumuls de mandats, les articles L. 225-21 et L. 225-77 du Code de commerce étant expressément écartés des dispositions applicables aux sociétés en commandite par actions.
Chaque membre du Conseil de surveillance doit communiquer la liste des mandats et fonctions exercés dans toute société au cours des cinq dernières années lors de sa première nomination et chaque année à l’occasion de la préparation du document d’enregistrement universel. Les informations déclarées, et notamment les mandats détenus dans des sociétés cotées, sont détaillées dans la fiche individuelle de chaque membre du Conseil présentée au § 2.4.8.
L’analyse de la situation individuelle de chacun des membres du Conseil de surveillance et des gérants en ce qui concerne les règles de cumul et de nombre de mandats a montré qu’aucun membre du Conseil de surveillance ou gérant n’était en situation de cumul, au regard tant des règles légales que des principes édictés par l’article 20.4 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022.
Âge 65 ans 1 Nationalité Française Adresse c/o Hermès International Actions détenues au 31 décembre 2025 226 en pleine propriété et 285 en nue-propriété Date de première nomination Conseil de surveillance 7 juin 2010 (il avait déjà exercé Président du Conseil de surveillance Éric de Seynes fut également : Échéance du mandat en cours AG 2026 | Éric de Seynes Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International (président) Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Éric de Seynes est diplômé de l’École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA), spécialisation marketing. Il a été, successivement jusqu’en 2023 : responsable marketing de Mobil Oil française, directeur du sponsoring de la Seita, directeur marketing de Sonauto-Yamaha, directeur commercial et marketing de Yamaha Motor France, président de Groupe Option, président-directeur général de Yamaha Motor France, Operational Director de Yamaha Motor Europe et Chief Operating Officer de Yamaha Motor Europe, président et Chief Executive Officer de Yamaha Motor Europe, mais aussi, depuis 2016, Executive Officer, puis Senior Executive Officer de Yamaha Motor Co. Ltd (Japon). Depuis 2014, il est membre du Comité exécutif de l’Association des constructeurs européens de motocycles (Acem), depuis 2022, président de l’International Motorcycle Manufacturers’ Association (IMMA), et depuis le 1er janvier 2024, président du Conseil de surveillance de Yamaha Motor Europe NV.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que son leadership. Son parcours professionnel, sa grande expérience managériale, ses compétences en tant que dirigeant opérationnel et fonctionnel d’un groupe industriel à dimension internationale et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et préside le Conseil permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Président du Conseil de surveillance de Yamaha Motor Europe NV. Administrateur et membre du Comité stratégique de Decathlon SE. Président de l’International Motorcycle Manufacturers’ Association (IMMA). | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
| ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
|
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Âge 53 ans 1 (26/07/1972) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 100 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 4 juin 2019 Comité d’audit et des risques 4 juin 2019 Comité RNG-RSE 4 juin 2019 Échéance du mandat en cours AG 2028 | Estelle Brachlianoff Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques Membre du Comité RNG-RSE | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Estelle Brachlianoff est diplômée de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées. Mme Estelle Brachlianoff a commencé sa carrière dans les infrastructures de transport et a notamment travaillé auprès du préfet de la Région Île-de-France sur les questions de transport et d’urbanisme. Elle rejoint Veolia en 2005 et prend la direction des activités Nettoyage industriel et Facilities Management dès 2007, puis dirige les activités Propreté en Île-de-France en 2010 et enfin celles du Royaume-Uni en 2012. Membre du Comité exécutif de Veolia depuis 2013 et directrice de la zone Royaume-Uni & Irlande de 2013 à 2018, puis directrice générale adjointe en charge des opérations de 2018 à 2022, Mme Estelle Brachlianoff est directrice générale de Veolia depuis le 1er juillet 2022.
Compétences clés Ses expériences de dirigeante de haut niveau dans un groupe à dimension internationale, de pilotage de structures en transformation, ainsi que ses compétences en matière de RSE et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques et au Comité RNG-RSE permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. Elle apporte également son dynamisme, son agilité intellectuelle et le soin particulier qu’elle accorde à la qualité des relations humaines dans les organisations. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directrice générale de Veolia. |
| ||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
|
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Âge 69 ans 1 (28/01/1956) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 250 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2014 Comité d’audit et des risques 3 juin 2014 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Monique Cohen Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques (présidente) | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Monique Cohen est diplômée de l’École polytechnique (X76) et titulaire d’une maîtrise de mathématiques et d’une licence de droit des affaires. Elle a débuté sa carrière en 1979 chez Paribas, où elle a été Senior Banker, puis responsable mondiale des métiers actions. De 2000 à 2020, elle a occupé la fonction de directrice associée en charge des investissements dans le secteur des services aux entreprises, services financiers et santé chez Seven2 (anciennement Apax Partners). Jusqu’au 31 décembre 2024, elle était Senior Advisor chez Seven2 (anciennement Apax Partners). Mme Monique Cohen est administratrice référente du groupe Safran. Elle a par ailleurs été nommée au Conseil d’administration de BNP Paribas le 12 février 2014. Elle était jusqu’en septembre 2014 membre du collège de l’Autorité des marchés financiers.
Compétences clés Son parcours professionnel, son expérience de dirigeante et d’administratrice de grands groupes à dimension internationale, sa connaissance des marchés financiers et bancaires, ainsi que son expertise en gestion de participations, sa vision financière actionnariale et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat et préside le Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Administratrice. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
| ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 64 ans 1 (01/03/1961) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 200 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 6 juin 2017 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Dorothée Altmayer Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
|---|---|---|---|---|
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Dorothée Altmayer est titulaire du diplôme de psychologie clinique (1984) de « Psychoprat », École des psychologues praticiens, d’un diplôme de graphologue (1987) de la Société française de graphologie et d’un diplôme de psychothérapeute à médiation plastique (2006). Elle a d’abord exercé comme conseil en recrutement et outplacement chez International Business Drive (groupe Algoe Executive). Depuis 2000, elle est psychologue clinicienne. Elle est intervenue comme vacataire au sein de différents organismes : Hôpital Necker, association « Main dans la main », Institut mutualiste Montsouris (hôpital de jour pour adolescents) et Centre Recherches et Rencontres. De 2007 à 2020, elle a exercé cette activité en libéral, au sein de son propre cabinet, avec une spécialisation dans les entretiens parents-enfants, les bilans psychologiques et les séances individuelles d’art-thérapie pour enfant. Depuis fin 2020, elle continue à exercer son activité sous forme réduite auprès de sa clientèle actuelle.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines des ressources humaines et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Psychologue clinicienne spécialisée dans les entretiens parents-enfants et les séances individuelles d’art-thérapie pour enfant. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 42 ans 1 (26/01/1983) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 24 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance (Renouvellement du mandat par le Comité de groupe) 18 novembre 2025 Échéance du mandat en cours 18 novembre 2028 | Prescience Assoh Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International représentant les salariés | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Titulaire d’un Bac STI génie civil, M. Prescience Assoh travaille dans le secteur du luxe depuis 20 ans (notamment en horlogerie). Il a intégré le groupe il y a huit ans en qualité de vendeur au magasin Hermès de la rue de Sèvres à Paris, tout d’abord au département horlogerie, puis à celui des accessoires bijoux, et actuellement en maroquinerie. De 2018 à 2022, il était représentant du personnel sur la division Hermès Distribution France.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa connaissance interne de la maison Hermès, et plus particulièrement de la division Hermès Distribution France, la vente au détail en magasin et la vision des salariés qu’il représente. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Membre du CSE d’Hermès Sellier | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 61 ans 1 (09/01/1964) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 71 748 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2008 Échéance du mandat en cours AG 2028 | Charles-Éric Bauer Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Charles-Éric Bauer est diplômé de l’école de commerce École d’administration et de direction des affaires (EAD), option finance. Il est également titulaire du diplôme d’analyse technique de l’Institut des techniques de marchés. Il a occupé de 2000 à 2005 les fonctions de codirigeant de la société et de responsable de la gestion des fonds communs de placement de CaixaGestion, et de 2005 à 2007 la fonction de directeur clientèle entreprise et institutionnelle de CaixaBank France. Depuis mars 2007, il est directeur associé de Hem-Fi Conseil, société d’investissement en capital.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expertise dans les domaines bancaire et financier et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directeur associé de Hem-Fi Conseil, société d’investissement en capital. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 51 ans 1 (27/08/1974) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 50 — Date de première nomination Conseil de surveillance 30 avril 2025 Comité d’audit et des risques 30 avril 2025 Échéance du mandat en cours AG 2028 | Cécile BéLIOT-ZIND Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité d’audit et des risques | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Cécile Béliot-Zind est titulaire d’un MBA de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec). Elle débute sa carrière chez Kraft Foods (groupe Mondelez), avant de rejoindre le groupe Danone, au sein duquel elle exercera plusieurs fonctions pendant plus de 15 ans : directrice de marque mondiale pour différentes divisions (Biscuits, Eau), directrice marketing de la division Produits Laitiers pour la Belgique, puis vice-présidente de la direction marketing de Danone-Unimilk Russia. En 2014, elle devient directrice générale de Danone Waters pour la France et le Benelux. En 2017, en plus de ces fonctions, elle est nommée directrice générale de One Danone France, structure de centralisation des services pour toutes les unités commerciales françaises, ainsi que pour le siège de Danone et son centre de R&D. En 2018, elle rejoint le groupe familial Bel en tant que directrice générale adjointe, en charge de la stratégie, des marchés et de la croissance, avant d’être rapidement nommée vice-présidente exécutive du groupe. Elle est alors responsable de la stratégie, des marques mondiales, des ventes mondiales, de la R&D, de la transformation digitale/marketing et des marchés mondiaux. En mai 2022, elle devient directrice générale du groupe Bel. Mme Cécile Béliot-Zind a également occupé plusieurs mandats au sein d’associations professionnelles du secteur agro-alimentaire.
Compétences clés Mme Cécile Béliot-Zind évolue dans le secteur de l’agro-alimentaire depuis près de 30 ans. Son expérience en tant que dirigeante de groupes internationaux, qu’ils soient familiaux ou non, lui confère une vision globale et une capacité à naviguer dans des environnements complexes et multiculturels. Elle possède des expertises approfondies dans de nombreux domaines stratégiques et opérationnels, ainsi qu’une perspective unique sur l’ensemble des marchés (matures, émergents, numériques). Elle apporte ainsi au Conseil de surveillance sa capacité à appréhender les dynamiques globales et à intégrer tous les enjeux de chaque projet : humains, environnementaux, sociaux, financiers, etc. Sa vision orientée vers l’innovation, sa capacité à concevoir et à exécuter des stratégies novatrices, son approche axée sur la croissance durable – intégrant pleinement les enjeux financiers et extra-financiers – ainsi que son aptitude à évoluer dans des industries en profonde transformation seront précieuses pour accompagner notre société. Outre ses compétences techniques, son agilité intellectuelle, son attention aux relations humaines, sa connaissance des groupes familiaux et son dynamisme lui permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directrice générale du groupe Bel. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 64 ans 1 (14/07/1961) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 1 2 — Date de première nomination Conseil de surveillance 30 avril 2025 Comité RNG-RSE 30 avril 2025 Échéance du mandat en cours AG 2028 | Jean-Laurent Bonnafé Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International Membre du Comité RNG-RSE | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Ancien élève de l’École polytechnique et ingénieur du Corps des Mines, M. Jean-Laurent Bonnafé a débuté sa carrière en tant que responsable de la stratégie et du développement, puis responsable du rapprochement dans le cadre de la fusion BNP et Paribas, avant d’être nommé, en 2002, responsable du pôle banque de détail en France, directeur des réseaux France et membre du Comité exécutif du groupe BNP Paribas. Le 1er septembre 2008, M. Jean-Laurent Bonnafé est nommé directeur général délégué en charge des activités de banque de détail du groupe BNP Paribas et, le 1er décembre 2011, directeur général de BNP Paribas.
Compétences clés M. Jean-Laurent Bonnafé apporte au Conseil de surveillance son expérience de dirigeant de groupe à dimension internationale, d’administrateur, ainsi que sa connaissance des marchés financiers et bancaires. Fort d’une carrière de plus de 30 ans au sein de BNP Paribas, M. Jean-Laurent Bonnafé a acquis une connaissance approfondie des dynamiques du marché, des risques financiers et des régulations. Son parcours lui a permis de naviguer avec succès à travers les crises économiques, renforçant ainsi sa capacité à anticiper et gérer les défis complexes auxquels une entreprise peut être confrontée. En tant que leader d’une des plus grandes institutions financières européennes, il a démontré sa capacité à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies innovantes, favorisant la croissance durable. Sa vision orientée vers l’avenir et son approche axée sur la performance sont précieuses pour accompagner le Conseil dans un environnement en constante évolution. Il apporte également au Conseil sa connaissance de la relation client, sa grande ouverture d’esprit, son approche innovante des sujets et un regard aiguisé sur le monde du digital. En tant que membre indépendant, M. Jean-Laurent Bonnafé apporte une perspective objective et éclairée aux discussions du Conseil. Son engagement envers les meilleures pratiques de gouvernance et son intégrité personnelle enrichissent notre gouvernance et contribuent à notre succès à long terme en nous dotant d’une expertise précieuse. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directeur général et administrateur de BNP Paribas. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||
Âge 53 ans 1 (06/12/1972) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 1 433 en pleine propriété et 30 en usufruit inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 juin 2008 Comité RNG-RSE 3 juin 2008 Échéance du mandat en cours AG 2027 | Matthieu Dumas Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Matthieu Dumas est titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université Paris II-Panthéon-Assas et a suivi un master en management, filière marketing stratégique, développement et communication de l’Institut supérieur de gestion. Il a occupé les fonctions de chargé de la promotion et des partenariats de 2001 à 2003, puis de directeur commercial et développement de 2003 à 2006 de Cuisine TV, groupe Canal+. En 2008, il a occupé les fonctions de chef de marque de 13e Rue, groupe NBC Universal, puis celle de directeur général adjoint de l’ensemble des marques de Pure Screens en 2010, et a été directeur du marketing et de la communication de Discovery Channel en France de 2011 à 2013. M. Matthieu Dumas est administrateur de société certifié (ASC France) par l’IFA et Sciences Po depuis 2015. Depuis 2022, il est président de la société Krefeld et de son Conseil d’administration.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de la gouvernance et de la RSE, ainsi que son expertise en matière de direction opérationnelle de sociétés et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité RNG-RSE permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Président et administrateur de Krefeld. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères ▲ Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères ▲ Néant |
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
Âge 46 ans 1 (07/02/1979) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 84 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance (Désignation par le Comité de groupe) 18 novembre 2025 Échéance du mandat en cours 18 novembre 2028 | laurence dunand-chatellet Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International représentant les salariés | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Titulaire d’un diplôme de l’ITECH, Mme Laurence Dunand-Chatellet a débuté sa carrière chez Hermès en 1996 au sein de l’entité Sport-Soie, sur une mission qualité-développement (mise en place des cahiers des charges et des contrôles sur les supports d’impression). Elle a ensuite contribué au développement de produits textile pour le groupe et ses métiers. Elle exerce aujourd’hui la fonction de responsable de pôle de développement et d’industrialisation au sein de l’entité Holding Textile Hermès.
Compétences clés | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Néant | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 67 ans 1 (06/09/1958) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 5 2 — Date de première nomination Conseil de surveillance 30 avril 2025 Échéance du mandat en cours AG 2027 | Bernard émié Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Bernard Émié est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École nationale de l’administration (promotion Solidarité). Choisissant la carrière diplomatique dès sa sortie de l’ENA, il est titularisé secrétaire des Affaires étrangères en 1983 et débute sa carrière en tant que deuxième puis premier secrétaire à l’ambassade de France en Inde (New Delhi). Il rejoint le cabinet du ministre des Affaires étrangères entre 1986 et 1988, en qualité de conseiller technique avant d’être nommé à l’ambassade de France aux États-Unis, comme premier puis deuxième conseiller. En 1993, il rejoint le cabinet du ministre des Affaires étrangères, avant de devenir conseiller diplomatique adjoint à la présidence de la République. Ambassadeur en Jordanie de 1998 à 2002, il prend la tête de la direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Quai d’Orsay. Il est ensuite ambassadeur à Beyrouth, Ankara, Londres et Alger. Il est directeur général de la sécurité extérieure du 26 juin 2017 au 8 janvier 2024.
Compétences clés | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Président de BE Conseil. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 42 ans 1 (04/06/1983) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 200 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 29 mai 2012 Échéance du mandat en cours AG 2027 | Blaise Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Blaise Guerrand est diplômé de HEC Paris. Il débute sa carrière comme analyste au sein du département Equity Capital Markets de la banque NM Rothschild & Sons à Londres entre 2005 et 2006. De 2007 à 2010, il devient associate puis directeur de participations pour la filiale indienne d’Ashmore Investment Management, l’un des leaders mondiaux des investissements dans les pays émergents, avec plus de 75 Mds $ sous gestion et coté sur le London Stock Exchange. Depuis 2011, il est associé gérant en reprise d’entreprises. Il est par ailleurs, depuis 2007, administrateur de la fondation ACCESS Health International, qui œuvre en partenariat avec la Rockefeller Foundation, à améliorer l’accès aux soins des classes défavorisées dans certains pays en voie de développement.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que des pays émergents. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de la finance, du capital-investissement et de la gestion d’entreprise et l’implication avec laquelle il exerce son mandat permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Associé gérant en reprise d’entreprises. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 50 ans 1 (26/02/1975) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 6 825 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 2 juin 2005 Julie Guerrand était également membre du Comité d’audit (devenu Comité d’audit et des risques) depuis sa création, le 26 janvier 2005, jusqu’au 2 mars 2011 Échéance du mandat en cours AG 2028 | Julie Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Julie Guerrand est titulaire d’un Deug de mathématiques appliquées en sciences sociales et d’une maîtrise de sciences économiques et stratégies industrielles, obtenus à l’Université Paris IX-Dauphine. Elle a travaillé de 1998 à 2006 au sein du département Affaires financières (conseil en fusions et acquisitions) de la banque d’affaires Rothschild & Cie. De 2007 à 2011, elle était directrice de participations au sein de l’équipe d’investissement de la société Paris Orléans (holding cotée sur Euronext et contrôlée par la famille Rothschild). Elle a occupé les fonctions de directrice du Corporate Development d’Hermès International, puis de directrice générale adjointe – finances et organisation du pôle Hermès Cuirs précieux. Mme Julie Guerrand est administratrice de société certifiée (ASC France) par l’IFA et Sciences Po depuis 2014.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expérience dans les domaines financier et des fusions-acquisitions, ainsi que ses compétences en matière juridique et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Administratrice de société. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
Membre du Conseil de surveillance | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
Âge 48 ans 1 (07/10/1977) Nationalité Franco-portuguaise Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 600 en pleine propriété inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 6 juin 2017 Échéance du mandat en cours AG 2027 | Olympia Guerrand Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendante en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Olympia Guerrand a travaillé pendant près d’un an, de 2005 à 2006, au sein du département Communication de la filiale Hermès of Paris à New York pour y effectuer des missions en matière de publicité, relations publiques et événementiel. Puis, jusqu’en 2007, elle a rejoint Hermès International pour effectuer des missions au sein de différents départements du groupe Hermès (finance, juridique, métiers, manufactures et magasins). Elle est administratrice de biens depuis 2008.
Compétences clés Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son expérience dans les domaines de la communication et des relations publiques, ses compétences en matière de gestion des affaires et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent de contribuer activement à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Administratrice de société. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises Néant | Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Âge 63 ans 1 (20/03/1962) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 3 959 en pleine propriété et 109 944 en usufruit inscrites au nominatif — Date de première nomination Conseil de surveillance 2 juin 2005 Comité d’audit et des risques 3 juin 2008 Échéance du mandat en cours AG 2026 | Renaud Momméja Membre du Conseil de surveillance d’Hermès International Descendant en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès | |||
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Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience M. Renaud Momméja est diplômé de l’École supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA). Il est, depuis 2004, gérant de la SARL Tolazi, gestion locative, conseil en organisation et stratégie d’entreprise. Il est depuis 2006 le représentant de la SC Lor à la Gérance de la société civile du Château Fourcas Hosten.
Compétences clés Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que de l’Asie. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de l’immobilier, de la finance, de la stratégie d’entreprise et de RSE et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Gérant de la SARL Tolazi et représentant de la SC Lor à la Gérance de la société civile du Château Fourcas Hosten. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲
| Sociétés étrangères ▲
Administrateur | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | ||
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant |
Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères Néant | |
▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | |||
La confidentialité des travaux du Conseil et le principe de collégialité font obstacle à toute prise de position individuelle publique des membres du Conseil de surveillance.
La mission du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions est principalement d’assumer le contrôle permanent de la gestion de la société conformément à la loi et aux statuts.
Le rôle et les pouvoirs attribués par la loi et les statuts au Conseil de surveillance sont décrits au § 2.2.3.
Le Conseil de surveillance fait état des diligences accomplies au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 dans un rapport présenté à l’Assemblée générale annuelle d’approbation des comptes (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.3).
En application de l’article L. 22-10-78 du Code de commerce, le Conseil de surveillance présente également le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Le règlement intérieur (article 1.1.3) prévoit, à titre de missions extrastatutaires en matière de gouvernance, que le Conseil de surveillance :
Certaines décisions du Conseil de surveillance sont préparées par les comités spécialisés (cf. § 2.6).
Le détail des sujets traités par le Conseil de surveillance en 2025 figure au § 2.5.4.
Dans les relations avec les autres organes de la société et vis-à-vis des tiers, le président est le seul à pouvoir agir au nom du Conseil et à s’exprimer en son nom, sauf circonstances exceptionnelles.
Le président est le gardien du bon fonctionnement du Conseil de surveillance.
À ce titre :
Le président organise et dirige les travaux du Conseil de surveillance afin de le mettre à même d’accomplir toutes ses missions. À ce titre, il :
Le président du Conseil de surveillance a été invité, comme les années précédentes, à toutes les réunions du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS.
Depuis le 20 mars 2018, le président du Conseil de surveillance est chargé de dialoguer, au nom du Conseil de surveillance, avec les actionnaires et avec pour mission :
Le président peut solliciter les experts internes dans ces domaines (notamment la directrice de la communication financière et des relations investisseurs ou le directeur juridique droit des sociétés et boursier, secrétaire du Conseil de surveillance et déontologue).
Le président doit rendre compte annuellement au Conseil de surveillance de l’exécution de sa mission.
Aucune rémunération complémentaire n’est allouée au président pour l’accomplissement de cette mission.
Début 2026, le président a rendu compte au Conseil de surveillance de l’accomplissement de sa mission en 2025. Il a été amené principalement à répondre à des questions d’actionnaires institutionnels.
Hermès International n’a pas reçu de questions d’actionnaires individuels en 2025.
L’AMF recommande aux émetteurs d’instaurer un dialogue entre le Conseil et les actionnaires, le cas échéant par le truchement d’un administrateur référent, sur les principaux sujets d’attention des actionnaires, notamment les questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG). Il est précisé que les réponses aux questions relatives à la stratégie et la performance en matière sociale, environnementale et de gouvernance (ESG) et la réponse aux questions écrites adressées à la société à l’occasion de l’Assemblée générale relèvent de la compétence de la Gérance.
En 2025, le Conseil n’a confié aucune autre mission au président du Conseil de surveillance.
Deux vice-présidents sont nommés, parmi ses membres, par le Conseil de surveillance.
En pratique, les vice-présidents sont présidents d’un des deux comités.
Conformément aux statuts, en cas d’absence du président, le vice-président le plus âgé remplit ses fonctions.
Le Conseil de surveillance est un organe collégial au sein duquel les décisions sont prises collectivement.
Les modalités de convocation et les règles de quorum et de majorité sont décrites au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 (article 19 des statuts).
Le fonctionnement du Conseil est décrit en détail à l’article 1.2 du règlement intérieur du Conseil de surveillance.
Le président du Conseil de surveillance arrête l’ordre du jour de chaque réunion du Conseil avec la secrétaire du Conseil.
Le Conseil de surveillance se réunit aussi souvent que l’intérêt de la société l’exige et au moins deux fois par an. Dans les faits, le Conseil de surveillance se réunit au moins sept fois chaque année comme ce fut le cas au cours de l’année 2025.
Le calendrier des réunions est établi annuellement pour l’année suivante et diffusé au début du premier semestre de chaque année.
Les Commissaires aux comptes et un représentant du Comité social et économique (cf. § 2.4.2.7.2) sont conviés à toutes les réunions du Conseil de surveillance.
La Gérance doit être convoquée (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 [article 19.2 des statuts]) et peut assister aux séances du Conseil de surveillance mais sans voix délibérative. Lors de chaque réunion du Conseil, la Gérance porte à la connaissance de ses membres les principaux faits et événements significatifs portant sur la vie du groupe, intervenus depuis la date du précédent Conseil.
Conformément aux dispositions de l’article 19.2 des statuts, les réunions du Conseil de surveillance sont valablement tenues dès lors que la moitié des membres sont présents ou représentés, étant précisé que sont réputés présents les membres qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective par l’utilisation de moyens techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations.
En pratique, les réunions tenues par visioconférence ou en mode mixte sont exclusivement réservées à des situations exceptionnelles.
Il est tenu un registre de présence qui mentionne le nom des membres présents physiquement ou par des moyens de visioconférence ou de télécommunication, représentés ou absents. Les pouvoirs sont annexés au registre de présence.
Un dossier composé des documents relatifs à l’ordre du jour est adressé via « Herboard » (cf. § 2.5.3.2) à chacun de ses membres avant la séance et, dans la mesure du possible, deux week-ends – et au plus tard 48 heures – avant la réunion, sauf urgence ou nécessité d’assurer une parfaite confidentialité.
Au cours de ces réunions, certaines personnes extérieures au Conseil – notamment des membres du Comité exécutif et du Comité des opérations – sont invitées, à l’initiative du président, à apporter en séance tous les éclaircissements et commentaires nécessaires à la bonne compréhension par les membres du Conseil de certaines des questions mises à l’ordre du jour et revêtant un caractère technique ou nécessitant une expertise particulière. Ces personnes assistent en général uniquement à la partie de la séance les concernant.
Les procès-verbaux des Conseils sont établis à l’issue de chaque réunion par le secrétaire du Conseil et transmis à tous les membres du Conseil, qui sont invités à faire part de leurs observations. Les observations éventuelles sont débattues lors du Conseil de surveillance suivant, qui approuve le texte définitif du procès-verbal de la réunion précédente.
Chaque fois qu’ils le jugent souhaitable, la Gérance d’Hermès International ou le président du Conseil de surveillance d’Hermès International convoquent en Congrès le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS et le Conseil de surveillance d’Hermès International.
Le rôle et les pouvoirs attribués par la loi et les statuts au Congrès sont décrits au § 2.2.3.
Dans les faits, le Congrès se réunit au moins trois fois chaque année comme ce fut le cas au cours de l’année 2025.
Ses travaux récurrents consistent principalement à :
Depuis 2011, un « dossier permanent » est remis aux membres du Conseil de surveillance. Ce dossier permanent est depuis 2016 disponible sur la plateforme collaborative du Conseil « Herboard » (cf. § 2.5.3.2).
Il est actuellement composé des rubriques suivantes :
Ce dossier permanent est mis à jour régulièrement.
Depuis 2016, le Conseil de surveillance s’est doté d’une plateforme digitale sécurisée (hébergée en France) de gestion des Conseils dématérialisée éditée par la société Oodrive et qui a été personnalisée pour Hermès.
Baptisée « Herboard » chez Hermès, cette solution est accessible depuis un navigateur Internet ou par une application sur tablette et permet notamment :
Depuis la mise en place d’« Herboard », un iPad® est remis à tous les membres du Conseil de surveillance qui le souhaitent.
« Herboard » est également accessible aux Commissaires aux comptes et à la représentante du Comité social et économique pour les documents relatifs aux réunions du Conseil.
Les membres du Conseil de surveillance reçoivent les communiqués de presse et des informations destinées aux actionnaires (document d’enregistrement universel, lettres aux actionnaires) et la revue de presse.
Ils sont régulièrement informés des enjeux en matière de RSE (cf. § 2.5.6) ou en matière d’éthique/conformité/protection des données personnelles (cf. § 2.5.5).
Chaque année, au moins deux grands thèmes annuels sont présentés au Conseil (cf. § 2.5.3.4) et une visite sur site est organisée (cf. § 2.5.3.5).
Les membres du Conseil bénéficient d’une adhésion groupée de la société à l’IFA et peuvent profiter de l’ensemble de ses services et formations.
Par ailleurs, depuis 2014, le Comité RNG-RSE a mis en place un parcours d’intégration et de formation pour les nouveaux membres du Conseil, comme suit :
En application de l’article L. 225-30-2 du Code de commerce, les membres représentant les salariés doivent suivre un programme de formation dans les conditions décrites au § 2.4.2.7.1.
Depuis 2022, tous les membres du Conseil de surveillance doivent suivre et valider une formation e-learning sur la prévention des abus de marché.
Chaque année, une ou plusieurs présentations détaillées d’un thème spécifique ou général de l’activité du groupe sont faites par l’équipe de direction concernée.
En 2025, le Conseil a été amené à :
2021 |
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2022 |
|
2023 |
|
2024 |
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2025 |
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| |
Depuis 2011, le Conseil consacre une de ses réunions à la découverte d’un site afin d’approfondir ses connaissances sur une filiale particulière ou d’appréhender concrètement un domaine d’activité du groupe.
Ces visites de site sont l’occasion pour les membres du Conseil de rencontrer et d’échanger avec des dirigeants et des collaborateurs du groupe.
En 2025, le Conseil a été amené à se rendre sur les sites de la Tannerie et de la Maroquinerie de Montereau, où il a pu bénéficier :
2021 |
|
|---|---|
2022 |
|
2023 |
|
2024 |
|
2025 |
|
| |
L’objet et la nature des principales missions et des travaux réalisés par le Conseil de surveillance en 2025 sont les suivants :
Objet | Principales missions et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Activité et finance |
● être informé de l’évolution de la composition du Comité exécutif ; ● être informé des modifications apportées par la Gérance à la liste des banques, à la liste des signataires bancaires et aux règles prudentielles ;
|
Assemblée générale |
|
Nominations | ● décider des modalités de recrutement des nouveaux membres indépendants et de la définition du profil cible ;
● décider du renouvellement des fonctions du président [n/a en 2025] et des vice-présidents après l’Assemblée générale ;
● accueillir les nouveaux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés. |
| |
Objet | Principales missions et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Gouvernance |
● décider de la mise à jour du règlement intérieur du Conseil de surveillance (notamment afin d’abaisser l’obligation de détention des membres du Conseil de surveillance de 100 à 50 actions) ;
● approuver ou refuser l’acceptation par un gérant de tout nouveau mandat dans une société cotée (n/a en 2025) ;
|
RSE/RH (cf. § 2.5.6) |
|
Rémunérations |
● être informé de la modification de la politique de rémunération de la Gérance ; ● être informé de l’adoption de plans d’attribution d’actions gratuites par la Gérance ; ● être informé du versement des suppléments de participation décidés par la Gérance [n/a en 2025]. |
Éthique et conformité Protection des données personnelles (cf. § 2.5.5) |
|
Avis, autorisation, contrôle et travaux divers |
● prendre acte de la mise à jour du Code de déontologie boursière du groupe Hermès ;
● approuver la modification de certains articles des statuts de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité [n/a en 2025] ; ● approuver le renouvellement de la Fondation d’entreprise Hermès [n/a en 2025]. |
Grands thèmes annuels − visites de site (cf. § 2.5.3.4 et § 2.5.3.5) |
|
| |
Les dispositifs mis en place dans le groupe sont décrits au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ».
Les enjeux d’éthique et de conformité ainsi que les programmes correspondants sont régulièrement partagés avec le Conseil de surveillance depuis 2015. Il est informé régulièrement sur les programmes d’éthique et de conformité et sur le suivi du plan de prévention de la corruption en conformité avec la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, dite « Sapin II », au sein du groupe.
Le règlement intérieur du Conseil de surveillance intègre depuis le 11 septembre 2018 des missions relatives au dispositif de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence (article 1.1.3.2).
En conséquence, le Comité d’audit s’est vu confier le 16 novembre 2018 une nouvelle mission concernant la prévention de la corruption : « S’assurer de la mise en place d’un dispositif de prévention et de détection de la corruption et du trafic d’influence ». À cette occasion, il a été renommé le 19 mars 2019 « Comité d’audit et des risques ».
Depuis 2021, le Conseil de surveillance a délégué au Comité d’audit et des risques l’examen régulier du dispositif anticorruption.
Depuis 2024, le Conseil de surveillance s’assure également de la mise en place d’un dispositif de vigilance aux fins d’assurer le respect des droits humains, des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes et de la protection de l’environnement.
En 2025, le directeur juridique conformité a notamment présenté au Comité d’audit et des risques la mise à jour de la cartographie des risques de corruption (cf. § 2.6.3.4).
Les enjeux de protection des données personnelles, ainsi que les programmes correspondants sont régulièrement partagés avec le Conseil de surveillance depuis 2019. Il est informé régulièrement du dispositif de protection des données personnelles, conforme à la règlementation RGPD (règlement européen du 27 avril 2016 n° 2016/679), mis en place dans le groupe.
En 2025, le délégué à la protection des données a présenté au Comité d’audit et des risques :
La compétence des organes de gouvernance en matière de RSE est décrite au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.2.2.
Les missions du Conseil de surveillance en matière de RSE sont les suivantes (article 1.1.3.2 du règlement intérieur) :
Une présentation des enjeux de RSE est faite régulièrement au Conseil depuis 2015.
Dans le cadre de son rôle de contrôle de la gestion, les orientations stratégiques pluriannuelles en matière de RSE et leurs modalités de mise en œuvre ont été présentées au Conseil de surveillance.
Les résultats obtenus sont présentés chaque année au Comité RNG-RSE qui en rapporte au Conseil de surveillance.
Un programme de formation très complet a été mis en place pour les membres du Conseil de surveillance sur les enjeux environnementaux et climatiques.
Chaque année, lors de leur déclaration annuelle, il est requis des membres du Conseil de surveillance qu’ils confirment les formations RSE effectivements suivies.
Formations pratiques
Lors des visites de site de production (cf. 2.5.3.5), les membres du Conseil bénéficient d’une présentation des enjeux RSE du site concerné.
Ainsi, lors de la visite des sites de Montereau en septembre 2025, les membres du Conseil de surveillance ont notamment pris connaissance :
Formations IFA
Tous les membres du Conseil de surveillance ont accès aux formations dispensées par l’Institut français des administrateurs.
Formation | Objectifs pédagogiques |
| Nombre de membres ayant suivi | |
|---|---|---|---|---|
Le Conseil et la RSE (1 journée) |
| 3 | ||
|
|
| ||
Modules e-learning
Tous les membres du Conseil de surveillance ont accès depuis 2023 aux modules e-learning de formation interne et sont encouragés à les valider.
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant validé | |
|---|---|---|---|
Changement climatique (20 min) |
| 7 | |
Bien-être animal (15 min) |
| 8 | |
Biodiversité (15 min) |
| 8 | |
Les fondamentaux du développement durable (30 min) |
| 8 | |
|
|
| |
Conférences WWF
Depuis 2023, tous les membres du Conseil de surveillance sont invités à participer à des présentations organisées conjointement par WWF France et la direction du développement durable.
En 2025, les conférences proposées ont porté sur les thèmes suivants :
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant assisté ou | |
|---|---|---|---|
Les USA se retirent de l’accord de Paris (90 min) 20 mars 2025 |
| 7 | |
Zones humides : écosystèmes méconnus mais essentiels (90 min) 22 mai 2025 |
| 8 | |
Prairies : entre nature et élevage, la clé des champs (90 min) 25 septembre 2025 |
| 8 | |
La Chine, championne du monde de la transition écologique ? (90 min) 9 décembre 2025 |
| 8 | |
L’enregistrement vidéo et la présentation de chaque conférence sont mis à disposition dans « Herboard ».
Programme de formation pluriannuel en matière de RSE
Un programme pluriannuel (2023-2026) de formation sur les enjeux environnementaux et climatiques a été construit en collaboration avec un cabinet externe en 2023. Ce programme est structuré en fonction des futures normes de reporting ESRS européennes pour adresser ainsi les sujets essentiels, de l’environnement à l’éthique.
En 2025, les formations proposées ont porté sur les thèmes suivants :
Modules | Objectifs pédagogiques | Nombre de membres ayant assisté | |
|---|---|---|---|
Session 6 (60 min) 8 janvier 2025 |
| 7 | |
Session 7 (60 min) 12 juin 2025
|
| 11 | |
Session 8 (60 min) 27 novembre 2025 |
| 9 | |
|
|
| |
L’enregistrement vidéo et la présentation de chaque session sont disponibles dans « Herboard ».
Les sujets relatifs à la RSE et à la durabilité font l’objet de travaux préparatoires réalisés par les comités spécialisés du Conseil de surveillance.
La directive européenne relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive, dite « CSRD ») n° 2022/2464 du 14 décembre 2022 a introduit la nécessité de fournir des informations détaillées sur des enjeux de durabilité. Elle a été transposée dans le droit national par l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité et aux obligations environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise des sociétés commerciales.
L’article L. 821-67 du Code de commerce issu de cette transposition prévoit que les prérogatives et missions actuelles du Comité d’audit et des risques relatives à la mission de certification des comptes sont étendues à la mission de certification des informations en matière de durabilité. Toutefois, il précise que ces prérogatives et missions peuvent être exercées par un comité distinct.
Ces missions consistent principalement à :
Le Conseil de surveillance a mené, en 2024, une réflexion pour déterminer le comité spécialisé à qui seraient confiées ces missions en matière de durabilité, sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance. Lors de sa séance du 25 juillet 2024, le Conseil a confirmé qu’il est de la compétence de la Gérance de superviser et préparer l’information de durabilité. Il a parallèlement décidé d’attribuer les missions susmentionnées au Comité d’audit et des risques. Il a également prévu que le Comité d’audit et des risques est assisté du Comité RNG-RSE dans la revue des informations en matière de durabilité à publier par la société. Dans ce cadre, les règlements intérieurs des deux comités ont été modifiés, afin de refléter leurs nouvelles attributions.
Comité RNG-RSE |
| Comité d’audit et des risques |
|---|---|---|
Les missions du Comité RNG-RSE en matière de RSE et durabilité, telles que reflétées par le règlement intérieur modifié le 25 juillet 2024, sont les suivantes :
Les sujets abordés en 2025 ont notamment concerné :
|
| Il est de la compétence de la Gérance de mettre en place les systèmes d’information et la gouvernance qui permettent l’élaboration de l’information en matière de durabilité.
Les missions du Comité d’audit et des risques en matière de durabilité, telles que reflétées par le règlement intérieur modifié le 25 juillet 2024, sont celles susmentionnées.
Les sujets abordés en 2025 ont notamment concerné :
|
Réunion(s) commune(s) au Comité RNG-RSE et au Comité d’audit et des risques | ||
|---|---|---|
Depuis 2021, une réunion commune entre le Comité RNG-RSE et le Comité d’audit et des risques dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE est organisée. Cette réunion commune se tient chaque année. Cette pratique permet d’être en conformité avec les recommandations du Code Afep-Medef (article 16). L’entrée en vigueur de la directive CSRD a permis aux Comités RNG-RSE et d’audit et des risques de revoir leurs modalités de fonctionnement. Ainsi, deux réunions communes, dédiées aux questions de durabilité, ont été organisées en 2025, portant sur : la présentation des risques RSE, la revue du rapport de durabilité d’Hermès International et la présentation des travaux du vérificateur de durabilité. |
Conformément aux dispositions du Code Afep-Medef (article 5.4), la stratégie climatique – qui s’inscrit dans une trajectoire inférieure à 1,5 °C – validée par l’initiative Science Based Targets (SBTi), et les principales actions en matière de RSE sont présentées chaque année à l’Assemblée générale.
Les éléments présentés lors de l’Assemblée générale 2025 sont disponibles sur le site Hermès Finance (https://finance.hermes.com/), rubrique « Assemblées générales ».
Les informations relatives aux rémunérations des membres du Conseil de surveillance font l’objet d’un exposé aux § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3.
Les membres du Conseil de surveillance sont remboursés, sur production de justificatifs, des frais de voyage et de déplacement ainsi que de ceux d’hébergement et de restauration engagés à l’occasion des réunions du Conseil. Ces remboursements sont plafonnés et inspirés des règles applicables aux collaborateurs du groupe.
Depuis 2005, le Conseil de surveillance s’appuie sur les travaux de deux comités spécialisés permanents :
Ces comités qui agissent sous la responsabilité collective et exclusive du Conseil de surveillance ont un rôle de réflexion, d’analyse et de préparation de certaines délibérations du Conseil et soumettent au Conseil leurs avis, propositions ou recommandations. Leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du Conseil et les avis, propositions ou recommandations formulés ne lient aucunement ce dernier.
Les membres des comités n’encourent pas d’autres responsabilités juridiques au titre de leurs missions que celles de membres du Conseil de surveillance.
Le Comité RNG-RSE de la société n’a pas pour attribution de fixer la rémunération des gérants, qui relève des stipulations statutaires et de la compétence de l’Associé commandité et non du Conseil de surveillance. Il n’était donc pas pertinent de constituer un Comité des rémunérations distinct du Comité des nominations.
Le Conseil de surveillance décide de la composition des comités spécialisés en tenant compte des compétences des membres du Conseil dans les matières concernées et de leur disponibilité, mais également des exigences légales (article L. 821-67 du Code de commerce) et des recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (cf. § 2.1.2).
Les compétences des membres d’un comité doivent répondre aux missions confiées à ce comité (cf. § 2.6.2.4 et § 2.6.3.4).
La composition actuelle de chacun des comités est conforme à cet objectif.
La matrice de compétences et d’expériences présentée au § 2.4.5.2 détaille les compétences des membres de chaque comité.
Le Conseil de surveillance du 30 avril 2025 a :
| Départs | Nominations | Renouvellements |
|---|---|---|---|
Comité d’audit et des risques | M. Charles-Éric Bauer (30/04/2025) M. Alexandre Viros (30/04/2025) | Mme Cécile Béliot-Zind (30/04/2025) | Mme Monique Cohen, présidente (30/04/2025) Mme Estelle Brachlianoff (30/04/2025) M. Renaud Momméja (30/04/2025) |
Comité RNG-RSE | Mme Dominique Senequier, présidente (30/04/2025) | Mme Estelle Brachlianoff, présidente (30/04/2025) M. Jean-Laurent Bonnafé (30/04/2025) | Mme Estelle Brachlianoff (30/04/2025) M. Matthieu Dumas (30/04/2025) |
Les mandats de membre du Conseil de surveillance de M. Renaud Momméja et Mme Monique Cohen viennent à expiration en 2026. Le mandat de Mme Monique Cohen ne sera pas renouvelé, cette dernière ayant atteint 12 ans d’ancienneté au sein du Conseil de surveillance. Il est donc proposé à l’Assemblée générale de nommer, en remplacement de Mme Monique Cohen (en tant que membre et présidente), Mme Lucia Sinapi-Thomas (cf. chapitre 8 « Assemblée générale du 17 avril 2026 » – exposé des motifs de la 16e résolution).
En outre, M. Renaud Momméja a annoncé au Conseil de surveillance son souhait de mettre fin à ses fonctions de membre du Comité d’audit et des risques à l’issue de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. Il a été décidé par le Conseil de surveillance de le remplacer par Mme Julie Guerrand.
Sous réserve du renouvellement des mandats de membre du Conseil de surveillance susmentionnés et de la nomination de la candidate proposée à l’Assemblée générale du 17 avril 2026, la composition des comités spécialisés serait modifiée comme suit :
| Départs | Nominations |
|---|---|---|
Comité d’audit et des risques | Mme Monique Cohen, présidente M. Renaud Momméja | Mme Lucia Sinapi-Thomas, présidente 1 Mme Julie Guerrand |
Comité RNG-RSE | n/a | n/a |
(1) Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. | ||
Son règlement intérieur prévoit que le Comité RNG-RSE est composé d’au moins trois membres du Conseil de surveillance présentant des compétences ou concernés dans leur activité professionnelle par les matières dans lesquelles le comité exerce ses missions.
Au moins la moitié de ses membres doivent être, lors de leur désignation et pendant toute la durée d’exercice de cette fonction, qualifiés d’indépendants au sens du règlement intérieur du Conseil de surveillance. Cette proportion est respectée.
Le Comité RNG-RSE ne comprend aucun dirigeant mandataire social.
Il est présidé par Mme Estelle Brachlianoff, vice-présidente du Conseil, indépendante.
Les mouvements intervenus dans la composition du Comité RNG-RSE sont décrits au § 2.6.1.2.
Les principaux domaines d’expertise et d’expérience et les compétences clés des membres du Comité RNG-RSE sont présentés dans la fiche qui les concerne (cf. § 2.4.8).
Au 31 décembre 2025, le Comité RNG-RSE était composé des trois membres suivants :
Données 2025 |
| Informations personnelles | Indépendance | Date de | Échéance | Ancienneté au comité 1 | Assiduité | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
3 MEMBRES -- 6 RÉUNIONS -- 67 % INDÉPENDANCE -- 33 % DE FEMMES |
|
| Estelle Brachlianoff (F) (présidente) Nationalité française 53 ans 1 – 26/07/1972 | √ | 04/06/2019 | AG 2028 | 6 ans | 100,00 % | |
|
|
| Jean-Laurent Bonnafé (H) Nationalité française 64 ans 1 – 14/07/1961 | √ | 30/04/2025 | AG 2028 | 0 an | 50,00 % | |
|
|
| Matthieu Dumas (H) Nationalité française 53 ans 1 – 06/12/1972 |
| 03/06/2008 | AG 2027 | 17 ans | 100,00 % | |
|
|
|
|
|
| Assiduité Moyenne | 83,33 % 2 | ||
| |||||||||
Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 24 mars 2010 un règlement intérieur qui précise les règles de composition, les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité RNG-RSE.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et règlementaires et prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Comité RNG-RSE est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Comité RNG-RSE sont exposées au sein du présent chapitre 2 du document d’enregistrement universel.
Le fonctionnement du Comité RNG-RSE est conforme aux principes applicables pour les comités du Conseil (cf. § 2.6.1).
Le président du Conseil de surveillance peut être invité à certaines réunions du Comité RNG-RSE pour recueillir son avis en matière de nominations ou de gouvernance, ce qui n’a pas été le cas en 2025.
Dans le cadre de ses compétences en matière de responsabilité sociale et environnementale, une réunion dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE a lieu chaque année depuis 2021 avec le Comité d’audit et des risques. Cette réunion commune a pour objectif de renforcer la coordination et le partage entre les deux comités sur ce sujet connexe.
Avant chaque réunion du Comité RNG-RSE, les membres du comité reçoivent en temps utile, avec un préavis raisonnable et sous réserve des impératifs de confidentialité, un dossier sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse et une réflexion préalables.
Le directeur général gouvernance et développement des organisations et la directrice des ressources humaines groupe participent systématiquement aux réunions du Comité RNG-RSE.
Le secrétariat de séance des réunions du Comité RNG-RSE est assuré par le directeur juridique droit des sociétés et boursier, déontologue, et secrétaire du Conseil de surveillance sous la responsabilité de la présidente, ou par un membre du Comité RNG-RSE désigné rapporteur par la présidente.
Lors de la première réunion du Conseil de surveillance qui suit une réunion du Comité RNG-RSE, la présidente fait un compte rendu oral des travaux du comité aux membres du Conseil, dont une synthèse est ensuite reprise dans le procès-verbal de la réunion du Conseil.
Le Comité RNG-RSE utilise la plateforme digitale sécurisée « Herboard » (cf. § 2.5.3.2).
Les comptes rendus des réunions du Comité RNG-RSE sont établis à l’issue de chaque réunion et transmis à tous les membres du comité qui sont invités à faire part de leurs observations. Les observations éventuelles sont débattues lors du comité suivant qui approuve le texte définitif du compte rendu de la réunion précédente.
Le Comité RNG-RSE utilise un tableau de bord afin de programmer et planifier ses travaux de façon équilibrée au cours de l’année.
Sans préjudice des compétences du Conseil de surveillance auquel il ne se substitue pas, les principales missions du Comité RNG-RSE et les travaux réalisés en 2025 sont les suivants :
Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Générales |
● approuver la révision du règlement intérieur du Comité RNG-RSE [n/a en 2025]. |
Rémunérations | Rémunérations des gérants et du Conseil de surveillance
Rémunération du Comité exécutif et dirigeants du groupe
● procéder à l’examen des projets de plans d’options de souscription ou d’achat d’actions et d’attribution gratuite Politique de rémunération du groupe
● être informé de la politique Pay Transparency pour Hermès. |
Nominations |
|
(1) Liste non exhaustive.
| |
Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Gouvernance |
● analyser les conventions règlementées avant un déclassement et rendre un avis au Conseil de surveillance
|
RH/RSE/Durabilité (cf. § 3.5.6) | Enjeux RH
● être informé des enjeux de recrutement, marque employeur et accompagnement de la croissance ; ● être informé de la démarche du groupe en matière de diversité, d’inclusion et de mixité femmes-hommes. Enjeux RSE/Durabilité
● être informé de la dernière mise à jour du plan de vigilance du Groupe ;
|
(1) Liste non exhaustive.
| |
Son règlement intérieur prévoit que le Comité d’audit et des risques est composé d’au moins quatre membres du Conseil de surveillance présentant des compétences ou concernés dans leur activité professionnelle par les matières dans lesquelles le comité exerce ses missions ; et notamment en matière financière, de gestion des risques et de durabilité.
Au moins la moitié de ses membres doivent être, lors de leur désignation et pendant toute la durée d’exercice de cette fonction, qualifiés d’indépendants au sens du règlement intérieur du Conseil de surveillance. Cette proportion est respectée.
Le Comité d’audit et des risques ne comprend aucun dirigeant mandataire social.
Il est présidé par Mme Monique Cohen, vice-présidente du Conseil, indépendante et experte en finances.
Les mouvements intervenus dans la composition du Comité d’audit et des risques sont décrits au § 2.6.1.2.
Les principaux domaines d’expertise et d’expérience des membres du Comité d’audit et des risques sont présentés dans la fiche qui les concerne (cf. § 2.4.8).
Au 31 décembre 2025, le Comité d’audit et des risques était composé des quatre membres suivants, trois femmes et un homme :
Données 2025 |
| Informations personnelles | Indépendance | Date de | Échéance | Ancienneté au comité 1 | Assiduité | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
4 MEMBRES -- 6 RÉUNIONS -- 75 % INDÉPENDANCE -- 75 % DE FEMMES |
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| Monique Cohen (F) (présidente) Nationalité française 69 ans 1 – 28/01/1956 | √ | 03/06/2014 | AG 2026 | 11 ans | 100,00 % | |
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| Cécile Béliot-Zind (F) Nationalité française 51 ans 1 – 27/08/1974 | √ | 30/04/2025 | AG 2028 | 0 an | 100,00 % | |
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| Estelle Brachlianoff (F) Nationalité française 53 ans 1 – 26/07/1972 | √ | 04/06/2019 | AG 2025 | 6 ans | 100,00 % | |
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| Renaud Momméja (H) Nationalité française 63 ans 1 – 20/03/1962 |
| 03/06/2008 | AG 2026 | 17 ans | 100,00 % | |
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| Assiduité Moyenne | 100,00 % 2 | ||
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Le Conseil de surveillance a adopté depuis le 24 mars 2010 un règlement intérieur qui précise les règles de composition, les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité d’audit et des risques.
Ce règlement intérieur fait l’objet d’une revue régulière pour s’adapter aux évolutions législatives et règlementaires et prendre en compte les recommandations de l’Autorité des marchés financiers et les révisions du Code Afep-Medef.
Le texte intégral du règlement intérieur du Comité d’audit et des risques est mis à disposition à chaque mise à jour sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Les principales dispositions du règlement intérieur du Comité d’audit et des risques sont exposées au sein du chapitre 3 du présent document d’enregistrement universel.
Le fonctionnement du Comité d’audit et des risques est conforme aux principes applicables pour les comités du Conseil de surveillance (cf. § 2.6.1).
Le Comité d’audit et des risques se réunit autant de fois que nécessaire et le plus souvent cinq fois par exercice, dont une fois avant l’arrêté des comptes annuels par la Gérance et une fois avant l’examen des comptes semestriels par le Conseil de surveillance.
Dans le cadre de ses compétences en matière de responsabilité sociale et environnementale, une réunion dédiée à la présentation de l’exposition aux risques RSE a lieu chaque année depuis 2021 avec le Comité RNG-RSE. Cette réunion commune a pour objectif de renforcer la coordination et le partage entre les deux comités sur ce sujet connexe.
Le Comité d’audit et des risques se réunit à l’initiative de son président, qui arrête l’ordre du jour de la réunion, par écrit ou verbalement en tout lieu fixé par la convocation.
Avant chaque réunion du Comité d’audit et des risques, les membres du comité reçoivent en temps utile, avec un préavis raisonnable et sous réserve des impératifs de confidentialité, un dossier sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse et une réflexion préalables.
Le directeur général gouvernance et développement des organisations participe systématiquement aux réunions du Comité d’audit et des risques.
La directrice de l’audit et des risques en assume le secrétariat sous la responsabilité de la présidente.
Les Commissaires aux comptes assistent aux deux séances relatives à l’examen des comptes annuels et semestriels.
Lors de la première réunion du Conseil de surveillance qui suit une réunion du Comité d’audit et des risques, la présidente fait un compte rendu oral des travaux du comité aux membres du Conseil, dont une synthèse est ensuite reprise dans le procès-verbal de la réunion du Conseil.
Le Comité d’audit et des risques utilise la plateforme digitale sécurisée « Herboard » (cf. § 2.5.3.2).
Les comptes rendus des réunions du Comité d’audit et des risques sont établis à l’issue de chaque réunion et transmis à tous les membres du comité.
Le Comité d’audit et des risques utilise un tableau de bord afin de programmer et planifier ses travaux de façon équilibrée au cours de l’année.
En application de l’article L. 821-67 du Code de commerce, et sans préjudice des compétences du Conseil de surveillance auquel il ne se substitue pas, les principales missions du Comité d’audit et des risques et les travaux réalisés en 2025 sont les suivants :
Objet des missions | Principales missions et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Générale | ● procéder périodiquement à l’auto-évaluation de son fonctionnement ; |
Élaboration des informations comptables et financières |
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(1) Liste non exhaustive.
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Objet des missions | Principales missions du comité et travaux réalisés en 2025 1 |
|---|---|
Contrôle des informations comptables et financières et de durabilité, travaux des Commissaires aux comptes et vérificateur des informations en matière de durabilité |
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Contrôle de l’exposition aux risques et prévention de la corruption |
● être informé de la cartographie des risques groupe [n/a en 2025] ; ● être informé des facteurs de risque groupe et des plans d’action correspondants ;
● être informé du plan de vigilance ; ● être informé de la mise en place d’une nouvelle relation bancaire ;
● être informé de la politique fiscale du groupe.
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(1) Liste non exhaustive.
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Dans le cadre de ces missions, le Comité d’audit et des risques a notamment entendu le directeur général finances, tant sur les données comptables que sur celles de la trésorerie, le directeur de la consolidation, de la fiscalité et du contrôle de gestion, la directrice de l’audit et des risques, le directeur de la sécurité groupe, la directrice des systèmes d’information groupe (et son équipe), le directeur de la sécurité des systèmes d’information, la directrice de la communication financière et relations investisseurs, le directeur des opérations financières, le directeur juridique conformité, le délégué à la protection des données personnelles, le directeur juridique groupe, le directeur du développement durable, la directrice des assurances et les Commissaires aux comptes.
Le Comité RNG-RSE a considéré lors de l’évaluation formelle en 2022, comme lors de celle réalisée en 2019, qu’il n’était pas souhaitable de recourir à un cabinet extérieur pour effectuer l’évaluation formelle du Conseil de surveillance. Les raisons qui ont justifié cette décision sont les suivantes :
L’évaluation est réalisée, conformément aux recommandations du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022 (article 11.3), selon les modalités suivantes :
L’évaluation doit viser trois objectifs (article 11.2 du Code Afep-Medef actualisé en décembre 2022) :
L’évaluation porte également sur la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance et la matrice de compétences définie (cf. § 2.4.3 et § 2.4.5.2), ceci afin de s’assurer de la cohérence dans la composition globale du Conseil et de s’interroger sur la pertinence des objectifs fixés.
Fin 2023 et 2024, les membres du Conseil ont pu débattre sur le fonctionnement du Conseil et des comités.
Comme lors des précédentes évaluations, le Conseil de surveillance a considéré que son fonctionnement et celui de ses comités demeurent très satisfaisants.
Conformément au processus d’évaluation décrit ci-avant, une évaluation formelle devait intervenir en 2025. Cependant, du fait de l’arrivée au sein du Conseil de surveillance de trois nouveaux membres indépendants à l’issue de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 et des élections prévues au sein du groupe en vue de remplacer les membres représentant les salariés, le Conseil de surveillance, sur l’avis du Comité RNG-RSE, a estimé qu’il serait plus judicieux de reporter cette nouvelle évaluation formelle d’un an. Cela permettra aux nouveaux membres d’acquérir une expérience suffisante des pratiques et du fonctionnement du Conseil avant de participer à son évaluation. Cette approche garantira une appréciation plus pertinente et approfondie de la dynamique du Conseil et de ses comités.
En application de l’article L. 22-10-76, I alinéa 4 du Code de commerce, issu de l’ordonnance précitée, la politique de rémunération des mandataires sociaux (gérants et membres du Conseil de surveillance) vous est présentée.
Cette politique décrit toutes les composantes de la rémunération fixe et variable et explique le processus de décision suivi pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre.
Les règles de fonctionnement propres aux sociétés en commandite par actions et le système de gouvernance de la société ont conduit à confier l’établissement de la politique de rémunération des dirigeants (gérants) et celle des autres mandataires sociaux (membres du Conseil de surveillance), respectivement, à l’Associé commandité et au Conseil de surveillance.
Les politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance sont conformes à l’intérêt social et contribuent à la stratégie commerciale ainsi qu’à la pérennité de la société pour les raisons suivantes :
S’agissant des gérants :
S’agissant des membres du Conseil de surveillance :
Les conditions de rémunération et d’emploi des salariés du groupe sont détaillées au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière » , § 4.1.3.2.2.
S’agissant plus particulièrement des conditions de rémunération, les succès économiques d’Hermès sont régulièrement partagés avec l’ensemble des collaborateurs du groupe, aussi bien en France que dans le monde, et sous différentes formes. Il s’agit de reconnaître la contribution des collaborateurs au développement de la maison, quel que soit leur rôle dans la chaîne de création de valeur, afin de partager les fruits de la croissance et de leur permettre d’être associés au développement à long terme.
En effet, la politique du groupe est d’associer ses collaborateurs à son projet de croissance sur le long terme par différents dispositifs :
La politique du groupe en matière de rémunération des collaborateurs est ambitieuse et complète, elle intègre une large palette d’outils de rémunération.
Les orientations budgétaires d’évolution des rémunérations lors de l’exercice annuel des révisions salariales tiennent compte de l’inflation et de l’évolution des marchés locaux des rémunérations. Une vigilance particulière est accordée à l’égalité femmes-hommes et aux décalages par rapport aux marchés (interne et externe). Des budgets spécifiques peuvent être accordés si des ajustements sont nécessaires.
La volonté de reconnaître la performance tant collective qu’individuelle s’est traduite également depuis plusieurs années par le développement des parts variables individuelles et collectives.
Un certain nombre de mesures sont destinées à prévenir d’éventuels conflits d’intérêts :
En application de l’article R. 22-10-40, V du Code de commerce, la politique de rémunération des mandataires sociaux, accompagnée de la date et du résultat du dernier vote ex-ante de l’Assemblée générale est publiée sur le site Internet financier de la société le jour ouvré suivant celui du vote.
En application de l’article 27.1 du Code Afep-Medef, tous les éléments de rémunération potentiels ou acquis des gérants sont publiés sur le site Internet financier de la société https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux/ après la réunion du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, les ayant arrêtés.
Les éléments de la politique de rémunération des gérants sont établis par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité. Cette décision est prise en tenant compte des principes et conditions prévus à l’article 17 des statuts s’agissant de la rémunération variable (« statutaire ») et, par renvoi des statuts, de la décision de l’Assemblée générale ordinaire du 31 mai 2001 s’agissant de la rémunération fixe (« complémentaire »).
Le Conseil de surveillance rend un avis consultatif sur la politique de rémunération des gérants.
Depuis 2020, la politique de rémunération des gérants est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Le montant effectif de la rémunération des gérants est déterminé chaque année par la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, conformément à la politique de rémunération approuvée puis soumis à délibération du Conseil de surveillance.
Le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance :
Depuis 2020, la rémunération effective globale des mandataires sociaux (incluant celle des gérants) et la rémunération effective individuelle de chaque gérant sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
L’Assemblée générale du 30 avril 2025 a approuvé à 91,12 %, sans réserve, la politique de rémunération des gérants (cf. § 2.8.5).
Conformément au processus de décision décrit au § 2.8.1.2, le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS du 11 février 2026 a proposé de reconduire cette politique de rémunération sans changements par rapport à l’exercice précédent.
Le mandat des gérants est statutairement à durée indéterminée et ne nécessite donc pas de renouvellement.
La politique de rémunération s’appliquerait aux gérants nouvellement nommés au prorata de leur présence au cours du premier exercice de leur mandat.
En cas de survenance de circonstances exceptionnelles, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS pourrait déroger, dans les conditions prévues par la loi, à l’application de la politique de rémunération pour fixer la rémunération variable des gérants, dans la limite autorisée par les statuts, et après avis favorable du Conseil de surveillance.
En application des articles L. 22-10-76 et R. 22-10-40, II du Code de commerce, sont détaillés ci-dessous les éléments spécifiques composant la politique de rémunération des gérants.
Rappel de la structure de rémunération de la Gérance
Il n’existe pas de tel engagement.
Le mandat des gérants est à durée indéterminée. Les gérants sont révocables par décision de l’Associé commandité.
Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable
Conformément aux principes prévus à l’article 17 des statuts, chaque gérant a droit à une rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) dont le montant maximum est fixé par l’Assemblée générale ordinaire, avec l’accord unanime des Associés commandités, et éventuellement, à une rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) :
La rémunération variable des deux gérants est conditionnée pour partie (10 %) à un critère « RSE » traduisant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Ce critère RSE contribue aux objectifs de la politique de rémunération des gérants.
Les indices composant le critère RSE sont relatifs aux éléments suivants :
Ces indices sont en lien avec la stratégie RSE et les priorités d’actions présentées au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.5.2).
Dans la limite du montant maximum ici défini et conformément aux critères et objectifs, détaillés au § 2.8.1.1 et au § 2.8.1.2 de la politique de rémunération approuvée, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération annuelle de chaque gérant.
L’évolution des deux composantes de la rémunération des gérants est fonction de critères quantifiables objectifs, intelligibles et pérennes, qui sont publics et par nature prédéfinis, comme exposé aux alinéas 1) et 2) ci-dessus.
Ainsi, aucune rémunération variable (« statutaire ») minimale n’est assurée aux gérants.
Les critères quantifiables sont prépondérants dans le calcul de la rémunération variable des gérants.
Le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, s’appuie sur les recommandations du Comité RNG-RSE.
M. Henri-Louis Bauer, représentant légal de la société Émile Hermès SAS, gérant, ne perçoit à titre personnel aucune rémunération de la part d’Hermès International. Il perçoit une rémunération de la part de la société Émile Hermès SAS pour ses fonctions de gérant de cette société, qui n’a pas de lien avec le mandat de gérant de la société Émile Hermès SAS dans Hermès International.
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération ni avantages de toute nature de la part des filiales d’Hermès International.
La décomposition des rémunérations effectives des gérants pour les deux derniers exercices est indiquée au § 2.8.4.2.
Chaque année, le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance d’Hermès International est chargé de s’assurer de la conformité de la rémunération des gérants aux statuts et à la politique de rémunération.
Aucune importance respective n’est préétablie entre la rémunération fixe et la rémunération variable qui dépendent des éléments décrits ci-dessus.
M. Axel Dumas | 2025 | Proportion |
| 2024 | Proportion |
| 2023 | Proportion |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 2 790 386 € | 36 % |
| 2 657 510 € | 36 % |
| 2 203 574 € | 38 % |
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent | 5 042 291 € | 64 % |
| 4 630 203 € | 64 % |
| 3 648 702 € | 62 % |
Dont critère RSE |
| 10 % |
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| 10 % |
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| 10 % |
Total | 7 832 677 € |
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| 7 287 713 € |
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| 5 852 276 € |
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Émile Hermès SAS | 2025 | Proportion |
| 2024 | Proportion |
| 2023 | Proportion |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 948 562 € | 29 % |
| 903 392 € | 29 % |
| 749 081 € | 31 % |
Rémunération variable (« statutaire » selon les statuts) attribuée au titre de l’exercice précédent | 2 351 359 € | 71 % |
| 2 159 191 € | 71 % |
| 1 701 490 € | 69 % |
Dont critère RSE |
| 10 % |
|
| 10 % |
|
| 10 % |
Total | 3 299 921 € |
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| 3 062 583 € |
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| 2 450 571 € |
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Méthodes d’évaluation de l’atteinte des critères de performance des rémunérations variables ou des rémunérations en actions (article R. 22-10-40, I-4° du Code de commerce)
La rémunération variable (dite « statutaire ») des gérants est évaluée en fonction de l’évolution du résultat consolidé avant impôt au titre du dernier exercice par rapport à l’exercice précédent et conditionnée pour 10 % de son montant à l’atteinte du critère RSE.
L’évaluation du montant de rémunération assujetti au critère RSE est limitée à une cible de 100 %, sans possibilité de dépassement.
Chacun des trois indices mentionnés au § 2.8.1.2.4 « Rémunérations fixe et variable annuelles et importance respective – Critère RSE pour la rémunération variable » :
Rémunération variable différée ou pluriannuelle
L’attribution aux gérants d’une rémunération variable différée ou pluriannuelle n’est pas prévue.
Rémunération exceptionnelle
L’attribution aux gérants d’une rémunération exceptionnelle n’est pas prévue.
Rémunération en actions (article R. 22-10-40, II-2° du Code de commerce)
La politique de rémunération actuelle ne prévoit pas que les gérants puissent bénéficier d’une rémunération en actions.
Conformément à l’article 26.3.3 du Code Afep-Medef, les gérants personnes physiques qui seraient bénéficiaires d’options d’actions et/ou d’actions de performance devraient prendre l’engagement formel de ne pas recourir à des opérations de couverture de leur risque tant sur les options que sur les actions issues des levées d’options ou sur les actions de performance, et ce, jusqu’à la fin de la période de conservation des actions.
M. Axel Dumas, seul gérant éligible, n’a jamais bénéficié d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance depuis qu’il a été nommé gérant.
La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible aux plans d’attribution d’options d’achat d’actions ou d’actions de performance.
Contrat de travail
Afin de se conformer au Code Afep-Medef, M. Axel Dumas a décidé, le 5 juin 2013, de renoncer avec effet immédiat à son contrat de travail lors de sa nomination en qualité de gérant d’Hermès International.
Conventions de prestations de services
Aucun gérant ne facture directement ou indirectement des prestations de services à la société.
Rémunération de membre de Conseil dans la société et dans les filiales du groupe
Les gérants ne perçoivent aucune rémunération de membre de Conseil versée par la société ou des filiales du groupe.
De même, les règles de répartition du groupe prévoient que les membres du Comité exécutif d’Hermès International qui sont administrateurs dans des filiales ne perçoivent pas de rémunération de membre de Conseil à ce titre.
Régime de prévoyance
M. Axel Dumas bénéficie du régime de prévoyance, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
Il prévoit, comme pour l’ensemble des salariés, les avantages viagers bruts suivants :
Avantages de toute nature
M. Axel Dumas bénéficie d’une voiture de fonction constituant son seul avantage en nature.
M. Axel Dumas bénéficie du régime de frais de santé, collectif et obligatoire, mis en place par le groupe au profit de l’ensemble du personnel des entités en France ayant adhéré à ce régime (décision du Conseil de surveillance du 19 mars 2014).
Émile Hermès SAS ne bénéficie pas d’avantage en nature.
Indemnité de départ
La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité d’un montant égal à 24 mois de rémunération globale (rémunération variable « statutaire » et rémunération fixe « complémentaire ») en cas de cessation de ses fonctions de gérant (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 10e résolution « Approbation des engagements dus envers M. Axel Dumas au titre de la cessation de ses fonctions de gérant » − conformément à l’article L. 225-42-1 du Code de commerce applicable à cette date).
Le versement d’une indemnité de départ est subordonné au fait que la cessation des fonctions de gérant résulte :
Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant, et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint.
Les critères d’attribution de l’indemnité de départ sont ainsi strictement limités aux cas de départs contraints.
Par ailleurs, le versement d’une telle indemnité est assujetti à la réalisation des conditions de performance suivantes, afin que les conditions de son départ soient en harmonie avec la situation de la société : atteinte d’au moins quatre budgets (taux de croissance du chiffre d’affaires et du résultat opérationnel mesurés à taux constants) sur les cinq derniers exercices et sans dégradation de l’image de marque d’Hermès.
Le Conseil de surveillance a donc considéré que l’engagement de rémunération différée pris à l’égard de M. Axel Dumas respectait les exigences du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef.
Il n’existe pas de tel engagement au bénéfice de la société Émile Hermès SAS.
Indemnité de non-concurrence
M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre.
Il n’existe pas de tel engagement au bénéfice d’Émile Hermès SAS.
Régime de retraite supplémentaire
La rémunération globale de M. Axel Dumas a été déterminée en tenant compte de l’avantage que représente le bénéfice d’un régime supplémentaire de retraite.
De manière générale, Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Régime de retraite à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts)
M. Axel Dumas bénéficie du régime supplémentaire de retraite à cotisations définies mis en place au profit de l’ensemble du personnel des sociétés françaises du groupe qui y ont adhéré (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013 approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements règlementés »).
Comme pour l’ensemble des salariés du groupe :
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale)
M. Axel Dumas est par ailleurs éligible au régime de retraite complémentaire mis en place en 1991 au profit des dirigeants de la société (décision du Conseil de surveillance du 4 juin 2013, approuvée par l’Assemblée générale du 3 juin 2014 − 5e résolution « Approbation des conventions et engagements règlementés »).
Ce dispositif n’est pas limité aux seuls gérants mais bénéficie à un groupe plus large de cadres dirigeants. Il peut être dénoncé, s’agissant de M. Axel Dumas, par délibération du Conseil de surveillance.
En application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019 relative aux régimes professionnels à prestations définies, aucun nouvel adhérent ne peut être affilié à ce dispositif depuis le 4 juillet 2019 et aucun nouveau droit conditionnel à prestations ne peut être alloué au titre de périodes d’emploi postérieures au 31 décembre 2019.
Le règlement de retraite prévoit notamment, comme conditions impératives pour bénéficier du régime, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté appréciés au 4 juillet 2019 compte tenu des dispositions de l’ordonnance précitée du 3 juillet 2019, et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale.
Chaque participant acquiert progressivement des droits potentiels, calculés chaque année en fonction de sa rémunération de référence annuelle, étant précisé que l’année 2019 était la dernière année de calcul pour de tels droits (en application de l’ordonnance n° 2019-697 du 3 juillet 2019). Ces droits potentiels représentent, selon l’ancienneté et pour chaque année, un pourcentage de la rémunération de référence allant de 0,9 % à 1,5 %.
Si l’ensemble des conditions d’éligibilité sont remplies, la rente annuelle issue de ce régime serait fonction :
Par ailleurs, le règlement prévoit l’application de deux plafonds au montant final de la rente annuelle :
À titre d’information, sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, le montant maximal de la rente à terme limité par le règlement du régime à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, comparé à la rémunération perçue au cours de l’exercice 2025 du gérant personne physique, représenterait un taux de remplacement (hors régimes obligatoires) de 4,81 %.
Le régime est financé par la société au travers d’un contrat souscrit auprès d’un organisme d’assurance extérieur, et le cas échéant, en complément, des provisions sont inscrites dans les comptes.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
Régime de retraite à cotisations définies (article 82 du Code général des impôts)
M. Axel Dumas est éligible au régime de retraite par capitalisation à cotisations définies, de type « article 82 » en référence au Code général des impôts. Ce régime est mis en place également au bénéfice de certains cadres dirigeants sous forme d’attribution gratuite d’actions calculée sur leurs rémunérations fixe et variable, laquelle est conditionnée à l’atteinte de critères de performance.
Ce régime prévoit une cotisation annuelle brute assise sur la « Rémunération de Référence » du gérant constituée à la date du versement par (i) la rémunération annuelle fixe de l’année N et (ii) la rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’année N - 1 et versée en année N (sous réserve d’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires).
La cotisation est calculée en appliquant sur la Rémunération de Référence un taux qui varie de 0 % à 20% en fonction de l’atteinte des conditions de performance applicables, comme présenté sur le schéma ci-après.
À titre d’illustration :
Le taux d’acquisition des droits évolue selon le taux d’atteinte des critères de performance comme suit :
Critères de performance | Pondération |
| Performance | % d’attribution |
|---|---|---|---|---|
Croissance des ventes (à taux de change constants) | 40 % | Plancher | 50 % de la cible (budget annuel) | 50 % |
Cible | 80 % de la cible (budget annuel) | 100 % | ||
Résultat opérationnel courant (à taux de change courants) | 40 % | Plancher | 50 % de la cible (budget annuel) | 50 % |
Cible | 80 % de la cible (budget annuel) | 100 % | ||
Critère RSE Objectifs liés au découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles | 20 % | Plancher | 50 % de la cible | 50 % |
Cible | 80 % de la cible | 100 % |
Le versement de la cotisation, dont le montant est déterminé selon les principes et conditions exposés ci-dessus, constitue un avantage pour le gérant, soumis intégralement à charges sociales et impôt sur le revenu dès le versement auprès de l’assureur, entièrement à la charge du bénéficiaire.
La société supportera les charges sociales patronales applicables.
Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire.
| Mode de détermination au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|---|
Départ volontaire (hors départ à la retraite) | Départ contraint | Départ à la retraite | |
Indemnité de départ | n/a | Sous réserve des conditions de performance applicables : 24 mois de rémunérations (fixe et variable) | n/a |
Indemnité de non-concurrence | n/a | n/a | n/a |
Retraite supplémentaire à prestations définies (article 39 du Code général des impôts, article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale) | n/a | n/a | Montant annuel de la rente : nombre d’années d’ancienneté × (0,9 % à 1,5 %) × moyenne des trois dernières rémunérations annuelles La rente sera plafonnée à huit PASS. |
Retraite supplémentaire à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts) | Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite. | ||
Retraite supplémentaire à cotisations définies (de type « article 82 » du Code général des impôts) | Le montant annuel de la rente sera déterminé par conversion en rente de l’épargne constituée à la date de liquidation des droits à la retraite. | ||
n/a : non applicable. | |||
L’Assemblée générale fixe le montant global annuel maximum des rémunérations du Conseil de surveillance.
Les éléments de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance sont établis par le Conseil de surveillance.
Depuis 2020, la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance est soumise chaque année à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire (vote ex-ante).
Le montant effectif annuel de la rémunération des membres du Conseil de surveillance est déterminé par le Conseil de surveillance en début d’exercice au titre de l’exercice précédent par application de la politique de rémunération et en tenant compte de l’assiduité individuelle de chaque membre au cours de l’exercice précédent.
Le Comité RNG-RSE du Conseil de surveillance effectue un contrôle de conformité de la rémunération effective des membres du Conseil de surveillance au montant global fixé par l’Assemblée générale et à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance.
Depuis 2020, l’application effective de la politique de rémunération (incluant la rémunération effective globale versée, et/ou attribuée) des mandataires sociaux (incluant celle des membres du Conseil de surveillance) et la rémunération effective individuelle du président du Conseil de surveillance sont soumises, chaque année, à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire annuelle (votes ex-post).
L’Assemblée générale du 30 avril 2025 a approuvé à plus de 99,99 % sans réserve la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (cf. § 2.8.5).
Conformément au processus de décision décrit au § 2.8.1.3, le Conseil de surveillance du 9 janvier 2026 a proposé de reconduire cette politique de rémunération sans changements par rapport à l’exercice précédent.
En cas de nomination en cours d’exercice, la part fixe est partagée entre le membre sortant et son successeur et la part variable est allouée selon la présence aux réunions.
La politique de rémunération s’applique sans interruption aux membres dont le mandat est renouvelé.
Il n’est prévu actuellement aucune dérogation temporaire à l’application de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance subordonnée à la survenance de circonstances exceptionnelles.
Les membres du Conseil de surveillance perçoivent des rémunérations dont le montant global est voté par l’Assemblée générale et dont les critères de répartition sont déterminés par la politique de rémunération du Conseil de surveillance.
La rémunération des membres du Comité d’audit et des risques et de ceux du Comité RNG-RSE est prélevée sur le montant global des rémunérations des membres du Conseil de surveillance.
L’Assemblée générale du 20 avril 2023 a fixé à 900 000 € le montant annuel maximum des rémunérations allouées au Conseil de surveillance et aux comités constitués en son sein.
Les critères de répartition (en année pleine) décidés par le Conseil du 24 novembre 2023 et figurant à l’article 5.1 du règlement intérieur du Conseil sont décrits ci-dessous :
Critères de répartition applicables | Part fixe | Proportion | Part variable proportionnelle à l’assiduité aux réunions | Proportion | Montants maximaux | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Conseil de surveillance |
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Président | 180 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 180 000 € | 100,00 % |
Vice-présidents | 12 000 € | 33,33 % | 24 000 € | 66,66 % | 36 000 € | 100,00 % |
Membres | 12 000 € | 33,33 % | 24 000 € | 66,66 % | 36 000 € | 100,00 % |
Membres représentant les salariés | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Comité RNG-RSE |
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Président | 40 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 40 000 € | 100,00 % |
Membres | 8 000 € | 40,00 % | 12 000 € | 60,00 % | 20 000 € | 100,00 % |
Comité d’audit et des risques |
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Président | 40 000 € | 100,00 % | n/a | n/a | 40 000 € | 100,00 % |
Membres | 8 000 € | 40,00 % | 12 000 € | 60,00 % | 20 000 € | 100,00 % |
n/a : non applicable. |
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Les critères de répartition comportent une part fixe et une part variable proportionnelle à l’assiduité effective aux réunions prépondérante (66,66 % pour le Conseil et 60,00 % pour les comités spécialisés).
Aucune rémunération supplémentaire n’est allouée aux membres du Conseil non-résidents français. La constatation de l’assiduité et la répartition correspondante de la rémunération annuelle au titre d’un exercice sont préparées par le Comité RNG-RSE puis approuvées par le Conseil de surveillance au premier trimestre de l’exercice suivant.
Les membres du Conseil de surveillance d’une société en commandite par actions peuvent être liés à la société par un contrat de travail sans autre condition que celle résultant de l’existence d’un lien de subordination avec la société et de la constatation d’un emploi effectif.
membres du Conseil de surveillance représentant les salariés depuis le 18 novembre 2025
et Mme Anne-Lise Muhlmeyer (pilote préparation – Ateliers d’Ennoblissement d’Irigny), membre du Conseil de surveillance représentant les salariés du 15 novembre 2022 au 17 novembre 2025,
sont titulaires d’un contrat de travail au sein du groupe Hermès et perçoivent à ce titre une rémunération qui n’a pas été accordée en raison de l’exercice de leur mandat. En conséquence, et pour des raisons de confidentialité, les salaires qui leur sont versés ne sont pas communiqués.
Aucun autre membre du Conseil de surveillance n’est lié à la société par un contrat de travail.
Aucune option de souscription ou option d’achat n’a été, durant l’exercice 2025, consentie à un membre du Conseil de surveillance ou levée par un membre du Conseil de surveillance.
Aucune action gratuite n’a été, durant l’exercice 2025, attribuée aux membres du Conseil de surveillance (y compris aux membres représentant les salariés).
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 du Code de commerce, le rapport sur le gouvernement d’entreprise doit présenter l’ensemble des éléments de rémunération et avantages de toutes natures des mandataires sociaux versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2025 à raison du mandat.
Ce rapport doit également :
Cette section vous présente les éléments susmentionnés, lesquels feront l’objet d’un vote ex-post global et individuel lors de l’Assemblée générale du 17 avril 2026 (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 7e à 10e résolutions).
Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours de l’exercice 2025 à M. Axel Dumas, d’une part, et à la société Émile Hermès SAS, d’autre part, à raison de leur mandat de gérants, figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 8e et 9e résolutions).
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée au § 2.8.1.1 et au § 2.8.1.2 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 30 avril 2025.
La rémunération variable 2026 des gérants, attribuée au titre de l’exercice 2025, doit être soumise à l’approbation de l’Assemblée générale avant son versement.
Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribués au titre de l’exercice 2025 à M. Axel Dumas, d’une part, et à la société Émile Hermès SAS, d’autre part, à raison de leur mandat de gérants, figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 8e et 9e résolutions).
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée au § 2.8.1.1 et au § 2.8.1.2 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 17 avril 2025.
Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 9 février 2026 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 % (cf. tableau ci-après).
Par conséquent, la rémunération variable 2026 attribuée au titre de l’exercice 2025 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2025 au titre de l’exercice 2024 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2025 par rapport à celui de l’exercice 2024, soit une hausse de + 5,4 %.
Indices du critère RSE | Importance | Niveau d’atteinte et motivation |
|---|---|---|
Critère environnemental quantifiable : Découplage entre la croissance de l’activité à taux et périmètre constants et l’évolution de la consommation d’énergies industrielles
| 1/3 | 100 % La poursuite des améliorations d’infrastructures du groupe (immobiliers, processus industriels…) dans le cadre des plans « Décarbonation » et « Sobriété », se confirme encore une fois cette année. La maison fait preuve d’une consommation énergétique globale contenue tout en réalisant une augmentation remarquable de son chiffre d’affaires sur la période de référence.
Pendant la période de référence – du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025 –, confirmation du découplage entre les deux indicateurs :
À périmètre égal, cette hausse n’est que de + 1,3 %. L’évolution positive de la consommation d’énergie s’explique en partie par un effet de périmètre (notamment dans la filière textile) et d’autre part, par l’augmentation des capacités de production. Les actions des plans « Défossilisation & décarbonation » initiés il y a cinq ans continuent de montrer des résultats très positifs en limitant la hausse de la consommation d’énergies industrielles et en s’inscrivant dans l’engagement de baisser de 50 % nos émissions de gaz à effet de serre entre 2018 et 2030 :
La maison se maintient également en 2025 dans la liste A du CDP (Carbon Disclosure Project), qui rassemble les 400 entreprises jugées les plus performantes au niveau mondial sur les sujets environnementaux. |
Critère sociétal qualitatif : Actions prises en faveur de l’ancrage territorial du groupe en France et dans le monde, hors grandes villes
| 1/3 | 100 % En 2025, la maison renouvelle ses engagements en faveur de l’emploi au travers de sa politique d’ancrage réel sur l’ensemble de ses territoires. La création d’emplois poursuit son évolution positive et l’ensemble des politiques et actions en matière d’emploi et d’insertion ont été à nouveau reconnues, comme en témoignent les prix et classements en faveur des performances environnementales, sociales et sociétales. Ces actions s’inscrivent pleinement dans le modèle de la maison, qui place au cœur de sa stratégie l’authenticité, la responsabilité, l’humanisme, le temps long et la générosité, afin de rendre au monde une partie de ce qu’il apporte.
La création d’emplois
|
Critère social qualitatif : Initiatives du groupe en faveur de l’égalité femmes-hommes
| 1/3 | 100 % En tant qu’employeur responsable, la maison encourage et s’assure de l’égalité, de la mixité et de l’inclusion à tous les niveaux de l’organisation, que ce soit en matière d’emploi, de formation, d’encadrement et de rémunération. La maison réaffirme avec conviction son engagement et sa stratégie de performance sociale et sociétale globale et de croissance vertueuse et responsable à long terme.
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Tous les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages en nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2025 au président du Conseil de surveillance sur lesquels porte le vote contraignant ex-post des actionnaires figurent au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 10e résolution.
Ces éléments sont tous conformes à la politique de rémunération du président du Conseil de surveillance présentée au § 2.8.1.1 et au § 2.8.1.3 ci-dessus et approuvée par l’Assemblée générale du 30 avril 2025.
Sont présentés ci-après :
La méthodologie retenue, qui se réfère aux lignes directrices de l’Afep actualisées en février 2021, est la suivante :
S’agissant de la performance de la société, il a été décidé de retenir le chiffre d’affaires consolidé (à taux constants) et le résultat consolidé avant impôts qui servent de référence pour la rémunération des gérants et qui sont des indicateurs de performance très pertinents pour le modèle économique du groupe. De plus, ils sont utilisés habituellement dans les communiqués sur les résultats.
| 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
M. AXEL DUMAS | 7 832 677 € | 7 287 713 € | 5 852 276 € | 4 486 458 € 1 | 3 182 697 € |
ÉMILE HERMÈS SAS | 3 299 921 € | 3 062 583 € | 2 450 571 € | 1 866 465 € 1 | 1 279 003 € |
M. ÉRIC DE SEYNES | 180 000 € | 180 000 € | 140 000 € | 140 000 € 1 | 140 000 € |
| |||||
M. Axel Dumas – Gérant | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 7,5 % | 24,5 % | 24,4 % | 41,0 % | - 6,5 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 30 | 29 | 26 | 22 | 17 |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en points par rapport à l’exercice précédent | 66 | 62 | 53 | 44 | 34 |
Émile Hermès SAS – Gérante | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 7,7 % | 25,0 % | 31,3 % | 45,9 % |
- 7,4 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 13 | 12 + 1 point | 11 + 2 points | 9 + 2 points | 7 0 point |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en points par rapport à l’exercice précédent | 28 + 2 points | 26 + 4 points | 22 + 4 points | 18 + 4 points | 14 - 1 point |
M. Éric de Seynes – Président du Conseil de surveillance | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération totale versée au cours de l’exercice par rapport à l’exercice précédent | 0,0 % | 29,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés Évolution par rapport à l’exercice précédent | 1 | 1 0 point | 1 0 point | 1 0 point | 1 0 point |
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés Évolution en points par rapport à l’exercice précédent | 2 0 point | 2 + 1 point | 1 0 point | 1 0 point | 1 - 1 point |
Salariés de la société cotée | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution de la rémunération moyenne par rapport à l’exercice précédent | 2,48 % | 13,00 % | 9,00 % | 8,00 % | - 3,80 % |
Performances du groupe | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Évolution du chiffre d’affaires consolidé à taux constants | 8,9 % | 14,7 % | 20,6 % | 23,4 % | 41,8 % |
Évolution du résultat net consolidé avant impôts | 5,4 % | 8,9 % | 26,9 % | 35,1 % | 73,2 % |
Éléments d’explication relatifs aux salariés
Les évolutions au titre des cinq exercices présentés dans les tableaux ci-dessus tiennent compte de l’évolution globale de la masse salariale.
L’évolution des rémunérations globales des collaborateurs reflète également (i) une dynamique positive de mesures salariales tout au long des exercices présentés, mais aussi (ii) des effets de périmètre au sens turn-over naturel des effectifs. À périmètre constant, l’évolution du salaire moyen chez Hermès International est de 8,6 % comparé à celui de l’exercice 2024. Enfin, les attributions en vertu des plans d’actionnariat salarié peuvent également induire un impact selon les plans et les durées respectives des périodes d’acquisition des droits.
La politique globale et l’ensemble des éléments de rémunération dont bénéficient les collaborateurs de la société cotée, mais aussi ceux des autres entités du groupe en France et à l’étranger, sont présentés au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.3.2.2.
Les rémunérations attribuées et perçues par les membres du Conseil de surveillance de la part d’Hermès International et des sociétés qu’elle contrôle au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce au cours des deux derniers exercices sont détaillées au § 2.8.4.3. Ces rémunérations constituent les seuls éléments visés à l’article L. 22-10-9, I du Code de commerce attribués au titre de 2025 ou versés en 2025. Les données relatives à l’exercice écoulé feront l’objet d’un vote de l’Assemblée générale en 2026 (vote ex-post « global »), cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 7e résolution.
Les attributions d’options d’achat d’actions et les attributions gratuites d’actions s’inscrivent dans la politique du groupe Hermès de rémunération et de fidélisation à long terme. En effet, ces attributions sont faites historiquement sur un rythme pluriannuel (cf. commentaires ci-après sur les plans en vigueur) ; elles ont un caractère exceptionnel et ont toujours bénéficié à une population beaucoup plus large que celle des mandataires sociaux et cadres dirigeants du groupe.
Conformément à l’article L. 225-197-4 du Code de commerce, nous vous informons des opérations d’attribution gratuite d’actions réalisées au cours de l’exercice 2025.
La Gérance a été autorisée par les Assemblées générales extraordinaires du 20 avril 2023 et du 30 avril 2024 à procéder, en une ou plusieurs fois, au profit des membres du personnel salarié de la société ou de certaines catégories d’entre eux, ou au profit des dirigeants, ainsi qu’au profit de membres du personnel salarié et de dirigeants des sociétés liées à la société, à l’attribution gratuite d’actions existantes de la société. Les conditions des délégations encore en vigueur figurent au § 2.9.4.
Le nombre total des actions attribuées gratuitement au titre de chacune de ces autorisations et le nombre total des options d’achat consenties et non encore levées sont plafonnés à 2 % du nombre d’actions de la société au jour de l’attribution, sans qu’il soit tenu compte de celles déjà conférées en vertu des autorisations précédentes.
Conformément à ce qui avait été indiqué dans l’exposé des motifs de la 19e résolution de l’Assemblée générale du 30 avril 2024 (cf. document d’enregistrement universel 2023, page 548), la Gérance a fait usage de cette autorisation dans le cadre de la mise en place d’un dispositif d’épargne retraite professionnelle (de type « article 82 » en référence au Code général des impôts), au bénéfice de certains cadres dirigeants, hors gérants. Ce dispositif a été introduit afin de compenser le gel des droits conditionnels du régime de retraite à prestations définies prévu par l’article 39 du Code général des impôts à partir du 31 décembre 2019.
Le détail des conditions des plans d’attribution gratuite d’actions (et notamment les périodes d’acquisition et l’application de conditions de performance, le cas échéant) figure au § 2.8.4.10 et le détail des actions attribuées gratuitement aux 10 premiers salariés non-mandataires sociaux attributaires, au § 2.8.4.11.
Conformément aux dispositions des articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce, ces attributions sont systématiquement assorties de conditions de présence et de conditions de performance pour certains plans. Afin d’harmoniser les conditions d’acquisition des droits, les attributions gratuites d’actions effectuées par la Gérance en 2019 (plans [h] et [i]) et en 2023 (plans [j] et [k]) sont assorties de périodes d’acquisition identiques pour les salariés du groupe tant en France qu’à l’international. En cohérence avec sa stratégie tournée sur le long terme, la Gérance a fixé les périodes d’acquisition de ces attributions de quatre ans. Toutefois, comme le permettait la loi en vigueur (articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce) et conformément aux dispositions de la 28e résolution de l’Assemblée générale mixte du 20 avril 2023 (cf. document d’enregistrement universel 2022, page 544), de la 19e résolution de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 (cf. document d’enregistrement universel 2023, page 550), il n’a pas été prévu de durée de détention obligatoire, laissant la liberté à chaque salarié bénéficiaire de décider de la durée de détention effective des actions ainsi acquises.
S’agissant des attributions d’actions gratuites effectuées par la Gérance en 2024 (plan [l]) et en 2025 (plan [m]), ceux-ci prévoient une période d’acquisition d’un an, assortie d’une période de conservation d’un an. Ces attributions instaurent par ailleurs une période de conservation spéciale qui s’étend de la fin de la période de conservation susmentionnée jusqu’à la date du départ à la retraite du bénéficiaire. Cette période de conservation peut être réduite, sous réserve du réinvestissement effectif a minima de 50 % du produit de cession des actions dans un contrat d’assurance retraite de type « article 82 », souscrit par Hermès International.
Les attributions gratuites d’actions n’ont aucun impact en termes de dilution puisqu’elles portent exclusivement sur des actions existantes de la société. Leur valorisation au moment de leur attribution selon la méthode retenue pour les comptes consolidés est indiquée au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6 (note 7.4).
Il n’existe aucun plan d’options d’achat en vigueur au 31 décembre 2025 comme indiqué au § 2.8.4.8.
Au 31 décembre 2025, aucune autorisation d’Assemblée générale ne permet à la Gérance de consentir des options d’achat d’actions.
Tous les plans d’options de souscription sont échus depuis 2009. Aucune autorisation d’Assemblée générale ne permet à la Gérance de consentir des options de souscription d’actions.
Vous trouverez ci-dessous la présentation standardisée de tous les éléments de rémunération prévue à l’annexe 2 de la position recommandation DOC-2021-02 du 5 janvier 2022.
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
M. Axel Dumas | Du 01/01/2025 au 31/12/2025 | Du 01/01/2024 au 31/12/2024 |
Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau n° 2) | 7 832 677 € | 7 287 713 € |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | n/a | n/a |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (détaillées au tableau n° 4) | n/a | n/a |
Valorisation des actions attribuées gratuitement (détaillées au tableau n° 6) | n/a | n/a |
Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | n/a | n/a |
Total gérant personne physique | 7 832 677 € | 7 287 713 € |
Émile Hermès SAS | Du 01/01/2025 au 31/12/2025 | Du 01/01/2024 au 31/12/2024 |
Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau n° 2) | 3 299 921 € | 3 062 583 € |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | n/a | n/a |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (détaillées au tableau n° 4) | n/a | n/a |
Valorisation des actions attribuées gratuitement (détaillées au tableau n° 6) | n/a | n/a |
Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | n/a | n/a |
Total gérant personne morale | 3 299 921 € | 3 062 583 € |
n/a : non applicable. | ||
| 2025 | 2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Rémunérations annuelles brutes des gérants | Montants attribués | Montants versés | Montants attribués | Montants versés |
M. Axel Dumas |
|
|
|
|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 2 790 386 € | 2 790 386 € | 2 657 510 € | 2 657 510 € |
Rémunération variable annuelle (« statutaire » selon les statuts) | 5 042 291 € | 5 042 291 € | 4 630 203 € | 4 630 203 € |
Rémunération variable pluriannuelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération exceptionnelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération totale | 7 832 677 € | 7 832 677 € | 7 287 713 € | 7 287 713 € |
Rémunération allouée à raison du mandat de membre du Conseil | n/a | n/a | n/a | n/a |
Avantages en nature | Représentation/ Voiture | Représentation/ Voiture | Représentation/ Voiture | Représentation/ Voiture |
Émile Hermès SAS |
|
|
|
|
Rémunération fixe (« complémentaire » selon les statuts) | 948 562 € | 948 562 € | 903 392 € | 903 392 € |
Rémunération variable annuelle (« statutaire » selon les statuts) | 2 351 359 € | 2 351 359 € | 2 159 191 € | 2 159 191 € |
Rémunération variable pluriannuelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération exceptionnelle | n/a | n/a | n/a | n/a |
Rémunération totale | 3 299 921 € | 3 299 921 € | 3 062 583 € | 3 062 583 € |
Rémunération allouée à raison du mandat de membre du Conseil | n/a | n/a | n/a | n/a |
Avantages en nature | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. | ||||
| Montants attribués au titre de l’exercice 2025 et versés en 2026 | Montants attribués au titre de l’exercice 2024 et versés en 2025 |
|---|---|---|
Montant global des rémunérations alloué par l’Assemblée générale d’Hermès International | 900 000 € | 900 000 € |
Montant global des rémunérations effectivement attribué par Hermès International | 775 429 € | 754 857 € |
M. Éric de Seynes |
|
|
Rémunération de président du Conseil de surveillance | 180 000 € | 180 000 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 1 500 € 1 | 3 000 € |
Mme Estelle Brachlianoff 2 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 29 143 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 17 143 € | 24 000 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 18 000 € |
| 8 000 € | 8 000 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
Rémunération de membre du Comité RNG-RSE | 12 000 € | 20 000 € |
| 4 000 € | 8 000 € |
| 8 000 € | 12 000 € |
Rémunération de présidente du Comité RNG-RSE | 20 000 € | - |
Mme Monique Cohen |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 24 000 € |
Rémunération de présidente du Comité d’audit et des risques | 40 000 € | 40 000 € |
Mme Dominique Senequier 3 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 9 429 € | 29 143 € |
| 6 000 € | 12 000 € |
| 3 429 € | 17 143 € |
Rémunération de présidente du Comité RNG-RSE | 20 000 € | 40 000 € |
Mme Dorothée Altmayer |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 32 571 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 20 571 € |
Rémunération d’administrateur Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 3 000 € 1 | 3 000 € |
M. Prescience Assoh (représentant les salariés) 4 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | n/a | n/a |
M. Charles-Éric Bauer 5 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 32 571 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 20 571 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 12 000 € | 20 000 € |
| 4 000 € | 8 000 € |
| 8 000 € | 12 000 € |
Mme Cécile Béliot-Zind 6 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 23 143 € | - |
| 6 000 € | - |
| 17 143 € | - |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 8 000 € | - |
| 4 000 € | - |
| 4 000 € | - |
M. Jean-Laurent Bonnafé 7 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 19 714 € | - |
| 6 000 € | - |
| 13 714 € | - |
Rémunération de membre du Comité RNG-RSE | 6 000 € | - |
| 2 000 € | - |
| 4 000 € | - |
M. Matthieu Dumas |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 24 000 € |
Rémunération de membre du Comité RNG-RSE | 20 000 € | 20 000 € |
| 8 000 € | 8 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
Rémunération d’administrateur Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 3 000 € 1 | 3 000 € |
Mme Laurence Dunand-Chatellet (représentant les salariés) 8 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | n/a | n/a |
M. Bernard Émié 9 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 23 143 € | - |
| 6 000 € | - |
| 17 143 € | - |
M. Blaise Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 24 000 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 3 000 € 1 | 1 500 € |
Mme Julie Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 24 000 € |
Mme Olympia Guerrand |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 32 571 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 20 571 € |
Rémunération de membre du Conseil de direction Hermès Sellier | 3 000 € 1 | 3 000 € |
M. Renaud Momméja |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 36 000 € | 36 000 € |
| 12 000 € | 12 000 € |
| 24 000 € | 24 000 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 20 000 € | 18 000 € |
| 8 000 € | 8 000 € |
| 12 000 € | 10 000 € |
Mme Anne-Lise Muhlmeyer (représentant les salariés) 10 |
|
|
Rémunération de membre du Conseil de surveillance | n/a | n/a |
M. Alexandre Viros 11 |
|
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Rémunération de membre du Conseil de surveillance | 12 857 € | 36 000 € |
| 6 000 € | 12 000 € |
| 6 857 € | 24 000 € |
Rémunération de membre du Comité d’audit et des risques | 12 000 € | 20 000 € |
| 4 000 € | 8 000 € |
| 8 000 € | 12 000 € |
n/a : non applicable.
| ||
Nom du dirigeant mandataire social | Numéro et | Nature | Valorisation des options selon la méthode retenue pour les comptes consolidés | Nombre d’options attribuées durant l’exercice | Prix | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
|
|
|
Nom du dirigeant mandataire social | Numéro et date du plan | Nombre d’options levées durant l’exercice | Prix d’exercice |
|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
Actions de performance attribuées par l’Assemblée générale des actionnaires durant l’exercice à chaque mandataire social par l’émetteur et par toute société du groupe (liste nominative) | Numéro et | Nombre | Valorisation | Date | Date de disponibilité | Conditions de performance |
|---|---|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
Total | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
|
|
|
Nom du mandataire social | Numéro et date du plan | Nombre d’actions acquises durant l’exercice | Conditions d’acquisition |
|---|---|---|---|
M. Axel Dumas | n/a | 0 | n/a |
Total | n/a | 0 | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
|
|
|
Assemblée du 25/05/1998 (6e résolution) – Options de souscription ou d’achat | Plans nos 1 à 4 expirés |
Assemblée du 03/06/2003 (15e résolution) – Options d’achat | Plans nos 5 et 6 expirés |
Assemblée du 06/06/2006 (9e résolution) – Options d’achat | Plan no 7 expiré |
Assemblée du 02/06/2009 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2009, 2010 et 2011 |
Assemblée du 30/05/2011 (21e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2011 et 2012 |
Assemblée du 29/05/2012 (13e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2012 et 2013 |
Assemblée du 04/06/2013 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2013 et 2014 |
Assemblée du 03/06/2014 (16e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2014 et 2015 |
Assemblée du 02/06/2015 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2015 et 2016 |
Assemblée du 31/05/2016 (14e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place de 2016 à 2019 |
Assemblée du 24/04/2020 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place de 2020 à 2022 |
Assemblée du 20/04/2022 (18e résolution) – Options d’achat | Aucun plan mis en place en 2022, 2023 et 2024 (autorisation expirée en 2024, non renouvelée) |
| Nombre total d’options attribuées/d’actions souscrites ou achetées | Prix moyen pondéré | Plans |
|---|---|---|---|
Options consenties, durant l’exercice, par l’émetteur et toute société comprise dans le périmètre d’attribution des options, aux 10 salariés de l’émetteur et de toute société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’options ainsi consenties est le plus élevé (information globale) | n/a | n/a | Plans expirés |
Options détenues sur l’émetteur et les sociétés visées précédemment, levées, durant l’exercice, par les 10 salariés de l’émetteur et de ces sociétés, dont le nombre d’options ainsi achetées ou souscrites est le plus élevé (information globale) | n/a | n/a | |
n/a : non applicable. |
|
|
|
| Plan j | Plan k | Plan l | Plan m |
|---|---|---|---|---|
Date de l’Assemblée générale | 20/04/2023 (28e résolution) | 20/04/2023 (28e résolution) | 30/04/2024 (19e résolution) | 30/04/2024 |
Date de la décision de la Gérance | 15/06/2023 | 15/06/2023 | 04/06/2024 | 04/06/2025 |
Nombre total d’actions attribuées | 210 168 1 | 92 400 1 | 2 204 1 | 2 158 1 |
Actions attribuées aux dirigeants 2 | 120 | 10 500 | 2 204 | 2 158 |
Nombre de dirigeants 2 concernés | 10 | 10 | 9 | 9 |
Part rapportée au capital des attributions d’actions aux dirigeants | n.s. | 0,01 % | n.s. | n.s. |
Modalités d’attribution | 1 tranche de 12 actions | n/a | n/a | n/a |
Période d’acquisition | 4 ans | 4 ans | 1 an | 1 an |
Date de transfert de propriété des actions | 15/06/2027 | 15/06/2027 | 04/06/2025 | 04/06/2026 |
Fin de la période de conservation | n/a | n/a | 04/06/2026 4 | 04/06/2027 4 |
Conditions de performance | Non | Oui | Non | Non |
Nombre d’actions acquises 3 au 31/12/2025 | 396 | 80 | 2 204 | 0 |
Nombre d’actions perdues au 31/12/2025 | 19 992 | 2 820 | 0 | 0 |
n.s. : non significatif ; n/a : non applicable.
| ||||
| Nombre total d’actions attribuées | Date des plans |
|---|---|---|
Actions attribuées, durant l’exercice, aux 10 salariés de l’émetteur et de toute société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’actions ainsi consenti est le plus élevé (information globale) | 2 158 | 4 juin 2025 |
n/a : non applicable. |
|
|
Dirigeants (personnes physiques) | Contrat de travail | Régime de retraite supplémentaire | Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus | Indemnités relatives à une clause |
|---|---|---|---|---|
M. Axel Dumas, gérant Date de début de mandat : 05/06/2013 Date de fin de mandat : indéterminée | Non 2 | Oui | Oui | Non |
| ||||
Vous trouverez ci-dessous un tableau récapitulatif des résultats des votes de l’ensemble des résolutions relatives aux rémunérations des mandataires sociaux.
| AG 2025 (exercice 2024) 1 |
|---|---|
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos aux mandataires sociaux (vote ex-post global) – 7e résolution | Résolution approuvée à 91,30 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel) – 8e résolution | Résolution approuvée à 91,34 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à la société Émile Hermès SAS, gérante (vote ex-post individuel) – 9e résolution | Résolution approuvée à 91,32 % |
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel) – 10e résolution | Résolution approuvée à 99,98 % |
Approbation de la politique de rémunération des gérants (vote ex-ante) – 11e résolution | Résolution approuvée à 91,12 % |
Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (vote ex-ante) – 12e résolution | Résolution approuvée à 99,99 % |
| |
Les informations relatives aux conventions règlementées décrites dans le tableau de synthèse ci-après, et l’état des lieux des conventions en cours font l’objet d’un exposé au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 » dans le rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée, au § 8.3 et dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes, au § 8.4.3.
En application des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43 du Code de commerce, toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre la société et :
doit être soumise à l’autorisation préalable du Conseil.
Ces dispositions sont applicables aux conventions auxquelles une de ces personnes est indirectement intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable du Conseil de surveillance les conventions intervenant directement ou par personne interposée entre la société et une entreprise si :
est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, directeur général, membre du directoire ou membre du Conseil de surveillance de l’entreprise.
Les dispositions qui précèdent ne sont applicables ni aux conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales ni aux conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient, directement ou indirectement, la totalité du capital de l’autre, le cas échéant déduction faite du nombre minimal d’actions requis par la loi. Ces conventions sont communiquées par l’intéressé au président du Conseil de surveillance, qui en communique la liste aux membres du Conseil et aux Commissaires aux comptes.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-38 du Code de commerce, les décisions d’autorisation du Conseil de surveillance depuis le 1er août 2014 sont toutes motivées.
Une revue des conventions règlementées conclues au cours d’exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie dans le temps est effectuée par le Conseil de surveillance chaque année conformément aux dispositions de l’article L. 225-40-1 du Code de commerce.
À la suite de la revue 2025, le Conseil n’a pas eu d’observations à formuler.
Aucune de ces conventions n’a connu une évolution substantielle de son montant ou de ses conditions financières en 2025.
Les opérations avec les parties liées figurent au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6 (note 13).
Nature de la convention | Personnes concernées |
| Nature, objet et modalités de la convention |
| Montant |
|---|---|---|---|---|---|
Contrat de prestation de services avec la société Studio des Fleurs | M. Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International |
| Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un contrat entre Hermès International et la société Studio des Fleurs relatif à des prestations de services de prises de vues et retouches pour les packshots produits e-commerce. Motifs justifiant de son intérêt pour la société La société Studio des Fleurs a accepté les points suivants qui étaient fondamentaux pour Hermès International :
Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance 20 mars 2018 Contrat 29 juillet 2021 Nouvelles conditions commerciales |
| Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation s’est élevée à 72 372 €. |
Contrat de mission de conception avec l’agence d’architecture RDAI 1 | Mme Sandrine Brekke, associée à plus de 10 % de RDAI et membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International |
| Le Conseil de surveillance a autorisé la conclusion d’un nouveau contrat-cadre entre Hermès International société et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement, d’une part, et le cabinet RDAI, d’autre part, définissant les contours de la mission de RDAI pour l’application exclusive du concept architectural dans les projets Hermès. Dates de l’approbation par le Conseil de surveillance 7 juillet 2017 et 13 septembre 2017 |
| Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation s’est élevée à 25 941 €. |
| |||||
En application des dispositions de l’article L. 225-37-4 du Code de commerce, le présent rapport doit faire état des conventions intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, un gérant, un membre du Conseil de surveillance ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 %, de la société et, d’autre part, une autre société contrôlée par cette dernière au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce.
Il ne s’agit pas de conventions règlementées soumises à l’autorisation préalable du Conseil de surveillance, Hermès International n’étant pas partie prenante au contrat. Les conventions conclues avec une filiale contrôlée à 100 % ne sont pas exclues (ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014 relative au droit des sociétés).
Nous vous informons qu’aucune convention susvisée n’a été conclue au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
En application des dispositions de l’article L. 22-10-12 du Code de commerce, la société a mis en place une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
Cette procédure, qui ne concerne que la société Hermès International et non ses filiales, a été approuvée par le Conseil de surveillance du 25 février 2020.
Elle a pour objet de permettre à Hermès International d’évaluer périodiquement la pertinence de la qualification retenue pour les conventions courantes conclues au titre de l’exercice, celles qui se poursuivent sur plusieurs exercices, ou celles qui seraient modifiées.
Un « Comité conventions courantes » chargé de conduire l’évaluation a été constitué et est composé au minimum :
Dans cette procédure sont présentés tout d’abord :
Sont ensuite décrites les modalités de l’évaluation régulière des conventions portant sur des opérations courantes conclues à des conditions normales :
En 2025, le Comité conventions courantes a procédé à une revue des conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales et a conclu que toutes ces conventions continuent bien de remplir ces deux conditions. Un rapport a été présenté au Conseil de surveillance qui en a pris acte.
En application de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce, nous vous informons des éléments susceptibles d’avoir une incidence sur une éventuelle offre publique d’achat ou d’échange portant sur les actions Hermès International.
Hermès International est une société en commandite par actions et bénéficie à ce titre des particularités de cette forme sociale, dont certaines, légales ou statutaires, sont susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique, et notamment :
Les informations relatives au capital et à l’actionnariat sont exposées au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2. Le contrôle détenu par le groupe familial Hermès est de nature à, le cas échéant, avoir une incidence en cas d’offre publique.
Les restrictions statutaires à l’exercice des droits de vote et aux transferts d’actions sont les suivantes :
Sans objet.
Un droit prioritaire d’acquisition sur les actions Hermès International, consenti par les membres du groupe familial Hermès et des descendants de ces membres au bénéfice de la société H51 est exposé au chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.5.2.
Ces règles sont les suivantes :
Un certain nombre d’accords conclus par la société prévoient une clause de changement de contrôle mais aucun n’est de nature à être visé au 9° de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce.
La société a pris l’engagement de verser à M. Axel Dumas une indemnité de départ dans les conditions décrites au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2025 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 8e résolution. Compte tenu de l’importance du rôle de l’Associé commandité dans une société en commandite par actions – qui a le pouvoir de nommer et révoquer tout gérant – et dans le cas d’une personne morale de son représentant légal, il a été considéré que la cessation des fonctions de gérant de M. Axel Dumas qui résulterait du remplacement du président d’Émile Hermès SAS devait être assimilée à un départ contraint.
En application de l’article L. 22-10-10 du Code de commerce, nous vous informons que les assemblées générales sont convoquées, sauf situation exceptionnelle, dans les conditions fixées par la loi et l’article 24 des statuts (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3).
Tout actionnaire ou représentant d’actionnaire a le droit d’assister à l’Assemblée et de prendre part aux délibérations, quel que soit le nombre de ses actions. Toutefois, seront seuls admis à assister à cette Assemblée, à s’y faire représenter ou à voter par correspondance les actionnaires qui auront au préalable justifié de cette qualité par l’inscription en compte de leurs titres à leur nom (ou à celui de l’intermédiaire inscrit pour leur compte s’ils n’ont pas leur domicile sur le territoire français) au cinquième jour ouvré (= jours de Bourse) précédant l’Assemblée à zéro heure (heure de Paris) [record date] :
En cas de cession des actions avant cette date, l’attestation de participation sera invalidée et les votes par correspondance ou les pouvoirs adressés à la société seront en conséquence également invalidés. En cas de cession après cette date, l’attestation de participation demeurera valable et les votes émis ou les pouvoirs donnés seront pris en compte.
Les actionnaires peuvent choisir entre l’une des trois formules suivantes pour participer à l’Assemblée générale :
Conformément aux articles L. 225-96 et L. 225-98 du Code de commerce, seules sont prises en compte dans la base de calcul du quorum les voix exprimées par les actionnaires présents ou représentés. Les voix exprimées ne comprennent ni les abstentions, ni les votes blancs, ni les votes nuls, ni les voix de l’actionnaire n’ayant pas pris part au vote pour la résolution considérée. Les formulaires de vote par correspondance ne donnant aucun sens ou exprimant une abstention ne seront plus considérés comme des votes négatifs. Ils ne seront pas à prendre en compte dans les votes exprimés.
Un droit de vote double est attribué dans les conditions de l’article 12 des statuts (cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3).
Tout franchissement d’un seuil légal (article L. 233-7 du Code de commerce et L. 433-3 et suivants du Code monétaire et financier) ou d’un seuil statutaire (article 11 des statuts – cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.1.3 et § 7.5.8) en capital et/ou en droits de vote doit faire l’objet d’une déclaration dans les conditions indiquées dans les textes précités sous peine d’encourir une privation du droit de voter en Assemblée générale.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-37-4 - 3° du Code de commerce, le tableau ci-dessous présente l’ensemble des délégations de compétence et de pouvoirs accordées par l’Assemblée générale à la Gérance, en matière financière, en distinguant : les délégations en cours de validité au 31 décembre 2025 et notamment les délégations utilisées, le cas échéant.
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au 31 décembre 2025 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2025 |
|---|---|---|---|---|
Options d’achat/actions gratuites | ||||
20 avril 2022 18e résolution | Autorisation : attribution d’options d’achat d’actions Durée (échéance) : 38 mois (20 juin 2025) Plafond individuel : 2 % |
| 2 %
| Néant |
30 avril 2024 19e résolution | Autorisation : attribution d’actions gratuites d’actions ordinaires existantes Durée (échéance) : 38 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 2 % |
| Cf. § 2.8.3.2 et § 2.8.4.10 | |
Rachat/annulation d’actions | ||||
30 avril 2025 6e résolution | Autorisation : rachat d’actions Durée (échéance) : 18 mois (30 octobre 2026) 1 Plafond individuel : 10 % du capital – montant maximum 8 Mds € – prix maximum par action 3 400 € |
|
| Cf. chapitre 7 « Informations sur la société et son capital », § 7.2.2.10 |
30 avril 2025 19e résolution | Autorisation : annulation d’actions Durée (échéance) : 24 mois (30 avril 2027) 1 Plafond individuel : 10 % du capital |
|
| Néant |
| ||||
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au 31 décembre 2025 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2025 |
|---|---|---|---|---|
Titres de capital | ||||
30 avril 2025 20e résolution | Autorisation : augmentation de capital par incorporation de réserves Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital |
| n/a | Néant |
30 avril 2025 21e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % | Néant |
30 avril 2025 22e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital | Néant | ||
30 avril 2025 23e résolution | Autorisation : augmentation de capital réservée aux adhérents à un plan d’épargne d’entreprise ou de groupe Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 1 % du capital | Néant | ||
30 avril 2025 24e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 20 % du capital par an | Néant | ||
30 avril 2025 25e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 10 % du capital | Néant | ||
30 avril 2025 26e résolution | Autorisation : émission au profit d’une ou de plusieurs personnes nommément désignées Durée (échéance) : 18 mois (30 octobre 2026) Plafond individuel : 10 % du capital |
|
|
|
Date de l’Assemblée générale N° de résolution | Délégations en cours de validité au 31 décembre 2025 |
| Plafond commun à plusieurs autorisations | Utilisation au cours de l’exercice 2025 |
|---|---|---|---|---|
Titres de créance | ||||
30 avril 2025 21e résolution | Autorisation : émission avec maintien du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital |
| 1 Md € | Néant |
30 avril 2025 22e résolution | Autorisation : émission avec suppression du droit préférentiel de souscription Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital | Néant | ||
30 avril 2025 24e résolution | Autorisation : émission par placement privé Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 20 % du capital par an | Néant | ||
30 avril 2025 25e résolution | Autorisation : émission en vue de rémunérer des apports en nature Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 10 % du capital | Néant | ||
30 avril 2025 26e résolution | Autorisation : émission au profit d’une ou de plusieurs personnes nommément désignées Durée (échéance) : 18 mois (30 octobre 2026) Plafond individuel : 10 % du capital |
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Fusion-absorption, scission, apport partiel d’actif | ||||
30 avril 2025 27e et 28e résolutions | Autorisation : réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions et augmentation du capital en conséquence Durée (échéance) : 26 mois (30 juin 2027) Plafond individuel : 40 % du capital |
| 40 % (28e résolution) | Néant |
Il est proposé à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 de renouveler les autorisations de rachat/d’annulation d’actions (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 et § 8.2.2 – exposés des motifs des 6e et 17e résolutions).
En application du point 16.1 de l’annexe 1 du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission européenne, les intérêts directs des dirigeants dans le capital de la société au 31 décembre 2025, tels que déclarés à la société, sont détaillés dans le tableau ci-dessous.
| Actions en pleine propriété ou en usufruit 1 | Actions en pleine propriété ou en nue-propriété 1 |
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Nombre d’actions | % | Nombre de voix | % | Nombre d’actions | % | Nombre de voix | % |
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Capital au 31/12/2025 | 105 569 412 | 100,00 % | 178 517 494 | 100,00 % | 105 569 412 | 100,00 % | 178 517 494 | 100,00 % |
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Gérants |
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Émile Hermès SAS | 49 792 | 0,05 % | 83 028 | 0,05 % | 49 792 | 0,05 % | 83 028 | 0,05 % |
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Axel Dumas | 11 668 | 0,01 % | 23 336 | 0,01 % | 11 638 | 0,01 % | 23 276 | 0,01 % |
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Membres du Conseil de surveillance |
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Éric de Seynes | 226 | 0,00 % | 452 | 0,00 % | 511 | 0,00 % | 1 022 | 0,00 % |
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Prescience Assoh | 24 | 0,00 % | 24 | 0,00 % | 24 | 0,00 % | 24 | 0,00 % |
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Dorothée Altmayer | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % |
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Charles-Éric Bauer | 71 748 | 0,07 % | 143 496 | 0,08 % | 71 748 | 0,07 % | 143 496 | 0,08 % |
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Cécile Béliot-Zind | 50 | 0,00 % | 50 | 0,00 % | 50 | 0,00 % | 50 | 0,00 % |
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Jean-Laurent Bonnafé | 1 | 0,00 % | 1 | 0,00 % | 1 | 0,00 % | 1 | 0,00 % |
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Estelle Brachlianoff | 100 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 100 | 0,00 % | 200 | 0,00 % |
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Monique Cohen | 250 | 0,00 % | 500 | 0,00 % | 250 | 0,00 % | 500 | 0,00 % |
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Matthieu Dumas | 1 463 | 0,00 % | 2 926 | 0,00 % | 1 433 | 0,00 % | 2 866 | 0,00 % |
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Laurence Dunand-Chatellet | 84 | 0,00 % | 164 | 0,00 % | 84 | 0,00 % | 164 | 0,00 % |
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Bernard Emié | 5 | 0,00 % | 5 | 0,00 % | 5 | 0,00 % | 5 | 0,00 % |
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Blaise Guerrand | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % | 200 | 0,00 % | 400 | 0,00 % |
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Julie Guerrand | 6 825 | 0,01 % | 13 650 | 0,01 % | 6 825 | 0,01 % | 13 650 | 0,01 % |
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Olympia Guerrand | 600 | 0,00 % | 1 200 | 0,00 % | 600 | 0,00 % | 1 200 | 0,00 % |
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Renaud Momméja | 113 903 | 0,11 % | 178 822 | 0,10 % | 3 959 | 0,00 % | 7 918 | 0,00 % |
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Comité exécutif (hors gérants et membres du Conseil de surveillance) |
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Florian Craen | 6 675 | 0,01 % | 11 775 | 0,01 % | 6 675 | 0,01 % | 11 775 | 0,01 % |
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Charlotte David | 5 746 | 0,01 % | 9 746 | 0,01 % | 5 746 | 0,01 % | 9 746 | 0,01 % |
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Pierre-Alexis Dumas | 99 753 | 0,09 % | 125 140 | 0,07 % | 95 630 | 0,09 % | 116 894 | 0,07 % |
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Olivier Fournier | 5 087 | 0,00 % | 9 282 | 0,01 % | 5 087 | 0,00 % | 9 282 | 0,01 % |
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Wilfried Guerrand | 7 408 | 0,01 % | 14 533 | 0,01 % | 7 408 | 0,01 % | 14 533 | 0,01 % |
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Éric du Halgouët | 4 037 | 0,00 % | 7 077 | 0,00 % | 4 037 | 0,00 % | 7 077 | 0,00 % |
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Sharon MacBeath | 1 357 | 0,00 % | 1 557 | 0,00 % | 1 357 | 0,00 % | 1 557 | 0,00 % |
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Guillaume de Seynes | 7 859 | 0,01 % | 13 214 | 0,01 % | 8 144 | 0,01 % | 13 874 | 0,01 % |
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Agnès de Villers | 1 837 | 0,00 % | 3 476 | 0,00 % | 1 837 | 0,00 % | 3 476 | 0,00 % |
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En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.1), nous vous informons des liens familiaux existant entre les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif :
Mme Dorothée Altmayer, M. Axel Dumas, M. Matthieu Dumas, M. Pierre-Alexis Dumas, M. Henri-Louis Bauer, M. Charles-Éric Bauer, Mme Julie Guerrand, M. Blaise Guerrand, Mme Olympia Guerrand, M. Renaud Momméja, M. Guillaume de Seynes et M. Éric de Seynes sont tous descendants en ligne directe de M. Émile-Maurice Hermès, ce qui leur confère la qualité de frère et sœur ou de cousins germains selon le cas.
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’autre lien familial entre les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif.
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.1), nous vous informons que, selon les déclarations sur l’honneur effectuées à la société par les mandataires sociaux et les membres du Comité exécutif :
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.2), nous vous informons des restrictions dans un certain laps de temps, à la cession d’actions Hermès International par les membres du Conseil de surveillance, les gérants et les membres du Comité exécutif :
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’autres restrictions à la cession d’actions par les mandataires sociaux.
En application du règlement délégué (UE) 2019/980 de la Commission du 14 mars 2019 (annexe I point 12.2), nous vous informons qu’aucun contrat de service ne lie les membres du Conseil de surveillance à la société ou à l’une quelconque de ses filiales.
Conformément au règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017 (Prospectus) complété par le règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 et aux orientations de l’ESMA, les facteurs de risque présentés dans ce chapitre sont, à la date du présent document d’enregistrement universel, ceux dont le groupe Hermès estime que la réalisation éventuelle pourrait avoir un effet défavorable significatif sur son activité, ses résultats, sa situation financière ou ses perspectives. Il s’agit des risques spécifiques au groupe Hermès identifiés dans la cartographie des risques groupe, mise à jour en 2025.
De manière générale, le groupe a mis en place un dispositif permettant d’anticiper et de maîtriser les risques identifiés. Il est mis à jour périodiquement afin de prendre en compte les évolutions réglementaires, législatives, économiques, sociétales, géopolitiques et concurrentielles. La description détaillée de la gestion de ces risques est présentée dans ce chapitre.
Les facteurs de risque sont présentés en cinq grandes catégories en fonction de leur nature, les risques les plus matériels étant présentés en premier. La cartographie ci-dessous classe ces facteurs de risque selon leur impact potentiel et leur probabilité d’occurrence, et reflète ainsi l’exposition du groupe, après prise en compte des mesures de maîtrise mises en œuvre. Elle inclut les risques émergents et leurs évolutions. L’impact des risques identifiés est évalué selon une grille multicritère définie au niveau du groupe et partagée avec les filiales. Les critères d’analyse incluent, comme un tout indissociable, des critères financiers, réputationnels, juridiques et des critères relatifs à la responsabilité sociale, environnementale et sociétale.
Les risques liés au développement durable ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité, exercice mené collectivement par les équipes de la direction de l’audit et des risques, la direction financière, la direction du développement durable et la direction juridique. L’implication à toutes les étapes de la direction de l’audit et des risques assure la cohérence entre la double matérialité (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ») et la cartographie des risques groupe dont elle a la charge. Cette cohérence est notamment garantie par l’utilisation des mêmes critères d’évaluation pour les risques et la contribution des différentes directions groupe propriétaires de risques. De cette analyse de double matérialité ont découlé des plans d’action visant à répondre à la maîtrise des risques identifiés.
Le Comité d’audit et des risques a été associé à l’exercice de cartographie des risques et à l’analyse de double matérialité.
Le tableau ci-dessous présente une hiérarchisation des risques par catégorie (du plus au moins important) autour de 5 grandes catégories significatives de risques :
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|---|---|---|
Catégorie de risques | Libellé de risques | |
3.1.1 Risques liés à la stratégie et aux opérations | 3.1.1.1 Systèmes d’information et cyberattaque * | |
3.1.1.2 Image et réputation * | ||
3.1.1.3 Attractivité commerciale | ||
3.1.1.4 Crise externe majeure | ||
3.1.1.5 Développement des collaborateurs et des savoir-faire | ||
3.1.2 Risques industriels | 3.1.2.1 Gestion des approvisionnements * | |
3.1.2.2 Sûreté * | ||
3.1.2.3 Santé et sécurité | ||
3.1.2.4 Interruption d’activité | ||
3.1.3 Risques juridiques et réglementaires | 3.1.3.1 Respect de la législation et de la réglementation en vigueur dans tous les domaines * | |
3.1.3.2 Propriété intellectuelle et lutte contre la contrefaçon | ||
3.1.4 Risques liés à la responsabilité sociale, sociétale et environnementale | 3.1.4.1 Respect des droits humains, des libertés fondamentales et de l’éthique * | |
3.1.4.2 Évolution des grands enjeux planétaires en matière de climat et de biodiversité * | ||
3.1.4.3 Disponibilité et bon usage des ressources naturelles * | ||
3.1.5 Risques financiers | 3.1.5.1 Sécurisation des flux financiers | |
3.1.5.2 Évolution, complexité et interprétation de la réglementation fiscale | ||
3.1.5.3 Fraude | ||
* Risque majeur. | ||
Les systèmes d’information ont une importance primordiale dans le bon déroulement des opérations quotidiennes du groupe. Ils traitent de données personnelles et confidentielles, dont la protection est une priorité pour le groupe, qu’il s’agisse des données de clients, fournisseurs ou salariés. |
Une indisponibilité partielle ou totale de certains éléments du système d’information pourrait désorganiser ou paralyser des processus clés de production ou de distribution. Une atteinte aux systèmes d’information, provoquée par exemple par une cyberattaque, pourrait entraîner une violation de données générant la divulgation non autorisée de données personnelles ou la fuite d’informations confidentielles. |
Hermès dispose d’un modèle de gouvernance globale des systèmes d’information, reposant sur :
Les dépenses effectuées par Hermès dans le domaine informatique (budget d’investissement et de fonctionnement) sont réévaluées chaque année pour assurer un bon alignement des investissements avec les enjeux stratégiques du groupe. Elles ont pour objectifs d’entretenir les infrastructures techniques et les systèmes, en lien avec les besoins croissants des métiers, tout en garantissant une bonne performance opérationnelle. Elles visent également à maintenir sous contrôle les risques informatiques et à faire évoluer les systèmes d’information, notamment sur les nouveaux usages digitaux et cloud avec un souci de responsabilité sociale et environnementale. Le pôle data, technologie et innovation du groupe travaille dans le cadre d’une charte informatique, de procédures applicables à tous les collaborateurs dans toutes les sociétés du groupe et d’un corpus de politiques de sécurité des systèmes d’information (PSSI), actualisé annuellement pour s’adapter à la menace. Une revue des contrôles informatiques de deuxième niveau est organisée par la direction de l’audit et des risques, sur la base d’un questionnaire d’auto-évaluation renseigné par les filiales. Des audits de sécurité informatique et de conformité sont réalisés périodiquement sur l’ensemble des filiales et entités, en collaboration avec la direction de l’audit et des risques et portant sur les contrôles généraux informatiques en filiale et en central, les projets informatiques, l’infrastructure des systèmes d’information ou le dispositif de cybersécurité. Ils permettent de s’assurer que les dispositifs internes de maîtrise des risques restent efficaces et adaptés aux principales menaces actuelles et émergentes et du bon alignement avec les lois et réglementations applicables là où la maison opère. En matière de prévention des risques informatiques, la cartographie des risques IT est régulièrement mise à jour et présentée au Comité d’audit et des risques. En 2025, elle a intégré les risques liés à l’intelligence artificielle. Cet exercice est complété par une évaluation régulière de la maturité cyber, incluant les principales régions du monde. | |
Chaque initiative numérique, incluant celles sur l’intelligence artificielle, fait l’objet d’une analyse de risques suivant une méthodologie formalisée conçue pour garantir la sécurité, la conformité et la cohérence des projets dès leur conception. Une gouvernance spécifique en trois niveaux a été mise en place en matière d’IA, adossée à ce processus d’analyse de risques, afin d’évaluer les risques et la valeur des systèmes IA déployés par le groupe. Une démarche Zero-Trust se poursuit, permettant de moderniser la sécurité des infrastructures, les annuaires, la gestion du cycle de vie des identités, la sécurisation des accès (collaborateurs, partenaires et comptes à privilèges), la prévention de la fuite de données, la protection des applications cloud et la sécurisation physique des centres de données. Une attention spécifique a été portée sur les installations industrielles (notamment lors de l’acquisition de nouvelles structures) et la sécurité des objets connectés. L’amélioration des dispositifs de secours et de tolérance de panne des systèmes critiques était également incluse pour garantir la continuité de fonctionnement en cas d’incident. La direction cybersécurité met en place des capacités de détection et de traitement des incidents. Tous les ordinateurs et serveurs sont dotés d’un logiciel permettant de détecter des anomalies (Endpoint Detection Response – EDR), d’installer des correctifs de sécurité et de conduire des investigations. Le traitement des incidents de sécurité est réalisé par une équipe dédiée comprenant les composantes de la réponse à incident, SOC (Security Operation Center) et CERT (Computer Emergency Response Team). Le CERT Hermès est membre de l’InterCERT France qui regroupe les cellules de réponse à incidents matures des grandes organisations françaises. Des exercices menés régulièrement par les équipes internes sont destinés à tester plusieurs fois par an et ajuster en continu le dispositif de réponse (démarches red/blue/purple team). Des tests d’intrusion complémentaires sur les systèmes et réseaux de l’entreprise sont aussi réalisés. Une seconde équipe dédiée à la qualification et au traitement des vulnérabilités permet de gérer la surface d’attaque du groupe. Des actions de sensibilisation sur la sécurité, destinées à l’ensemble des collaborateurs, ont été menées sous différentes formes au sein d’un programme global (conférences, films, e-learnings, escape games, jeu en ligne, site web dédié en huit langues). 84 % des employés ont réalisé l’e-learning de sensibilisation. Du contenu ciblé par populations spécifiques est désormais aussi disponible. Chaque année, le mois de la cybersécurité permet de donner une emphase particulière à ces sujets. Les employés sont encouragés à utiliser un dispositif d’alerte interne pour signaler les incidents de sécurité dont ils auraient connaissance pour leur traitement immédiat. La continuité des opérations informatiques est également testée régulièrement. Des exercices de simulation de crise sont réalisés annuellement et sont suivis de retours d’expérience et de plans d’action. Ils impliquent, outre le pôle data, technologie et innovation, différents départements du groupe (la direction de la communication interne, la direction de la communication financière et des relations investisseurs, la direction des assurances et de la prévention, la direction de l’audit et des risques, la direction juridique conformité, le délégué à la protection des données, etc.) ainsi qu’un membre du Comité exécutif. Des travaux plus larges de résilience opérationnelle se poursuivent. Ces travaux de continuité d’activité et de cybersécurité sont progressivement étendus aux principaux fournisseurs d’Hermès : une plateforme de suivi de leur évaluation permet d’ajuster le fonctionnement tripartite avec les premiers pilotes. Afin d’accompagner son développement et de pérenniser les compétences en interne, la direction cybersécurité continue de se renforcer en internalisant des ressources clés. | |
La notoriété du groupe Hermès repose sur la qualité de ses produits et services proposés aux clients, le savoir-faire de ses artisans et sa communication singulière. Dans un monde globalisé et marqué par une influence croissante des réseaux sociaux, l’image et la réputation du groupe pourraient être altérées par une crise médiatique. |
Une campagne médiatique défavorable pourrait affecter l’image du groupe. |
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Par la structure de son capital familial, la maison reste indépendante dans la mise en œuvre de sa stratégie et la conduite de ses activités, réalisées en adéquation avec ses valeurs. Le groupe s’efforce de limiter le risque d’image et de réputation par des mesures déclinées en interne et en externe. En interne, le groupe a construit un dispositif de contrôle interne robuste couvrant l’ensemble des processus clés, avec pour objectif de protéger ses actifs matériels et immatériels, dont font partie son image et sa réputation. Ce dispositif est contrôlé par la direction de l’audit et des risques. Les processus clés ont notamment été identifiés avec le concours de la direction juridique. Vis-à-vis de ses salariés, le groupe a déployé une charte éthique, un code de conduite des affaires et un code de conduite anticorruption. En externe, afin d’agir en accord avec les principes éthiques et les valeurs de la maison, le groupe veille également à la bonne conduite des relations d’affaires avec ses tiers. En 2024 a été déployé le Code de conduite Fournisseurs (anciennement dénommé « cahiers d’engagement ») visant à rappeler aux partenaires leurs engagements et les attentes en termes d’éthique et de conformité. Les dispositifs de pilotage des risques éthiques et RSE sont détaillés dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ». La charte éthique des affaires et intégrité du groupe est déployée auprès des détaillants commercialisant les produits de la maison. Le groupe a également mis en place un dispositif de veille permanente sur les médias et les réseaux sociaux à échelle globale sous la responsabilité de la direction de la communication. De même, le groupe Hermès s’est doté d’un dispositif de gestion de crise dont l’objectif est de limiter les conséquences négatives en cas de survenance d’événements indésirables, y compris en termes de communication et d’image. | |
L’attractivité commerciale et la désirabilité des produits de la maison reposent sur le modèle unique du groupe. Ce dernier reflète un équilibre entre la radicalité du style de ses 16 métiers, des savoir-faire artisanaux d’exception majoritairement « Made in France », un niveau de qualité élevé des produits et des services proposés, son ouverture aux cultures locales et une communication singulière et responsable assurant son rayonnement et le lien avec ses clients. Ce modèle doit composer avec une clientèle à l’exigence croissante, plaçant l’expérience client en magasin et en ligne au cœur de ses enjeux. |
La perte d’attractivité commerciale pourrait entraîner la désaffection progressive des clients. |
La création est portée par les directions artistiques du groupe et des métiers qui veillent au foisonnement créatif des collections tout en conservant l’identité et le style de la maison. Leur mission est de créer, d’innover et de proposer des nouveaux concepts et collections dont les formes, les matières et les couleurs sauront surprendre les clients et être sublimés par les artisans. La création est guidée chaque année par un thème venant irriguer l’ensemble de la maison et garantissant l’harmonie et la cohérence des collections. En 2025, le thème retenu était « Le dessin sous toutes ses coutures ». La liberté de création est soutenue par la liberté d’achat offerte aux magasins, faisant de chacun d’eux une maison d’objets unique offrant une sélection personnalisée de produits, pour aller au-devant des attentes spécifiques des clients et offrir une expérience d’achat particulière d’un magasin à l’autre. La qualité absolue des produits a toujours été une priorité du groupe, dès les phases de développement. Sous l’égide des équipes qualité, la mise en œuvre de tests sur l’ensemble des produits avant leur commercialisation permet de garantir leur conformité et leur durabilité. Le groupe a également déployé un dispositif d’accompagnement de ses artisans et de ses fournisseurs afin de développer leurs savoir-faire. Le groupe Hermès a déployé de nombreux outils, en magasin et en ligne, afin d’enrichir l’expérience client en élevant le niveau de service à la hauteur de la qualité des produits. Les magasins sont par ailleurs régulièrement rénovés, l’offre omnicanal élargie et les services aux clients enirchis, en particulier le service après-vente. | |
Le groupe est exposé aux évolutions économiques, politiques, sociales, sanitaires et climatiques des nombreux pays dans lesquels il opère. |
Des tensions géopolitiques, économiques ou sociales, ainsi qu’une situation de pandémie ou une catastrophe naturelle pourraient engendrer une diminution des ventes. La répartition du chiffre d’affaires du groupe par zone géographique est présentée dans le chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.7. |
Hermès se positionne de façon singulière sur le marché du luxe. La richesse de son offre, la faible exposition de ses ventes aux phénomènes de saisonnalité et la répartition équilibrée de son chiffre d’affaires entre les différentes zones géographiques contribuent à la résilience du modèle d’entreprise. L’activité du groupe s’appuie sur un réseau de 294 magasins exclusifs sous l’enseigne Hermès répartis dans 45 pays, dont 234 succursales représentant 92 % du chiffre d’affaires détail. La politique d’ouverture de nouveaux points de vente est prudente et vise à maintenir l’équilibre géographique du modèle de distribution. Le groupe poursuit également le développement de son activité de vente en ligne au travers de sa plateforme propriétaire e-commerce, conçue comme un véritable flagship digital. Enfin, un dispositif de veille et de gestion de crise structuré est en place, afin d’anticiper et d’analyser les enjeux et les évolutions économiques et politiques dans le monde. Des exercices sont régulièrement menés avec des scénarios différents. | |
Les savoir-faire des artisans, et plus largement le talent et le potentiel de développement des collaborateurs, constituent un des patrimoines clés d’Hermès. Ils reposent sur la préservation, l’enrichissement et la transmission de ces savoir-faire, souvent exclusifs, dans un contexte de croissance des métiers et des effectifs. |
Une perte des savoir-faire ou la disparition de métiers artisanaux exclusifs, et plus largement de compétences métiers, auraient un impact sur les opérations et la réputation du groupe, pesant ainsi sur ses résultats financiers. |
Hermès place le développement des compétences et l’accomplissement de chacun au cœur de son projet d’entreprise. Le groupe fixe des orientations stratégiques en la matière et soutient une politique de développement des collaborateurs, portée par le Campus Hermès et la direction Talent Development. Le Campus Hermès répond aux enjeux d’accompagnement tout au long de la vie par une offre de formation multimodale, en présentiel et à distance, à l’intention de tous les collaborateurs. Cette offre s’articule avec les actions locales qui complètent les dispositifs de développement. De la même manière, une offre de dispositifs dédiés au développement des talents permet de préparer les managers les plus prometteurs à prendre des fonctions élargies à terme. La préservation et la transmission des savoir-faire artisanaux sont également au cœur du modèle Hermès. Le perfectionnement continu des gestes et des savoir-faire des artisans passe par des programmes de formation et de qualification professionnelle menés au sein des écoles internes Hermès (Écoles Hermès des Savoir-Faire, des Tanneurs ou du Textile entre autres), ainsi que dans le cadre de collaborations avec des structures de formation externes. La promotion des métiers d’art et d’artisanat auprès des jeunes générations et de publics en conversion est opérée avec l’appui de partenaires : écoles, centres de formation et d’apprentissage afin d’assurer la connaissance et la pérennité des savoir-faire. Le groupe entretient et développe des expertises dans des disciplines variées (IT, digital, supply chain, retail, etc.) par des programmes et dispositifs adaptés. Enfin, Hermès veille à diffuser largement sa culture humaniste auprès de ses collaborateurs, levier d’appartenance et d’engagement fort, permettant de traduire la singularité du modèle du groupe au quotidien. Des parcours d’acculturation spécifiques sont en place à différents niveaux de l’organisation et le groupe s’attache à établir les conditions de lutte contre toute forme de discrimination en matière de recrutement et d’emploi. Fidèle à sa tradition familiale, Hermès a mis en place des solutions de partage de la valeur permettant d’associer les collaborateurs aux bénéfices : intéressement, participation, plan d’actionnariat, etc. L’ensemble des actions engagées par le groupe portant sur la gestion des talents et la préservation des savoir-faire est présenté dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.3.2. | |
La majeure partie de la production d’Hermès est intégrée, dans la continuité de sa stratégie de préservation de savoir-faire uniques et de sécurisation des approvisionnements. La capacité du groupe Hermès à croître est cependant aussi liée au développement de ses fournisseurs, dont les savoir-faire d’exception et les succès de demain contribueront à ceux du groupe. |
Une rupture d’approvisionnement en volume et en qualité sur certaines matières d’exception pour le groupe pourrait générer une rupture de production et in fine une perte d’activité. |
Le groupe Hermès fabrique la majorité de ses produits en interne, principalement en France. Hermès s’est, de longue date, engagé dans une démarche responsable de partenariat durable avec ses fournisseurs afin de sécuriser ses approvisionnements et protéger les savoir-faire critiques. Il établit des relations sur le long terme avec ces derniers, basées sur l’éthique et la confiance. Cette stabilité permet d’inscrire dans le temps une collaboration étroite sur de nombreux sujets. La direction de la coordination des achats directs groupe traite de manière transversale le risque fournisseur. Sa mission consiste notamment à animer la communauté des acheteurs en les accompagnant au quotidien dans la gestion du risque fournisseur, tel que décrit dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.3.3. La démarche du groupe s’appuie sur plusieurs piliers :
Dans un contexte marqué par la croissance de l’activité et des tensions sur les approvisionnements mondiaux, le groupe continue de renforcer la sécurisation de ses approvisionnements. À cette fin, il met en œuvre une politique de diversification et de limitation de la dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs, et constitue des stocks de sécurité. Des plans de capacité ont aussi été élaborés avec les fournisseurs afin d’anticiper les besoins de production. Enfin, dans un esprit de partenariat, le groupe veille à la résilience de ses fournisseurs afin de les accompagner au mieux face aux éventuelles difficultés. Un des enjeux du dispositif est de s’assurer que ces derniers ont identifié les zones de risques liées à leur activité, pouvant conduire à un arrêt total ou partiel de la production (matières premières critiques, équipements, processus, sources d’énergie ou personnes clés, etc.). La formalisation de solutions de secours et des tests réguliers sont recommandés. Pour sécuriser ces relations, le groupe peut mettre en œuvre différents dispositifs (contrat, accompagnement financier, prise de participation, etc.). | |
Dans un environnement de plus en plus instable, les biens, les personnes, les infrastructures ainsi que les savoir-faire du groupe sont exposés de façon croissante à des actes de malveillance. |
Ces menaces pourraient engendrer des dommages sur les biens et les personnes œuvrant au sein des sites du groupe (production, distribution, logistique ou tertiaire) ou lors d’événements sur des sites externes. Par ailleurs, elles pourraient faire porter des risques sur les artisans et les vendeurs, provoquant un préjudice moral et psychologique sur l’ensemble des collaborateurs du groupe. Au-delà de la perte financière directe, elles engendreraient de potentielles atteintes à l’image. |
Le dispositif de sûreté du groupe s’articule autour de quatre piliers :
Hermès s’est structuré afin d’appréhender ces risques au quotidien. 110 sites du groupe (production, distribution, tertiaire, entrepôts) sont reliés à un poste central de surveillance, actif en permanence. Le groupe dispose également d’un service interne de sécurité composé de 72 agents et de leurs responsables, complété par des prestataires externes. Un outil informatisé de sécurité est déployé sur tous les sites franciliens et magasins français, pour uniformiser les procédures opérationnelles suivies par les équipes et piloter leur action en temps réel. Il offre également des capacités d’aide à la gestion de crise. En cas de nécessité, l’outil a été paramétré pour entrer en contact avec tout collaborateur. | |
Des partenariats complètent ce dispositif au travers de conventions signées avec les forces de l’ordre et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour contribuer à la sécurité des collaborateurs en déplacement, une plateforme ad hoc est progressivement déployée à l’ensemble des filiales. Cet outil permet d’informer les collaborateurs, avant et pendant leur voyage, d’événements éventuels dans leur zone de déplacement et, en cas d’urgence, de les mettre en relation avec un centre opérationnel et la direction sécurité groupe. Des formations et des séances d’information spécifiques à certaines destinations ont également été proposées. Les incidents en matière de sûreté sont signalés dans une base spécifique et font l’objet d’une synthèse régulière au Comité sécurité groupe et au Comité d’audit et des risques. L’analyse détaillée et les retours d’expérience contribuent à l’amélioration continue du dispositif. La cellule de veille, créée en novembre 2022, a vocation à fournir à la cellule de crise des scénarios d’anticipation et, au quotidien, d’alimenter la direction sécurité groupe en analyses géopolitiques, économiques, sociales et sanitaires. Depuis fin 2022, des modules d’e-learning relatifs à la sécurité et à la sûreté sont proposés aux collaborateurs. | |
Le groupe veille au respect des droits humains, des libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes, qu’il s’agisse des clients, des collaborateurs, des fournisseurs ou des sous-traitants. Le groupe Hermès est soucieux du respect des réglementations locales dans les pays où il opère. La qualité des produits vendus ainsi que leur conformité aux réglementations les plus strictes sur la sécurité des personnes, sont des priorités pour le groupe. |
L’atteinte à la santé et à la sécurité des salariés, des clients ou des tiers intervenant sur les sites d’Hermès et le non-respect des standards de qualité et de sécurité des produits vendus pourraient entraîner des litiges et porter atteinte à la réputation du groupe. |
Les enjeux de santé et sécurité au travail sont une priorité stratégique pour le groupe. Dans le cadre de la loi 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, le groupe Hermès a élaboré un plan de vigilance. Ce plan vise à identifier les risques et à prévenir les atteintes envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes et l’environnement, résultant des activités du groupe et de celles de ses sous-traitants ou fournisseurs (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.3). La maison Hermès s’est engagée sur une trajectoire « Zéro Accident ». Dans ce cadre, la politique Santé-Sécurité groupe permet de matérialiser le cadre stratégique visant à réduire les risques, préserver la santé des collaborateurs, partenaires et clients, faire progresser la culture Santé et Sécurité du groupe et piloter la performance associée. Les initiatives majeures de la maison sont décrites dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.3.2.2. Cette politique suit les pratiques de place et s’appuie sur un réseau interne dédié à la culture Santé et Sécurité et la gestion des risques en la matière. La direction industrielle groupe anime ainsi un réseau hygiène, sécurité et environnement (« réseau HSE ») constitué d’une vingtaine de responsables HSE des différents métiers de la maison. En plus de l’animation traditionnelle du réseau avec deux rendez-vous présentiels par an, trois webinaires ont été organisés en 2025. Ces moments ont été l’opportunité de partager les résultats et les expériences de chacun des métiers, d’accélérer la transversalité des bonnes pratiques en matière de prévention et de continuer à monter en compétence collectivement. La journée industrielle, qui a regroupé 220 participants en juin 2025, a également permis de revenir sur l’évolution de l’accidentologie et la feuille de route du groupe sur la santé et sécurité. Par ailleurs, une « Journée Santé-Sécurité » a été organisée en juillet 2025 dans l’ensemble des sites du groupe et a permis de sensibiliser plus de 11 000 personnes à cette thématique. Une formation a également été organisée sur le site de l’assureur sur la prévention des risques incendie et liés aux événements climatiques. Les dispositifs en place sur les sites internes du groupe font par ailleurs l’objet d’un suivi étroit. Chaque site industriel doit ainsi s’auto-évaluer annuellement selon les référentiels de santé et sécurité du groupe (Culture et Risques majeurs). De plus, ces sites sont audités tous les trois ans par un cabinet externe pour évaluer leur maîtrise des risques et leur niveau de culture en santé et sécurité. Lors de ces audits, de nombreuses vérifications sont menées, portant notamment sur la mise à jour annuelle des évaluations des risques aux postes de travail par les responsables HSE, RH et les managers de proximité. S’agissant des produits Hermès, des tests sont régulièrement organisés en interne et par des laboratoires indépendants tout au long de la chaîne de valeur jusqu’au produit fini, pour vérifier leur innocuité et conformité aux réglementations en vigueur les plus exigeantes. Une veille est en place pour analyser l’évolution des réglementations dont le résultat est formalisé dans une liste de substances restreintes (RSL), partagée avec tous les métiers et retranscrite dans les cahiers des charges multi-matières des produits. Enfin la direction industrielle groupe anime un réseau d’experts et de correspondants réglementaires des métiers et des filiales de distribution qui se réunit plusieurs fois par an pour partager les évolutions réglementaires dans les différents pays où le groupe opère, et engager le cas échéant les plans d’action associés. Les dispositifs d’atténuation et de prévention de ces risques sont en particulier traités dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.2.2.4. | |
Hermès s’appuie sur un mode de production français très intégré. La production est réalisée en grande majorité en France (75 %) dans des ateliers Hermès internes et exclusifs (55 %). La capacité du groupe à faire face à un accident industriel majeur dans un de ses sites de production, de distribution ou de logistique, une catastrophe naturelle ou une crise sanitaire majeure est un enjeu clé pour Hermès. |
La survenance de tels événements sur la chaîne de production impacterait la conduite des activités et entraînerait des conséquences sur les performances commerciales et financières du groupe. |
La gestion des risques industriels est réalisée par la direction industrielle groupe. Elle repose sur des réseaux HSE groupe et internes aux métiers. Les sites de production en France sont répartis sur l’ensemble du territoire national et se conforment à la réglementation française, une des plus exigeantes au monde, réduisant ainsi le risque d’arrêt complet de l’activité. Une veille sur les évolutions de la réglementation est organisée dans les pays où sont implantés les autres sites de production. Hermès met en place sur tous les sites industriels les actions visant à protéger le patrimoine industriel, les collaborateurs et l’environnement. La direction industrielle groupe s’appuie sur les directions industrielles des métiers, les directeurs de site ainsi que sur les conclusions des audits menés par des experts externes, pour établir des plans d’action visant à améliorer la résilience des sites. Les recommandations issues de ces analyses font l’objet d’un suivi régulier. Les dépenses et investissements consacrés à la santé, à la sécurité, à la sûreté et au développement durable sont considérés comme prioritaires lors des arbitrages budgétaires. À partir de la cartographie des risques et des bilans d’impact d’activité, le groupe identifie les sites les plus vulnérables et critiques en matière d’interruption d’activité, et construit des plans de continuité adaptés. Lors de ses audits, la direction de l’audit et des risques s’assure que des plans de continuité d’activité sont formalisés et testés sur les différents sites du groupe et, le cas échéant, émet des recommandations. La démarche de coordination des plans de continuité s’est poursuivie en 2025. Enfin, la résilience du groupe et les processus de continuité sont testés localement et au travers d’un exercice de crise au niveau du groupe (§ 3.3.4.1). | |
Le groupe Hermès est soucieux du respect des législations et des réglementations auxquelles il est soumis en France et à l’international. Ces législations et réglementations sont de plus en plus nombreuses et complexes. |
Une non-conformité réglementaire pourrait avoir un impact négatif sur les opérations du groupe, ternir sa réputation et induire des pénalités financières. |
Le groupe assure une veille juridique constante dans tous les domaines du droit pour suivre les évolutions réglementaires et jurisprudentielles, et assurer la conformité de ses activités, tant en France qu’à l’international. Cette veille est effectuée par des ressources internes et externes :
Il n’existe pas de procédure gouvernementale, judiciaire ou d’arbitrage, en suspens ou menaçant le groupe, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des 12 derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité du groupe. | |
Le groupe est très attaché à la protection et à la défense de ses droits de propriété intellectuelle. Il est très actif en matière de lutte contre la contrefaçon. |
Les atteintes aux droits de propriété intellectuelle du groupe pourraient avoir un impact négatif sur son chiffre d’affaires et porter atteinte à son image de marque. |
Le groupe possède un portefeuille de marques, de modèles, de brevets et de noms de domaine particulièrement complet, qui est étendu régulièrement. Au sein de chaque pôle juridique métier, des équipes sont spécifiquement dédiées à ces problématiques et veillent à ce que les créations du groupe soient protégées de manière efficace. Enfin, le groupe s’assure que ses droits sont respectés et mène une politique de lutte anti-contrefaçon active qui comprend à la fois des mesures préventives (conseils et formations) et des mesures coercitives (actions administratives, civiles ou pénales) dans le monde entier. Le département Anti-contrefaçon engage ces actions avec l’appui de conseils et en collaboration avec les autorités locales compétentes. Elles sont menées à la fois sur les marchés traditionnels et sur Internet (plateformes de vente en ligne, réseaux sociaux, sites marchands, messageries instantanées, etc.). Ces actions permettent de conforter les droits de la maison, de répondre aux nouvelles tendances comme les « dupes », de saisir et de sortir du marché chaque année plusieurs centaines de milliers de produits contrefaits potentiellement dangereux, de remonter à la source de la chaîne de production et de démanteler des réseaux le plus souvent criminels. Le cas échéant, le versement de dommages et intérêts vient réparer une partie du préjudice subi, les montants sont immédiatement réinvestis dans de nouvelles actions de lutte contre la contrefaçon. | |
Les enjeux du groupe en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale sont décrits dans le détail dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », et sont articulés autour des cinq axes stratégiques du développement durable du groupe Hermès :
Dans le cadre de l’établissement de ses informations en matière de durabilité, Hermès a mis à jour son analyse de double matérialité dans le respect de la méthodologie imposée par la CSRD, en s’appuyant sur une liste d’enjeux prescrite par la directive, complétée d’enjeux sectoriels ou propres au modèle d’affaires du groupe. Le détail de la méthode suivie ainsi que les impacts, risques et opportunités de durabilité (IRO) les plus matériels pour le groupe sont présentés au chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.6.1.
L’implication à toutes les étapes de la direction de l’audit et des risques assure la cohérence entre la double matérialité (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.6.2) et la cartographie des risques groupe dont elle a la charge. Cette cohérence est notamment garantie par l’utilisation des mêmes critères d’évaluation pour les risques et la contribution des différentes directions groupe propriétaires de risques.
Les résultats 2025 de cette analyse de double matérialité ont conduit à l’identification des facteurs de risque regroupés comme suit :
Davantage de détails par nature de risque, ainsi que les dispositifs d’atténuation et de prévention sont en particulier traités dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière ».
Le modèle artisanal d’Hermès, avec 75 % de la production réalisée en France, s’appuie sur un réseau de fournisseurs situés essentiellement en Europe où les pratiques sociales et environnementales sont parmi les plus strictes. Les risques d’atteinte aux droits humains, aux libertés fondamentales, aux valeurs éthiques et à la santé et sécurité des personnes, portent majoritairement sur les activités externes du groupe. La multiplicité des métiers et des filières d’approvisionnement, corrélée à la volonté d’utiliser des matières premières d’exception, amène le groupe à travailler en partenariat avec des fournisseurs du monde entier. Ces partenariats nécessitent une vigilance constante quant au respect de ces droits et de l’éthique sur toute la chaîne de valeur. |
Une atteinte aux droits humains, aux libertés fondamentales, à la santé et sécurité ou une violation des règles éthiques du groupe pourrait nuire à son activité, à sa réputation et à son image. |
Ce risque a également été identifié dans le cadre de l’analyse de double matérialité. Son impact est détaillé dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.6.2. |
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Le groupe promeut une culture éthique exigeante et ne tolère aucune atteinte à la probité. La démarche est structurée autour d’une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation. Des documents formalisant les engagements et des outils d’identification, d’évaluation, de sensibilisation, de prévention et de détection de ces risques complètent les dispositifs de contrôle (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.3).
Le contenu des plans d’action visant à prévenir les risques précités figure notamment dans le plan de vigilance et sont détaillés dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.3. | |
Le changement climatique engendre des perturbations (chaleur, montée des eaux, événements extrêmes) et des effets sur la biodiversité et les écosystèmes. Il induit aussi des enjeux de transition opérationnels, réglementaires, politiques (taxation, restriction des opérations) et des stratégies d’adaptation. La perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes menacent la pérennité des ressources naturelles d’où proviennent les matières de la maison, fragilisent la planète et bouleversent les conditions de vie des populations. |
Des évolutions rapides pourraient avoir des impacts sur la chaîne d’approvisionnement, les opérations manufacturières, logistiques ou de distribution, ainsi que sur le comportement des clients. |
Ce risque a également été identifié dans le cadre de l’analyse de double matérialité. Son impact est détaillé dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.6.2. |
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Pour anticiper les risques climatiques et assurer la résilience de son modèle d’affaires, Hermès a mis en place une stratégie climat décrite dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.2.1.2. Cette stratégie est pilotée par le Comité exécutif, qui a défini les principaux objectifs du groupe. Un Comité décarbonation groupe s’assure de la cohérence des différentes actions selon les activités concernées (achats, production, transport, immobilier). Toutes les entités concernées ont intégré un objectif lié à la décarbonation dans leur feuille de route RSE. Les analyses menées par le groupe portent à la fois sur les risques physiques et sur les risques de transition (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.2.1.3 et § 4.1.2.1.4). En particulier, des démarches d’adaptation sont prises en compte par activité et par pays. La direction du développement durable et la direction de l’audit et des risques travaillent conjointement à l’identification des risques physiques pesant sur l’activité du groupe via un outil dédié. Celui-ci permet notamment d’élaborer des projections à l’horizon 2050 à partir de plusieurs scénarios, allant des hypothèses les plus pessimistes aux trajectoires les plus alignées avec les objectifs de l’Accord de Paris. Hermès a élaboré un plan de transition avec des objectifs ambitieux fondés sur la science à travers son adhésion à l’initiative « Science-Based Targets Initiative » (SBTi). SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 fin 2021, reconnaissant ainsi l’engagement d’Hermès dans la lutte contre le changement climatique et son inscription dans une trajectoire de réduction de ses émissions directes et indirectes, contribuant ainsi à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici 2100, conformément à l’Accord de Paris. En particulier, des actions sont menées sur les sources majeures d’émissions telles que les achats, le transport, l’immobilier, et auprès de ses fournisseurs. Le groupe a mis en place une stratégie en matière de biodiversité. Grâce à une meilleure compréhension des relations entre la nature et ses activités, cette stratégie permet à Hermès de maîtriser les risques pesant, principalement, sur sa chaîne d’approvisionnement en matières premières naturelles, et dans une moindre mesure sur ses sites de production (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.2.4.3). Cette stratégie bénéficie du regard des parties prenantes grâce au mécanisme mis en place par l’initiative Act4nature international. Depuis 2020, Hermès a cartographié méthodologiquement les chaînes d’approvisionnement des matières premières utilisées par le groupe afin d’en identifier les risques, y compris sur l’environnement (eau, déforestation, biodiversité, carbone). La grande diversité de types et origines géographiques des matières naturelles d’Hermès permet de réduire son exposition à la dégradation ponctuelle ou chronique de certains écosystèmes. Le déploiement de la stratégie biodiversité est supervisé par le Comité exécutif et le Conseil du développement durable. Il suit quatre axes :
Ces plans d’action donnent lieu à un suivi matriciel, en horizontal par les entités ou groupes de travail en charge des sujets dans la maison, et en vertical par le Conseil du développement durable et les fonctions centrales au moins une fois par an. | |
Le groupe cherche à sécuriser des approvisionnements de qualité, issus de matières naturelles et renouvelables, tout en respectant ses exigences en matière de RSE. |
Diminution de la qualité et des volumes de matières premières naturelles d’exception, renchérissement des coûts. Perte d’une partie de la clientèle qui se détournerait du cuir. |
Ce risque a également été identifié dans le cadre de l’analyse de double matérialité. Son impact est détaillé dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.6.2. |
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Sous l’impulsion de la direction en charge de coordonner les achats directs, le groupe agit au sein de chacun de ses métiers pour mieux connaître ses filières d’approvisionnement et faire évoluer les pratiques opérationnelles, dans une logique de co-construction de leur résilience et d’amélioration continue. L’ensemble de ce dispositif est décrit dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.2.5.4. La démarche engagée vise à :
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Le groupe a mis en place une organisation qui permet de gérer de façon centralisée les risques financiers liés à son activité. Compte tenu de sa situation de trésorerie positive, le groupe n’est pas exposé au risque de liquidité et mène une politique prudente de gestion du risque de contrepartie.
Compte tenu de sa situation de trésorerie positive, de ses opérations bancaires et de la localisation de la quasi-intégralité de sa production en zone euro, le groupe est exposé principalement, d’une part au risque de change (80 % des ventes du groupe réalisées dans une devise autre que l’euro au 31 décembre 2025), et d’autre part au risque de contrepartie. |
Les fluctuations des taux de change ou un cas éventuel de contrepartie bancaire pourraient causer des pertes financières pour le groupe. |
Risque de change Le risque de change est couvert de manière à minimiser et anticiper l’impact des fluctuations des devises sur les résultats du groupe. La politique de change du groupe est fondée sur les principes de gestion suivants, validés par le Comité exécutif et entérinés par le Conseil de surveillance :
La direction générale finances valide les décisions de gestion dans le cadre défini par ces règles. Le département du Middle & Back-Office assure la gestion administrative et le contrôle des opérations, notamment par le biais de logiciels de trésorerie intégrés. Les équipes du contrôle interne et de la direction de l’audit et des risques d’Hermès International veillent enfin au bon respect du contrôle des risques et des procédures de gestion. | |
Risque de contrepartie Le groupe suit par ailleurs une politique prudente en matière de risque de contrepartie. Ainsi, le groupe ne traite qu’avec des banques et établissements financiers de premier rang ayant signé des conventions FBF et ISDA relatives aux opérations sur instruments financiers à terme. Les opérations de placement, de couverture de risque de change et de dépôt auprès des banques sélectionnées sont elles-mêmes réparties dans des limites de montant et de maturité définies. La politique de placement suivie par le groupe est également prudente, afin d’éviter tout risque de perte sur le capital. Elle privilégie la liquidité, permettant des évolutions stratégiques indépendantes et réactives. La trésorerie disponible est ainsi principalement investie en dépôts à terme auprès de banques de premier rang et en OPCVM monétaires de grandes sociétés de gestion ayant une faible sensibilité et des durées de placement courtes. Le groupe effectue des opérations de pension livrée afin de bénéficier de la garantie représentée par les titres mis en pension. L’impact du risque de crédit, tel que préconisé par IFRS 13 dans la juste valeur des instruments dérivés, est quasi nul pour le groupe, compte tenu du fait que les instruments dérivés ont une maturité inférieure à 12 mois. La direction de la trésorerie d’Hermès International suit de manière continue les risques de contrepartie sur les opérations financières. La direction de la trésorerie effectue une veille constante sur les évolutions réglementaires en matière d’opérations de dérivés et d’opérations de placement. Elle fait évoluer ses procédures et outils en conséquence. Des informations quantitatives sur les impacts des risques de change et de taux d’intérêt sont fournies dans le chapitre 5 « Comptes consolidés », respectivement dans les notes 11.2 et 11.3. | |
Le groupe est exposé aux risques financiers liés à l’évolution, la complexité et l’interprétation de la réglementation fiscale dans chacun des pays dans lesquels il opère. Les incertitudes politiques et géopolitiques pourraient entraîner des évolutions fiscales qui auraient un impact sur le groupe. |
Les modifications de la réglementation fiscale et l’alourdissement des impôts et taxes sur les entreprises pourraient pénaliser les résultats du groupe. |
Hermès s’assure que toutes les sociétés du groupe respectent les réglementations fiscales en vigueur, tant dans le texte que dans l’esprit, dans les États où elles sont implantées. La politique fiscale du groupe, mise à jour en juin 2025 et disponible sur le site Internet du groupe, est conforme aux principes édictés par l’OCDE et s’articule autour des principes de conformité, de transparence et d’éthique. Le groupe interdit toute participation à un schéma ou à une construction complexe dont l’objectif principal est l’optimisation fiscale. Pour parfaire le respect de ces principes et assurer une veille fiscale transverse, le groupe s’appuie sur l’expertise des équipes de sa direction fiscale, assistée de conseils externes le cas échéant, ainsi que sur un outil déployé au niveau mondial. | |
L’exposition du groupe au risque de fraude est liée à sa visibilité croissante. L’inventivité et la complexité croissante des tentatives de fraude externe observées sur le marché constituent également des menaces. |
Tout cas de fraude pourrait causer des pertes financières pour le groupe et nuire à sa réputation. |
Le groupe s’appuie sur un dispositif robuste de prévention et de contrôle des risques de fraude. Ainsi, des plans d’action ont été définis dans la cartographie des risques groupe ainsi que dans les cartographies des risques déclinées dans les métiers et les principales filiales. Ces derniers ont été complétés en 2025 à l’occasion de la mise à jour de la cartographie des risques de corruption groupe, pilotée par la direction juridique conformité. Au sein du groupe, les processus clés sont sécurisés selon les meilleures pratiques de contrôle interne. La gestion des opérations de paiement est centralisée par la direction de la trésorerie du groupe et encadrée par des règles précises de validation et de contrôle. Le département du Middle & Back-Office assure la gestion administrative et le contrôle des opérations, notamment par le biais de logiciels de trésorerie intégrés. Des outils permettent de sécuriser les opérations. Le Comité de sécurité trésorerie vérifie régulièrement l’application de ces procédures et le traitement des éventuels risques identifiés. Ainsi en magasin, un outil de détection de la fraude développé sur une plateforme de datamining est utilisé et régulièrement actualisé et enrichi. En matière de contrôle, la direction de l’audit et des risques veille au respect des règles groupe de gestion du risque de fraude. Dans le cadre de l’animation du contrôle interne, elle sensibilise régulièrement le réseau des contrôleurs internes à ce risque et rappelle les procédures spécifiques en matière, notamment sur les processus d’achat, de paiement mais aussi d’encaissement. Dans un même temps, des audits externes et internes sont régulièrement réalisés pour identifier et corriger d’éventuelles vulnérabilités sur ces processus. Des campagnes de sensibilisation des fonctions les plus exposées au risque de fraude sont aussi menées régulièrement. La sensibilisation, identifiée comme un outil efficace de prévention de la fraude, est déclinée et adaptée en fonction des types de fraude (risques d’intrusion dans les systèmes, « fraudes au président », etc.). Le dispositif mis en place par le groupe pour se protéger contre les intrusions informatiques fait l’objet d’une cartographie des risques dédiée (§ 3.1.1.1). | |
En cohérence avec l’analyse des risques du groupe, la politique d’assurance du groupe Hermès est de transférer au marché de l’assurance les risques susceptibles d’avoir un impact significatif sur ses résultats. Les programmes d’assurance groupe représentent la majeure partie des couvertures d’assurance pour les filiales. Ils sont placés par l’intermédiaire de courtiers figurant parmi les 10 premiers français, auprès d’assureurs de premier plan. Les principaux programmes internationaux d’assurance couvrent :
Type d’assurance | Garanties et plafonds des principales polices souscrites |
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Dommages aux biens et pertes d’exploitation |
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Responsabilité civile générale (exploitation et produits) |
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Transport |
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Responsabilité civile atteinte à l’environnement |
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D’autres contrats ont été souscrits pour répondre à des besoins spécifiques, en particulier dans le cadre des opérations de construction (travaux neufs ou rénovation) réalisées en tant que maître d’ouvrage.
Les polices de responsabilité civile des mandataires sociaux et cyber-risques ont été souscrites respectivement pour une durée de deux ans et un an à compter du 1er janvier 2025, auprès respectivement d’AIG et de Zurich ainsi que d’autres assureurs de renom. Les polices cyber-risques couvrent la reconstitution des données, les pertes d’exploitation relatives à un incident de sécurité, la responsabilité civile et les frais, notamment ceux de défense et de notification.
En 2025, le groupe n’a pas subi de sinistre significatif.
Par ailleurs, 87 visites de prévention de l’assureur dommages ont été réalisées en 2025.
En parallèle, la direction des assurances du groupe a engagé des travaux transverses sur la résilience face au changement climatique. Elle a déployé un outils de scoring des risques physiques et organisé des journées de sensibilisation à destination des collaborateurs.
Tout en ayant la dimension d’un groupe international, Hermès demeure une entreprise aux valeurs familiales, fidèle à une culture et à un esprit artisanal, qui cherche à développer auprès de ses collaborateurs des valeurs fortes.
Au premier rang de ces valeurs figure l’exigence de qualité, essence même de l’activité d’Hermès. Celle-ci se conçoit dans tous les domaines, non seulement dans les produits et les services, mais aussi dans les modes de gestion. Hermès attache une grande importance aux qualités de gestionnaire de ses principaux responsables. Des parcours d’intégration des nouveaux cadres et des sessions de formation spécifiques forgent l’apprentissage de la culture Hermès. Chacun peut ainsi comprendre sa place dans l’organisation et intégrer les règles de conduite et d’intégrité de la maison. Les valeurs d’exigence de qualité et l’engagement des collaborateurs donnent, par ailleurs, une base solide aux comportements et aux actions en faveur d’un contrôle interne rigoureux. La culture de la gestion du risque, le management des équipes et l’éthique de l’entreprise assurent l’articulation et l’équilibre de ces valeurs.
À ce titre, une charte éthique existe et est diffusée auprès des collaborateurs depuis 2009. Le code de conduite des affaires, qui précise les comportements attendus des collaborateurs du groupe, la complète depuis 2012. Ces deux documents sont actualisés régulièrement. Ils constituent le socle de l’intégrité et de l’éthique du groupe Hermès :
Le code de conduite anticorruption, comprenant des illustrations concrètes, est diffusé à l’ensemble des collaborateurs (cf. chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.4 sur le dispositif de prévention de la corruption). Les collaborateurs les plus exposés à des risques de corruption ont l’obligation depuis 2021 de réaliser un e-learning dédié. Le code de conduite est également disponible sur le site Internet Hermès Finance.
Ces documents sont disponibles sur l’intranet de la société, section « Notre éthique », ainsi que sur le site Internet Hermès Finance, et font l’objet d’un accusé de réception formel, lors de leur remise aux employés. Des formations complémentaires relatives au dispositif anticorruption du groupe et aux droits humains sont organisées auprès des opérationnels, renforçant la culture éthique du groupe. Les actions concernant l’éthique et la conformité sont présentées dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.4 .
Les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne sont applicables à la société mère et aux filiales contrôlées, présentées en annexe aux comptes consolidés. La gouvernance des risques est présentée ci-dessous :
La direction générale conçoit les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne propres à la taille de la société, à son activité, à son implantation géographique et à son organisation. Au-delà des systèmes de délégation des responsabilités mis en place aux différents niveaux, la direction générale reste le garant de la qualité et de l’efficacité des systèmes de gestion des risques et de contrôle interne. Elle s’assure ainsi de leur adéquation avec les objectifs stratégiques du groupe.
Pour ce faire, la direction générale reçoit les rapports d’audit et les cartographies des risques des filiales, des métiers et des fonctions support, et rencontre régulièrement la direction de l’audit et des risques. Elle effectue donc une surveillance globale sur le dispositif pour en préserver l’intégrité et, le cas échéant, initier des actions correctives.
Le Comité d’audit et des risques a été créé en 2005 au sein du Conseil de surveillance et sans préjudice des compétences de ce Conseil auquel il ne se substitue pas.
Les rôles et attributions du Comité d’audit et des risques ont été formalisés dans un règlement intérieur, établi par le Conseil de surveillance en 2010 et faisant l’objet de revues régulières, pour s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires. La dernière version, actualisée en juillet 2024, est disponible sur le site Hermès Finance.
Chaque réunion du Comité d’audit et des risques donne lieu à un compte rendu écrit et approuvé. Lors de chaque réunion du Conseil de surveillance, la présidente du Comité d’audit et des risques présente au Conseil un compte rendu des travaux du Comité d’audit et des risques.
Conformément à l’article 11.3 du Code Afep-Medef, les travaux et le fonctionnement du Comité d’audit et des risques ont fait l’objet :
Dans le cadre de sa fonction de surveillance du dispositif de gestion des risques et du contrôle interne, le Comité d’audit et des risques a accès aux informations relatives à l’audit interne, au contrôle interne et à la gestion des risques. Des présentations des cartographies des risques des entités du groupe, et des plans d’action correspondants, lui sont régulièrement faites. La liste des travaux réalisés par le Comité d’audit et des risques est détaillée au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.6.3.4.
Elle est rattachée au directeur général gouvernance et développement des organisations, gage de son indépendance, et a vocation à se saisir de tous les sujets sans aucune restriction.
La direction de l’audit et des risques est animée par un Comité de direction créé en 2024. Elle intègre une équipe centrale d’auditeurs expérimentés et anime un réseau décentralisé de responsables de contrôle interne. Elle effectue une triple mission pour le groupe :
La direction des assurances et de la prévention fait partie intégrante de la direction de l’audit et des risques, permettant des synergies en matière d’identification et de gestion des risques. Les cartographies des risques comportent un volet assurances, permettant de mettre en regard les risques avec la couverture assurantielle correspondante.
Par ailleurs, depuis 2024 a été lancé un programme Fast Track visant à recruter de jeunes talents à haut potentiel qui bénéficient d’un parcours accélérateur de carrière, en fonction des profils, des appétences et des opportunités au sein de la filière de contrôle interne. Ce programme permet également de répondre aux besoins croissants de la filière.
La mission de la direction de l’audit et des risques consiste également à :
Pour l’ensemble de ces missions, la direction de l’audit et des risques peut s’appuyer sur son pôle d’expertise data, innovation et optimisation des méthodes.
Une charte d’audit détaille les missions et responsabilités des auditeurs internes ainsi que leur éthique professionnelle. Elle formalise le déroulement des missions d’audit. Une charte des risques, établissant les principes et règles de gestion des risques et une charte de contrôle interne, formalisant les rôles et responsabilités de ses acteurs, ont complété le dispositif.
Enfin, la directrice de l’audit et des risques participe aux réunions du Comité d’audit et des risques. Elle rencontre ce comité six fois par an, dont une fois hors de la présence de tiers. Cette séance est dédiée à la présentation du rapport d’activité de la direction de l’audit et des risques, et à des échanges sur ses travaux et les ressources dont elle dispose.
Les responsables de contrôle interne supervisent la mise en place du dispositif de contrôle interne au sein de leur périmètre, métier, filiale de distribution ou fonctions support. Ils sont rattachés localement au directeur financier de leur entité, et fonctionnellement à la direction de l’audit et des risques.
Ils travaillent selon un plan annuel, partagé avec leur direction et celle de l’audit et des risques, tenant compte des priorités de contrôle interne du groupe et des risques propres à leur périmètre. Leurs principales missions sont les suivantes :
Ils sont les interlocuteurs responsables du déploiement des dispositifs de prévention de la corruption et du risque de cybersécurité.
Le groupe Hermès a déployé des processus spécifiques pour surveiller certains risques, grâce à des comités spécialisés ou des groupes de travail qui se réunissent périodiquement.
Par exemple, des comités sur la sécurité, les risques informatiques, les risques de trésorerie, les risques de non-conformité analysent les enjeux et étudient les mesures correctives appropriées afin qu’elles soient déployées dans les entités. Ils vérifient également que les dispositifs de contrôle existants correspondent aux procédures du groupe. Les principaux interlocuteurs opérationnels concernés participent à ces comités avec la direction de l’audit et des risques. Le rôle de cette dernière est de faciliter l’identification des risques et les plans d’action associés.
Le Comité sécurité IT a réuni quatre fois en 2025 les parties prenantes de la sécurité informatique : le directeur cybersécurité groupe, la direction des systèmes d’information, la direction de l’audit et des risques, la direction sécurité groupe, la direction projets digitaux et e-commerce ainsi que le directeur général métiers, systèmes d’information et data (membre du Comité exécutif groupe). Il a pour but de suivre les avancées de la feuille de route, du plan d’audit (volets IT et cybersécurité) et des plans d’action associés, de partager les incidents notables et de traiter les arbitrages nécessaires à l’ajustement des politiques de sécurité ou de la posture d’Hermès vis-à-vis de la menace.
Un comité sur la sécurité des transports de produits Hermès, constitué de la direction sécurité groupe, de la direction des transports, de la direction des assurances et de la prévention, et des directions des métiers concernés se tient au besoin afin de définir les actions nécessaires. Son objectif est de renforcer la sécurité des transports, de manière concrète en fonction des risques propres aux produits transportés et aux difficultés éventuelles rencontrées.
Le Comité compliance et vigilance est constitué de représentants de la direction juridique incluant la conformité, la direction du développement durable, la direction des achats directs, la direction des achats indirects, la direction de l’audit et des risques, la direction commerciale, la direction financière et la direction du développement social. Il suit et veille au déploiement, au respect de l’efficacité et au contrôle des programmes de conformité. Ses missions sont détaillées dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.4.2 du présent document.
Le Comité sécurité groupe arbitre sur des sujets de sécurité transversaux identifiés au cours des comités spécialisés. Il revoit également les principaux incidents de sécurité pour adapter le dispositif global. Ce comité est composé du directeur général de la gouvernance et du développement des organisations, de la directrice des ressources humaines, du directeur juridique groupe, du directeur de la sécurité groupe, du directeur de la cybersécurité groupe, du directeur général d’Hermès services groupe et de la directrice de l’audit et des risques. En cas de besoin, il peut solliciter des experts sur des problématiques spécifiques.
Les dirigeants, les grandes directions fonctionnelles et opérationnelles et les membres des Comités de direction des différentes entités du groupe sont les relais du contrôle interne et de la gestion des risques, en tant que principaux bénéficiaires, mais aussi contributeurs clés à sa bonne exécution.
Les activités de contrôle effectuées au niveau de chaque entité sont de la responsabilité conjointe du directeur général et du directeur financier. Une lettre d’affirmation portant sur la connaissance des objectifs de contrôle interne d’Hermès et sur la qualité des contrôles en place au sein de l’entité est d’ailleurs signée annuellement. Cette lettre reprend notamment les résultats d’un questionnaire d’auto-évaluation annuel sur la mise en œuvre du contrôle interne.
Le processus de gestion des risques du groupe repose sur l’élaboration de cartographies et sur un éventail d’outils complémentaires permettant d’identifier les risques et de définir les actions afin de mieux les maîtriser.
Initiée dès 2004, la démarche de cartographie des risques est déployée dans les principales entités, ainsi que sur des sujets transversaux, sous la supervision de la direction de l’audit et des risques. La méthodologie appliquée est régulièrement mise à jour et permet une évaluation précise des risques spécifiques au groupe.
Ces cartographies permettent d’identifier, d’évaluer et de hiérarchiser systématiquement les principaux risques. Un volet assurances permet de mettre en regard les risques avec la couverture assurantielle correspondante. Elles sont un outil opérationnel de sensibilisation et de pilotage et constituent un levier d’amélioration de la performance. Elles participent à un management efficace en fournissant une vision synthétique et partagée des risques et en définissant des plans d’action opérationnels, ainsi que les responsabilités de chacun.
Sous la supervision de la direction de l’audit et des risques, les entités mettent à jour périodiquement leur cartographie des risques. Chaque année, entre cinq et 10 cartographies des risques sont réalisées au niveau des filiales de distribution, des métiers ou encore sur des fonctions transverses du groupe.
Les responsables de contrôle interne des entités sont les relais locaux de la démarche de cartographie. Ils participent à l’analyse initiale des risques et assurent la mise à jour et le suivi des plans d’action.
La cartographie consolidée des risques groupe est mise à jour annuellement. Elle est alimentée d’une part par les cartographies des risques des filiales, métiers et fonctions transverses. D’autre part, des entretiens sont menés avec les directions transverses propriétaires des risques portant sur l’évolution des risques associés à leur périmètre respectif (risque juridique, développement durable, sécurité, achats, etc.). Ces évolutions sont ensuite partagées individuellement avec les membres du Comité exécutif pour évaluation.
La finalisation de la mise à jour de la cartographie fait l’objet d’un atelier de travail spécifique du Comité exécutif. Elle est également partagée avec le Comité d’audit et des risques. La cartographie des risques du groupe est aussi utilisée comme point d’entrée du plan d’audit de la direction de l’audit et des risques.
Dans les domaines de la fraude et de la corruption :
Afin d’anticiper au mieux les évolutions sur les thématiques relatives aux sociétés, aux technologies, à l’environnement, à l’économie et à la gouvernance, la direction de l’audit et des risques effectue une veille externe active sur les risques émergents et a initié depuis 2019 des études de prospective. Comme en 2024, une journée de la prospective a été organisée en 2025. Elle a rassemblé 146 collaborateurs de la maison autour de conférences et d’ateliers collectifs de travail. Enrichie de projets de prospective opérationnelle, l’objectif de la démarche est de cultiver un état d’esprit résolument orienté vers l’avenir et de sensibiliser les participants à la multiplicité des tendances déjà à l’œuvre et aux enjeux qui pourraient en résulter à court, moyen et long termes.
Enfin, une plateforme informatique de partage des incidents permet d’évaluer l’évolution de certains risques et de capter, au plus tôt, les éventuels signaux faibles. Cet outil de prévention contribue à l’amélioration continue du dispositif de contrôle, au plus près de la réalité. En effet, plusieurs fois par an, la direction de l’audit et des risques réalise une analyse des incidents remontés par les filiales et métiers. Elle fait l’objet d’une communication aux contrôleurs internes et directions du groupe, incluant les statistiques d’incidents de la période et un rappel des procédures groupe et bonnes pratiques afférentes.
Les dispositifs de contrôle interne reposent sur des actions permanentes et récurrentes intégrées aux modes de fonctionnement de l’entreprise. Ils concernent toutes les fonctions et tous les processus, y compris ceux relatifs à l’élaboration de l’information financière et comptable.
Les objectifs du dispositif de contrôle interne d’Hermès comprennent :
Dans le cadre de la mise en conformité à la CSRD, le contrôle interne a capitalisé sur les contrôles de niveau 1 et défini et déployé des contrôles clés de niveau 2 sur les informations de durabilité. Ces actions sont décrites dans le chapitre 4 « Responsabilité sociale, sociétale et environnementale et performance extra-financière », § 4.1.1.4 au sein de la norme ESRS 2 (GOV-5), et illustrées ci-dessous.
Le dispositif inclut trois niveaux de contrôle :
Des revues périodiques sont mises en œuvre par le contrôle interne au niveau local et complétées par la direction de l’audit et des risques en fonction des enjeux de chaque entité. Le réseau des responsables de contrôle interne s’assure que des contrôles adaptés couvrent les principaux risques liés aux opérations de distribution, de production ou des fonctions support, notamment concernant la sécurité et la traçabilité des actifs.
Ce réseau, composé de 98 contrôleurs internes, permet la présence de relais locaux dans l’ensemble des entités du groupe. Dans le cadre de son rôle d’animation du réseau des responsables de contrôle interne, la direction de l’audit et des risques est impliquée dans leur nomination, revoit les plans de contrôle interne annuels des filiales et diffuse les bonnes pratiques. Elle s’appuie notamment sur une plateforme collaborative de partage d’informations, identifie les priorités de contrôle interne et favorise le partage d’expérience entre tous les membres du réseau. Elle diffuse en outre une newsletter trimestrielle.
Les missions d’audit constituent le troisième niveau de contrôle. Elles sont explicitées au § 3.3.5 « Un dispositif d’audit interne agile » ci-après.
L’auto-évaluation du contrôle interne est un processus mature au sein du groupe. Il s’appuie sur des questionnaires renseignés par l’ensemble des filiales contrôlées. Il fournit un support pour évaluer le niveau de maîtrise des risques opérationnels et fonctionnels dans le cadre du dispositif de contrôle interne. En cas d’inefficacité des contrôles, les filiales doivent établir un plan d’action pour y remédier. Ce système contribue à la diffusion de la culture du contrôle interne dans le groupe.
Les filiales s’auto-évaluent annuellement à l’aide de cinq questionnaires disponibles sur l’intranet dans l’outil informatique dédié « CHIC » (Check your Hermès Internal Control). Ils sont administrés par la direction de l’audit et des risques. L’auto-évaluation porte sur un questionnaire général de contrôle interne (CHIC Practices), dont le référentiel est établi en lien avec le « Cadre de référence » de l’AMF. Des questionnaires spécifiques à la gestion de la trésorerie (CHIC Trésorerie), aux procédures opérationnelles dans le réseau de distribution (CHIC Boutique) et pour les ventes en ligne (CHIC e-commerce) font également partie du dispositif. Enfin, un questionnaire dédié aux maroquineries (CHIC Maroquinerie) a été lancé en 2023. Deux programmes de travail relatifs à la conformité, portant sur les thématiques de lutte et de prévention de la corruption, ainsi que de la protection des données personnelles, ont été intégrés en 2024 à l’outil permettant de gérer ces campagnes.
Les questionnaires font l’objet d’un travail annuel d’actualisation afin d’intégrer les nouveaux risques et contrôles identifiés comme clés au niveau du groupe. Les résultats des questionnaires et des programmes de travail sont reportés dans un outil informatique dédié permettant une analyse centralisée par la direction de l’audit et des risques afin d’identifier les points d’amélioration et les priorités de contrôle interne pour l’année suivante. Ils sont partagés avec les directions concernées afin de définir des plans d’action au service de toutes les filiales du groupe.
Questionnaires CHIC | Nombre de thématiques* | Exemple de thématiques abordées |
|---|---|---|
Practices | 12 | Finance, Ressources humaines, Environnement de contrôle, Systèmes d’information, Communication, Éthique et Conformité, Développement durable, etc. |
Maroquinerie | 11 | Stocks, Production, Finance, Investissements et Immobilier, Éthique et Conformité, Systèmes d’information, etc. |
E-commerce | 9 | Ventes, Expéditions et Livraisons, Retours et Remboursements, Stockage, Données clients, etc. |
Boutique | 7 | Gestion de la relation client, Clôture de caisse, Inventaire des stocks, Sécurité/Sûreté, etc. |
Trésorerie | 7 | Gestion des comptes bancaires, Processus et moyens de paiement, Conformité réglementaire, Monétique, etc. |
* Les thématiques sont ensuite subdivisées en plusieurs questions adressant l’exhaustivité des procédures associées. | ||
Les responsables de contrôle interne sont impliqués dans l’auto-évaluation et sont en charge du suivi des plans d’action. La direction de l’audit et des risques vérifie et compare les réponses données aux questionnaires par les filiales à sa propre analyse lors de ses audits. Elle s’assure de la bonne appropriation des contrôles et de la mise en place de plans d’action correctifs.
Les processus de contrôle interne sont décrits dans les procédures groupe. Ils sont définis au niveau du groupe puis déclinés et adaptés au contexte et à la réglementation locale par chaque division. L’ensemble des collaborateurs du groupe y a accès par un site intranet sécurisé.
Les procédures groupe couvrent les principaux cycles de l’entreprise (achats, ventes dont digitales, trésorerie, stocks, immobilisations, ressources humaines, systèmes d’information, sécurité et sûreté, clôture des comptes, conformité, etc.). La direction de l’audit et des risques les met régulièrement à jour, en collaboration avec les experts dans leurs domaines respectifs et les contrôleurs internes.
Par ailleurs, en 2024, le dispositif de contrôles comptables de prévention et de détection de la corruption a été renforcé par le déploiement d’un outil standardisé au sein du groupe, facilitant leur réalisation et formalisation.
Plus spécifiquement, des procédures très strictes sont appliquées pour la gestion de la trésorerie. Le manuel des règles de sécurité de la trésorerie s’appuie sur :
La cellule de crise est constituée de membres de plusieurs directions groupe : la direction de l’audit et des risques, la direction des systèmes d’information, la direction juridique, la direction de la communication, la direction sécurité et la direction des ressources humaines. Cette cellule de crise rend compte pour décision au Comité exécutif, via le directeur général de la gouvernance et du développement des organisations, sur les sujets devant faire l’objet d’une décision collégiale. En outre, des ateliers sont organisés deux fois par an, réunissant ces experts groupe. Ces ateliers permettent le partage des signaux faibles issus des veilles de chaque direction ainsi qu’un bilan des réponses à incidents de l’année en cours dans une logique d’amélioration continue.
De plus, en collaboration avec la direction sécurité groupe, l’outil informatisé de sécurité a été étendu aux besoins de la cellule de crise afin d’améliorer la réponse à incidents du groupe (§ 3.1.2.2).
Par ailleurs, des exercices de gestion de crise transversaux ont été menés en 2025, impliquant les fonctions centrales groupe et permettant de tester l’organisation de la cellule de crise.
Les processus relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière sont au cœur du dispositif de contrôle interne du groupe. Ils assurent un suivi rigoureux de la production et de la communication de l’information comptable et financière de la société mère et des sociétés intégrées dans les comptes consolidés. Ils répondent aux objectifs suivants :
Hermès a mis en place un dispositif organisé et documenté qui assure la qualité des données comptables et financières consolidées et publiées. Il s’appuie sur des manuels de reporting groupe, une séparation des tâches stricte et un contrôle fort d’Hermès International sur les informations produites par les filiales.
Les différents acteurs du processus de contrôle interne comptable et financier sont les suivants :
Le groupe s’est doté d’un corps de règles et méthodes comptables, conformes aux normes IFRS, telles qu’adoptées par l’Union européenne, référentiel des comptes consolidés. L’application de ces normes est obligatoire pour toutes les filiales consolidées afin de fournir une information financière homogène et fiable. Le plan de comptes s’applique à l’ensemble des filiales et le compte de résultat est commun à la gestion et à la comptabilité.
Ces règles et méthodes sont présentées au sein de manuels de reporting groupe, qui sont mis à jour régulièrement par la direction de la consolidation afin de tenir compte de l’évolution des réglementations et des référentiels comptables.
La gestion des flux d’informations comptables et financières se fait principalement au travers du progiciel de gestion intégré SAP déployé dans la quasi-totalité des filiales du groupe. Les informations qui en sont issues sont disponibles pour les responsables d’activité quotidiennement, hebdomadairement et mensuellement, permettant un bon pilotage des activités, un suivi homogène de l’évolution de la performance et la détection d’éventuelles anomalies.
Les systèmes de production de l’information comptable et financière ont pour objectif de satisfaire aux exigences de sécurité, de fiabilité, de disponibilité et de pertinence de l’information. Ainsi, l’organisation et le fonctionnement de ces systèmes font l’objet de règles précises en matière d’accès, de validation des traitements et des procédures de clôture, de conservation des données et de vérification des enregistrements.
La production des comptes consolidés annuels et semestriels, ainsi que la remontée de l’ensemble des informations financières utilisées pour gérer et contrôler l’activité des unités opérationnelles, sont réalisées au travers d’un logiciel de consolidation unifié et géré centralement (SAP Financial Consolidation).
Les procédures et les contrôles en place permettent d’assurer la qualité et la sécurité de l’exploitation, de la maintenance et du développement des systèmes de comptabilité et de gestion, ainsi que des systèmes qui les alimentent. Ces systèmes permettent la traçabilité des écritures comptables d’arrêté et une séparation des tâches stricte.
L’organisation du groupe, qui repose sur un reporting émanant de chaque filiale et adressé directement à la société mère, sans palier de consolidation intermédiaire, permet d’assurer un contrôle fort d’Hermès International sur les informations financières produites par les filiales.
Le directeur général et le directeur financier de chaque filiale s’engagent ensemble sur la qualité, la fiabilité et l’exhaustivité des informations comptables et financières qu’ils ont préparées et transmises à la direction générale finance du groupe, par une lettre d’affirmation qu’ils cosignent lors de la clôture des comptes semestriels et annuels.
Le processus de clôture des comptes est encadré par des instructions précises et repose sur un calendrier détaillé, diffusé à toutes les filiales, de façon à assurer le respect des délais et l’homogénéité de la préparation des états financiers. Tout au long de l’année, la direction de la consolidation valide les principales estimations comptables retenues par les filiales et les fonctions centrales et, le cas échéant, simule les transactions complexes dans le progiciel de consolidation. En plus des clôtures trimestrielles, des clôtures en mai et novembre permettent de mieux anticiper les clôtures semestrielles et annuelles.
Pour l’établissement des comptes consolidés, des procédures de contrôle s’appliquent à chaque étape du processus de remontée et de traitement des informations financières et ont notamment pour objet d’assurer :
La direction de l’audit et des risques a pour fonction de donner à la direction générale du groupe Hermès une assurance raisonnable sur le degré de maîtrise des opérations des différentes entités. Elle remplit ce rôle notamment en réalisant des missions d’audit, lesquelles ont pour objectifs d’évaluer :
La nature des audits est multiple et comprend :
Les missions d’audit donnent lieu à l’établissement de rapports détaillant les constats et les risques identifiés et proposant des recommandations pour y remédier. Les recommandations sont suivies au fil de l’eau dans un outil dédié, en collaboration avec les contrôleurs internes. Des missions de suivi sur site des recommandations d’audit sont également menées, en fonction de l’avancée des plans d’action ou du niveau de risque résiduel évalué. Les rapports d’audit sont adressés aux responsables des filiales ou services audités, ainsi qu’à la direction générale du groupe. Ils sont partagés avec les experts du groupe en fonction du sujet traité (sécurité informatique, sûreté, conformité, assurances, etc.).
Les auditeurs effectuent les missions d’audit selon un plan annuel, validé par la Gérance et par le Comité d’audit et des risques. Une analyse globale des risques, notamment financiers, opérationnels et de conformité, alimente le plan d’audit. Il est de plus régulièrement adapté pour tenir compte de l’évolution des risques du groupe. Les propositions du Comité exécutif et les suivis d’audit viennent le compléter. Il doit permettre une revue régulière de toutes les entités et processus du groupe, avec une fréquence adaptée à l’importance des risques encourus et au poids relatif de chaque entité.
La direction de l’audit et des risques mène également des missions d’accompagnement au déploiement du contrôle interne dans les entités nouvellement acquises, dans celles dont Hermès détient une participation, et auprès de fournisseurs et prestataires externes. Pour les audits spécialisés, elle peut avoir recours à des prestataires externes et à des outils d’analyse de données, notamment dans le cadre de la prévention de la fraude.
Le plan d’audit 2025 est resté dynamique afin de s’adapter aux évolutions du groupe et de son environnement. Les audits de sécurité IT sont restés une priorité en 2025. Dans le domaine de la cybersécurité, et plus largement de l’environnement de contrôle IT, l’essentiel des audits est confié à des cabinets externes experts.
Par ailleurs, la direction de l’audit et des risques a maintenu ses audits dédiés aux dépenses de communication avec le soutien de cabinets externes. Les thématiques de conformité ont également été prises en compte dans le plan d’audit 2025, en lien avec les réglementations françaises et internationales de lutte contre la corruption, de protection des données personnelles, de devoir de vigilance et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
La direction de l’audit et des risques s’est dotée d’un outil dédié à ses activités. Avec l’implémentation d’un premier module fin 2024, la fonction audit s’est ainsi digitalisée afin d’améliorer le pilotage de l’activité, l’efficacité et la pertinence de ses travaux ainsi que le suivi de ses recommandations. Le déploiement de l’outil s’est poursuivi en 2025, avec le lancement d’un second module dédié à l’animation du contrôle interne.
Dans le cadre de leurs travaux, les auditeurs s’appuient également sur un socle d’outils en constante évolution et amélioration, fournis par le pôle data, innovation et optimisation des méthodes de la direction de l’audit et des risques. Ce pôle, constitué de profils experts en data science et en audit, a pour mission de développer des outils d’analyse et des tableaux de bord permettant de mieux identifier d’éventuelles faiblesses sur les processus, via une exploitation des données disponibles au sein du groupe. En outre, cette équipe est responsable du déploiement de solutions technologiques innovantes pour faciliter et accélérer les travaux de contrôle interne. Dans une logique d’approche intégrée, l’ensemble de ces outils est mis à disposition du réseau de responsables de contrôle interne sur leur périmètre respectif.
Depuis 2024, plusieurs initiatives ont été lancées autour de l’intelligence artificielle en soutien à la gestion des risques. Par exemple, des solutions ont été développées pour automatiser davantage la détection de transactions dérogeant aux procédures ou pour faciliter la préparation des travaux d’audit.
Hermès souhaite avertir le lecteur sur les limites inhérentes aux déclarations prospectives ainsi que sur la juste compréhension des notions de matérialité ou de significativité, dans le contexte spécifique de ce rapport de durabilité (cf. « Avertissement, page 326 du présent document »).
Les informations en matière de durabilité ont été établies dans le cadre de l’application des exigences légales et réglementaires de la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive) (« Directive CSRD »).
Le groupe s’attache à appliquer les exigences normatives fixées par les ESRS, telles qu’applicables à la date d’établissement de l’état de durabilité, sur la base des informations disponibles (par exemple les informations requises sur les politiques, actions, mesures ou objectifs), dans les délais d’établissement de l’état de durabilité. Des incertitudes subsistent, relatives à l’état des connaissances scientifiques ou économiques, ainsi qu’à la qualité des données externes utilisées. Plusieurs interprétations des textes demeurent possibles, et des précisions supplémentaires de la part des organismes de normalisation ou de régulation sont attendues, en particulier sur les simplifications à venir des attendus normatifs.
Dans certains cas, des difficultés d’accès à des données fiables, notamment au sein de la chaîne de valeur, ont contraint le groupe à recourir à des estimations qui pourront être affinées à mesure que la qualité des données disponibles s’améliore. Les estimations et déclarations prospectives doivent être interprétées comme précisé à la fin de ce rapport.
Sur l’exercice, le groupe a néanmoins pu s’appuyer sur un benchmark sectoriel des rapports de durabilité parus en 2025 afin de renforcer sa compréhension des attendus et inscrire sa démarche de reporting dans une démarche d’amélioration continue.
L’état de durabilité (ou « rapport de durabilité ») correspond au § 4.1 « Informations en matière de durabilité ». Le périmètre du présent rapport de durabilité couvre l’ensemble des opérations du groupe Hermès, incluant tous les sites, métiers et filiales et toutes les zones géographiques, dont le périmètre est détaillé dans le chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4. Le périmètre de consolidation retenu pour cette déclaration relative à la durabilité est identique à celui des états financiers consolidés, à l’exception des sociétés mises en équivalence qui ne sont pas incluses et qui ont été jugées non matérielles au regard des enjeux de durabilité.
Pour les acquisitions réalisées en cours d’exercice, dès lors que la matérialité d’une entité au regard d’un indicateur requis est jugée significative, les informations la concernant sont intégrées à compter de sa date de prise de contrôle.
Ce rapport de durabilité couvre l’ensemble de la chaîne de valeur du groupe ainsi que son modèle d’affaires, tel que présenté au § 4.1.1.5.
Les périodes de reporting employées sont les suivantes :
| Informations sociales | Informations environnementales | Informations gouvernance |
|---|---|---|---|
Période de reporting sur 12 mois | 01/01-31/12 | 01/10-30/09 | 01/01-31/12 |
Les informations environnementales sont collectées sur une base annuelle qui se termine à la fin du troisième trimestre pour permettre une consolidation et une analyse des données dans les délais, à l’exception des émissions de GES de la catégorie du scope 3 « Biens d’investissement » qui sont reportées sur une année calendaire tel que présenté au § 4.1.2.1.9, pour prendre en compte les projets mis en service en fin d’exercice qui pourraient impacter la donnée reportée. Il n’y a pas eu sur le quatrième trimestre 2025 d’événement significatif de nature à remettre en cause la significativité de ces données par rapport à une analyse sur une année fiscale.
Les horizons de temps employés dans le cadre de l’exercice de matérialité pour évaluer les risques sont précisés au § 4.1.1.6.
Conformément à l’acte délégué « Quick Fix » n° 2025/1416 adopté par la Commission européenne le 11 juillet 2025, le groupe Hermès a appliqué les mesures transitoires prévues pour l’exercice 2025. À ce titre, certaines informations relatives aux normes S3 et S4 ne sont pas détaillées dans le présent rapport. Ces normes étant porteuses d’enjeux matériels pour le groupe (cf. § 4.1.1.6.2), Hermès publie les informations exigées par le paragraphe 17 de l’ESRS 2.
De plus, Hermès a appliqué la disposition permettant de reporter jusqu’à trois ans la publication de certains data points initialement exigibles en 2025.
Conformément à la norme ESRS 1, Hermès a évalué l’horizon temporel d’occurrence de chaque IRO dès lors que l’IRO en question s’avérait « matériel », tant sur le plan de la matérialité d’impact que de la matérialité financière. Les seuils ont été fixés conformément aux lignes directrices de mise en œuvre publiées par l’EFRAG :
Hermès utilise les mêmes définitions dans l’ensemble du rapport, notamment pour les chiffres escomptés et pour les objectifs relatifs à différents horizons temporels.
Dans une démarche d’amélioration continue, Hermès a fait évoluer certaines méthodologies et a travaillé sur la fiabilisation de la donnée en 2025.
Les principales évolutions sont les suivantes :
Comme indiqué dans le corps du rapport, la valeur 2024 réajustée au regard de ces nouvelles méthodologies n’a pas pu être recalculée pour les trois précédents indicateurs listés ci-dessus (sites à proximité de zones sensibles, ressources entrantes, et recatégorisation des données transport dans le bilan carbone groupe).
Toute autre donnée comparative retraitée par rapport à la donnée publiée en 2024 est précisée dans le document et concernent principalement l’indicateur de l’eau recyclée présenté au § 4.1.2.3.6 et l’indicateur des déchets recyclés, présenté au § 4.1.2.5.7.
Les informations de durabilité peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données internes et externes utilisées (données calculées pour la chaîne de valeur par exemple). Le sujet des estimations concernant Hermès et sa chaîne de valeur est abordé dans les normes thématiques suivantes: E1 (consommations d’énergie et données scope 3 au § 4.1.2.5.8), E2 (substances extrêmement préoccupantes au § 4.1.2.2.7), E4 (sites situés en zones sensibles au § 4.1.2.4.2) et E5 (ressources entrantes au § 4.1.2.5.6). D’autre part, la quantification de certaines informations en matière de durabilité, en particulier environnementales, font l’objet d’estimations et de jugements basés sur l’expérience et les référentiels internationalement reconnus en matière de durabilité ainsi que les meilleures informations à disposition à date. Ces estimations sont sensibles aux choix méthodologiques ainsi qu’aux hypothèses retenues pour leur établissement.
Dans le contexte rappelé en introduction, le groupe a initié des travaux qu’il veut poursuivre dans les années à venir.
Le plan de transition a été établi dans le contexte suivant : SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 (horizon 2030) fin 2021 basé sur une année de référence en 2018, comprenant un objectif de réduction de la valeur relative des émissions du scope 3 dont l’objectif est de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C » conformément aux recommandations sectorielles de SBTi au moment de sa certification. Il n’y a pas d’objectif de réduction des émissions de scope 3 en valeur absolue établi à cette date. Ainsi, Hermès présente dans son rapport de durabilité une cible 2030 et ne présente pas de cible 2050, en cohérence avec ses objectifs SBTi. Par ailleurs, Hermès n’est pas en mesure, sur cette seconde année de reporting, de communiquer la consolidation de la quantification des leviers de décarbonation sur les émissions du scope 3 mis en œuvre et planifiés dans les différentes entités du groupe, ni de communiquer l’intégralité des dépenses d’investissement (CapEx) et dépenses d’exploitation (OpEx) liées au plan de transition.
Les trajectoires d’émissions projetées sont susceptibles de varier, en raison de l’évolution future du scénario climatique et/ou d’autres paramètres (par exemple, des changements dans le niveau mondial des émissions, dans les technologies disponibles et/ou dans la conjoncture économique) ; cela pourrait amener Hermès à revoir sa méthodologie. Hermès continue de surveiller ces évolutions, ainsi que l’amélioration de la visibilité, de la qualité et/ou de la disponibilité des données, et continuera d’évaluer la nécessité de réviser ses références et ses objectifs si nécessaire.
Pour fixer ses objectifs, Hermès se fonde sur sa propre évaluation de ce qu’elle estime raisonnable. La réalisation de ces divers objectifs dépend de plusieurs éléments : la mise en place réussie d’initiatives destinées à les atteindre, mais aussi la réalisation d’autres conditions préalables et considérations essentielles, pouvant ou non échapper à son contrôle et faire obstacle à la réalisation de ces objectifs et/ou à la mise en œuvre réussi de ces initiatives. Hermès entend continuer d’évaluer tant ses objectifs que les initiatives ad hoc mises en place, et à procéder à tous les ajustements qui lui sembleraient nécessaires à la lumière de ce qui précède.
Le groupe ambitionne de réaliser une revue de ses objectifs de réduction d’émissions carbone durant 2026, qui impliqueront une évolution des méthodologies de calcul des émissions de référence et des périmètres, ainsi qu’une adaptation de la trajectoire et des leviers de décarbonation du groupe.
Hermès a également indiqué dans le présent état de durabilité ne pas être en mesure de chiffrer certains points de données tels que requis par les ESRS, dont les principaux sont : les ressources entrantes liées aux produits finis (E5-4-31) et l’écart de rémunération entre femmes et hommes (S1-16-97)(2).
Hermès poursuivra ses efforts pour compléter ces informations et approfondir la conformité de son plan de transition vis à vis des ESRS, en tenant compte des meilleures pratiques, recommandations de place et nouvelles dispositions réglementaires et normatives.
Le tableau récapitulant les incorporations par référence est disponible en annexe à ce rapport au § 4.1.5.1.1.
Hermès, présent dans le monde entier, est une maison indépendante portée par un actionnariat familial, gage de stabilité et de longévité.
La maison bénéficie d’une gouvernance expérimentée et équilibrée, permettant une bonne prise en compte des questions et enjeux de durabilité dans sa stratégie.
Hermès détaille la composition et le rôle de ses organes d’administration, de direction et/ou de surveillance dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise ». Pour Hermès International, ces organes sont la Gérance et le Conseil de surveillance. La table de correspondance ci-dessous permet d’identifier les sections relatives aux informations relatives aux organes de gouvernance, telles que structurées dans le chapitre 2.
| Gérance assistée de son Comité exécutif | Conseil de surveillance |
|---|---|---|
GOV-1-21-a – Membres et composition | § 2.3.1 et § 2.3.3 | § 2.4.5 |
GOV-1-21-b – Représentation des salariés | Non applicable | § 2.4.5 |
GOV-1-21-c – Expériences et expertises | § 2.3.3.1.2 | § 2.4.5.2 |
GOV-1-21-d – Mixité de genre et autres indicateurs de diversité | § 2.3.4 | § 2.4.3 |
GOV-1-21-e – % d’administrateurs indépendants | Non applicable | § 2.4.3.2 |
La Gérance joue un rôle actif dans la définition et la mise en œuvre des politiques, actions et résultats associés aux impacts, risques et opportunités (IRO) les plus matériels. En 2025, plusieurs sessions conjointes avec le Comité exécutif du groupe se sont tenues afin de valider les grandes orientations stratégiques relatives aux informations publiées autour des IRO matériels pour le groupe, suivre les objectifs et résultats associés, et veiller à une bonne adéquation des ressources allouées, et les éventuels ajustements dans la mesure du nécessaire.
La gouvernance de la durabilité telle que structurée au niveau groupe s’établit comme suit :
Le Conseil du développement durable rassemble les directeurs des principales fonctions centrales et filières intégrées du groupe. Ce Conseil supervise les réalisations de la démarche RSE, pilote les projets transverses majeurs, supervise les feuilles de route des principales entités de la maison, lance et suit des groupes de travail ad hoc et identifie les arbitrages à soumettre à l’appréciation de la Gérance et de son Comité exécutif. Il est piloté par la direction du développement durable.
Rattachée à un membre du Comité exécutif, elle propose et met en œuvre la stratégie groupe et coordonne la démarche auprès des comités et de l’ensemble des directions opérationnelles, fonctionnelles et des filiales du groupe, en France comme à l’étranger. Elle assure le suivi des réalisations, coordonne le fonctionnement de différents comités, apporte son concours aux comités locaux et pilote, avec ses partenaires internes, des projets transversaux et le reporting extra-financier.
Pour compléter les fonctions du Conseil et structurer l’animation de la fonction développement durable au sein du groupe, cette instance réunit les directeurs du développement durable de métiers, fonctions développement durable et filiales au sein de la maison. Ce comité adresse la gestion des feuilles de route des entités et favorise l’échange autour des enjeux transverses de formation et de communication interne.
Composé de plus d’une centaine de membres représentant les principaux métiers, les fonctions centrales ainsi que les filiales de distribution francophones, il décrypte les aspects techniques et fonctionnels des projets menés par les différentes entités de la maison et permet un partage de bonnes pratiques et de l’actualité développement durable entre ses membres.
Animés par les principaux métiers et filiales, ils initient et suivent les actions engagées. Ces instances peuvent être complétées par des Comités de direction et des comités ad hoc lors de la mise en place de nouveaux projets en matière de développement durable par les filiales et entités. Des comités transversaux, animés par les directions du groupe, pilotent des sujets d’intérêt général souvent à moyen terme. Ils travaillent notamment sur les questions de recyclage et d’innovation matière, d’économie circulaire, de construction durable, de logistique. En 2025, un comité transverse réunissant les responsables développement durable des entités de distribution a par exemple été créé, afin d’accélérer le déploiement des priorités développement durable appliquées à cette activité. Dans le prolongement des dispositifs existants, un comité dédié à l’atténuation, piloté par la direction du développement durable, a été mis en place afin de structurer et coordonner des plans d’action concrets et concertés visant à mieux maîtriser et réduire l’empreinte carbone du groupe.
Elles ont la responsabilité d’animer la démarche à leur niveau, et de s’inscrire dans une feuille de route RSE chaque année, dont la direction développement durable groupe assure la coordination et un suivi. Les principaux métiers et filiales du groupe ont un responsable développement durable à temps partiel ou dédié.
Le Conseil de surveillance du groupe est impliqué, à travers ses comités (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6) dans la supervision de la publication des informations et données liées aux impacts, risques et opportunités identifiés, notamment par l’intermédiaire de ses comités. En 2025, le programme pluriannuel de formation engagé en 2023 se poursuit, permettant ainsi une maîtrise complète de l’ensemble des enjeux du cadre stratégique de la maison, et des IRO auxquels cette stratégie répond (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.1.2).
Le Conseil de surveillance, conformément aux pouvoirs qui lui sont attribués (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.2), à travers ses deux comités, est également responsable de la supervision des processus, contrôles et procédures en place pour traiter les enjeux relatifs aux IRO identifiés. Ce rôle s’exerce notamment au travers des présentations régulières des experts des grands enjeux développement durable de la maison (i.e. direction développement durable groupe, direction financière, direction ressources humaines, direction conformité, direction industrielle, direction de l’audit et des risques, etc.). Ces présentations permettent notamment de vérifier la définition et l’atteinte des cibles fixées liées aux différents IRO matériels.
Enfin, le Conseil de surveillance a revu en novembre 2025 les résultats des travaux de mise à jour de l’analyse de double matérialité du groupe. Il a émis des recommandations pour appuyer les équipes opérationnelles dans leur analyse, et une analyse finalisée a été représentée en mars 2026 aux deux comités du Conseil de surveillance.
La majorité des membres du Comité de surveillance (hors membres représentant les salariés) possède une ou plusieurs compétences en matière de durabilité. Ces compétences contribuent à une supervision adéquate de la gestion des informations et données relatives aux impacts, risques et opportunités matériels, dans le cadre du rôle strictement alloué au Conseil de surveillance. Au-delà du programme de formation évoqué plus haut, les membres du Conseil ont également bénéficié des conférences de sensibilisation aux enjeux environnementaux animées par le WWF France (World Wildlife Fund). Le détail des formations dont ont bénéficié les membres du Conseil de surveillance ainsi que les statistiques de participation sont disponibles au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.1.2.
Ressources humaines/Enjeux sociaux | IRO 18 à 25 et 28 à 29 |
Gestion des matières premières et approvisionnements | IRO 14 à 17 et 26 à 27 |
Gestion des ressources et des déchets | IRO 5 à 9 |
Changement climatique/Biodiversité | IRO 1 à 4 et 10 à 13 |
Éthique/Conformité | IRO 30 et 31 |
La Gérance donne, avec les autres membres du Comité exécutif, l’impulsion en matière de respect des règles éthiques, avec une politique ferme de tolérance zéro envers toute violation des politiques internes en matière de conformité. Ainsi, l’engagement des Instances dirigeantes en matière de conduite des affaires se manifeste au plus haut niveau du groupe. Le directeur général en charge de la gouvernance et du développement des organisations bénéficie par ailleurs de comptes-rendus des travaux du Comité conformité et vigilance par le directeur juridique conformité et le directeur juridique groupe. Ces sujets sont ainsi supervisés directement par le Comité exécutif, qui appuie la Gérance.
Le Conseil de surveillance d’Hermès suit notamment les questions relatives à la conduite des affaires couvertes par la norme 2.1.4. Cela couvre notamment les thématiques de lutte anticorruption, de relations éthiques et équilibrées avec les fournisseurs, et du devoir de vigilance. L’expertise du Conseil de surveillance sur les questions relatives à la conduite des affaires est également présentée au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4. Ainsi :
En 2025, tout comme en 2024, les enjeux couverts par les IRO les plus matériels du groupe ont fait l’objet de présentations dédiées au Comité d’audit et au Comité RNG-RSE, lesquels ont rendu compte de ces travaux auprès du Conseil de surveillance. La Gérance est impliquée dans une supervision plus directe des politiques et actions associées aux principaux IRO matériels, ainsi que le suivi des cibles du groupe, inclus dans l’analyse de double matérialité. En 2025, le groupe a intégré au programme de travail du Comité exécutif plusieurs sessions consacrées aux exigences de la directive CSRD, témoignant d’un engagement fort au plus haut niveau en faveur d’une maîtrise approfondie des IRO et des enjeux matériels.
La Gérance a revu, dans le cadre de séances de formation dédiées :
Quant au Conseil de surveillance, il a revu les sujets suivants (tel que détaillé au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.6.2) :
La Gérance dispose d’une part de rémunération variable (dite « statutaire ») conditionnée pour partie (10 %) à un critère RSE composé de trois indices quantifiables et mesurés chaque année :
Les détails relatifs à la mise en place de ce critère et la réalisation de cet objectif sont détaillés au chapitre 2, « Gouvernement d’entreprise », au § 2.8.
Compte tenu du rôle dévolu au Conseil de surveillance et de la politique de rémunération des membres du Conseil, telle que décrite au chapitre 2, « Gouvernement d’entreprise », § 2.8, cette rémunération n’est pas soumise à des critères de performance. Elle comprend une partie fixe et une partie variable basée sur l’assiduité des membres du Conseil. Pour mémoire, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne perçoivent pas de rémunération au titre de leur fonction.
À date, la rémunération des mandataires sociaux exécutifs d’Hermès n’inclut pas de critère incitatif directement lié à l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique. Néanmoins, un critère corollaire conditionne l’obtention d’une partie de leur rémunération variable, à savoir le découplage entre la consommation d’énergies industrielles et la croissance de l’activité.
La table relative à la déclaration sur la diligence raisonnable est disponible dans les annexes du rapport de durabilité au § 4.1.5.1.
Les enjeux de durabilité sont pris en compte dans le dispositif de contrôle interne du groupe Hermès.
Le contrôle interne du groupe est organisé en un réseau de correspondants, coordonné par une cellule centrale. Il évolue sous l’autorité de la direction de l’audit et des risques qui assure le déploiement d’un dispositif de contrôle interne adapté aux enjeux et risques du groupe sur l’ensemble des processus (cf. chapitre 3 « Facteurs et gestion des risques », § 3.3.4).
Pour cette deuxième année de mise en conformité à la CSRD, le contrôle interne du groupe :
Un univers des risques CSRD a été défini, permettant l’analyse et la hiérarchisation des indicateurs au regard de ces risques. Les travaux se sont ainsi concentrés sur les indicateurs quantitatifs présentant un risque plus élevé d’erreur (exemples : processus nouveaux ou manuels, utilisation d’un nouvel outil, retraitements complexes, attentes fortes des parties prenantes…). (4)
Pour ces indicateurs quantitatifs à risques, le contrôle interne central s’est assuré de la clarté et de la précision des protocoles de reporting associés, afin de permettre une homogénéité des données remontées par l’ensemble des contributeurs (précision des définitions, du périmètre, des méthodes de calcul…). Le cas échéant, ces protocoles mentionnent également les contrôles clés attendus afin d’assurer la fiabilité des données, depuis leur collecte jusqu’à leur publication dans le rapport final, en passant par le calcul, la consolidation, le retraitement et la correction si nécessaire. Ces documents ont été complétés et précisés en tenant compte des retours d’expérience des parties prenantes de l’exercice précédent.
En complément de l’exigence initiale de formalisation et de documentation des contrôles de niveau 1, ceux de niveau 2, portés par les contrôleurs internes présents au sein des entités et filiales, ont été déployés pour une sélection d’indicateurs quantitatifs à risques considérés comme étant prioritaires. Pour ce faire, ces derniers ont participé à des formations, des Q&A, des ateliers de travail visant à leur apporter les éléments techniques nécessaires à la réalisation de leurs vérifications.
Suivant cette même démarche, le renforcement de la culture du contrôle interne s’est poursuivi avec des formations à destination des contributeurs, dispensées par le contrôle interne central. Cela a impliqué de rappeler les objectifs du dispositif, les rôles et responsabilités de chaque fonction, ainsi que les attentes en matière de documentation.
Ainsi, le contrôle interne central s’est appuyé sur les contrôles de niveau 1 réalisés au niveau des sites et des entités/filiales, ainsi que sur les nouveaux contrôles de niveau 2 réalisés par les contrôleurs internes locaux, pour vérifier la fiabilité des données collectées localement. Au niveau du palier de consolidation du groupe, le contrôle interne central a vérifié la consolidation des indicateurs quantitatifs à risques identifiés comme prioritaires. Il s’est ainsi assuré que les contrôles au niveau des paliers de consolidation des directions centrales ont bien été réalisés et documentés au niveau d’exigence attendu.
Par ailleurs, le basculement en 2025 des outils de collecte des indicateurs quantitatifs environnementaux vers un nouvel outil unique de collecte a nécessité l’implication du contrôle interne central : vérification de la correcte reprise de données historiques, revue des accès avant l’ouverture officielle de la campagne de collecte, appui sur les contrôles automatiques du nouvel outil lorsque cela a été possible. Le groupe s'appuie sur des informations, des données, des logiciels et des outils fournis par des tiers, lesquels sont susceptibles d'évoluer ou de faire l'objet de modifications, lesquels peuvent comporter des inexactitudes, erreurs ou résultats incorrects que le groupe pourrait ne pas être en mesure d’identifier. Par ailleurs, compte tenu de l’éventualité d’évolution de la dynamique des marchés, des sciences et des technologies climatiques, il n’est pas exclu que le groupe révise son approche.
Pour faciliter l’appropriation des enjeux de durabilité, les conclusions des revues réalisées et l’état d’avancement du projet en matière de contrôle interne ont été présentés lors des comités de pilotage du projet CSRD. Ces comités incluent trois membres du Comité exécutif : le directeur général finances, la directrice des ressources humaines groupe, le directeur général gouvernance et développement des organisations.
Une présentation des travaux de mise à jour de l’analyse de double matérialité a été présentée au Comité d’audit et des risques en novembre 2025. L’ensemble du rapport de durabilité, incluant les conclusions du rapport de certification (§ 4.2), a fait l’objet d’une revue dont les conclusions ont été présentées lors du Comité d’audit et des risques de mars 2026.
Le détail des grands groupes de produits et services proposés par le groupe, y compris ses grands marchés géographiques sur la période de référence, est développé au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.5.
La répartition des effectifs du groupe est décrite au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4, et reprise au § 4.1.3.2.
Le groupe n’a pas d’activité dans les secteurs listés par la norme ESRS 2 au point 40 b (combustibles fossiles, production de produits chimiques, armement, culture et production de tabac).
Depuis 1837, Hermès produit des objets d’exception, conçus pour durer et se transmettre. Aussi, fort de ses savoir-faire artisanaux, de son réseau de distribution exclusif et de son patrimoine créatif, Hermès intègre la durabilité dans tous les aspects de son modèle économique, en tenant compte de son offre de produits et services, de ses clients, des zones géographiques et des relations avec les parties prenantes.
Hermès veille à ce que l’ensemble de ses produits soit fabriqué de manière responsable, en utilisant des matières durables, gérées de façon parcimonieuse, avec une approche artisanale, et en appliquant autant que possible les principes de l’économie circulaire dans sa démarche de production. L’entreprise travaille également à réduire l’empreinte carbone de ses activités, contribuant à la transformation des pratiques de ses chaînes d’approvisionnement et en favorisant des pratiques moins émettrices dans ses opérations directes (i.e. efficacité énergétique, adoption d’énergies renouvelables, optimisation des chaînes de transport logistique…).
L’entreprise s’efforce de répondre aux attentes croissantes de ses clients en matière de transparence éthique et environnementale. Elle met à leur disposition, depuis 2022, de manière progressive, un affichage relatif à l’empreinte environnementale de ses produits. La maison est particulièrement attentive au respect des données personnelles de ses clients (§ 4.1.3.5).
Hermès est présent dans 45 pays et son engagement en matière de durabilité est global tout en étant adapté aux spécificités locales. Le groupe est majoritairement présent en France (62 % de ses effectifs, et 63 sites de production). Dans chaque région où l’entreprise opère, elle collabore avec des partenaires locaux pour promouvoir des pratiques durables, soutenir l’ancrage territorial et respecter les réglementations environnementales locales. En 2025, le groupe a engagé une démarche de mesure des impacts sociaux-économiques générés en France, et à la maille des territoires les plus significatifs dans lesquels Hermès est présent. Les résultats de cette analyse sont disponibles au § 4.1.3.4.3.
Hermès entretient des relations de proximité avec ses parties prenantes internes et externes pour atteindre ses objectifs de durabilité, objectifs qui sont ancrés dans le temps long et la confiance. Les modalités de dialogue avec les collaborateurs du groupe sont décrites au § 4.1.3.2. Quant aux parties prenantes externes, le dialogue se nourrit de relations de confiance et à long terme. À titre d’exemple, l’ancienneté moyenne entre Hermès et le top 50 de ses fournisseurs d’achats directs est de 21 ans (5). L’entreprise s’engage non seulement à dialoguer avec ses fournisseurs, clients, employés et communautés locales, mais également à contribuer, à son échelle, à l’adoption de pratiques plus responsables (exemple : sensibilisation et information de ses clients, accompagnement et transformation des pratiques de ses fournisseurs, dialogue et co-construction avec les pouvoirs publics locaux…).
Hermès a engagé une approche d’évaluation de ses produits et services, pour les besoins de ses objectifs de durabilité. Les produits Hermès ont comme ambitions intrinsèques la durabilité, la qualité des matières premières utilisées et la qualité des savoir-faire. Cette évaluation inclut par exemple :
Forte d’une histoire construite par six générations, Hermès évolue avec son temps, et toujours dans le respect de la tradition, de la transmission et de l’innovation. Ainsi, fidèle à ses valeurs de liberté, d’exigence des savoir-faire et d’authenticité, le modèle d’affaires de la maison Hermès inclut plusieurs piliers stratégiques axés autour des questions de durabilité :
En 2015, Hermès a élaboré un cadre stratégique visant à répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et sociétaux identifiés. Ce cadre structure son action en faveur du développement durable, autour de trois axes (cf. figure ci-dessous). En 2025, ce cadre qui célèbre 10 années d’existence a fait l’objet d’une mise à jour, afin de mieux refléter les priorités et lignes directrices autour desquelles la maison s’engage désormais. Pour exemple, les enjeux sociaux sont désormais pilotés sous l’égide du modèle social d’Hermès, tel que reflété dans l’actualisation ci-dessous.
Ce cadre repose sur un postulat : « tous artisans du développement durable ». Il constitue le cadre de référence développement durable applicable par l’ensemble des collaborateurs et des entités du groupe. Ce cadre stratégique s’appuie sur une appropriation et une mise en œuvre collectives du sujet, facteurs clés pour sa durabilité.
Les résultats obtenus annuellement grâce au déploiement de cette démarche sont présentés dans la feuille de route groupe au § 4.1.1.6.
Dans le cadre de cet exercice de reporting, la correspondance entre les enjeux du nouveau cadre stratégique et les IRO les plus matériels du groupe a également été actualisée.
Hermès se distingue par une chaîne de valeur à forte intégration en amont et en aval. Le groupe poursuit ses efforts pour assurer la traçabilité et la transparence de ses sources d’approvisionnement, en collaborant étroitement avec un large réseau de fournisseurs directs (matières premières) et indirects (autres biens et services). Le détail des opérations de production, de fabrication et de distribution gérées par le groupe est développé au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4.
Les grands défis à venir ainsi que les solutions développés par le groupe en matière de durabilité sont décrits dans le chapitre 1 à la section Perspectives, § 1.10.
Les interactions du groupe avec ses parties prenantes prennent des formes multiples. Les différentes parties prenantes avec lesquelles le groupe interagit sur sa chaîne de valeur sont illustrées dans l’infographie ci-dessous. Le groupe fonde ses relations à l’égard de ses parties prenantes sur trois axes : informer, dialoguer et collaborer.
L’ensemble de ces parties prenantes figure dans les processus de diligence raisonnable et d’évaluation de matérialité de l’entreprise (IRO 2 – SBM3).
Fidèle à sa culture de dialogue et d’écoute attentive de ses partenaires, Hermès a cartographié les principaux modes de dialogue ainsi que les attentes essentielles de ses différentes parties prenantes, présentées dans le tableau ci-dessous :
Parties prenantes | Informer | Dialoguer | Collaborer | Besoins et attentes |
|---|---|---|---|---|
Collaborateurs et leurs représentants | Communications à destination des salariés | Entretiens managers/salariés Enquête Hermès Hears (Hermès à l’écoute) | Instances de représentation du personnel |
|
Milieu éducatif/Savoir-faire (écoles, universités…) et emploi (France Travail) | Conférences d’information | Participation à des salons et des événements étudiants | Création de formations professionnelles autour des métiers de l’artisanat Financement de bourses d’études Financement de chaires universitaires Projets de recherches académiques (Sciences Po) Projets collaboratifs en faveur de l’emploi local (École des Savoir-Faire/France Travail) Interventions et participations à des formations professionnalisantes et universitaires |
|
Fournisseurs & partenaires de production, EA/Esat (1) & entreprises d’insertion | Communication des engagements du groupe auprès des représentants de l’entreprise Réseau interne d’Ambassadeurs Handicap | Évaluation et audits des fournisseurs Dialogue avec des groupes de place et des initiatives sectorielles Organisation de journées fournisseurs Contrats de co-traitance avec les EA/Esat, missions hors les murs | Accompagnement qualité, co-développement produits Actions de formation RSE Programme de certification des filières Achats à valeur ajoutée sociale et environnementale auprès de PME (ESS, EA/Esat, ZRR, QPR) |
|
Élus locaux & services publics | Rencontre et accueil d’élus | Projets d’implantation locale Stratégies d’adaptation | Co-réflexion autour de projets locaux (mobilité, bassin d’emploi, économie locale…) |
|
Associations professionnelles, coalitions et autres entreprises | Explication des spécificités sectorielles | Suivi des débats de place | Participation aux études, enquêtes et groupes de travail (Afep, Medef, Interprofession des métiers…) |
|
Instances gouvernementales, supranationales et régulateurs |
| Dialogue aux événements du Global Compact France (Nations unies)
Participations aux groupes de place | Participations aux initiatives du SBTN (Science Based Targets Network) |
|
Clients, consommateurs et leurs représentants | Site Internet et réseaux sociaux Films « Empreintes sur le monde » Magazine Le Monde d’Hermès | Interaction en magasin avec le personnel de vente Événement Hermès in the Making Journées portes ouvertes Visites de site | Liens avec le CRC (Centre de relations clients) pour faire progresser la sécurité des produits Hermès en cas de défaut qualité identifié |
|
Concessionnaires et partenaires de distribution | Interactions régulières (à minima tous les mois) avec les différents concessionnaires | Sensibilisation aux réglementations et engagements du groupe | Participation aux journées d’achats internes (Podiums) |
|
Communautés locales (riverains, communautés le long de la chaîne de valeur, peuples autochtones…) |
| Projets d’implantation immobilière | Projets avec des acteurs locaux (ex. : récupération de l’eau de condensation des fermes de sucre de canne avoisinantes en Australie – cf. § 4.1.2.3.4) |
|
Associations et ONG | Conférences internes WWF | Questionnaires des ONG
Collaboration pour la revue de chartes internes | Co-développement de projets (Water Risk Filter, WWF, GBS, cf. § 4.1.2.4) |
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Communauté financière (investisseurs, actionnaires, autres) & médias | Communiqués de presse et lettres aux actionnaires Rubrique Investisseurs du site Hermès Finance Publications extra-financières et des politiques groupe sur le site Hermès Finance Publications légales | Assemblée générale Dialogue avec les actionnaires Roadshows Dialogue avec les agences de notation extra-financière Réunions investisseurs Événements magasins et rencontres avec les institutions | Analyse de double matérialité |
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| ||||
Le groupe entretient des relations équilibrées avec ses parties prenantes. Elles sont particulièrement impliquées dans le cadre du développement de projets communs bénéficiant à la fois à l’entreprise et à ses communautés (i.e. plans de mobilité territoriaux, chaires universitaires avec les instances académiques, plans de décarbonation fournisseurs…). Chaque fois que cela le nécessite, les conclusions de ce dialogue permanent avec les parties prenantes sont partagées avec les organes de gouvernance.
La liberté créative et marchande, valeur au cœur de la stratégie du groupe, guide le modèle économique d’Hermès. Hermès est profondément attaché au dialogue avec ses parties prenantes, et elle reste une maison de création indépendante depuis 1837. Pour préserver son identité, ce sont ces valeurs consubstantielles qui déterminent les choix et les orientations de son modèle d’affaires.
Parmi les axes de sa stratégie qui témoignent de cet équilibre vertueux favorable aux intérêts de ses parties prenantes, on peut citer :
Hermès, entreprise familiale attachée à des valeurs humanistes, place ses collaborateurs au cœur de sa stratégie. Le groupe privilégie un dialogue de proximité fondé sur l’échange d’informations, l’écoute et l’expression des idées, afin d’éclairer et d’adapter sa stratégie.
Ce dialogue s’appuie sur plusieurs dispositifs : des entretiens réguliers entre managers et salariés pour accompagner les parcours professionnels, une enquête biennale (« Hermès Hears ») mesurant le bien-être et les conditions de travail, ainsi qu’un mécanisme d’alerte éthique pour signaler incidents et plaintes. Les retours des collaborateurs sont intégrés à la stratégie sociale grâce à une gouvernance RH dédiée. Le détail de ces mécanismes d’écoute est présenté au § 4.1.3.2.2.
En France, le dialogue social est structuré autour d’instances spécifiques (Journée H, commission de suivi du dialogue social, comité de groupe). À l’international, des dispositifs équivalents existent, adaptés aux pratiques locales, afin de contribuer à un dialogue continu avec les salariés dans tous les pays où Hermès est présent.
L’écoute des attentes des travailleurs de la chaîne de valeur est au cœur de la démarche d’accompagnement des fournisseurs vers des pratiques plus responsables. Elle est rendue possible par une réelle proximité, ancrée dans le temps, des partenaires et fournisseurs de la maison. Une telle démarche permet à Hermès d’adapter ses pratiques de contrôle, en se concentrant sur les enjeux les plus prioritaires (conditions de travail sécurisantes et agréables, rémunération décente…). La ligne d’alerte éthique H-Alert ! est accessible à l’ensemble des travailleurs de la chaîne de valeur, et permet de prévenir et d’identifier d’éventuelles situations préjudiciables au respect des droits humains identifiés directement par les salariés de ses entreprises partenaires. Par ailleurs, un dialogue plus direct avec des travailleurs de la chaîne de valeur peut s’opérer grâce à des interviews lors des audits de terrain.
Collecter et écouter le point de vue des travailleurs de la chaîne de valeur a donc une influence directe sur la stratégie et les pratiques d’approvisionnement du groupe. Si des pratiques à risque pour ces travailleurs sont identifiées, Hermès cherche dans un premier temps à accompagner le fournisseur dans la résolution des problématiques identifiées, mais le cas échéant, peut prendre la décision de suspendre ses approvisionnements sur la filière concernée, modifiant ainsi sa chaîne de valeur, voire son offre de produits.
Le dialogue avec les communautés locales avoisinantes aux sites et aux activités d’Hermès est principalement opéré via leurs représentants (pouvoirs publics, élus, associations, représentants de communautés autochtones). Il s’articule notamment autour des enjeux de l’emploi, de la protection environnementale, du développement de compétences, de la mobilité, de l’offre de services indispensables (commerce de proximité, vie associative…), du développement économique.
La stratégie d’ancrage territorial du groupe, qui est au cœur de son modèle d’affaires, s’appuie sur ce dialogue avec les parties prenantes locales. Hermès adapte les solutions et initiatives qu’il développe (formations, École des Savoir-Faire, projets pour la biodiversité…) du fait du dialogue entretenu avec les communautés que son activité peut affecter.
Le groupe Hermès prête une attention particulière aux éventuelles préoccupations et attentes de ses clients. À cet égard, la relation directe entre le client et le vendeur est souvent un canal privilégié. Le service téléphonique dédié aux consommateurs, bien que principalement destiné à la qualité des produits et à l’expérience client, est aussi un moyen d’échange et d’écoute. Par ailleurs, le groupe a mis en place un dispositif spécifique visant à mieux traiter les attentes de ses clients relatives à la gestion de leurs données personnelles (précisé au §4.1.3.5).
Dans le cadre de la directive CSRD, Hermès a actualisé en 2025 son analyse de double matérialité afin d’identifier les impacts, risques et opportunités (IRO) prioritaires pour le groupe, en cohérence avec son modèle d’affaires et ses spécificités. Cette mise à jour contribue à ce que le présent rapport de durabilité reflète, avec une pertinence et une clarté accrues, les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance qui structurent et transforment l’activité d’Hermès.
La première analyse de double matérialité, ainsi que les travaux de mise à jour en 2025 ont été menés avec l’assistance d’un cabinet de conseil de premier plan. Cet exercice de mise à jour a notamment été nourri par :
La gouvernance mise en place pour la réalisation du second exercice d’analyse de double matérialité du groupe est résumée dans le tableau ci-après :
Instances | Rôle et activités |
|---|---|
Comité de pilotage (représentant les départements du développement durable, de la finance, de l’audit et des risques et de la conformité) |
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Parties prenantes internes d’Hermès |
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Instance de gouvernance (gérance assistée de son Comité exécutif/Conseil de surveillance) |
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En 2024, la méthodologie de réalisation de l’analyse de double matérialité suivie par Hermès obéit strictement aux règles fixées par l’ESRS 1 de la directive, dans le respect des étapes suivantes :
Conformément aux ESRS, Hermès relie les impacts et dépendances significatifs issus de l’analyse de double matérialité aux risques et opportunités associés sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette analyse alimente la cartographie des risques et les décisions stratégiques du groupe.
En 2025, la mise à jour simplifiée de cet exercice a consisté en une revue critique et mise à jour des premières et deuxièmes étapes, afin d’établir une liste d’IRO matériels plus représentative de la réalité opérationnelle du groupe.
Il convient de préciser que les enjeux et sous-enjeux de l’AR16 ci-dessous écartés en 2024 demeurent non pertinents :
Pilier | Thème | ESRS |
|---|---|---|
Environnement | Rejet d’eau dans les océans | E3 |
| Dégradation de l’habitat et intensité de la pression sur les ressources marines | E3 |
Social | Droits civils et politiques des communautés | S3 |
Gouvernance | Engagement politique | G1 |
Les critères de cotation utilisés pour la matérialité financière ainsi que pour la matérialité d’impact demeurent identiques à la méthodologie employée en 2024. Pour rappel, ces critères réglementaires sont les suivants :
Les échelles de cotation utilisées en 2024, ainsi que le seuil de matérialité (strictement supérieur à 2,5 pour la matérialité financière comme pour la matérialité d’impact) ont été conservés à l’identique. Pour mémoire, ces échelles de cotation s’inspirent des échelles employées par la direction de l’audit et des risques dans le cadre de la cartographie des risques groupe (§ 3.3.1). Cette échelle compte quatre niveaux, 1 étant le plus faible et 4 étant le plus élevé.
Les seuils utilisés pour évaluer l’horizon de temps sont alignés avec les exigences de l’ESRS 1 (hors spécificités propres à un ESRS), selon les modalités suivantes :
Horizon de temps | Niveau | Définition |
|---|---|---|
Court terme | 1 | Dans l’année |
Moyen terme | 2 | Entre 2 et 5 ans |
Long terme | 3 | Supérieur à 5 ans |
Tous horizons temporels (à la fois court, moyen et long termes) 1 | 4 | Impossibilité de définir l’horizon de temps |
| ||
En utilisant la liste finale des IRO matériels établie en 2025, Hermès a conduit les mises à jour suivantes dans le cadre d’ateliers avec ses experts internes et un cabinet de conseil expert :
L’évaluation de la matérialité des IRO s’appuie sur un dialogue construit avec les parties prenantes, internes comme externes.
La cotation des différents impacts, risques et opportunités identifiés s’est appuyée sur la connaissance des experts thématiques interrogés en atelier. En 2025, ces experts internes ont également directement proposé, aux côtés du comité du projet, des mises à jour relatives aux IRO les plus matériels (ajouts, retraits, précisions de périmètre), ainsi qu’à leur cotation.
Hermès a réalisé fin 2025 trois consultations de parties prenantes respectivement expertes des enjeux environnementaux, sociaux (personnel de l’entreprise), et des thématiques liées à la gouvernance et aux droits humains. Ces consultations ont permis d’approfondir la perception et la compréhension des enjeux les plus matériels pilotés par le groupe, et de profiter de leur regard critique afin d’enrichir l’exercice et la disclosure réalisée par Hermès dans le cadre de son rapport de durabilité. Ces consultations viennent par ailleurs compléter les sondages en ligne réalisés en 2024 sur un panel plus large de parties prenantes externes.
Experts internes ayant contribué à la mise à jour | Nature des experts externes ayant réalisé une revue critique de l’analyse de double matérialité 2025 | Nature des parties prenantes interrogées lors |
|---|---|---|
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L’analyse de double matérialité du groupe sera actualisée a minima tous les deux ans, voire annuellement selon les actualités et événements significatifs, à la discrétion du groupe.
Les 31 IRO matériels identifiés structurent la politique développement durable de la maison, en ligne avec le cadre stratégique précédemment défini.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon | Potentialité | Politiques | Actions Hermès | Cibles | Résultats | Norme | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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Environnement |
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Changement climatique |
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1 | Impact sur le changement climatique des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur (amont et aval) | Court terme | Réelle | Politique environnementale Plan de transition Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE
| Opérations directes Suivi des consommations d’énergie, des fuites de fluides frigorigènes et de leurs émissions de GES Actions de sobriété énergétique, notamment au travers d’une modification des habitudes de consommation d’énergie Amélioration de l’efficacité énergétique, tant sur les bâtiments que pour les procédés industriels Sortie des énergies fossiles et recours à l’électrification Utilisation des énergies renouvelables (achat direct d’énergie renouvelable ou de certificats, panneaux photovoltaïques, géothermie) Remplacement progressif des équipements industriels et des équipements des bâtiments utilisant des énergies fossiles par des équipements électriques ou fonctionnant avec des énergies renouvelables Veille technologique pour identifier les nouvelles technologies qui ouvriraient la voie à de nouvelles pistes de décarbonation
Chaîne de valeur Sensibilisation des fournisseurs et partenaires de rang 1 Partage croisé des ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) entre Hermès et ses fournisseurs Collecte des bilans de GES des fournisseurs Accompagnement des fournisseurs et des filières majeures de matières premières du groupe afin de réduire leur empreinte carbone Recours à des carburants issus de matières premières durables Optimisation du transport Mise en place de transports alternatifs moins carbonés Intégration de critères environnementaux et carbone dans le choix des partenaires Référentiel de construction durable Harmonie | Cible validée scientifiquement par la Science Based target initiative : - 50,4 % d’émissions de GES en valeur absolue pour les scopes 1 et 2 (d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2018) - 58,1 % d’émissions de GES en valeur relative (par million d’euros de marge brute) pour le scope 3 (d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2018) | Baisse de 68,9 % en valeur absolue des scopes 1 et 2 par rapport à 2018
Baisse de 59,2 % du scope 3 en intensité Développement du nombre d’analyses de cycle de vie réalisées sur des produits Hermès Développement du report modal maritime
Score A au CDP Climate | E1 |
2 | Impact lié à l’utilisation d’énergies carbonées dans les opérations et la chaîne de valeur amont | Impact négatif | Chaîne de valeur amont et opérations directes | Court terme | Réelle | Politique environnementale Plan de sobriété Plan de transition Politique Achats responsables | Suivi des consommations d’énergie, des fuites de fluides frigorigènes et de leurs émissions de GES Actions de sobriété énergétique, notamment au travers d’une modification des habitudes de consommation d’énergie Efficacité énergétique, tant sur les bâtiments que pour les procédés industriels Remplacement progressif des équipements industriels | 100 % d’électricité renouvelable à fin 2025 et 100 % d’énergies renouvelables à horizon 2030 | 100 % d’éléctricité renouvelable et 77 % d’énergies renouvelables à l’échelle du groupe | E1 |
3 | Contribution d’Hermès à l’atténuation du changement climatique au sein de sa chaîne de valeur | Impact positif | Chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE Plan de transition | Intégration de critères environnementaux et carbone dans le choix des partenaires Accompagnement de la chaîne de valeur pour développer des solutions décarbonées Décarbonation des transports |
| Augmentation du nombre de fournisseurs accompagnés pour la réalisation de leurs bilans carbone Évaluation des fournisseurs transports avec la plateforme EcoVadis | E1 |
4 | Risque lié aux impacts du changement climatique sur les matières premières | Risque | Chaîne de valeur amont | Long terme |
| Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE | Évaluation des risques physiques sur les sites internes et chez les fournisseurs Étude des risques de transition sur les filières prioritaires Étude et mise en œuvre d’actions d’adaptation |
| Analyse des risques climatiques physiques réalisée pour l’ensemble des sites et fournisseurs Mise en œuvre d’une gouvernance interne sur le sujet de l’adaptation
| E1 |
Gestion des ressources & des déchets |
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5 | Impact des polluants aquatiques issus des opérations du groupe sur l’environnement, en particulier par les activités Tanneries et Textiles | Impact négatif | Tanneries, Textiles | Court terme | Potentielle | Politique environnementale Politique Santé Sécurité Politique Achats responsables Briefs filières | Conformité de l’usage des substances réglementées |
| 19 unités de traitement des rejets aqueux sur l’ensemble des sites industriels du groupe 100 % de rejets aqueux des tanneries traités en interne | E2 |
6 | Impact de la pollution des sols du fait des approvisionnements du groupe | Impact négatif | Chaîne de valeur amont, Fermes | Court terme | Réelle | Réutilisation de l’eau des fermes pour des plantations et cultures tout en protégeant les sols Accompagnement des fournisseurs en matière de gestion des produits chimiques |
| E2 | ||
7 | Contribution à la protection des sols grâce à l’accompagnement de ses filières d’approvisionnement | Impact positif | Chaîne de valeur amont, Fermes | Long terme | Réelle | Politique environnementale Politique Achats responsables Briefs filières | Certifications exigées dans les filières Accompagnement des fournisseurs en matière de gestion des produits chimiques | Objectifs en matière de certification des filières | E2 | |
8 | Impact sur l’environnement et les communautés locales via une pression trop importante sur la ressource en eau en raison des prélèvements | Impact négatif | Tanneries, Textiles, Fermes | Moyen terme | Potentielle | Politique environnementale Politique Achats responsables Briefs filières Code de conduite fournisseurs | Opérations propres :
| 5 % de réduction par an en intensité des prélévements d’eau | Réduction de 64 % des prélèvements d’eau à usage industriel en intensité sur les 10 dernières années Score A- au questionnaire CDP water | E3 |
9 | Impact sur l’environnement des déchets générés par les opérations du groupe, en particulier sur les sites industriels | Impact négatif | Opérations directes sur sites industriels | Moyen terme | Réelle | Politique environnementale Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité | Classification, mesure et suivi des déchets émis Actions de recyclage et de revalorisation | Amélioration de la revalorisation des déchets produits par le groupe | Amélioration de la revalorisation des déchets produits par le groupe (environ du tiers des déchets émis en 2025) | E5 |
Nature - Biodiversité |
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10 | Impact des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur sur la biodiversité et les écosystèmes | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politique environnementale Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Politique de protection de la biodiversité et des écosystèmes pour les sites opérationnels (Référentiel immobilier Harmonie) Briefs filières Politique Forêt | Opérations directes Diagnostic & plan d’action biodiversité sur les sites de production (zéro produit phytosanitaire, tontes différenciées, traitement des espèces exotiques envahissantes…) Étude d’impact construction de nouveaux sites Reconversion des anciens sites industriels ou friches Chaîne de valeur amont Diagnostic et études sur les impacts biodiversité sur les filières prioritaires Utilisation préférentielle des matériaux certifiés Action de plantation dans les fermes australiennes Assurer la résilience de la filière Autruche, en luttant contre les espèces exotiques envahissantes Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière | Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score Établir des diagnostics et des plans d’action biodiversité pour les sites de production français Participer à trois projets sur la biodiversité par an Effectuer des études techniques et scientifiques sur la biodiversité Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement responsables | Poursuite de la méthode SBTN Poursuite des diagnostics biodiversité sur les sites de production, comme les sites d’impression Conclusion des études sur les chaînes de valeur du cachemire et de la soie en Chine, menées par le WWF China et la Donghua University de Shanghai Mise à jour des briefs filières Score A au CDP Forests Empreinte biodiversité GBS approfondie en cours pour la soie | E4 |
11 | Impact sur les espèces menacées du fait de l’activité du groupe et sa chaîne de valeur | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur | Moyen terme | Réelle | Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Briefs filières Politique Forêt | Utilisation préférentielle des matériaux certifiés Assurer la résilience de la filière autruche, en luttant contre les espèces exotiques envahissantes Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière | S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement sans déforestation Établir des diagnostics et des plans d’action biodiversité pour les sites de production français Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières | Mise à jour des briefs filières Mise à jour de la Politique Forêts groupe | E4 |
12 | Impact des activités de la chaîne de valeur lié à l’utilisation des terres | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Briefs filières Politique Forêt | Utilisation préférentielle des matériaux certifiés Lutte contre la déforestation par la certification et l’analyse filière Diagnostic et études sur les impacts biodiversité sur les filières prioritaires | Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score Obtenir la certification et/ou la labellisation des filières de matières premières S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement responsables sans déforestation | Mise à jour des briefs filières Score A au CDP Forests | E4 |
13 | Risque sur l’approvisionnement des matières premières causé par la dégradation de la biodiversité | Risque | Chaîne de valeur amont | Long terme |
| Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Politique Achats responsables | Analyse de terrain des filières Étude de terrain WWF sur les enjeux nature Diversité des origines géographiques des matières naturelles Utilisation préférentielle des matériaux certifiés | Participer à trois projets sur la biodiversité par an Effectuer des études techniques et scientifiques sur la biodiversité Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score | Conclusion des études sur les chaînes de valeur du cachemire et de la soie en Chine, menées par le WWF China et la Donghua University de Shanghai Empreinte biodiversité GBS approfondie en cours pour la soie | E4 |
Matières |
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Matières durables |
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14 | Contribution du groupe à la diffusion de pratiques d’économie circulaire, en particulier liées à l’usage des matières, des emballages et des produits finis | Impact positif | Matières emblématiques de chaque métier (cuir, cachemire, soie, métaux or et argent) et emballages | Moyen terme | Réelle | Briefs filières Brief RSE Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité | Améliorer les pratiques d’élevage en participant à différentes initiatives collectives (ex. : Initiative Cuir de Veau Français Responsable) Grilles de réparabilité Réemploi, recyclage et gestion optimisée des déchets de production (avec des partenaires) Circularité des emballages et réduction du plastique Après-vente (réparation et prolongation de la durée de vie des objets) | 100 % d’or secondaire utilisé dans les ateliers d’Hermès Bijouterie et Hermès Horloger Recycler 100 % des gisements textiles et chutes de façonniers français d’ici 2025 Arrêt de l’usage de plastiques à usage unique inutiles d’ici 2030 Service de l’après-vente proposé aux clients de la maison dans tous les magasins Trajectoire de recyclage de tous ses produits invendus à horizon 2030 | Dans le cadre de son service après-vente, la maison a réparé plus de 96 000 produits en 2025 Développement de materiaux recyclés pour les composants non visibles des objets Recyclage interne d’une partie des textiles
| E5 |
Filières d’approvisionnement responsables |
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15 | Impact sur les ressources naturelles des approvisionnements du groupe | Impact négatif | Matières emblématiques du groupe (cuir, laine, cachemire, soie, métaux et pierres précieuses) et emballages | Moyen terme | Potentielle | Politique Achats responsables Briefs filières Brief RSE | Contribution à la durabilité des filières Contrôle des fournisseurs Approfondissement de la connaissance des filières (dont notamment études avec partenaires) Certifications Protocoles d’audit Traçabilité : marquage de peaux | Maintenir plus de 95 % en chiffres d’affaires auprès de tanneries certifiées en 2030 Au sein d’Hermès Maroquinerie-Sellerie : maintien du zéro destruction de peaux entières Mise en œuvre d’une démarche de certification des filières selon les plus hauts standards Renforcement des démarches de traçabilité en ciblant les filières prioritaires (pays régions 100 %) : 100 % de traçabilité du rang 1 (a minima provenance géographique et viser 100 % de traçabilité pour le rang 2 à horizon 2030) 100 % de coton recyclé ou certifié GOTS dans les emballages (housses chevron, bolduc, housses vêtements) | 90 % des fournisseurs de cuir de rang 1 certifiés Leather Working Group (LWG) 100 % de l’approvisionnement de peaux d’autruche proviennent de sites certifiés SAOBC 100 % des boîtes d’emballages orange composés de carton recyclé | E5 |
16 | Impact des pratiques du groupe et de sa chaîne de valeur sur la bientraitance animale | Impact négatif | Chaîne de valeur amont et Fermes | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Bien-être animal Briefs filières Certifications | Feuille de route Bien-être animal en place dans les filières animales | Promouvoir l’alignement de l’ensemble des fournisseurs de matières animales du groupe avec sa politique Bien-être animal | Déploiement et suivi de la feuille de route Bien-être animal sur l’ensemble de les filières animales | G1 |
17 | Risque d’atteinte à l’image du groupe lié au bien-être animal | Risque | Chaîne de valeur amont et Fermes | Tous horizons temporels |
| Feuille de route Bien-être animal en place dans les filières animales | Promouvoir l’alignement de l’ensemble des fournisseurs de matières animales du groupe avec sa politique Bien-être animal | G1 | ||
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon | Potentialité | Politiques | Actions Hermès | Cibles | Résultats | Norme | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le modèle social |
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Management humaniste |
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Diversité, équité et inclusion |
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18 | Impact négatif sur le bien-être, l’engagement et les droits des salariés en cas de potentielles pratiques discriminatoires | Impact négatif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Potentielle | Plan de vigilance, charte éthique, code de conduite Politique Diversité, équité et inclusion | Déploiement de modules de formations auprès des communautés ressources humaines, les managers, les représentants des salariés Sensibilisation sur le thème de l’inclusion (ex. : le Forum handicap annuel réunit l’ensemble des acteurs internes de la maison pour un temps d’inspiration, d’échanges et d’engagement ; un séminaire D&I réunit tous les acteurs du sujet de la diversité) | Cible 2025 : Rédiger une politique groupe Cible 2026 : Poursuivre le déploiement de la politique groupe Diversité, Équité et Inclusion | Élaboration d’une politique groupe Diversité, équité et inclusion 67,5 % de femmes au sein de la maison, dont 49 % au sein de l’encadrement supérieur | S1 |
Santé et bien-être |
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Santé et sécurité |
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19 | Impact négatif potentiel sur la | Impact négatif | Opérations directes (Tanneries, Textiles et Cristallerie) | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Santé et sécurité | Déploiement d’un e-learning groupe sur la Santé et Sécurité, à destination de l’ensemble des collaborateurs de la maison Réalisation de la seconde journée annuelle de sensibilisation Santé et Sécurité au niveau groupe Animation d’une journée à destination de l’ensemble des représentants du personnel en France, au sujet des démarches Santé et Sécurité du groupe Réalisation d’ateliers de sensibilisation au leadership Santé Sécurité | Cible 2025 : Réduire de 50 % le taux de fréquence et le taux de gravité des accidents du travail entre 2016 et 2025 Cible 2026 : Définir un objectif de prévention Santé Sécurité à l’horizon 2030 | Taux de fréquence de 6,18 ; taux de gravité de 0,39 | S1, E2 |
Bien-être au travail et conciliation des temps de vie |
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20 | Impact positif sur les salariés en lien avec des conditions de travail propices à leur bien-être et à leur épanouissement | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Bien-être au travail et conciliation des temps de vie Politique Dialogue avec les collaborateurs | Formalisation des politiques groupe « Bien-être au travail & Conciliation des temps de vie » et « Dialogue avec les collaborateurs » Continuité du déploiement des initiatives de soutien des salariés dans les périodes de vulnérabilité ; campagnes de communication et de sensibilisation réalisées pour renforcer la connaissance et l’accès à la plateforme dédiée au bien-être et à l’accompagnement des collaborateurs Déploiement du socle universel de protection sociale Déploiement de plans d’action locaux suite à l’enquête d’engagement Hermès Hears 2024 | Cibles 2025 : Mesurer l’avis des collaborateurs sur leurs conditions de travail à travers une enquête tous les deux ans Rédiger une politique groupe Cibles 2026 : Mesurer l’avis des collaborateurs sur leurs conditions de travail à travers une enquête tous les deux ans Poursuivre le déploiement des politiques groupe Bien-être au travail & Conciliation des temps de vie et Dialogue avec les collaborateurs | Recevabilité des signalements H-Alert ! traitée dans un délai maximum d’un mois Analyse des résultats de l’enquête Hermès Hears (« Hermès à l’écoute ») de 2024 et déploiement des plans d’action Élaboration des politiques groupe Bien-être au travail et conciliation des temps de vie et Dialogue avec les collaborateurs | S1 |
Reconnaissance et rétribution |
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Développement des compétences, gestion des talents et savoir-faire |
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21 | Impact positif sur l’employabilité des collaborateurs grâce au développement de leurs compétences via les parcours de formation cousus main | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle |
Politique Développement, savoir-faire et employabilité | Programmes de développement :
Campus Hermès :
École Hermès des Savoir-Faire :
| Cible 2025 : Rédiger une politique groupe Cible 2026 : Poursuivre le déploiement de la politique groupe Développement, savoir-faire et employabilité | Élaboration d’une politique groupe Développement, savoir-faire et employabilité 23 heures de formation en moyenne par collaborateur formé Douze Écoles Hermès des Savoir-Faire (EHSF), avec près de 800 apprenants accompagnés dans l’année | S1 |
22 | Impact positif sur le patrimoine artisanal grâce à la pérennisation des savoir-faire via l’enseignement et la transmission des | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle | S1 | ||||
23 | Opportunité d’amélioration de la performance grâce à la gestion des talents et aux programmes de développement | Opportunité | Opérations directes | Tous horizons temporels |
| S1 | ||||
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon | Potentialité | Politiques | Actions Hermès | Cibles | Résultats | Norme | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Les communautés |
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Fournisseurs et partenaires |
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Accompagnement & contrôle des fournisseurs |
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24 | Impact sur les droits humains des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Potentielle | Politique Achats responsables Code de conduite fournisseurs Briefs filières et RSE Questionnaire RSE Fiches Attentes RSE Charte éthique Plan de vigilance | Cartographie des risques puis procédures d’évaluation régulière :
Auto-évaluation RSE Achats directs : Audits rang 1 et rang 2 Achats indirects : utilisation de la plateforme EcoVadis Formation et animation de réseaux internes Engagement des fournisseurs par la signature du Code de conduite fournisseurs | Fournisseurs d’achats directs : Maintenir l’effort d’audit de ses fournisseurs directs Fournisseurs d’achats indirects : Poursuivre l’évaluation des fournisseurs via l’outil EcoVadis en visant une couverture d’évaluation supérieure à 80 % du volume d’achats indirects | Plus de 700 fournisseurs d’achats directs audités | S2 |
25 | Impact sur la santé et la sécurité des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Potentielle |
| Plus de 1 000 fournisseurs d’achats indirects évalués via le dispositif EcoVadis, représentant 60 % du volume d’achats indirects | S2 | ||
26 | Contribution à l’approche durable des fournisseurs du groupe | Impact positif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Réelle | Plan de vigilance Politique Achats responsables | Formation des fournisseurs notamment sur leur stratégie carbone et la mesure de leur bilan carbone Démarche de certification des filières | S2, G1 | ||
27 | Opportunité issue des partenariats long terme du groupe avec ses fournisseurs | Opportunité | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels |
| S2, G1 | ||||
Parties prenantes et transparence |
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Responsabilité territoriale |
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28 | Impact des activités du groupe sur les communautés locales | Impact négatif | Communautés situées le long de la chaîne de valeur de l’entreprise, par exemple celles touchées par l’approvisionnement en matières premières Riverains et habitants des territoires d’implantation Peuples autochtones | Court terme | Réelle/Potentielle pour les populations autochtones | Brief filières Brief RSE Plan de vigilance Politique de dialogue avec les parties prenantes (en cours de construction) | Riverains :
Communautés le long de la chaîne de valeur amont :
Populations autochtones :
| Mesurer régulièrement l’empreinte socio-économique d’Hermès en France, et étendre cette analyse à d’autres géographies lorsque possible | 1 emploi créé chez Hermès en France soutient
| S3 |
29 | Contribution des activités du groupe aux territoires et aux communautés locales | Impact positif | Court terme | Réelle |
|
| S3 | |||
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon | Potentialité | Politiques | Actions Hermès | Cibles | Résultats | Norme | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Éthique et conformité |
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30 | Impact lié à une utilisation inappropriée des données personnelles | Impact négatif | Tous clients | Court terme | Potentielle | Charte éthique Code de conduite Binding Corporate Rules (BCR) Conformité aux lois sur la protection des données (dont le règlement général de protection des données) Procédure ISP (Intégration de la sécurité et la vie privée dans les projets) | Formation des collaborateurs à la protection des données Suivi de la réglementation en cas d’utilisation non appropriée des données | Rester en deçà de l’obligation légale en matière de gestion des droits qui est de 30 jours selon le RGPD | Aucune sanction relative à un traitement inapproprié des données personnelles des clients du groupe | S4 |
31 | Risque lié à des controverses sur des pratiques non éthiques ou non conformes | Risque | Opérations directes et chaîne de valeur | Court terme |
| Plan de vigilance Politique Achats responsables Code de conduite fournisseurs Charte éthique | H-Alert ! Formation des collaborateurs Actualisation de la cartographie des risques de corruption | Traitement de 100 % des alertes reçues dans un délai raisonnable | Aucune condamnation relative à des cas de corruption
| G1 |
Les tables de correspondance relatives aux exigences de publication au titres des ESRS (IRO-2) sont disponibles en annexe au § 4.1.5.1.
La solidité et la résilience du modèle d’affaires d’Hermès ainsi que l’agilité de sa stratégie (cf. § 4.1.1.5.1) permettent au groupe de répondre aux enjeux identifiés comme matériels. En particulier, sur les risques et opportunités, les effets financiers actuels sont peu significatifs sur la performance financière ou les flux de trésorerie.
La stratégie de développement durable du groupe repose sur la connaissance, la maîtrise et la réduction de l’ensemble de ses impacts environnementaux, dans une démarche de responsabilité sur ses opérations et sur sa chaîne de valeur. Hermès contribue, par ses engagements et actions, à la lutte contre le changement climatique. Plus largement, la préservation de la nature, source des matières d’exception utilisées par le groupe et cadre de vie de ses sites, fait partie des priorités d’Hermès. Des solutions pragmatiques mais ambitieuses, cherchant à préserver les ressources et à limiter la pollution sont recherchées systématiquement pour préserver l’environnement à long terme et limiter les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’amont agricole à la distribution, des achats aux processus internes.
Le groupe est très attentif aux enjeux du changement climatique, sous ses multiples dimensions. Hermès les adresse à travers sa stratégie climat, laquelle inclut des initiatives concrètes au sein de ses opérations directes, de ses filières et en termes de préservation des ressources naturelles.
Cette stratégie climat s’inscrit au sein du cadre stratégique développement durable groupe, qui vise à la préservation d’un modèle responsable et durable. Responsable d’une part, au travers de l’ambition d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et durable d’autre part, dans le cadre de la démarche d’adaptation de ses sites et de sa chaîne de valeur aux effets du changement climatique.
Pour plus d’informations, se référer au § 4.1.1.2.4.
Hermès reconnaît l’urgence de faire face au défi mondial du changement climatique. Avec une approche responsable et de long terme, Hermès comprend l’impact que ses opérations sont susceptibles d’avoir sur l’environnement et la société. Grâce à son modèle artisanal et une production majoritairement française, Hermès est aujourd’hui l’un des plus faibles émetteurs en carbone parmi les entreprises du CAC 40 (9). Hermès a élaboré un plan de transition avec des objectifs ambitieux fondés sur la science(10) à travers son adhésion à l’initiative « Science Based Targets initiative » (SBTi). SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3 fin 2021, reconnaissant ainsi la contribution d’Hermès dans la lutte contre le changement climatique. Ces objectifs visent à participer à la trajectoire limitant le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici 2100, conformément à l’Accord de Paris (11). Ce plan pour le climat établit des responsabilités claires par entité et métier, s’intègre à la stratégie et à la planification financière du groupe et prend en considération les aspects à court, moyen et long termes, en mettant l’accent sur des actions rapidement réalisables et en couvrant tous les scopes du groupe (dont sa chaîne de valeur). Le groupe travaille à sa mise à jour.
La longue durée de vie des produits Hermès est une composante essentielle de son modèle d’affaires qui contribue à minimiser leur impact environnemental (dont le carbone). Hermès s’attache à réduire ses impacts à toutes les étapes du cycle de vie des objets, grâce à des analyses de cycle de vie (permettant d’identifier et de réduire les empreintes carbone), la mise en place de boucles de circularité, la décarbonation de ses processus internes et de sa logistique notamment tel que cela est décrit plus en détail au § 4.1.2.5.3.
Enfin, les états financiers consolidés du groupe font référence aux impacts du changement climatique sur le groupe et au plan de transition, comme cela est présenté au chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.6.
La politique du groupe consiste à contribuer à un monde bas carbone, avec des objectifs quantifiés inscrits dans un calendrier.
Le plan comprend des objectifs fondés sur la science, validés par SBTi, et vise à réduire la valeur absolue des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’Hermès de 50,4 % pour les émissions des scopes 1 et 2 (12) d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2018 et de 58,1 % la valeur relative (par M€ de marge brute (13)) pour les émissions du scope 3 sur la même période. Hermès a mis en œuvre une politique de 100 % d’électricité renouvelable et s’est engagé à s’approvisionner à 100 % en énergie renouvelable d’ici 2030. Pour valider ses objectifs, Hermès s’est inscrit sur l’approche de décarbonation sectorielle « chaussures et vêtements » du SBTi. Cet engagement a été publié en 2022.
L’année 2018 a été choisie comme année de référence car il s’agissait de la première année de consolidation du bilan carbone au niveau du groupe. Cette année reste représentative des activités d’Hermès pour les besoins de la définition des cibles de réduction des émissions de GES.
Tel que cela est décrit au § 4.1.2.1.10, le groupe ambitionne, à plus long terme, de contribuer à la neutralité carbone d’ici 2050 en se concentrant en priorité sur la réduction des émissions du groupe dans sa propre chaîne de valeur. En complément et en subsidiarité de cet engagement de réduction, Hermès a également recours au financement volontaire d’actions d’absorption et d’atténuation des GES.
Hermès travaille par ailleurs à la définition de ses objectifs long terme en accord avec les attendus de la CSRD. Hermès est en cours de mise à jour du dossier à soumettre à SBTi, qui pourrait intégrer les évolutions du standard, dont les objectifs « net zéro » à 2050.
Les leviers et actions de décarbonation mis en œuvre par Hermès dans le cadre de son plan de transition sont présentés ci-dessous. Ils dépendent, le cas échéant, de la disponibilité et de l’allocation des ressources notamment concernant les énergies renouvelables (EnR) ou les nouvelles technologies par exemple.
Les émissions des scopes 1 et 2 sont celles qui sont directement contrôlées par Hermès et sont principalement liées aux consommations de gaz et d’électricité sur les sites (cf. § 4.1.2.1.9). Les sites Hermès consomment ces ressources pour éclairer et chauffer les bâtiments, ainsi que pour les procédés de fabrication et d’élevage. Les sites industriels et les fermes consomment les trois quarts de l’énergie achetée par le groupe, énergie servant à faire fonctionner une grande diversité d’équipements.
Hermès a défini une trajectoire de décarbonation de ses scopes 1 et 2, présentée dans le graphique ci-dessous :
Plus précisément, les principaux leviers mis en œuvre dans les opérations propres d’Hermès afin de décarboner l’activité sont illustrés ci-dessous :
En raison de l’activité d’Hermès majoritairement artisanale et du rythme de renouvellement des équipements, le groupe n’a identifié aucune émission verrouillée significative.
En 2025, les projets suivants illustrent la mise en œuvre des leviers décrits ci-dessus :
Les émissions de scope 3 sont les émissions indirectes induites par l’activité du groupe et résultant de sa chaîne de valeur amont et aval.
Sur ce scope, le groupe travaille pour décarboner les différents postes d’émissions. Les leviers et actions de décarbonation sont listés ci-dessous(15). À date, l’objectif validé par le SBTi étant en intensité économique, c’est sur cette base que le groupe présente la trajectoire du scope 3 entre 2018 et 2030. La revue des objectifs du groupe dans le courant de l’année 2026 pourrait impliquer une évolution des méthodologies de calcul, des émissions de référence et des périmètres ainsi qu’une adaptation de la trajectoire et des leviers de décarbonation du groupe.
Les principaux leviers et actions mis en œuvre à ce jour afin de décarboner l’activité dans la chaîne de valeur d’Hermès sont :
Chaque métier établit des plans d’action et présente à la direction industrielle du groupe les plans d’investissement et les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des actions visant à atteindre les objectifs de décarbonation. Les investissements majeurs sont validés par le Comité exécutif.
En 2025, le groupe a investi, à titre d’exemple, près de 10 M€ dans des projets permettant de décarboner des sites industriels (scopes 1 et 2).
Sur son scope 3, le groupe réalise également des investissements significatifs, en cours de quantification.
La valorisation de l’achat d’instruments contractuels (carburants SAF et SMF ainsi que certificats de garantie d’origine) permet de déduire environ 58 kt eq CO2 du bilan carbone, correspondant à une réduction d’environ 8 % en 2025. Cette déduction est appliquée une fois que l’ensemble du bilan carbone détaillé a été établi. Les achats de certificats de garantie d’origine pour le périmètre France et de carburants alternatifs ont représenté près de 4 M€ en 2025.
Des éléments financiers concernant les CapEx liés à la Taxonomie européenne sont présentés au § 4.1.2.6. En 2023, les critères de la Taxonomie européenne concernant les CapEx immobiliers éligibles ont été intégrés au référentiel Harmonie, ce qui permet de suivre leur alignement, étant précisé que l’ensemble des projets immobiliers du groupe applique le référentiel Harmonie.
Les investissements financiers pour soutenir le plan de transition à long terme ne sont pas chiffrables à ce stade.
Les missions du Conseil de surveillance (dont la composition est détaillée au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4) en matière RSE et en particulier sur les sujets relatifs à l’atténuation du changement climatique sont décrites au § 4.1.1.2.
La nouvelle organisation de la gouvernance RSE établie fin 2022 place la supervision de la politique Climat du groupe directement au cœur des responsabilités du Comité exécutif.
Cela permet d’assurer un positionnement stratégique de ce sujet, au plus haut niveau de l’organisation. Des sessions entièrement dédiées à la RSE sont organisées régulièrement.
C’est dans le cadre des missions visées ci-dessus que le plan de transition a été présenté au Conseil de surveillance et au Comité exécutif d’Hermès.
La mise en œuvre du plan de transition, tant sur les aspects d’atténuation que d’adaptation, est pilotée par différents comités opérationnels au sein du groupe, réunissant les dirigeants des métiers et entités transverses.
En 2025, Hermès a réalisé l'objectif de 100 % d’électricité renouvelable.
Depuis début 2025, un nouvel outil digital groupe est déployé afin de permettre la collecte des bilans carbone des fournisseurs et d’améliorer la connaissance des émissions tout au long de la chaîne de valeur.
À ce jour, les émissions sont en ligne avec les objectifs 2030 du groupe validés par le SBTi :
| 2018 Année de référence(1) | 2024
| 2025
| 2030 Cible | |
|---|---|---|---|---|---|
Émissions scope 1 (intégrant les instruments contractuels) et scope 2 (market-based) (en kt eq CO2 ) | 43,8 | 15,9 | 13,6 | 21,7 | |
Variation des émissions scope 1 intégrant les instruments contractuels et scope 2 en market-based (%) par rapport à l’année de référence |
|
| - 63,7 % | - 68,9 % | - 50,4 % |
| |||||
| 2018 Année de référence | 2024
| 2025
| 2030 Cible | |
|---|---|---|---|---|---|
Émissions relatives du scope 3 intégrant les instruments contractuels (en kt eq CO2/M€ marge brute (1)) | 138,6 | 68,6 | 56,6 | 58,1 | |
Variation relative des émissions relatives du scope 3 par rapport à l’année de référence |
|
| - 50,5 % | - 59,2 % | - 58,1 % |
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| |
Sur le graphique suivant, la courbe grisée représente la trajectoire de réduction de l’intensité des émissions du scope 3 validées auprès de SBTi. Les ratios d’intensité du scope 3 enregistrés entre 2018 et 2025, représentés sur la courbe orange foncé, illustrent que le groupe parvient à dépasser à ce stade les objectifs qu’il s’était fixés dans le cadre de sa trajectoire de baisse d’émissions. En 2025, le groupe a atteint plus de 97 % de son objectif de réduction du scope 3 tel que validé par le SBTi.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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Environnement | ||||||
Changement climatique | ||||||
1 | Impact sur le changement climatique des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur (amont et aval) | Court terme | Réelle | Politique environnementale Plan de transition Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE |
2 | Impact lié à l’utilisation d’énergies carbonées dans les opérations et la chaîne de valeur amont | Impact négatif | Chaîne de valeur amont et opérations directes | Court terme | Réelle | Politique environnementale Plan de sobriété Plan de transition Politique Achats responsables |
3 | Contribution d’Hermès à l’atténuation du changement climatique au sein de sa chaîne de valeur | Impact positif | Chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE Plan de transition |
4 | Risque lié aux impacts du changement climatique sur les matières premières | Risque | Chaîne de valeur amont | Long terme |
| Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE |
Les activités du groupe peuvent avoir un impact sur le changement climatique, principalement à travers les émissions de gaz à effet de serre qu’elles génèrent notamment dans le cadre de la fabrication des objets du groupe et de leur transport.
Les activités de la chaîne de valeur du groupe peuvent avoir un impact sur le changement climatique, principalement à travers les émissions de gaz à effet de serre qu’elles génèrent notamment dans le cadre de la production des matières premières utilisées pour la fabrication des objets du groupe.
Le groupe contribue à diminuer les émissions de gaz à effet de serre produites par sa chaîne de valeur au travers d’actions concrètes telles que décrites au § 4.1.2.1.6.
Le groupe utilise des énergies non renouvelables en faible quantité et uniquement pour certaines activités, générant des émissions de gaz à effet de serre. C'est probablement le cas également pour les partenaires de sa chaine de valeur amont.
Les risques peuvent être d’ordre physique couvrant les conséquences physiques du changement climatique (événements climatiques extrêmes, hausse des températures, augmentation ou réduction des précipitations…) qui pourraient affecter la disponibilité et la qualité des matières premières du groupe. Il peut s’agir également de risques de transition couvrant les impacts des mesures prises pour effectuer la transition vers un monde bas carbone et qui pourraient modifier la chaîne de valeur amont d’Hermès et son activité (comme des réglementations ou des changements de modes de consommation).
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités, est détaillée aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ». Des impacts, risques et opportunités matériels liés à chaque sous-thème de la norme changement climatique ont été identifiés.
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès et son plan de transition intègrent les considérations les plus significatives liées au changement climatique, que ce soit pour l’atténuation, l’adaptation ou la consommation d’énergie.
En ce qui concerne les parties prenantes externes, les attentes du CDP et, par là même, des investisseurs qui s’appuient sur ce questionnaire sont étudiées avec soin. Les attentes des agences de notation extra-financière (telles que MSCI, Sustainalytics, S&P, ISS ESG…) peuvent contribuer à affiner les indicateurs de performance dans un souci de transparence.
Comme indiqué au § 4.1.2.1.3, plus d’informations sur l’analyse de double matérialité et le processus d’identification des impacts, risques et opportunités, sont présentées aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Les activités du groupe Hermès impactent le changement climatique, notamment du fait des émissions de gaz à effet de serre qu’elles génèrent. Cet impact est évalué par la réalisation, annuelle, du bilan global des émissions de gaz à effet de serre du groupe, tel que détaillé au § 4.1.2.1.9. Hermès répond à ce risque par des actions d’atténuation de ses émissions telles que détaillées au § 4.1.2.1.2.
Dans le cadre de sa stratégie d’adaptation, Hermès analyse les risques physiques et de transition liés au changement climatique auxquels le groupe pourrait être confronté dans ses opérations directes et dans sa chaîne de valeur amont.
En 2025, une gouvernance dédiée a été mise en place sur ce sujet. La définition et le pilotage de la stratégie d’adaptation sont assurés au groupe par un comité réunissant la direction développement durable et la direction de l’audit, des risques et des assurances. Les fonctions centrales du groupe (industrie, tertiaire, commercial, achats, ressources humaines, finance) ainsi que les directions des différents métiers sont associées afin de définir plus précisément les sites, filières prioritaires et plans d’adaptation nécessaires.
Hermès fonde son approche d’adaptation au changement climatique sur l’identification des risques physiques et de transition tels que définis par la TCFD (16). Selon les régions et les métiers concernés, ces derniers peuvent avoir un impact variable sur l’activité d’Hermès, au travers des :
L’ampleur et la gravité des changements liés aux risques physiques et de transition, dont leurs effets économiques estimés, ainsi que des facteurs comme la localisation, la sensibilité de la chaîne d’approvisionnement, la qualité des infrastructures locales et le comportement des autres acteurs de l’écosystème, permettent également de hiérarchiser les plans d’action. La maison examine les adaptations potentielles de l’ensemble de sa chaîne de valeur, afin de réduire son exposition à ces risques.
S’agissant plus spécifiquement des risques physiques, ceux-ci sont mesurés en combinant l’évolution des aléas climatiques avec le niveau de vulnérabilité des actifs ou des activités face à ces aléas.
En 2025, Hermès s’est doté d’une plateforme digitale développée par le cabinet d’experts indépendant(17) lui permettant de cartographier les sites du groupe et de ses fournisseurs afin d’évaluer leur exposition aux aléas climatiques (sur la base de modèles scientifiques globaux et régionaux et des scénarios du GIEC).
Les résultats délivrés par cette plateforme sont complétés par des études de risques plus spécifiques réalisés auprès de cabinets d’experts scientifiques, en fonction des priorités du groupe (secteur d’activité, région, filière). Ces analyses complémentaires affinent l’évaluation du niveau de risque, en fonction des réalités locales et des actions d’adaptation existantes, pour obtenir la vision la plus opérationnelle et définir des actions d’adaptation réalistes à mettre en œuvre. Hermès prévoit de maintenir dans la durée la couverture de ses sites internes par une analyse des risques climatiques.
Le tableau ci-après présente les différentes analyses de risques physiques menées par le groupe ainsi que les mesures de résilience associées.
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| Risques physiques |
| ||||
Analyses globales |
| Analyses ciblées |
|
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Périmètre | Groupe | Fournisseurs | France Production, tertiaire, distribution | Île-de-France Tertiaire | International Distribution | Filières | |
| Typologie d’actifs | 100 % des sites internes du groupe | 100 % des fournisseurs directs | 121 implantations (sites de production, tertiaire, magasins) | 10 implantations (sites tertiaires) | 32 magasins, 14 centres logistiques, 15 infrastructures environnantes de transport 3 régions : New-York, Shanghai, Tokyo | 4 filières : soie, cachemire, cuir bovin, cuir exotique |
Méthodologie | Type d’analyse | Plateforme digitale de modélisation des risques climatiques | Plateforme digitale de modélisation des risques climatiques | Étude par un cabinet d’experts indépendant sur les implantations du groupe en France (impacts sur les processus des sites) | Étude par un cabinet d’experts indépendant avec analyse des plans de résilience déjà existants sur 10 sites | Étude par un cabinet d’experts indépendant sur les magasins et flux logistiques ainsi que sur les résiliences territoriales | Étude par un cabinet d’experts indépendant sur les risques climatiques liées aux filières prioritaires |
Date de réalisation | 2025 | 2025 | 2021 | 2025 | 2025 | 2021 | |
Scénarios climatiques | SSP1-2.6, SSP2-4.5, SSP5-8.5 | SSP1-2.6, SSP2-4.5, SSP5-8.5 | SSP2-4.5 | SSP5-8.5 |
| 6 scénarios d’impacts directs (sécheresses, hausses de température, etc.) 2 scénarios systémiques (crise extrême, événements consécutifs) | |
Horizon temporel | 2030, 2035, 2040, 2045, 2050 | 2030, 2035, 2040, 2045, 2050 | Référence historique 1976–2005 vs horizon 2041–2060 | 2035-2055 | 2030, 2050 | 10–15 ans (données GIEC) 20–30 ans (Agence européenne pour l’environnement) | |
Zones | Monde | Monde | France | Île-de-France | Asie, Amérique, Europe | Amérique du Sud, Louisiane, Australie, Afrique, Mongolie, Europe | |
Aléas climatiques étudiés | Cyclones tropicaux, inondations, chaleurs extrêmes, glissements de terrain, changements de température de l’air, feux de forêt, changement des régimes de précipitations, tremblements de terre, stress hydrique, tempêtes, affaissements du sol | Cyclones tropicaux, inondations, chaleurs extrêmes, glissements de terrain, changements de température de l’air, feux de forêt, changement des régimes de précipitations, tremblements de terre, stress hydrique, tempêtes, affaissements du sol | Chaleurs extrêmes, fortes pluies, inondations fluviales, sécheresses, vents violents, glissements de terrain | Vagues de froid et de chaleur, nuits tropicales, inondations, stress hydrique, retrait gonflement des argiles, tempêtes | Vagues de chaleur, chaleurs extrêmes, inondations, cyclones tropicaux | Sécheresses, vagues de chaleur, hausse des températures, pluies intenses, ouragans, montées des eaux | |
Résultats | Risques climatiques principaux identifiés | Cyclones tropicaux, inondations, chaleurs extrêmes, changements de température de l’air, glissements de terrain, stress hydrique | Inondations, changement de la température de l’air, glissement de terrain, stress hydrique | Chaleurs extrêmes, glissements de terrain et inondation | - | - | - |
Impacts potentiels identifiés | Impacts sur les bâtiments (endommagement des structures et des matériaux), sur l’équipement (stocks, outils de production), le personnel (sécurité, bien-être) et la chaîne d’approvisionement (coupure des transports et réseaux) | Impacts sur les bâtiments (endommagement des structures et des matériaux), sur l’équipement (stocks, outils de production), le personnel (sécurité, bien-être) et la chaîne d’approvisionement (coupure des transports et réseaux) | 10 sites identifiés comme les plus à risques en termes de nombre de processus affectés. Intégrité des bâtiments et équipements, approvisionnement, mobilité, qualité des réseaux | Intégrité des bâtiments et des stocks, impacts sur les équipements de production, d’alimentation électrique, de froid, en eau, maintien des conditions de travail, impacts sur les déplacements des collaborateurs | Impacts sur les équipements (pannes de climatisation), pannes sur les réseaux électriques, dommages aux biens, impacts sur les conditions de travail (productivité et santé), sur les comportements des consommateurs, interruptions d’activités | Irrégularité et retards des productions, prolifération des maladies, santé et mortalité animale, diminution de la qualité des matières, dégradation des infrastructures | |
Exemples de mesures de résilience | Référentiel Harmonie Actions en terme de gestion de l’eau (notamment objectif de réduction) – recyclage dans certaines STEP Sensibilisation des collaborateurs aux risques climatiques | En cours d’évaluation | Intégration des aléas dans les travaux de rénovation (2025) Dialogue avec les collectivités territoriales locales afin d’évaluer leur maturité et les potentielles actions d’adaptation collaboratives (2025) Études hydrologiques et hydrauliques sur sites critiques (2025) | Isolation des bâtiments, stores, remplacement des groupes froids, groupes électrogènes, récupération des eaux de pluies, | En cours d’évaluation | Accompagnement des partenaires, stocks de sécurité, optimisation de l’utilisation des ressources | |
Une analyse des risques de transition a été menée en 2023 par la direction industrielle et la direction des achats directs, avec l’aide d’un cabinet expert, afin d’anticiper les changements dans la chaîne de valeur amont d’Hermès (filières animales) et les impacts sur son activité. Elle permet de raisonner avec des scénarios de transition et de changement climatique contrastés pour éprouver la résilience du modèle d’affaires, afin d’identifier les axes et leviers permettant de faire face aux fragilités identifiées et d’imaginer des premières solutions, déclinables en stratégies opérationnelles à court, moyen et long termes pour chaque activité impactée.
L’étude a permis d’identifier les principaux risques de transition sur différentes filières et d’analyser des stratégies de résilience afin de sécuriser l’approvisionnement du groupe pour six ressources à horizon 2050 : cuir de veau, cuir de vache, cuir ovin et caprin, cuir porcin, cachemire et soie. Elle comporte :
Ces analyses n’ont pas identifié d’actifs ou d’activités d’Hermès incompatibles avec la mise en œuvre de la transition climatique. Aucun événement n’a eu lieu en 2025, qui vienne remettre en cause ces conclusions. Les risques de transition potentiels sur les sites internes d’Hermès feront l’objet d’analyses plus approfondies.
La politique d’Hermès est de contribuer activement aux efforts collectifs dans la lutte contre le changement climatique avec des objectifs quantifiés, validés scientifiquement par SBTi, inscrit dans un agenda temporel. Elle contribue à répondre aux impacts du changement climatique sur ses activités et sa chaîne de valeur dans le cadre d’une trajectoire de réduction de ses émissions directes et indirectes contribuant à limiter le réchauffement climatique (18). Cette politique est retranscrite dans le plan de transition d’Hermès pour le climat tel que présenté au § 4.1.2.1.2, ainsi que dans la politique environnementale des sites du groupe Hermès. Elle se décline en plusieurs axes comme :
Pour contribuer à cette politique d’atténuation, la maison adopte une stratégie de réduction des consommations d’énergie, intégrant le suivi des consommations, la sobriété et l’efficacité énergétique sur les sites opérés, afin de diminuer et d’optimiser ses consommations. Elle intègre également l’utilisation d’énergie bas carbone au travers du raccordement aux réseaux de chaleur et de froid urbains, du recours aux énergies renouvelables, de l’installation de chauffage ou refroidissement géothermique, de panneaux photovoltaïques ou de l’utilisation de chaudières à bois sur certains sites ainsi que par la fourniture d’électricité verte ou de gaz d’origine renouvelable pour les sites opérés en France et dans le monde. Hermès a mis en œuvre une politique de 100 % d’électricité renouvelable et s’est engagé sur 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 au sein de ses propres opérations.
Comme précisé au § 4.1.2.1.4, en matière d’adaptation et afin de tenir compte des risques physiques et de transition provoqués par le changement climatique sur ses opérations et son modèle économique, Hermès intègre aussi une vision prospective en utilisant les scénarios scientifiquement reconnus dont ceux du GIEC. Ceux-ci permettent :
Afin de prendre en compte l’intérêt de ses principales parties prenantes lors de l’élaboration de sa politique, Hermès a considéré ses responsabilités dans ses sphères directes et étendues d’influence, y compris pour les émissions du scope 3. Plus précisément et tel que présenté dans son plan de transition, Hermès se concentre sur les sources majeures d’émissions telles que les achats, le transport, l’immobilier (y compris les matériaux) et les déplacements des collaborateurs. En ce qui concerne la décarbonation des achats, l’objectif de la politique est d’accompagner les fournisseurs et partenaires pour qu’ils puissent réaliser leur propre bilan carbone et déterminer une trajectoire de décarbonation. Hermès est attentif à la transparence et à la cohérence de sa politique avec celle du secteur en présentant ses actions selon le cadre recommandé par la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), en répondant, notamment, au questionnaire Climat du CDP (sur lequel il a reçu en 2025 la note de A) et en participant aux initiatives de place telles que l’UNFCCC (United Nations Fashion Industry Charter for Climate Action).
Le tableau ci-dessous présente les différentes politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique du groupe :
Politique | Description du contenu essentiel | Description de la portée de la politique ou de ses exclusions | Description du niveau | Publication de normes ou initiatives de tiers qui sont respectées dans le cadre de | Explication de la manière | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|---|---|---|
Référentiel Harmonie | Référentiel de construction durable | Toute nouvelle construction et rénovation dans le monde | Comité exécutif | Label par Bureau Veritas | Référentiel interne | 2024 |
Politique environnementale | Installation de sources d’énergie renouvelable sur les sites | 100 % sites industriels (Europe) | Comité exécutif |
| Publication sur le site Internet | 2025 |
Management de l’énergie | Monde | |||||
Achat d’énergie verte | Monde | |||||
Réduction des émissions | Monde | Standard sectoriel SBTi | ||||
Adaptation au changement climatique | Monde | TCFD, CSRD et Taxonomie de l’UE | ||||
Plan de transition | Réduction des émissions | Monde | Comité exécutif | Accord de Paris, SBTi, TCFD | Publication sur le site Internet | 2025 |
Leviers de décarbonation | Monde | |||||
Adaptation au changement climatique | Monde | TCFD, CSRD et Taxonomie de l’UE | ||||
Politique Achats responsables | Intégration de critères environnementaux et carbone dans le choix des partenaires | Achats directs et indirects (scope 3) | Comité exécutif |
| Publication sur le site Internet | 2024 |
Brief filières | Réduction des émissions de GES | Achats directs (scope 3) | Comité exécutif |
| Publication sur le site Internet | 2025 |
Brief RSE | Objectifs de la maison et ses attentes vis-à-vis des fournisseurs sur des thématiques environnementales et sociales | Achats directs et indirects (scope 3) | Comité exécutif |
| Publication sur le site Internet | 2025 |
Les leviers liés à l’atténuation du changement climatique définis par Hermès dans le cadre de son plan de transition sont présentés en détail dans le volet leviers au § 4.1.2.1.2.
En matière d’adaptation au changement climatique, Hermès met en œuvre des actions destinées à répondre aux aléas climatiques tels qu’identifiés au § 4.1.2.1.4. Ces mesures visent à assurer une meilleure résilience du groupe et de ses filières en assurant notamment une gestion optimisée des ressources nécessaires à l’activité du groupe, en adaptant les bâtiments afin de répondre aux risques, en sensibilisant les collaborateurs et en collaborant avec ses parties prenantes internes et externes.
Les cibles liées à l’atténuation et à l’adaptation du changement climatique définies par Hermès dans le cadre de son plan de transition sont présentées en détail dans le volet objectifs au § 4.1.2.1.2 et au § 4.1.2.1.4.
Le tableau ci-dessous présente les consommations d’énergie par type de combustible afin de présenter le mix énergétique utilisé par Hermès en 2025 :
Consommation d’énergie et mix énergétique | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Consommation totale d’énergie liée aux propres opérations (en MWh) | 242 410 | 233 735 |
Part des sources renouvelables dans la consommation totale d’énergie en % | 77 % | 71 % |
Part des sources fossiles dans la consommation totale d’énergie | 23 % | 28 % |
Part de la consommation provenant de sources nucléaires dans la consommation totale d’énergie | 0 %(19) | 0,3 % |
Consommation totale d’énergie produite à partir de sources renouvelables | 185 916 | 166 689 |
| 32 006 | 24 882 |
| 151 341 | 139 285 |
| 2 569 | 2 522 |
Consommation totale d’énergie produite à partir de sources nucléaires | 0 | 808 |
Consommation totale d’énergie fossile | 56 494 | 66 238 |
|
| - |
| 1 810 | 5 236 |
| 51 852 | 58 699 |
| 0 | 121 |
| 2 831 | 2 182 |
Comme précisé plus haut, Hermès a réalisé l'objectif de 100 % d’électricité renouvelable en 2025 et poursuit ses actions pour atteindre 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 au sein de ses propres opérations.
Conformément aux exigences de la CSRD relatives aux secteurs à forte intensité climatique (“high climate sectors”), le Groupe a défini le périmètre de calcul du ratio de consommation d’énergie en cohérence avec la nature de ses activités. Les activités Hermès considérées comme à forte intensité climatique sont les activités industrielles (code NACE "C"). Le ratio présenté ci-après reflète ainsi la part de la consommation d’énergie attribuable à ces activités industrielles par rapport au CA total du groupe.
Ratio relatif aux secteurs à forte intensité climatique | 2025 |
|---|---|
Intensité énergétique sur les consommations industrielles /M€ CA | 11 |
Les émissions brutes de 2025 en matière de GES des périmètres 1, 2 et 3 sont présentées ci-dessous :
Émissions en tonnes eq CO2 | 2018 | 2024 | 2025 | en % | 2030 |
|---|---|---|---|---|---|
Émissions de GES de scope 1 |
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| Cibles 2030 au § 4.1.2.1.2 |
Émissions brutes de GES de scope 1 | 22 057 | 17 800 | 19 104 | 7,3 % | |
Émissions brutes de GES de scope 1 intégrant les instruments contractuels (1) | 22 057 | 13 202 | 12 788 | - 3,1 % | |
Émissions de GES de scope 2 |
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Émissions brutes de GES de scope 2 location-based | 27 645 | 34 457 | 37 374 | 8,5 % | |
Émissions brutes de GES de scope 2 market-based | 21 678 | 2 693 | 767 | - 71,5 % | |
Pourcentage d’instruments contractuels, émissions de GES scope 2 |
| 92 % | 98% |
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Émissions significatives de GES de scope 3 |
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Émissions totales brutes indirectes de GES (scope 3) | 578 694 | 735 144 | 660 263 | - 10,2 % | |
Émissions totales brutes indirectes de GES (scope 3) intégrant les instruments contractuels (1) | 578 694 | 731 915 | 644 900 | - 11,9 % | |
Détail des postes (sans instruments contractuels) |
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1. Biens et services achetés | 402 853 | 530 107 | 459 401 |
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2. Biens d’investissement | 26 660 | 61 990 | 44 847 |
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3. Activités relevant des secteurs des combustibles et de l’énergie | 2 997 | 2 745 | 3 208 |
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4. Transport et distribution en amont 2 | 20 670 | 7 707 | 56 009 |
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5. Déchets produits lors de l’exploitation | 8 759 | 8 546 | 12 320 |
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6. Voyages d’affaires | 27 066 | 10 014 | 18 456 |
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7. Déplacements domicile-travail des salariés | 19 709 | 29 090 | 28 777 |
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8. Actifs loués en amont | 0 | 0 | 0 |
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9. Acheminement en aval 2 | 69 980 | 80 816 | 32 801 |
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10. Transformation des produits vendus | 0 | 0 | 0 |
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11. Utilisation des produits vendus | 0 | 0 | 0 |
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12. Traitement en fin de vie des produits vendus | 0 | 1 433 | 779 |
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13. Actifs loués en aval | 0 | 0 | 0 |
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14. Franchises | 0 | 2 696 | 3 665 |
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15. Investissements | 0 | 0 | 0 |
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Émissions totales de GES (scope 2 location-based et scopes 1 et 3 sans instruments contractuels) | 628 396 | 787 401 | 716 741 | - 8,9 % | |
Émissions totales de GES (scope 2 market-based et scopes 1 et 3 intégrant les instruments contractuels) | 622 429 | 747 810 | 658 455 | - 11,9 % | |
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Intensité des émissions de GES par rapport au chiffre d’affaires | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Intensité des émissions totales de GES (scope 2 location-based et scopes 1 et 3 sans instruments contractuels) (en t eq CO2/M€ CA (1)) | 45 | 52 |
Intensité des émissions totales de GES (scope 2 market-based et scopes 1 et 3 intégrant les instruments contractuels) (en t eq CO2/M€ CA (2)) | 41 | 49 |
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Dans le cadre de ses objectifs à horizon 2050, Hermès se concentre sur la réduction des émissions sur sa propre chaîne de valeur, qui nécessite des évolutions organisationnelles, technologiques en interne et auprès des fournisseurs (telles que présentées au § 4.1.2.1.6).
En complément de cet engagement, Hermès a recours à des crédits carbone, portant sur des solutions dites fondées sur la nature(21) grâce à des mécanismes de captation naturelle (par exemple des plantations) ou des mécanismes permettant d’éviter des émissions avec la mise en œuvre de projets à large échelle.
Cette stratégie de recours aux crédits carbone est donc progressive pour deux raisons principales :
Depuis 2019, Hermès recourt aux crédits carbone volontaires à hauteur de ses émissions des scopes 1 et 2 et de ses émissions des postes transport amont et aval du scope 3. Sur 2025, le recours aux crédits carbone volontaires d’Hermès a représenté 14 % de ses émissions globales. Hermès reçoit directement les crédits carbone auprès des entreprises en charge des projets qui procèdent à leur annulation pour le compte d’Hermès. Ces crédits sont issus de projets ayant de fortes exigences environnementales et sociales et sont certifiés par les standards les plus exigeants du marché.
Hermès est partenaire depuis 2012 du fonds Livelihoods Carbon Fund (LCF) qui vise à améliorer durablement les conditions de vie de communautés défavorisées en développant des projets à large échelle ayant un réel impact contre le changement climatique et contribuant simultanément aux populations locales et à la restauration de la biodiversité. La restauration des écosystèmes, l’agroforesterie et l’agriculture de conservation ont la capacité non seulement de séquestrer du carbone durablement, mais aussi de faire prospérer la nature et les communautés aux quatre coins du monde.
Les fonds Livelihoods ont pour vocation d’investir dès l’origine (avec une approche entrepreneuriale et un risque d’investissement) dans trois types de projets (écosystèmes, agroforesterie, énergie) en Afrique, en Asie, en Amérique latine et également en France. Les fonds, lancés successivement, rassemblent 20 partenaires dans leurs compartiments LCF1, LCF2 et LCF3. La durée initiale des fonds est de 24 ans, et la durée d’un projet varie entre 10 et 20 ans. En participant à ces trois fonds, et ce depuis plus de 10 ans, Hermès s’engage en faveur du développement économique local, de la protection de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique. Ce sont ainsi plus de 269 M€ (investis par l’ensemble des partenaires) qui sont mobilisés par ces fonds pour l’aide à des communautés défavorisées, la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité.
Le détail des projets est présenté sur la page https://livelihoods.eu/fr/portfolio/.
En 2025, les projets ayant délivré des crédits carbone au profit d’Hermès sont les suivants :
Fonds | Projet | Pays | Type | Vérificateur |
|---|---|---|---|---|
LCF1 | Hifadhi 1 | Kenya | Énergie rurale (foyers) | Gold Standard |
| Tiipaalga | Burkina Faso | Énergie rurale (foyers) | Gold Standard |
| Araku 1 | Inde | Agroforesterie | Verra |
| Vi Kenya Salm | Kenya | Agroforesterie | Verra |
| Vi Kenya Dairy | Kenya | Agroforesterie | Gold Standard |
LCF2 | Araku 2 | Inde | Agroforesterie | Verra |
EcoAct | Masaka | Ouganda | Énergie rurale (foyers) | Gold Standard |
En complément de son investissement dans les Fonds Carbone Livelihoods, et pour respecter ses engagements, Hermès a également choisi de soutenir des projets proposés par EcoAct. Le projet retenu (identique à l’an passé), qui permet d’obtenir des crédits carbone certifiés Gold Standard, est situé en Ouganda, et consiste en l’équipement des populations locales en foyers de cuisson améliorés, évitant le recours au charbon de bois et, par conséquent, la déforestation et améliorant la qualité de l’air intérieur des habitations.
Le tableau ci-dessous présente de manière synthétique l’ensemble des crédits carbone annulés :
Crédits carbone annulés au cours de la période de référence | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Total en kt eq CO2 | 92 | 113 |
Part relative aux projets d’absorption (en %) | 39 | 0 |
Part relative aux projets de réduction (en %) | 61 | 100 |
Gold Standard (en %) | 65 | 87 |
Verra (en %) | 35 | 13 |
Part relative aux projets menés au sein de l’UE (en %) | 0 | 0 |
Part des crédits carbone pouvant être considérés comme des ajustements correspondants (en %) | 0 | 0 |
Compte tenu de la longue durée de vie et de la complexité des projets dans lesquels Hermès s’est engagé au travers des fonds Livelihoods (de 10 à 20 ans), il n’est pas possible de communiquer de manière certaine le nombre de crédits dont l’annulation est prévue dans le futur. Cette information ne sera donc pas publiée dans le présent rapport.
Dans le cadre de son plan de transition, Hermès a décidé de ne plus retenir le gaz ou tout autre énergie fossile comme source d’énergie pour tout nouvel investissement industriel, sauf impossibilité technique démontrée. C’est au regard de cette volonté que toute décision d’investissement est prise. Par ailleurs, Hermès a également défini un prix interne du carbone, permettant de comparer sous forme notionnelle différents équipements et différentes solutions techniques (industriels, immobiliers, transport). Afin de fixer le montant le plus pertinent pour la maison, le prix a été calculé sur la base de simulations internes et confronté à un benchmark sectoriel du CDP. Fixé depuis 2021 à 40 € par tonne équivalent CO2, il pourra évoluer en fonction des conditions économiques et sa réévaluation est soumise à l’appréciation du Conseil du développement durable.
Grâce à son modèle artisanal, Hermès se distingue par des impacts en matière de pollution qui ont une matérialité variable selon les sujets et leurs situations le long de la chaîne de valeur. Cela est encore plus vrai en valeur relative (cf. § 4.1.1.6). Pour autant, les métiers travaillent à maîtriser leurs risques en la matière à travers des actions détaillées ci-après.
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités, est détaillé aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès intègrent des considérations en lien avec les pollutions.
Hermès a évalué l’importance relative de la pollution dans ses propres activités et dans sa chaîne de valeur en amont et en aval. L’interface avec la nature dans ses propres activités et en amont de sa chaîne de valeur a lieu au niveau de certains métiers et certaines activités tels que précisé ci-dessous. Le groupe a notamment utilisé la démarche SBTN (Science Based Target for Nature) pour identifier dans ses opérations et sa chaîne de valeur amont les sites à risque en matière de pollution (démarche détaillée au § 4.1.2.4). Hermès a également évalué l’importance des enjeux et sous-enjeux de la norme pollution vis-à-vis de ses collaborateurs. Le groupe n’a pas identifié de risque, d’opportunité ou d’impact matériel relatif à l’enjeu de la pollution et en interface avec les clients.
Activités | Chaîne de valeur | Matérialité de | Matérialité de la pollution |
|---|---|---|---|
Tanneries | Opérations en propre et en amont pour certains fournisseurs | Oui | Non |
Textiles | Opérations en propre et en amont pour certains fournisseurs | Oui | Non |
Cristallerie | Opérations en propre | Non | Non |
Manufactures de Métaux | Opérations en propre | Non | Non |
Fermes | Opérations en propre et en amont | Oui | Oui |
Matières premières | Amont agricole | Non | Oui |
Intitulé IRO | Nature | Périmètre | Horizon | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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Environnement | ||||||
Gestion des ressources & des déchets | ||||||
5 | Impact des polluants aquatiques issus des opérations du groupe sur l’environnement, en particulier par les activités Tanneries et Textiles | Impact négatif | Tanneries, Textiles | Court terme | Potentielle | Politique environnementale Politique Santé Sécurité Politique Achats responsables Briefs filières |
6 | Impact de la pollution des sols du fait des approvisionnements du groupe | Impact négatif | Chaîne de valeur amont, Fermes | Court terme | Réelle | |
7 | Contribution à la protection des sols grâce à l’accompagnement de ses filières d’approvisionnement | Impact positif | Chaîne de valeur amont, Fermes | Long terme | Réelle | Politique environnementale Politique Achats responsables Briefs filières |
Santé & Sécurité | ||||||
19 | Impact négatif potentiel sur la | Impact négatif | Opérations directes (Tanneries, Textiles et Cristallerie) | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Santé Sécurité |
Ces mêmes produits chimiques peuvent avoir des impacts sur l’environnement lors de leur présence dans les rejets aqueux de certaines activités, en particulier Tanneries et Textiles.
L’activité d’élevage dans les fermes d’Hermès génère des déchets organiques, ce qui peut avoir un impact sur la pollution des sols lors de l’évacuation de ces déchets notamment par des opérations d’irrigation de cultures environnantes. Les filières d’approvisionnement des matières premières peuvent aussi engendrer des impacts sur la qualité des sols (élevage, culture, extraction).
Hermès peut contribuer à la protection des sols dans ses fermes et sa chaîne de valeur amont en privilégiant, dans le cadre de ses pratiques d’approvisionnement, des matières issues de filières durables adoptant des pratiques agricoles vertueuses.
Hermès reconnaît l’importance de la gestion des produits chimiques, qui pour certains d’entre eux peuvent présenter des risques pour les travailleurs du groupe lors de leur utilisation dans certaines activités, spécifiquement dans les activités Tanneries, Textiles et Cristallerie. Les mesures prises vis-à-vis de cet impact négatif potentiel sont plus amplement traitées au § 4.1.3.2.2.
En ce qui concerne les parties prenantes externes, la Dreal (Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement), autorité de contrôle qui a la charge de ces sujets en France, a été une partie prenante écoutée dans ce processus. Les villes, dans lesquelles les sites industriels sont implantés, sont également des parties prenantes interrogées sur les thèmes liés à la pollution en raison de l’existence de conventions de rejets avec les exploitants des stations d’épuration communales (cf. § 4.1.2.2.4). Ces conventions de rejets sont directement reliées aux directives européennes, parmi les plus strictes au monde.
Au Portugal, les échanges se font avec l’Agence environnementale portugaise (APA) et la Commission de coordination et de développement (CCDR). En Italie, le site dispose de plusieurs « permis » relatifs notamment aux rejets dans l’eau, l’air, la sécurité en général. Les arrêtés sont prescrits conjointement par la municipalité et la province. Pour les États-Unis, le site dispose également d’autorisations municipales et de l’État. Enfin, en Australie, les sites disposent d’une Environmental Permit Licence (EPL) et doivent adresser les résultats des mesures des eaux de rejets aux autorités périodiquement.
Plus largement en matière de maîtrise des risques de pollution de l’eau et des sols liés à l’usage de produits chimiques et notamment à des fins de veille réglementaire, le groupe travaille essentiellement avec des organisations professionnelles sectorielles, comme décrit ci-après :
Enfin, deux fois par an, un point est organisé avec toutes les filiales de la maison, permettant de présenter les évolutions réglementaires de chaque pays relatives aux produits et pouvant avoir des impacts sur les produits chimiques utilisés.
La politique environnementale s’inscrit au sein du cadre stratégique développement durable groupe. Sous la responsabilité d’un membre du Comité exécutif, les politiques conduites par Hermès en matière de prévention et de lutte contre les pollutions visent à les maîtriser et à limiter leur impact sur les milieux, que ce soit au niveau de l’eau, des sols, de l’air (même si ce dernier sujet est de moindre matérialité). Hermès veille à garantir la conformité réglementaire des rejets liés à la fabrication de ses produits, dans tous les pays où le groupe opère. La politique environnementale vise également à prévenir les incidents et les situations d’urgence liés à la pollution dans les opérations propres. Elle met en place les actions nécessaires pour contrôler et limiter leur impact sur les personnes et l’environnement en cas de survenue.
Concrètement, Hermès met en œuvre des procédés pour gérer les différents types de polluants au sein de ses opérations. Les impacts environnementaux liés aux activités tertiaires et des magasins n’étant pas matériels, les actions prioritaires du groupe se concentrent sur le périmètre de la production :
Par ailleurs, la politique Santé Sécurité d’Hermès (cf. § 4.1.3.2.2) vise à assurer la protection de la santé des travailleurs vis-à-vis de potentiels risques liés à l’usage de substances chimiques dans l’environnement de travail, notamment à l’usage de substances extrêmement préoccupantes. De façon concrète, celle-ci se fonde notamment sur le respect de la réglementation française et européenne qui a pour objectif de contrôler et de protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques en éliminant les substances les plus nocives et d’en garantir l’absence au-delà de seuils définis dans les produits finis. Le groupe respecte scrupuleusement ces réglementations. Lorsqu’il arrive que d’autres normes nationales soient encore plus exigeantes, elles sont respectées.
Le groupe veille à l’innocuité et à la conformité réglementaire présente et à venir des produits commercialisés, en s’appuyant sur la réglementation produits la plus exigeante du monde, selon tous les pays dans lesquels Hermès exporte des produits. Hermès réalise une veille réglementaire interne, complétée par des conseils externes qui permet la mise à jour annuelle de la « liste des substances soumises à restrictions » (RSL) pour les matières entrantes et que chaque fournisseur s’engage à respecter tout comme le cahier des charges matières qui lui est diffusé. Toutes les matières entrantes et les articles finis (en interne et/ou en externe) sont testés dans des laboratoires certifiés, sur les critères techniques et selon les normes décrites dans la RSL groupe. Ces pratiques contribuent à limiter voire interdire l’usage de substances chimiques pouvant présenter des risques pour la pollution de l’eau et des sols dans l’ensemble de la chaîne de valeur d’Hermès. Plus spécifiquement sur la chaîne de valeur amont, en complément du brief RSE partagé avec l’ensemble des partenaires, le code de conduite fournisseurs, les briefs filières et la politique Achats responsables précisent les attendus du groupe vis-à-vis de ses fournisseurs sur le sujet de la lutte contre les pollutions. L’ensemble de ces politiques s’inscrit dans le cadre stratégique développement durable du groupe. En particulier, afin de prévenir et de réduire les impacts, le groupe met en place des exigences de certifications et travaille également avec les acteurs de sa chaîne de valeur dans le cadre de la mise en place de la démarche SBTN.
Comme précisé à la section précédente, la surveillance et le traitement des rejets sont des maillons essentiels du dispositif de maîtrise de la pollution de l’eau.
Le groupe contrôle ses rejets aqueux à travers l’installation de stations d’épuration des eaux usées. Au total, à date, 19 unités mettent en œuvre des techniques de traitement adaptés à la nature des rejets et à la destination des eaux traitées :
Dans des cas spécifiques et afin d’atteindre une qualité d’eau nécessaire pour sa réutilisation en production, des stations recourant un traitement de type quaternaire pourront être installées.
En fonction de l’activité, de la réglementation et des conventions passées avec les exploitants des stations d’épuration communales, les sites industriels surveillent différents paramètres et polluants (DCO, métaux lourds, la température, le pH, les matières en suspension…).
Les sites des activités Tanneries et Textiles concentrent la quasi-totalité des enjeux relatifs à la préservation de la qualité de l’eau. Ils intègrent leurs propres stations de traitement des effluents. Ces stations traitent plus de 80 % de la quantité totale des rejets aqueux industriels d’Hermès. Pour rappel, la quantité non traitée en interne concerne des eaux dirigées directement vers des stations d’épuration communales tel qu’exigé par les autorités.
Chaque tannerie est équipée d’une station de traitement des effluents et réalise le contrôle de ses rejets industriels conformément aux réglementations en vigueur et aux protocoles ZDHC (Zero Discharge of Hazardous Chemicals). Ces points sont systématiquement revus et audités dans le cadre des certifications LWG (Leather Working Group). Les rapports de contrôles réglementaires, tout comme les projets d’amélioration, font l’objet d’une communication régulière auprès des autorités locales. Pour mémoire, les tanneries sont uniquement situées en France (six sites) et en Italie (un site), dont les réglementations rigoureuses font l’objet de contrôles fréquents. Conformément à ces réglementations, le groupe suit, entre autres mesures, les demandes biologiques et chimiques en oxygène de ses eaux rejetées et vérifie qu’elles ne dépassent pas les seuils fixés par les arrêtés préfectoraux. À ce jour, 100 % des eaux sont traitées en interne et rejoignent majoritairement le réseau communal pour un nouveau traitement dans les stations des agglomérations. Les rejets d’une seule tannerie se font après traitement directement dans le milieu naturel conformément aux réglementations locales.
En 2025, les travaux de modernisation des stations de traitement des eaux usées de la Tannerie d’Annonay, de la Tannerie de Montereau, de la Mégisserie Jullien, de la Conceria de Cunéo et de la Tannerie Gal se sont poursuivis. Les travaux de construction de la nouvelle station d’épuration des Tanneries du Puy achevés fin 2024 ont permis, en 2025, de démarrer les premières étapes de traitement.
Les trois principaux préleveurs d’eau du pôle Textiles (représentant plus de 95 % des rejets aqueux du métier), sont soumis à une autosurveillance journalière des effluents. Pour garantir la fiabilité de ces données, des plans d’audit et d’étalonnage sont régulièrement élaborés et suivis.
Les sites d’AEI (situé à Irigny, en France) et des Ateliers AS (situés à Pierre-Bénite, en France), dont les effluents sont traités par la STEP communale, s’équipent progressivement de stations de prétraitements physiques et physico-chimiques qui permettront d’améliorer la qualité des eaux rejetées tout en incluant la possibilité de réutiliser les eaux industrielles dans les procédés.
Ainsi, la station de traitement des eaux usées aux Ateliers AS, intégrant une part de recyclage de l’eau vers les procédés pour réduire les prélèvements, a été mise en service en 2025 et a permis d’atteindre en 2025 des résultats significativement plus bas sur la DCO contenue dans les rejets. Les travaux sur la station d’épuration du site AEI sont, quant à eux, en cours d’achèvement, après une première phase de modernisation des équipements réalisée en 2024. Les premiers tests de fonctionnement sur cette station ont été réalisés en décembre 2025 pour une mise en service prévue avant l’été 2026.
Les exigences en matière de risques de pollution de l’eau sont identiques sur la chaîne de valeur amont à celles des opérations propres. Hermès évalue le respect de ces exigences dans le cadre de la mise en place de sa politique Achats responsables, du suivi par les fournisseurs de ses briefs filières et des résultats des audits conduits dans le cadre des certifications LWG demandées notamment pour les tanneries.
En Australie, une partie des eaux rejetées issues de l’élevage des animaux sont réutilisées à travers des projets d’irrigation après avoir subi un pré-traitement physique. La totalité de l’eau agricole rejetée par l’une des fermes est réutilisée pour irriguer du bois de santal, en partenariat avec Hermès Parfum et Beauté. Ainsi, dans quelques années, l’essence de bois pourra être récupérée de manière circulaire comme matière première pour leur formulation.
Des systèmes d’irrigation sont aussi mis en place sur d’autres fermes pour produire du fourrage destiné aux éleveurs locaux ou irriguer des plantations de cannes à sucre sur des exploitations agricoles voisines dans un schéma d’écologie industrielle.
Conformément à sa politique en matière de réduction des pollutions des sols dans la chaîne de valeur amont, Hermès demande à ses fournisseurs de mettre en place les actions nécessaires à l’obtention de certifications spécifiques par filière. En effet, une partie d’entre elles couvre les sujets de pollution des sols, pour plus de détails, se reporter au § 4.1.2.5.4.
Hermès vise à aller au-delà des réglementations en vigueur dans la réduction de l’utilisation de substances dangereuses lorsque c’est possible.
La RSL du groupe Hermès inclut toutes les substances qui sont ou pourraient être utilisées dans les produits. Pour chaque substance, la régulation la plus stricte au monde est retenue. Le respect de la RSL contribue à limiter voire interdire l’usage de substances chimiques pouvant présenter des risques pour la pollution de l’eau et des sols. L’objectif est de fabriquer des produits conformes à la réglementation, quel que soit le pays dans lequel ils seront commercialisés. La liste des substances du groupe, les limites admises ainsi que les normes de contrôle sont communes aux unités de production et s’appliquent aux fournisseurs. Toutefois, elle n’est pas publique pour préserver la confidentialité de certains procédés exclusifs. Des audits réguliers et approfondis mis en œuvre par Hermès dans toutes les entités, ainsi que la fréquence appropriée des contrôles des matières entrantes et des articles finis, garantissent la mise en évidence immédiate d’une éventuelle utilisation de substance chimique bannie.
Chaque site Hermès met en œuvre une procédure de gestion des produits chimiques et du risque chimique définissant en particulier les règles d’entrée des substances chimiques (interdiction ou restriction de certaines substances, contrôle des fiches de données sécurité), les procédures de gestion des stocks, les modes d’utilisation dans les procédés et la fin de vie des produits chimiques. L’objectif est de prévenir les risques chimiques associés tout en limitant ou interdisant l’usage de substances préoccupantes.
Le choix des projets de réduction et/ou d’élimination des produits chimiques est principalement fondé sur une analyse des évolutions réglementaires à venir. C’est dans cet esprit que le groupe mène une veille réglementaire très stricte, en France comme à l’étranger.
Lorsqu’une probable évolution de la réglementation est identifiée sur une substance ou une famille de substances, un planning de décision estimatif est établi afin de calibrer les travaux à mener et le délai envisageable. En illustration, le groupe suit en permanence les évolutions scientifiques et réglementaires afin d’adapter les produits qu’il utilise tout au long du processus de tannerie des peaux.
Au sein de la cristallerie Saint-Louis, les oxydes de plomb sont la matière première nécessaire à l’obtention du cristal. Ces substances représentent la quasi-totalité des SVHC utilisées pendant la production par le groupe Hermès. Il est à noter qu’en cours de production, lors de la fusion des matières premières, les oxydes de plomb sont transformés en cristal, qui ne présente plus les risques associés à ces SVHC. Hermès a néanmoins engagé depuis plusieurs années des actions de recherche qui ont permis de développer un cristal sans plomb. La production industrielle de ce cristal sans plomb a débuté en 2025 et aboutira à terme à la suppression des oxydes de plomb sur le site.
Hermès met en place, pour chacune de ses principales filières d’achats, un objectif de certification par des tierces parties, telles que LWG, OEKO-TEX ou GOTS, comprenant aussi des aspects liés à l’usage de produits chimiques. Le groupe s’appuie par ailleurs sur les savoir-faire de ses fournisseurs, bénéficiant eux-mêmes le plus souvent d’une reconnaissance grâce par exemple au rating gold d’EcoVadis.
Comme précisé plus haut, les exigences sont identiques sur la chaîne de valeur amont à celles des opérations propres. La validation des produits fabriqués par les fournisseurs suit exactement le même circuit que les produits fabriqués par le groupe. À titre d’exemple, le métier Cuirs achète des peaux dans les tanneries du groupe, mais également une partie de ses besoins dans des tanneries externes avec un cahier des charges identique quelle que soit la provenance. Il en est de même pour les matières textiles fabriquées par le groupe ou achetées auprès de fournisseurs. L’outil principal de gestion du risque chimique est la RSL qui est partagée avec les fournisseurs. Reflet fidèle et exhaustif de la réglementation la plus exigeante au niveau mondial, elle recense toutes les exigences en termes de substances, les limites fixées, et les méthodes de contrôle en laboratoire correspondantes. La procédure commence par le partage de ce document avec le fournisseur, se poursuit par un accord formel du fournisseur, et se termine par un contrôle de validation des premiers produits livrés. Enfin des contrôles à fréquence adaptée sont effectués tout au long de la phase de fabrication.
Pour tous les sites des fournisseurs de rang 1, situés en France et en Europe, la législation du travail impose une analyse du risque chimique et la mise en œuvre de moyens de protection des travailleurs. Des audits réguliers permettent de vérifier que chaque entité connaît parfaitement les réglementations auxquelles elle est soumise, que les moyens nécessaires pour les respecter sont en place, et que des contrôles réguliers permettent de vérifier que ces moyens fonctionnent. Le régulateur national impose également une limite pour les substances chimiques rejetées dans l’air, dans les effluents et dans le sol. Pour les quelques fournisseurs plus éloignés, principalement des fournisseurs de matières, des audits réguliers sont effectués pour vérifier leur conformité réglementaire en matière d’hygiène et sécurité, comme d’environnement. Dans le cas où la législation locale n’existe pas ou ne suffit pas, Hermès aide ses fournisseurs à adopter et à respecter la norme européenne.
Aucune pollution liée à des incidents n’a été observée en 2025. Compte tenu du fait qu’aucune non-conformité administrative relative en matière de pollutions n’ait été constatée par l’adminsitration sur les sites du groupe pendant cette période, il est considéré que les actions préventives mises en place répondent à l’objectif recherché de zéro non-conformité.
En matière de pollution, Hermès s’engage fermement à s’assurer du respect de la réglementation dans ses opérations comme dans sa chaîne de valeur.
Dès lors, pour les rejets dans l’eau, la pollution des sols et leurs charges respectives ainsi que sur le sujet des substances préoccupantes et extrêmement préoccupantes, le groupe vise la zéro non-conformité dans l’ensemble des sites, sachant que les arrêtés préfectoraux déclinent les seuils site par site, ceci dans un contexte de réglementation très exigeante.
Pour limiter la pollution à la source, le pôle Tanneries a défini une cible relative à la MRSL(24) de l’initiative ZDHC(25) : 100 % de la masse des produits chimiques utilisés en production(26) conformes à la MRSL ZDHC en 2028. En 2025, plus de 80 % de l’objectif a été atteint.
En complément, considérant sa chaîne de valeur, les objectifs fixés en matière de certification des filières se traduisent par des objectifs en matière de pollution. En effet, une partie de ces certifications couvre les sujets de pollution des sols, pour plus de détails, se reporter au § 4.1.2.5.4. Par ailleurs, dans le cadre de la démarche SBTN, le groupe travaille à l’identification des cibles sur le sujet de la pollution des sols (cf. § 4.1.2.4.1).
Le principal contributeur aux SVHC utilisés en production par le groupe sont les oxydes de plomb. Hermès s’est fixé comme objectif la substitution du cristal par un cristal sans plomb et donc l’arrêt de l’utilisation en production des oxydes de plomb à horizon 2028.
En 2025, selon les seuils de déclaration des rejets dans le milieu naturel après les différents traitements appliqués, la quantité de polluants (phénols(27)) rejetée est inférieure à 0,1 tonne.
Il est important de noter que sur l’ensemble des tanneries et fermes, le contrôle de la conformité des rejets aqueux est réalisé à une fréquence souvent plus élevée que celle requise par les autorités et adaptée aux paramètres surveillés et à la réglementation : mesures semestrielles, trimestrielles, journalières ou en continu. Les prélèvements de contrôle sont analysés sur site ou dans des laboratoires externes homologués. Les résultats des analyses internes sont comparés une ou deux fois par an à ceux obtenus par un laboratoire indépendant et certifié. En cas d’écart avec les exigences réglementaires, des mesures conservatoires sont prises immédiatement et les actions sont mises en œuvre pour revenir dans les paramètres définis. Toutes les informations sont rapidement transmises aux autorités ainsi qu’aux gestionnaires des stations de traitement des eaux usées des agglomérations, la plupart du temps via les plateformes informatiques dédiées. Aucune non-conformité n’a été constatée en 2025.
Les nombreux programmes de modernisation des stations d’épuration des sites Hermès et l’intégration de nouveaux critères environnementaux dans la conception de ses installations de production devraient entraîner une réduction des émissions de polluants dans l’eau dans les prochaines années, tout en tenant compte de l’évolution attendue des capacités industrielles de l’entreprise.
Comme évoqué plus haut, ce sujet se concentre majoritairement dans la chaîne de valeur du groupe et il est notamment suivi et mesuré dans le cadre de la mise en place de la démarche SBTN (cf. § 4.1.2.4.1).
Les activités du groupe requièrent parfois le recours à des substances inscrites sur la liste des substances extrêmement préoccupantes. Ces substances sont soit utilisées en tant que telles, soit présentes à l’état d’impuretés dans des mélanges ou des matières. Comme déjà précisé, pour chaque substance, la réglementation la plus exigeante dans les pays où le groupe est présent est systématiquement suivie. Hermès travaille également à la limitation de l’usage de certaines substances ainsi qu’à leur substitution lorsque cela est possible et conformément aux réglementations applicables.
Ainsi lorsqu’une substance est identifiée comme extrêmement préoccupante, un plan d’action est établi visant à :
Substances extrêmement préoccupantes — SVHC (en tonnes) | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Quantité totale de SVHC générée ou utilisée pendant la production, ou achetée | 170 | 148 |
Quantité totale de SVHC quittant les installations sous forme d’émissions, de rejets, de produits, de parties de produits ou de services | 0,9 | 0,9 |
Les données du tableau ci-dessus couvrent une liste de neuf substances inscrites sur la liste des substances extrêmement préoccupantes. La variation de la quantité totale de SVHC générée ou utilisée pendant la production, ou achetée entre 2024 et 2025 s’explique par l’augmentation de la production de cristal. La quantité totale des SVHC a été calculée de la façon suivante : sur le périmètre matériel, Hermès a réalisé un inventaire des produits chimiques achetés à plus de 100 kg par référence, par site et par an. À partir de cet inventaire et des fiches de données de sécurité (FDS) transmises avec ces produits, Hermès a identifié et calculé la quantité de SVHC contenues dans ces produits chimiques. Les valeurs issues des FDS sont souvent exprimées avec une incertitude (plages haute et basse). Hermès a retenu la plage haute pour réaliser son calcul.
La maîtrise des consommations d’eau, partie intégrante de la prise en compte des enjeux écologiques et économiques actuels, est un objectif partagé par tous les pôles de la maison. Grâce à son modèle artisanal, Hermès se distingue par des consommations modérées en valeur absolue. Cela est encore plus vrai en valeur relative. L’eau n’entre pratiquement pas dans la composition des produits, sauf en faible part dans les parfums et produits cosmétiques. Aussi, la consommation résulte le plus souvent de l’évaporation de l’eau ou de sa présence dans les boues issues des stations d’épuration. Dans les opérations internes, les métiers travaillent à maîtriser leurs prélèvements respectifs, à travers des actions détaillées ci-après.
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités, est détaillée aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès intègrent des considérations en lien avec les ressources aquatiques et marines. L’étude menée dans le cadre de la démarche SBTN (Science Based Targets Network), (cf. § 4.1.2.4.1), a permis à Hermès d’évaluer l’importance relative des ressources aquatiques et marines dans ses propres activités et dans sa chaîne de valeur en amont et en aval.
Par ailleurs, sur le sous-thème « rejets d’eau », il convient de préciser que les impacts, risques et opportunités en lien avec ce thème sont traités au § 4.1.2.3.2, au même titre que les sujets liés à l’eau douce. Ils sont donc considérés dans l’analyse de matérialité au sein du thème « Préservation de la qualité de l’air, de l’eau et des sols ».
Les questionnaires auxquels le groupe répond permettent d’appréhender un nombre important d’attentes des parties prenantes externes. On peut notamment citer le questionnaire CDP Water Security.
Par ailleurs, et comme indiqué précédemment (cf. § 4.1.2.2.2), le groupe dialogue avec de nombreuses agences : la Dreal en France, l’APA et la CCDR au Portugal, etc.
Les prescriptions de l’ensemble des autorités locales sont suivies par Hermès.
Hermès a initié en 2020, sur ce sujet, un dialogue avec le WWF France (Fonds Mondial pour la Nature) en tant qu’organisation non gouvernementale (ONG). Dans ce cadre, le WWF a réalisé une étude basée sur l’outil Risk Filter afin de compléter l’analyse de risque et enrichir les plans d’action des métiers.
Enfin, le World Resources Institute (WRI) a conçu un outil appelé Aqueduct qui permet à Hermès de mettre à jour chaque année le niveau de stress hydrique auquel est exposé chaque site industriel du groupe.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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|
|
|
| |
Environnement | ||||||
Gestion des ressources & des déchets | ||||||
8 | Impact sur l’environnement et les communautés locales via une pression trop importante sur la ressource en eau en raison des prélèvements | Impact négatif | Tanneries, Textiles, Fermes | Moyen terme | Potentielle | Politique environnementale Politique Achats responsables Briefs filières Code de conduite fournisseurs |
En cas de pression trop forte, les ressources en eau peuvent se raréfier, impacter la production de matières d’origine naturelle et perturber le modèle économique d’Hermès. Par ailleurs, des conflits d’usage (pour s’hydrater, s’alimenter ou produire des matières) pourraient intervenir entre les communautés locales, Hermès et ses fournisseurs.
Dans ce cadre, Hermès étudie les prélèvements d’eau. L’eau n’entrant pratiquement pas dans la composition des produits, sauf en faible part dans les parfums et produits cosmétiques, les volumes d’eau consommés sont très inférieurs aux volumes d’eau prélevés.
| Amont | Opérations propres | Aval |
|---|---|---|---|
Cuirs | Élevage des animaux | Tannage des cuirs |
|
Cachemire, laine et poils | Élevage des animaux | Ennoblissement et impression des textiles | Lavage des vêtements |
Fibres végétales | Culture des fibres | ||
Soie | Culture des mûriers | ||
Parfum et Beauté | Culture des ingrédients | Composition des produits |
|
En amont, compte tenu du fait que les produits Hermès sont constitués de matières essentiellement d’origine naturelle, les prélèvements et les consommations en eau sont matériels car nécessaires pour les produire, et ce à différentes étapes. De plus, le changement climatique est un facteur aggravant en matière de disponibilité en eau.
Pour couvrir l’enjeu de la pression sur les prélèvements en eau dans la chaîne de valeur amont, le groupe s’appuie sur les certifications filières. En effet, une partie d’entre elles couvre le sujet de la préservation de la ressource en eau, pour plus de détails, se reporter au § 4.1.2.5.4.
Les sites Hermès prélèvent de l’eau des milieux naturels et de l’eau de ville pour leurs usages agricoles, industriels et sanitaires. Les fermes du métier Cuirs précieux, situées en Australie et aux États-Unis, prélèvent à des fins d’élevage (eau agricole) la majeure partie des volumes d’eau utilisés par le groupe.
Derrière ces volumes, les autres sites des métiers Hermès situés en Europe, et plus précisément majoritairement en France, prélèvent l’eau pour un usage industriel encadré par une législation stricte : elle est utilisée de façon matérielle dans certains processus lors de la transformation des matières servant à la fabrication des objets Hermès, qu’il s’agisse notamment du tannage, de l’ennoblissement ou encore de l’impression des textiles.
Au-delà de l’usage de la ressource, l’importance de ce sujet est également liée au niveau de stress hydrique de chacune des régions où sont situés les sites. Comme expliqué plus haut, cette analyse est effectuée chaque année pour l’ensemble des sites industriels et fermes du groupe Hermès en utilisant la version 4.0 de l’outil Aqueduct développé par le WRI (World Resources Institute) en 2023. Les sites industriels sur lesquels l’eau est un enjeu matériel pour l’environnement et les communautés locales disposent de stations de traitement des rejets aqueux qui intègrent dans la plupart des cas un projet de réutilisation de l’eau.
Les prélèvements d’eau en aval des opérations d’Hermès sont considérés comme non matériels compte tenu de la typologie des produits commercialisés et de leurs parts respectives dans le chiffre d’affaires d’Hermès.
Hermès opère dans le cadre strict du respect de la réglementation qui, pour rappel, dans les pays où sont situés ses sites de production est très exigeante. De plus, pour couvrir l’ensemble des impacts risques et opportunités matériels, la politique environnementale, construite avec les parties prenantes internes, s’inscrit dans le cadre stratégique développement durable du groupe et concerne l’ensemble du périmètre du groupe (opérations propres). Dans ce cadre, la gestion de l’eau, de son traitement (cf. § 4.1.2.3), de la prévention et de la réduction de la pollution (cf. § 4.1.2.2.4) et enfin de la réduction des prélèvements en eau sont des objectifs opérationnels de chaque métier et sont déclinés sur l’ensemble des sites (opérations propres). Le directeur industriel groupe, directement rattaché à un membre du Comité exécutif, anime les sujets relatifs à l’eau, industrielle et agricole. Les objectifs en la matière sont validés et les réalisations sont suivies par le Comité développement durable. Chaque métier établit des plans d’action et présente à la direction industrielle les plans d’investissement et les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs du groupe. Les investissements majeurs sont validés par le Comité exécutif, notamment les nouvelles stations de traitement des rejets aqueux qui servent à réduire la quantité de polluants rejetés et pour les installations les plus récentes, servent à réutiliser l’eau et donc à en réduire le prélèvement. Ces investissements sont jugés comme prioritaires.
La politique environnementale d’Hermès couvre l’ensemble des sites et s’engage à réduire les prélèvements matériels d’eau dans l’ensemble des zones où opère directement le groupe y compris dans les zones à risque. Selon les experts ayant conduit l’étude décrite dans la section précédente, les sites situés en zone de stress hydrique (pendant l’année de l’exercice), majoritairement manufacturiers, sont à faibles prélèvements et consommations d’eau.
En ce qui concerne la chaîne de valeur amont (représentée au § 4.1.1.5.2) en complément du code de conduite fournisseurs, la politique Achats responsables précise les attendus du groupe vis-à-vis de ses fournisseurs sur cet axe avec l’aide des briefs filières partagés avec l’ensemble des partenaires. Les attendus listés dans ces documents intègrent dès que possible les attentes des parties prenantes du groupe. La directrice en charge de la coordination des achats directs du groupe, attachée à la direction générale du groupe, anime les sujets relatifs à l’eau avec les métiers et leurs fournisseurs de matière dans la chaîne de valeur amont. Les objectifs en la matière sont validés et les réalisations sont suivies par le Conseil du développement durable. Chaque métier établit des plans d’action et présente à la direction de la coordination des achats directs les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs du groupe.
Comme expliqué plus haut, le groupe a formalisé une politique pour réduire les prélèvements en eau pour ensuite encourager des plans d’action adaptés aux usages industriels et agricoles, déclinés par métier. Ces plans d’action sont multiples et se composent d’actions visant à réduire l’utilisation de l’eau par des mesures d’efficacité ainsi que d’actions visant à récupérer et réutiliser l’eau afin de réduire les prélèvements.
En cohérence avec ces plans d’action, les ressources au sein des opérations propres, qu’elles soient financières ou humaines, sont allouées prioritairement à la réduction des prélèvements de la ressource (notamment par des mesures d’efficacité), et à la récupération et la réutilisation de l’eau (cf. § 4.1.2.3.2). L’eau est une ressource importante pour la qualité des processus et le bien-être animal. En illustration de cette démarche, pour certains sites de la filière textile, la réduction des prélèvements d’eau est un des critères de l’accord d’intéressement (dispositif facultatif d’épargne salariale qui permet aux salariés en France de participer aux résultats ou aux performances de leur entreprise). Un prix interne de l’eau a par ailleurs été instauré avec un prix notionnel fixé à 1,5 €/m3. Enfin, le groupe s’est engagé en France dans un projet pilote de restauration de zone humide permettant d’améliorer les écosystèmes et la gestion de l’eau.
Les actions décrites ci-dessous sont celles poursuivies en 2025 au niveau du groupe d’abord pour les usages industriels, puis pour les usages agricoles.
L’eau à usage industriel est très majoritairement (85 %) utilisée au sein de deux métiers, Tanneries et Textiles, dont les sites sont situés en Europe.
Métier | Prélèvements d’eau 2025 en % | Prélèvements d’eau 2024 en % |
|---|---|---|
Tanneries | 58 % | 57 % |
Textiles | 27 % | 29 % |
Autres 1 | 15 % | 14 % |
| ||
De façon générale, la maîtrise de la ressource en eau repose sur des actions consistant à suivre mensuellement les prélèvements, les consommations et à déployer des programmes de maintenance préventive des installations, des vérifications et étalonnages réguliers des compteurs, de mise en place de nouveaux sous-compteurs et de diffusion de programmes de sensibilisation des collaborateurs. L’analyse des écarts significatifs non liés aux évolutions de production est effectuée et vérifiée afin de localiser et réparer les fuites éventuelles.
Un seul site utilisant de l’eau pour son activité industrielle est situé en zone de stress hydrique élevé (28). Ses prélèvements sont faibles (2,4 ML en 2025) comparativement aux autres sites industriels du groupe et ses consommations sont estimées nulles. Au titre de la politique environnementale du groupe, ce site a les mêmes objectifs de réduction des prélèvements d’eau que les autres, à savoir 5 % par an en intensité, et met en place les mêmes ressources et actions que les autres sites.
Hermès exploite sept tanneries : six en France (Annonay, Le Puy-en-Velay, Vivoin, Montereau, Bellac et Chabris) et une en Italie.
Le prélèvement d’eau et le traitement des effluents sont des enjeux forts pour les tanneries. Historiquement situées près de cours d’eau, elles utilisent cette ressource pour les procédés de tannage, de teinture et de finissage des peaux. L’eau des tanneries du pôle provient à 59 % de cours d’eau et de forages. Le complément est assuré par de l’eau de ville.
Conformément aux engagements du groupe de réduction des prélèvements d’eau de 5 % par an en intensité, les tanneries ont lancé des programmes ambitieux de réduction des prélèvements d’eau qui se traduisent par l’optimisation des quantités d’eau utilisées pour chaque recette de traitement des peaux et l’amélioration de la mesure des prélèvements grâce aux outils de pilotage connectés. Ces programmes comprennent également la modernisation des stations de traitement des eaux et, dans un second temps, le développement de démarches de réutilisation des rejets aqueux pour certaines opérations de process.
Fin 2024, les travaux de construction de la nouvelle station d’épuration des Tanneries du Puy se sont achevés et les premières étapes de traitement ont démarré en 2025. Ces travaux ont pour objectif de déployer une gestion circulaire de l’eau avec la cible de réutiliser la majorité de l’eau. Les travaux de celle de la Mégisserie Jullien se poursuivent.
À Annonay, des actions sont en cours pour la réutilisation d’eau en sortie de la station d’épuration communale en aval du site : cela pourrait permettre également d’atteindre au moins 60 % de réutilisation de l’eau. Les discussions avec les autorités se poursuivent, illustrant un exemple de projet innovant mené en concertation avec les parties prenantes de la maison.
Pour plus de détails sur la gestion circulaire de l’eau, cf. § 4.1.2.5.
L’eau est un élément indispensable aux étapes d’impression et d’ennoblissement des tissus permettant notamment le transfert des couleurs sur les textiles. L’essentiel des besoins en eau est couvert par des eaux de forage, limitant significativement le recours à l’eau de ville pour des processus industriels.
L’ensemble des artisans du métier Textiles conduit des actions visant à réduire les prélèvements en s’appuyant sur cinq leviers principaux : le suivi et le pilotage des compteurs, la sensibilisation des équipes, l’optimisation des process, les changements et modifications des machines vers des solutions moins consommatrices et le déploiement de solutions de recyclage.
En effet, depuis plusieurs années, des solutions permettant la réduction des prélèvements d’eau sont progressivement déployées. En 2025 :
Pour plus de détails sur la gestion circulaire de l’eau, cf. § 4.1.2.5.
Les actions relatives à la gestion de l’eau à usage agricole concernent le pôle Fermes, composé respectivement d’une ferme d’alligators et d’un centre d’inspection des peaux aux États-Unis ainsi que de cinq fermes de crocodiles et de deux installations de transformation et d’inspection des peaux en Australie. Les animaux vivent dans des bassins alimentés en eau. Le renouvellement régulier de l’eau des bassins et la maîtrise de sa température sont essentiels au bien-être des animaux et à leur bonne santé. Les fermes sont implantées au plus proche des habitats naturels des crocodiliens, animaux aquatiques, dans des zones peu soumises au stress hydrique.
La ferme américaine utilise exclusivement de l’eau de forage provenant de sources d’eau chaude, ce qui lui permet de limiter de manière significative ses besoins en énergie. Par ailleurs, elle cartographie et mesure précisément les différents usages de l’eau afin de mieux caractériser la source aquifère et de réduire la sollicitation de la ressource.
L’eau des fermes australiennes provient essentiellement de forages tandis que l’eau de ville est utilisée en quantité limitée. Le solde est issu de la récupération de l’eau de condensation d’une unité de production de sucre de canne située à proximité de l’une des fermes : c’est une opération innovante de circularité industrielle, échangeant l’eau chaude de condensation provenant de la sucrerie contre les effluents de la ferme pour irriguer les cultures de cannes à sucre au travers d’une convention avec les agriculteurs locaux.
Les eaux issues des bassins, essentiellement chargées en matières organiques, sont restituées au milieu naturel autant que possible pour l’irrigation de cultures avoisinantes, dans le respect des réglementations locales : en Australie, une partie des eaux rejetées par les fermes est réutilisée à des fins d’irrigation. L’eau d’une des fermes est réutilisée pour irriguer une plantation de bois de santal en collaboration avec Hermès Parfum et Beauté. Ce projet circulaire vise à faire de cette ferme, d’ici une quinzaine d’années, un fournisseur interne de matières premières, les parfums Hermès utilisant de l’essence de bois de santal dans leur formulation. Sur une autre ferme, l’eau est réutilisée pour irriguer une plantation mixte. Enfin, des actions sont en cours pour recycler, après traitement, une partie des eaux usées sur une autre ferme de ce pôle.
Enfin, une étude est actuellement en cours pour identifier des actions pouvant être menées afin de réduire l’utilisation de l’eau dans les fermes tout en veillant à assurer le bien-être animal.
Les objectifs relatifs aux ressources hydriques sont les suivants :
Pour les sites industriels, l’eau ne rentrant pas dans la composition des produits, sauf en faible part au sein du métier Parfum et Beauté, la consommation d’eau est la différence entre l’eau prélevée et l’eau rejetée, soit l’eau qui se perd au cours du processus industriel par de l’évaporation, de l’intégration dans les boues liées à son traitement. Inversement, la pluie peut augmenter les volumes rejetés des stations d’épuration qui sont à ciel ouvert.
Les objectifs visent donc à réduire les prélèvements grâce à trois actions :
La trajectoire observée a posteriori sur les 10 dernières années en matière de réduction de l’intensité des prélèvements d’eau industrielle par an est conforme à ses objectifs. Compte tenu de l’accroissement de l’activité, un objectif en termes d’intensité a été retenu.
Il est demandé aux fournisseurs de mettre en œuvre des mesures concrètes visant à mesurer, contrôler et limiter leur consommation d’eau, en particulier dans les zones à stress hydrique élevé. Bien qu’à date aucune cible quantitative n’a encore été fixée, le déploiement progressif de certifications (cf. § 4.1.2.5.4), les audits en matière de RSE réalisés par le groupe et enfin les travaux menés dans le cadre de l’étape 3 de la démarche SBTN, permettent et permettront de suivre les progrès et d’identifier des cibles pertinentes au regard des impacts réels.
Un objectif sera fixé dans les prochaines années à l’issue de l’obtention des résultats de l’étude dans les fermes mentionnée plus haut et de celle en cours dans le cadre de l’étape 3 de l’engagement SBTN (Science Based Targets Network) du groupe (cf. § 4.1.2.4).
En 2025, les prélèvements en eau industrielle ont baissé de 6 % en dépit d’une croissance d’activité de 9 %. Ces prélèvements sont majoritairement rejetés : 92 % en 2025. Plus largement, ces 10 dernières années, les prélèvements d’eau à usage industriel ont diminué en intensité de 64 %, confirmant ainsi la tenue de la trajectoire d’Hermès en la matière. C’est le résultat de la poursuite des efforts de réduction des prélèvements d’eau de l’ensemble des sites industriels du groupe.
Concernant l’eau agricole, l’augmentation des volumes de prélèvement observée en 2025 est due à l’acquisition d’une nouvelle ferme sur l’exercice dont les volumes ont été intégrés prorata temporis à compter de son intégration.
Données générales relatives à l’utilisation des ressources | Eau industrielle 2025 | Eau industrielle 2024 | Eau agricole 2025 | Eau agricole 2024 | Total 2025 | Total 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Prélèvements d’eau | 591,6 | 627,8 | 5 602,2 | 5 017,7 | 6 193,9 | 5 645,5 |
Rejets d’eau | 546,6 | 612,9 | 3 784,4 | 3 751,8 | 4 330,9 | 4 364,7 |
Consommation d’eau | 45 | 14,8 | 1 817,8 | 1 265,9 | 1 863 | 1 280,8 |
Consommation d’eau dans des zones à stress hydrique élevé | 0(1) | 1,3 | 0 | 0 | 0 | 1,3 |
Eau recyclée (2) | 21,7 | 30,7 (3) | 0,0 | 0,0 | 21,7 | 30,7 |
Eau réutilisée | 0,6 | 0 | 885,5 | 907,8 | 886,1 | 907,8 |
Eau stockée | Non applicable |
| Non applicable |
| Non applicable | Non applicable |
Changement dans le stockage de l’eau | Non applicable |
| Non applicable |
| Non applicable | Non applicable |
| ||||||
Comme explicité ci-dessus, le groupe est faiblement consommateur en eau. L’intensité hydrique relative à la consommation est de ce fait très faible. L’intensité hydrique relative aux prélèvements est, elle aussi, en baisse par rapport à 2024. Les deux données sont présentées dans le tableau ci-dessous :
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Intensité hydrique sur les prélèvements en m3 d’eau industrielle/M€ de CA 1 | 37 | 41 |
Intensité hydrique sur les consommations en m3 d’eau industrielle/M€ de CA 2 | 3 | 1 |
|
|
|
Le maintien d’un cadre environnemental propice à la vie humaine et au développement des activités économiques du groupe passe par le respect et la sauvegarde de la biodiversité. Hermès se mobilise pour la protection de la biodiversité et des écosystèmes dans sa sphère de responsabilité directe, dans sa sphère d’influence élargie, et par des engagements volontaires au-delà de sa sphère d’influence économique.
Hermès reconnaît sa dépendance envers les écosystèmes naturels pour l’approvisionnement en matières premières essentielles à ses produits. Conscient des risques liés à cette dépendance, le groupe évalue et gère ces risques de manière proactive, en s’appuyant sur des méthodes et outils décrits ci-après dans cette partie et fondés sur la science. Le risque matériel, au sens des ESRS, relatif à la biodiversité et à la résilience de la stratégie et du modèle d’affaires d’Hermès porte sur l’approvisionnement des matières premières. Ce risque évolue en fonction de l’évolution de l’état de la biodiversité et des écosystèmes supportant les chaînes de matières premières naturelles du groupe. Le groupe a mis en place une panoplie d’outils de réponses qui est listée au § 4.1.2.4.3 et complétée au § 4.1.2.5, en particulier pour les filières de matières naturelles. Hermès cherche à renforcer sa stratégie et la résilience de son modèle économique face aux risques systémiques, physiques et de transition associés à la biodiversité et aux écosystèmes.
La démarche de la maison s’articule autour d’une stratégie opérationnelle avec quatre piliers : former ses collaborateurs, collaborer avec les meilleurs experts, évaluer scientifiquement ses enjeux, agir sur des priorités hiérarchisées. Cette stratégie a été validée par un panel d’experts au sein de l’initiative act4nature international (29), et reprise par l’initiative Business for Nature (30). Hermès évalue les impacts de ses activités sur la biodiversité ainsi que les risques liés à l’érosion de la biodiversité sur son modèle économique, notamment sur ses chaînes d’approvisionnement. Ces analyses permettent de construire le plan d’action d’Hermès sur la biodiversité et les écosystèmes à horizon moyen terme (2030). La stratégie s’articule notamment autour de deux démarches scientifiques reconnues. D’une part le Global Biodiversity Score (GBS(31)), outil de mesure d’impacts développé par la CDC Biodiversité, et d’autre part, la démarche en cinq étapes des Science Based Targets for Nature (SBTN).
Le GBS est un outil d’évaluation de l’empreinte biodiversité des entreprises, qui mesure les états scientifiques issus d’observations à un instant donné, et non pas une quantification des actions qui sont engagées. Les résultats sont exprimés en MSA.km2, où MSA est l’abondance moyenne des espèces (Mean Species Abundance), une métrique caractérisant l’intégrité des écosystèmes. Hermès a mesuré dès 2021 son empreinte grâce au GBS, outil porté par la CDC Biodiversité (filiale de la Caisse des dépôts et consignations), mis en œuvre avec l’appui de WWF France et fondé sur des données terrain, financières et théoriques, une initiative pionnière à l’époque.
Ces travaux sont alignés avec les attendus du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 de la France. Le groupe a également retenu, en plus de la démarche SBTN, quelques autres cadres de travail en fonction de leur pragmatisme, de leur pertinence scientifique et de leur visibilité auprès des parties prenantes concernées comme ceux de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD). Plus de détails au § 4.1.2.4.3.
Le Science Based Targets Network a été créé en 2019 et regroupe plus de 50 organisations. Ce réseau définit cinq étapes pour fixer des objectifs fondés sur la science pour la nature (SBTN – Science Based Targets for Nature) à savoir : (1) évaluer, (2) interpréter et prioriser, (3) mesurer, établir et publier, (4) agir, (5) suivre.
Hermès a rejoint en 2023 le Corporate Engagement Program du SBTN, et le Capital Lab Naturel du WWF France, qui devient Lab Transition Nature en 2025, avec l’ambition de mettre en œuvre progressivement la méthode sur l’ensemble des activités du groupe. Le groupe a appliqué en 2023 la méthode SBTN sur les deux premières étapes pour lesquelles les lignes directrices étaient disponibles, avec l’aide de ses partenaires externes. Le groupe fait partie des pionniers sur le sujet biodiversité parmi les 130 premières entreprises appliquant officiellement la démarche au niveau mondial. L’approche SBTN permettra à terme au groupe de rédiger un plan de transition Nature selon une approche scientifique.
En amont de l’étape 1, une étape préliminaire de cadrage a permis de définir précisément le périmètre de travail. Conformément aux attentes de l’approche SBTN, les activités directes des 16 métiers d’Hermès et de la chaîne d’approvisionnement toutes les filières de matières premières ont été prises en compte dans l’analyse. Les périmètres, les méthodes et la stratégie relatifs au SBTN, ainsi que l'engagement du groupe à cet égard, sont susceptibles d'évoluer en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques et de faire l'objet de modifications.
Le graphique ci-dessous présente une synthèse des données et outils utilisés par Hermès dans les étapes 1 et 2 qui sont détaillés dans la section suivante.
L’étape 1 de SBTN est une étape d’évaluation des pressions exercées par l’entreprise sur la biodiversité.
Hermès a construit la liste des pressions matérielles des 16 métiers d’Hermès en utilisant des informations issues de l’outil de matérialité sectorielle proposé par le SBTN. Cet exercice est complété par les mesures d’empreinte sur les écosystèmes réalisées par Hermès (GBS®, voir ci-après au § 4.1.2.4.2) et d’informations communiquées par des experts.
L’étape 2 a consisté à combiner et interpréter les données de pression et d’état de la nature modélisées lors de l’étape 1B afin de hiérarchiser les sites et filières prioritaires. Cette hiérarchisation permet ultérieurement de fixer des objectifs pour la nature fondés sur la science, pression par pression, sur les périmètres prioritaires (étape 3 du cadre SBTN) et selon différentes stratégies (éviter, réduire et éventuellement compenser – ou plutôt contribuer positivement aux écosystèmes ciblés).
Comme décrit dans les paragraphes précédents, Hermès s’est également engagé dans des initiatives de places comme act4nature international et a pris des engagements ambitieux et mis en place des plans d’action concrets, sans pour autant avoir un plan de transition nature formalisé cette année. Cette formalisation reposera sur les bases scientifiques que l’étape 3 de SBTN doit permettre de clarifier.
Pour identifier les sites à proximité de zones sensibles sur le plan de la biodiversité, Hermès a utilisé l’outil Altitude(32), une plateforme innovante conçue pour aider les entreprises et les acteurs agricoles à évaluer et anticiper les impacts du changement climatique sur leurs activités. La plateforme couvre également les risques liés à la nature : proximité avec des espèces menacées et proximité avec des zones d’intérêt pour la nature.
Les 83 sites pertinents pour l’analyse par Hermès sont ses sites détenus, loués ou gérés à des fins industrielles en France et à l’international. Pour l’analyse d’impact, le rayon retenu au vu des sites de production Hermès, à dire d’experts, et selon les recommandations des bonnes pratiques de la norme, est de 1 km. Le détail méthodologique est disponible dans l’annexe méthodologique.
Hermès a ainsi construit le tableau ci-dessous de « Sites à proximité de zones sensibles pour la biodiversité », en utilisant la fonctionnalité "zones d’intérêt pour la biodiversité" de l'outil.
Catégorie de site (nombre couvert) | Pays | Zones sensibles dans un rayon de 1 km |
|---|---|---|
Bijouterie (3) | France | 9 |
Cuirs précieux et Tanneries (7) | France | 16 |
Australie | 3 | |
Cristallerie (1) | France | 2 |
Manufacture de Métaux (3) | France | 2 |
Portugal | 1 | |
École Hermès des Savoir-Faire (2) | France | 6 |
Maroquinerie-Sellerie (15) | France | 43 |
Parfum et Beauté (1) | France | 2 |
Bottier (2) | Angleterre | 2 |
Textile (9) | France | 18 |
Au total, 104 zones sensibles sont ainsi présentes dans un rayon de 1 km autour de 43 sites, dont 3 Géoparcs mondiaux Unesco, 58 ZNIEFF(33), 18 Natura 2000 et 25 autres zones sensibles. Les 43 sites Hermès situés à moins de 1 km d’une zone sensible représentent une surface de 0,75 km².
Hermès a utilisé la méthode SBTN et l’outil Global Biodiversity Score (GBS) pour identifier, prioriser et quantifier des impacts négatifs importants en rapport avec ses opérations directes et sa chaîne de valeur. Les espèces menacées sont également dans le périmètre de ces évaluations, comme avec l’analyse STAR-T. Les impacts, risques et opportunités identifiés et la réponse apportée sont reportés sous forme de tableau puis description dans la section suivante.
L’étape 1 du SBTN fait ressortir des enjeux situés principalement en amont de la chaîne de valeur d’Hermès, notamment en lien avec les risques de dégradation des habitats pour la production de commodités agricoles (cultures pour le textile, alimentation pour l’élevage).
(Source : I care by BE, 2023)
Pour l’ensemble des activités ainsi identifiées comme matérielles (soit l’ensemble des sites de manufactures, de fermes et de logistique, ainsi que les achats de matières animales, végétales, minérales et synthétiques), les pressions et l’état de la nature ont été modélisés à l’aide des données de sites, de données d’ACV (issues du groupe ou secteur) et de bases de données d’état de la nature identifiées par SBTN (BII, STAR-T, Global Forest Watch, GLOBIO…) comme dans les tableaux décrits ci-dessous.
(Source : I care by BE, 2023)
(Source : I care by BE, 2023)
Les parties prenantes ont été associés à l’étape 2 grâce à deux ateliers réunissant chacun une vingtaine d’experts des sites de production et de la chaîne de valeur, ainsi que les équipes spécialisées du WWF France.
L’analyse GBS 2021 de périmètre groupe couvrait 92 % du chiffre d’affaires d’Hermès. Le périmètre des études portait sur les scopes 1, 2 et 3 amont (c’est-à-dire hors phase d’utilisation). Ce périmètre est nommé par CDC Biodiversité « scope intégré verticalement ».
À la suite de cette étude groupe, Hermès s’est donné l’ambition d’approfondir la connaissance de son empreinte biodiversité via l’analyse précise de ses principales filières, jusqu’à couvrir 80 % de l’empreinte groupe, en chiffre d’affaires, d’ici fin 2026. L’analyse GBS de la filière soie a été lancée en 2025. Ainsi plus de la moitié de l’empreinte est couverte par les analyses approfondies effectuées en 2025 : GBS cuirs de maroquinerie en 2023, GBS laines (mérinos et cachemire) et bois Maison en 2024. Hermès a choisi de piloter les actions et les investissements du groupe en se focalisant sur l’empreinte dynamique terrestre, qui fait état de la dégradation annuelle. La majorité de l’empreinte mesurée pour Hermès est liée à l’amont de la chaîne de valeur. Les principales pressions pour la biodiversité terrestre sont notamment liées à l’occupation des sols (cultures, élevages) et aux émissions de gaz à effet de serre (scope 3 amont), démontrant une relation forte entre climat et biodiversité, et guidant ses actions dans la chaîne d’approvisionnement. Ces analyses sont aussi progressivement utilisées par le groupe pour affiner sa stratégie de développement immobilière, en complément des critères posés par les réglementations françaises (zéro artificialisation nette, ZAN) et européennes (Taxonomie).
Si les calculs d’impact sur la biodiversité sont encore peu répandus, les premières comparaisons permettent de considérer Hermès comme ayant une activité moins intensive sur la biodiversité que celles identifiées dans les données sectorielles visibles dans le graphique ci-dessous.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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| |
Environnement | ||||||
Nature - Biodiversité | ||||||
10 | Impact des activités directes du groupe et de sa chaîne de valeur sur la biodiversité et les écosystèmes | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politique environnementale Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Politique de protection de la biodiversité et des écosystèmes pour les sites opérationnels (Référentiel immobilier Harmonie) Briefs filières Politique Forêt |
11 | Impact sur les espèces menacées du fait de l’activité du groupe et sa chaîne de valeur | Impact négatif | Opérations directes et chaîne de valeur | Moyen terme | Réelle | Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Briefs filières Politique Forêt |
12 | Impact des activités de la chaîne de valeur liées à l’utilisation des terres | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Moyen terme | Réelle | Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Briefs filières Politique Forêt |
13 | Risque sur l’approvisionnement des matières premières causé par la dégradation de la biodiversité | Risque | Chaîne de valeur amont | Long terme |
| Politiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes Politique Achats responsables |
La dégradation de la biodiversité représente un risque pour l’approvisionnement en matières premières du groupe. Cette dégradation, qui se manifeste par la perte d’habitats naturels, la réduction de la diversité génétique et l’altération des écosystèmes, peut entraîner des perturbations dans la disponibilité et la qualité des ressources naturelles nécessaires aux activités du groupe. Ces perturbations peuvent se traduire par des hausses de coûts, des interruptions de la chaîne d’approvisionnement, ainsi que des difficultés à s’approvisionner en matières premières naturelles. Le groupe intègre ces facteurs dans sa gestion des risques, notamment par la diversification des sources d’approvisionnement, l’évaluation des fournisseurs selon des critères environnementaux et la mise en place de stratégies d’atténuation des risques liés à la biodiversité, comme évoqué en introduction du § 4.1.2.4 et développé au § 4.1.2.5.
Les activités directes d’Hermès, ainsi que celles de sa chaîne de valeur, ont des impacts sur la biodiversité et les écosystèmes. Les opérations industrielles peuvent entraîner la dégradation des habitats naturels, la fragmentation des écosystèmes et la pollution des sols, de l’eau et de l’air, affectant ainsi la faune et la flore locales. De plus, la chaîne de valeur du groupe peut contribuer à la pression sur la biodiversité, notamment en cas d’utilisation intensive des terres, incluant la dégradation des sols, la désertification et l’imperméabilisation des sols, ainsi que la surexploitation des ressources naturelles et les pratiques agricoles non durables. Ces impacts peuvent aggraver la vulnérabilité des espèces menacées, perturbant les équilibres écologiques. Les travaux des deux premières étapes de la démarche SBTN présentés au § 4.1.2.4.1. le groupe cherche à en réduire ces effets négatifs en adoptant des pratiques plus durables, en collaborant avec ses partenaires pour améliorer la gestion environnementale tout au long de la chaîne de valeur, et en soutenant des initiatives de régénération des écosystèmes et des espèces menacées comme certains exemples le montrent au § 4.1.2.4.4.
Pour contribuer à la réponse des enjeux actuels concernant la perte de biodiversité, Hermès s’est engagé de façon concrète dans une stratégie formalisée en 2018 et mise à jour en 2020 autour de quatre axes structurants : former, collaborer, évaluer et agir. Ces engagements s’inscrivent dans les cadres mondiaux (Cadre mondial de la biodiversité), nationaux (Stratégie nationale biodiversité 2030) ou de place (TNFD). L’articulation de sa stratégie biodiversité avec les cadres internationaux est détaillée au § 4.4.1. La politique biodiversité d’Hermès a pour objectif de préserver et restaurer la biodiversité dans l’ensemble de ses activités et de sa chaîne de valeur en application du principe de matérialité défini par l’approche SBTN. Elle vise à anticiper et atténuer les bouleversements liés à l’érosion de la biodiversité, réduire l’empreinte des activités d’Hermès pour garantir une utilisation durable de la nature, en maintenant les services écosystémiques, en lien avec ses partenaires comme ceux de l’initiative act4nature international.
Dans ce contexte, Hermès a renouvelé son engagement individuel auprès du dispositif act4nature international en 2024. Act4nature international est une initiative portée par des réseaux d’entreprises avec des partenaires scientifiques, des ONG environnementales et des organismes publics. Son objectif consiste à développer la mobilisation des entreprises en faveur de la biodiversité par des engagements pragmatiques et soutenus par leurs dirigeants. La stratégie et les objectifs qui y sont attachés ont donc fait l’objet d’une validation par un comité de parties prenantes issu de la gouvernance (34) de cette alliance multipartites (entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales).
Les engagements de la maison se détaillent comme suit :
Les principaux risques et impacts matériels identifiés sont liés à la disponibilité et à la qualité des matières premières naturelles comme le cuir, la soie et le cachemire. Le groupe explore chaque opportunité de développer des solutions innovantes respectueuses des écosystèmes. En collaborant avec des ONG comme WWF France et en utilisant des outils d’évaluation robustes, Hermès identifie et gère ces risques, impacts et opportunités de manière proactive.
La mise en œuvre de la politique est supervisée par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. Pour ce sujet éminemment complexe, le groupe s’entoure d’experts et s’appuie sur des ONG spécialisées. Des objectifs et plans d’action sont déclinés dans les différentes activités et fonctions de l’entreprise, sous la coordination de la direction du développement durable groupe.
Lors de l’élaboration de sa politique biodiversité, Hermès a consulté et pris en compte les attentes et préoccupations de parties prenantes clés, notamment des organisations de conservation de la nature comme WWF France, des experts reconnus sur le sujet comme la CDC Biodiversité et des organisations dans ses zones d’approvisionnement stratégiques en matières premières naturelles (SAOBC, ICFA (35)) ainsi qu’avec certains fournisseurs clés.
Hermès s’emploie également à impliquer les communautés locales dans la mise en œuvre de sa politique biodiversité. Cela inclut la consultation des parties prenantes clés et la prise en compte de leurs attentes et préoccupations. En travaillant avec des organisations locales et en intégrant les conséquences sociales dans ses plans d’action, Hermès veille à ce que les impacts sur la biodiversité soient gérés de manière holistique, inclusive et sur la durée.
Hermès met en place des actions pour évaluer les impacts sur la biodiversité tout au long de sa chaîne de valeur. La cartographie des chaînes de valeur et la construction d’une matrice d’analyse d’impacts permettent de suivre et de gérer ces impacts de manière transparente et efficace. L’engagement d’Hermès dans un approvisionnement durable (tel que détaillé au § 4.1.2.5) est renforcé par des partenariats avec des ONG spécialisées et des acteurs de haut niveau. La politique inclut des plans d’action proportionnels aux niveaux d’impact sur tous les sites et filières matières premières, garantissant que l’approvisionnement se fait de manière durable et respectueuse des écosystèmes.
La politique biodiversité d’Hermès est accessible au public sur le site Internet de l’entreprise. Elle est également communiquée et expliquée aux fournisseurs, sous-traitants et autres parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre via des briefs et communications adaptés afin d’assurer une compréhension et une appropriation communes des objectifs et des actions.
Le référentiel Harmonie est la politique d’immobilier durable groupe en charge des sites opérationnels. Il a été élaboré dès 2016 et labellisé en novembre 2022 par l’organisme de vérification tiers indépendant, Bureau Veritas. Le référentiel Harmonie permet une mesure plus juste des enjeux environnementaux de l’ensemble des projets de construction, d’aménagement et de rénovation de la maison. Il intègre pour l’immobilier des axes de performance associant indicateurs et objectifs : empreinte carbone pour l’alignement avec la trajectoire groupe, biodiversité avec une trajectoire vers la zéro dégradation, l’approvisionnement local avec une trajectoire vers le 100 % local et la qualité de l’air intérieur avec le respect des seuils de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).
Afin d’intégrer la sauvegarde de la biodiversité dès la réflexion autour de l’implantation des futures maroquineries, un guide recensant les bonnes pratiques a été rédigé en 2020 et intégré au référentiel Harmonie. Les principes suivants d’évitement, de réduction et de restauration ont été retenus : à l’échelle parcellaire, une gestion écologique des espaces verts doit être favorisée. À l’échelle paysagère, il s’agit de favoriser la connectivité écologique des sites avec leur milieu environnant. Le référentiel de construction durable utilisé lors de chaque nouveau projet d’implantation permet désormais aux architectes et paysagistes d’intégrer au mieux cette dimension dans leurs projets.
Hermès s’engage activement au sein de sa chaîne de valeur en faveur des pratiques agricoles durables en exigeant des certifications telles que le coton biologique GOTS ou issu de l’agriculture régénérative, favorisant ainsi la biodiversité et la préservation des sols, plus de détails au § 4.1.2.5.6. L’entreprise soutient des projets pilotes d’agriculture régénérative avec certains fournisseurs pour développer des pratiques plus respectueuses de l’environnement. En collaboration avec des experts et des organisations spécialisées, Hermès accompagne certains partenaires vers des méthodes plus durables. De plus, des programmes de formation et de partage de bonnes pratiques sont mis en place auprès des différentes filières d’approvisionnement. Tous ces programmes ont une durée longue (3 à 10 ans) et seront détaillés au fur et à mesure de leurs résultats concrets.
Les activités d’Hermès ne sont pas matérielles sur les mers et les océans. Par conséquent, Hermès n’a pas de politique spécifique sur ce sujet.
À travers sa politique Forêts publiée en 2025, Hermès souhaite formaliser davantage son ambition de réduire son impact sur les écosystèmes naturels, notamment forestiers, et sur les populations qui en dépendent.
Cette politique s’applique à l’ensemble du groupe Hermès et à tous les domaines d’achats ainsi qu’à l’ensemble de ses fournisseurs, portant sur les matières premières suivantes :
Ces matières premières ont été identifiées par Hermès comme les plus à risque en termes de déforestation et de conversion d’écosystèmes naturels.
Hermès vise à mettre en œuvre les actions nécessaires afin qu’à horizon 2026 les activités de sa chaîne de valeur respectent les réglementations en vigueur (37) dans les pays où ces activités ont lieu, ainsi que les ambitions prises par la politique Forêts. La production, l’exploitation ou encore l’extraction des matières premières précédemment listées peuvent avoir un impact sur la dégradation de différents écosystèmes naturels. Hermès s’inscrit dans la lutte contre la destruction et l’altération des forêts, ainsi que dans la protection des écosystèmes naturels annexes potentiellement et directement affectés par ses activités, selon les recommandations de la FAO (38) et de l’AFI (39).
Au-delà de ce périmètre, l’ensemble des matières premières utilisées par Hermès fait l’objet d’une diligence raisonnée visant à analyser, prévenir et atténuer le cas échéant les risques sociaux et environnementaux associés à leur production.
Hermès a mis en place un ensemble d’actions clés, listées ci-après, pour préserver la biodiversité et les écosystèmes dans le cadre de ses activités. La portée de ces actions couvre à la fois les sites de production du groupe et sa chaîne d’approvisionnement en matières premières. La hiérarchie des actions d’atténuation (éviter, réduire, restaurer) est favorisée lorsque cela fait sens, comme détaillé dans les actions suivantes. Ces actions couvrent également, lorsque cela est pertinent, la protection des espèces menacées.
À ce jour, Hermès n’a pas eu recours à des compensations volontaires chiffrées en faveur de la biodiversité autant dans ses plans d’action que dans ses cibles.
Hermès intègre ses parties prenantes, au premier rang desquelles les communautés locales et les communautés autochtones pour améliorer les pratiques environnementales de ses filières, en particulier pour les matières premières naturelles, à travers plusieurs initiatives et partenariats. Ces initiatives démontrent l’engagement d’Hermès à impliquer les parties prenantes locales et à améliorer les pratiques environnementales tout au long de ses chaînes d’approvisionnement en matières premières naturelles. Elles visent à protéger les écosystèmes tout en favorisant de meilleures pratiques d’élevage et d’agriculture.
Les sites de production, par leur implantation en milieu rural, sont systématiquement impliqués dans de nombreuses démarches en faveur de la biodiversité. Les sites tertiaires ou mixtes conduisent également des actions.
En application des principes du référentiel de construction durable Harmonie, toute nouvelle implantation de site industriel fait l’objet d’une étude d’impact afin de les éviter en premier lieu, puis de les réduire. Celle-ci intègre les enjeux liés à la faune, la flore et la préservation des milieux naturels. Pour mémoire, l’essentiel des sites de production est situé en France, et est donc soumis à une réglementation parmi les plus strictes au monde, mais le référentiel va au-delà de ces contraintes légales. La maroquinerie de l’Isle d’Espagnac, inaugurée en 2025, a été conçu en respectant le relief, épousant les courbes du terrain et en préservant la flore identifiée, recensée et protégée.
Hermès privilégie aussi la reconversion des anciens sites industriels ou friches chaque fois que c’est possible. À titre d’exemple, la maroquinerie de Riom est établie sur un ancien site de manufacture, celle de Guyenne sur un terrain de remblais routiers et celles de Louviers et de Saint-Junien sont également des reconversions de sites industriels.
Les maroquineries du groupe et d’autres sites de production en France sont évalués selon un diagnostic biodiversité locale avec 16 indicateurs fondés sur les cinq facteurs d’érosion définis par l’IPBES. Ils ont pour vocation de mesurer la pression sur la biodiversité, en intégrant à la fois l’impact des activités sur les sites, l’état de l’environnement qui en résulte et les réponses ou actions correctives mises en place. L’évitement, la réduction et la restauration des impacts sont abordés. Ainsi, par exemple, l’évitement avec la proscription d’utilisation de produits phytosanitaires et la diminution de la fréquence moyenne de tonte par m2 et par an, et la restauration avec une attention particulière portée sur la composition des espaces verts a également permis de déceler plusieurs espèces exotiques envahissantes pour lesquelles un traitement spécifique est en cours de conception.
Hermès utilise des certifications et des audits de ses chaînes d’approvisionnement en matières premières pour protéger la biodiversité et assurer un approvisionnement responsable. L’entreprise exige de ses fournisseurs ou de ses propres sites de production qu’ils utilisent préférentiellement des matières certifiées, comme le bois certifié FSC™ (40) et le cuir certifié LWG qui contient plus de 300 exigences, dont certaines relatives à l’impact sur les écosystèmes comme la gestion des eaux usées, des déchets et des produits chimiques. Afin de garantir que ces matières sont sourcées d’une manière qui préserve les écosystèmes naturels et la biodiversité, Hermès mène également régulièrement des audits et des évaluations de ses fournisseurs pour identifier les risques environnementaux (plus particulièrement les risques liés à la déforestation et à la perte de biodiversité), sociaux et éthiques. Hermès soutient aussi le développement des certifications qui prennent en compte la biodiversité, comme la mise à jour du guide du LPPS (41) pour la Malaisie et l’Indonésie. Hermès travaille en étroite collaboration avec ses fournisseurs pour élaborer des plans d’action visant à traiter les risques identifiés et à améliorer la durabilité de ses chaînes d’approvisionnement. Les actions spécifiques à la gestion de la ressource des filières, telles que le brief filières, sont décrites plus en détails au § 4.1.3.3.3.
Le partenariat entre Hermès et le WWF France permet la conduite annuelle d’études de terrain sur les enjeux nature, en particulier sur les filières de matières naturelles du groupe. Par exemple, Hermès a conclu une étude avec une gouvernance multipartite innovante et collaborative entre le WWF France, le WWF Mongolia et la Mongolian University of Life and Sciences afin d’analyser sur un plan macroéconomique le secteur du cachemire en Mongolie et son impact sur la nature. Des parties prenantes locales (éleveurs, agro-spécialistes, négociants) ont été consultées pour cette étude. Ces conclusions ont rejoint les solutions pilotes déjà mises en place par Hermès avec des partenaires locaux et l’association AVSF (Agronomes & véterinaires sans frontières). D’autres études concernant les chaînes de valeur du cachemire et de la soie en Chine, menées par le WWF China et la Donghua University de Shanghai ont été conclues en 2025. L’étude du cachemire analyse les conditions actuelles de la chaîne de valeur du cachemire en Mongolie intérieure, en se concentrant sur les impacts écologiques, notamment la biodiversité et la nature, et discute des pratiques potentielles pour rendre la production de cachemire plus durable. L’objectif principal de l’étude sur la soie est de mieux comprendre les enjeux de durabilité liés à la production de soie en Chine, en analysant ses impacts sur la biodiversité, l’eau et le climat dans sept régions clés, et d’identifier des solutions, tout en tenant compte des changements dans la structure industrielle régionale, avec le passage du mûrier et de la soie « de l’est vers l’ouest ».
Les crocodiliens élevés en fermes proviennent principalement d’œufs prélevés dans la nature selon des quotas annuels fixés par les autorités locales. En Australie et aux États-Unis, divers acteurs, dont les gouvernements locaux, les propriétaires terriens, les chasseurs, et les collecteurs d’œufs, assurent le bon fonctionnement de cette activité. Les revenus générés par la collecte des œufs aident à entretenir les zones humides, contribuant ainsi à la biodiversité. Les bagues Cites et les permis de collecte financent les programmes de conservation et de recherche. En Louisiane, les fermiers doivent réintroduire dans la nature au moins 5 % des alligators élevés. L’élevage d’alligators, réorganisé par la Convention de Washington, a contribué à sauvegarder l’espèce et à protéger les zones humides. En 2025, un rapport de EY (42) a mis en avant la réussite de cette chaîne de valeur en Australie « Cette industrie est plus qu’un contributeur économique ; c’est une histoire mondiale de coexistence, de conservation et de créativité ». Des études sont en cours pour apprécier le rôle de ces animaux dans l'équilibre des écosystèmes naturels. Les sites de production jouent un rôle clé dans la préservation des espèces, la biodiversité et l’économie locale, grâce à des relations solides avec les autorités et les propriétaires terriens.
Hermès s’approvisionne en peaux d’autruche en Afrique du Sud, dans la région du Klein Karoo, où un modèle agricole de polyculture-élevage durable repose sur l’irrigation maîtrisée. Ce modèle résilient face au changement climatique est menacé par des arbres invasifs (Black Wattle, Poplar) qui assèchent les cours d’eau et détruisent la biodiversité naturelle. Face à cet enjeu national en Afrique du Sud, le Gouvernement du Western Cape finance une association d’agriculteurs dans sa lutte contre ces espèces invasives, sous le contrôle de l’association Cape Nature. Hermès a décidé d’apporter son soutien à ces actions pour préserver la filière Autruche. Le projet concerne 25 km de rivière, les travaux ayant déjà été réalisés sur la moitié du parcours, et un essai de régénération assistée des écosystèmes qui sera un projet pilote à l’échelle nationale.
Sur la lutte contre la déforestation, Hermès poursuit ses actions et la mise en place de mesures appropriées pour :
En détail, le groupe cherche à travers la mise en place de plans d’action à piloter et mesurer l’avancement de ses engagements et le degré de conformité à travers les dimensions opérationnelles présentées ci-dessous.
Hermès recense les acteurs jusqu’aux zones de production/exploitation/récolte de la matière et obtient une visibilité totale sur la chaîne à chaque étape de la transformation des différents produits (acteurs, localisation et responsabilité), afin d’assurer la conformité avec ses engagements. Cette traçabilité permet au groupe la mise en œuvre de sa politique en faveur de la biodiversité.
Dans le cadre de son plan de vigilance et de sa politique Forêts, Hermès :
Pour s’assurer de la conformité avec ses engagements, Hermès :
Hermès permet à ses parties prenantes d’avoir une relecture des objectifs biodiversité du groupe depuis 2018, en particulier avec son engagement dans act4nature (43).
Dans le cadre de son ré-engagement act4nature international, pour la période 2024-2026, les objectifs détaillés ci-dessous ont été validés par les parties prenantes. Seules les cibles de la politique Forêts ont suivi un processus de validation distinct.
Pour garantir l’efficacité de ses politiques en faveur de la biodiversité, le groupe s’appuie sur des cibles précises, définies selon des critères quantifiables et réévaluées chaque année. Leur suivi est assuré par la direction développement durable du groupe. L’élaboration de ces cibles repose sur plusieurs sources : études scientifiques (WWF France), analyses d’impact des opérations et de la chaîne de valeur (SBTN), concertations avec les parties prenantes (act4nature), expertises externes et ambition d’Hermès en matière de protection de la biodiversité et des écosystèmes. Par ailleurs, l’approfondissement de la méthodologie d’identification des seuils écologiques se poursuit avec l’étape 3 de la démarche SBTN. Chaque cible prend en compte son périmètre, la hiérarchie d’atténuation ainsi que les impacts et risques identifiés.
Pillier | Objectif | Détails de l’objectif | Périmètre | Cible | Échéance | Avancement |
|---|---|---|---|---|---|---|
1- Former | Former les collaborateurs à la biodiversité d’ici 2026 | Un plan de formation a été mis en place depuis 2021. Un cycle est dédié aux Instances dirigeantes (le Comité exécutif et le Conseil de surveillance) et aux experts. Un e-learning, un programme groupe et des cycles de conférences touchent tous les collaborateurs. | Groupe | Tout l’effectif salarié a accès à une formation incluant les enjeux biodiversité | fin 2026 | 100 % des collaborateurs considérés comme effectifs propres ont accès aux formations incluant les enjeux biodiversité via la plateforme d’e-learning groupe.
Plus de 4 900 collaborateurs uniques ont suivi l’e-learning biodiversité dont plus de 700 en 2025. |
2- Collaborer | Participer à des projets collaboratifs sur la biodiversité | Hermès prévoit de collaborer avec différentes parties prenantes sur des projets de biodiversité. Ces projets mobiliseront différentes fonctions au sein de l’entreprise et impliqueront des partenaires comme WWF France, CDC Biodiversité, ICFA et SAOBC. | Groupe | ≥ 3 projets/an | fin 2026 | 3 projets réalisés avec des ONG, des parties prenantes locales et des partenaires académiques en 2025 (soie, cachemire, veau). |
Effectuer des études techniques et scientifiques sur la biodiversité | Pour mieux comprendre les enjeux de la biodiversité liés à ses activités et filières, ces études seront réalisées en collaboration avec des partenaires techniques ou académiques. | Opérations directes et chaînes d’approvisionnement | ≥ 2 études/an | fin 2026 | 2 études lancées en 2025 sur l’empreinte biodiversité de la soie et les enjeux du coton. | |
3- Mesurer | Mettre en œuvre l’outil de soutenabilité forte SBTN | Accompagné par le Lab Transition Nature de WWF France. | Groupe | Finaliser l’étape 3 du SBTN | fin 2026 | En 2025, Hermès a finalisé les études des étapes 1 & 2 et poursuit ses travaux sur les étapes 3 avec deux pilotes sur sols et eau douce. |
Mesurer l’empreinte biodiversité par l’approche Global Biodiversity Score | Approfondir la connaissance de son empreinte biodiversité groupe en spécifiant l’empreinte de ses chaînes d’approvisionnement en utilisant le GBS. | Opérations directes et chaînes d’approvisionnement | Couvrir 80 % de l’empreinte GBS groupe de 2021 par des empreintes dédiées aux chaînes d’approvisionnement | fin 2026 | Hermès a lancé en 2025 la mesure de l’empreinte biodiversité de la soie. | |
4- Agir | Établir des diagnostics et des plans d’action biodiversité pour les sites de production français |
| Opérations directes | Tous les sites de production français doivent participer au diagnostic lancé en 2021, avec une participation complète d’ici fin 2026 | fin 2026 | 46 sites ont effectué un diagnostic biodiversité depuis 2021. |
Obtenir des certifications et/ou labellisations dans ses filières de matières premières | Hermès vise à certifier ou labelliser ses filières de matières premières telles qu’intégrées aux « briefs filières ». | Chaînes d’approvisionnement | n/a | horizon 2030 | Plus de détails au § 2.1.2.5.6. | |
Atteindre les cibles de la politique Forêts groupe | Plus de détails au § 2.1.2.4.3 « Politique Forêts groupe ». | Chaînes d’approvisionnement | S’approvisionner auprès de chaînes d’approvisionnement sans déforestation et sans conversion à compter de la date de référence du 31/12/2020 | horizon 2026 | Voir § 2.1.2.4.4. | |
1) Élargir le périmètre de sa politique Forêts à d’autres matières premières 2) Explorer des opportunités d’investissement pour accélérer les transitions sectorielles et financer des projets de conservation et de restauration à l’échelle | horizon 2030 |
Dans le cadre de sa démarche d’évaluation et de suivi des impacts environnementaux, Hermès s’appuie sur un ensemble de métriques précises, intégrées aux différentes étapes du référentiel SBTN et de ses propres outils d’analyse. Ces indicateurs permettent de mesurer et de prioriser les actions en faveur de la biodiversité et de la réduction des pressions exercées sur les écosystèmes. Les métriques(44) sont classées selon leur utilisation :
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités est détaillé aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route en matière de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès prennent en compte des éléments relatifs à l’économie circulaire.
Hermès a évalué l’importance relative à l’utilisation de ressources et à l’économie circulaire dans ses propres activités et dans sa chaîne de valeur en amont et en aval.
Plus précisément, les objets Hermès sont essentiellement composés de matières emblématiques telles que le cuir, la soie, le cachemire, qui sont naturelles, pour partie renouvelables et obtenues avec l’objectif de minimiser leur empreinte environnementale. Hermès analyse de manière approfondie les filières correspondantes, sur la base d’études internes et d’audits terrain, afin d’identifier les risques, impacts et opportunités réels et potentiels liés aux ressources et à l’économie circulaire.
Les consultations auprès des communautés affectées qui pourraient être rendues nécessaires sont présentées dans le § 4.1.1.5.3.
Le modèle et les valeurs de l’artisanat qui guident la maison depuis toujours invitent à une utilisation précautionneuse et respectueuse de ces matières rares et précieuses. L’artisan a à cœur de ne pas gaspiller, de n’utiliser que ce dont il a besoin et d’optimiser l’emploi de la matière. De plus en plus, des matières issues du recyclage et du réemploi rentrent dans les fabrications. Tous les métiers identifient également des filières de valorisation pour leurs matières et leurs chutes de fabrication, au-delà de l’action emblématique de petit h, précurseur dans ce domaine depuis 2010.
La durée de vie des produits Hermès est une composante essentielle de son modèle d’affaires : compte tenu de leur longue durée de vie, ces produits mobilisent moins de ressources pour assurer une fonctionnalité donnée.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité des impacts | Politiques | |
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La planète |
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Environnement | ||||||
Gestion des ressources & des déchets | ||||||
9 | Impact sur l’environnement des déchets générés par les opérations du groupe en particulier sur les sites industriels | Impact négatif | Opérations directes sur sites industriels | Moyen terme | Réelle | Politique environnementale Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité |
Matières | ||||||
Matières durables | ||||||
14 | Contribution du groupe à la diffusion de pratiques d’économie circulaire, en particulier liées à l’usage des matières, des emballages, et des produits finis | Impact positif | Matières emblématiques de chaque métier (cuir, cachemire, soie, métaux, or et argent) et emballages | Moyen terme | Réelle | Brief filières Brief RSE Politique Économie circulaire décrite dans le rapport de durabilité |
Filières d’approvisionnement responsables | ||||||
15 | Impact sur les ressources naturelles des approvisionnements du groupe | Impact négatif | Matières emblématiques du groupe (cuir, laine, cachemire, soie, métaux et pierres précieuses) et emballages | Moyen terme | Potentielle | Politique Achats responsables Brief filières Brief RSE |
Les matières utilisées pour la fabrication directe des objets Hermès proviennent de ressources naturelles (en particulier du cuir, de la soie, du cachemire). Les activités du groupe, et plus particulièrement les approvisionnements de ces matières, ont donc un impact sur la disponibilité et les conditions d’obtention de ces ressources (45).
Hermès s’attache à réduire ses impacts à toutes les étapes du cycle de vie des objets, grâce à l’innovation et à la mise en place de boucles de circularité. Ces pratiques sont communiquées aux partenaires d’Hermès au travers notamment de la politique Achats responsables et des briefs filières. Hermès participe également à des groupes de travail inter-entreprises afin de partager et d’avancer sur ces sujets. Hermès s’entoure également de spécialistes qualifiés dans le cadre de la mise en œuvre de ses actions de circularité.
Les activités du groupe Hermès génèrent des déchets, lors de la fabrication des produits. Les gisements de déchets peuvent prendre la forme de chutes de fabrication, de matières et composants ou bien de prototypes. Lorsque les déchets ne peuvent pas être valorisés de manière vertueuse — par le réemploi, le don ou le recyclage — le Groupe veille à orienter ces déchets ultimes vers les filières les plus performantes, telles que la valorisation énergétique. Certains de ces déchets restent toutefois non valorisés et peuvent impacter l’environnement, notamment en contribuant à la pollution des écosystèmes.
Le groupe organise ses actions en matière d'économie circulaire selon un cadre stratégique structuré en quatre axes: conception, approvisionnement, fabrication, fin de vie (voir schéma ci-dessous). Ils sont suivis au plus haut niveau de l’organisation par le Comité exécutif afin de prendre en compte les aspects qualité, créatifs, industriels, coopératifs, économiques et d’image.
Le sujet de l’empreinte environnementale et de l’écoconception est supervisé par le Conseil du développement durable et piloté par les instances opérationnelles de chaque métier afin d’être au plus proche des réalités.
Le pilotage des filières est un des points d’attention du Conseil des achats. Le Conseil des achats décide des orientations stratégiques et des éventuels points d’arbitrage. Il revoit la cartographie des risques métiers. La gouvernance opérationnelle des filières a été mise en place en 2021 avec en particulier la création d’un Comité filières, qui, une fois par an, réunit la direction des achats directs, la direction industrielle technique et innovation, la direction du développement durable, la direction juridique, et les directions générales de l’ensemble des métiers. Cette instance permet d’obtenir une vision d’ensemble sur le management des filières et l’avancement des plans d’action et, si nécessaire, d’arbitrer sur certains points. Pour alimenter ce Comité filières, des réseaux achats et filières spécifiques à certaines filières ont été mis en place, pilotés par la direction des achats directs, pour partager avec les acheteurs des métiers concernés les enjeux communs à ces filières, en particulier en matière de RSE et de traçabilité. Afin de renforcer la maîtrise des filières, chaque filière prioritaire fait l’objet d’une communauté dédiée dont l’objet est de mettre en place des plans d’action résultant des analyses de risques.
La direction de la transition industrielle et de la qualité accompagne de manière transverse les métiers de la Mode, de la Chaussure, des Accessoires de mode, de la Soie et Textiles, de la Maison, de la Maroquinerie, de l’Équitation et de la Bijouterie sur l’ensemble des sujets relatifs à l’économie circulaire, incluant la conception et la fabrication durable ainsi que la fin de vie des objets au travers notamment d’un Comité circularité dédié.
Les métiers reportent ensuite à leurs Comités de direction pour la mise en œuvre des plans d’action définis en matière d’économie circulaire.
La démarche circulaire d’Hermès suit le principe des 9R, système proposé par l’Union européenne. Elle commence dès la conception de l’objet, en cherchant à minimiser son impact sur l’environnement grâce à une utilisation optimisée des ressources : réutiliser des matières, intégrer des matières recyclées, proposer des produits rechargeables. Elle s’applique sur l’ensemble des objets de la maison, se déploie progressivement auprès de ses fournisseurs et intègre, dès que possible les attentes des parties prenantes de la maison.
La politique d’économie circulaire d’Hermès se structure autour de quatre axes :
Le tableau ci-dessous présente les actions principales du groupe en matière d’économie circulaire et d’utilisation des ressources qui se rattachent aux quatre piliers de la politique comme suit :
Piliers de la politique | Actions principales |
|---|---|
Concevoir des objets durables | Implémentation d’une démarche d’écoconception |
Viser un approvisionnement durable | Contribution à la durabilité des filières notamment par les ambitions de certifications Contrôle des fournisseurs et accompagnement pour viser le plus haut niveau d’exigences social, environnemental et sociétal |
Promouvoir une fabrication circulaire | Réemploi, recyclage et gestion optimisée des matières et déchets de production Circularité des emballages et réduction du plastique |
Améliorer et maîtriser la fin de vie des objets | Gestion des invendus Réparation et prolongation de la durée de vie des objets |
Maison de création, Hermès s’inscrit dans une volonté de mettre l’innovation et l’écoconception au service de la durabilité de ses objets. Le groupe s’engage à aller toujours plus loin en matière d’écoconception, et à minimiser l’empreinte environnementale de ses produits tout au long de leur cycle de vie, sans compromettre leurs qualités. Pour identifier et modéliser l’impact de chaque objet, le groupe s’appuie sur des outils d’analyse et d’aide à la prise de décision tels que les analyses de cycle de vie (ACV). Hermès contribue à la recherche de matières innovantes, selon un cahier des charges strict et constant, en explorant les matières traditionnelles et nouvelles. La fin de vie des objets est également prise en compte dès leur phase de conception.
Si la qualité des matières premières et l’excellence de la fabrication garantissent la durabilité physique, la qualité de la création et le caractère souvent intemporel des collections garantissent la désirabilité des objets et donc la durabilité émotionnelle, prolongeant ainsi leur durée d’usage.
Cette durabilité transparaît jusqu’aux emballages intemporels et emblématiques de la maison, tels que la housse chevron et la boîte orange, lesquels sont conçus pour s’inscrire dans le temps.
La durabilité et la qualité des objets Hermès sont des caractéristiques qui contribuent à un modèle circulaire. Ces exigences reposent sur des matières d’exception provenant généralement de ressources vierges. Néanmoins, la maison Hermès utilise des matières secondaires qui peuvent répondre à ces exigences de qualité pour différents usages.
Dans le cadre d’une démarche de d’écoconception, et afin de garantir la pérennité de ses produits, Hermès utilise la méthode de l’analyse de cycle de vie (ACV) qui permet de modéliser l’impact environnemental de chaque matière, processus ou objet, de sa phase de conception à sa fin de vie et d’identifier les leviers d’amélioration. Ce sujet a été structuré dans les métiers autour de trois axes : la préparation du futur affichage environnemental, la mesure d’impact spécifique des matières, process et produits afin de travailler sur une diminution d’impact holistique en commençant par les projets emblématiques et permanents(46) et enfin, la sensibilisation des équipes de développement et des studios pour intégrer l’écoconception au plus tôt dans le processus créatif. Tous les métiers ont désormais une feuille de route ACV avec des objectifs de couverture de leurs produits permanents, emblématiques, voire de l’ensemble des collections.
À titre d’illustration, pour les produits en cuir, le calcul intègre l’élevage, le tannage, les processus liés aux métaux utilisés, la fabrication des produits, l’ensemble des transports jusqu’à leur arrivée en magasin et les éléments d’emballage (boîte orange, housse chevron, bolduc, shopping bag). Les calculs reposent sur des données spécifiques construites en interne et/ou des bases de données faisant référence dans le secteur de l’ACV, telles que la Base Empreinte de l’Ademe (Agence de la transition écologique en France) ou la base EcoInvent. En ce qui concerne l’élevage par exemple, les données sont issues de la base Agribalyse® et les ACV sont conduites selon le cadre méthodologique réglementaire européen du PEF (score environnemental, Product Environmental Footprint). Il s’agit de s’appuyer de plus en plus sur des métriques réelles et unitaires qui permettent de mettre en place des objectifs concrets d’amélioration et non des moyennes sectorielles à vocation plus descriptive.
Par ailleurs, en 2025, Hermès Parfum et Beauté a rejoint le consortium EcoBeautyScore pour travailler sur un système d’évaluation et de notation de l’impact environnemental des produits cosmétiques en collaboration avec plus de 70 entreprises et associations du secteur. Cette notation s’appuie sur la méthodologie de l’empreinte environnementale des produits fixée par l’Union européenne (PEF) et attribue aux produits une note de A à E. L’approche vise à fournir aux consommateurs des informations claires, transparentes et comparables sur l’impact environnemental des produits cosmétiques tout au long de leur cycle de vie (formules, emballages et phase d’usage). Elle permet aussi à Hermès d’agir sur les éléments les plus significatifs.
La durabilité des objets est également prise en compte dès leur conception, notamment pour intégrer leur potentiel de réparabilité et de longévité.
Les nouveaux produits d’Hermès Maroquinerie-Sellerie et d’Hermès Maison font par exemple l’objet d’une grille de réparabilité interne présentée systématiquement lors des revues de projets du Comité de direction. En fonction de la note de réparabilité, les prototypes peuvent être modifiés pour intégrer une meilleure réparabilité et durée de vie du produit. Certains produits emblématiques ont également été évalués en fonction de cette grille afin d’étudier des modifications permettant une meilleure réparabilité.
Pour renforcer sa démarche circulaire, la maison Hermès utilise des matières secondaires dès que cela est possible, dans le respect de ses exigences de durabilité et de qualité.
Ainsi, conformément à sa feuille de route développement durable, Hermès Horloger fait le choix de ne s’approvisionner qu’en or COC (Chain of Custody ou « chaîne de contrôle »). Les Ateliers d’Hermès Horloger, basés au Noirmont, en Suisse, et produisant les boîtes et les cadrans des montres, ont sollicité et obtenu la certification RJC (47) COC. Ils peuvent ainsi garantir la traçabilité de cet or COC tout au long de la chaîne d’approvisionnement, via un système strict de gestion et un audit final rigoureux mené par une tierce partie. Grâce à cette certification, Hermès Horloger souligne son engagement en faveur de la transparence et avance vers son objectif : proposer des montres dotées de composants en métaux précieux entièrement traçables et issus du recyclage pour l’or.
Hermès s’engage également en faveur de l’utilisation de métaux précieux recyclés au sein d’Hermès Bijouterie. Ainsi, Hermès s’engage à n’utiliser que de l’or secondaire pour ses bijoux.
L’utilisation de matières recyclées se développe dans le groupe, notamment pour des composants non visibles. Ainsi, en 2025, le métier Chaussures a travaillé au développement de matières alternatives recyclées intégrant notamment des chutes de cuir, tout en conservant une qualité identique. Cette initiative illustre la démarche d’écoconception de la maison, qui souhaite valoriser ses propres chutes et intégrer des matériaux recyclés dans ses processus industriels, ouvrant la voie à de nouvelles alternatives durables. Enfin, Hermès poursuit l’ambition d’utiliser un maximum de matériaux recyclés dans ses emballages. Ainsi, le carton de ses boîtes d’emballage orange est composé à 100 % de matières recyclées (pour partie issues des cartons utilisés sur ses propres sites internes), les sacs orange contiennent plus de 40 % de matières recyclées et les nouveaux flacons de parfum sont en partie constitués de verre recyclé.
L’Oïkos Lab – Transformer les matières pour bâtir autrement
Depuis son lancement en 2020, l’Oïkos Lab, porté par la direction immobilier groupe, s’appuie sur l’intelligence collective de collaborateurs pluridisciplinaires. Il propose une nouvelle manière de concevoir les lieux de vie Hermès, en conjuguant création, artisanat et innovation technique.
Cette démarche d’écoconception et d’économie circulaire est désormais systématisée avec le partenaire historique en architecture intérieure du groupe pour l’ensemble des projets magasins. Certaines matières non utilisées par les métiers sont ainsi valorisées dans les aménagements intérieurs (paravents, gainage mural, mobilier), dans la création d’objets (sous-mains, PLV), ou encore transformées en nouvelles matières de construction (carrelage, isolant ou multiplis de cuir).
Ainsi, en 2025, plus de 900 m2 de sols en terrazzo ont été réalisés pour l’un des immeubles de bureaux du groupe à partir des rebuts de porcelaine du métier Hermès Maison. Par ailleurs, plusieurs magasins ont bénéficié de surplus de cuir issus d’Hermès Maroquinerie-Sellerie, réemployés pour créer des aménagements uniques et réalisés de façon artisanale. C’est notamment le cas du magasin de Dubaï Mall : le salon après-vente se distingue par des murs gainés de cuir, travaillés en relief pour dessiner des motifs grâce à un travail délicat de gaufrage ; quant à l’espace VIP, il se pare de torsades de cuir qui soulignent et animent l’ensemble de cet espace.
Une démarche engagée et porteuse de sens, qui fait de chaque lieu Hermès une réalisation singulière, responsable et tournée vers l’avenir.
L’essentiel des matières utilisées par Hermès est issu de sources naturelles et en partie renouvelables, comme dans le cas des peaux issues d’animaux d’élevage ou pour les principales matières textiles et le bois. La préférence historique de la maison pour les cuirs et les fibres naturelles évite le recours à l’utilisation de matériaux synthétiques et non renouvelables issus de ressources fossiles. La qualité des matières premières utilisées est la première garantie de la durabilité des objets Hermès.
La durabilité des activités d’Hermès repose sur sa capacité à sécuriser la disponibilité des matières premières d’exception utilisées.
La politique d’économie circulaire du groupe s’appuie sur la connaissance fine de ses filières d’approvisionnement, afin de les renforcer avec un haut degré d’exigence pour en assurer la durabilité, la qualité, l’éthique, la sensibilité environnementale et sociétale, et de les développer pour anticiper la croissance future. Cette démarche s’inscrit dans le respect des réglementations qui concernent les différentes matières. Il s’agit, notamment, des dispositions législatives assurant le respect de la Convention de Washington (Cites), ou encore, par exemple, du respect des réglementations sanitaires (les cuirs provenant de bovins et d’ovins élevés pour la viande) et celles relatives au bien-être animal. Le pilotage des filières, incluant notamment les objectifs définis pour les filières prioritaires, est assuré conjointement par la direction de la coordination des achats directs au niveau du groupe ainsi que par les communautés achats et RSE des métiers, tel que cela est décrit au § 4.1.2.5.5.
La gestion des risques liés aux filières et ressources se matérialise au travers de la mise en place de différentes politiques telles que visées ci-dessous, lesquelles s’imposent aux fournisseurs et permettent de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, et de coconstruire des plans d’action en matière de développement durable.
Éléments clés | Politique Achats responsables | Brief filières | Brief RSE |
|---|---|---|---|
Dernière date de publication | Décembre 2024 | Octobre 2025 | Décembre 2025 |
Objectif principal | Formaliser les engagements d’Hermès sur les achats responsables | Partager les exigences éthiques et durables propres à chaque filière. Les recommandations des briefs accompagnent les objectifs définis pour chacune des filières prioritaires, dont le pilotage est coordonné conjointement par Hermès International (DCAD) et | Préciser les attentes d’Hermès envers ses fournisseurs sur des thèmes RSE |
Piliers/Thématiques abordés | 4 piliers :
| Exigences de filières éthiques et durables et de protection des hommes, des animaux et de l’environnement Ambitions de traçabilité Ambitions de certifications Points d’attention et rédhibitoires Principes d’achats responsables : transparence, exigence, justesse, information, audit et plans d’action | 10 thématiques RSE, dont : circularité, traçabilité, climat, droits humains, etc.
|
Destinataires | Tous les partenaires du groupe | Fournisseurs par filière d’approvisionnement | Tous les fournisseurs et fabricants |
Outils/moyens de mise en œuvre | Diffusion publique sur le site | Document de référence filière, coconstruit avec les parties prenantes ; choix des certifications basé sur études comparatives Audits fournisseurs réalisés par Hermès ou par des tiers indépendants Diffusion publique sur le site Hermès et communication à l’ensemble des fournisseurs | Diffusion publique sur le site Hermès et communication à l’ensemble des fournisseurs |
Ambition attendue des partenaires | Respect et ambition équivalente dans leur propre chaîne de valeur | Adoption des exigences Hermès : protection de l’homme, de l’animal et de l’environnement | Conformité aux attentes Hermès dans toutes les thématiques RSE |
Disponibilité | Site Internet | Site Internet | Site Internet |
Soucieux de s’aligner en permanence sur les standards de certification les plus exigeants et d’accompagner progressivement ses métiers dans l’approvisionnement de volumes significatifs de matières premières certifiées, Hermès a étendu son objectif de certification des filières. Ces certifications incluent des exigences environnementales (relatives à l’eau, par exemple) et sociales (relatives aux conditions de travail, par exemple).
Chaque métier définit des objectifs spécifiques et mesurables sur chacune de ses filières d’approvisionnement en matières qu’il communique à ses fournisseurs.
Le tableau ci-dessous donne une vision synthétique des certifications et démarches visées par catégorie de filières :
Catégories de matières | Certifications et démarches spécifiques | Certifications couvrant | Certifications couvrant les sujets environnementaux notamment | Certifications couvrant |
|---|---|---|---|---|
Filières animales | ||||
Laine, cachemire et poils | Certifications RWS (1)/RAS (2)/RMS (3)/SFA (4) | X | X | X |
Plume/Duvet | Certification RDS (5) | - | Partiel | X |
Cuirs | Certification LWG (6) | Partiel | X | X |
| Démarches spécifiques sur les élevages (CVFR, One Welfare) Certification Welfair | X | X | X |
| Certification ICFA (7) pour les fermes d’élevage des crocodiliens | - | X | X |
| Certification SAOBC (8) pour les écloseries et fermes d’élevage des autruches | - | - | X |
| Certification LPPS (9) pour la filière Lézard | - | - | X |
Soie | Certification GOTS (10) | X | X | Partiel |
Filières végétales | ||||
Coton | Certification GOTS | X | X | Partiel |
Lin | Certification « Master of Linen » | X | X | Non pertinent |
Fibres cellulosiques | Sources en fibres FSC™ (11) | X | X | Non pertinent |
Bois | Certification FSC™ | X | X | Non pertinent |
Caoutchouc | Certifications FSC™ et GOLS (12) | X | X | Non pertinent |
Filières minérales et métalliques | ||||
Pierres précieuses | Certification RJC (13) | X | X | Non pertinent |
Or/Argent | Certification RJC et utilisation de matières issues du recyclage | X | X | Non pertinent |
Autres métaux | Certification ASi (14) | X | X | Non pertinent |
| ||||
L’ensemble des certifications visé par le groupe est précisé dans les briefs filières. Le choix des certifications souhaitées a fait l’objet d’études et de comparaisons avec les certifications disponibles sur le marché afin de promouvoir celles permettant de répondre au mieux aux engagements du groupe en termes de respect de l’environnement, de conditions de travail et de droits humains. Une procédure groupe encadre la traçabilité de ces certifications en interne.
Enfin, l’approvisionnement du groupe repose sur le respect strict de la Convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) . Ce cadre international garantit que l’utilisation de matières premières issues d’espèces protégées est encadrée par un système de permis et de certificats assurant leur traçabilité. En appliquant les règles du Cites, Hermès contribue à la préservation de la biodiversité, à la lutte contre la surexploitation et à la transparence des filières.
S’agissant des tanneries, Hermès travaille sur la durabilité en interne et auprès de ses partenaires de rang 1 en les incitant à se faire évaluer par le protocole Leather Working Group (LWG). C’est ainsi que six des sept tanneries du groupe sont certifiées LWG. Au niveau du groupe, à fin 2025, 90 % de ses fournisseurs de cuirs de rang 1 sont certifiés LWG.
Sur les près de 80 filières utilisées et analysées par le groupe, Hermès a défini un mode de pilotage adapté aux niveaux de priorité et de risques de chaque filière. Les filières sont classées selon trois niveaux de priorité sur la base de quatre critères : poids dans le chiffre d’affaires, utilisation par les métiers, criticité RSE et exposition dans des pays sensibles. Ces critères sont pondérés en considérant notamment l’influence qu’Hermès peut avoir sur ces filières. Un plan d’action stratégique et des indicateurs spécifiques sont construits pour chaque filière, en fonction du niveau de priorité, en comprenant toujours : la traçabilité, le suivi des certifications cibles, le taux d’audit de la filière.
Filières prioritaires | Actions | Principales mesures concrètes et résultats |
|---|---|---|
Cuirs | ||
Bovins | Mieux connaître et améliorer sa filière d’approvisionnement | Hermès Maroquinerie-Sellerie a lancé en 2025 une étude multicritère avec AgroParisTech, afin de mieux appréhender les enjeux et impacts économiques, humains et environnementaux associés à la filière Jeune Bovin en Espagne. Une étude sur la filière Veau et Jeune Bovin en Suisse est en cours de concrétisation avec la signature d’un partenariat dans le cadre d’un projet One Welfare. Des études lancées en 2023 auprès des fermes de jeunes animaux en France se sont poursuivies. Poursuite du déploiement de la certification LWG. |
Développer la traçabilité | En moyenne sur l’ensemble de l’année 2025, 75% des peaux de veaux tannées étaient marquées au laser au sein du pôle Tanneries de la maison. | |
Améliorer les pratiques d’élevage en participant à différentes initiatives collectives
Déployer des programmes d’audit national du bien-être animal, de formation et de soutien à l’investissement auprès de l’ensemble des fermes représentées par leurs intégrateurs adhérents | Hermès participe, avec d’autres acteurs de la filière, à l’initiative collective « Cuir de Veau Français Responsable » (CVFR). La démarche vise à mutualiser et à déployer des audits de vérification du bien-être animal sur l’ensemble de la filière d’engraissement de veaux français, et à soutenir les éleveurs de la filière dans l’amélioration des conditions de vie de l’animal et des personnes avec la mise à disposition de programmes de formation et d’investissement.
Depuis le début de l’initiative, plus de 665 élevages de veaux français ont bénéficié d’audits de tierce partie. Les efforts de formation et les soutiens à l’investissement ont permis d’atteindre un taux d’audit avec un résultat satisfaisant de 77 %. À ce jour, le programme d’aide aux investissements a permis à de nombreux éleveurs d’investir dans des équipements améliorant le bien-être des veaux. La démarche se développe progressivement au sein des élevages, grâce à ce partenariat bénéfique entre marques et acteurs de la filière. | |
Chèvres | Déployer la certification LWG auprès des partenaires principaux | En 2025, 93 % des fournisseurs de cuirs de chèvre de rang 1 étaient certifiées. |
Améliorer les pratiques d’élevage dans une approche One Welfare | Dans le cadre de la filière Chèvre en Inde, un projet One Welfare est en cours de concrétisation, avec d’autres acteurs de la filière et des partenaires locaux. | |
Agneaux | Mieux connaître et améliorer sa filière d’approvisionnement | Hermès Maroquinerie-Sellerie a lancé en 2025 une étude multicritère avec AgroParisTech, afin de mieux appréhender les enjeux et impacts économiques, humains, et environnementaux associés à la filière Agneau en Espagne. |
Cuirs exotiques | ||
Crocodiliens | Mettre en place les plus hauts standards sur le traitement éthique | La totalité des tanneries HCP sont membres de l’ICFA et 100 % des peaux brutes de crocodilien achetées par le pôle Tanneries proviennent de fermes ayant fait l’objet d’un audit externe annuel par un tiers dans le cadre de la certification ICFA. |
Ces fermes sont toutes certifiées ICFA par l’organisme de contrôle indépendant BSI. | ||
Lézards | Mettre en place les plus hauts standards sur le traitement éthique | Au total, 100 % des peaux de lézard achetées en Malaisie par le métier Cuirs en 2025 sont certifiées LPPS. Ce standard va être étendu aux filières indonésiennes. |
Autruches | Mettre en place les plus hauts standards sur le traitement éthique | En 2025, la totalité de l’approvisionnement de peaux d’autruche du métier Cuirs provient de sites certifiés SAOBC. Ce standard a été mis à jour par l’ensemble des acteurs de la filière. |
Textiles | ||
Soie | Continuer l’effort d’approfondissement de la connaissance sur la filière | Faisant suite à une étude de l’Université de Cambridge sur l’empreinte biodiversité de la soie au Brésil, une étude est en cours avec le WWF sur la soie en Chine. Des visites terrains ont été réalisées à cette occasion en 2025. Des audits RSE ont été réalisés auprès des transformateurs de schappe de soie. Une étude de l’écosystème de la soie au Brésil a également été réalisée. |
Cachemire | Continuer l’effort d’approfondissement de la connaissance sur la filière Encourager un développement durable de la filière | En 2025, Hermès a complété sa compréhension des enjeux nature autour de sa filière Cachemire avec une étude menée par WWF France, WWF Chine et la Donghua University de Shanghai. En 2025, le programme de cachemire durable AVSF (qui poursuit l’ambition de préserver les pâturages, améliorer les revenus des éleveurs, et de viser une filière traçable et labellisée) a été reconduit en Mongolie. À cette occasion, un premier contrat industriel a été signé entre Hermès et des coopératives locales. Hermès a collaboré avec Textile Exchange dans le cadre d’études scientifiques sur l’analyse du cycle de vie et des facteurs d’émission carbone. Hermès est membre de la SFA depuis 2024 et participe à l’amélioration des enjeux du bien-être animal. |
Des visites et audits d’éjarreurs ont été conduits en Chine et Mongolie. | ||
Les efforts d'approvisionnement du groupe et des ses partenaires ont permis d'atteindre 80% de fibres reportées certifiées | ||
Coton | Continuer l’effort d’approfondissement de connaissance de la filière, en visant la meilleure qualité et la traçabilité
Intégrer des matières provenant de l’agriculture régénératrice | Une démarche de contrôle a été mise en place pour s’assurer du respect des droits humains tout au long de la filière, de la production à la teinture et à la filature. En 2025, 100% des toiles des housses chevron ont été fabriquées à partir de coton certifié GOTS ou recyclé. Des visites de filière jusqu’aux champs de coton ont été réalisées dans le cadre des revues de filière. En 2025, un premier produit fini a été réalisé à partir de matières issues de l’agriculture régénératrice dans le métier Mode. |
Métaux précieux et pierres précieuses | ||
Or | Continuer l’effort d’approfondissement de connaissance de la filière notamment en améliorant l’analyse de la provenance du métal des composants (chaînes, fermoirs) et des sels d’or utilisés pour la galvanoplastie | Les affineurs sont questionnés sur leurs approvisionnements en or secondaire pour mieux comprendre la chaîne de valeur au-delà de l’affineur. |
Diamants | Continuer les audits de traçabilité et de tailleries | Des audits de traçabilité diamants ont été réalisés en 2025. Plusieurs audits RSE de tailleries ont été réalisés et les plans d’action suivis. |
Saphir | Mieux connaître et améliorer sa filière d’approvisionnement Réaliser des audits | Des études ont été réalisées sur les écosystèmes des pays principaux de provenance des saphirs. Des audits de tailleries ont été réalisés en 2025. |
L’ambition de la maison est de systématiser la circularité des ressources, au sein des métiers et entre les métiers. Fort de son modèle artisanal, Hermès s’inscrit depuis sa création dans une logique de réparabilité et se nourrit des principes de réemploi, de réutilisation, et de recyclage.
À titre d’exemple, les emblématiques agendas ont été imaginés à l’origine pour utiliser des matières issues de la fabrication des selles dans les années 1930. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre cette voie au maximum en animant des projets de réemploi plus systématiques de toutes les matières et d’upcycling des objets, sans oublier le sujet des emballages, dans le respect des plus hauts standards de qualité.
Hermès optimise l’usage des matières par ses méthodes de production. Les achats sont ajustés au plus près des besoins, pour limiter le gaspillage. La liberté de création guide la maison tout en considérant les stocks disponibles dans ce processus créatif.
Dans la tradition des artisans selliers, les techniques de fabrication des objets Hermès privilégient la qualité dans la durée. L’approche artisanale intégrée assure une forte proximité entre les acheteurs et les artisans. Chaque métier travaille à améliorer sans cesse l’utilisation de ces matériaux rares et précieux, pour n’en consommer que le nécessaire et en favoriser la réutilisation. Dans une démarche de préservation des ressources naturelles, les procédés de fabrication cherchent à réduire la consommation d’eau et à favoriser son réemploi et son recyclage (cf. § 4.1.2.3.3).
La circularité de la fabrication se retrouve aussi dans la gestion des contenants, des emballages internes et externes et des déchets en vue de leurs minimisation, ré-utilisation et recyclage.
Enfin, Hermès s’attache également à minimiser ses déchets et à en favoriser la circularité, grâce à différentes actions. La politique liée aux déchets est détaillée dans la politique environnementale du groupe.
Hermès réinvente l’écrin horloger
Hermès Horloger a conçu un nouvel écrin unique pour l’ensemble des montres de sa collection courante. Il reflète l’objectif du métier de réduire l’empreinte environnementale de ses créations, tout au long de leur cycle de vie. Alliant savoir-faire et créativité, cet écrin a été pensé comme durable, réutilisable et élégant.
Un design épuré, des matériaux durables et une approche circulaire et solidaire
Outre son esthétique, il se distingue par sa conception : des matériaux nobles et un nombre intentionnellement réduit de composants. Le bois provient de forêts gérées durablement (certification PEFC), le carton est recyclé, le tissu est confectionné dans les ateliers Hermès, et la lanière en cuir provient de chutes issues de la production Hermès Maroquinerie-Sellerie, valorisant ainsi plusieurs tonnes de cuir par an. La confection de cette lanière est confiée à des ateliers partenaires engagés dans l’emploi aidé.
Diminution de l’empreinte carbone et de l’usage du plastique
Fabriqué au Portugal à partir de matières premières exclusivement européennes, ce nouvel écrin permet de réduire de plus d’un tiers son empreinte carbone par rapport à l’ancien modèle. L’usage du plastique a également été réduit en quasi-totalité.
Hermès déploie une démarche d’upcycling avec plusieurs de ses métiers. Grâce à la créativité des collaborateurs et à leur savoir-faire, des produits sont conçus à partir de matières non utilisées en les ennoblissant. Dans l’objectif d’éviter le gaspillage et de favoriser la circularité, les matières disponibles sont en priorité proposées en interne aux métiers puis au don et enfin au recyclage.
Afin d’accroître la visibilité des matières « non utilisées », une plateforme digitale interne a été développée et a été mise à disposition des métiers du groupe en 2025. Le but est triple : inspirer les créatifs via un outil visuel et ergonomique, mettre le processus de développement produit au cœur du parcours utilisateur de la solution et proposer des matières et leur stock disponible en temps réel afin d’en permettre leur appropriation par les équipes.
Le métier Hermès Maroquinerie-Sellerie intègre lui les principes de l’économie circulaire dès la conception de ses objets.
Petit h et la réutilisation interne des matières
Petit h est avant tout une démarche de création unique : inventer des objets issus des matières Hermès non utilisées dans la production des collections, en conjuguant l’excellence de ses savoir-faire et la créativité d’artistes et de designers.
Tous les métiers de la maison sont intégrés à ce processus : fins de stock, accessoires, pièces obsolètes (par exemple, toute une collection d’arçons datant des années 1960…).
Ainsi, ce sont des chutes de cuir, étoffes, soie, porcelaine, cristal… qui, détournés, ennoblis et délestés parfois d’un minuscule défaut initial renaissent grâce à des savoir-faire uniques et au talent des artistes.
Des objets uniques et fonctionnels prennent vie au bon vouloir des matières existantes. D’autres sont également réalisés grâce à des productions maîtrisées et contrôlées.
En réinventant les objets du quotidien, petit h fait rimer durabilité et re-création, responsabilité et espièglerie tout en valorisant des matières d’exception.
Hermès travaille en collaboration avec ses partenaires pour améliorer le processus de recyclage de ses matières. L’enjeu est de donner vie à des matériaux de qualité qui puissent être réutilisés en interne quand cela est possible.
À titre d’illustration, le projet Resilked est le fruit d’une collaboration entre les équipes Holding Textile Hermès (HTH) et les équipes métier. Il permet de donner une seconde vie à la soie dans une démarche forte d’innovation et d’économie circulaire. Le procédé développé permet de générer un fil intégrant de la soie recyclé qui est ensuite utilisé pour produire les toiles à chevrons. Cette démarche est remarquable à double titre : le recyclage est réalisé en boucle fermée et permet de réduire la consommation de coton. Ce projet a permis une diminution de 20 % de l’impact environnemental par rapport à la housse de référence d’origine accompagnant les produits en magasin (selon les 16 indicateurs de la méthode Product Environmental Footprint – PEF). D’autres initiatives voient le jour telles que l’exploration de solutions pour les gisements de cuir dans le métier Chaussures notamment.
Depuis 2025, Hermès s’est doté d’un bâtiment dédié au recyclage de ses textiles. Ce bâtiment permet de collecter, contrôler, anonymiser et trier les chutes textiles de la Holding Textile Hermès et certains gisements du groupe. Le but est de valoriser au mieux ces matières en les proposant aux métiers pour des projets d’upcycling, mais également de pouvoir développer des projets de recyclage circulaire avec des gisements récurrents. À terme, l’activité de recyclage textile doit permettre de proposer aux métiers des fibres recyclées de qualité premium pour la conception de nouveaux produits.
Hermès Maroquinerie-Sellerie travaille également sur des projets en recherche et développement afin de mieux utiliser les déchets de matières pour le recyclage externe ou l’emploi interne.
L’ensemble des opérations mises en œuvre en matière de recyclage vise à se rapprocher le plus possible des spécifications d’une matière neuve et ainsi à créer une véritable boucle fermée de matière afin de réduire les prélèvements de ressources naturelles et l’utilisation d’intrants chimiques. Depuis plusieurs années, Hermès travaille également avec des partenaires experts en circularité, notamment pour ses chaussures, en France comme à l’étranger.
En ligne avec la politique d’économie circulaire du groupe, les métiers ont renforcé leurs ambitions d’une meilleure gestion des déchets. La gestion des déchets industriels est confiée spécifiquement à chaque pôle par une double politique de réduction des déchets produits et de leur valorisation lorsque cela est possible.
Les déchets sont comptabilisés par chacun des métiers et sites de fabrication de façon annuelle. Sur la base de ces chiffres, un diagnostic est établi et les causes de production de déchets et leurs axes de réduction sont étudiés. Lorsque les déchets ne peuvent pas être évités, ils sont soit réutilisés, recyclés ou revalorisés par des partenaires externes.
À l’échelle du groupe, les principaux types de déchets non dangereux générés par les sites industriels sont les boues issues des installations de traitement des eaux, de process et les matières de nettoyage ainsi que les sous-produits de cuirs générés lors des étapes de tannage (voir paragraphe ci-dessous). Les déchets dangereux générés sont principalement constitués de calcin (débris de cristal) non réutilisables au sein des Cristalleries Saint-Louis mais partiellement réutilisés dans une raffinerie de métaux, de boues et de distillats issus des sites de traitement de surface ou de colorants utilisés dans les unités d’impression textile.
L’opération de tannage consiste à transformer la peau de l’animal en un produit durable, le cuir fini. La réduction des déchets de tannerie commence par l’amélioration de la qualité des peaux brutes. Le tannage génère ensuite des déchets inévitables, tels que la découpe des bords de la peau (« échantillonnage ») ou la préparation de la surface interne de la peau (« dérayage »). Au sein des sites du pôle, la quasi-totalité des déchets sont non dangereux.
Concernant les peaux exotiques, plusieurs projets sont déployés dans les fermes et les tanneries afin d’améliorer la maîtrise de la qualité et d’optimiser l’utilisation de la matière. À titre d’exemple, des systèmes digitaux de prise de vue des peaux qui permettent l’identification des défauts, facilitent le tri et maximisent ainsi l’utilisation des peaux afin de réduire le gaspillage.
Le tri à la source des flux de déchets est en place dans les sites et 100 % des déchets produits sont évacués vers des filières agréées. Le stockage des déchets sur site est optimisé afin d’éviter tout risque de pollution et des actions régulières de sensibilisation au tri et à l’aménagement des aires de travail sont réalisées auprès des collaborateurs.
Au-delà de la simple conformité réglementaire, les tanneries du pôle travaillent pour améliorer encore la qualité des rejets afin de développer des solutions de réutilisation des eaux pour les lavages et pour la production, tel que cela est décrit au § 4.1.2.3.2.
La consommation parcimonieuse des cuirs a toujours été au cœur des préoccupations des manufactures : ainsi, l’artisan coupeur est formé, dès son entrée au sein de la maison, à une coupe des cuirs au plus juste, dans le respect des exigences qualité. Une coordination entre manufactures est animée au quotidien afin d’optimiser l’exploitation des peaux et des chutes de coupe : l’analyse du taux d’utilisation des peaux est un indicateur de pilotage des ateliers.
Par ailleurs, un référentiel de bonnes pratiques de coupe est mis en œuvre sur chaque site.
Une partie des chutes de cuir, éléments non utilisés dans le cadre de l’activité « coupe » des manufactures, sont revendues dans des filières spécialisées, triées et réutilisées, en interne comme en externe. Ces sous-produits de l’activité ne sont pas comptabilisés comme « déchets » dans ce rapport.
Le pôle participe également aux travaux menés par le Centre technique du cuir (CTC) et d’autres acteurs.
Les ordures ménagères représentent enfin la majorité des déchets non dangereux générés par le pôle Cuirs et sont recyclées ou valorisées énergétiquement. Des installations de compostage ont été mises en œuvre sur certaines maroquineries afin de valoriser les déchets organiques et d’éviter le transport de ceux-ci. La majeure partie de la faible quantité de déchets dangereux générés est constituée d’emballages, de colles et teintures utilisées pour la confection des articles de maroquinerie.
Sur l’ensemble des déchets du pôle Textile issus des processus de production directe, la majorité des déchets sont valorisés, les autres sont triés et recyclés, ou encore compostés.
Le pôle Textile assure une maîtrise au plus juste de l’utilisation des matières premières approvisionnées. Toutes les unités de fabrication appliquent un suivi et des actions de réduction des chutes et rebuts, dans le cadre de la démarche qualité. Voici quelques exemples :
Le principe « zéro déchet » est intrinsèque à la fabrication de bijoux en métaux précieux. Cette expertise dans la collecte et le retraitement contribue à la limitation significative de l’impact de la filière.
Le recyclage des métaux est désormais pleinement intégré au sein des différents métiers du groupe avec différents partenaires pérennisés.
Les emballages sont utilisés à différents stades du cycle de vie d’un produit : pendant sa phase de fabrication (emballage des matières, conditionnements inter-sites) et lors de sa vente en magasin. Comme évoqué précédemment, en magasin, 100 % des sacs orange sont certifiés FSC™. Le carton des emblématiques boîtes orange est composé à 100 % de matières recyclées. Les sacs, composés de 40 % de matières recyclées (limite technique liée à leur résistance) sont, hormis les anses, recyclables. Hermès a mis en place une gestion sobre des emballages : la boîte orange sert à la fois d’emballage pour les flux internes, mais aussi pour la vente et le client. Les boîtes ont souvent une durée de vie longue, les clients ayant tendance à les conserver au-delà de l’achat (celles-ci donnant même lieu à un marché de seconde main…).
Le travail de recensement exhaustif des plastiques à travers toute la chaîne de production se poursuit. Un groupe de travail évalue les possibilités de substitution et de circularité du plastique.
Les plastiques d’emballage achetés par le groupe sont principalement constitués d’emballages de parfums et cosmétiques, de mousses pour les arts de la table et d’éléments de logistique (i.e. cales, cerclages, films, adhésifs). Le papier et le carton (sacs et boîtes orange) demeurent les matières de préférence pour les emballages.
Hermès poursuit activement sa démarche de réduction des déchets dans ses activités logistiques. En parallèle, avec des travaux sur les volumes de conditionnement, le groupe travaille spécifiquement sur la réduction de la consommation de plastique à usage unique. Par exemple, la mise en place des sangles réutilisables pour le transport interne des palettes, permet une diminution notable de l’utilisation de film plastique. De plus, certains consommables ont été remplacés par des alternatives plus respectueuses de l’environnement, comme l’adhésif kraft et la bande gommée, utilisés en substitution de l’adhésif plastique. Un guide des solutions vertueuses utilisables en logistique a été partagé avec les entités du groupe et déployé afin de diffuser largement les bonnes pratiques en la matière.
Par ailleurs, Hermès œuvre à remplacer les calages et cerclages plastique par des solutions en kraft chaque fois que cela est possible.
Les mousses de calage de cette typologie d’articles fragiles répondent à un cahier des charges très exigeant, notamment dans le contexte de la croissance de l’e-commerce. Le groupe travaille avec ses fournisseurs, parmi les plus experts du secteur, sur des solutions en cartonnage qui respectent les attentes qualitatives du métier et des contraintes de volume et de poids (pour ne pas générer de transfert d’impact avec de nouvelles émissions carbone pendant les transports).
Les résultats obtenus ont déjà permis de mettre sur le marché certaines pièces de porcelaine dans des emballages 100 % carton. Dans certains cas, après la démarche d’évaluation systématique de l’impact, des solutions allégées à base de mousse recyclée peuvent être privilégiées.
Pour réduire l’usage des plastiques, Hermès travaille sur différents axes :
Ainsi, depuis plus de 10 ans, Hermès commercialise des parfums rechargeables comme Voyage d’Hermès, Jour d’Hermès, Galop d’Hermès, H24. En 2023, c’est toute la collection Parfums-Jardins qui est devenue rechargeable suivie en 2024 par la Collection Hermessence. Depuis 2024, les flacons en verre de la ligne de produits Le Bain Hermès (regroupant les dérivés parfumés des collections Parfums-Jardins et Les Colognes Hermès) sont également rechargeables.
Le modèle économique d’Hermès, qui repose sur la liberté d’achat des magasins au plus près de leur clientèle, génère organiquement un faible taux de produits invendus. Hermès poursuit néanmoins une stratégie d’amélioration de la gestion de ses invendus autour de trois axes : les ventes exceptionnelles aux clients et salariés, le don, et enfin le recyclage.
Lorsqu’une matière ou un produit fini ne peut pas être réutilisé ou donné et doit être recyclé, Hermès privilégie toujours une réintégration de la matière en interne, c’est-à-dire « en boucle fermée ». Depuis plusieurs années, les collections intègrent des objets dont les matières sont issues de ces boucles fermées.
Lorsque la « boucle fermée » n’est pas envisageable, notamment au regard de la maturité des technologies de recyclage, la matière sera orientée en « boucle ouverte ». La matière sera cédée à un professionnel de la revalorisation qui l’orientera une fois transformée vers une application chez un autre industriel.
L’offre en magasin est directement et librement définie par chaque directeur, responsabilisé pour choisir le bon assortiment pour sa clientèle locale. Cette liberté d’achat est un élément essentiel du modèle d’affaires, et permet de réduire les invendus. En complément, pour optimiser les ventes au niveau régional, les filiales organisent des transferts entre les différents magasins, ne laissant que peu de produits invendus.
La gestion des invendus s’organise, autour de l’équipe dédiée « nouvelles chances produits », et s’articule autour de différentes actions successives et complémentaires. Des ventes exceptionnelles destinées aux clients sont organisées par les filiales de distribution afin de permettre l’écoulement des produits qui n’auraient pas été vendus en magasin. Des ventes régulières des invendus et des produits déclassés, à destination du personnel, constituent un canal supplémentaire pour éviter le gaspillage dans le respect des législations locales et fiscales.
En complément de ces dispositifs, depuis plus de 10 ans, des sélections de produits sont organisées afin d’être donnés à des associations partenaires, qui en assurent la diffusion auprès de personnes en difficulté.
« Le luxe, c’est ce qui se répare » avait coutume de dire un des anciens dirigeants du groupe. Par leur conception, la qualité des matières et des savoir-faire, les objets Hermès peuvent être entretenus, réparés, rénovés afin de prolonger leur durée de vie. Hermès présente la particularité de proposer un service après-vente sur mesure à ses clients, sans limite dans le temps, sur l’ensemble de ses métiers et partout dans le monde.
La maison assure l’entretien, la réparation et la restauration de ses objets, fabriqués artisanalement, afin de prolonger leur vie autant que possible.
De la selle à la soie ou aux sacs, en passant par la montre, les propriétaires d’objets Hermès peuvent en demander l’entretien et la réparation partout dans le monde. En 2025 (48), la maison a procédé à la réparation de plus de 96 000 objets.
Soucieux d’offrir un service de proximité aux clients et de réduire l’empreinte carbone liée au retour des produits, Hermès privilégie, chaque fois que cela est possible, des interventions locales. Dans ce cadre, des réparateurs partenaires sont soigneusement sélectionnés et agréés partout dans le monde, et la maison poursuit aussi l’implantation d’ateliers locaux internes proches de ses magasins emblématiques, animés par des artisans expatriés dédiés aux interventions sur les produits Cuirs. La stratégie de la maison est de rendre les opérations d’entretien et de réparation les plus faciles et efficientes possible pour tous ses clients dans le monde entier. Avant leur départ, les artisans expatriés en filiales suivent une formation dédiée de sept mois afin d’approfondir leur savoir-faire et leurs expertises propres à l’entretien et à la réparation des objets de maroquinerie.
Axe stratégique d’Hermès, l’après-vente mobilise également 95 artisans dans cinq ateliers en France. L’objectif est d’accompagner la croissance du groupe et de faire évoluer le nombre d’artisans et les infrastructures dédiées à celle-ci.
Axes de la politique | Actions | Cibles |
| Résultats 2025 |
|---|---|---|---|---|
Concevoir des objets durables | Implémenter une démarche d’écoconception | Réalisation et mise à jour régulière d’analyses de cycle de vie sur tous les produits emblématiques, ainsi que sur une sélection de nouveautés et d’innovations (y compris sur des matières) |
| En cours |
Maintien de 100 % d’or secondaire (1) utilisé dans les ateliers d’Hermès Bijouterie et Hermès Horloger | Réalisé | |||
Viser un approvisionnement responsable | Contribuer à la durabilité des filières Contrôler les fournisseurs et les accompagner pour viser le plus haut niveau d’exigences social, environnemental et sociétal | Mise en œuvre d’une démarche de certification des filières selon les plus hauts standards |
| En cours
|
Renforcement des démarches de traçabilité en ciblant les filières prioritaires (pays/régions) : 100 % de traçabilité du rang 1 (a minima provenance géographique et viser 100 % de traçabilité pour le rang 2 à horizon 2030 | En cours
| |||
Atteindre et maintenir plus de 95 % en volume d’achat auprès de tanneries certifiées en 2030 | En cours
| |||
100 % de coton recyclé ou certifié GOTS dans les emballages (housses chevron, bolduc, housses vêtements) | Réalisé | |||
Promouvoir la fabrication circulaire | Favoriser le réemploi et le recyclage
| 100 % des gisements textiles et des chutes de façonniers textiles français recyclées (2) |
| Réalisé |
Gérer les déchets de production de manière optimisée | Au sein d’Hermès Maroquinerie-Sellerie : maintien du zéro destruction de peaux entières | Réalisé
| ||
Favoriser la circularité des emballages et la réduction du plastique | Réduction de 100 % des plastiques à usage unique inutiles d’ici 2030 | En cours | ||
Améliorer et maîtriser | Gérer les invendus | Trajectoire de recyclage de tous ses produits invendus à horizon 2030 (3) |
| En cours |
Créer des objets réparables | Service après-vente proposé à tous les clients dans le monde entier |
| Réalisé | |
| ||||
Les cibles sont définies en collaboration étroite avec chaque métier du groupe, en tenant compte de leurs enjeux singuliers et afin de garantir leur alignement aux réalités opérationnelles.
Comme cela a pu être décrit dans les sections ci-dessus (ESRS 2 SBM 3, E5-1 et E5-2), les principales matières stratégiques pour Hermès sont le cuir, la soie, le cachemire et les métaux précieux.
Les produits Hermès (hors parfum et beauté) sont principalement composés de matières uniques, sans mélange et naturelles. Les quantités de matières indiquées dans le tableau ci-dessous proviennent donc des bases de données achats matières internes au groupe.
Le tableau suivant présente les matières utilisées par la maison. Pour l’exercice 2025, la méthodologie et le périmètre de collecte de cette information ont été approfondis afin d’inclure l’ensemble des matières, grâce à la mise en place de tables de conversion (la donnée comparative 2024 n'a pas été recalculée selon cette nouvelle méthodologie(49)). Les informations liées aux ressources certifiées sont précisées la partie E3-3.
Quantité et type de matières entrantes utilisées | 2025 |
|---|---|
Total matières entrantes (en tonnes) | 23 165 |
dont % de contenus biologiques (1) | 64,0 % |
dont % de contenus reutilisés ou recyclés | 0,1 % |
| |
Comme indiqué au § 4.1.2.5.4, la durabilité et la qualité des objets Hermès (composantes d’un modèle durable de circularité) reposent sur des matières d’exception provenant généralement de ressources vierges (d’où le faible taux de matières recyclées utilisées pour ses objets). Néanmoins, la maison Hermès utilise, dès que cela est possible, des matières secondaires, notamment sur ses emballages où le taux de matières recyclées est plus élevé et continue à progresser comme présenté dans le tableau suivant :
Quantité d’emballages utilisés | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Poids total (en tonnes) | 10 306 | 12 830 |
dont issus de sources durables (contenus certifiés) | 53 % | 22 % |
dont contenus réutilisés ou recyclés | 23 % | 22 % |
L’information attendue au titre de l’exigence des ressources entrantes n’est pas exhaustive à la date où Hermès publie ses informations sur l’état de durabilité. La donnée relative aux produits finis nécessite un travail de collecte approfondi que le groupe continue à mener et qu’il publiera une fois que la donnée collectée sera fiabilisée.
La manière dont Hermès conçoit des produits et des matières conformes aux principes de l’économie circulaire, notamment en augmentant la proportion de produits, matières et déchets remis en circulation est détaillée au § 4.1.2.5.3. La stratégie de réduction et de gestion des déchets au sein des opérations (dont notamment les maroquineries, les tanneries, les emballages) est détaillée au § 4.1.2.5.4. Comme présenté dans le modèle d’affaires du groupe (cf. § 4.1.1.5.2), la maison s’attache à fabriquer et à proposer à ses clients des objets durables qui se réparent et se transmettent.
Hermès suit la réglementation européenne en matière de classification des déchets, compte tenu de l’implantation de ses sites industriels en Europe. Les déchets sont pesés en sortie des sites et par le prestataire chargé de leur collecte et éventuelle valorisation. Ces données sont présentes dans le registre des déchets conformément à la réglementation.
En 2025, l’augmentation de la quantité de déchets produite est principalement due à l’augmentation de la production en lien avec la croissance de l’activité, à l'amélioration de la performance du traitement des rejets d'eau générant plus de boues sur certains sites, aux activités occasionnelles de démolition et de rénovation sur certains sites. Le tableau ci-dessous détaille la quantité et le type de déchets générés par destination (il s’agit par exemple des boues provenant des STEP, de sous-produits du cuir, de déchets assimilables à des déchets ménagers et de cartons et papiers recyclés) :
Quantité et type de déchets générés par destination (en tonnes) | 2025 | 2024 | |
|---|---|---|---|
Quantité totale des déchets produits | 22 284 | 18 717 | |
Quantité totale de déchets non éliminés | 15 169 | 10 933 | |
Quantité totale de déchets non éliminés dangereux | Préparation en vue du réemploi | 0 | 0 |
Préparation en vue du recyclage | 1 545 | 1 113 | |
Préparation en vue d’autres opérations de valorisation | 2 423 | 2 225 | |
Quantité totale de déchets non éliminés non dangereux | Préparation en vue du réemploi | 0 | 0 |
Préparation en vue du recyclage | 5 047 | 4 850 | |
Préparation en vue d’autres opérations de valorisation | 6 154 | 2 745 | |
Quantité totale de déchets éliminés dangereux | Incinération | 381 | 142 |
Mise en décharge | 261 | 357 | |
Autres opérations d’élimination | 495 | 620 | |
Quantité totale de déchets éliminés non dangereux | Incinération | 16 | 43 |
Mise en décharge | 5 795 | 6 400 | |
Autres opérations d’élimination | 166 | 222 | |
Quantité de déchets non recyclés (1) | 15 692 | 12 754 (2) | |
Pourcentage de déchets non recyclés | 70 % | 68 % | |
Quantité totale de déchets dangereux | 5 105 | 4 457 | |
| |||
La présente section est établie en application du règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020 (dit règlement « Taxonomie verte »), des actes délégués (UE) 2021/2139, (UE) 2021/2178(50), du règlement délégué climat 2023/2485 et du règlement délégué environnemental 2023/2486 visant à favoriser les investissements durables.
Le règlement (UE) 2026/73 du 4 juillet 2025, publié au Journal Officiel de l’Union européenne (JOUE) le 8 janvier 2026, prévoit la possibilité d’exclure de l’analyse d’éligibilité les activités représentant moins de 10 % du dénominateur de chaque indicateur (chiffre d’affaires, CapEx, OpEx). Hermès a choisi de ne pas appliquer cette mesure de simplification. En revanche, le groupe applique les nouveaux tableaux réglementaires prévus dans cet acte délégué ainsi que les modifications apportées au DNSH générique pollution.
La Taxonomie vise à identifier les activités économiques répondant à au moins l’un des six objectifs environnementaux suivants :
Une activité est dite « éligible » à la Taxonomie si elle figure, de manière explicite, parmi la liste des activités établie par la Commission européenne. Cette activité devient ensuite « alignée » si elle répond cumulativement à trois conditions :
Pour chacun des objectifs environnementaux, le règlement requiert la publication du pourcentage d’activité éligible et/ou aligné pour chacun des trois indicateurs suivants :
Les informations financières détaillées ont fait l’objet d’une analyse et d’un contrôle conjoints par la direction du développement durable, la direction financière, la direction de l’immobilier groupe, la direction industrielle, technique et innovation, et les équipes métiers. Les éléments méthodologiques à partir desquels le groupe a conduit son analyse – hypothèses, estimations et limitations – sont décrits au § 4.1.2.6.3.
Les métiers de la maison Hermès ne présentent pas de chiffre d’affaires significatif figurant à date dans la liste des activités éligibles publiée par la Commission européenne.
Comme permis par les simplifications Taxonomie, le groupe ne publie pas de tableau dédié au chiffre d’affaires en l’absence d’éligibilité sur cet indicateur.
Conformément au règlement, le ratio des dépenses d’exploitation telles que définies par la Taxonomie, rapporté aux dépenses d’exploitation totales du groupe étant inférieur à 5 % et ces dépenses n’étant pas significatives au regard du modèle économique d’Hermès, le groupe a utilisé la dérogation prévue permettant de ne pas publier de ratio d’éligibilité et d’alignement taxonomique pour ses OpEx. Pour rappel, les dépenses d’exploitation retenues par la Taxonomie sont définies comme les coûts directs non capitalisables qui concernent la recherche‑développement, la rénovation des bâtiments, les contrats de location à court terme, l’entretien et la réparation, et toute autre dépense directe, liée à l’entretien courant d’actifs corporels par l’entreprise ou par le tiers auprès de qui ces activités sont externalisées, qui est nécessaire pour que ces actifs continuent de bien fonctionner.
Comme permis par les simplifications Taxonomie, le groupe ne publie pas de tableau dédié aux OpEx en l’absence d’éligibilité sur cet indicateur.
Les ratios d’éligibilité et d’alignement des CapEx, tels que définis par la Taxonomie, sont détaillés ci-dessous. Le tableau réglementaire correspondant est disponible au § 4.1.2.6.4.
En millions d’euros | 2025 |
| CapEx éligibles |
| CapEx alignés |
|
| ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant | en % du total |
| Montant | en % du total |
| CapEx alignés | ||
| CapEx exigibles | ||||||||
Total général CapEx taxonomie | 1 911 |
| 1 257 | 66 % |
| 424 | 22 % |
| 34 % |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
CapEx taxonomie immobiliers : | 1 257 |
| 1 257 |
|
| 424 |
|
| 34 % |
| 293 |
| 293 |
|
| 130 |
|
| 44 % |
| 78 |
| 78 |
|
| 39 |
|
| 50 % |
| 156 |
| 156 |
|
| 85 |
|
| 54 % |
| 730 |
| 730 |
|
| 170 |
|
| 23 % |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
CapEx autres 1, 3 | 654 |
| - | - |
| - | - |
| - |
| |||||||||
En millions d’euros | 2024 |
| CapEx éligibles |
| CapEx alignés |
|
| ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant | en % du total |
| Montant | en % du total |
| CapEx alignés | ||
|
|
| CapEx exigibles | ||||||
Total général Capex Taxonomie | 1 502 |
| 816 | 54 % |
| 391 | 26 % |
| 48 % |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
CapEx taxonomie immobiliers : | 816 |
| 816 |
|
| 391 |
|
| 48 % |
| 266 |
| 266 |
|
| 144 |
|
| 54 % |
| 149 |
| 149 |
|
| 112 |
|
| 75 % |
| 401 |
| 401 |
|
| 135 |
|
| 34 % |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
CapEx autres 1, 3 | 686 |
| - |
|
| - | - |
| - |
| |||||||||
Comme en 2024, le groupe publie un indicateur correspondant à la part des CapEx alignés exprimée par rapport aux CapEx éligibles, au total et pour chaque activité. Cet indicateur est requis à partir de 2025 par l’acte délégué de simplification et doit désormais être présenté dans les tableaux réglementaires. Ce ratio s’établit à 34 % en 2025, contre 48 % publié en 2024.
Conformément à la réglementation, le groupe a analysé ses acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles (IAS 16 et 38), de droits d’utilisation (IFRS 16) et de regroupements d’entreprises (IFRS 3) constituant le dénominateur CapEx Taxonomie. Celui-ci s’établit à 1 911 M€ pour 2025, contre 1 502 M€ en 2024. Il comprend :
Les CapEx éligibles sont liés pour l’essentiel aux activités de construction et de rénovation des bâtiments détenus et loués pour un montant total de 1 257 M€.
Les objectifs environnementaux concernés par ces CapEx éligibles sont les suivants :
Les CapEx Taxonomie autres, non éligibles, s’élèvent à 654 M€ et comprennent pour l’essentiel :
En 2025, l’alignement des CapEx selon la Taxonomie a atteint 22 % (CapEx alignés rapportés au total des CapEx Taxonomie), contre 26 % en 2024.
Le groupe est propriétaire de la quasi-totalité de ses sites de production.
Par ailleurs, le groupe Hermès est locataire de la plupart des magasins dans les villes où il opère. Ces magasins sont parfois situés dans les avenues marchandes de centres-villes historiques, dans des bâtiments ne respectant pas encore les meilleurs standards de performance énergétique, et actuellement incompatibles avec les standards fixés par la Taxonomie. Chaque fois que cela est possible, Hermès entreprend néanmoins des travaux de rénovation permettant d’améliorer la performance environnementale du point de vente occupé.
Hermès a créé son propre référentiel de construction durable, appelé Harmonie, labellisé en 2022 pour son alignement sur les labels et certifications les plus ambitieux du marché (§ 4.1.2.1.2). Ce référentiel a été adapté afin d’intégrer l’analyse de l’alignement à la taxonomie pour chaque projet, ainsi que la collecte des éléments de preuve, le cas échéant.
Conformément aux exigences de la réglementation pour l’exercice 2025, l’analyse d’alignement a été conduite pour tous les objectifs environnementaux de la Taxonomie, au regard des activités éligibles du groupe.
L’alignement est fondé sur le respect des critères de contribution substantielle et sur la non-opposabilité d’un critère DNSH générique ou spécifique (cf. méthodologie ci-dessous). Ce respect s’apprécie au regard de justificatifs dont dispose le groupe.
(atténuation du changement climatique)
Hermès a réalisé l’analyse d’éligibilité et d’alignement pour cette activité existante sous l’angle de plusieurs objectifs environnementaux.
Pour l’objectif d’atténuation du changement climatique, afin de qualifier l’alignement des investissements de rénovation lourde de bâtiments, un travail minutieux a été mené pour chaque investissement supérieur à 500 K€ afin d’analyser l’alignement à la contribution substantielle via la démonstration d’une réduction de la demande d’énergie primaire d’au moins 30 %.
(transition vers une économie circulaire)
Les projets éligibles à l’activité 3.2 ont été considérés comme non-alignés pour cet exercice d’alignement à l’objectif de transition vers une économie circulaire, faute de preuves suffisantes pour démontrer le respect de l’alignement.
(atténuation du changement climatique)
Les rénovations légères et les aménagements reconnus comme éligibles à cette activité ont contribué à l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments concernés. À ce titre, ces travaux ont été considérés comme satisfaisant le critère de contribution substantielle applicable à cette activité.
(atténuation du changement climatique)
Le travail d’analyse des critères de contribution substantielle pour l’activité 7.7 s’est basé sur l’identification d’éléments permettant de définir la performance énergétique des bâtiments (RT2012‑10 % ou RE2020 pour les bâtiments construits à partir de 2021, DPE A ou top 15 % national ou régional pour les bâtiments construits avant 2021) en fonction de la date de leur permis de construire. Les critères relatifs aux essais d’étanchéité à l’air et d’intégrité thermique et les critères d’analyse du cycle de vie ont été respectés pour les bâtiments construits à partir de 2021. La performance énergétique des bâtiments est systématiquement surveillée et évaluée au travers de contrats de performance énergétique.
Comme permis par la Communication de la Commission du 20 novembre 2023 sur l’interprétation et la mise en œuvre de certaines dispositions juridiques de l’acte délégué relatif au volet climatique de la Taxonomie, les investissements de construction de bâtiments neufs du groupe Hermès ont été analysés en utilisant les critères pertinents de l’activité 7.7 et sont reportés au titre de cette activité.
Comme indiqué dans le tableau présentant les ratios d’éligibilité et d’alignement des CapEx, seules les activités éligibles catégorisées 7.2, 7.3 et 7.7 de l’objectif Atténuation du changement climatique démontrent une part d’alignement. Les DNSH, pour chacune des activités taxonomiques, ont été appliqués de la façon suivante :
L’acte délégué climat préconise le respect de trois critères :
Cette analyse est embarquée dès le début d’un projet immobilier et documentée au sein du référentiel Harmonie. En fonction de la hiérarchisation des aléas obtenue pour chaque projet et du résultat des projections climatiques, les équipes immobilières en local engagent la construction de plans d’adaptation cohérents avec la nature des actifs concernés, leur localisation géographique et les risques climatiques physiques prioritaires.
Ce DNSH impose le respect de débits d’eau par minute variant selon les équipements d’alimentation en eau. Pour s’assurer du respect de ce critère, Hermès a vérifié l’existence de compteurs d’eau ou de solutions de pilotage de la consommation d’eau. Ces solutions indiquent un alignement avec les seuils fixés par la Commission européenne.
L’acte délégué impose le respect de trois critères :
Ces critères sont intégrés au référentiel Harmonie et également à la charte de chantier vert appliquée par le groupe. Ce référencement conduit donc à considérer ce DNSH comme respecté.
Les DNSH relatifs à la pollution exigent que :
Ces exigences sont intégrées au sein du référentiel Harmonie ; à ce titre, la gouvernance du référentiel prévoit que la maîtrise d’œuvre devra attester de l’absence totale de composés réputés dangereux que sont le plomb, l’amiante, le mercure, les polluants organiques persistants, les substances appauvrissant la couche d’ozone, les substances dangereuses visées par REACH, ainsi que toute autre substance mentionnée à l’annexe C.
Plus précisément, afin de garantir le respect de chaque alinéa du DNSH générique pollution, le groupe continue de renforcer ses capacités de collecte de données et a intégré les exigences du DNSH générique pollution dans le code de conduite fournisseurs. Ainsi Hermès a pu conclure que les activités de rénovation lourde et légère sont alignées avec le DNSH. Hermès poursuivra ses efforts pour affiner son analyse et faire progresser ses processus au fil des prochaines années, avec l’objectif constant de répondre de manière complète à l’ensemble des exigences du DNSH générique pollution.
Les critères d’applicabilité et leur respect par Hermès sont les mêmes que ceux détaillés pour l’activité 7.2.
Les critères d’applicabilité et leur respect par Hermès sont les mêmes que ceux détaillés pour l’activité 7.2.
Hermès a suivi les recommandations du rapport de la Plateforme européenne sur la finance durable concernant l’étude des garanties minimales (« Final report on Minimum Safeguards ») ainsi que celles de la FAQ de la Commission européenne de juin 2023 relative aux garanties minimales (51). Le groupe a mené une analyse approfondie de ses pratiques au regard des quatre thématiques décrites par le rapport (droits de l’homme, corruption, fiscalité et droit de la concurrence) ainsi qu’une analyse des controverses au regard des critères de non-alignement décrits par le rapport. Il découle de ces analyses qu’aucune condamnation définitive sur l’une de ces thématiques, constituant un critère de non-alignement, n’a été relevée sur la base des processus existants.
Plus précisément :
Il résulte de ces analyses qu’Hermès respecte les exigences de garanties minimales pour ce nouvel exercice d’alignement.
En millions d’euros Exercice financier (N) | 2025 | ||||||||||||||
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ICP |
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| Répartition par objectifs environnementaux |
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Total | Pourcentage d’activités éligibles à la Taxonomie | Activités alignées sur la Taxonomie | Pourcentage d’activités alignées sur la Taxonomie | Atténuation du changement climatique | Adaptation au changement climatique | Eau | Économie circulaire | Pollution | Biodiversité | Pourcentage d’activités habilitantes | Pourcentage d’activités transitoires | Activités non évaluées considérées comme | Activités alignées sur la Taxonomie sur l’exercice financier précédent (N-1) | Pourcentage d’activités alignées sur la Taxonomie sur l’exercice financier précédent (N-1) | |
Chiffre d’affaires | 16 002 | 0 % | 0 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 | 0 % |
CapEx | 1 911 | 66 % | 424 | 22 % | 22 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 2 % | 7 % | 0 % | 391 | 26 % |
OpEx | 302 |
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En millions d’euros ICP reporté | CapEx | ||||||||||||
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Exercice financier (N) | 2025 | ||||||||||||
Activités économiques |
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| Objectif environnemental des activités Taxonomie alignées |
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Code | Part éligible des CapEx | Valeur monétaire des CapEx alignés sur la Taxonomie | Part alignée des CapEx | Atténuation du changement climatique | Adaptation au changement climatique | Eau | Économie circulaire | Pollution | Biodiversité | Activité habilitante | Activité transitoire | Proportion des activités alignées par rapport aux activités éligibles | |
Rénovation de bâtiments existants | CCM 7.2 | 15 % | 130 | 7 % | 7 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
| T | 44 % |
Installation, maintenance et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique | CCM 7.3 | 4 % | 39 | 2 % | 2 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | H |
| 50 % |
Acquisition et propriété de bâtiments | CCM 7.7 | 46 % | 255 | 13 % | 13 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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| 29 % |
Somme de l’alignement par objectif |
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| 22 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
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Total de l’ICP CAPEX | 66 % | 424 | 22 % | 22 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 2 % | 7 % | 34 % | |
Cette section présente des informations détaillées sur les ESRS S1, S2, S3 et S4. Ces normes guident le reporting concernant les effectifs propres du groupe, ainsi que les employés de la chaîne de valeur, les communautés affectées, les consommateurs et les utilisateurs finaux. L’alignement avec ces normes vise à instaurer un cadre de travail robuste pour traiter l’ensemble des enjeux sociaux auquel le groupe peut être exposé et s’inscrit dans le cadre stratégique d’Hermès.
Cette section est divisée en quatre sous-sections :
Le développement durable d’Hermès repose sur l’épanouissement et le bien-être de ses équipes, au sein d’un projet d’entreprise qui place l’humain au cœur de ses valeurs depuis 1837. Plus largement, Hermès entretient la richesse de son capital humain et contribue aux grands enjeux de société par ses actions volontaristes en matière d’éthique, de diversité et d’inclusion, de bien-être et de développement des compétences de ses collaborateurs et de manière générale de respect des droits humains.
La politique du groupe est d’adhérer aux grands principes éthiques universellement reconnus, notamment ceux concernant les droits humains et la lutte contre la corruption. Cette politique est formalisée par plusieurs chartes et codes complémentaires s’inscrivant dans le cadre de principes fondamentaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, les règles de l’OIT, de l’OCDE ou le Pacte mondial en matière de développement durable.
En complément, Hermès a mis en place un ensemble d’objectifs, politiques et procédures afin d’accompagner tous les collaborateurs qui travaillent directement pour le groupe, ses fournisseurs, les communautés locales auprès desquelles le groupe opère et s’approvisionne et ses clients. L’ensemble de ces cadres de référence est présenté dans le tableau ci-dessous et les politiques propres à chaque catégorie sont décrites dans les sections correspondantes du présent chapitre.
Hermès, entreprise familiale aux valeurs humanistes, offre à ses collaborateurs un projet collectif, humain et responsable.
Dans le tableau ci-dessous sont résumés les impacts, risques et opportunités (IRO) concernant les collaborateurs d’Hermès (les salariés de l’entreprise, excluant le personnel non salarié) relatifs à l’ESRS S1 (non spécifique à l’entité) ainsi que les politiques déclinant le modèle social d’Hermès Hearts & Crafts. En particulier, sur les opportunités, Hermès n’a pas mesuré d’effets matériels financiers actuels sur la performance financière ou les flux de trésorerie. L’ensemble de ces IRO sont systémiques, et concernent tous les salariés d’Hermès, parfois ponctuellement et ne sont pas liés à des incidents individuels, sauf indication du contraire. Il est à noter que l’analyse menée dans le cadre du devoir de vigilance et l’analyse de double matérialité confirme qu’il n’existe pas de risque significatif de travail forcé ou de travail des enfants dans les effectifs d’Hermès, que ce soit en France comme à l’international. Hermès valorise également le fait que 62 % de ses collaborateurs se situent en France, et bénéficient ainsi de réglementations protectrices en matière de droits humains.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité | Politiques |
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Le modèle social |
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Management humaniste |
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Diversité, équité et inclusion |
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18 | Impact négatif sur le bien-être, l’engagement et les droits des salariés en cas de potentielles pratiques discriminatoires | Impact négatif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Potentielle | Plan de vigilance, charte éthique, code de conduite Politique Diversité, équité et inclusion |
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Santé et bien-être |
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Santé et sécurité |
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19 | Impact négatif potentiel sur la santé et sécurité des collaborateurs lié aux risques spécifiques aux activités des métiers, notamment sur les activités de production | Impact négatif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Santé et sécurité |
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Bien-être au travail et conciliation des temps de vie |
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20 | Impact positif sur les salariés en lien avec des conditions de travail propices à leur bien-être et à leur épanouissement | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Bien-être au travail et conciliation des temps de vie Politique Dialogue avec les collaborateurs |
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Reconnaissance et rétribution |
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Développement des compétences, gestion des talents et savoir-faire |
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21 | Impact positif sur l’employabilité des collaborateurs grâce au développement de leurs compétences via les parcours de formation cousus main | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Développement, savoir-faire et employabilité |
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22 | Impact positif sur le patrimoine artisanal grâce à la pérennisation des savoir‑faire via l’enseignement et la transmission des compétences clés | Impact positif | Opérations directes | Tous horizons temporels | Réelle |
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23 | Opportunité d’amélioration de la performance grâce à la gestion des talents et aux programmes de développement | Opportunité | Opérations directes | Tous horizons temporels |
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Chacun des impacts, risques et opportunités matériels identifiés dans le cadre de l’élaboration de la matrice de double matérialité fait l’objet d’une approche commune, en lien avec le cadre stratégique du modèle social d’Hermès : Hearts and Crafts. Ce cadre stratégique permet de partager un socle commun de référence, tout en encourageant des actions locales variées, adaptées aux contextes spécifiques de chaque entité. Le modèle d’organisation d’Hermès laisse une grande place à l’autonomie de ses différents métiers, chacun d’entre eux étant ancré dans une réalité singulière. Le groupe formalise une ambition et des axes stratégiques pour ensuite encourager des plans d’action principalement locaux et adaptés au contexte particulier. Les actions décrites ci-dessous sont une partie de celles poursuivies en 2025 au niveau du groupe. Les ambitions partagées ci-dessous nécessitent des ressources humaines de qualité et la mise à disposition d’infrastructures et ressources financières dédiées.
Le modèle social d’Hermès et les politiques et objectifs qui en découlent sont élaborés sous l’impulsion du groupe et en co-construction avec les entités et les filiales. Ils permettent de fixer des ambitions communes et d’orienter les feuilles de route de chaque entité.
Chaque directeur des ressources humaines opérationnel est en charge de la construction des plans d’action adaptés pour son entité, en lien avec les objectifs globaux définis, s’appliquant à l’ensemble des entités.
Le pilotage des politiques et des objectifs associés est réalisé au niveau de la direction de ressources humaines du groupe, en lien avec les directeurs des ressources humaines opérationnels. Ces derniers sont associés à l’évaluation régulière des politiques, au suivi de leur performance et à la fixation des objectifs, à travers les séminaires annuels des directeurs RH (HR Leadership Team), et les réunions mensuelles du HR Council. Les directions générales de chaque métier et entité sont associées annuellement au bilan des initiatives et à la réflexion prospective sur les grands sujets sociaux.
Le sujet de la santé et sécurité fait l’objet d’une gouvernance particulière, partagée entre la direction industrielle, la direction du développement durable et la direction RH.
Parallèlement, des communautés d’expertises sont régulièrement animées sur les thématiques clés : référents et ambassadeurs Diversité, Équité et Inclusion, référents et ambassadeurs Handicap, professionnels Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) et personnels de santé sur les sujets de la santé et sécurité, professionnels Rémunération et Protection sociale, ambassadeurs Formation et Développement sur les thématiques du développement des collaborateurs. Ce maillage large permet un dialogue permanent, source d’information descendante, de suivi des objectifs, mais aussi de remontées du terrain.
Signées par la directrice des ressources humaines du groupe, membre du Comité exécutif, et mises à disposition pour l’ensemble des collaborateurs via le site internet du groupe, les politiques sociales font l’objet également d’une présentation régulière auprès du Comité rémunération, nominations, gouvernance et RSE.
À travers les métiers, les créations, les savoir-faire, le réseau de distribution et les clients de la maison, Hermès a pour ambition de promouvoir la diversité. Depuis toujours, en lien avec ses valeurs humanistes, l’inclusion et le bien-être de chacun constituent un levier essentiel de la notion de vivre-ensemble. La maison a à cœur de garantir un environnement de travail inclusif dans lequel chacune et chacun dans ses différences trouve sa place, apporte sa contribution et s’épanouit dans le respect des autres.
Hermès a structuré son ambition dans un cadre de référence servant les plans d’action locaux. En 2025, la maison a formalisé cette politique autour des piliers suivants :
Ces quatre axes sont déclinés en leviers d’action portés par un réseau de référents et d’ambassadeurs DEI au sein de l’ensemble des entités du groupe, contribuant par leurs actions à donner de la visibilité sur ces enjeux auprès des collaborateurs. Ce réseau est animé régulièrement par le biais de réunions, webinaires et échanges ponctuels. Il se réunit lors d’un séminaire annuel pour monter en compétence collectivement, partager les bonnes pratiques et donner du rythme à leur ambition en matière de la diversité, équité et inclusion locale.
La politique est traduite localement en actions concrètes voire en politiques locales. À titre d’exemple, la politique DEI et l’engagement sur le sujet du handicap au travail ont donné lieu en France à trois accords collectifs triennaux successifs. Le dernier accord collectif actuellement en vigueur est construit autour de quatre piliers : la favorisation de l’emploi et l’intégration de personnes en situation de handicap ; une meilleure conciliation entre le handicap et la vie professionnelle ; un renforcement de l’emploi indirect par la collaboration avec le secteur protégé et adapté ; la sensibilisation et la formation aux différentes formes de handicap. Ces efforts portent leurs fruits d’année en année, avec un taux d’emploi de personnes en situation de handicap en France de 7,90 % (56) en 2024.
En complément de la politique DEI et des actions déployées localement, le dispositif groupe de signalement, « H-Alert ! », permet de signaler toute situation relative à un cas de discrimination ou de harcèlement. Pour davantage d’informations concernant ce dispositif d’alerte, se référer au § 4.1.4.8.1.
En 2025, les efforts en matière de sensibilisation aux risques de discrimination et à l’existence de biais inconscients se sont poursuivis sous plusieurs formats et en visant plusieurs populations de collaborateurs. Ces initiatives, portant sur l’ensemble des axes de la politique groupe cités ci-dessus, s’organisent autour de trois aspects clés : la formation, l’animation du réseau, et la sensibilisation.
Des événements de mobilisation et d’animation des différents réseaux internes en matière de DEI ont lieu chaque année. Ces journées sont l’opportunité de partager de bonnes pratiques, animer des ateliers de sensibilisation, et rappeler l’ambition du groupe sur ces sujets afin d’accompagner au mieux les référents et ambassadeurs dans la mise en œuvre. À titre d’exemple, les événements suivants ont été organisés en 2025 :
De nombreuses initiatives ont été déployées au sein des entités en 2025 afin d’engager et de mobiliser l’ensemble des collaborateurs sur la diversité :
En 2026, les efforts de sensibilisation se poursuivront dans le même esprit, afin de partager la culture Hermès d’employeur responsable et d’être acteur et relais de l’ambition d’inclusion et de non-discrimination. La maison continuera également à assurer la mise à disposition de dispositifs de remontée d’alerte et de traitement des situations telles que décrites au § 4.1.4.8.1 .
Indicateurs | Objectif 2025 | Résultats 2025 | Objectifs 2026 |
|---|---|---|---|
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Attaché à son rôle d’employeur responsable et fidèle à ses valeurs humanistes, Hermès porte l’ambition de garantir à l’ensemble de ses collaborateurs un environnement de travail propice à leur santé et sécurité, dans le cadre d’une trajectoire zéro accident du travail.
La politique Santé et sécurité du groupe, formalisée en 2023, vise à matérialiser un cadre stratégique commun, qui contribue à préserver la santé et la sécurité des collaborateurs et prévenir la survenance d’accidents du travail. Elle est structurée en quatre axes :
Cette politique s’appuie sur un réseau interne dédié à la culture Santé et sécurité et la gestion des risques en la matière. Elle vise à matérialiser un cadre stratégique commun, qui contribue à prévenir les risques, préserver la santé et la sécurité des collaborateurs, faire progresser la culture Sécurité du groupe, et piloter la performance associée. Préparée par un groupe de travail constitué de représentants des magasins français, des métiers, des services support, de la direction des ressources humaines du groupe et de la direction industrielle, la politique Santé et sécurité est conçue pour l’ensemble des activités de la maison, dont les activités industrielles. Elle est disponible pour les collaborateurs via le site Internet et intranet groupe, et sa diffusion est également assurée via une démarche de sensibilisation détaillée ci-dessous.
En 2025, la maison a poursuivi le déploiement de sa politique Santé et sécurité. De nombreuses initiatives locales ont été déployées à l’échelle de l’ensemble du groupe dans l’objectif de renforcer l’ancrage de la culture Santé et sécurité au sein de toutes les entités, notamment à travers le développement de la capacité des managers du groupe à inspirer et influencer les comportements de chacun pour qu’ils deviennent plus sûrs, et l’implication et la responsabilisation des collaborateurs dans cette démarche.
De manière concrète, les initiatives principales ont été les suivantes en 2025 :
Ces initiatives complètent les animations du réseau HSE (57), qui réunit deux fois par an les responsables HSE des métiers afin de partager les bonnes pratiques et les projets innovants en matière de santé et sécurité, continuer à développer les compétences, et aligner les démarches autour des initiatives du groupe. La communauté HSE est également animée au niveau des métiers, afin de garantir l’alignement des pratiques jusqu’aux sites.
En complément, des webinaires à destination de l’ensemble de la communauté HSE sont proposés plusieurs fois par an par la direction industrielle du groupe.
En parallèle, le groupe continue à progresser sur la maîtrise de ses risques, au travers notamment du déploiement d’un tableau de bord permettant de piloter la conformité aux exigences du référentiel des risques majeurs, d’initiatives de communication et de sensibilisation, et de formations ciblées.
Ces efforts ont permis de constater un taux de fréquence en baisse à 6,18, et un taux de gravité de 0,39. Hermès prévoit en 2026 de continuer ses actions liées au développement de la culture Sécurité, ainsi que ses actions de prévention de la santé et de la sécurité des collaborateurs.
Indicateurs | Objectif 2025 | Résultats 2025 | Objectif 2026-2030 |
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BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL ET CONCILIATION DES TEMPS DE VIE
Hermès porte l’ambition de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail propice à leur bien-être physique et psychologique.
Cette ambition est traduite dans les politiques groupe relatives au bien-être au travail, à la conciliation des temps de vie, au dialogue avec les collaborateurs, et à la mise à disposition d’un socle de protection sociale, ainsi que dans le référentiel Harmonie porté par la direction immobilière du groupe.
Les grands axes portant sur les conditions de travail des collaborateurs sont les suivants :
Les dispositifs locaux, déclinés en lien avec la politique groupe, peuvent varier selon les cas et les spécificités locales.
En France, ces thématiques ont fait l’objet en 2023 d’un accord Conciliation des temps de vie qui vise à mieux accompagner celles et ceux qui sont confrontés à certaines situations personnelles impactant leur quotidien professionnel (aidants s’occupant d’un proche en perte d’autonomie, en raison d’une maladie, d’un handicap ou de son âge ; parents ; personnes en situation de vulnérabilité…) :
Les initiatives mises en place par l’accord ont été complétées par une plateforme d’information et d’assistance pour tous les collaborateurs leur permettant de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et qualitatif.
Indicateurs | Objectif 2025 | Résultats 2025 | Objectif 2026 |
|---|---|---|---|
Nombre de signalements Administration d’une enquête d’engagement | Rédiger une politique groupe en 2025 Mesurer tous les deux ans le ressenti des collaborateurs sur leur bien-être et conditions de travail à travers une enquête groupe | Rédaction d’une politique groupe Bien-être au travail et conciliation des temps de vie Rédaction d’une politique groupe Dialogue avec les collaborateurs Enquête d’engagement prévue au printemps 2026 | Mesurer tous les deux ans le ressenti des collaborateurs sur leur bien-être et leurs conditions de travail à travers une enquête groupe (prochainement en printemps 2026). |
L’ambition d’Hermès pour ses collaborateurs de « faire grandir la maison et grandir avec elle », est d’offrir un cadre propice à la réussite collective et à l’accomplissement individuel.
La politique Développement, savoir-faire et employabilité du groupe, formalisée en 2025, se structure autour de trois axes :
Ces piliers témoignent de la volonté d’Hermès d’accompagner les collaborateurs tout au long de leur parcours, à chaque étape clé de leur carrière. La mobilité interne est dynamique et constitue une source prioritaire de recrutement. Hermès reconnaît que chaque collaborateur apporte sa contribution à la réussite collective, dont les compétences constituent un patrimoine à faire fructifier à long terme, et tout au long du parcours. Le dispositif d’identification et de développement des talents vise à repérer les collaborateurs dont l’adhésion aux valeurs d’Hermès, les qualités personnelles et les compétences professionnelles sont particulièrement reconnues, afin de leur offrir des parcours de développement adaptés et de contribuer à la préparation des successions
La mobilité interne, premier levier de développement dans un contexte interne où les collaborateurs sont fidèles et les parcours de carrière construits sur le long terme, est activement animée et soutenue par le comité des carrières groupe et des comités de mobilité interne locaux. Le site Carrières dédié aux offres internes permet de rendre visibles et accessibles toutes les opportunités. En fort développement depuis plusieurs années, des exemples inspirants de parcours variés et transversaux sont partagés lors des deux événements annuels « K’Hermès des métiers ».
Hermès, maison de talents au service de la création et de la production d’objets de haute qualité, poursuit en priorité une stratégie de développement de tous. Le processus de revue annuelle de la performance est soutenu par une campagne annuelle obligatoire pour l’ensemble des collaborateurs, pilotée par le groupe. Elle vise à ce que tous les collaborateurs aient un échange constructif avec leur manager, consacré au bilan de l’année écoulée et à la projection des objectifs et projets de l’année suivante. Ce processus a été complété en 2025 par la mise en place d’un entretien de développement pour tous les collaborateurs, dans l’objectif de ritualiser un échange approfondi entre manager et collaborateur autour du plan de développement de chaque collaborateur.
La formation est une des formes du développement des collaborateurs, mais l’emphase est mise également sur la construction de l’expérience, à travers de nombreux programmes et projets visant à mettre les collaborateurs en situation de développement. Des plans de succession sont élaborés pour les postes clés à l’échelle des différents pôles.
Le Campus Hermès, source d’apprentissage et de formation interne, accompagne les collaborateurs qui le souhaitent au travers de parcours de formation multimodaux. Tout en favorisant la transmission des valeurs et la culture d’Hermès, le Campus Hermès accompagne le développement et l’épanouissement professionnel des collaborateurs. En plus d’accompagner les collaborateurs tout au long de leur évolution au sein de la maison, l’ambition du Campus est également de cultiver un esprit de curiosité et de découverte pour permettre à tous d’apprendre et de grandir. En ligne ou en présence, toute l’offre de formation s’articule autour de quatre catégories : la culture Hermès ; le management ; les expertises ; et le développement personnel.
Les savoir-faire d’Hermès constituent depuis toujours un patrimoine inestimable du groupe. Leur pérennisation et leur transmission sont au cœur du modèle d’Hermès et font l’objet d’une ambition portée et incarnée à tous les niveaux. L’excellence des savoir-faire traduite dans la beauté des objets vise à donner du sens au quotidien à l’ensemble des collaborateurs.
L’École Hermès des Savoir-Faire (EHSF) forme, transmet et valorise les métiers de l’artisanat. Chaque école, située au plus près des manufactures, propose des formations diplômantes en alternance à des personnes en reconversion ou à la recherche d’un premier emploi. Ce modèle, propice à l’apprentissage, offre à l’apprenant salarié les meilleures conditions de réussite, renforçant ainsi l’accès aux métiers d’artisanat d’exception.
Pour encourager un recrutement local, Hermès s’appuie sur ses nombreux partenaires, notamment les antennes locales de France Travail, ainsi que les lycées professionnels sur l’ensemble du territoire. Ces relations participent à l’ancrage territorial durable des métiers en donnant naissance à de nouvelles générations d’artisans. Recrutés sur la base de leur habileté manuelle, de leur savoir-être et de leur capacité d’apprentissage, les apprenants ont la possibilité de suivre des parcours de formation certifiants, préparant à l’un de ces trois métiers : artisan sellier-maroquinier, artisan coupeur-préparateur ou piqueur en maroquinerie. Afin de permettre aux collaborateurs de s’investir pleinement dans leur formation et de renforcer l’accès aux métiers d’artisanat d’exception, tous les apprenants sont salariés dès leur intégration aux écoles, quelle que soit leur situation antérieure.
L’EHSF est complétée par l’École des Artisans de la vente, qui accompagne les métiers de la Distribution ; et par l’Académie de la Bijouterie Hermès, qui renforce l’expertise singulière des métiers de la joaillerie.
Hermès s’engage plus largement à sensibiliser un grand public à la culture « faire bien et beau » qui anime la maison, et prend part à divers événements, placés sous le signe de la haute qualité et de la transmission, pour partager le goût du geste et susciter des vocations et engager les étudiants auprès des métiers de savoir-faire.
En complément des processus de revue de la performance, des entretiens de développement et de la revue des talents détaillés ci-dessus, le développement des talents prend appui sur un ensemble de dispositifs variés en réponse aux besoins définis selon l’expérience et les évolutions envisagées de chacun. En 2025 :
Ces initiatives auront vocation à se poursuivre en 2026, avec l’ajout de nouveaux programmes de talents et moyens d’encourager la mobilité interne afin d’accompagner le développement des collaborateurs en continu.
Le Campus Hermès a continué en 2025 à concevoir et déployer des programmes multimodaux pour chacun, dans les domaines de la culture d’entreprise, du management, des expertises et du développement personnel.
Pour ce faire, la maison a développé plusieurs offres de formation lors de l’année 2025, se traduisant par 23 heures de formation en moyenne par collaborateur formé :
En 2026, les offres de formation portant sur la culture d’entreprise, le management, le développement personnel, et les expertises métiers vont continuer à être révisées et développées. Le Campus Hermès a pour objectif de continuer à développer des méthodes pédagogiques innovantes et créatives afin d’ancrer davantage les compétences.
L’EHSF a poursuivi le renforcement de la démarche de pérennisation et de transmission des savoir-faire d’exception. Cette démarche s’est concrétisée en 2025 par :
Dans la continuité de l’année 2025, l’EHSF encouragera en 2026 :
Indicateurs | Objectifs 2025 | Résultats 2025 | Objectifs 2026 |
|---|---|---|---|
Nombre d’heures en moyenne de formation par collaborateur Nombre de centres de formation École Hermès des Savoir-Faire (EHSF) Nombre d’apprenants accompagnés via EHSF Taux de réussite en moyenne sur les examens CAP et CQP | Rédiger une politique groupe en 2025 | Rédaction d’une politique groupe Développement, savoir-faire et employabilité | Poursuivre le déploiement de la politique groupe via les initiatives Talents, EHSF et Campus Hermès |
Le groupe compte 26 494 collaborateurs dans le monde aujourd’hui, dont 46 % en production, 39 % en vente, et 15 % en support. Pour rappel, les éléments financiers relatifs aux effectifs de l’entreprise sont présents aux chapitres 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.5.3 et § 1.5.4 et 5 « Comptes consolidés », § 5.6, note 6.
Effectifs | Femme | Homme | Non déclaré | Total | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Nombre | Pourcentage | Nombre | Pourcentage | Nombre | Nombre | Pourcentage | ||||||||
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
Nombre de salariés | 17 894 | 17 018 | 67,5 % | 67,6 % | 8 600 | 8 167 | 32,5 % | 32,4 % | 0 | 0 | 26 494 | 25 185 | 100 % | 100 % |
Nombre de salariés permanents | 15 866 | 15 010 | 66,6 % | 66,6 % | 7 961 | 7 533 | 33,4 % | 33,4 % | 0 | 0 | 23 827 | 22 543 | 89,9 % | 89,5 % |
Nombre de salariés temporaires | 2 001 | 1 979 | 76,4 % | 76,2 % | 619 | 618 | 23,6 % | 23,8 % | 0 | 0 | 2 620 | 2 597 | 9,9 % | 10,3 % |
Nombre de salariés au nombre d’heures non garanti | 27 | 29 | 57,5 % | 64,4 % | 20 | 16 | 42,5 % | 35,6 % | 0 | 0 | 47 | 45 | 0,2 % | 0,2 % |
Nombre de salariés à temps plein | 17 003 | 16 198 | 66,9 % | 66,9 % | 8 411 | 8 005 | 33,1 % | 33,1 % | 0 | 0 | 25 414 | 24 203 | 95,9 % | 96,1 % |
Nombre de salariés à temps partiel | 891 | 820 | 82,5 % | 83,5 % | 189 | 162 | 17,5 % | 16,5 % | 0 | 0 | 1 080 | 982 | 4,1 % | 3,9 % |
Le nombre total de salariés a été calculé ainsi : le nombre de salariés, permanents et temporaires, à temps plein ou à temps partiel, avec une relation de travail directe avec une des entités du groupe et dont l’affectation est active au 31 décembre 2025. Les stagiaires, intérimaires et autres prestataires externes ne sont pas pris en compte dans le calcul des effectifs.
| Masculin | Féminin | Non déclaré | Total salarié | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
France | 5 037 | 4 808 | 11 269 | 10 711 | 0 | 0 | 16 306 | 15 519 |
| Nombre de collaborateurs | Répartition | ||
|---|---|---|---|---|
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
France (incluant Monaco) | 16 349 | 15 556 | 62 % | 62 % |
Europe (hors France) | 2 933 | 2 800 | 11 % | 11 % |
Japon | 1 147 | 1 062 | 4 % | 4 % |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 3 810 | 3 701 | 15 % | 15 % |
Amériques | 1 879 | 1 729 | 7 % | 7 % |
Moyen-Orient | 376 | 337 | 1 % | 1 % |
Total | 26 494 | 25 185 | 100 % | 100 % |
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Nombre de salariés ayant quitté l’entreprise au cours de la période de référence | 1 525 | 1 517 |
Taux de rotation des salariés au cours de la période de référence | 6 % | 6 % |
NB : Le taux de rotation des salariés est calculé en rapportant le total des départs volontaires et involontaires des collaborateurs permanents à l’effectif au 31 décembre 2025. | ||
Taux de couverture | Couverture des négociations collectives | Dialogue social | ||
|---|---|---|---|---|
Salariés dans l’Espace économique européen (EEE) | Représentation sur le lieu de travail | |||
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
0-19 % |
|
|
|
|
20-39 % |
|
|
|
|
40-59 % |
|
|
|
|
60-79 % |
|
|
|
|
80-100 % | Total Espace économique européen, France | Total Espace économique européen, France | France | France |
Sexe | Au niveau de l’encadrement supérieur | |||
|---|---|---|---|---|
Nombre de salariés | Répartition | |||
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
Homme | 52 | 59 | 51 % | 52 % |
Femme | 50 | 54 | 49 % | 48 % |
Non déclaré | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total salariés | 102 | 113 | 100 % | 100 % |
NB : L’encadrement supérieur est représenté par les salariés occupant les postes à plus forte responsabilité, selon la classification retenue dans le groupe (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.3.4.2). | ||||
Par âge | Nombre de salariés | Répartition | ||
|---|---|---|---|---|
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
Moins de 30 ans | 5 404 | 5 382 | 20,4 % | 21,4 % |
30-50 ans | 16 166 | 15 200 | 61,0 % | 60,3 % |
Plus de 50 ans | 4 924 | 4 603 | 18,6 % | 18,3 % |
Total salariés | 26 494 | 25 185 | 100 % | 100 % |
Hermès garantit à ses collaborateurs un salaire décent, conformément à la réglementation locale et aux indices de référence applicables. L’analyse menée par le groupe a confirmé ce fait (58).
En tant qu’employeur responsable et en accord avec les valeurs intrinsèques de son modèle social, la maison vise à assurer, au-delà même du salaire décent, une rémunération globale compétitive afin de permettre une qualité de vie et un développement tant personnel que professionnel sur le long terme ; pour davantage d’informations concernant la rémunération globale des collaborateurs, cf. 4.1.3.2.2 (Conditions de travail).
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Pourcentage des salariés percevant un salaire décent | 100 % | 100 % |
Salariés | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Pourcentage de collaborateurs couverts par le système de gestion de la santé | 100 % | 100 % |
Le nombre de décès dus à des ATMP (accidents du travail et maladies professionnelles) | 0 | 0 |
Le nombre d’accidents du travail comptabilisables | 248 | 303 |
Le taux de fréquence des accidents du travail | 6,18 | 7,89 |
Le taux de gravité des accidents du travail | 0,39 | 0,40 |
Comme indiqué au § 4.1.3.1.3, Hermès accorde une attention particulière à l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment en matière d’égalité salariale. En 2025, l’écart de rémunération ajusté est de 2,79 % en faveur des hommes au niveau mondial. Le calcul porte sur les salariés présents dans un même pays entre le 1er novembre 2024 et le 31 octobre 2025, à l’exclusion des alternants. L’écart de rémunération ajusté est calculé entre femmes et hommes à niveau de responsabilités comparable, au sein du même pays. Sont inclus tous les pays interfacés dans notre SIRH et comptant plus de 100 collaborateurs, ainsi que le Japon. Après analyse, les pays exclus n’ont pas d’impact significatif sur le résultat de l’indicateur 2025 présenté ci‑dessous.
Hermès ne calcule pas, à ce stade, l’écart de rémunération non ajusté tel que défini par les ESRS mais s’engage à compléter son calcul actuel à l’avenir, en fonction des pratiques de place et en tenant compte de l’évolution du cadre réglementaire européen en matière d’équité salariale.
En effet, Hermès privilégie le pilotage de l’écart de rémunération femme-homme ajusté qui reflète de façon plus pertinente les éventuels écarts de rémunération à corriger au-delà de ceux résultant de différences structurelles entre géographies ou typologies de poste.
Le ratio de rémunération annuelle totale, quant à lui, intègre des indices de pouvoir d’achat par pays, fournis par un cabinet externe spécialisé. Ces indices permettent d’ajuster les rémunérations des collaborateurs (femmes et hommes indifféremment) afin de les rendre comparables à celle de la personne la plus rémunérée. La médiane groupe est établie sur cette base et comparée à la rémunération de la personne la mieux rémunérée.
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Écart de rémunération moyen ajusté entre les hommes et les femmes | 2,79 % | 2,10 % |
Ratio de rémunération annuelle entre la rémunération maximum annuelle et la rémunération médiane totale annuelle | 101 | 92 |
Afin de renforcer la lutte contre les atteintes à l’éthique et à l’intégrité, et comme évoqué au § 4.1.3.2.2 (Conditions de travail), le groupe a mis en place un dispositif global de signalement dénommé H-Alert ! Les données suivantes indiquent le nombre de signalements reçus par le biais de ce dispositif (comptabilisation de l’ensemble des alertes remontées sous la catégorisation harcèlement et discrimination via les canaux mis à disposition des collaborateurs du groupe) :
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Nombre de signalements déposés par l’intermédiaire des différents canaux de remontée | 285 | 211 |
Nombre de signalements relatifs à la catégorie discrimination et harcèlement 1 | 70 | 111 |
Montant total des amendes, des pénalités et de l’indemnisation des dommages résultant des incidents de discrimination y compris le harcèlement | Information non disponible 2 | Information non disponible |
| ||
En 2025, 70 signalements ont été reçus par le biais du dispositif d’alerte H-Alert ! concernant les sujets relatifs aux ressources humaines tels que la discrimination, le harcèlement moral, le harcèlement sexuel et les agissements sexistes.
L’ensemble des alertes est compilé dans le dispositif H-Alert ! pour une meilleure traçabilité, en particulier des remontées directes aux équipes de ressources humaines locales.
Hermès prend au sérieux tout signalement d’anomalie reporté au sein de la maison. Le cas échéant, ces signalements peuvent donner lieu à une enquête afin de déterminer si le cas est avéré ou non. L’ensemble des interlocuteurs concernés par le traitement des signalements a été mobilisé et impliqué tout au long du traitement des incidents. Pour davantage d’informations concernant la politique d’Hermès à ce sujet, cf. § 4.1.3.2.2 (Conditions de travail) et § 4.1.4.8.1.
Le développement durable d’Hermès repose, au-delà de ses propres opérations, sur la capacité de ses partenaires et fournisseurs à se développer durablement au regard des enjeux sociaux, environnementaux et éthiques, en particulier sur les droits humains, les libertés fondamentales et les conditions de travail.
Les travailleurs de la chaîne de valeur recouvrent l’ensemble des travailleurs, des fournisseurs et partenaires avec lesquels Hermès collabore dans le cadre de ses activités, ainsi que les travailleurs non intégrés dans ses effectifs propres (cf. § 4.1.3.2) mais travaillant pour le compte du groupe. L’intégration des points de vue des travailleurs de la chaîne de valeur est essentielle pour garantir des pratiques responsables d’accompagnement et de suivi des fournisseurs, en prévenant tout risque lié aux conditions de travail de ces travailleurs, notamment en termes d’atteinte aux droits humains et à leur santé et sécurité.
Dans ce cadre, l’écoute des points de vue des travailleurs de la chaîne de valeur est réalisée principalement à travers des audits et visites de sites fournisseurs qui comprennent des entretiens avec des employés de fournisseurs et/ou leurs représentants. Ces interactions régulières sont essentielles et de nature à influencer le modèle d’affaires d’Hermès, notamment vis-à-vis de ses pratiques et de ses relations avec ses fournisseurs. Par exemple, en cas de non-conformités constatées, des points réguliers sont réalisés avec le fournisseur pour s’assurer de la prise en compte des problématiques remontées (dialogue social, salaire, conditions de travail, management, etc.). En fonction du niveau de criticité et de la réponse du fournisseur, la relation commerciale peut être modifiée, voire résiliée en cas de manquements graves. Par ailleurs, l’accès au mécanisme d’alerte H-Alert !, ouvert aux travailleurs de la chaîne de valeur (et à toutes les parties prenantes externes), peut également permettre de recevoir des alertes relatives à des situations jugées préoccupantes par les salariés qui y sont exposés.
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités, est détaillé aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Hermès place le lien avec ses fournisseurs et partenaires au centre de sa stratégie d’achats responsables. Le groupe reconnaît que les collaborateurs de ses partenaires, par leur savoir-faire et leur implication dans sa chaîne de valeur, jouent un rôle important dans la qualité des produits mis sur le marché et que les impacts, risques et opportunités qui leur sont associés sont étroitement liés à la stratégie et au modèle d’affaires du groupe.
Dans le tableau ci-dessous sont résumés les impacts, risques et opportunités relatifs à l’ESRS S2 ainsi que les politiques et cadres de référence régissant les relations partenariales entre Hermès et ses fournisseurs.
Intitulé IRO | Nature | Périmètre | Horizon | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Les communautés |
|
|
|
|
| |
Fournisseurs & partenaires |
|
|
|
|
| |
Accompagnement & contrôle des fournisseurs |
|
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| |||
24 | Impact sur les droits humains des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Potentielle | Politique Achats responsables Code de conduite Fournisseurs Briefs filières et RSE Questionnaire RSE Fiches Attentes RSE Charte éthique Plan de vigilance |
25 | Impact sur la santé et la sécurité des travailleurs chez les fournisseurs de la chaîne de valeur | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Potentielle | |
26 | Contribution à l’approche durable des fournisseurs du groupe | Impact positif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Réelle | Plan de vigilance Politique Achats responsables |
27 | Opportunité issue des partenariats long terme du groupe avec ses fournisseurs | Opportunité | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels |
| |
Hermès peut rencontrer des enjeux de santé et sécurité dans sa chaîne de valeur amont en raison d’un contrôle insuffisant des pratiques sociales engagées par les fournisseurs avec lesquels il collabore et auprès desquels il s’approvisionne. Le contexte des conditions de travail est variable, tous les fournisseurs n’ayant pas les mêmes obligations en matière de conformité aux normes internationales de sécurité et de qualité des environnements de travail.
De la même façon, Hermès peut faire face à des enjeux relatifs au respect des droits humains dans sa chaîne de valeur. Des fournisseurs peuvent en effet avoir un niveau de conformité insuffisant aux normes internationales en matière de respect et promotion des droits humains fondamentaux.
La stratégie et le modèle économique du groupe peuvent être repensés ou adaptés en raison de ces impacts comme précisé au § 4.1.1.5.
Le modèle artisanal d’Hermès, dont 55 % des objets sont fabriqués dans des ateliers internes et exclusifs et 75 % en France, s’appuie sur un réseau de fournisseurs situés essentiellement en Europe où les pratiques sociales sont plus strictes que dans d’autres environnements. Par conséquent, l’exposition d’Hermès au risque fournisseur est limitée d’autant plus que 46 % du top 50 des fournisseurs directs sont en France (représentant 51% des achats directs) et 48 % dans d’autres pays d’Europe. Néanmoins, Hermès traite attentivement les sujets des conditions de travail dans sa chaîne de valeur européenne, considérant qu’un grand nombre de ses fournisseurs sont des petites structures artisanales (TPE-PME) qu’il est nécessaire d’accompagner sur ces sujets. Enfin, une très faible part des achats a lieu dans des pays plus lointains où le contrôle et le suivi y sont, compte tenu du contexte, renforcés. La pratique de la maison est d’avoir une grande proximité avec ses fournisseurs et ce, historiquement pour des sujets de qualité et de mode de fonctionnement initial, permettant un suivi facilité de la qualité des pratiques éthiques et sociales. Ainsi, les conditions de travail (horaires, hygiène et sécurité, rémunération, dialogue social et représentation des salariés, pratiques disciplinaires), les risques de discrimination, de travail forcé, de travail des enfants et plus largement les conditions de vie (compte tenu du contexte local) font l’objet d’un suivi direct par les acheteurs des différents métiers.
Des réflexions sectorielles (à titre d’exemple pour le secteur de l’emballage) ou géographiques sont engagées pour permettre d’appréhender de manière plus précise les enjeux. Lorsqu’un sujet majeur est identifié, il est discuté avec le partenaire et un plan d’action co-construit est mis en place dans une logique de relations de long terme et d’accompagnement. En cas de manquement grave, la suspension voire la cessation de la relation commerciale sont envisagées.
Les plans d’action relatifs au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales font partie du plan de vigilance mis en place par le groupe dans le cadre de son devoir de vigilance. Ceci est repris et détaillé au § 4.3.
Les travailleurs situés sur les sites de l’entreprise mais qui ne font pas partie de ses effectifs sont essentiellement des personnes qui renforcent les équipes informatiques ainsi que les équipes chargées de la sécurité des sites. Compte tenu de la proximité de ces effectifs avec les opérations directes de la maison, cette catégorie de travailleurs bénéficie généralement des dispositifs de protection mis en place pour les effectifs du groupe (cf. § 4.1.3.2) autour des enjeux de santé et sécurité et de la protection des droits humains. À titre d’exemple, les initiatives en faveur de la santé et sécurité bénéficient aussi à ces travailleurs.
L’ensemble des fournisseurs comprend, pour les achats directs, les fournisseurs de matières (qui peuvent être de rang 1 (59) ou de rang 2 (60)), les fournisseurs de produits finis (rang 1) ainsi que leur propre chaîne de valeur. Compte tenu de la variété des matières rentrant dans la fabrication des produits finis d’Hermès, il s’agit essentiellement d’artisans, de salariés de sites industriels et, plus en amont de la chaîne, de travailleurs de sites d’extraction de métaux, de minéraux et de récolte de produits agricoles.
Pour les achats indirects, il s’agit de fournisseurs de produits finis hors objets commercialisés par le groupe, notamment les emballages, l’outillage et les machines industrielles ou encore les prestataires de services pour les fonctions support.
En aval, le groupe n’a pas identifié de catégories de travailleurs susceptibles d’être matériellement affectées par ses activités en matière de droits humains ou de santé et sécurité, à l’exception des prestataires de transport pouvant être exposés à un risque de sûreté. Ces prestataires sont couverts par l’ensemble des politiques et actions engagées par le groupe pour prévenir les potentiels impacts négatifs sur cette catégorie de travailleurs.
Au niveau de la chaîne de valeur, une attention particulière est portée à des travailleurs qui seraient particulièrement vulnérables aux impacts négatifs potentiels relatifs aux droits humains et à la santé et sécurité tels qu’identifiés dans l’analyse de double matérialité. Les catégories de travailleurs susceptibles d’être particulièrement exposées sont les jeunes travailleurs (moins de 18 ans), les femmes, les travailleurs migrants, les travailleurs étant amenés à être exposés à des risques selon l’activité du site (ex. : utilisation de produits chimiques, utilisation de machines), les travailleurs à domicile, les syndicats et représentants du personnel, les travailleurs en situation de handicap.
Dans le cadre des audits menés, une attention particulière est portée à ces types de travailleurs : recueil des informations chiffrées sur les types et nombre de contrats de travail (temps pleins, partiels, temporaires, saisonniers, stagiaires, etc.), le nombre d’employés hommes/femmes, le nombre de travailleurs de moins de 18 ans. Les contrats de travail des catégories de travailleurs les plus vulnérables sont audités en priorité. Lors des entretiens, l’auditeur s’assure de discuter avec un panel représentatif de l’ensemble des catégories de travailleurs ainsi qu’avec un représentant du personnel, dans la mesure du possible. La trame du questionnaire comprend des questions sur les sujets de conditions de travail, les mesures de sécurité, le respect des temps de travail et la rémunération. Les procès-verbaux des réunions entre représentants du personnel et direction sont demandés et revus lorsqu’ils existent. À la suite des audits identifiant des impacts sur les droits de l’homme, un plan d’action est mis en place avec le fournisseur. Un suivi régulier de l’avancement du plan d’action est réalisé par l’acheteur.
En matière de présence géographique, chaque année sont mises à jour :
Pour l’élaboration de ces listes, les risques sur les droits humains et les enjeux sociaux sont pris en compte (i.e. travail des enfants, travail forcé, liberté d’association, salaire décent, discrimination, travail informel et santé et sécurité au travail). Elles s’appuient sur une base de données externe et spécialisée sur des indices RSE suivis au niveau mondial. Les analyses de risques et plans d’action sont également adaptés en fonction des volumes d’affaires, des évolutions réglementaires et prennent en compte les actualités géographiques et sectorielles. En 2025, l’Italie a donné lieu à un renforcement significatif des contrôles. Une campagne de sensibilisation a été effectuée à destination des fournisseurs locaux et des fournisseurs ayant des sous-traitants ou des fournisseurs dans ce même pays. Le programme d’audits sociaux, déjà menés depuis plusieurs années sur le territoire italien, a été intensifié, en particulier les audits inopinés ou semi-annoncés. Une organisation interne spécifique à la conduite de ces audits a été renforcée depuis 2024 avec l’accroissement de l’équipe compliance du métier Chaussures, ainsi que la création d’une équipe basée en Italie, dédiée aux audits fournisseurs italiens de rang 1 et de rang 2 pour l’ensemble des autres métiers. 100 % des audits font l’objet d’un suivi approfondi et de proximité pour s’assurer du déploiement du plan d’action à réaliser.
Le travail forcé et le travail des enfants sont des sujets prioritaires des audits des filières agricoles, de l’ensemble des pays hors OCDE.
Hermès réalise des diagnostics filières afin d’identifier les risques systémiques dans sa chaîne de valeur. De plus, des audits spécifiques peuvent être réalisés auprès des fournisseurs en lien avec ces filières étudiées. Lorsque les résultats de l’audit d’une filière mettent en évidence des impacts négatifs systémiques propres à la filière (et non à Hermès), une réflexion est menée avec les acteurs de la chaîne de valeur afin de travailler à l’atténuation des impacts, au renforcement de la connaissance de la chaîne de valeur et à l’identification des opportunités d’amélioration. Dans le cas où l’amélioration des impacts est difficilement réalisable pour des raisons diverses, une suspension, voire un arrêt, de la relation est étudiée en mettant en œuvre un plan d’action afin de minimiser autant que possible l’impact sur les travailleurs au niveau local.
Lorsque Hermès a prévu de se désengager de certaines relations commerciales spécifiques, cela peut entraîner des impacts négatifs pour les travailleurs. Les plans de remédiation proposés par le groupe peuvent aider à gérer l’impact potentiellement engendré sur ces derniers.
Aucun impact négatif matériel lié à la transition durable (évolution vers des activités et des approvisionnements bas carbone) n’a été identifié sur la chaîne de valeur.
Dans le cadre des audits RSE, des entretiens du personnel des fournisseurs dans la chaîne de valeur amont, incluant les personnes considérées comme les plus exposées en fonction des pays ou des secteurs d’activité et les représentants du personnel, sont menés afin de comprendre la manière dont ils pourraient éventuellement être affectés négativement dans le cadre de leur travail.
Aucune controverse liée au non-respect des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, de la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail ou des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales impliquant des travailleurs de la chaîne de valeur n’a été signalée dans la chaîne de valeur en amont et en aval d’Hermès en 2025.
La protection des droits humains des travailleurs ainsi que la thématique santé et sécurité sont traitées par les politiques et instruments décrits ci-dessous, qui couvrent la totalité des travailleurs de la chaîne de valeur. Dans le cadre de ses interactions avec ces catégories de travailleurs, Hermès suit les principes et textes de référence listés au § 4.1.3.1.
Au niveau groupe, les directions des achats directs et indirects assurent la coordination et le contrôle des politiques, des outils et des réalisations. Ces directions sont sous la responsabilité de deux directions centrales, elles-mêmes sous la supervision de deux membres du Comité exécutif.
La politique Achats responsables groupe formalise les engagements en matière sociale, environnementale et éthique, en particulier sur les droits humains, les libertés fondamentales et les conditions d’emploi (i.e. santé, sécurité, temps de travail, salaires). Celle-ci est publique et disponible sur le site finance.hermes.com et elle a été signée par le directeur général gouvernance et développement des organisations et par le directeur général pôle Amont et Participations. Elle formalise les stratégies en faveur d’un achat responsable en s’inspirant de la norme internationale ISO 20400 et du Label relations fournisseurs et achats responsables (LRFAR). Elle a été établie avec les différents acteurs internes portant la relation fournisseur, en particulier les directions des achats directs et indirects et la communauté d’acheteurs expérimentés.
Tous les approvisionnements sont évalués en lien avec cette politique. Celle-ci est adressée aux fournisseurs, fabricants, prestataires de services et à tous leurs éventuels sous-traitants. En amont des relations commerciales et tout au long de ces dernières, les fournisseurs sont évalués par les acheteurs afin de vérifier leur conformité aux exigences sociales du groupe. À partir de cette politique, le groupe déploie des outils directement auprès de ses fournisseurs, notamment dans le cadre de l’évaluation et l’amélioration continue des conditions de travail des travailleurs de sa chaîne de valeur, notamment :
Hermès sollicite l’engagement formel de ses fournisseurs sur le respect de leurs obligations sociales et réglementaires. Cet engagement se formalise par la signature du Code de conduite Fournisseurs. Ce code présente des engagements de façon claire et détaillée en matière de santé et sécurité, conditions de travail et respect du temps du travail. Il mentionne notamment le travail forcé, la traite des personnes et le travail des enfants. Il fait référence également aux normes internationales, et notamment les conventions de l’OIT. Les fournisseurs s’engagent à déclarer leurs sous-traitants en annexe de ce code et à mettre en place des mesures de vigilance et de contrôle pour s’assurer que leurs sous-traitants respectent l’intégralité de leurs obligations en matière de droits humains et de santé et sécurité des personnes. Dans ce cadre, le groupe Hermès encourage le fournisseur à lui communiquer ce document.
Hermès vise à assurer un salaire décent pour l’ensemble des travailleurs de sa chaîne de valeur. Cette ambition se traduit par des engagements demandés à tous ses fournisseurs via le Code de conduite Fournisseurs.
Ce sujet fait également l’objet d’un contrôle notamment via les audits menés par le groupe. Dans ce cadre, les salaires sont contrôlés par rapport aux lois applicables établissant des minimums légaux et/ou à des référentiels internationaux.
Le Code de conduite Fournisseurs est publié sur le site Internet institutionnel du groupe, et permet à Hermès de solliciter l’engagement formel de ses fournisseurs à respecter leurs obligations sociales, réglementaires et environnementales à travers ce document.
Les deux instruments précisés ci-dessus ont été publiés en 2024 et n’ont pas fait l’objet de mise à jour sur l’exercice.
Les processus d’interaction avec les différentes parties prenantes d’Hermès sont précisés au sein du § 4.1.1.5.3. Le tableau ci-dessous résume les principales formes d’échange et de dialogue engagées avec les travailleurs de la chaîne de valeur.
Parties prenantes | Informer | Dialoguer | Collaborer |
|---|---|---|---|
Fournisseurs & partenaires de production | Communication des engagements du groupe auprès des représentants de l’entreprise (communication du Code de conduite Fournisseurs) | Échange avec les acheteurs dans le cadre du brief RSE Évaluation et audit des fournisseurs Interview de travailleurs dans la chaîne de valeur dans le cadre des audits terrain Dialogue avec des groupes de place et des initiatives sectorielles | Accompagnement qualité, Actions de formation RSE Programme de certifications |
Dans le cadre des audits fournisseurs effectués par des tiers indépendants pour le compte d’Hermès, des entretiens de collaborateurs des fournisseurs sont menés de façon systématique. Des travailleurs susceptibles d’être vulnérables aux incidences, représentants du personnel, des femmes, des travailleurs migrants, font partie des personnes interrogées à ces occasions. Les sujets traités lors de ces audits couvrent de manière non limitative les impacts négatifs matériels qui affectent ou sont susceptibles d’affecter les travailleurs de la chaîne de valeur, afin de prendre en compte leur perspective dans les relations d’affaires entre Hermès et les fournisseurs.
Des restitutions des nouveaux audits réalisés sont faites deux fois par mois, et chacun des 16 métiers du groupe présente l’avancemeent des plans d’actions issues des audits menés deux fois par an. Les directions de la coordination des achats directs ainsi que la direction de l’audit et des risques groupe sont présentes à chacune de ces restitutions.
Les interactions mentionnées ci-dessus ont lieu à chaque audit de fournisseur de rang 1.
| 2025 |
|---|---|
Nombre d’audits réalisés auprès des fournisseurs de rang 1 | Plus de 100 |
Fréquence d’interaction avec les personnels des fournisseurs | À chaque audit |
Fréquence d’interaction avec les instances représentatives des personnels des fournisseurs | À chaque audit |
La responsabilité de la tenue des interactions mentionnées ci-dessus est portée par le directeur général du pôle Amont, qui recouvre notamment le pilotage des achats directs liés à la fabrication des objets.
Le respect des droits des travailleurs de la chaîne de valeur est couvert par le cadre de référence présenté dans la section précédente. Le suivi des plans d’action des audits réalisé par l’acheteur référent permet de s’assurer de la prise en compte des problématiques identifiées lors des audits et interviews.
Lorsque des travailleurs de la chaîne de valeur sont susceptibles d’être particulièrement vulnérables aux impacts matériels identifiés, des mesures sont prises pour prendre en compte leurs perspectives. Ainsi, la politique Achats responsables précise les attendus des fournisseurs engagés dans la démarche Achats solidaires d’Hermès, comprenant les missions confiées à des entreprises employant des personnes en situation de handicap, ou des personnes de quartiers prioritaires ou de zones de revitalisation rurale.
Pour rappel, le mécanisme H-Alert ! décrit au § 4.1.4.8.1 est accessible à toutes les parties prenantes externes du groupe sur le site Internet institutionnel.
Afin de mieux comprendre où se situent les risques sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement du groupe, une méthodologie pour le pilotage des risques fournisseurs a été formalisée et déployée au sein des différents métiers de la maison par les directions des achats. Cette démarche intègre le sujet des risques en matière de droits humains, conditions de travail et d’égalité de traitement et égalité des chances pour tous au sein des travailleurs de la chaîne de valeur. Elle a été mise à jour en 2025.
Cette méthodologie et les outils associés sont synthétisés par le schéma ci-dessous :
En particulier, les acheteurs des métiers sont invités à classifier leurs fournisseurs en différentes catégories d’achats puis, pour chacune d’elles, de réaliser une cartographie des risques globale puis une analyse des risques par fournisseur. Les acheteurs ont à leur disposition plusieurs outils pour alimenter et affiner leur analyse de risque fournisseur, notamment :
Des visites terrain de référencement ou de suivi sont réalisées par l’acheteur.
Une fois l’analyse de risque complétée et si un niveau de risque important est confirmé, l’acheteur peut demander la réalisation d’un audit RSE concentré sur les aspects EHS&S (environnement, hygiène et sécurité, social et droits humains) auprès d’un organisme tiers.
D’autre part, une cartographie des risques est établie au niveau du groupe (cf. chapitre 3 « Facteurs et gestion des risques », § 3.1), enrichie par les cartographies de chacun des principaux métiers, filiales de distribution et activités support. Chacune d’entre elles prend en compte les risques liés aux fournisseurs et sous-traitants, et notamment les risques au regard des droits humains et libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes.
Depuis 2018, l’accent est mis sur les achats directs de production, pour lesquels la maîtrise des filières d’approvisionnement constitue un enjeu stratégique. Avec ses 16 métiers, le groupe comptabilise une centaine de catégories d’achats directs. Ces analyses de risques par catégorie d’achats sont complétées par des analyses de filières par matière première. Les audits réalisés contribuent à l’identification des problématiques relatives aux droits humains et libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes pour ensuite mettre en place des plans d’action adéquats. Une attention particulière est apportée dans les pays identifiés à risque.
Pour chaque catégorie d’achats ayant préalablement fait l’objet d’une cartographie des risques, les acheteurs des métiers réalisent une analyse de risque couvrant les risques en matière de droits humains et libertés fondamentales, de santé et sécurité des personnes, et plus généralement de conditions d’emploi, ainsi que les risques en matière d’environnement.
Si un risque est suspecté, une analyse plus détaillée est réalisée par l’acheteur pour le confirmer ou l’infirmer, avec en support le « questionnaire de connaissance fournisseur » détaillant les différentes thématiques présentes dans la grille d’analyse de risque fournisseurs préalablement renseignée.
Ce « questionnaire de connaissance fournisseur » est plus généralement utilisé par les acheteurs directs comme support à toute visite chez un fournisseur, de rang 1 ou supérieur, avec l’objectif de constamment renforcer la connaissance des filières d’approvisionnement. C’est également sur la base de ce questionnaire que les visites de pré-référencement sont réalisées par les acheteurs avant le début des relations avec un nouveau fournisseur. Ces visites de pré-référencement sont obligatoires sur le périmètre des achats directs.
En complément, le brief filières, créé en 2020, et le brief RSE développé en janvier 2021, modifiés selon les mises à jour des analyses de risques ou lors d’ajout de nouvelles matières, précisent les objectifs de la maison et ses attentes vis-à-vis des fournisseurs sur ces thématiques. Pour renforcer l’engagement des fournisseurs, un « questionnaire RSE » a été développé. Il permet aux acheteurs de récupérer toutes les informations nécessaires de leurs fournisseurs en matière de RSE (i.e. politique sociale, engagements en faveur de l’environnement et de la biodiversité, charte éthique). Fait sur mesure par les équipes Hermès, il est à la fois complet et correspond à leur typologie et à leurs besoins. Le plan de progrès qui en résultera sera plus facile à piloter avec eux en co-construction. Par exemple, cette démarche a permis de mieux comprendre les enjeux sociaux et énergétiques des façonniers du groupe.
Une procédure de conduite et de suivi des audits externes auprès des fournisseurs d’Hermès, mise à jour en août 2022, encadre le processus global du programme d’audits fournisseurs. Formalisé dans une démarche volontaire en 2011, le processus s’est renforcé avec la mise en application des lois sur le devoir de vigilance et Sapin II. Le programme d’audits fournisseurs est piloté par la direction de la coordination des achats directs (DCAD) en partenariat avec l’ensemble des métiers de la maison.
Une fois l’analyse de risque complétée et si un niveau de risque important est confirmé pour un fournisseur d’achats directs, l’acheteur peut demander la réalisation d’un audit RSE centré sur les aspects EHS&S (environnement, hygiène et sécurité, social et droits humains) et RSE auprès d’un organisme tiers.
Des audits sont aussi demandés pour les fournisseurs stratégiques ou sensibles (en raison notamment du volume d’affaires, savoir-faire spécifique, intuitu personae, pays lointains à titre d’exemple).
Ces audits durent chacun en moyenne deux jours sur site et se font en présence d’un représentant d’Hermès. Ils permettent de vérifier in situ la réalité des engagements des fournisseurs en matière sociale, environnementale et éthique, la bonne mise en œuvre des réglementations qui les concernent, la réalité des conditions de travail et de bien-être des employés. Cette approche d’audit privilégie la qualité des travaux sur le nombre de fournisseurs revus.
En lien avec le « questionnaire de connaissance fournisseur », ces audits couvrent les sept thématiques suivantes :
Parmi ces sept thématiques, les trois thématiques majeures, qui répondent aussi aux obligations relatives à la loi sur le devoir de vigilance, sont celles identifiées en orange sur le diagramme ci-dessus. Si le fournisseur audité a recours à de la sous-traitance, ces derniers partenaires seront audités par le cabinet tiers en fonction du niveau de risque identifié. Ces audits de rang 2 durent en général une demi-journée ou une journée selon la taille du site, et se concentrent sur les thématiques santé et sécurité, environnement, social, droits humains et libertés fondamentales.
Achats centraux | 2025 |
|---|---|
Nombre de fournisseurs audités | Plus de 200 fournisseurs |
Types de fournisseurs | Plus de 100 fournisseurs de rang 1 Plus de 100 fournisseurs de rang 2 |
Achats pilotés par les acheteurs métiers 1 |
|
|---|---|
Nombre de fournisseurs audités | Plus de 500 fournisseurs, |
Total des audits réalisés estimés | Plus de 700 |
| |
Hermès place la santé et la sécurité des hommes au cœur de ses préoccupations, de ce fait plus de la moitié des constats relevés durant les audits portent sur cette thématique en 2025 (62). À titre d’exemple, de nombreux fournisseurs ont depuis réalisé une évaluation des risques d’exposition aux produits chimiques comprenant des mesures d’exposition et la mise en place d’équipements de protection collectifs et individuels adéquats. Par ailleurs, certains fournisseurs ont dû mettre à jour leur évaluation des risques professionnels et sécuriser des machines non conformes présentant des risques pour les opérateurs.
Ces audits ont aussi permis d’identifier des manquements aux obligations réglementaires en termes de droits sociaux (non-respect des heures de travail, rémunération insuffisante des heures supplémentaires) ainsi que des cas de sous-traitance non déclarée. Les fournisseurs concernés ont tous immédiatement réagi et mis en place les actions nécessaires pour corriger la situation et se remettre en conformité. Hermès exige que chacun des fournisseurs concernés réagisse rapidement et mette en place un plan d’action adapté pour corriger la situation et se remettre en conformité.
Les audits constituent un élément fondamental du dispositif d’évaluation des risques chez les fournisseurs et sous-traitants, ils participent aussi de la qualité de la relation, facteur clé de succès d’un accompagnement durable vers de meilleures pratiques. C’est la raison pour laquelle les acheteurs des métiers s’impliquent dans les audits de leurs fournisseurs en accompagnant la démarche en amont, en participant aux audits au côté du cabinet externe et en suivant de manière formelle l’avancement des plans d’action.
Les audits des fournisseurs indirects durent d’un à deux jours. Comme pour les achats directs, c’est une approche par les risques qui est mise en œuvre. Depuis 2014, les fournisseurs stratégiques des emballages d’Hermès Sellier ont été audités. Chaque année, cette liste est élargie aux fournisseurs stratégiques des autres départements (comme la logistique, les agences d’intérim, le transport) ou aux fournisseurs pour lesquels les acheteurs ont identifié un risque. Les enjeux liés à la santé et sécurité ainsi que les droits humains des travailleurs sont évidemment intégrés à ces audits.
Dans la continuité de sa stratégie d’achats responsables, le pôle Achats indirects a sélectionné la société EcoVadis, fin 2018, qui propose une plateforme collaborative permettant d’évaluer la performance environnementale et la responsabilité sociétale (RSE) de ses fournisseurs sur quatre thèmes : environnement, social et droits humains, éthique et achats responsables. Les résultats d’évaluation des fournisseurs avec la plateforme se traduisent par des plans d’action proportionnels au risque encouru au regard de la note obtenue. Les nouveaux acheteurs indirects ont été formés en 2025 à l’utilisation de la plateforme EcoVadis. Le nombre de fournisseurs évalués s’est significativement accru (plus de 30%).
Nombre de fournisseurs indirects évalués en 2025 | Note moyenne Note moyenne EcoVadis | Note moyenne Fournisseurs Hermès//EcoVadis | |||
|---|---|---|---|---|---|
Environnement | Social et droits humains | Éthique des affaires | Achats responsables | ||
1 035 | 63,6//49,5 | 65,4//50,1 | 65,4//52,1 | 59,5//46,8 | 57,8//40,9 |
Afin de pouvoir inclure plus de fournisseurs, une autre solution a été testée auprès d’une centaine de fournisseurs indirects en 2025, leur donnant accès gratuitement à un questionnaire d’auto-évaluation RSE simplifié et décliné par catégorie d’achats indirects, chacune de ces catégories faisant l’objet de critères RSE précisément définis. Cet essai s’étant avéré concluant, il sera étendu en 2026 à une plus grande selection de fournisseurs, appartenant en priorité à la catégorie des petites et moyennes entreprises.
La politique du groupe repose également sur une volonté de former les acheteurs à un métier de plus en plus complexe et de formaliser des engagements concrets de la part des fournisseurs.
L’animation du réseau des acheteurs et l’organisation des actions communes de formation sont assurées par les pôles d’achats.
Le Comité de coordination des achats directs, animé par sa direction groupe, réunit régulièrement les acheteurs des métiers pour faire un point sur la politique et les procédures du groupe, les réglementations, les règles juridiques et les outils de suivi des fournisseurs et sous-traitants. Ces réunions sont aussi l’occasion de partager les cartographies des risques achats des différents métiers. Cela aide les acheteurs à exercer leur devoir de vigilance vis-à-vis de leurs fournisseurs et sous-traitants, et plus généralement vis-à-vis de l’ensemble des filières d’approvisionnement. En complément, des réseaux spécifiques à certaines filières d’approvisionnement, communes à différents métiers, existent depuis 2022 et se réunissent en moyenne deux fois par an pour assurer le suivi des plans d’actions filières. Il s’agit des réseaux achats & filières cuirs, textiles, métaux et pierres. D’autres réseaux ont été créés pour adresser annuellement les autres catégories de filières telles que le bois et les matières végétales, les matières premières du métier Parfum et Cosmétiques ou encore la céramique, l’émail, le verre ou le cristal. Ces réunions permettent d’échanger sur les risques identifiés au sein des filières et de définir et piloter les plans d’action pour prévenir ou atténuer ces risques.
La direction des achats indirects réunit également ses acheteurs, avec en particulier une journée annuelle de partage et sensibilisation aux grands enjeux. En 2025, le focus était sur les achats responsables avec le déploiement de la politique achats responsables et les outils à disposition des acheteurs pour accompagner leurs fournisseurs. Comme chaque année, un point a été fait sur les achats solidaires pour toujours sensibiliser la communité des acheteurs à collaborer avec les structures du secteur aidé.
Depuis fin 2018, un parcours de formation est déployé pour les acheteurs, avec l’objectif de renforcer et structurer les formations déjà existantes au sein du groupe. Ces sessions dédiées sont soit généralistes, avec des volets RSE détaillés, soit plus techniques sur les sujets EHS (environnement, hygiène et sécurité), conformité juridique et droits humains. Ainsi ce parcours comprend :
L’ensemble de ces formations améliore la capacité du réseau d’acheteurs Hermès à identifier ou prévenir des situations à risque pour les travailleurs de ses fournisseurs. L’efficacité de ces actions de formation se mesure par la qualité des mesures (cartographies, contrôle des conditions de travail…) engagées par les acheteurs du groupe.
Hermès a des objectifs en matière de certification des filières afin de remédier aux impacts négatifs identifiés comme matériels lors de la réalisation de l’analyse de double matérialité. En effet, une partie d’entre elles couvre les aspects relatifs aux collaborateurs de la chaîne de valeur amont en matière de santé sécurité et en matière de droits humains. Pour plus de détails au niveau des cibles fixées en termes de certification des filières, se reporter au § 4.1.2.5.5.
À moyen terme, Hermès tend à adopter les mesures suivantes pour les matières premières prioritaires :
Ces objectifs ont été déterminés avec le concours des directions engagées autour de ces enjeux en interne (direction des achats directs et indirects, direction de l’audit et des risques, direction juridique, direction développement durable).
| 2025 | Objectifs 2026 |
|---|---|---|
Audits réalisés |
| Maintenir l’effort d’audit de ses fournisseurs directs |
| 2025 | Objectif 2026 |
|---|---|---|
Nombre de fournisseurs nationaux et internationaux invités à remplir la plateforme EcoVadis depuis 2018 | 1 110 (dont 1 035 évalués, représentant 60 % de la dépense en achats indirects en France) | Accroître annuellement le taux de couverture (en volume de dépenses) des évaluations RSE réalisées sur les fournisseurs d’achats indirects en France (via l’outil EcoVadis ou d’autres outils) |
Le développement durable d’Hermès s’ancre dans des relations harmonieuses et de long terme avec ses parties prenantes. Hermès exerce un rôle d’entreprise citoyenne là où elle opère, contribuant à la vitalité économique, sociale et culturelle des territoires. Par son activité, la maison entre en interaction avec les trois catégories de communautés locales suivantes :
Communautés locales | Définitions prises |
|---|---|
Riverains et habitants des territoires d’implantation | Personnes ou communautés vivant ou travaillant à proximité des sites du groupe. Cela recouvre les populations locales, les administrations locales, les écoles de formation territoriales et associations locales. |
Communautés le long de la chaîne de valeur amont | Toutes les communautés situées en amont ou en aval de la chaîne de valeur de l’entreprise. Cela comprend les fournisseurs et les sous-traitants (et les populations à leur contact). |
Populations autochtones (opérations propres et le long de la chaîne de valeur) | Les populations autochtones sont des groupes sociaux et culturels distincts qui partagent des liens ancestraux collectifs avec les ressources naturelles et les terres où elles vivent, qu’elles occupent ou dont elles ont été déplacées. |
Dans le cadre de l’analyse de double matérialité telle que décrite à la section § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique », Hermès a identifié les IRO suivants en lien avec ses communautés affectées.
Intitulé IRO | Nature | Périmètre | Horizon | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Les communautés |
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Parties prenantes & transparence |
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Responsabilité territoriale |
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28 | Impact des activités du groupe sur les communautés locales | Impact négatif | Communautés situées le long de la chaîne de valeur de l’entreprise, par exemple celles touchées par l’approvisionnement en matières premières Riverains et habitants des territoires d’implantation Peuples autochtones | Court terme | Réelle/ Potentielle pour les populations autochtones | Brief filières Brief RSE Plan de vigilance Politique de dialogue avec les parties prenantes (en cours de construction) |
29 | Contribution des activités du groupe aux territoires et aux communautés locales | Impact positif | Court terme | Réelle | ||
Impact des activités du groupe sur les communautés locales : les opérations et implantations directes du groupe peuvent potentiellement entraîner des nuisances (affectation des sols, conflit d’usage des biens communs, utilisation des ressources environnementales…), affectant la qualité de vie des communautés vivant à proximité.
Contribution des activités du groupe aux territoires et aux communautés locales : le groupe peut stimuler l’économie locale et la revitalisation rurale en créant des emplois, en favorisant l’accès à la formation et en soutenant les entreprises locales. Concernant les communautés autochtones situées le long de la chaîne de valeur amont d’Hermès, notamment celles touchées par l’approvisionnement en matières premières, cela comprend des projets de création d’emploi, de formation, de maintien de leurs écosystèmes. Ces démarches se font en lien avec les populations, leurs représentants et les fournisseurs.
Une exclusion thématique a été identifiée en raison de son absence de matérialité pour le modèle d’affaires et les activités d’Hermès : les droits civils et politiques des communautés, l’activité d’Hermès n’ayant pas d’effet sur ces droits, ou sur les droits et libertés fondamentales.
En 2025, aucune incidence négative réelle sur les communautés décrites plus haut n’a été observée ou signalée.
Hermès s’appuie sur une charte éthique alignée avec les principes de l’ONU, de l’OIT et de l’OCDE, complétée par un plan de vigilance et un Code de conduite Fournisseurs. Ces dispositifs encadrent les engagements en matière de droits humains et de responsabilité territoriale. Un mécanisme d’alerte, H-Alert !, est accessible à toutes les parties prenantes, incluant les communautés en relation avec Hermès, pour signaler leurs préoccupations relatives à des enjeux éthiques, environnementaux ou sociaux. Ces politiques garantissent la transparence, la concertation et la prévention des impacts négatifs, tout en favorisant des relations durables le long de la chaîne de valeur.
Hermès affirme son ancrage territorial par une présence significative dans 11 des 13 régions de France métropolitaine, à travers ses sites de production et ses magasins. En 2025, la maison comptait plus de 16 300 collaborateurs en France, et 75 % de la production était réalisée sur le territoire national. Cette implantation contribue directement à la vitalité économique et sociale des régions, en créant des emplois durables et en soutenant les filières locales.
Pour quantifier cet impact, Hermès a mesuré en 2025 son empreinte socio-économique selon la méthodologie LocalFootprint®(63). L’étude révèle qu’en 2023 l’activité d’Hermès en France permet de soutenir 89 073 emplois, et que chaque emploi direct chez Hermès(64) soutient 5,4 emplois supplémentaires dans l’économie française. Ces résultats confirment le rôle structurant d’Hermès dans les territoires et son effet démultiplicateur sur l’économie nationale.
Hermès agit pour renforcer son ancrage territorial et ses engagements sociaux. En France, la maison développe des projets immobiliers responsables, intégrant des études d’impact environnemental et des concertations avec les acteurs locaux (préfets, maires, directions régionales de l’environnement). La maroquinerie de l’Isle d’Espagnac, inaugurée en 2025 et implantée sur une friche industrielle réhabilitée, illustre cette démarche, tout comme le site Beyrand en Limousin, conçu pour préserver la biodiversité grâce à des plantations indigènes et des études faune/flore.
Dans la chaîne de valeur, Hermès collabore avec des communautés locales et autochtones pour garantir des pratiques responsables. En Mongolie, la maison développe une filière cachemire durable avec des coopératives en partenariat avec AVSF et travaille avec WWF pour préserver le nomadisme et lutter contre le surpâturage, assurant traçabilité et respect des droits. En Australie, Hermès Cuirs précieux (HCP) a construit une micro-ferme d’éclosion et d’élevage de crocodiles Porosus en partenariat avec l’ASRAC (Arafura Swamp Rangers Aboriginal Corporation), une organisation représentant les communautés aborigènes. Cette ferme est entièrement détenue et exploitée par la communauté vivant à proximité.
Hermès s’engage volontairement dans le mécénat et la solidarité. En 2025, la maison a consacré 23 M€ au mécénat, soutenant plus de 450 projets à travers le monde dans les domaines de la santé, de la culture, de l’éducation, de l’environnement et de la solidarité. Ces actions sont complémentaires de celles portées par la Fondation d'entreprise Hermès (voir chapitre 1).
Hermès promeut l’engagement de ses collaborateurs dans la démocratie locale. Plus de précisions sont disponibles dans sa charte éthique(65).
À travers son engagement dans les Livelihoods Carbon Funds (LCF), Hermès contribue par ailleurs à un impact positif relatif à la subsistance économique et sociale de plus de deux millions de personnes, grâce à la plantation de plus de 150 millions d’arbres, à la restauration ou plantation d’environ 80 000 hectares de mangrove, et à l’amélioration des conditions de vie de 280 000 familles, notamment par l’installation de foyers de cuisson améliorés.
Hermès définit progressivement des objectifs afin de suivre ses engagements en matière de lien avec les communautés. Pour mieux mesurer et comprendre ses impacts directs sur les communautés à proximité de ses opérations directes, le groupe souhaite actualiser périodiquement l’étude relative à l’empreinte socio-économique réalisée en 2025. Ces mises à jour permetteront de confirmer les impacts mesurés nationalement et localement, et d’étendre cet outil à d’autres périmètres ou géographies au sein du groupe.
Le développement durable d’Hermès s’ancre dans des relations harmonieuses et de long terme avec ses parties prenantes et dans ce cadre, le groupe s’engage de manière proactive dans la gestion des enjeux relatifs à la protection des données à caractère personnel de ses clients, tout en s’assurant de la conformité avec les normes internationales et locales de protection des droits des consommateurs.
Tel qu’indiqué au § 4.1.1.5.3, Hermès a identifié les consommateurs et utilisateurs finaux comme des parties prenantes importantes avec lesquelles l’entreprise échange et dialogue, notamment afin d’apporter des réponses adaptées à leurs attentes. Pour rappel, les modalités d’échange et de dialogue sont les suivantes :
Parties prenantes touchées | Informer | Dialoguer | Collaborer |
|---|---|---|---|
Clients, consommateurs et leurs représentants | Site Internet et réseaux sociaux Films « Empreintes sur le monde » Magazine Le Monde d’Hermès | Interactions directes en magasin avec le personnel de vente Événement Hermès in the Making Journées portes ouvertes | Liens avec le CRC (Centre de relations clients) afin d’interagir avec le service clientèle |
Plus d’informations sur l’analyse de double matérialité et l’identification des impacts, risques et opportunités sont disponibles aux sections § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès intègrent des considérations en lien avec la protection de leurs données personnelles.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon | Potentialité | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Éthique et conformité | ||||||
30 | Impact lié à une utilisation inappropriée des données personnelles | Impact négatif | Tous clients | Court terme | Potentielle | Charte éthique Code de conduite Binding Corporate Rules (BCR) Conformité aux lois sur la protection des données (dont le Règlement général de protection des données) Procédure ISP (Intégration de la sécurité et la vie privée dans les projets) |
Des mesures de sécurité inadaptées ou une utilisation inappropriée des données personnelles des clients peuvent conduire à une violation de leur vie privée.
Compte tenu de l’activité d’Hermès, l’impact négatif identifié ci-dessus demeure rare et peut résulter d’un incident ponctuel (pratique d’utilisation des données défaillantes).
Les politiques en matière de droits de l’homme qui répondent spécifiquement aux sujets matériels liés aux consommateurs et utilisateurs finaux s’appuient sur les référentiels du cadre groupe (cf. § 4.1.3.1.1).
Dès 2015, Hermès s’est doté d’un ensemble de règles de protection des données à caractère personnel de ses clients sous la forme de Binding Corporate Rules (BCR), qui préfiguraient le dispositif plus général de protection des données du groupe mis en place depuis lors. Ce dernier concerne plus largement l’ensemble des données personnelles collectées (i.e. clients, collaborateurs, tiers) par l’ensemble des filiales et métiers du groupe Hermès, quelle que soit leur localisation. Le dispositif de protection des données du groupe a été construit en cohérence avec le règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui constitue l’un des niveaux les plus élevés de protection des données dans le monde et tient compte également des exigences réglementaires locales. Ce dispositif inclut le code de conduite des affaires qui contient une fiche « Données à caractère personnel » (cf. § 4.1.4.2).
Les clients ont accès aux Binding Corporate Rules ainsi qu’à la politique de confidentialité qui explique les traitements qui sont réalisés avec leurs données personnelles sur hermes.com et en magasin. Le code de conduite est, quant à lui, disponible sur finance.hermes.com.
Tout individu dont les données sont traitées par le groupe Hermès dispose de droits, en particulier du droit d’accéder à ses données, de les modifier, de les effacer ou de s’opposer à leur traitement.
Il peut porter une réclamation auprès du délégué à la protection des données du groupe et dispose également du droit de déposer une plainte auprès de son autorité locale de protection des données en cas de violation présumée des règles de protection des données qui lui sont applicables.
Ces droits peuvent être exercés en ligne, en magasin, par e-mail, par téléphone et par courrier postal. Le délégué à la protection des données est aussi directement joignable par tout individu à l’adresse e-mail : privacy@hermes.com. Le traitement des demandes est confidentiel et s’effectue conformément aux procédures du groupe, dans le respect des lois et réglementations applicables. Les lanceurs d’alerte sont ainsi protégés du risque de représailles (cf. § 4.1.4.2).
Dès lors qu’un projet recouvre une dimension informatisée et/ou incluant des données personnelles, des procédures spécifiques (en particulier la procédure Intégration de la sécurité dans les projets, dite ISP) sont mises en place suivant le principe de protection des données dès la conception et par défaut (privacy by design & by default). Les risques en matière de sécurité informatique (cybersécurité) et de protection de la vie privée et des données personnelles sont évalués et peuvent amener à adapter le projet pour qu’il réponde aux standards du groupe.
La formation des collaborateurs à la protection des données par le biais d’un module e-learning est incluse dans le parcours d’intégration des nouveaux collaborateurs, puis renouvelée tous les deux ans. Des formations en présentiel sont dispensées aux catégories de collaborateurs les plus exposées au risque, par exemple, les équipes en magasin.
En matière de protection des données personnelles, le groupe s’attache à traiter les demandes d’exercice des droits des personnes concernées dans un délai inférieur au délai légal d’un mois prévu par le RGPD, conformément aux engagements définis dans la politique groupe.
La conduite des affaires étant une partie intégrante de la durabilité du modèle d’affaires d’Hermès, les informations relatives aux rôles des organes d’administration, de gestion et de surveillance et à leurs expertises sont présentées au sein de la norme ESRS 2 dans le présent document.
Le processus de réalisation de l’analyse de double matérialité et d’identification des impacts, risques et opportunités, est détaillé aux § 4.1.1.6 « Démarche d’identification des impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » et § 4.1.1.4 « Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ».
Comme détaillé au § 4.1.1.5 « Stratégie de durabilité », la feuille de route de développement durable et le modèle d’affaires d’Hermès intègrent des considérations en lien avec la conduite des affaires.
Intitulé IRO | Nature de l’IRO | Périmètre | Horizon de temps | Potentialité des impacts | Politiques | |
|---|---|---|---|---|---|---|
La planète |
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Matières | ||||||
Filières d’approvisionnement responsables | ||||||
16 | Impact des pratiques du groupe et de sa chaîne de valeur sur la bientraitance animale | Impact négatif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Réelle | Politique Bien-être animal Briefs filières Certifications |
17 | Risque d’atteinte à l’image du groupe lié au bien-être animal | Risque | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels |
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Les communautés |
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|---|---|---|---|---|---|---|
Fournisseurs & partenaires |
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Accompagnement & contrôle des fournisseurs |
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26 | Contribution à l’approche durable des fournisseurs du groupe | Impact positif | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels | Réelle | Plan de vigilance Politique Achats responsables |
27 | Opportunité issue des partenariats long terme du groupe avec ses fournisseurs | Opportunité | Chaîne de valeur amont | Tous horizons temporels |
| |
Éthique et conformité | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
31 | Risque lié à des controverses sur des pratiques non éthiques ou non conformes | Risque | Opérations directes et chaîne de valeur | Court terme |
| Plan de vigilance Politique Achats responsables Code de conduite Fournisseurs Charte éthique |
En raison de l’utilisation de matières premières d’origine animale dans la fabrication de ses objets, le groupe, via ses filières et ses opérations directes, peut avoir un impact négatif sur les pratiques d’élevage employées dans sa chaîne de valeur, qui pourraient être contraires aux principes du bien-être animal.
De la même manière, les controverses liées à la bientraitance et au bien-être animal qui surviendraient dans la chaîne de valeur du groupe peuvent directement ou indirectement porter atteinte à son image, en qualité de donneur d’ordres. Ces controverses peuvent alors affecter négativement la réputation et la désirabilité de la marque.
Des pratiques contraires aux règles éthiques de conduite des affaires peuvent entraîner une perte de confiance et de crédibilité auprès de l’ensemble des parties prenantes internes et externes du groupe (collaborateurs, fournisseurs, clients, investisseurs, etc.). Le non-respect des règles éthiques et des réglementations peut par ailleurs entraîner des sanctions de la part des autorités compétentes.
Grâce à des relations de long terme et de confiance avec ses partenaires d’affaires, Hermès peut appuyer l’adoption de pratiques éthiques, sociales et environnementales par ses fournisseurs. Cet appui peut se traduire par une aide matérielle ou un accompagnement expert (en formant et sensibilisant les fournisseurs à la gestion de leur empreinte carbone par exemple…).
La relation de long terme entretenue avec ses fournisseurs peut par ailleurs permettre à Hermès d’exercer une meilleure maîtrise des pratiques sociales et environnementales dans sa chaîne de valeur, et accroître ainsi la résilience et la gestion du risque pour Hermès. La qualité de ces relations et la confiance qui en résulte aide par ailleurs le groupe à la sécurisation de ses chaînes de valeur.
Par ailleurs, compte tenu du fait que des impacts négatifs relatifs aux travailleurs de la chaîne de valeur ont été identifiés dans le cadre de l’ESRS S2, les politiques et actions relatives à l’accompagnement des fournisseurs et à la transformation positive de la chaîne de valeur sont présentées au § 4.1.3.3.
Afin d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités liés à la conduite des affaires sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, Hermès s’est appuyé sur la cartographie des risques liés au devoir de vigilance, cohérente elle-même avec l’analyse des risques extra-financiers et les cartographies des risques générées pour ses activités et ses filières. Cette cartographie globale des risques liés au devoir de vigilance a été élaborée en association avec les parties prenantes internes et externes.
Le plan de vigilance prend en compte toutes les activités du groupe Hermès (entités internes, production, filiales de distribution…) et activités des acteurs de la chaîne de valeur (cf. Chaîne de valeur Hermès du plan de vigilance).
L’univers des risques analysés et identifiés dans le cadre du plan de vigilance a été défini par le groupe Hermès à la lumière des exigences de la loi relative au devoir de vigilance et en fonction des activités du groupe Hermès (cf. Univers des risques du devoir de vigilance, présent dans le plan de vigilance).
Le plan de vigilance permet au groupe Hermès d’identifier, d’éviter ou de réduire autant que possible les incidences des perturbations intervenant dans sa chaîne d’approvisionnement.
Dans ce cadre, le groupe a aussi déployé des formations destinées au personnel responsable des achats et de la chaîne d’approvisionnement. Ces formations traitent de la collaboration et du dialogue avec les fournisseurs. Elles concernent le cadre général des achats (règles légales, délais de paiements, etc.), les enjeux sociaux et le respect des droits humains.
Dans le cadre de l’élaboration de cette cartographie, le Comité compliance et vigilance a ainsi notamment :
Depuis 1837, Hermès a su rester fidèle à ses valeurs et demeure une maison d’artisans. En sélectionnant les plus belles matières, elle produit des objets d’exception utiles et esthétiques, conçus pour durer, grâce à leur qualité et leur désirabilité, et pour se transmettre. Hermès a acquis une envergure mondiale, mais la maison a toujours été, et reste, une entreprise indépendante portée par un actionnariat familial, gage de pragmatisme, de stabilité et de longévité. Privilégiant la fabrication française, son projet se fonde sur l’excellence de métiers d’artisans : la main de l’homme, le savoir-faire et la qualité en sont les clés.(66)
L’attention portée aux femmes et aux hommes se trouve naturellement au cœur du modèle artisanal de la maison.
Porté par ses valeurs humanistes, le groupe Hermès inscrit sa démarche éthique dans le cadre universel posé par les grands principes, normes et accords internationaux, notamment ceux relatifs aux droits de l’homme.
Hermès est attentif aux conditions de travail, au respect des droits humains tels que définis par les principes des Nations unies et de l’OCDE rappelés au § 4.1.3.1.1 (tableau des principes et cadres de référence internationaux).
Une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation, est garante des engagements, politiques, dispositifs de contrôle et d’alerte qui forment le socle de la démarche.
Les attributs de l’artisanat ont façonné le développement de la maison depuis ses origines et, en parallèle, son rapport au monde. Naturellement empreints de respect et d’humilité, ces attributs se sont, avec le temps, mués en valeurs d’entreprise.
Ces valeurs irriguent par proximité l’ensemble des collaborateurs, les fournisseurs et les partenaires. Elles forment le socle des actions de la maison en matière de développement durable en faisant siennes les notions de responsabilité individuelle comme collective, d’authenticité dans la recherche de l’excellence, ou d’acceptation du temps long comme un facteur de performance. Vécues et portées par ses dirigeants comme par l’ensemble de ses collaborateurs, elles représentent aujourd’hui les ferments de son ADN et les piliers fédérateurs de la démarche développement durable qu’Hermès partage avec ses parties prenantes.
Afin de promouvoir sa conduite des affaires, Hermès dispose de deux documents qui présentent ses valeurs éthiques et qui structurent sa stratégie : la charte éthique et le code de conduite des affaires. Ces documents lui permettent d’implémenter et d’évaluer la manière dont ses règles éthiques sont mises en place. Ils sont revus régulièrement par le Comité compliance et vigilance, organe décrit au § 4.1.4.2.
Hermès a de plus formalisé ses exigences éthiques par le biais des ambitions, outils et documents présentés ci-dessous, et notamment :
L’éthique de la maison est formalisée, depuis 2009, dans une charte éthique. Elle a été mise à jour en 2023, est diffusée dans le monde entier en plusieurs langues et est accessible à tous ses collaborateurs et parties prenantes.
La charte éthique vise à nourrir le projet d’entreprise autour de l’authenticité de l’objet et de l’éthique du groupe. Elle veille au respect du devoir de reconnaissance de nos collaborateurs et partenaires.
Cette charte ne se substitue pas aux lois et règlements applicables dans les pays où le groupe opère, mais elle a pour objectifs d’en promouvoir le respect et d’en assurer une bonne application. Elle s’inscrit bien évidemment dans le cadre de principes fondamentaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, les règles de l’OIT, de l’OCDE ou le Pacte mondial des Nations unies. Elle est un des moyens d’assurer la durabilité de notre modèle singulier d’entreprise.
| Extrait de la charte éthique groupe |
Une version synthétique est également disponible en externe sur le site Internet (67) et pour l’interne sur l’intranet HermèSphère dans la section « Notre éthique ». Elle réaffirme la volonté du groupe de respecter des principes fondamentaux dans les relations avec ses parties prenantes et est signée par la Gérance.
La charte éthique, conçue comme un instrument de progrès et de dialogue, vise à promouvoir le respect et assurer la bonne application des lois, règlements et principes fondamentaux. Elle invite les collaborateurs, en cas de difficulté d’application ou d’incompréhension, à dialoguer avec leur hiérarchie. Elle s’articule autour des sujets suivants :
Un code de conduite des affaires, disponible en plusieurs langues, est diffusé dans le monde entier à tous les salariés. Il pose les principes directeurs de la maison sur l’éthique des affaires. Il a été mis à jour en 2023 notamment afin de renforcer l’engagement du groupe sur le sujet du droit de la concurrence.
Pour contribuer à la bonne compréhension de tous, nous avons formalisé ce « code de conduite des affaires ». Son rôle est de sensibiliser sur certains risques, et de donner aux collaborateurs du groupe des réflexes de comportement sur des thèmes qui sont fréquemment discutés.
Les fiches ci-après, dont chacun doit être garant de la bonne application, sont des instruments de progrès et de dialogue.
| Extrait du code de conduite des affaires groupe |
Ce code est remis à tous les collaborateurs dès leur entrée dans la maison, est signé par la Gérance et disponible sur le site Internet (68).
Il a pour objectif de sensibiliser les collaborateurs aux risques éthiques, et de leur donner des réflexes de comportement et d’alerte. Il se compose de fiches thématiques, précisant des incontournables.
Le groupe Hermès entretient des relations avec ses collaborateurs et ses partenaires fondées sur la confiance, sur une communication ouverte et sur une stratégie de contrôle adaptée aux enjeux. Afin que chaque collaborateur adhère aux règles de bonne conduite portées par Hermès, de nombreuses formations leur permettent de comprendre l’importance et les enjeux de la démarche éthique du groupe dans le cadre de l’exercice de leurs activités. Les partenaires sont, quant à eux, informés des attentes du groupe et de l’existence des canaux de remontée d’information et de leurs modalités de saisine.
La promotion des valeurs éthiques est assurée par des actions de sensibilisation et de formation aux politiques du groupe. Le groupe a également mis en place des dispositifs de prévention et de détection afin de prévenir toute atteinte à ses principes.
Hermès ne tolère aucune conduite qui se manifesterait par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, susceptibles de porter atteinte aux droits humains d’un employé. La maison s’engage à veiller à ce que les conditions de travail permettent aux collaborateurs de s’épanouir et de se développer personnellement et professionnellement. La prévention et la lutte contre les atteintes aux droits humains des collaborateurs et les efforts pour garantir un environnement de travail propice à leur bien-être font ainsi partie des priorités d’Hermès.
Par ailleurs, le groupe Hermès et l’ensemble de ses collaborateurs s’attachent à respecter les lois et règlements applicables dans tous les pays où ils exercent une activité. Ces principes sont explicitement repris depuis 2009 dans la charte éthique du groupe et depuis 2012 dans le code de conduite des affaires, remis à tous les collaborateurs et disponible sur l’intranet groupe ainsi que sur le site Internet https://finance.hermes.com/.
En matière de gouvernance, le Comité éthique groupe supervise tous les sujets éthiques notamment ceux relatifs aux droits humains. Mis en place en 2018, il est présidé par le directeur général gouvernance et développement des organisations, membre du Comité exécutif, et composé du directeur des ressources humaines également membre du Comité exécutif, du directeur des relations sociales, du directeur juridique, et du directeur juridique conformité du groupe.
La politique du groupe est d’adhérer aux principes éthiques universellement reconnus, notamment ceux concernant les droits humains et la lutte contre la corruption, et de s’assurer de leur mise en œuvre dans ses opérations. Cette politique est formalisée par plusieurs chartes et codes complémentaires, validés par le Comité exécutif, s’inscrivant dans le cadre de principes fondamentaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, les règles de l’OIT (Organisation internationale du travail), de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) ou le Pacte mondial de l’ONU (Organisation des Nations unies) en matière de développement durable. Par ailleurs, le groupe Hermès et l’ensemble de ses collaborateurs s’attachent à respecter les lois et règlements applicables dans tous les pays où ils exercent une activité.
Hermès dialogue régulièrement avec ses collaborateurs au sujet des droits humains via les canaux de communication détaillés au § 4.1.4.8.2 concernant le dialogue social ; des précisions sur les actions menées à ce sujet sont également apportées au § 4.1.4.6.3.
Bien que l’analyse menée dans le cadre du devoir de vigilance ainsi que l’analyse de double matérialité confirment qu’il n’existe pas de risque significatif au sujet du travail forcé ou travail des enfants dans les effectifs d’Hermès, que ce soit en France ou à l’international, le groupe Hermès adhère néanmoins à la Charte des droits fondamentaux de l’Organisation internationale du travail, recouvrant notamment la lutte contre le travail forcé, le travail des enfants et la lutte contre la discrimination.
La lutte contre la corruption sous toutes ses formes irrigue l’ensemble des procédures et politiques du groupe. Axel Dumas, gérant, donne, avec les autres membres du Comité exécutif, l’impulsion en matière de respect des règles éthiques, avec une politique ferme de tolérance zéro envers tout acte de corruption. Ainsi, l’engagement des Instances dirigeantes est incarné au plus haut niveau du groupe.
Dans ce cadre, le Comité exécutif revoit les outils stratégiques de conformité et de gestion des risques du groupe au premier rang desquels figurent les cartographies du devoir de vigilance et du risque de corruption.
La gouvernance de la lutte contre la corruption s’appuie sur la direction juridique conformité et intègre le Comité compliance et vigilance et le Comité éthique avec un relais de proximité grâce au réseau de correspondants conformité groupe.
La mise à jour de la cartographie des risques anticorruption du groupe, tout comme l’ensemble des recommandations issues des plans d’action visant à maîtriser ces risques, témoignent de l’engagement indéfectible du groupe à lutter contre toute forme de corruption et de trafic d’influence.
Cet exercice s’inscrit dans la démarche du groupe d’améliorer continuellement son plan de lutte contre la corruption et le trafic d’influence afin de le rendre toujours plus solide et performant.
Une cartographie des risques de corruption du groupe a été mise en place en 2018 par la direction juridique conformité et la direction de l’audit et des risques, puis validée par le Comité exécutif. Elle a été mise à jour en 2020, puis à nouveau en 2025 et diffusée à l’ensemble des entités du groupe.
Élaborée selon une méthodologie réglementaire, cette cartographie couvre toutes les activités du groupe et toutes les zones géographiques. Elle identifie les principaux risques de corruption et de trafic d’influence, en précisant les métiers, les pays et les tiers concernés. Elle permet ainsi de définir et de prioriser des plans d’action anticorruption adaptés et efficaces.
La direction juridique conformité est chargée de définir, mettre en œuvre et animer les programmes de conformité et les règles éthiques du groupe Hermès. Elle identifie et maîtrise les risques de non-conformité, veille au respect des lois et réglementations, et coordonne ces actions avec les différents départements du groupe.
Le directeur juridique conformité est rattaché au directeur juridique groupe, qui dépend du directeur général gouvernance et développement des organisations. Les questions liées à la conduite des affaires sont sous la responsabilité de ce dernier, membre du Comité exécutif, qui reporte au gérant du groupe.
L’indépendance du directeur juridique conformité est garantie par un reporting direct et régulier auprès du directeur général gouvernance et développement des organisations.
Le directeur juridique conformité préside le Comité compliance et vigilance, est membre du Comité éthique du groupe et rend compte de son action au moins une fois par an au Comité d’audit et des risques du Conseil de surveillance d’Hermès International.
Pour déployer les programmes de conformité et les politiques éthiques, la direction juridique conformité s’appuie sur les équipes juridiques du siège et des filiales, les contrôleurs internes et les directions membres du Comité compliance et vigilance. Ensemble, ils veillent à l’application effective des règles et procédures par l’ensemble des métiers et entités du groupe.
Le Comité compliance et vigilance se réunit au moins quatre fois par an. Il est composé de la direction juridique groupe et de la direction juridique conformité, de la direction de l’audit et des risques, du développement durable, de la consolidation, fiscalité et du contrôle de gestion, du développement social du groupe, des achats directs groupe, des achats indirects groupe, et enfin de la direction des activités distribution groupe.
Il a pour mission notamment :
Le Comité éthique supervise les actions en matière d’éthique avec trois missions principales :
Les équipes juridiques en France et à l’international font partie du réseau des correspondants conformité. Elles relaient les actions de conformité en lien avec la direction juridique conformité du groupe et le délégué à la protection des données, et veillent à l’application des programmes de conformité et des règles éthiques.
Les directions juridiques internationales assurent le suivi des sujets de conformité avec les équipes locales. Par exemple, un comité conformité régional, créé en 2020, se réunit chaque trimestre en Asie du Sud et du Sud-Est pour traiter les questions de conformité, d’éthique et de protection des données.
Les contrôleurs et auditeurs internes participent également à ce dispositif. Ils vérifient l’application des programmes de conformité à l’aide d’un cadre de contrôle commun, défini avec la direction juridique conformité et la direction de l’audit et des risques.
Afin de veiller à la bonne application de son dispositif de conformité, Hermès a déployé un plan de contrôle reposant sur trois niveaux : le dispositif de prévention et de contrôle interne est détaillé dans le chapitre 3 « Facteurs et gestion des risques RFA », § 3.3.
Les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière, telles que décrites au chapitre 3 « Facteurs et gestion des risques », § 3.3.4.2 font partie intégrante du dispositif de conformité général comprenant la prévention et la lutte contre la corruption et visent notamment à prévenir et détecter tout fait contraire aux règles éthiques du groupe. Les contrôles sur les comptes jugés « plus sensibles » en matière de lutte contre la corruption sont régulièrement renforcés. Une procédure de contrôles comptables dédiée à la prévention et à la détection de la lutte contre la corruption et le trafic d’influence a été mise en place et les contrôles sont réalisés régulièrement.
Depuis 2024, le dispositif de contrôles comptables de prévention et de détection de la corruption a été renforcé par le déploiement d’un outil standardisé au sein du groupe, facilitant leur réalisation et formalisation.
En outre, les campagnes annuelles d’auto-évaluation décrites ci-dessous constituent un outil important du processus d’application des procédures de contrôle comptable pour toutes les entités du groupe.
La direction de l’audit et des risques contrôle la bonne application de ces procédures lors de ses audits internes.
Des évaluations de contrôle via des audits externes portant sur l’application des engagements requis auprès des partenaires du groupe sont menées régulièrement auprès de ses fournisseurs et partenaires. Ces audits couvrent notamment les thématiques suivantes : respect des procédures éthiques, lutte anticorruption, lutte contre le blanchiment d’argent, protection des données personnelles, respect de l’environnement, respect des droits humains et des libertés fondamentales, santé, hygiène et sécurité des collaborateurs. Ces contrôles sont détaillés davantage au § 4.1.3.3.6.
Au sein du groupe, plusieurs formations sur les enjeux éthiques (en présence physique ou à distance) sont dispensées aux collaborateurs, quel que soit leur contrat (CDD, CDI, intérimaire, stagiaire). En fonction des sujets, elles peuvent être conçues par la direction juridique ou par la direction des ressources humaines avec l’aide du contrôle interne.
Des modules de formation obligatoires dédiés à l’éthique et à la lutte contre la corruption sont déployés depuis 2020 auprès de tous les collaborateurs, dans le monde entier, ainsi qu’aux collaborateurs extérieurs et occasionnels. Ces modules donnent les clés pour prévenir les risques de corruption et les atteintes à l’éthique à l’aide de mises en situation concrètes. Parmi ces modules, le dispositif e‑learning comprend un test de compréhension avec un score minimum à atteindre afin de s’assurer que les collaborateurs ont bien assimilé les risques de corruption et la manière de les gérer. Cet e‑learning doit être suivi par l’intégralité des collaborateurs tous les deux ans.
Le programme Éthique Éthaque complète ce dispositif. Il traite des grands principes d’éthique des affaires du groupe, de l’intégrité, de la prévention de la corruption, du respect des règles de conduite, de la gestion des conflits d’intérêts et des situations à risque. Il s’appuie sur des exemples concrets et rappelle les comportements attendus ainsi que les outils et procédures internes disponibles en cas de doute.
Par ailleurs, la formation « Éthique, Intégrité et Anticorruption » (EIAC), mise à jour en 2024, est destinée aux personnels de vente . Elle est obligatoire, suivie, dispensée régulièrement dans toutes les filiales et renouvelée tous les deux ans, pour l’ensemble des collaborateurs des filiales de distribution, quel que soit leur contrat ou leur fonction.
Les personnes identifiées comme étant les plus exposées au risque de corruption et de versement de pots‑de‑vin le sont via une cartographie des risques de corruption, régulièrement mise à jour. L’intégralité (100%) des postes identifiés comme à risques est couverte par le programme de formation conformité décrit ci‑dessus.
Comme mentionné au § 4.1.4.2, le groupe Hermès dispose d’une politique de lutte contre la corruption (décrite ci-dessous) formalisée au travers d’un code de conduite anticorruption, mis en place à partir des résultats de la cartographie des risques de corruption du groupe, et qui est diffusé en plusieurs langues. Ce code de conduite a été validé par les Instances dirigeantes du groupe et a fait l’objet d’une communication dans toutes les entités et structures du groupe. Il a été remis et s’applique à l’ensemble des collaborateurs du groupe.
Le présent code de conduite anticorruption s’inscrit dans la continuité des engagements pris en matière d’éthique et de probité souscrits par le groupe Hermès. Il exprime l’engagement personnel des dirigeants et fait partie intégrante des valeurs et principes réunissant l’ensemble des collaborateurs du groupe Hermès.
| Extrait du code de conduite anticorruption groupe |
Le code de conduite anticorruption est disponible sur le site institutionnel Hermès finance (69).
Il décrit des règles en matière notamment de cadeaux et d’invitations, relations avec les tiers et les agents publics, prohibition des paiements de facilitation, gestion des conflits d’intérêts, mécénat et sponsoring, représentation d’intérêts, etc.
L’opportunité de mettre à jour le code de conduite anticorruption est réévaluée chaque année par le Comité compliance et vigilance.
En matière de lutte contre la corruption, le groupe a une double exigence : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité d’une part, et un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, d’autre part.
Les politiques groupe en matière d’éthique et de lutte contre la corruption sont notamment explicitées au sein du code de conduite des affaires disponible sur l’Intranet groupe ainsi que sur le site institutionnel Hermès Finance (1).
Le groupe Hermès continue de renforcer son plan de prévention contre la corruption, en conformité avec les exigences de la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique en France.
En outre, le groupe assure une veille juridique globale afin de tenir compte des évolutions législatives en matière de lutte contre la corruption et notamment aux législations et réglementations en vigueur tant en France que dans les pays dans lesquels il opère – tels que l’United Kingdom Bribery Act au Royaume-Uni ou encore le décret législatif 231 en Italie. Cette veille est effectuée par des ressources internes et externes.
Comme détaillé au § 4.1.4.8.2, et afin de renforcer l’indépendance des personnes en charge du traitement des alertes, les enquêtes sont menées en toute autonomie, en dehors de la ligne managériale concernée par le signalement.
Dans le respect des réglementations locales en vigueur, la maison peut, le cas échéant, faire appel à des tiers, tels que des avocats, pour conduire ces enquêtes.
Par ailleurs, le traitement des signalements est suivi par le Comité éthique, dont la composition collégiale permet de garantir une approche neutre et objective, et conforme aux valeurs éthiques de la maison.
Comme indiqué ci-dessus et en synthèse, le groupe Hermès a déployé les mesures suivantes en matière de prévention et de gestion des risques de corruption :
L’ensemble de ces mesures est décrit en détail en § 4.1.4.2 « Politique en matière de conduite des affaires » et § 4.1.4.6 « Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin ».
Comme indiqué au § 4.1.3.2.2, Hermès ne tolère aucune conduite qui se manifeste par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, susceptibles de porter atteinte à la dignité, à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne, mettant ainsi en péril son équilibre personnel ou son emploi, dégradant le climat social. Hermès s’engage à veiller à ce que les conditions de travail permettent aux collaborateurs de s’épanouir et de se développer professionnellement. La prévention et la lutte contre les atteintes aux droits humains des collaborateurs et les efforts pour garantir un environnement de travail propice au bien-être des collaborateurs font ainsi partie des priorités de la maison. Comme indiqué dans le plan de vigilance de l’entreprise, Hermès opère dans des pays à faible risque de violation des droits humains grâce à une législation robuste en la matière. La maison s’appuie sur son réseau de professionnels des ressources humaines et de représentants du personnel pour garantir, au niveau le plus local, que ces importantes lois relatives aux droits humains au travail sont respectées partout où le groupe opère.
En 2025, cette surveillance constante des éventuels dysfonctionnements s’est poursuivie grâce aux démarches suivantes :
Ces actions vont se poursuivre en 2026, avec les ressources humaines et financières adéquates qui permettront de veiller à ce que les droits des employés soient respectés.
| 2025 | 2024 | Variation en % |
|---|---|---|---|
Montant des amendes pour violation des lois anticorruption | 0 euro | 0 euro | 0 % |
Durant l’exercice 2025, le groupe n’a pas fait l’objet d’amendes pour violation des lois anticorruption, et n’a pas reçu de condamnation pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption.
Le groupe Hermès permet aux parties prenantes internes et externes de faire des signalements à l’aide d’un dispositif d’alerte composé de plusieurs canaux en fonction des parties prenantes, comprenant notamment la plateforme H-Alert ! Ce dispositif est destiné à permettre à ses employés dans le monde entier, à ses collaborateurs extérieurs et occasionnels et à l’ensemble des parties prenantes externes (notamment ses cocontractants et sous-traitants), de signaler les manquements et violations.
Concernant l’information des collaborateurs Hermès, ce dispositif est présenté dans toutes les formations obligatoires dédiées à la conduite des affaires et décrites au § 4.1.4.5.
Disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et opérée par un prestataire externe, la plateforme du dispositif H-Alert ! permet de signaler des faits susceptibles de constituer une violation de toute loi ou réglementation, ou une violation des codes, procédures et normes éthiques du groupe et de signaler également l’existence de risques ou atteintes envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ou encore l’environnement résultant des activités du groupe et/ou de ses sous-traitants ou fournisseurs.
Le dispositif global d’alerte H-Alert !, mis en place dès 2019, a été actualisé en 2022 et en 2023 conformément à la loi française n° 2022-401 du 21 mars 2022 et au décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 afin notamment de :
Le dispositif d’alerte H-Alert ! est ainsi accessible à toutes les parties prenantes du groupe tant internes qu’externes, que ce soit via le site intranet HermèSphère ou via le site Internet Hermès Finance. Disponible en 21 langues pour en assurer la parfaite diffusion, la nouvelle notice d’information a fait l’objet d’une communication au sein du groupe et de ses fournisseurs.
Ainsi, l’accès au mécanisme d’alerte H-Alert !, ouvert aux travailleurs de la chaîne de valeur (et à toutes parties prenantes externes), peut également permettre de recevoir des alertes relatives à des situations jugées préoccupantes par les salariés qui y sont exposés.
Dans ce cadre, la relation de proximité entre Hermès et ses fournisseurs est l’une des meilleures garanties de l’identification de comportements suspects ou de préoccupations qu’auraient les travailleurs de la chaîne de valeur en matière de conditions de travail incluant la santé et sécurité, l’égalité de traitement et le respect des droits humains. Les visites sur place des acheteurs et les évaluations fréquentes sont les outils majeurs permettant de détecter d’éventuels manquements et d’alerter le groupe.
Chacun des métiers est responsable du suivi des enjeux identifiés et de la bonne mise en place des actions correctives, préventives et de remédiations, le cas échéant, selon la typologie des constats identifiés, auprès des fournisseurs. De même, l’encadrement juridique des relations avec les fournisseurs et sous-traitants est régulièrement mis à jour au regard des expériences vécues. Les conclusions des audits, qui réunissent les acheteurs et les directions des achats directs et indirects groupe, permettent des échanges riches ancrés dans la réalité des fournisseurs et sous-traitants.
Enfin, conformément au Code de conduite Fournisseurs, tout travailleur dans la chaîne de valeur identifiant un comportement suspect au sein de la supply chain est invité à le signaler grâce au mécanisme H-Alert !, accessible aux fournisseurs et sous-traitants.
Plus largement, tous les moyens sont mis à disposition pour que les communautés affectées par Hermès aient accès à l’information relative à l’existence du dispositif H-Alert ! qui, conformément à la loi française, est accompagné d’un renforcement de la protection des lanceurs d’alerte contre d’éventuelles représailles. Ce renforcement devrait permettre d’accroître la confiance des communautés dans l’usage de ce dispositif.
Le groupe Hermès dispose d’une procédure interne encadrant la gestion des signalements. Les principes de cette procédure sont partagés avec les lanceurs d’alerte via la communication de la notice de signalement (disponible sur la plateforme H-Alert !). Les modalités et délais applicables au dispositif sont décrits dans ladite notice d’information. Dès lors qu’un signalement est effectué, conformément à la procédure, il fait l’objet d’une étude de qualification, d’un suivi et de la mise en place d’un plan de remédiation. Son efficacité est mesurée en lien avec les parties prenantes affectées concernées grâce à un dialogue conduit avec elles.
Dès réception d’un signalement, un accusé de réception du signalement est envoyé dans les sept jours à compter de la réception du signalement. La recevabilité des signalements est traitée dans un délai d’un mois et, si le signalement est recevable, il est immédiatement assigné à l’entité concernée par le sujet signalé. Les signalements relatifs aux sujets sociaux sont traités par le responsable des ressources humaines ou directeur local des ressources humaines (hors ligne managériale contre laquelle un signalement est émis) et son suivi est partagé avec le Comité éthique. Les autres signalements sont traités par une personne désignée par le Comité éthique en fonction de leur thématique (direction des achats, direction juridique, etc.) .
Conformément au droit applicable transposant la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil, Hermès a mis en place des mesures pour protéger les lanceurs d’alerte ainsi que les représentants des salariés. L’auteur d’un signalement qui agit de bonne foi est susceptible de bénéficier d’une protection qui peut varier en fonction des lois et réglementations applicables au niveau local. En France, et plus généralement en Europe, cette protection s’applique même si les faits se révèlent inexacts ou ne donnent lieu à aucune suite. En application de cette protection, un salarié ne peut être licencié, sanctionné ou discriminé en aucune manière pour avoir signalé des faits dans le respect des présentes conditions. Plus généralement, aucune mesure de représailles ne saurait être prise à son égard. Toutefois, toute utilisation abusive (notamment en cas de dénonciation calomnieuse, diffamation ou injure) du dispositif H-Alert ! peut exposer son auteur à des sanctions disciplinaires et, le cas échéant, à des sanctions civiles et/ou pénales. Au contraire, l’utilisation de bonne foi du dispositif H-Alert ! n’exposera son auteur à aucune sanction disciplinaire. Aucune donnée permettant l’identification de l’auteur du signalement ne peut être divulguée à des tiers sans son consentement. Toutefois, dans les cas où l’entité Hermès chargée du recueil et du traitement des signalements est tenue de dénoncer les faits à l’autorité judiciaire, l’identité de l’auteur du signalement peut être divulguée (l’auteur du signalement en sera informé par écrit, sauf si cette information est susceptible de compromettre la procédure judiciaire). Dans le cadre du présent dispositif H-Alert !, ne sont pas considérées comme des tiers les personnes qui peuvent être impliquées dans le traitement des signalements effectués.
La protection applicable aux lanceurs d’alerte choisissant d’effectuer un signalement peut également être étendue à d’autres personnes conformément aux dispositions légales applicables. À titre informatif, les personnes suivantes bénéficient d’une protection au regard de la loi française :
En illustration, en matière de protection du lanceur d’alerte, le groupe a mis en place des mesures effectives pour garantir la confidentialité des informations et le traitement des signalements à tout moment, tout comme l’interdiction de mesures de représailles à l’encontre des lanceurs d’alerte. Le cas échéant, à la suite d’une enquête, des sanctions disciplinaires peuvent être décidées et mises en œuvre à l’encontre de collaborateurs qui auraient enfreint les règles éthiques du groupe, et peuvent aller jusqu’au licenciement. Des contrats et des relations commerciales (avec des fournisseurs ou partenaires économiques) peuvent être également rompus en cas de manquements graves aux règles éthiques du groupe.
Un système de sanctions est mis en place pour les programmes de conformité car toute violation en matière d’éthique et à l’intégrité est contraire aux valeurs intrinsèques du groupe et aux règles internes définies en la matière.
Conformément au droit en vigueur en France, il existe un règlement intérieur qui consacre un chapitre au droit disciplinaire (notamment en cas de violation du code de conduite anticorruption) et au respect des droits de la défense.
À l’international, selon le droit local applicable, il existe soit un règlement intérieur qui rappelle les règles applicables en matière disciplinaire qui peuvent aller jusqu’au licenciement, soit un livret remis aux employés à leur arrivée (i.e. employee handbook) qui contient les règles relatives au droit disciplinaire et qui intègre des mesures anticorruption. En cas de manquement aux règles éthiques et aux programmes de conformité du groupe, les relations commerciales avec un distributeur ou un fournisseur peuvent être suspendues dans l’attente de la mise en place d’actions correctives ou être rompues, selon les circonstances de l’espèce.
La confiance dans le dispositif H-Alert ! peut se mesurer par le nombre et le type d’alertes remontées. Ainsi, la tendance actuelle du nombre d’alertes démontre une confiance continue dans le système qui assure par ailleurs une confidentialité totale.
En 2025, 285 signalements ont été reçus par le biais du dispositif d’alerte (à comparer aux 211 signalements reçus en 2024). Cette progression témoigne d’un processus désormais connu et efficient auprès de l’ensemble des parties prenantes internes et externes :
L’ensemble des documents internes indique les mécanismes d’alerte disponibles. Ainsi, les collaborateurs confrontés à des situations qui soulèvent des questions d’éthique, ou estiment, de bonne foi, qu’une violation grave et manifeste d’un code, d’une charte, d’une procédure, d’une loi ou d’un règlement, dont ils ont eu personnellement connaissance, a été commise, sont encouragés à signaler, dans les meilleurs délais, les irrégularités ou manquements au moyen des canaux de signalement décrits précédemment.
Pour s’assurer de la bonne appropriation de ce mécanisme d’alerte par les parties prenantes externes, une section dédiée y est consacrée dans le Code de conduite Fournisseurs mis à jour et déployé début 2024. Une communication spécifique à destination des fournisseurs et prestataires de services a également été mise en place.
Afin de soutenir la trésorerie de leurs partenaires, la politique du groupe Hermès prévoit que les filiales françaises règlent leurs factures fournisseurs dès leur validation, sans forcément attendre l’échéance contractuelle.
Cette politique groupe s’applique à l’ensemble des fournisseurs quelle que soit leur taille, grandes entreprises, ETI ou PME.
Le délai moyen pour le paiement des fournisseurs quelle que soit leur taille, grandes entreprises, ETI ou PME pour l’ensemble des sociétés du groupe a été de 20 jours en 2025(70). Cette valeur, qui s’améliore sur l’exercice (27 jours en 2024) témoigne de la forte attention et des efforts portés par le groupe à ce sujet.
Hermès ne publie pas les pourcentages de retards de paiement fournisseurs car ceux-ci ne sont pas significatifs et, qu’à la date du 31 décembre 2025, il n’y a pas de procédure judiciaire en cours relative à des retards de paiement.
La méthodologie utilisée pour calculer les délais de paiement de référence s’appuie sur les délais légaux par pays. Afin de respecter les échéances de paiement, un dispositif de relance est mis en place pour s’assurer que les factures sont comptabilisées et contrôlées avant leur date d’échéance. Des reportings sont à disposition de l’ensemble des filiales pour s’assurer du respect des délais de paiement.
Hermès adopte une politique de relations fournisseurs qui repose sur des principes de pérennité, de confiance et d’exigence. L’entreprise s’engage à maintenir des relations équilibrées et durables avec ses partenaires, en excluant tout pratique agressive ou déloyale, et en veillant au respect des pratiques éthiques, à la préservation de l’environnement et au respect des droits humains dans sa chaîne de valeur. Le détail des politiques et actions engagées pour mieux maîtriser les risques et impacts liés à ses fournisseurs, ainsi que les enjeux sociaux et environnementaux de sa chaîne de valeur sont développées aux § 4.1.3.3.3 et § 4.1.3.3.6.
Hermès a mis en place une politique ambitieuse en matière de bien-être animal, reposant sur une approche scientifique rigoureuse pour l’ensemble des filières animales concernées, que ce soit dans sa sphère directe de responsabilité ou pour ses partenaires extérieurs. Formalisée en 2021, puis mise à jour en 2023, cette politique et l’ensemble des objectifs concrets qu’elle fixe ont été partagés avec les fournisseurs et partenaires d’Hermès. Elle est publiée sur le site du groupe (71) et s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue des pratiques. À cet égard, la mise à jour de 2023 vise à une meilleure prise en compte des dernières avancées scientifiques et opérationnelles. La politique Bien-Être animal d’Hermès repose sur les principes suivants :
Une feuille de route sur le bien-être animal a été adoptée pour chaque espèce concernée par la commercialisation de produits, dans l’ensemble des métiers du groupe, et la maison travaille en collaboration avec ses fournisseurs à la rédaction de feuilles de route opérationnelles.
L’ambition du groupe est de mettre à jour règulièrement sa politique bien-être animal au regard des dernières avancées et connaissances scientifiques.
Avertissement
Le présent document contient certaines affirmations et autres informations qui constituent des déclarations prospectives au sens des lois sur les valeurs mobilières en vigueur. Ces déclarations prospectives ne sont pas des données historiques et ne doivent pas être interprétées comme des garanties que les faits et données énoncés se produiront. Ces déclarations prospectives sont parfois identifiées par l’utilisation du futur, du conditionnel ou de termes à caractère prospectif tels que « ambitionner », « avoir pour objectif », « cibler », « chercher », « considérer », « croire », « devoir », « entendre », « envisager », « estimer », « objectif », « penser », « pouvoir », « s’attendre à », « souhaiter », « viser » ou, le cas échéant, la forme négative de ces mêmes termes, ou toute autre variante ou terminologie similaire. Ces déclarations prospectives sont soumises à de nombreux risques et incertitudes, difficilement prévisibles, généralement en dehors du contrôle du groupe Hermès ou sont même inconnues, et susceptibles d’aboutir à des résultats ou de donner aux événements une tournure significativement différente de ceux qu’expriment, sous-entendent ou prévoient ces déclarations prospectives.
Compte tenu des incertitudes significatives inhérentes à ces déclarations prospectives, ces dernières ne doivent pas être considérées comme une affirmation ou une garantie, de la part du groupe Hermès ou de quiconque, que le groupe Hermès atteindra ses buts, objectifs, aspirations, indicateurs, plans ou cibles dans un délai donné, ou qu’il les atteindra tout court, et notamment pour ce qui concerne les questions de durabilité. En outre, il n’est pas exclu que certaines déclarations relatives à des questions de durabilité, qu’elles concernent le passé, le présent ou l’avenir, soient fondées sur des standards encore en cours d’élaboration, sur des contrôles et processus internes qui continuent d’évoluer, ou sur des hypothèses susceptibles d’être modifiées à l’avenir.
À ce titre, il est précisé que le chapitre 4 du présent document a été préparé conformément au régime imposé par la directive européenne 2022/2464/UE concernant la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (la « CSRD »). Le présent document utilise certains termes spécifiques qui sont susceptibles d’entraîner la qualification de certaines informations ou points de données comme « matériels » ou « significatifs » afin de refléter certains impacts, risques ou opportunités spécifiques ou autres questions identifiées comme « matérielles » ou « significatives » pour le groupe Hermès ou pour ses parties prenantes conformément à ces initiatives ou normes. Cependant, tels qu’ils sont utilisés dans le présent rapport, ces termes sont distincts de, et ne doivent pas être confondus avec, ces termes tels qu’ils sont définis ou interprétés au regard de diverses lois et règlements sur les valeurs mobilières ou autres, et notamment au regard du règlement (UE) n° 596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché, ou dans le contexte d’états financiers. En particulier, aux fins de la CSRD, ces termes sont utilisés dans le cadre de la notion d’analyse de double matérialité, notion qui applique, aux fins de la CSRD, une norme et un régime spécifiques parfaitement distincts des notions de matérialité visées dans d’autres lois et règlements en vigueur.
Les déclarations prospectives contenues dans ce document ne sont valables qu’à la date de leur publication ; le groupe Hermès ne prend aucun engagement de mettre à jour ou de réviser les informations ou déclarations prospectives.
Points de données | Document de référence | Section du document |
|---|---|---|
ESRS 2 – GOV 1 21, 22, 23, 26 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 3, § 3 .3 « Organes d’administration et de direction » et § 3.4 « Organisation du Conseil de surveillance » |
ESRS 2 – GOV 3-29 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 3, 3 .8.2 « Présentation des éléments de rémunération et avantages de toute nature des mandataires sociaux » |
ESRS 2 – SBM 1 40, 41, 42 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 1, § 1.5 « Présentation du groupe et des résultats » |
ESRS E1-1-16 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 5, § 5.6 « Comptes consolidés RFA » |
ESRS S2-4-11 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 3, § 4.1 « Facteurs et gestion RFA » |
ESRS G1-4-24 | Document d’enregistrement universel | Chapitre 6, § 6.7 « Comptes sociaux RFA » |
Éléments essentiels de la diligence raisonnable | Paragraphes dans la déclaration relative à la durabilité |
|---|---|
a) Intégrer la diligence raisonnable dans la gouvernance, la stratégie et le modèle économique | 4.1.1.5.1 |
b) Collaborer avec les parties intéressées concernées à toutes les étapes de la diligence raisonnable | 4.1.1.5.3 |
c) Identifier et évaluer les impacts négatifs | 4.1.1.6.2 |
d) Prendre des mesures pour remédier à ces impacts négatifs | 4.1.1.6.2 (colonne politiques et actions) |
e) Suivre l’efficacité de ces efforts et communiquer | 4.1.1.6.2 (colonne cibles) |
Exigence de publication | Référence SFDR | Référence pilier 3 | Référence règlement sur | Référence loi européenne | Section/Page |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS 2 GOV-1 Mixité au sein des organes de gouvernance paragraphe 21, point d) | Indicateur no 13, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.1.2 |
ESRS 2 GOV-1 Pourcentage d’administrateurs indépendants paragraphe 21, point e) |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.1.2 |
ESRS 2 GOV-4 Déclaration sur la vigilance raisonnable paragraphe 30 | Indicateur no 10, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.1.3 |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées aux combustibles fossiles paragraphe 40, point d) i) | Indicateur no 4, | Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013 ; tableau 1 : Informations qualitatives sur le risque environnemental et tableau 2 : Informations qualitatives sur le risque social | Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.1.5.1 |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à la fabrication de produits chimiques paragraphe 40, point d) ii) | Indicateur no 9, |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.1.5.1 |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à des armes controversées paragraphe 40, point d) iii) | Indicateur no 14, tableau 1, annexe I |
| Article 12, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 (7), annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| 4.1.1.5.1 |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à la culture et à la production de tabac paragraphe 40, point d) iv) |
|
| Règlement délégué (UE) 2020/1818, article 12, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1816, annexe II |
| 4.1.1.5.1 |
ESRS E1-1 Plan de transition pour atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 paragraphe 14 |
|
|
| Article 2, paragraphe 1 du règlement (UE) 2021/1119 | 4.1.2.1.2 |
ESRS E1-1 Entreprises exclues des indices de référence « Accord de Paris » paragraphe 16, point g) |
| Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 1 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle | Article 12, paragraphe 1, points d) à g), et article 12, paragraphe 2 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.2.1.2 |
ESRS E1-4 Cibles de réduction des émissions de GES paragraphe 34 | Indicateur no 4, | Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 3 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement | Article 6 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.2.1.7 |
ESRS E1-5 Consommation d’énergie produite à partir de combustibles fossiles ventilée par source d’énergie (uniquement les secteurs ayant un fort impact sur le climat) paragraphe 38 | Indicateur no 5, |
|
|
| 4.1.2.1.8 |
ESRS E1-5 Consommation d’énergie et mix énergétique paragraphe 37 | Indicateur no 5, |
|
|
| 4.1.2.1.8 |
ESRS E1-5 Intensité énergétique des activités dans les secteurs à fort impact climatique paragraphes 40 à 43 | Indicateur no 6, |
|
|
| 4.1.2.1.8 |
ESRS E1-6 Émissions brutes de GES des scopes 1, 2 ou 3 et émissions totales de GES paragraphe 44 | Indicateurs no 1 et no 2, tableau 1, annexe I | Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 1 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle | Article 5, paragraphe 1, article 6 et article 8, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.2.1.9 |
ESRS E1-6 Intensité des émissions de GES brutes paragraphes 53 à 55 | Indicateur no 3, | Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 3 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement | Article 8, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.2.1.9 |
ESRS E1-7 Absorptions de GES et crédits carbone paragraphe 56 |
|
|
| Article 2, paragraphe 1 du règlement (UE) 2021/1119 | 4.1.2.1.10 |
ESRS E1-9 Exposition du portefeuille de l’indice de référence à des risques physiques liés au climat paragraphe 66 |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818, Annexe II du règlement (UE) 2020/1816 |
| n/a |
ESRS E1-9 Désagrégation des montants monétaires par risque physique aigu et chronique paragraphe 66, point a) ESRS E1-9 Localisation des actifs importants exposés à un risque physique matériel paragraphe 66, point c) |
| Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 5 : Portefeuille bancaire – Risque physique lié au changement climatique : expositions soumises à un risque physique |
|
| n/a |
ESRS E1-9 Ventilation de la valeur comptable des actifs immobiliers de l’entreprise par classe d’efficacité énergétique paragraphe 67, point c) |
| Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013, modèle 2 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : prêts garantis par des biens immobiliers – efficacité énergétique des sûretés |
|
| n/a |
ESRS E1-9 Degré d’exposition du portefeuille aux opportunités liées au climat paragraphe 69 |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission |
| n/a |
ESRS E2-4 Quantité de chaque polluant énuméré dans l’annexe II du règlement E-PRTR (Registre européen des rejets et des transferts de polluants) rejetés dans l’air, l’eau et le sol paragraphe 28 | Indicateur no 8, |
|
|
| 4.1.2.2.6 |
ESRS E3-1 Ressources hydriques et marines paragraphe 9 | Indicateur no 7, |
|
|
| 4.1.2.3.3 |
ESRS E3-1 Politique en la matière paragraphe 13 | Indicateur no 8, |
|
|
| 4.1.2.3.3 |
ESRS E3-1 Pratiques durables en ce qui concerne les océans et les mers paragraphe 14 | Indicateur no 12, tableau 2, annexe I |
|
|
| n/a |
ESRS E3-4 Pourcentage total d’eau recyclée et réutilisée paragraphe 28, point c) | Indicateur no 6.2, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.3.6 |
ESRS E3-4 Consommation d’eau totale en m3 par rapport au chiffre d’affaires généré par les propres activités de l’entreprise paragraphe 29 | Indicateur no 6.1, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.3.6 |
ESRS 2 SBM-3 E4 | Indicateur no 7, |
|
|
| 4.1.2.4.2 |
ESRS 2 SBM-3 E4 paragraphe 16, point b) | Indicateur no 10, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.4.2 |
ESRS 2 SBM-3 E4 paragraphe 16, point c) | Indicateur no 14, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.4.2 |
ESRS E4-2 Pratiques ou politiques foncières/agricoles durables paragraphe 24, point b) | Indicateur no 11, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.4.3 |
ESRS E4-2 Pratiques ou politiques durables en ce qui concerne les océans/mers paragraphe 24, point c) | Indicateur no 12, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.4.3 |
ESRS E4-2 Politiques de lutte contre la déforestation paragraphe 24, point d) | Indicateur no 15, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.4.3 |
ESRS E5-5 Déchets non recyclés paragraphe 37, point d) | Indicateur no 13, tableau 2, annexe I |
|
|
| 4.1.2.5.7 |
ESRS E5-5 Déchets dangereux et déchets radioactifs paragraphe 39 | Indicateur no 9, |
|
|
| 4.1.2.5.7 |
ESRS 2- SBM-3 – S1 Risque de travail forcé paragraphe 14, point f) | Indicateur no 13, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.2.1 |
ESRS 2- SBM-3 – S1 Risque d’exploitation d’enfants par le travail paragraphe 14, point g) | Indicateur no 12, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.2.1 |
ESRS S1-1 Engagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 20 | Indicateur no 9, |
|
|
| 4.1.3.1.1 |
ESRS S1-1 Politiques de vigilance raisonnable sur les questions visées par les conventions fondamentales 1 à 8 de l’Organisation internationale du travail paragraphe 21 |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.3.1.1 |
ESRS S1-1 Processus et mesures de prévention de la traite des êtres humains paragraphe 22 | Indicateur no 11, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.1.1 |
ESRS S1-1 Politique de prévention ou système de gestion des accidents du travail paragraphe 23 | Indicateur no 1, |
|
|
| 4.1.3.2.2 |
ESRS S1-3 Mécanismes de traitement des différends ou des plaintes paragraphe 32, point c) | Indicateur no 5, |
|
|
| 4.1.4.8 |
ESRS S1-14 Nombre de décès et nombre et taux d’accidents liés au travail paragraphe 88, points b) et c) | Indicateur no 2, |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| 4.1.3.2.10 |
ESRS S1-14 Nombre de jours perdus pour cause de blessure, d’accident, de décès ou de maladie paragraphe 88, point e) | Indicateur no 3, |
|
|
| 4.1.3.2.10 |
ESRS S1-17 Cas de discrimination paragraphe 103, point a) | Indicateur no 7, |
|
|
| 4.1.3.2.12 |
ESRS S2-1 Engagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 17 | Indicateur no 9, tableau 3, et |
|
|
| 4.1.3.3.3 |
ESRS S2-1 Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur paragraphe 18 | Indicateurs no 11 et no 4, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.3.3 |
ESRS S3-1 Engagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 16 | Indicateur no 9, |
|
|
| 4.1.3.4 |
ESRS S3-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des principes de l’OIT ou des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17 | Indicateur no 10, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.3.4 |
ESRS S3-4 Problèmes et incidents en matière de droits de l’homme paragraphe 36 | Indicateur no 14, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.4 |
ESRS S4-1 Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux paragraphe 16 | Indicateur no 9, |
|
|
| 4.1.3.5 |
ESRS S4-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17 | Indicateur no 10, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| 4.1.3.5 |
ESRS S4-4 Problèmes et incidents en matière de droits de l’homme paragraphe 35 | Indicateur no 14, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.3.5 |
ESRS G1-1 Convention des Nations unies contre la corruption paragraphe 10, point b) | Indicateur no 15, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.4.2.3 |
ESRS G1-1 Protection des lanceurs d’alerte paragraphe 10, point d) | Indicateur no 6, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.4.8.3 |
ESRS G1-4 Amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point a) | Indicateur no 17, tableau 3, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| 4.1.4.7 |
ESRS G1-4 Normes de lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point b) | Indicateur no 16, tableau 3, annexe I |
|
|
| 4.1.4.6 |
Hermès a défini les informations matérielles à publier en respectant scrupuleusement les recommandations des annexes C et E de l’ESRS 1. Ces annexes présentent notamment un outil d’aide à la décision permettant de déterminer les informations matérielles sur la base des enjeux porteurs d’IRO matériels.
La liste des exigences de publications (disclosure requirements) auxquels Hermès répond dans son rapport de durabilité est détaillée ci-dessous :
ID | Nom | Section |
|---|---|---|
DR BP-1 | Base générale pour la préparation au reporting de durabilité | § 4.1.1.1 |
DR BP-2 | Informations à fournir dans des circonstances spécifiques | § 4.1.1.1 |
DR GOV-1 | Rôle des organes d’administration, de gestion et de surveillance | § 4.1.1.2.2 |
DR GOV-2 | Informations fournies aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et questions relatives au développement durable traitées par ces derniers | § 4.1.1.2.3 |
DR GOV-3 | Intégration des performances en matière de durabilité dans les systèmes d’incitation | § 4.1.2.1.1 |
DR GOV-4 | Déclaration sur la due diligence | § 4.1.1.3 |
DR GOV-5 | Gestion des risques et contrôles internes concernant les rapports de durabilité | § 4.1.1.4 |
DR SBM-1 | Stratégie, business model et chaîne de valeur | § 4.1.1.5.1 |
DR SBM-2 | Intérêts et opinions des parties prenantes | § 4.1.1.5.3 |
DR SBM-3 | Impacts, risques et opportunités significatifs et leur interaction avec la stratégie et le business model | § 4.1.1.6 |
DR IRO-1 | Description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités significatifs | § 4.1.1.6 |
DR IRO-2 | Exigences de divulgation couvertes par la déclaration de durabilité de l’entreprise | § 4.1.5.1 |
DR E1-1 | Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique | § 4.1.2.1.2 |
DR E1-2 | Politiques relatives à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique | § 4.1.2.1.5 |
DR E1-3 | Actions et ressources liées aux politiques mises en place en lien avec le changement climatique | § 4.1.2.1.6 |
DR E1-4 | Objectifs liés à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique | § 4.1.2.1.7 |
DR E1-5 | Consommation d’énergie et mix énergétique | § 4.1.2.1.8 |
DR E1-6 | Émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et total des GES | § 4.1.2.1.9 |
DR E1-7 | Absorptions de GES et projets d’atténuation des GES financés grâce aux crédits carbone | § 4.1.2.1.10 |
DR E1-8 | Tarification interne du carbone | § 4.1.2.1.11 |
DR E1-9 | Effets financiers anticipés des risques physiques et de transition et des opportunités potentielles liées au climat | n/a |
DR E2-1 | Politiques relatives à la pollution | § 4.1.2.2.3 |
DR E2-2 | Actions et ressources liées à la pollution | § 4.1.2.2.4 |
DR E2-3 | Objectifs liés à la pollution | § 4.1.2.2.5 |
DR E2-4 | Pollution de l’air, de l’eau et du sol | § 4.1.2.2.6 |
DR E2-5 | Substances préoccupantes et substances très préoccupantes | § 4.1.2.2.7 |
DR E2-6 | Effets financiers prévus des impacts, risques et opportunités liés à la pollution | n/a |
DR E3-1 | Politiques relatives à l’eau et aux ressources marines | § 4.1.2.3.3 |
DR E3-2 | Actions et ressources liées à l’eau et aux ressources marines | § 4.1.2.3.4 |
DR E3-3 | Objectifs relatifs à l’eau et aux ressources marines | § 4.1.2.3.5 |
DR E3-4 | Consommation d’eau | § 4.1.2.3.6 |
DR E3-5 | Effets financiers prévus des impacts, risques et opportunités liés à l’eau et aux ressources marines | n/a |
DR E4-1 | Plan de transition et prise en compte de la biodiversité et des écosystèmes dans la stratégie et le business model | § 4.1.2.4.1 |
DR E4-2 | Politiques relatives à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.1.2.4.3 |
DR E4-3 | Actions et ressources liées à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.1.2.4.4 |
DR E4-4 | Objectifs relatifs à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.1.2.4.5 |
DR E4-5 | Mesures d’impact relatives à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.1.2.4.6 |
DR E4-6 | Effets financiers anticipés des risques et opportunités liés à la biodiversité et aux écosystèmes | n/a |
DR E5-1 | Politiques relatives à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | § 4.1.2.5.4 |
DR E5-2 | Actions et ressources liées à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | § 4.1.2.5.4 |
DR E5-3 | Objectifs liés à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | § 4.1.2.5.5 |
DR E5-4 | Entrées de ressources | § 4.1.2.5.6 |
DR E5-5 | Sorties de ressources | § 4.1.2.5.7 |
DR E5-6 | Effets financiers attendus de l’utilisation des ressources et impacts, risques et opportunités liés à l’économie circulaire | n/a |
DR S1-1 | Politiques relatives à la main-d’œuvre de l’entreprise | § 4.1.3.2.2 |
DR S1-2 | Processus d’engagement avec les travailleurs et les représentants des travailleurs au sujet des impacts | § 4.1.3.2.2 |
DR S1-3 | Processus pour remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux travailleurs de l’entreprise de faire part de leurs préoccupations | § 4.1.4.8 |
DR S1-4 | Prendre des mesures en cas d’impacts matériels sur ses propres effectifs, approches visant à atténuer les risques importants et à saisir les opportunités matérielles liées à son propre personnel, ainsi que l’efficacité de ces actions | § 4.1.3.2.2 |
DR S1-5 | Objectifs liés à la gestion des impacts négatifs importants, à l’amélioration des impacts positifs et à la gestion des risques et des opportunités | § 4.1.3.2.2 |
DR S1-6 | Caractéristiques des salariés de l’entreprise | § 4.1.3.2.3 |
DR S1-7 | Caractéristiques des travailleurs non-salariés de l’entreprise | Phase-in |
DR S1-8 | Couverture des négociations collectives et dialogue social | § 4.1.3.2.4 |
DR S1-9 | Mesure de la diversité | § 4.1.3.2.5 |
DR S1-10 | Salaires adéquats | § 4.1.3.2.6 |
DR S1-11 | Protection sociale | Phase-in |
DR S1-12 | Personnes handicapées | Phase-in |
DR S1-13 | Mesures relatives à la formation et au développement des compétences | Phase-in |
DR S1-14 | Indicateurs de santé et de sécurité | § 4.1.3.2.7 |
DR S1-15 | Mesures relatives à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée | Phase-in |
DR S1-16 | Paramètres de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale) | § 4.1.3.2.8 |
DR S1-17 | Incidents, plaintes et impacts graves sur les droits de l’homme | § 4.1.3.2.9 |
DR S2-1 | Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur | § 4.1.3.3.3 |
DR S2-2 | Processus d’engagement avec les travailleurs de la chaîne de valeur au sujet des impacts | § 4.1.3.3.4 |
DR S2-3 | Processus pour remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux travailleurs de la chaîne de valeur de faire part de leurs préoccupations | § 4.1.3.3.5 |
DR S2-4 | Mesures à prendre en cas d’impacts matériels sur les travailleurs de la chaîne de valeur, et approches pour gérer les risques matériels et saisir des opportunités matérielles liées aux travailleurs de la chaîne de valeur, ainsi que l’efficacité de ces actions | § 4.1.3.3.6 |
DR S2-5 | Objectifs liés à la gestion des impacts négatifs, à l’amélioration des impacts positifs et à la gestion des risques et des opportunités | § 4.1.3.3.7 |
DR S3-1 | Politiques relatives aux communautés affectées | § 4.1.3.4.2 |
DR S3-2 | Processus d’engagement avec les communautés affectées au sujet des impacts | § 4.1.3.4 |
DR S3-3 | Processus pour remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux communautés affectées de faire part de leurs préoccupations | § 4.1.3.4 |
DR S3-4 | Mesures à prendre en cas d’impacts matériels sur les communautés affectées, approches de la gestion des risques importants et de la recherche d’opportunités importantes liées aux communautés affectées, et efficacité des mesures prises | § 4.1.3.4 |
DR S3-5 | Objectifs liés à la gestion des impacts négatifs importants, à l’amélioration des impacts positifs et à la gestion des risques et des opportunités | § 4.1.3.4 |
DR S4-1 | Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux | § 4.1.3.5.3 |
DR S4-2 | Processus d’engagement avec les consommateurs et les utilisateurs finaux concernant les impacts | § 4.1.3.5.4 |
DR S4-3 | Processus pour remédier aux impacts négatifs et les canaux permettant aux consommateurs et aux utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations | § 4.1.3.5.5 |
DR S4-4 | Mesures à prendre en cas d’impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, et approches de la gestion des risques matériels et de la recherche d’opportunités matérielles liées aux consommateurs et aux utilisateurs finaux, ainsi que l’efficacité de ces actions | § 4.1.3.5.6 |
DR S4-5 | Objectifs liés à la gestion des impacts négatifs importants, à l’amélioration des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités | § 4.1.3.5.6 |
DR G1-1 | Politique en matière de conduite des affaires | § 4.1.4.2 |
DR G1-2 | Gestion des relations avec les fournisseurs | § 4.1.4.9 |
DR G1-3 | Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin | § 4.1.4.6 |
DR G1-4 | Incidents confirmés de corruption ou de pots-de-vin | § 4.1.4.7 |
DR G1-5 | Influence politique et activités de lobbying | n/a |
DR G1-6 | Pratiques de paiement | § 4.1.4.9 |
Le calcul et la déclaration des gaz à effet de serre (GES) s’appuient sur les standards du GHG protocol (« A Corporate Accounting and Reporting Standard – Revised Edition », « GHG Protocol Scope 2 Guidance » et « Corporate Value Chain (Scope 3) Accounting and Reporting Standard »). Ces standards sont les outils de comptabilisation de GES internationaux les plus largement utilisés par les entreprises et les gouvernements pour comprendre, quantifier et gérer les émissions de GES.(74)
Les six types de GES du Protocole de Kyoto sont couverts par le calcul : CO2, CH4, N2O, SF6, HFC et PFC, ainsi que le NF3. Dans l’empreinte carbone, ces gaz sont convertis en CO2 équivalent grâce à leur potentiel de réchauffement climatique.
Le calcul du bilan de GES réalisé utilise l’approche additive des ESRS, en incluant le périmètre financier consolidé ainsi que les entités sous contrôle opérationnel.
L’année 2018 a été choisie comme année de référence, car il s’agissait de la première année de consolidation du bilan carbone au niveau du groupe. Cette année reste représentative des activités d’Hermès pour les besoins de la définition des cibles de réduction des émissions de GES. Elle reflète un niveau d’activité normal, sans événements exceptionnels susceptibles de biaiser les résultats. Depuis la fixation des objectifs de décarbonation, il n’y a pas eu d’évolutions significatives (ex. : acquisitions, cessions) nécessitant de recalculer l’année de référence.
Les données utilisées pour établir l’année de référence proviennent de mesures réelles complétées par des estimations et extrapolations lorsque nécessaire.
Les émissions sont divisées en émissions directes et indirectes :
Les émissions directes et indirectes sont divisées en trois catégories, comme indiqué ci-dessous :
Hermès publie deux indicateurs spécifiques : "scope 1 intégrant les instruments contractuels” et “scope 3 intégrant les instruments contractuels”. Par ailleurs, les instruments contractuels sont ceux mentionnés dans les leviers de décarbonation utilisés par le groupe au § 4.1.2.1.6.
La grande majorité des émissions est évaluée par approche physique, c’est-à-dire qu’Hermès convertit les données physiques (km, kWh, kg, etc.) en émissions à l’aide de facteurs d’émission (exprimés en kg eq CO2/unité physique). Ces facteurs d’émission sont soit calculés précisément avec des données internes, soit issus de référentiels internationaux de premier ordre (base Empreinte© ADEME, base EcoInvent, base de l’AIB…). Le reste des émissions est évalué par approche monétaire et calculé grâce à un facteur d’émission exprimé en kg eq CO2/euro.
Toutes les sources d’émissions ont été considérées : scopes 1, 2 et toutes les catégories du scope 3 (3.1-3.15) mais certaines sont exclues du calcul car elles sont considérées comme non significatives lorsqu’inférieures à 0,5 % du total des scopes 1, 2 et 3.
Les catégories d’émissions de GES du scope 3 issues du GHG Protocol non pertinentes pour Hermès sont :
Les émissions biogéniques de CO2 provenant de la combustion ou de la biodégradation de la biomasse ne sont pas mentionnées dans le tableau des émissions de GES car elles sont non matérielles pour le groupe.
Pour la modélisation des zones d’intérêt pour la biodiversité, Altitude s’appuie sur des données agrégées par AXA Climate en juin 2023 à partir de plusieurs sources publiques régionales, nationales et internationales (Portail National de Données Français, INPN, Centre pour la Biodiversité du Japon, Ramsar, OSPAR, Agence Européenne pour l’Environnement, Joint Nature Conservation Committee, etc.) pour répertorier les zones d’intérêt pour la biodiversité. Altitude utilise les termes « zone » et « aire » de façon indifférenciée.
Ces données sont classées en quatre grandes catégories via une classification interne :
Altitude permet de sélectionner des zones d’intérêt de chaque catégorie dans un rayon de 100 m, 1 km et 10 km autour de l’actif.
Les sites retenus comme matériels par Hermès sont ses propres sites de production en France et à l’international.
Le rayon retenu, au vu des sites de production Hermès, à dire d’experts, et selon les recommandations des bonnes pratiques de la norme, est de 1 km.
Les catégories de zones sensibles retenues sont les « zones légalement protégées », les « zones reconnues au niveau international » et les « zones sensibles » qui disposent d’une protection par réglementation, d’une définition stricte et/ou recouvrent la majorité des Key Biodiversity Areas (KBA) de l’IUCN.
Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852
(Exercice clos le 31 décembre 2025)
À l’Assemblée générale de la société,
Le présent rapport est émis en notre qualité de Commissaire aux comptes d’Hermès International. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et incluses dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe.
Nos travaux, qui portent sur ces informations, ont été réalisés dans un contexte évolutif caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes et le développement de pratiques de place.
En application de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, Hermès International est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte du rapport sur la gestion du groupe.
Ces informations permettent de comprendre les impacts de l’activité du groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l’évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d’entreprise.
En application du II de l’article L.821-54 du code précité, notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :
L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le Code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par Hermès International dans le rapport sur la gestion du groupe, nous formulons un paragraphe d’observations.
Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.
Cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion d’Hermès International, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par Hermès International en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.
En outre, s’agissant des informations prospectives, qui présentent par nature un caractère incertain, leurs réalisations futures différeront parfois de manière significative des informations prospectives présentées dans le rapport sur la gestion du groupe.
Notre mission permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l’absence d’identification ou, au contraire, l’identification, d’erreurs, omissions ou incohérences d’une importance telle qu’elles seraient susceptibles d’influencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations objet de nos vérifications.
Les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) n° 2020/852 peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenus pour leur établissement et présentés dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nos travaux ont consisté à vérifier que :
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la conformité du processus mis en œuvre par Hermès International avec les ESRS.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par Hermès International pour déterminer les informations publiées.
Les informations sur la manière dont le groupe a mis à jour son analyse de double matérialité sont mentionnées à la section 4.1.1.6 relatives aux exigences de publication IRO-1 du rapport sur la gestion du groupe.
Nous avons, par entretien avec la direction et/ou les personnes que nous avons jugé appropriées et par inspection de la documentation disponible, pris connaissance :
Sur la base de notre jugement professionnel, nos diligences ont par ailleurs consisté notamment à :
Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions légales et règlementaires, y compris aux ESRS :
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe, avec les dispositions de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS.
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les informations figurant au paragraphe « Éléments de progressivité » de la section 4.1.1.1 « Base d’établissement des déclarations (BP-1 et BP-2) » du rapport sur la gestion du groupe qui expose les informations que Hermès International s’efforcera de communiquer lors des exercices ultérieurs pour se conformer aux ESRS.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe avec les dispositions de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS.
Les informations relatives aux évolutions de l’exercice et aux données comparatives retraitées sont présentées dans le paragraphe « Évolutions de l’exercice et données comparatives » de la section 4.1.1.1 « Base d’établissement des déclarations (BP-1 et BP-2) ».
Nos principales diligences ont consisté à :
Les informations publiées au titre du bilan d’émission de gaz à effet de serre et du plan de transition pour l’atténuation du changement climatique sont mentionnées respectivement dans les sections 4.1.2.1.9 « Émissions brutes de GES des périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de GES (E1-6) » et 4.1.2.1.2 « Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique (E1-1) » du rapport sur la gestion du groupe.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS de ces informations.
En ce qui concerne les informations publiées au titre du bilan d’émission gaz à effet de serre :
En ce qui concerne les vérifications au titre du plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, nos travaux ont principalement consisté à apprécier la pertinence des informations publiées au titre du plan de transition, en particulier les limitations formulées dans le paragraphe « Éléments de progressivité » de la section 4.1.1.1 « Base d’établissement des déclarations (BP-1 et BP-2) » ainsi que les hypothèses structurantes sous-tendant ce plan, étant précisé que nous n’avons pas à nous prononcer sur le caractère approprié ou le niveau d’ambition des objectifs de ce plan de transition.
Nos travaux ont consisté à vérifier le processus mis en œuvre par Hermès International pour déterminer le caractère éligible et aligné des activités des entités comprises dans la consolidation.
Ils ont également consisté à vérifier les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, ce qui implique la vérification :
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le respect des exigences de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant le respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Une information concernant l’alignement des activités figure en section 4.1.2.6 « Note méthodologique » du rapport sur la gestion du groupe.
Dans le cadre de nos vérifications, nous avons notamment :
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Le Commissaire aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Dans le cadre de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, le groupe a élaboré un plan de vigilance propre à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant de ses activités et des activités de ses sous-traitants ou fournisseurs.
Depuis 2023, le groupe a publié son plan de vigilance dans un document autonome, accessible sur son site Internet institutionnel (75). Les mesures requises par le devoir de vigilance y sont présentées de manière détaillée. Elles sont synthétisées ci-dessous.
Le Comité compliance et vigilance assure le pilotage du plan de vigilance. Il se réunit trimestriellement afin :
Hermès a en outre sollicité plusieurs parties prenantes – fournisseurs, représentants du personnel, associations et universités – dans le cadre de l’élaboration de son plan de vigilance, avec l’appui d’un cabinet indépendant. Pour sa mise à jour, des parties prenantes ont à nouveau été interrogées pour un suivi des signaux faibles identifiés et pour intégrer les enjeux sociétaux ayant émergé sur la période.
Afin d’identifier et d’évaluer les risques sur l’ensemble de sa chaîne de valeur et de renforcer sa cartographie des risques liés au devoir de vigilance, Hermès s’est appuyé sur l’analyse des risques extra-financiers, l’analyse de double matérialité et les cartographies des risques générées pour ses activités et ses filières. De plus, la cartographie des risques a été élaborée en association avec les parties prenantes internes et externes.
Le Comité compliance et vigilance a ainsi notamment :
Le plan de vigilance du groupe a été construit en analysant l’ensemble de sa chaîne de valeur telle que présentée au § 4.1.1.5.2.
Cette analyse a permis au groupe d’établir la cartographie des risques liés au devoir de vigilance suivante :
Le niveau de risque d’atteinte grave aux droits humains est relativement faible dans les activités d’Hermès, au sein de ses sites. Le développement durable du groupe repose sur l’épanouissement et le bien-être de ses équipes, un projet d’entreprise qui place l’humain au cœur de ses valeurs depuis 1837. Hermès contribue au respect des droits humains par ses actions volontaristes en matière d’éthique, de diversité, d’égalité entre collaborateurs, de prise en compte du handicap et de manière générale de respect des droits humains.
La pérennité de la maison repose sur des femmes et des hommes qui contribuent de façon harmonieuse et positive à son fonctionnement et à son développement. C’est pourquoi le groupe est très exigeant en termes de conditions de travail : chacun doit pouvoir exprimer son potentiel en toute sécurité au sein d’un environnement agréable, que ce soit dans les sites de production, dans les magasins ou dans les bureaux. Ainsi par exemple, tout investissement en matière de santé et sécurité au sein d’un site industriel est prioritaire.
La politique de développement durable et responsable du groupe s’appuie sur la connaissance, la maîtrise et la réduction de ses impacts environnementaux, dans une démarche de responsabilité. Plus largement, Hermès contribue par ses engagements et ses actions à la lutte contre le changement climatique et à la sauvegarde de la biodiversité.
La maison se préoccupe de la protection et de la promotion des droits de l’homme au sein de sa chaîne de valeur partout où elle est présente. Le niveau de risque d’atteintes graves aux droits humains est relativement faible dans les activités d’Hermès, y compris compte tenu de la géographie de ses opérations de production (Europe essentiellement). Ses engagements de conformité avec les principes de l’OCDE, le Pacte mondial des Nations unies, les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et les conventions fondamentales de l’OIT sont les supports de la politique en matière de droits humains présente dans le plan de vigilance mis à jour annuellement.
Le modèle artisanal d’Hermès, avec 75 % des objets fabriqués en France, s’appuie sur un réseau de fournisseurs situés essentiellement en Europe où les pratiques sociales et environnementales sont parmi les plus strictes et souvent suivies en raison d’une grande proximité opérationnelle. En outre, Hermès construit des partenariats équilibrés avec ses fournisseurs directs, selon son principe de transparence, d’exigence et de justesse.
L’exposition au risque de ses fournisseurs directs est donc réduite pour Hermès. Afin de sécuriser l’utilisation de ses matières premières d’exception, Hermès s’engage aussi, dans le cadre du développement durable de ses filières d’approvisionnement, à aller au-delà du respect des réglementations dans les domaines sociaux comme environnementaux, éthiques, et du bien-être animal.
La direction des achats indirects anime un réseau d’acheteurs dédiés dans les fonctions supports de chaque pays et de responsables métiers pour les catégories telles que l’immobilier, les services généraux, la communication, l’informatique et les prestations intellectuelles.
La direction des achats indirects, en s’appuyant sur une communauté d’acheteurs en France et de référents à l’international, déploie une procédure de mise sous contrôle des risques de ses différents partenaires. Celle-ci comprend notamment une cartographie de risques RSE par famille d’achats et au besoin par fournisseur, au sein desquels les sujets sociaux, déclenchant l’évaluation via un outil tiers et un audit.
Hermès travaille avec des partenaires concessionnaires en France comme à l’étranger, pour sa distribution.
Les relations qu’entretient Hermès avec eux sont des relations de longue date fondées sur une confiance acquise au fil des années.
Les quelques partenaires récents concernent les magasins de vente aux voyageurs. Il s’agit de structures importantes, référentes sur leur marché, dont les exigences en matière de respect des droits humains et libertés fondamentales, de santé et de sécurité et de protection de l’environnement sont en ligne avec celles du groupe.
| Fournisseurs et sous-traitants | Droits humains | Santé et sécurité | Environnement |
|---|---|---|---|---|
Cartographie des risques | Cartographie des risques et méthodologie d’évaluation (Chapitre 2 – Cadre du plan de vigilance) Cartographies par thématique dans les chapitres concernés | |||
Procédures d’évaluation régulière | Chapitre 6 – Achats directs et chapitre 7 – Achats indirects | Chapitre 3 – Droits humains et libertés fondamentales, chapitre 6 – Achats directs et chapitre 7 – Achats indirects | Chapitres 4 – Santé et sécurité, chapitre 6 – Achats directs et chapitre 7 – Achats indirects | Chapitre 5 – Protection de l’environnement |
Actions d’atténuation et de prévention | Actions transversales, chapitres 3 à 8 | |||
Dispositif et suivi d’évaluation | Actions transversales, chapitres 3 à 8 | |||
Mécanisme d’alerte | Chapitre 9 – Dispositif de recueil et de traitement des signalements | |||
Le groupe a mis en place dès 2019 une plateforme dans le cadre de son dispositif global d’alerte H-Alert ! (Modalités décrites au § 4.1.4.8.1), destiné à ses collaborateurs du monde entier et aux collaborateurs extérieurs et occasionnels.
En 2025, Hermès continuera à renforcer le programme de vigilance notamment par les actions suivantes :
| No 3 : Bonne santé et bien-être | |
|---|---|---|
3.d | Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux. | |
3.8 | Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
100 % des collaborateurs dans le monde couverts | Taux de rotation des collaborateurs : 6 % |
| No 4 : Éducation de qualité | |
4.4 | D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat. | |
4.7 | D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et des modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
3 jours de formation par collaborateur | Près de 800 apprenants accompagnés 2 nouvelles écoles EHSF ouvertes |
Une Académie Hermès du développement durable pour mieux acculturer les collaborateurs aux grands enjeux environnementaux et sociaux de la maison |
| No 5 : Égalité entre les sexes | |
|---|---|---|
5.1 | Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles. | |
5.5 | Garantir la participation entière et effective des femmes et leur accès en toute égalité aux fonctions de direction à tous les niveaux de décision, dans la vie politique, économique et publique. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
68 % de femmes chez Hermès et 49 % au niveau de l’encadrement supérieur | Écart de rémunération ajusté Homme/Femme < 3 % |
| No 6 : Eau propre et assainissement | |
|---|---|---|
6.4 | D’ici à 2030, augmenter considérablement l’utilisation rationnelle des ressources en eau dans tous les secteurs et garantir la viabilité des retraits et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie d’eau et de réduire nettement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
Diminution de 64 % des prélèvements d’eau sur 10 ans | 100 % de ses tanneries (sites industriels les plus consommateurs en eau dans ses opérations) sont équipées de stations de traitement des eaux en propre |
| No 7 : Énergie propre et d’un coût abordable | |
|---|---|---|
7.2 | D’ici à 2030, accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique mondial. | |
7.3 | D’ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
77 % des consommations d’énergie du groupe sont d’origine renouvelable (+ 6 points par rapport à 2024) |
100 % des consommations d’éléctricité du groupe sont d’origine renouvelables
|
| No 8 : Travail décent et croissance économique | |
|---|---|---|
8.3 | Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent des activités productives, la création d’emplois décents, l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation et stimulent la croissance des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises et facilitent leur intégration dans le secteur formel, y compris par l’accès aux services financiers. | |
8.5 | D’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur égale. | |
8.6 | D’ici à 2020, réduire considérablement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
21 ans : ancienneté moyenne du top 50 des fournisseurs d’achats directs | plus de 1 300 emplois créés dans le monde | 20 jours : délai de paiement moyen de l’ensemble des fournisseurs; grandes entreprises, ETI et PME |
| No 10 : Inégalités réduites | |
|---|---|---|
10.2 | D’ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre. | |
10.3 | Assurer l’égalité des chances et réduire l’inégalité des résultats, notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en promouvant l’adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la matière. | |
10.4 | Adopter des politiques, notamment sur les plans budgétaire, salarial et dans le domaine de la protection sociale, et parvenir progressivement à une plus grande égalité. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
7,9 % de collaborateurs en situation de handicap en 2024 en France, au-dessus du minimum légal (donnée 2025 non disponible à date de publication) | Environ 47 M€ d’achats à valeur ajoutée sociale (secteur aidé, économie sociale et solidaire) en France | Un Forum handicap annuel pour mieux sensibiliser et inclure les différences |
| No 11 : Villes et communautés durables | |
|---|---|---|
11.a | Favoriser l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement à l’échelle nationale et régionale. | |
11.3 | D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation inclusive et durable pour tous et les capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays. | |
11.4 | Renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel mondial. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
79 sites de production, dont 63 en France | Près de 800 emplois créés en France en 2025 | 5,4 emplois soutenus dans l’économie française pour 1 emploi direct créé chez Hermès en France |
| No 12 : Consommation et production responsables | |
|---|---|---|
12.2 | D’ici à 2030, parvenir à une gestion durable et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles. | |
12.5 | D’ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation. | |
12.6 | Encourager les entreprises, en particulier les grandes et les transnationales, à adopter des pratiques viables et à intégrer dans les rapports qu’elles établissent des informations sur la viabilité. | |
12.8 | D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les personnes, partout dans le monde, aient les informations et connaissances nécessaires au développement durable et à un style de vie en harmonie avec la nature. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
Le carton des boîtes d’emballage orangé est composé à 100 % de matières recyclées, et 100 % des sacs orange sont certifiés FSC | Plus de 90 000 réparations réalisées par le service après-vente | 90% des fournisseurs de cuir du rang 1 sont certifiés LWG |
| No 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques | |
|---|---|---|
13.1 | Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat. | |
13.2 | Incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales. | |
13.3 | Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
Baisse de 69 % en valeur absolue des scopes 1 et 2 par rapport à 2018, et de 59,2 % du scope 3 en intensité | Crédits carbone annulés à hauteur de 100 % des émissions de GES scopes 1 et 2, et des émissions liées au transport amont et aval |
| No 15 : Vie terrestre | |
|---|---|---|
15.a | Mobiliser des ressources financières de toutes provenances et les augmenter nettement pour préserver la biodiversité et les écosystèmes et les exploiter durablement. | |
15.b | Mobiliser d’importantes ressources de toutes provenances et à tous les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays en développement à privilégier ce type de gestion, notamment aux fins de la préservation des forêts et du reboisement. | |
15.1 | D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux. | |
15.2 | D’ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial. | |
15.9 | D’ici à 2020, intégrer la protection des écosystèmes et de la biodiversité dans la planification nationale, dans les mécanismes de développement, dans les stratégies de réduction de la pauvreté et dans la comptabilité. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
100 % des maroquineries disposent d’un plan biodiversité | 100 % des achats liés aux filières animales sont couverts par la politique Bien-être animal groupe | Étude approfondie de l’impact sur la biodiversité du cuir (Hermès Maroquinerie-Sellerie), de la laine et du bois (Maison), via l’outil Global Biodiversity Score |
| No 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs | |
|---|---|---|
17.17 | Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats public-privé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur l’expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la matière. | |
Contributions principales d’Hermès en 2025 | ||
Partenariat depuis 2012 avec les Fonds Carbone Livelihoods | Partenariat renouvelé avec le WWF France dans le développement de pratiques transformatives |
Thématiques | PAI | Paragraphe |
|---|---|---|
Gaz à effet de serre (GES) |
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Biodiversité |
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Eau |
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Déchets |
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Questions sociales et relatives aux employés |
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Standard | Nom du standard | Paragraphe |
|---|---|---|
GRI 1 | Principes généraux | § 4.1.1.1 |
GRI 2 | Éléments généraux d’information | § 4.1.1.1 |
GRI 3 | Approche managériale | § 4.1.1.2 |
GRI-201 | Performance économique | Chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats » |
GRI-202 | Présence sur le marché | Chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats » |
GRI-203 | Impacts économiques indirects | § 4.1.3.4 |
GRI-204 | Pratiques d’achat | § 4.1.3.3.3 |
GRI-205 | Lutte contre la corruption | § 4.1.4.6.1 |
GRI-206 | Comportement anti-concurrentiel | § 4.1.4.6.1 |
GRI-207 | Fiscalité | § 3.1.5.2 |
GRI-301 | Matières | § 4.1.2.5.6 |
GRI-302 | Énergie | § 4.1.2.1.8 |
GRI-303 | Eau et effluents | § 4.1.2.3 |
GRI-304 | Biodiversité | § 4.1.2.4 |
GRI-305 | Émissions | § 4.1.2.1.9 |
GRI-306 | Effluents et déchets | § 4.1.2.2.4 / § 4.1.2.5.7 |
GRI-308 | Évaluation environnementale des fournisseurs | § 4.1.3.3.6 |
GRI-401 | Emploi | § 4.1.3.2.3 |
GRI-402 | Relations employés/direction | § 4.1.3.2.4 |
GRI-403 | Santé et sécurité au travail | § 4.1.3.2.7 |
GRI-404 | Formation et éducation | Phase-in |
GRI-405 | Diversité et égalité des chances | § 4.1.3.2.5 |
GRI-406 | Lutte contre la discrimination | § 4.1.3.2.2 |
GRI-407 | Liberté syndicale et négociation collective | § 4.1.3.2.4 |
GRI-408 | Travail des enfants | § 4.1.4.2.3 / § 4.1.3.3.3 |
GRI-409 | Travail forcé ou obligatoire | § 4.1.4.2.3 / § 4.1.3.3.3 |
GRI-410 | Pratiques de sécurité | § 4.1.3.2.2 / § 4.1.3.3.3 |
GRI-411 | Droits des peuples autochtones | § 4.1.3.4 |
GRI-413 | Communautés locales | § 4.1.3.4 |
GRI-414 | Évaluation sociale des fournisseurs | § 4.1.3.3.6 |
GRI-415 | Politiques publiques | § 4.1.3.1 |
GRI-416 | Santé et sécurité des consommateurs | § 4.1.3.5 |
GRI-417 | Commercialisation et étiquetage | § 4.1.2.5.3 |
GRI-418 | Confidentialité des données des clients | § 4.1.3.5 |
Le groupe de travail international sur la transparence des risques financiers liés au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) a été créé lors de la COP21 par le Conseil de stabilité financière du G20 pour établir un cadre commun mondial sur le reporting des risques climatiques qui pèsent sur les entreprises.
La TCFD a publié ses recommandations portant sur les informations à publier par les entreprises en juin 2017.
Les références des éléments du document d’enregistrement universel qui répondent à ces recommandations sont indiquées dans la table de correspondance ci-après.
Recommandations TCFD |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphe |
|---|---|---|---|
Gouvernance | |||
Surveillance par le Conseil d’administration des risques et opportunités liés au climat |
| Le Conseil de surveillance, à travers ses comités (RNG, RSE et Comité d’audit et des risques), exerce le rôle de supervision des enjeux développement durable et auditionne les directions opérationnelles plusieurs fois par an, renforçant le niveau d’exigence vis-à-vis des sujets climat. | § 4.1.1.2.2 |
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des risques et des opportunités liés au climat |
| Le gérant du groupe, Axel Dumas, a été impliqué dans de nombreux sujets liés au climat au cours de l’année, dont notamment les décisions de réviser l’engagement climat d’Hermès à la hausse avec la validation SBTi pour une trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100. Le Comité exécutif consacre plusieurs sessions par an au sujet du développement durable, dont le climat. | § 4.1.1.2.4 |
Stratégie climat | |||
Risques et opportunités liés au climat que le groupe a identifié à court, moyen et long termes |
| L’exposition aux risques de transition est étudiée à la fois par la direction de l’audit et des risques dans ses travaux d’analyse verticale des grandes activités de la maison, par les directions industrielles et du développement durable, lors du Conseil du développement durable et via des sessions dédiées au Comité exécutif, avec une vision plus transversale. | § 4.1.1.6.2 |
Impact des risques et des opportunités liés au climat sur les activités, la stratégie et la planification financière du groupe |
| Les perturbations du système climatique et les enjeux de transition opérationnels, réglementaires et politiques associés (tels que le prix du carbone) sont d’ores et déjà identifiés comme des risques physique et de transition ayant des impacts sur la chaîne d’approvisionnement du groupe, ses différentes opérations (manufacturières, logistiques, de distribution), ainsi que sur le comportement de ses clients. | § 4.1.2.1.3 |
Résilience de la stratégie de l’organisation, en tenant compte de différents scénarios liés au climat, y compris un scénario de 2 °C ou moins |
| Le groupe fait analyser les scénarios du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) RCP 1.9, 2.6, 4.5 et RCP 8.5 sur trois échelles de temps (vision budgétaire à deux ans, moins de cinq ans et vision long terme à 25 ans). | § 4.1.2.1.4 |
Gestion des risques climat | |||
Processus du groupe pour identifier et évaluer les risques liés au climat |
| Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires et l’appui d’experts externes permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer. | § 4.1.2.1.4 |
Processus de l’organisation pour gérer les risques liés au climat |
| Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques et de la direction industrielle groupe. | § 4.1.2.1.5 |
Intégration des processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés au climat dans la gestion globale des risques de l’organisation |
| Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie de risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés au climat tels que la raréfaction de certaines matières premières. | § 4.1.2.1.3 |
Métriques et objectifs | |||
Indicateurs utilisés par le groupe pour évaluer les risques et les opportunités liés au climat, conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques |
| Le SBTi a validé les objectifs de réduction des émissions carbone d’Hermès, confirmant l’adéquation de sa politique avec l’Accord de Paris sur une trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100. | § 4.1.2.1.2 |
Communiquer les émissions de gaz à effet de serre (GES) scopes 1, 2 et, le cas échéant, 3, ainsi que les risques connexes |
| Hermès base ses calculs d’émissions carbone sur les règles du protocole GHG. Le groupe a mis en place un outil de reporting spécifique et fait régulièrement appel à des experts pour affiner les calculs de facteurs d’émission et réviser une partie des calculs réalisés par les métiers ou les filiales. Hermès s’assure que l’audit des calculs de ses émissions carbone est effectué par un tiers indépendant. | § 4.1.2.1.7 |
Objectifs utilisés par le groupe pour gérer les risques et les opportunités liés au climat et les performances par rapport à ces objectifs |
| Les objectifs fondés sur la science et alignés avec un monde à 1,5 °C d’ici à 2100, visent à réduire de 50,4 % la valeur absolue des émissions de GES pour les émissions des scopes 1 et 2, et de 58,1 % la valeur relative (émissions de GES/M€ de marge brute) pour les émissions du scope 3 sur la période allant de 2018 à 2030. | § 4.1.2.1.7 |
Un groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures – TNFD) est constitué afin d’élaborer et de fournir un cadre de reporting des risques et opportunités liés à l’évolution de la nature et d’agir en conséquence, dans le but à terme de soutenir une réorientation des flux financiers mondiaux vers des projets à externalités positives pour la nature. Ce groupe a publié en septembre 2023 un cadre de transparence, auquel Hermès s’aligne en publiant l’information exigée au sein de cette déclaration de performance extra-financière. Le détail de l’alignement avec ce cadre est présenté dans la table ci-dessous :
Recommandations TNFD |
| Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphe |
|---|---|---|---|
Gouvernance | |||
Surveillance exercée par le Conseil des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature |
| Le Comité RNG-RSE assiste le Conseil de surveillance dans le suivi des questions relatives à la RSE et plus généralement à la durabilité afin que le groupe Hermès anticipe au mieux les opportunités, enjeux et risques qui y sont associés, sur la base de l’ensemble des informations publiées par le groupe en matière sociale et environnementale.
La mise en oeuvre de la politique est supervisée par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. | § 4.1.2.4.3
§ 4.1.1.2 |
Rôle de la direction dans l’évaluation et la gestion des relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature |
| Le sujet « Biodiversité » est supervisé par le Comité exécutif qui s’appuie sur les travaux du Conseil du développement durable. Par ailleurs, cet enjeu est porté par une compétence spécifique présente au Conseil de surveillance. | § 4.1.2.4.3 |
Politiques et activités d’engagement de l’organisation en matière de droits de l’homme, ainsi que la surveillance exercée par le Conseil d’administration et la direction, en ce qui concerne les peuples autochtones, les communautés locales, les parties prenantes affectées et autres, dans l’évaluation et la réponse de l’organisation aux dépendances et aux impacts liés à la nature, les risques et les opportunités |
| Porté par ses valeurs humanistes, le groupe Hermès inscrit sa démarche éthique et conformité dans le cadre universel posé par les grands principes, normes et accords internationaux, notamment ceux couvrant le sujet des droits de l’homme. Le groupe a plusieurs exigences éthiques : la tolérance zéro en matière d’atteintes à la probité, un engagement déterminé en faveur d’une culture de l’éthique, une politique en matière de lutte contre la corruption et, enfin, une démarche structurée visant à protéger les données personnelles. Une gouvernance spécifique, portée au plus haut niveau de l’organisation est garante des engagements, politiques, dispositifs de contrôle et d’alerte qui forment le socle de la démarche. | § 4.1.4.2.2 |
Stratégie liée à la nature | |||
Divulguer les impacts réels et potentiels des risques, opportunités et dépendances liés à la nature sur les activités, la stratégie et la planification financière de l’organisation lorsque ces informations sont importantes |
| Le schéma directeur biodiversité du groupe est construit selon six composantes en alignement avec les recommandations de la TNFD et à celles du dispositif act4nature international : vision, gouvernance et organisations, les quatre piliers des engagements d’Hermès (former, collaborer, évaluer, agir). En cohérence avec le schéma directeur biodiversité, la démarche SBTN a été lancée en 2023. | § 4.1.2.4 |
Dépendances, impacts, risques et opportunités liés à la nature que l’organisation a identifiés à court, moyen et long termes |
| Les diagnostics menés sur la biodiversité des sites et les ressources en eau ont permis d’évaluer les risques sur les activités directes du groupe. Depuis 2019, Hermès a cartographié méthodologiquement ses filières afin d’en identifier les risques, y compris sur l’environnement. | § 4.1.2.4.2 et § 4.1.2.5.5 |
Effets que les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature ont eus sur le modèle commercial, la chaîne de valeur, la stratégie et la planification financière de l’organisation, ainsi que tous les plans ou analyses de transition |
| Le déploiement de la stratégie biodiversité est supervisé par le Comité exécutif et le Conseil du développement durable, et revu régulièrement par des organisations externes comme act4nature international. Le plan d’action suit quatre axes : la formation de tous les collaborateurs à la biodiversité, la collaboration avec des parties prenantes externes reconnues, la mesure des relations d’Hermès avec la biodiversité et l’activation de plans d’action proportionnels aux enjeux. | § 4.1.2.4 |
Résilience de la stratégie de l’organisation face aux risques et opportunités liés à la nature, en tenant compte de différents scénarios |
| La grande diversité de types et d’origines géographiques des matières naturelles d’Hermès et sa production essentiellement en France permettent de réduire son exposition à la dégradation ponctuelle ou chronique de certains écosystèmes. | § 4.1.2.5 |
Divulguer les emplacements des actifs et/ou des activités dans les opérations directes de l’organisation et, si possible, la ou les chaînes de valeur en amont et en aval qui répondent aux critères d’emplacement prioritaires |
| Hermès publie la cartographie de ses sites de production ainsi que ses sites à proximité de zones sensibles pour la biodiversité. Les briefs filières à destination de ses fournisseurs prennent également en compte les enjeux biodiversité. | § 4.1.2.4.2 et § 4.1.2.2.2 |
Gestion des risques et des impacts liés à la nature | |||
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans ses opérations directes |
| Le processus de gestion des risques du groupe est fondé sur la préparation de cartographies de risques ainsi que sur l’utilisation d’outils complémentaires permettant de définir le niveau de priorité à associer aux risques identifiés et les actions à mettre en œuvre pour les atténuer. En complément, les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation. | § 4.1.2.4.2 |
Processus de l’organisation pour identifier, évaluer et prioriser les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à la nature dans sa ou ses chaînes de valeur en amont et en aval |
| La gestion des risques pour les chaînes de valeur est incluse dans le processus groupe. Il est donc fondé sur la préparation de cartographies de risques, et complété par les étapes 1 et 2 de la démarche SBTN qui ont permis d’évaluer la matérialité des enjeux et d’établir les conditions d’une priorisation. | § 4.1.2.4.2 |
Processus de l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature |
| Les cartographies de risques sont régulièrement mises à jour et les plans d’action suivis directement par les différentes entités du groupe sous la supervision de la direction de l’audit et des risques. | § 4.1.2.4.1 |
Processus d’identification, d’évaluation et de gestion des risques liés à la nature intégrés dans la gestion générale des risques de l’organisation |
| Les cartographies de risques sont annuellement consolidées dans une cartographie des risques à l’échelle du groupe, y compris pour les risques liés à la biodiversité tels que la diminution de l’intégrité des écosystèmes. | § 4.1.2.4.2 |
Outils de mesure et objectifs | |||
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature conformément à sa stratégie et à son processus de gestion des risques |
| Hermès utilise des métriques spécifiques pour évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la nature, en alignement avec sa stratégie et son processus de gestion des risques (MSA : Mean Species Abundance). | § 4.1.2.4.6 |
Mesures utilisées par l’organisation pour évaluer et gérer les dépendances et les impacts sur la nature |
| Hermès a mesuré en 2021 son empreinte grâce à l’outil Global Biodiversity Score porté par CDC biodiversité (filiale de la Caisse des dépôts), mis en œuvre avec l’appui de WWF France et basé sur des données terrain, financières et théoriques de 2019. Une mise à jour a été faite sur le périmètre de l’activité Cuir. Cette démarche de mesure d’empreinte biodiversité s’intègre dans la cible 15 de l’Accord de Kunming-Montréal. Lancement de la démarche SBTN en 2023, et étape 3 en cours sur l’exercice. | § 4.1.2.4.1 |
Cibles & objectifs utilisés par l’organisation pour gérer les relations de dépendance, impacts, risques et opportunités liés à la nature, ainsi que sa performance par rapport à ceux-ci |
| Hermès fixe des objectifs à la fois spécifiques sur la biodiversité mais également liés à sa performance industrielle (eau, déchets, pollution) et à la responsabilité de ces filières (certification). Ces objectifs sont revus au minimum annuellement pour en assurer la performance. | § 4.1.2.2, § 4.1.2.4 et § 4.1.2.5 |
De façon volontaire, sans attendre la déclinaison de la Convention pour la diversité biologique en stratégie de biodiversité nationale française ou autre mécanisme contraignant, Hermès a lancé une réflexion, avec ses partenaires comme WWF France afin d’apporter des réponses concrètes par les entreprises dans le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, en particulier sur les 4 objectifs et 12 cibles concernant les activités d’Hermès. Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous :
Cibles du Cadre mondial de Kunming-Montréal | Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphe |
|---|---|---|
Objectif A – Réduire les menaces qui pèsent sur la biodiversité | ||
Cible 1 : Aménagement du territoire | Référentiel immobilier Harmonie pour limiter l’artificialisation. | § 4.1.2.4.3 |
Cible 2 : Restauration | Projets de restauration des écosystèmes sensibles. | § 4.1.2.4.4 |
Cible 4 : Espèces menacées | Respect de la réglementation Cites. | § 4.1.2.5.4 |
Cible 5 : Commerce d’espèces sauvages | Briefs Filières & RSE. | § 4.1.2.5 |
Cible 6 : Espèces invasives | Filière Autruche : protection, avec des ONG de terrain, du réseau hydraulique sud-africain par la lutte contre des plantes invasives asséchantes. Suppression des plantes invasives sur les sites opérés. | § 4.1.2.4.4 |
Cible 7 : Pollution | Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles, politique environnementale dont les axes sont notamment de maîtriser l’usage des produits chimiques et traiter les rejets en eau. | § 4.1.2.2 et § 4.1.2.5.5 |
Cible 8 : Changement climatique | Objectifs de réduction des scopes 1, 2 et 3 validés par SBTi. | § 4.1.2.1 |
Objectifs B & C – Assurer les besoins des personnes à travers l’utilisation durable et le partage des bénéfices | ||
Cible 9 : Utilisation durable | Promotion de la gestion et de l’utilisation durable des espèces sauvages dans les chaînes d’approvisionnement via les briefs Filières & RSE. Écoconception, promotion de la circularité et de produits durables et réparables, permettant de réduire les pressions sur la nature grâce à un cycle de vie plus long et moins impactant. | § 4.1.2.5 |
Cible 10 : Exploitation des ressources | Promotion de l’application de pratiques respectueuses de la biodiversité dans les chaînes d’approvisionnement via les briefs Filières & RSE, politique Forêts groupe. | § 4.1.2.4 et § 4.1.2.5 |
Cible 12 : Aires urbaines | Gestion des sites tertiaires pour accroître la superficie, la qualité et la connectivité des espaces verts et bleus dans les zones urbaines. | § 4.1.2.4.4 |
Objectif D – Outils et solutions pour la mise en œuvre et la généralisation | ||
Cible 15 : Entreprise | Mesure de l’empreinte sur la biodiversité des chaînes de valeur de 92 % du CA d’Hermès via le GBS et communication des grands résultats, mise en place du SBTN étapes 1 et 2. | § 4.1.2.4.2 |
Cible 16 : Consommation durable | Mise en oeuvre d’une démarche circulaire permettant notamment une utilisation optimisée des ressources et une réduction des déchets. | § 4.1.2.5.4 |
La Stratégie nationale biodiversité 2030 (SNB) est l’expression de l’engagement de la France envers la Convention sur la diversité biologique pour la période 2022-2030, succédant à deux précédentes stratégies couvrant les périodes 2004-2010 et 2011-2020. Elle s’inscrit également dans le cadre du Pacte Vert pour l’Europe (European Green Deal). Son objectif majeur est de réduire les pressions sur la biodiversité, de protéger et restaurer les écosystèmes, ainsi que d’initier des changements fondamentaux pour inverser la trajectoire du déclin de la biodiversité. La philosophie de la stratégie biodiversité d’Hermès (former, collaborer, mesurer, agir) est totalement en phase avec les quatre axes de la SNB, en particulier sur les axes et mesures suivantes :
Mesures clés SNB | Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphe |
|---|---|---|
Axe 1 : Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité | ||
Limiter le changement d’usage des terres et des mers – Mesures 1 et 2 | Le référentiel Harmonie embarque un objectif de sobriété foncière dans les projets immobiliers du groupe. | § 4.1.2.4.3 |
Lutter contre la surexploitation des espèces, en France comme à l’étranger – Mesures 3 et 4 | Les briefs Filières définissent les exigences du groupe sur les matières premières, dont des certifications. En particulier les matières ou espèces menacées d’extinction (Cites – annexe 1) ou dont le commerce est illégal, ne sont pas utilisées par le groupe. | § 4.1.2.5.3 |
Réduire l’impact du changement climatique sur la biodiversité par les politiques climat – Mesure 5 | Trajectoire 1,5 °C d’ici à 2100 validée par SBTi sur les scopes 1, 2 et 3. | § 4.1.2.1 |
Réduire les pollutions – Mesures 6, 7, 8 et 9 | Déploiement de diagnostics et mesures biodiversité sur les sites opérés, dont le zéro-phyto. Objectif de suppression des plastiques à usage unique inutiles. Installation de stations de traitement des effluents en propre et baisse des rejets aqueux. | § 4.1.2.2 et § 4.1.2.4.4 |
Lutter contre les espèces exotiques envahissantes – Mesure 10 | Lutte contre les espèces exotiques envahissantes dans les filières d’approvisionnement (plantes asséchantes en Afrique du Sud, sur la filière Autruche), et sur les sites opérés. | § 4.1.2.4.4 |
Renforcer la lutte contre les atteintes à l’environnement – Mesure 11 | Programmes d’audits EHS et plan de vigilance. | § 4.1.3.3 |
Accompagner plus spécifiquement les secteurs prioritaires pour réduire leurs impacts sur la biodiversité – Mesures 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18 | Proposition aux fournisseurs d’accompagnements sur les aspects énergie et carbone, eau et biodiversité. | § 4.1.3.3 et § 4.1.2.5.4 |
Axe 2 : Restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible | ||
Restaurer les continuités écologiques et ramener de la nature en ville – Mesures 20 et 21 | Plan de biodiversité sur les sites opérés, en particulier en zone urbaine (création de jardins, bio-monitoring par la ruche). | § 4.1.2.4.3 et § 4.1.2.4.4 |
Renforcer la résilience des écosystèmes forestiers – Mesure 22 | Publication de la politique Forêts groupe, certification des filières de bois et de papier/carton. | § 4.1.2.4.3 et § 4.1.2.4.4 |
Maintenir et restaurer les écosystèmes particuliers (haies, prairies permanentes, zones humides, sols) – Mesures 23, 24, 25 et 26 | Investissement dans les projets Livelihoods depuis 2012 : restauration et préservation d’écosystèmes naturels (mangroves), agroforesterie et restauration des sols par des pratiques agricoles durables, accès à l’énergie rurale réduisant la déforestation. Investissement dans un projet de restauration d’une tourbière en France. | § 4.1.2.1.10 et § 4.1.3.4.3 |
Inverser le déclin d’espèces phares menacées, en particulier les espèces endémiques dans les outre-mer – Mesure 27 | Préservation des espèces de crocodiliens et par conséquence de leurs milieux naturels par le développement d’une filière d’élevage contrôlée. | § 4.1.2.4.4 |
Axe 3 : Mobiliser tous les acteurs | ||
Accompagner l’engagement des entreprises pour la biodiversité – Mesure 31 | Mise en place des actions de formation sur la biodiversité pour tous les collaborateurs. | § 4.1.2.4.5 |
Mobiliser les citoyens tout au long de la vie – Mesures 32, 33, 34 et 35 | Mobilisation de la Fondation d’entreprise Hermès en faveur de la préservation du monde vivant. | § 1.11 |
Axe 4 : Les moyens d’atteindre ces ambitions | ||
Développer et valoriser la connaissance des données et enjeux biodiversité – Mesure 36 | Hermès mesure et publie depuis 2021 son empreinte mesurée grâce à l’outil Global Biodiversity Score. | § 4.1.2.4.1 |
Mobiliser les financements publics et privés en faveur de la biodiversité, en France comme à l’étranger – Mesures 37, 38 et 39 | Plan d’investissements sur les projets industriels pour réduire les pressions environnementales (énergie, eau, carbone, déchets, pollutions). | § 4.1.2 |
Mettre en place un pilotage fin via des indicateurs – Mesure 40 | Application de la méthode SBTN afin de déployer une méthode basée sur la science de pilotage des enjeux biodiversité. | § 4.1.2.4.1 |
Sujet SASB | Correspondance avec la stratégie d’Hermès | Paragraphe |
|---|---|---|
Gestion des produits chimiques (CG-AA-250a) | Hermès prend toutes ses responsabilités de metteur sur le marché, pour garantir la conformité réglementaire de tous les produits vendus, dans tous les pays où il opère. La liste des substances réglementées suivie par le groupe est la liste des substances régulées à travers le monde. Le groupe a fixé comme cible le respect de la réglementation la plus exigeante, qui est généralement la réglementation européenne. | § 4.1.2.2.2 |
Répercussions environnementales dans la chaîne d’approvisionnement (CG-AA-430a) | Hermès s’assure de contrôler l’empreinte environnementale de sa supply chain. Le groupe vérifie par des audits réguliers que ses fournisseurs (de rangs 1 et 2) respectent la réglementation locale. Les entités du groupe et celles des fournisseurs sont soumises régulièrement à des audits réalisés par les équipes Hermès, des consultants externes, en complément de ceux réalisés par les autorités (notamment pour les sites soumis à autorisation). | § 4.1.3.3 |
Conditions de travail dans la supply chain (CG-AA-430b) | La politique du groupe en matière de relations fournisseurs s’articule autour de quatre piliers qui sont la sécurité, la qualité & l’innovation, la maîtrise des coûts et la RSE. Hermès sollicite systématiquement l’engagement formel de ses fournisseurs à respecter leurs obligations sociales, réglementaires et environnementales à travers deux cahiers d’engagement signés par les deux parties. | § 4.1.3.3 |
Approvisionnement en matières premières (CG-AA-440a) | Le groupe exerce un contrôle étroit sur les approvisionnements en matières premières, notamment sur le plan de la qualité comme sur les conditions d’obtention de ces matières et leur impact environnemental et social. Dès qu’un risque lié à la conformité sociale ou environnementale est décelé, le groupe diligente des investigations qui peuvent conduire à arrêter les approvisionnements. Les objectifs et recommandations concernant les filières d’approvisionnement d’Hermès sont présentés dans le brief filières. | § 4.1.2.5 |
Les tableaux et infographies ci-dessous présentent sur une sélection d’indicateurs clés, les données historiques.
Les données 2023 et antérieures sont issues des précédents exercices de reporting (DPEF) et lorsque leur méthode de calcul a été alignée aux attentes de la CSRD, elles n’ont pas été mises à jour (sauf indication contraire).
Les données 2025 sont celles utilisées dans la section 4.1 « Informations en matière de durabilité », elles montrent néanmoins une granularité plus fine (par métier, par zone par exemple) et peuvent concerner un périmètre plus restreint qui n’est pas présenté dans la section 4.1. Ces données plus détaillées n’ont pas fait l’objet d’une vérification de la part du vérificateur de durabilité.
Afin de faciliter la revue du lecteur, les données 2025 sont encadrées en gris.
En mégalitres | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Tanneries | 407 | 343 | 352 | 365 | 339 | 357,4 | 343,9 |
Textiles | 198 | 165 | 196 | 217 | 186 | 181,6 | 158,6 |
Cuirs | 29 | 26 | 33 | 30 | 31 | 33,9 | 39,3 |
Métal | - | 9 | 13 | 25 | 20 | 19,1 | 15,8 |
Cristallerie | 11 | 9 | 8,9 | 9 | 8 | 10,2 | 10,7 |
Logistique | 6,6 | 7,0 | 4,2 | 5,5 | 5,5 | 6,1 | 6,0 |
Parfum et Beauté | 5,1 | 6,7 | 6,2 | 5,9 | 6,7 | 7,1 | 6,0 |
Pôle Horlogerie | 3,2 | 4,9 | 4,9 | 5,2 | 3,6 | 3,3 | 3,0 |
Beyrand | 2,6 | 2,3 | 2,1 | 1,8 | 2,8 | 2,8 | 1,5 |
Bottier | 3,0 | 5,0 | 3,3 | 2,7 | 2,2 | 3,2 | 3,7 |
Porcelaine | 2,3 | 2,3 | 2,3 | 2,8 | 2,8 | 2,6 | 2,4 |
Orfèvrerie | - | 0,24 | 0,18 | 0,18 | 0,2 | 0,2 | 0,1 |
Bijouterie | - | - | - | - | - | 0,3 | 0,6 |
Sous-total Eau industrielle | 668 | 580 | 627 | 671 | 608 | 628 | 592 |
Fermes | 4 514 | 4 514 | 4 810 | 4 680 | 4 757 | 5 018 | 5 602 |
TOTAL | 5 182 | 5 094 | 5 437 | 5 351 | 5 365 | 5 646 | 6 194 |
Année | En mégalitres | Intensité en m3/M€ |
|---|---|---|
2014 | 493 | 120 |
2015 | 503 | 104 |
2016 | 768 | 148 |
2017 | 714 | 129 |
2018 | 720 | 121 |
2019 | 668 | 97 |
2020 | 580 | 91 |
2021 | 627 | 70 |
2022 | 671 | 58 |
2023 | 608 | 45 |
2024 | 628 | 41 |
2025 | 592 | 37 |
Répartition groupe | Industrie | Fermes | Magasins | Tertiaire | Total | Intensité en MWh/M€ CA |
|---|---|---|---|---|---|---|
2020 | 147 955 | 4 100 | 36 969 | 14 253 | 203 277 | 31 |
2021 | 162 147 | 5 100 | 38 451 | 14 209 | 219 907 | 24 |
2022 | 160 256 | 4 831 | 41 290 | 16 715 | 223 091 | 19 |
2023 | 152 119 | 4 796 | 40 013 | 16 968 | 213 896 | 16 |
2024 | 161 780 | 4 727 | 43 564 | 13 558 | 223 629 | 15 |
2025 | 163 334 | 5 176 | 49 333 | 13 297 | 231 140 | 14 |
2025 en % | 71 % | 2 % | 21 % | 6 % | - | - |
Répartition par métier | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Tanneries | 40 | 38 | 37,9 | 34,6 | 36,2 | 36 |
Textiles | 31 | 36 | 38,6 | 37,7 | 37,5 | 36 |
Cuirs | 23 | 24 | 23,8 | 21,9 | 24,4 | 22 |
Métal | - | 4,3 | 4,8 | 6,0 | 7,6 | 8 |
Cristallerie | 40 | 42 | 37,8 | 35,1 | 39,9 | 43 |
Logistique | 4,8 | 4,4 | 4,2 | 3,9 | 3,4 | 4 |
Parfum et Beauté | 3,1 | 3,7 | 3,5 | 3,6 | 3,8 | 5 |
Pôle Horlogerie | 1,4 | 1,5 | 1,6 | 1,7 | 2,1 | 2 |
Beyrand | 3,7 | 4,1 | 4,1 | 4,1 | 4,1 | 5 |
Bottier | 0,95 | 1,1 | 1,0 | 1,0 | 1,2 | 1 |
Porcelaine | 1,7 | 2,4 | 2,5 | 2,5 | 2,3 | 2 |
Orfèvrerie | 0,64 | 0,56 | 0,41 | 0,12 | 0,1 | 0 |
Bijouterie | - | - | - | - | 0,2 | 0 |
Année | Gaz | Électricité | Total | Intensité |
|---|---|---|---|---|
2014 | 83 397 | 50 398 | 133 795 | 32 |
2015 | 81 625 | 51 678 | 133 303 | 28 |
2016 | 99 449 | 54 645 | 154 094 | 30 |
2017 | 105 894 | 54 768 | 160 662 | 29 |
2018 | 105 042 | 56 489 | 161 531 | 27 |
2019 | 101 744 | 56 373 | 158 117 | 23 |
2020 | 91 106 | 56 849 | 147 955 | 23 |
2021 | 99 406 | 62 741 | 162 147 | 18 |
2022 | 93 213 | 67 043 | 160 256 | 14 |
2023 | 82 538 | 69 581 | 152 119 | 11 |
2024 | 82 092 | 79 687 | 161 779 | 11 |
2025 | 78 827 | 84 507 | 163 334 | 10 |
Zone géographique | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
France | 2 721 | 3 536 | 4 018 | 3 282 | 3 282 | 4 014 |
Europe (hors France) | 7 321 | 7 513 | 7 625 | 7 478 | 8 099 | 8 500 |
Amériques | 9 698 | 10 682 | 11 930 | 9 557 | 11 916 | 10 090 |
Japon | 5 164 | 4 471 | 5 683 | 5 806 | 5 067 | 5 639 |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 12 066 | 12 249 | 12 033 | 13 889 | 15 200 | 17 478 |
Total | 36 969 | 38 451 | 41 290 | 40 013 | 43 564 | 45 721 |
| DND (1) en t | DD (2) en t |
| ||
|---|---|---|---|---|---|
2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 |
|
Tanneries | 10 372 | 8 479 | 583 | 633 |
|
Textiles | 586 | 575 | 1 727 | 1 088 |
|
Cristal | 892 | 294 | 742 | 833 |
|
Cuirs | 1 651 | 1 412 | 111 | 104 |
|
Parfum et Beauté | 966 | 1 367 | 208 | 254 |
|
Logistique | 542 | 538 | 1 | 1 |
|
Métal | 216 | 220 | 1 615 | 1 377 |
|
Porcelaine | 75 | 96 | 22 | 21 |
|
Beyrand | 31 | 60 | 24 | 36 |
|
Pôle Horlogerie | 33 | 79 | 49 | 80 |
|
Bottier | 174 | 137 | 2 | 1 |
|
Orfèvrerie | 1 | 5 | 19 | 13 |
|
Bijouterie | 39 | 25 | 3 | 1 |
|
TOTAL (Hors fermes) | 15 578 | 13 287 | 5 105 | 4 442 |
|
|
|
| |||
| 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Intensité DND en t/M€ | 0,94 | 1,12 | 0,93 | 1,01 | 0,94 | 0,97 |
Variation | 9 % | 19 % | 17 % | 8,6 % | - 6,9 % | 3,6 % |
Intensité DD en t/M€ | 0,81 | 0,31 | 0,27 | 0,30 | 0,29 | 0,32 |
Variation | 12 % | 62 % | 14 % | 11,1 % | - 2,1 % | 10 % |
En k tonnes eq CO2 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2022 comparable | 2023 | 2024 | 2025 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Total Scopes 1 et 2 market-based | 43,7 | 41,4 | 38,5 | 37,4 | 31,2 | 31,2 | 22,0 | 15,9 | 13,6 | ||
Détail Scope 3 sans instruments contractuels |
|
|
|
|
|
|
|
|
| ||
Amont | 1. | Produits et services achetés | 402,9 | 365,6 | 336,2 | 361,8 | 415,1 | 433,6 | 462,4 | 530,1 | 459,4 |
2. | Biens d’équipement | 26,7 | 10,7 | 31,5 | 24,6 | 61,2 | 61,2 | 31,0 | 62,0 | 44,8 | |
3. | Activité impliquant une consommation de combustible ou d’énergie non incluse dans les émissions des scopes 1 et 2 | 3,0 | 2,9 | 2,8 | 3,0 | 2,9 | 2,9 | 2,6 | 2,7 | 3,2 | |
4. | Transport et distribution en amont | 20,7 | 14,2 | 17,7 | 10,9 | 17,8 | 17,8 | 17,6 | 7,7 | 56,0 | |
5. | Déchets générés par les sites | 8,8 | 9,3 | 5,8 | 6,2 | 7,3 | 7,3 | 8,1 | 8,5 | 12,3 | |
6. | Déplacements professionnels | 27 | 15,9 | 3,2 | 1,3 | 4,8 | 4,8 | 10,7 | 10,0 | 18,5 | |
7. | Déplacements domicile-travail des salariés | 19,7 | 13,1 | 14,6 | 20,3 | 22,6 | 22,6 | 25,3 | 29,1 | 28,8 | |
8. | Actifs loués en amont | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | 0,0 | 0,0 | |
Aval | 9. | Transport et distribution en aval | 70 | 51,7 | 48,5 | 57,7 | 73,5 | 73,5 | 82,1 | 80,8 | 32,8 |
10. | Traitement des produits vendus | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | 0,0 | 0,0 | |
11. | Utilisation des produits vendus | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | 0,0 | 0,0 | |
12. | Traitement des produits vendus en fin de vie | NS | NS | NS | 1,9 | 1,9 | 1,9 | 1,6 | 1,4 | 0,8 | |
13. | Actifs loués en aval | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | 0,0 | 0,0 | |
14. | Franchises | - | - | 2,1 | 2,4 | 2,6 | 2,6 | 2,6 | 2,7 | 3,7 | |
15. | Investissements | NS | NS | NS | NS | NS | NS | NS | 0,0 | 0,0 | |
Total Scope 3 | 578,7 | 483,5 | 462,5 | 490,1 | 609,6 | 628,1 | 643,8 | 735,1 | 660,3 | ||
Total Scope 3 avec instruments constractuels | - | - | - | - | - | - | - | 731,9 | 644,9 | ||
NB : les calculs ou les estimations ayant conduit à des montants non matériels (seuil < 0,5 % du total) sont repris comme « Non significatifs » (NS). NB 2 : les données de la colonne « 2022 comparable » intègrent des modifications de périmètre, de méthodologie, ou de facteurs d’émission pour rendre les données comparables à celles de 2023. NB 3: A partir de 2024, les émissions du scope 1 intègrent les instrumennts contractuels. | |||||||||||
En % | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Taux d’emploi direct de personnes en situation de handicap en France | 4,2 | 4,9 | 5,7 | 6,4 | 6,8 | 7,12 | 7.9 |
| 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|
Nombre de jours de formation par collaborateur (nombre total heures formation / nombre de collaborateurs formés) | 3 jours | 3 jours | 3 jours | 3 jours |
Les explications sur les comptes consolidés sont disponibles au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.8.
En millions d’euros | Notes | 2025 | 2024 |
|
|
|
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires | 4 et 5 |
|
|
|
| ||
Coût des ventes | 5 | ( | ( |
|
|
|
|
Marge brute |
|
|
|
|
| ||
Frais administratifs et commerciaux | 5.2 | ( | ( |
|
|
|
|
Autres produits et charges | 5.3 | ( | ( |
|
|
|
|
Résultat opérationnel courant | 4 |
|
|
|
| ||
Autres produits et charges non courants |
|
|
|
|
| ||
Résultat opérationnel | 4 |
|
|
|
| ||
Résultat financier | 10.1 |
|
|
|
| ||
Résultat avant impôt |
|
|
|
|
| ||
Impôt sur les résultats | 7 | ( | ( |
|
|
|
|
Part dans le résultat des entreprises associées | 9 |
|
|
|
| ||
Résultat net de l’ensemble consolidé |
|
|
|
|
| ||
Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ( | ( |
|
|
|
|
Résultat net – part du groupe |
|
|
|
|
| ||
Résultat de base par action en euros | 12.6 |
|
|
|
| ||
Résultat dilué par action en euros | 12.6 |
|
|
|
|
En millions d’euros | Notes | 2025 | 2024 |
|
|
|---|---|---|---|---|---|
Résultat net de l’ensemble consolidé |
|
|
| ||
Variation des écarts de conversion | 12.5 | ( |
|
| |
Couvertures des flux de trésorerie futurs en devises 1 | 12.5 | ( |
|
| |
Éléments recyclables en résultat |
| ( |
|
| |
Actifs évalués à la juste valeur 1 | 12.5 | ( |
|
| |
Gains et pertes actuariels 1 | 12.5 | ( |
|
| |
Éléments non recyclables en résultat |
| ( |
|
| |
Autres éléments du résultat global |
| ( |
|
| |
Résultat global net |
|
|
| ||
|
|
|
| ||
|
|
|
| ||
|
|
| |||
En millions d’euros | Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|
Goodwill | 8.1 | ||
Immobilisations incorporelles | 8.2 | ||
Droits d’utilisation | 8.3 | ||
Immobilisations corporelles | 8.2 | ||
Immobilisations financières | 10.2 | ||
Participations dans les entreprises associées | 9 | ||
Actifs d’impôts différés | 7.3 | ||
Autres débiteurs non courants | 5.4 | ||
Actifs non courants |
| ||
Stocks et en-cours | 5.4 | ||
Créances clients et comptes rattachés | 5.4 | ||
Créances d’impôts exigibles | 5.4 | ||
Autres débiteurs | 5.4 | ||
Instruments financiers dérivés | 11 | ||
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 10.3 | ||
Actifs courants |
| ||
Total actif |
|
En millions d’euros | Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|
Capital social | 12 | ||
Primes |
| ||
Actions d’autocontrôle | 12 | ( | ( |
Réserves |
| ||
Écarts de conversion | 12.5 | ( | |
Écarts de réévaluation | 12.5 | ||
Résultat net – part du groupe |
| ||
Capitaux propres – part du groupe |
| ||
Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ||
Capitaux propres |
| ||
Emprunts et dettes financières à plus d’un an | 10 | ||
Dettes de loyers à plus d’un an | 8.3 | ||
Provisions non courantes | 13 | ||
Engagements de retraite et autres avantages au personnel à plus d’un an | 6.3 | ||
Passifs d’impôts différés | 7.3 | ||
Autres créditeurs non courants | 5.4 | ||
Passifs non courants |
| ||
Emprunts et dettes financières à moins d’un an | 10 | ||
Dettes de loyers à moins d’un an | 8.3 | ||
Provisions courantes | 13 | ||
Engagements de retraite et autres avantages au personnel à moins d’un an | 6.3 | ||
Fournisseurs et comptes rattachés | 5.4 | ||
Instruments financiers dérivés | 11 | ||
Passifs d’impôts exigibles | 5.4 | ||
Autres créditeurs courants | 5.4 | ||
Passifs courants |
| ||
Total passif |
|
En millions d’euros | Nombre | Capital | Primes | Actions d’auto- | Réserves consolidées | Écarts actuariels | Écarts de conversion | Écarts de réévaluation | Capitaux propres | Intérêts ne conférant pas le contrôle | Capitaux propres | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Investis- | Couvertures de flux de trésorerie futurs en devises | |||||||||||
Notes | 12 | 12 |
| 12 |
| 12.5 | 12.5 | 12.5 | 12.5 |
|
| 12 |
Au 1er janvier 2024 | ( | ( | ||||||||||
Résultat net | - | |||||||||||
Autres éléments du résultat global | - | ( | ( | |||||||||
Résultat global | - | ( | ( | |||||||||
Variation de capital et primes associées | - | |||||||||||
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle | - | ( | ( | ( | ||||||||
Paiement en actions | - | |||||||||||
Distributions effectuées | - | ( | ( | ( | ( | |||||||
Autres | - | ( | ( | ( | ||||||||
Au 31 décembre 2024 | ( | ( | ( | |||||||||
Résultat net | - | |||||||||||
Autres éléments du résultat global | - | ( | ( | ( | ( | |||||||
Résultat global | - | ( | ( | |||||||||
Variation de capital et primes associées | - | |||||||||||
Acquisition ou cession de titres d’autocontrôle | - | ( | ( | ( | ( | |||||||
Paiement en actions | - | |||||||||||
Distributions effectuées | - | ( | ( | ( | ( | |||||||
Autres | - | ( | ( | ( | ( | |||||||
Au 31 décembre 2025 | ( | ( | ( | |||||||||
En millions d’euros | Notes | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Résultat net – part du groupe |
| ||
Amortissements des immobilisations, droits d’utilisation et pertes de valeur | 8.2 à 8.4 | ||
Gains et pertes de change sur variations de juste valeur |
| ( | |
Mouvements des provisions |
| ( | |
Part dans le résultat net des entreprises associées |
| ( | ( |
Part revenant aux intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ||
Plus ou moins-values de cession et incidence des variations de périmètre |
| ( | |
Variation des impôts différés |
| ( | ( |
Charges et produits cumulés liés aux paiements en actions |
| ||
Produits de dividendes |
| ( | ( |
Autres |
| ( | |
Capacité d’autofinancement |
| ||
Variation du besoin en fonds de roulement | 5.4 | ( | ( |
FLUX DE TRéSORERIE LIéS à L’ACTIVITé (A) |
| ||
Investissements opérationnels | 8.2 | ( | ( |
Acquisitions de titres consolidés | 8.1 | ( | ( |
Acquisitions d’autres immobilisations financières | 10.2 | ( | ( |
Cessions d’immobilisations opérationnelles | 8.2 | ||
Cessions de titres consolidés et incidence des pertes de contrôle |
| ||
Cessions d’autres immobilisations financières | 10.2 | ||
Variation de dettes et de créances liées aux opérations d’investissement | 5.4 | ( | |
Dividendes reçus |
| ||
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement (B) |
| ( | ( |
Dividendes versés |
| ( | ( |
Remboursement des dettes de loyers | 8.3 | ( | ( |
Rachats d’actions propres nets de cessions |
| ( | ( |
Souscriptions d’emprunts |
| ||
Remboursements d’emprunts |
| ( | ( |
Autres |
| ||
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (C) |
| ( | ( |
Variation de change (D) |
| ( | |
Variation de la trésorerie nette (A) + (B) + (C) + (D) | 10.3 | ||
Trésorerie nette à l’ouverture | 10.3 | ||
Trésorerie nette à la clôture | 10.3 |
Nom de l’entité présentant les états financiers | Hermès International |
|---|---|
Adresse de l’entité | |
Forme juridique de l’entité | |
Pays de constitution | |
Adresse du siège social de l’entité | |
Établissement principal | |
Description de la nature des opérations de l’entité et de ses principales activités | |
Nom de la société mère | |
Nom de la société tête de groupe |
L’application des normes, amendements et interprétations entrés en vigueur au 1er janvier 2025 n’a pas eu d’impact significatif sur les états financiers du groupe. Les effets de l’application de la norme IFRS 18 sur la présentation des états financiers, d’application obligatoire à compter du 1er janvier 2027, sont actuellement en cours d’analyse.
Le taux effectif d’impôt pour l’exercice 2025 s’élève à 33,4 %, contre 28,7 % pour l’exercice 2024. Il comprend la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France. Hors effet de cette contribution, le taux effectif d’impôt s’élève à 28,5 % pour 2025.
L’établissement des comptes consolidés selon le référentiel IFRS implique, dans certains cas, l’utilisation d’estimations afin d’évaluer les actifs et passifs ainsi que les produits et charges comptabilisés au cours de l’exercice. Le groupe fonde ces estimations sur l’expérience passée et sur différentes hypothèses qui sont, au regard des circonstances et de la situation économique actuelle, jugées les plus raisonnables et probables.
Les principaux jugements et estimations sont présentés dans les notes suivantes :
| Notes |
|---|---|
Contrats de location | 8.3 |
Dépréciations de stock | 5.4 |
Instruments financiers | 11 |
Provisions | 13 |
Impôt sur les résultats | 7 |
Les comptes consolidés regroupent les comptes d’Hermès International et des filiales et entreprises associées, dans lesquelles la société mère exerce directement ou indirectement un contrôle ou une influence notable.
Ils sont établis à partir des comptes annuels arrêtés au 31 décembre et sont exprimés en euros.
La liste des principales sociétés comprises dans le périmètre de consolidation au 31 décembre 2025 est présentée en note 17.
Les comptes des entreprises contrôlées de manière exclusive sont consolidés par la méthode de l’intégration globale. Cette méthode est celle par laquelle, après élimination des opérations et résultats internes, les actifs, passifs, produits et charges sont entièrement intégrés. La quote-part de l’actif net et du résultat net attribuable aux actionnaires minoritaires est présentée distinctement en tant qu’intérêts ne conférant pas le contrôle au bilan consolidé et au compte de résultat consolidé.
Les comptes des autres sociétés, dites entreprises associées, où le groupe exerce une influence notable sont comptabilisés par la méthode de la mise en équivalence (cf. Note 9).
La conversion des comptes établis en monnaies étrangères est effectuée selon les principes suivants :
Il en résulte une différence de conversion (part du groupe) qui figure distinctement dans les capitaux propres consolidés. Le principe est le même pour les intérêts ne conférant pas le contrôle.
Le modèle artisanal français d’Hermès et ses implantations hexagonales limitent l’exposition actuelle du groupe aux enjeux climatiques. Par conséquent, à ce stade, les impacts du changement climatique sur ses états financiers consolidés sont peu significatifs.
Fin 2021, SBTi a validé les objectifs de réduction de 50,4 % des émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 en valeur absolue et de réduction de 58,1 % des émissions du scope 3 en intensité (par M€ de marge brute) à horizon 2030, reconnaissant ainsi l’engagement d’Hermès dans la lutte contre le changement climatique et son inscription dans une trajectoire de réduction de ses émissions directes et indirectes, contribuant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Les efforts de l’entreprise se traduisent dans les comptes consolidés à travers les investissements opérationnels et les charges d’exploitation.
Les effets du changement climatique à long terme ne sont pas chiffrables à ce stade.
L’objet de cette note consiste à présenter les principaux indicateurs alternatifs de performance (« IAP ») suivis par la direction générale du groupe ainsi que leur réconciliation, lorsque nécessaire, avec les agrégats des comptes consolidés IFRS.
| 2025 à taux courants | 2025 à taux constants | 2024 | Variation à taux courants | Variation à taux constants | Effet de change |
|---|---|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires en millions d’euros | 16 002 | 16 518 | 15 170 | 832 | 1 347 | (515) |
Variation en % |
|
|
| 5,5 % | 8,9 % | (3,4) % |
Les emprunts et dettes financières au bilan se décomposent de la manière suivante :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Découverts bancaires | 0 | 0 |
Autres dettes financières | 0 | 1 |
Options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle | 34 | 60 |
Emprunts et dettes financières au bilan | 35 | 61 |
Le rapprochement des indicateurs de trésorerie nette et trésorerie nette retraitée avec les comptes du bilan consolidé est présenté ci-après :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|
|
|---|---|---|---|---|
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 12 239 | 11 642 |
|
|
Découverts bancaires | (0) | (0) |
|
|
Trésorerie nette | 12 239 | 11 642 |
|
|
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 534 | 398 |
|
|
Dettes financières | (0) | (1) |
|
|
Trésorerie nette retraitée | 12 773 | 12 039 |
|
|
Dans le cadre de la gestion de ses activités, le groupe Hermès analyse l’ensemble des paiements au titre des contrats de location comme des éléments affectant les activités opérationnelles. Or, la norme IFRS 16 considère les paiements relatifs aux loyers fixes des contrats de location comme la somme du remboursement d’une dette et du paiement d’intérêts financiers. Par conséquent, le groupe suit l’IAP suivant :
La réconciliation de cet indicateur avec le tableau des flux de trésorerie consolidés présenté en 5.5 est la suivante :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Capacité d’autofinancement | 5 607 | 5 378 |
+ Variation du besoin en fonds de roulement | (233) | (239) |
- Investissements opérationnels | (1 161) | (1 067) |
- Remboursement des dettes de loyers | (332) | (305) |
Cash flow disponible ajusté | 3 880 | 3 767 |
Principes comptables
Compte tenu de la structure actuelle du groupe, organisée en zones géographiques placées sous la responsabilité de dirigeants opérationnels en charge d’appliquer la stratégie définie par le Comité exécutif (principal décideur opérationnel), le groupe a déterminé que les secteurs géographiques constituent les secteurs opérationnels par référence au principe fondamental d’IFRS 8.
L’information sectorielle est présentée après éliminations et retraitements.
Le chiffre d’affaires par zone géographique de destination se répartit comme suit :
En millions d’euros | 2025 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | Europe | Japon | Asie- | Amériques | Autres | Non alloué | Total | |
Chiffre d’affaires | 1 575 | 2 362 | 1 591 | 6 702 | 3 075 | 697 | - | 16 002 |
Résultat opérationnel courant | 715 | 813 | 625 | 2 761 | 1 099 | 268 | 289 | 6 569 |
Rentabilité opérationnelle courante | 45 % | 34 % | 39 % | 41 % | 36 % | 38 % | - | 41,0 % |
Autres produits et charges non courants | - | - | - | - | - | - | - | - |
Résultat opérationnel | 715 | 813 | 625 | 2 761 | 1 099 | 268 | 289 | 6 569 |
Investissements opérationnels | 359 | 119 | 63 | 124 | 449 | 20 | 27 | 1 161 |
Actifs non courants | 1 863 | 742 | 256 | 1 104 | 1 242 | 352 | 1 941 | 7 498 |
Passifs non courants | 338 | 320 | 106 | 589 | 593 | 102 | 228 | 2 277 |
La colonne « Non alloué » comprend la charge liée aux plans d’attribution d’actions gratuites, les coûts centraux et les facturations internes non affectés.
L’ensemble des actifs et passifs non courants figurant au bilan consolidé sont présentés dans l’information sectorielle, à l’exception des actifs et passifs d’impôts différés. Les actifs non courants sont majoritairement constitués des immobilisations corporelles et incorporelles, des droits d’utilisation et des immobilisations financières. Les actifs non courants « non alloués » incluent principalement des placements financiers (cf. Note 10.2). Les passifs non courants comprennent les dettes de loyers.
En millions d’euros | 2024 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | Europe | Japon | Asie- | Amériques | Autres (Moyen-Orient) | Non alloué | Total | |
Chiffre d’affaires | 1 447 | 2 147 | 1 437 | 6 648 | 2 865 | 627 | - | 15 170 |
Résultat opérationnel courant | 633 | 719 | 567 | 2 666 | 1 015 | 218 | 331 | 6 150 |
Rentabilité opérationnelle courante | 44 % | 33 % | 39 % | 40 % | 35 % | 35 % | - | 40,5 % |
Autres produits et charges non courants | - | - | - | - | - | - | - | - |
Résultat opérationnel | 633 | 719 | 567 | 2 666 | 1 015 | 218 | 331 | 6 150 |
Investissements opérationnels | 711 | 78 | 24 | 110 | 85 | 8 | 51 | 1 067 |
Actifs non courants | 1 717 | 646 | 223 | 1 050 | 924 | 361 | 1 758 | 6 680 |
Passifs non courants | 240 | 290 | 102 | 581 | 617 | 36 | 250 | 2 116 |
Principes comptables
Chiffre d’affaires
Provision pour retours de produits
Les ventes assorties d’un droit de retour explicite ou implicite font l’objet d’une provision comptabilisée en déduction du chiffre d’affaires à hauteur des retours attendus, déterminée sur la base de données historiques ou contractuelles, en contrepartie des « Autres créditeurs courants ». La réduction du coût des ventes correspondante est inscrite en contrepartie des stocks, représentant le droit de l’entité de récupérer les biens que les clients retourneront. Ce principe s’applique notamment aux ventes réalisées sur le site d’e‑commerce.
Coût des ventes
Le coût des ventes comprend principalement les achats de matières premières, le coût de la main-d’œuvre de production, les frais indirects de production, les frais variables de vente, ainsi que les dépréciations de stocks.
Frais administratifs et commerciaux
Communication
Les charges de communication incluent les dépenses destinées à assurer la promotion des marques et produits auprès des clients. Ces dépenses sont comptabilisées dans les charges de l’exercice au cours duquel elles sont encourues.
Autres frais administratifs et commerciaux
Autres produits et charges
Les autres produits et charges comprennent principalement :
Autres produits et charges non courants
En millions d’euros | 2025 | 2024 | Variation à taux courants | Variation à taux constants |
|---|---|---|---|---|
Maroquinerie-Sellerie | 7 070 | 6 457 | 9 % | 13 % |
Vêtement et Accessoires | 4 525 | 4 405 | 3 % | 6 % |
Soie et Textiles | 964 | 950 | 1 % | 5 % |
Autres métiers Hermès | 2 055 | 1 909 | 8 % | 11 % |
Parfum et Beauté | 489 | 535 | (9) % | (8) % |
Horlogerie | 549 | 577 | (5) % | (2) % |
Autres produits | 349 | 337 | 3 % | 6 % |
Chiffre d’affaires | 16 002 | 15 170 | 5,5 % | 8,9 % |
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Communication | (620) | (637) |
Autres frais administratifs et commerciaux | (3 084) | (2 932) |
Total | (3 704) | (3 569) |
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Amortissements des immobilisations |
| (381) | (363) |
Amortissements des droits d’utilisation |
| (348) | (330) |
Sous-total dotations aux amortissements |
| (729) | (693) |
Pertes de valeur |
| (127) | (83) |
Charges liées aux plans d’attribution d’actions gratuites et assimilés | 6.4 | (199) | (180) |
Mouvement net des provisions 1 |
| (66) | (25) |
Autres produits et charges |
| 15 | 40 |
Total |
| (1 106) | (942) |
(1) Dont coût des régimes de retraite et autres avantages à long terme pour 23 M€ en 2025 (22 M€ en 2024), cf. Note 6.3. | |||
Le total des dotations aux amortissements des immobilisations incluses dans les charges opérationnelles (« Autres produits et charges » et « Coût des ventes ») s’élève à 448 M€ en 2025, contre 427 M€ en 2024.
Le total des dotations aux amortissements des droits d’utilisation inclus dans les charges opérationnelles (« Autres produits et charges » et « Coût des ventes ») s’élève à 351 M€ en 2025, contre 333 M€ en 2024.
Principes comptables
Les stocks et en-cours détenus par les sociétés du groupe sont évalués au plus bas de leur coût de revient (y compris frais indirects de production) et de leur valeur nette de réalisation :
Créances clients
Les créances clients sont comptabilisées au bilan à la valeur nominale qui correspond à la juste valeur.
Transactions en monnaies étrangères
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Marchandises, produits intermédiaires et finis | 2 733 | 2 694 |
Matières premières et en-cours | 1 271 | 1 320 |
Valeurs brutes | 4 004 | 4 014 |
Provisions pour dépréciation | (1 429) | (1 217) |
Total | 2 575 | 2 797 |
(Charge)/Produit net de dépréciation des stocks de marchandises, produits intermédiaires et finis | (221) | (266) |
(Charge)/Produit net de dépréciation des stocks de matières premières et en-cours | (36) | (61) |
Aucun stock n’a été donné en tant que garantie de dettes financières.
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciation | Net | Net | |
Instruments dérivés non courants | 48 |
| 48 | 51 |
Autres | 149 | (21) | 128 | 108 |
Autres débiteurs non courants | 197 | (21) | 176 | 159 |
Créances clients et comptes rattachés | 422 | 4 | 418 | 478 |
dont : |
|
|
|
|
| 242 | 0 | 242 | 311 |
| 180 | 4 | 177 | 167 |
Créances d’impôts exigibles | 45 | - | 45 | 28 |
Autres débiteurs | 372 | 2 | 370 | 398 |
CRÉANCES CLIENTS ET AUTRES DÉBITEURS | 1 036 | (15) | 1 010 | 1 063 |
Le montant des créances clients et comptes rattachés échus se décompose comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciation | Net | Net | |
Inférieur à 3 mois | 157 | 1 | 156 | 152 |
Entre 3 et 6 mois | (3) | 0 | (4) | (0) |
Supérieur à 6 mois | 27 | 3 | 24 | 15 |
Total | 180 | 4 | 177 | 167 |
La politique du groupe est de recommander une couverture d’assurance client dans la mesure où les conditions locales le permettent. En conséquence, le risque attendu de non-recouvrement est faible, comme le montre le niveau de dépréciation des créances clients, qui représente 1 % de la valeur brute à fin 2025 (1 % à fin 2024). Il n’existe pas de concentration notable du risque de crédit.
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Autres créditeurs non courants | 72 | 69 |
Fournisseurs | 626 | 683 |
Dettes sur immobilisations | 166 | 149 |
Fournisseurs et comptes rattachés | 792 | 832 |
Passifs d’impôts exigibles | 452 | 773 |
Personnel et organismes sociaux | 660 | 661 |
Autres | 754 | 757 |
Autres créditeurs courants | 1 414 | 1 419 |
Fournisseurs et autres créditeurs | 2 731 | 3 092 |
Les autres créditeurs courants comprennent majoritairement les dettes sociales et les dettes fiscales hors passifs d’impôts exigibles.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Stocks et en-cours | 127 | (313) |
Créances clients et comptes rattachés | (49) | 4 |
Fournisseurs et comptes rattachés | (33) | (60) |
Autres créances et dettes | (279) | 130 |
Total | (233) | (239) |
Le poste « Autres créances et dettes » de la variation du besoin en fonds de roulement comprend majoritairement les créances et dettes fiscales et sociales.
| Total | Production | Vente | Support | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | |
France | 16 349 | 15 556 | 10 938 | 10 470 | 2 484 | 2 403 | 2 927 | 2 683 |
Europe (hors France) | 2 933 | 2 800 | 1 027 | 1 004 | 1 597 | 1 512 | 309 | 284 |
Japon | 1 147 | 1 062 | 0 | 0 | 1 048 | 973 | 99 | 89 |
Asie-Pacifique (hors Japon) | 3 810 | 3 701 | 76 | 66 | 3 292 | 3 186 | 442 | 449 |
Amériques | 1 879 | 1 729 | 14 | 17 | 1 658 | 1 510 | 207 | 202 |
Moyen-Orient | 376 | 337 | 0 | 0 | 320 | 292 | 56 | 45 |
Total | 26 494 | 25 185 | 12 055 | 11 557 | 10 399 | 9 876 | 4 040 | 3 752 |
Les charges de personnel comptabilisées au titre de 2025 s’élèvent à 2 479 M€, contre 2 347 M€ en 2024.
Principes généraux et comptables
Régimes d’avantages postérieurs à l’emploi
Régimes à cotisations définies
Ces régimes se caractérisent par des versements de cotisations périodiques à des organismes extérieurs qui en assurent la gestion administrative et financière. Le groupe n’est pas engagé au-delà des cotisations versées et celles-ci sont donc comptabilisées en charges par destination dans les différentes lignes du compte de résultat consolidé.
Régimes à prestations définies
Les régimes à prestations définies du groupe Hermès comprennent :
Un actuaire indépendant calcule annuellement les obligations du groupe en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode prend en compte, sur la base d’hypothèses actuarielles, la probabilité de durée de service future du salarié, le niveau de rémunération futur, l’espérance de vie ainsi que la rotation du personnel et le taux d’inflation. Les hypothèses actuarielles sont revues chaque année.
L’obligation est actualisée en utilisant un taux pour chaque pays où sont localisés les engagements. Les taux d’actualisation retenus sont obtenus par référence au taux de rendement des obligations des émetteurs privés de grande qualité (AA), de maturité correspondant à celle de l’engagement.
Lorsque les prestations sont préfinancées par le biais de fonds externes, les actifs ainsi détenus sont évalués à leur juste valeur, et pris en compte dans l’évaluation de la provision nette. Conformément à la norme IAS 19 révisée, les taux de rendement des actifs sont déterminés en référence aux taux d’actualisation des engagements.
Au compte de résultat consolidé, la charge est présentée en « Autres produits et charges ».
Les modifications d’hypothèses actuarielles et les effets d’expérience donnent lieu à des écarts actuariels dont la totalité est enregistrée dans les « Autres éléments du résultat global » sur la période durant laquelle ils ont été constatés.
Autres avantages à long terme
Les autres avantages à long terme du groupe Hermès comprennent :
La provision présentée au bilan comprend les régimes postérieurs à l’emploi à prestations définies ainsi que les autres avantages à long terme.
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Régimes à prestations définies | 142 | 167 |
Autres avantages à long terme | 24 | 22 |
Provisions en fin de période | 165 | 189 |
La valeur actualisée des obligations et la juste valeur des actifs de couverture ventilées par zone géographique se présentent comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur | Répartition | Valeur | Répartition | |
France | 149 | 48 % | 151 | 48 % |
Japon | 41 | 13 % | 46 | 15 % |
Autres | 124 | 39 % | 119 | 38 % |
Valeur actualisée des obligations | 313 | 100 % | 315 | 100 % |
France | 69 | 47 % | 51 | 40 % |
Autres | 79 | 53 % | 76 | 60 % |
Juste valeur des actifs de couverture | 148 | 100 % | 126 | 100 % |
France | 80 | 48 % | 100 | 53 % |
Japon | 41 | 25 % | 46 | 24 % |
Autres | 45 | 27 % | 43 | 23 % |
Provisions pour engagements de retraite et assimilés | 165 | 100 % | 189 | 100 % |
Pour l’exercice 2025, elles ont été les suivantes pour les pays portant les principaux engagements du groupe Hermès :
| France | Japon |
|---|---|---|
Taux d’actualisation | 3,5 % | 2,9 % |
Évolution des salaires | 3,5 % - 4,0 % | 2,5 % |
Rappel des hypothèses 2024 :
| France | Japon |
|---|---|---|
Taux d’actualisation | 3,11 % | 1,9 % |
Évolution des salaires | 3,5 % - 4,2 % | 2,5 % |
Une augmentation ou une diminution de 0,50 point du taux d’actualisation entraînerait une diminution de la provision retraite du groupe Hermès de 15 M€, respectivement une augmentation de 16 M€, dont la contrepartie serait comptabilisée, soit en capitaux propres pour les régimes de type « Retraite », soit en reconnaissance immédiate pour les régimes de type « Autres avantages à long terme ».
En millions d’euros | 2025 | 2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur des engagements | Actifs de couverture | Engagements provisionnés | Valeur des engagements | Actifs de couverture | Engagements provisionnés | |
Provision au 1er janvier | 315 | (126) | 189 | 279 | (112) | 167 |
Charge de l’exercice | 30 | (7) | 23 | 30 | (7) | 22 |
Prestations versées | (16) | 11 | (4) | (20) | 17 | (2) |
Contributions employeurs | - | (24) | (24) | - | (24) | (24) |
Contributions employés | 3 | (3) | - | 3 | (3) | - |
Écarts actuariels reconnus en autres éléments du résultat global | (10) | (2) | (12) | 26 | (2) | 24 |
Variation de périmètre | - | - | - | 3 | - | 3 |
Écarts de conversion | (7) | (1) | (7) | (2) | 1 | (1) |
Autres mouvements | (4) | 4 | - | (4) | 4 | - |
Provision au 31 décembre | 313 | (148) | 165 | 315 | (126) | 189 |
La charge relative aux cotisations de l’employeur au titre des régimes à cotisations définies pour l’exercice 2025 s’élève à 104 M€ (94 M€ en 2024).
Principes comptables
Les plans d’attribution d’actions gratuites sont comptabilisés en charges dans la rubrique « Autres produits et charges » pour leur juste valeur, en contrepartie d’une augmentation des capitaux propres. Cette juste valeur est étalée sur la période d’acquisition des droits.
L’estimation de la juste valeur est calculée sur la base du cours de l’action du jour de la décision de Gérance correspondante, sous déduction du montant des dividendes anticipés sur la période d’acquisition des droits. La charge afférente tient compte d’une hypothèse de taux de rotation des bénéficiaires.
Dans certains pays, ces paiements en actions sont soumis à des charges sociales dues lors de la livraison aux salariés. Ces charges sont alors étalées sur la période d’acquisition des droits et comptabilisées dans la rubrique « Autres produits et charges ».
La charge supportée en 2025 au titre de l’ensemble des plans d’attribution d’actions gratuites (y compris contributions sociales) s’est élevée à 199 M€, contre 180 M€ à fin 2024.
Les actions en circulation ont évolué comme suit sur l’exercice :
En actions | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
En circulation au 1er janvier | 291 012 | 428 376 |
Droits émis | 2 158 | 2 204 |
Droits exercés | (2 512) | (127 032) |
Droits renoncés ou annulés | (9 220) | (12 536) |
En circulation au 31 décembre | 281 438 | 291 012 |
Les informations relatives aux plans d’attribution d’actions gratuites sont détaillées dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.3.2.
La rémunération globale des membres du Comité exécutif et du Conseil de surveillance, au titre de leurs fonctions dans le groupe, s’analyse de la façon suivante :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Avantages à court terme | 45 | 41 |
Avantages postérieurs à l’emploi | 3 | 4 |
Autres avantages à long terme | 0 | 0 |
Paiements en actions | 8 | 7 |
TOTAL | 56 | 52 |
Les avantages à court terme comprennent les rémunérations et primes versées au cours de l’exercice aux membres du Comité exécutif ainsi que les jetons de présence versés aux membres du Conseil de surveillance.
Les paiements en actions correspondent aux montants comptabilisés en charge de l’exercice.
Principes comptables
Impôt sur les résultats
La charge d’impôt comprend l’impôt exigible de l’exercice des différentes sociétés intégrées globalement et l’impôt différé.
Les sociétés du groupe font régulièrement l’objet de vérifications par les autorités fiscales des pays dans lesquels elles opèrent. Les éventuelles positions fiscales incertaines font l’objet de dettes appropriées dont les montants sont revus conformément aux critères de la norme IAS 12 et de l’interprétation IFRIC 23.
Régimes d’intégration fiscale
Le régime français d’intégration fiscale permet à certaines sociétés françaises du groupe de compenser leurs résultats imposables pour la détermination de la charge d’impôt d’ensemble, dont seule la société mère intégrante, Hermès International, reste redevable.
Il existe par ailleurs un autre régime d’intégration fiscale hors de France.
Les impôts différés sont calculés sur l’ensemble des différences temporaires existant à la clôture de l’exercice en tenant compte du taux d’impôt en vigueur à cette même date ou, s’il est voté ou quasiment voté, du taux d’impôt pour l’exercice à venir. Les impositions différées antérieures sont réévaluées selon le même principe (méthode du report variable).
Le retraitement des actifs et passifs liés aux contrats de location donne lieu à comptabilisation d’un impôt différé.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Impôts exigibles | (2 360) | (2 094) |
Impôts différés | 97 | 249 |
Total | (2 263) | (1 845) |
L’écart entre la charge d’impôt théorique et la charge nette d’impôt réelle s’analyse comme suit :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Résultat net – part du groupe | 4 524 | 4 603 |
Part dans le résultat des entreprises associées | 47 | 44 |
Part revenant aux intérêts ne conférant pas le contrôle | (36) | (28) |
Charge d’impôt | (2 263) | (1 845) |
Résultat avant impôt | 6 775 | 6 432 |
Taux effectif d’impôt | 33,4 % | 28,7 % |
Taux d’impôt courant en France – hors contribution exceptionnelle | 25,8 % | 25,8 % |
Charge d’impôt théorique | (1 750) | (1 661) |
Éléments en rapprochement : |
|
|
| 21 | 15 |
| (203) | (199) |
| (331) | - |
Total | (2 263) | (1 845) |
Hors contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, le taux d’impôt applicable en France en 2025 est le taux de base de 25,00 % augmenté de la contribution sociale de 3,3 %, soit 25,83 %. En tenant compte de la contribution exceptionnelle, le taux effectif d’impôt en France s’élève à 36,1 % pour 2025.
Le groupe est soumis à la réforme des règles fiscales internationales élaborée par l’OCDE, dite « Pilier II », qui instaure une imposition minimale de 15 % sur les bénéfices réalisés par les groupes multinationaux. Le montant de la top‑up tax comptabilisé pour 2025 est non significatif.
Les « différences permanentes et autres » comprennent les charges et produits qui ne seront jamais déductibles ou imposables, l’incidence des reports déficitaires non activés, les ajustements d’impôt sur exercices antérieurs et les éventuels risques et positions fiscales incertaines.
La variation nette des impositions différées (situations active et passive) s’analyse comme suit :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Solde d’impôts différés actifs au 1er janvier | 929 | 631 |
Solde d’impôts différés passifs au 1er janvier | 5 | 2 |
Situation nette d’impôts différés active au 1er janvier | 924 | 629 |
Effet résultat | 97 | 249 |
Effet périmètre | (3) | (5) |
Effet change | (55) | 9 |
Effet capitaux propres | (63) | 42 |
Situation nette d’impôts différés active au 31 décembre | 900 | 924 |
Solde d’impôts différés actifs au 31 décembre | 914 | 929 |
Solde d’impôts différés passifs au 31 décembre | 14 | 5 |
L’effet capitaux propres concerne principalement la variation des impôts différés liés :
Ces mouvements sont sans impact sur le résultat de l’exercice (cf. Note 12.5).
Les impôts différés portent principalement sur les retraitements suivants :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Marges internes en stocks et provisions sur stocks | 627 | 612 |
Provisions ou amortissements non déductibles des immobilisations | 90 | 75 |
Contrats de location IFRS 16 | 52 | 52 |
Engagements de retraite et assimilés | 38 | 43 |
Instruments dérivés | (71) | (7) |
Provisions réglementées | (57) | (58) |
Autres | 221 | 207 |
Total | 900 | 924 |
Les impôts différés actifs liés aux reports déficitaires sont non significatifs aux 31 décembre 2025 et 2024.
Principes comptables
Les regroupements d’entreprises réalisés dans les cas où le groupe obtient le contrôle d’une ou de plusieurs autres activités, sont comptabilisés en appliquant la méthode de l’acquisition :
Cette évaluation est menée, dans la devise de l’entité acquise, dans un délai n’excédant pas un an après la date d’acquisition. Les écarts d’évaluation dégagés à cette occasion sont comptabilisés dans les actifs et passifs concernés, y compris pour la part des intérêts ne conférant pas le contrôle. L’écart résiduel, représentatif de la différence entre la contrepartie transférée et la quote-part des actifs et passifs évalués à leur juste valeur, est comptabilisé en goodwill.
Les goodwill et ajustements de juste valeur provenant de l’acquisition d’une entité étrangère sont considérés comme des actifs et passifs de l’entité étrangère. Ils sont donc exprimés dans la monnaie fonctionnelle de l’entité et sont convertis au taux de clôture.
La différence entre la valeur comptable des intérêts minoritaires acquis postérieurement à la date de prise de contrôle et le prix payé pour leur acquisition est comptabilisée en contrepartie des capitaux propres.
Toute participation antérieure détenue dans l’entreprise acquise avant une prise de contrôle est réévaluée à sa juste valeur à la date d’acquisition et le produit ou la perte correspondant reconnu dans le compte de résultat en « Autres produits et charges ».
Le cas échéant, la part favorable des options d’achat futures donne lieu à la comptabilisation d’un instrument dérivé en « Autres débiteurs non courants », qui est réévalué à chaque clôture.
Les goodwill ne sont pas amortis. Ils doivent faire l’objet d’un test de perte de valeur dont les principes sont présentés en note 8.4. Les éventuelles dépréciations qui en résultent sont comptabilisées dans les « Autres produits et charges » du résultat opérationnel. Elles sont irréversibles.
Les goodwill sont affectés par unités génératrices de trésorerie, lesquelles sont présentées en note 8.4.
| 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|
Goodwill | 228 | 17 | (40) | (25) | 180 |
À fin décembre 2025, les goodwill concernent intégralement la distribution.
Principes comptables
Les immobilisations incorporelles sont principalement composées de logiciels acquis (y compris leurs coûts de mise en place) ainsi que des coûts de développement du site e-commerce du groupe. Elles sont amorties linéairement sur leur durée probable d’utilisation, généralement comprise entre trois et cinq ans.
Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût historique d’acquisition diminué des amortissements cumulés et des pertes de valeur constatées. Elles sont amorties, principalement selon le mode linéaire, sur leur durée estimée d’utilisation, qui correspond en moyenne à :
Lorsqu’une immobilisation corporelle est constituée de composants ayant des durées d’utilisation différentes, ils sont comptabilisés comme des éléments distincts.
Les profits et les pertes provenant de la cession d’une immobilisation corporelle sont déterminés par la différence entre les produits de cession et la valeur nette comptable de l’actif cédé, et sont inclus dans les « Autres produits et charges ».
Sur l’exercice 2025, les immobilisations incorporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 781 | 97 | (15) | (2) | 26 | 887 |
Autres immobilisations incorporelles | 141 | 7 | (7) | 1 | 2 | 145 |
Immobilisations en cours | 32 | 23 | - | (0) | (33) | 22 |
Total valeurs brutes | 954 | 127 | (21) | (1) | (5) | 1 054 |
Amortissements logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 579 | 103 | (15) | (1) | 0 | 667 |
Amortissements autres immobilisations incorporelles | 115 | 5 | (2) | 2 | (0) | 119 |
Pertes de valeur | 22 | 14 | - | (0) | 1 | 36 |
Total amortissements et pertes de valeur | 717 | 122 | (17) | 0 | 0 | 822 |
Total valeurs nettes | 237 | 6 | (5) | (1) | (6) | 231 |
Sur l’exercice 2024, les immobilisations incorporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 674 | 94 | (3) | 0 | 16 | 781 |
Autres immobilisations incorporelles | 140 | 6 | (1) | (2) | (1) | 141 |
Immobilisations en cours | 26 | 30 | - | 0 | (24) | 32 |
Total valeurs brutes | 839 | 130 | (4) | (2) | (8) | 954 |
Amortissements logiciels, licences, site e-commerce et brevets | 480 | 101 | (3) | 0 | 1 | 579 |
Amortissements autres immobilisations incorporelles | 113 | 6 | (1) | (2) | (1) | 115 |
Pertes de valeur | 21 | 2 | - | 0 | 0 | 22 |
Total amortissements et pertes de valeur | 614 | 109 | (4) | (2) | 0 | 717 |
Total valeurs nettes | 225 | 21 | 0 | 0 | (8) | 237 |
Les immobilisations corporelles ont évolué de la manière suivante au cours du dernier exercice :
En millions d’euros | 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Terrains | 689 | 326 | (0) | (23) | 4 | 996 |
Constructions | 1 466 | 97 | (11) | (42) | 102 | 1 612 |
Installations techniques, matériel et outillage | 636 | 42 | (8) | (2) | 28 | 696 |
Agencements et mobiliers des magasins | 1 790 | 169 | (42) | (127) | 80 | 1 869 |
Autres immobilisations corporelles | 714 | 58 | (10) | (11) | 27 | 777 |
Immobilisations en cours | 370 | 343 | (0) | (16) | (219) | 477 |
Total valeurs brutes | 5 666 | 1 034 | (72) | (222) | 22 | 6 428 |
Amortissements constructions | 586 | 59 | (6) | (21) | 10 | 629 |
Amortissements installations techniques, matériel et outillage | 353 | 43 | (6) | (1) | 5 | 394 |
Amortissements agencements et mobiliers des magasins | 1 027 | 177 | (42) | (68) | (0) | 1 094 |
Amortissements autres immobilisations corporelles | 406 | 61 | (10) | (7) | (2) | 448 |
Pertes de valeur | 313 | 75 | (7) | (3) | (2) | 377 |
Total amortissements et pertes de valeur | 2 685 | 415 | (70) | (100) | 12 | 2 942 |
Total valeurs nettes | 2 980 | 619 | (2) | (122) | 10 | 3 486 |
Sur l’exercice 2024, les immobilisations corporelles ont varié comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2023 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Terrains | 348 | 298 | - | (2) | 46 | 689 |
Constructions | 1 318 | 114 | (17) | (4) | 56 | 1 466 |
Installations techniques, matériel et outillage | 526 | 62 | (7) | (0) | 54 | 636 |
Agencements et mobiliers des magasins | 1 551 | 144 | (58) | 45 | 108 | 1 790 |
Autres immobilisations corporelles | 643 | 76 | (37) | 2 | 30 | 714 |
Immobilisations en cours | 385 | 246 | - | 5 | (266) | 370 |
Total valeurs brutes | 4 770 | 940 | (118) | 46 | 28 | 5 666 |
Amortissements constructions | 549 | 51 | (16) | (2) | 3 | 586 |
Amortissements installations techniques, matériel et outillage | 315 | 40 | (6) | (0) | 5 | 353 |
Amortissements agencements et mobiliers des magasins | 888 | 167 | (56) | 23 | 4 | 1 027 |
Amortissements autres immobilisations corporelles | 381 | 61 | (35) | 2 | (3) | 406 |
Pertes de valeur | 291 | 33 | (5) | (3) | (3) | 313 |
Total amortissements et pertes de valeur | 2 423 | 353 | (118) | 21 | 6 | 2 685 |
Total valeurs nettes | 2 347 | 587 | 0 | 25 | 22 | 2 980 |
Les investissements réalisés au cours des exercices 2025 et 2024 sont liés principalement à l’ouverture et à la rénovation de magasins, au développement de l’outil de production, ainsi qu’à l’acquisition d’ensembles immobiliers commerciaux.
Les pertes de valeur concernent des actifs isolés sur des lignes de production et des magasins jugés insuffisamment rentables.
Principes comptables
Bilan
Le groupe Hermès est propriétaire de la quasi-totalité de son outil de production et locataire de la plupart des magasins et des bureaux dans les villes où il opère. Les contrats de location immobilière dont les loyers sont fixes sont reconnus à l’actif par la constatation d’un droit d’utilisation et au passif par une dette de loyers correspondant à la valeur actualisée des paiements futurs.
Les droits d’utilisation sont égaux au montant des dettes de loyers, ajustés :
Les droits d’utilisation sont amortis linéairement sur la durée du contrat de location.
À la fin de chaque période, la dette de loyers est augmentée à hauteur des charges d’intérêts déterminées par application du taux d’actualisation et diminuée du montant des paiements effectués.
Par ailleurs, la dette peut être réestimée en cas de révision de la durée de location, des taux ou indices sur lesquels sont basés les loyers.
Compte de résultat
Les dotations aux amortissements des droits d’utilisation sont présentées en « Autres produits et charges » à l’exception des dotations relatives aux droits d’utilisation affectés à la production qui sont classées en « Coût des ventes ».
La charge d’intérêts est comptabilisée dans le résultat financier (cf. Note 10.1).
Le profit, ou la perte, provenant de la rupture anticipée d’un contrat est déterminé par la différence entre la valeur nette comptable du droit d’utilisation et la valeur de la dette de loyers et est inclus dans les « Autres produits et charges ».
Tableau des flux de trésorerie
Dans le tableau des flux de trésorerie, les remboursements des dettes de loyers sont présentés dans la rubrique « Remboursement des dettes de loyers » dans les flux de trésorerie liés aux opérations de financement ; les intérêts des dettes de loyers sont présentés en flux de trésorerie liés à l’activité.
Durée du contrat de location
La durée de location est déterminée contrat par contrat.
Le groupe prend en compte les options de renouvellement à la date de prise d’effet du contrat, dans la limite où la durée totale du contrat ainsi calculée est cohérente avec la durée du plan d’investissement.
En France, dans le cas des baux commerciaux dits 3-6-9, la durée des contrats retenus est de neuf ans, sauf cas particulier.
Dans le cas où seul Hermès a une option de résiliation du contrat, le groupe apprécie, à la date de prise d’effet du contrat, tous les faits et circonstances créant une incitation économique à ne pas exercer cette option, en tenant compte de critères tels que la nature même de l’actif, l’ensemble des coûts liés à la résiliation, la durée du plan d’investissement.
Taux d’actualisation
La norme prévoit que le taux d’actualisation de chaque contrat soit déterminé par référence au taux d’emprunt marginal de la filiale contractante. En pratique, étant donné la structure de financement du groupe, ce taux est déterminé à partir du taux d’intérêt swap de la devise locale, retenu sur une maturité en ligne avec la duration moyenne des contrats du pays. Il est ajusté du risque de crédit par la prise en compte du credit default swap du groupe. Les taux ainsi calculés s’appliquent à la date de début de chaque contrat.
Loyers non capitalisés
Les contrats de location correspondant à des actifs de faible valeur unitaire ou d’une durée inférieure ou égale à 12 mois sont comptabilisés directement en charges.
La partie variable des loyers est comptabilisée en charges sur la période au cours de laquelle les conditions déclenchant le paiement sont constatées. Chez Hermès, cette partie variable concerne principalement les loyers indexés sur le chiffre d’affaires.
La décomposition des droits d’utilisation par nature d’actif sous-jacent est la suivante :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|
|
| ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Brut | Amortissements et pertes de valeur | Net | Net |
|
|
| |
Magasins | 2 602 | 1 194 | 1 409 | 1 314 |
|
|
|
Bureaux et autres | 865 | 270 | 595 | 472 |
|
|
|
Total | 3 467 | 1 464 | 2 002 | 1 786 |
|
|
|
La variation des droits d’utilisation au cours de l’exercice se constitue comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Magasins | Bureaux et autres | Total | Total | |
Valeur brute au 1er janvier | 2 432 | 718 | 3 150 | 2 958 |
Mise en place de nouveaux contrats et révisions | 486 | 244 | 730 | 366 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (129) | (64) | (193) | (313) |
Effet taux de change | (192) | (34) | (226) | 101 |
Autres mouvements et reclassements | 5 | 1 | 6 | 38 |
Valeur brute au 31 décembre | 2 602 | 865 | 3 467 | 3 150 |
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Magasins | Bureaux et autres | Total | Total | |
Amortissements et pertes de valeur au 1er janvier | 1 118 | 246 | 1 364 | 1 242 |
Amortissements et pertes de valeur | 257 | 95 | 353 | 336 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (96) | (60) | (156) | (257) |
Effet taux de change | (85) | (10) | (95) | 42 |
Autres mouvements et reclassements | - | (1) | (1) | 0 |
Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre | 1 194 | 270 | 1 464 | 1 364 |
Les échéances des dettes de loyers sont les suivantes :
En millions d’euros | < 1 an | De 1 à 5 ans | > 5 ans | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Total dettes de loyers | 325 | 1 097 | 889 | 2 311 | 2 113 |
La variation de la dette au cours de l’exercice se décompose comme suit :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Dettes de loyers au 1er janvier | 2 113 | 2 009 |
Mise en place de nouveaux contrats et révisions | 737 | 374 |
Fins et résiliations anticipées des contrats | (40) | (70) |
Remboursements | (332) | (305) |
Effet taux de change | (161) | 73 |
Autres mouvements et reclassements | (6) | 32 |
Dettes de loyers au 31 décembre | 2 311 | 2 113 |
À fin décembre 2025, les loyers relatifs aux contrats de location non capitalisés correspondent :
Les charges financières relatives aux dettes de loyers sont présentées en note 10.1.
Principes comptables
Conformément à la norme IAS 36, les tests de dépréciation des actifs à durée de vie indéfinie sont réalisés annuellement en période budgétaire ou plus régulièrement si des événements ou des modifications d’environnement de marché mettent en évidence des indices de perte de valeur. Pour les actifs à durée de vie définie, les tests sont réalisés en cas d’identification d’indices de perte de valeur. Ces tests de dépréciation consistent à comparer l’actif net comptable à la valeur recouvrable de l’ensemble des actifs corporels et/ou incorporels de chaque unité génératrice de trésorerie (UGT).
Le groupe Hermès a défini les UGT ou groupes d’UGT suivants :
La valeur recouvrable de chaque UGT est déterminée par la méthode des flux de trésorerie actualisés, selon les principes suivants :
Dans le cas où le montant recouvrable est inférieur à la valeur nette comptable, une perte de valeur est comptabilisée pour la différence entre ces deux montants.
Le montant des éventuelles pertes de valeur relatives aux différents actifs immobilisés figure en notes 8.1, 8.2 et 8.3.
Principes comptables
Au bilan, lors de l’acquisition de titres de sociétés consolidées par mise en équivalence, les goodwill et, le cas échéant, les compléments de prix constatés sont inclus dans la valeur comptable des titres comptabilisée en « Participations dans les entreprises associées ». Les éventuelles dépréciations relatives à ces goodwill sont réversibles (cf. Note 8.4).
La rubrique « Part dans le résultat des entreprises associées » qui figure au compte de résultat comprend les éléments suivants :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Participations dans les entreprises associées au 1er janvier | 238 | 200 |
Incidence des variations de périmètre | (4) | 9 |
Part dans le résultat des entreprises associées | 47 | 44 |
Dividendes versés | (48) | (15) |
Variation des cours de change | (4) | 1 |
Autres | (1) | (2) |
Participations dans les entreprises associées au 31 décembre | 227 | 238 |
Conformément à sa stratégie d’intégration verticale, Hermès détient des participations minoritaires dans le capital de certains de ses fournisseurs historiques dans des secteurs variés, ou de certains de ses partenaires dans les activités de vente au détail.
La ligne « Autres » comprend, le cas échéant, le reclassement en « Provisions » de la quote-part du groupe dans les pertes des entreprises associées, lorsque celle-ci excède la valeur comptable des participations concernées.
Principes comptables
Actifs et passifs financiers
Les dettes et créances d’exploitation ainsi que la trésorerie et équivalents de trésorerie entrent dans le champ d’application d’IFRS 9 Instruments financiers ; ils sont présentés distinctement au bilan.
Classement des actifs et passifs financiers et modalités d’évaluation
Conformément à IFRS 9, les actifs et passifs financiers du groupe Hermès sont classés et évalués dès leur reconnaissance au bilan selon les catégories suivantes déterminées en fonction du modèle de gestion et des caractéristiques des flux contractuels de trésorerie :
Ces actifs sont comptabilisés à l’origine à leur coût d’acquisition hors frais accessoires d’achat. À chaque date de clôture, ils sont évalués à leur juste valeur. Les variations de juste valeur sont enregistrées au compte de résultat dans la rubrique « Autres produits et charges financiers ».
Les dividendes et intérêts perçus sur ces actifs sont également comptabilisés en résultat dans la rubrique « Autres produits et charges financiers ».
Actifs financiers au coût amorti
Sont classés dans cette catégorie les actifs financiers représentatifs d’intérêts ou de remboursement de capital à des dates déterminées, et dont l’intention de gestion consiste à collecter ces flux.
Il s’agit des actifs financiers à maturité fixe que le groupe a acquis avec l’intention et la capacité de les détenir jusqu’à leur échéance ainsi que des prêts et créances financières.
Ces instruments sont comptabilisés au coût amorti diminué d’une éventuelle dépréciation. Les intérêts comptabilisés au taux d’intérêt effectif sont enregistrés dans la rubrique « Autres produits et charges financiers » du compte de résultat.
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables
Les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables comprennent les titres de participation dans des sociétés non consolidées qui ne sont pas détenus à des fins de transaction. Ce classement est déterminé dès l’origine de façon irrévocable pour chaque titre concerné.
Les dettes financières sont comptabilisées initialement à leur juste valeur (hors coût de transaction) puis selon la méthode du coût amorti avec séparation éventuelle des dérivés incorporés.
Les intérêts calculés au taux d’intérêt effectif sont comptabilisés en résultat au poste « Produits de trésorerie nets », sur la durée de la dette financière.
Instruments financiers dérivés
Cf. Note 11.
Les éléments comptabilisés par le groupe en tant que « Trésorerie et équivalents de trésorerie » répondent aux critères de qualification définis par la norme IAS 7 État des flux de trésorerie et aux recommandations de l’AMF applicables à la date de clôture.
La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont constitués des liquidités immédiatement disponibles et des placements à court terme, dont la possibilité de sortie à la date d’acquisition est inférieure ou égale à trois mois et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur.
Les parts de fonds détenus à court terme et classés en « Équivalents de trésorerie » sont comptabilisées à la juste valeur avec les variations de juste valeur enregistrées au compte de résultat.
Sont exclus de la trésorerie et équivalents de trésorerie :
Les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables ne font pas l’objet de dépréciation, conformément à IFRS 9.
Les actifs financiers évalués au coût amorti ainsi que les créances clients sont dépréciés selon un modèle de dépréciation fondé sur les pertes attendues. Le groupe applique les dispositions d’IFRS 9 relatives au modèle simplifié de provision à l’origine sur la durée de vie de l’instrument.
Le risque de crédit est apprécié dès la reconnaissance au bilan puis à chaque date de clôture en tenant compte des informations raisonnables et justifiables disponibles ainsi que de la politique de couverture d’assurance mise en place par le groupe pour l’activité « Grossistes ».
Du fait de la nature des actifs financiers concernés, le groupe détermine que le taux de perte historique sur les créances est une approximation raisonnable du taux de perte attendu.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Produits de trésorerie et équivalents de trésorerie | 286 | 400 |
Résultat des couvertures de taux et de change | 14 | 9 |
Produits de trésorerie nets | 301 | 409 |
Charges d’intérêts sur dettes de loyers | (55) | (59) |
Autres produits et charges financiers | (40) | (67) |
| (77) | (94) |
| 11 | 2 |
Total | 207 | 283 |
En millions d’euros | 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | Effet taux de change | Autres | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Placements financiers et intérêts courus | 976 | 136 | (1) | - | (25) | 1 086 |
Contrat de liquidité | 23 | 0 | (8) | - | - | 15 |
Autres immobilisations financières | 143 | 45 | (1) | (0) | 5 | 192 |
Total valeurs brutes | 1 143 | 180 | (10) | (0) | (20) | 1 293 |
Dépréciations | 93 | 7 | (1) | 0 | (1) | 98 |
Total valeurs nettes | 1 050 | 174 | (9) | (0) | (18) | 1 196 |
Les placements financiers ne répondent pas aux critères IFRS d’équivalents de trésorerie en raison notamment de leur maturité supérieure à trois mois à l’origine.
Le cas échéant, la colonne « Autres » comprend les variations de valeur des actifs financiers évalués à la juste valeur par capitaux propres, qui sont enregistrées en « Écarts de réévaluation ».
Le classement et l’évaluation à la juste valeur de ces actifs financiers sont détaillés en note 11.5.
Le groupe Hermès a pour politique de conserver une situation de trésorerie positive et disponible, afin de mener à bien sa stratégie de développement en toute indépendance.
Le service Trésorerie d’Hermès International gère directement les excédents et besoins de trésorerie du groupe. Il suit une politique prudente, qui vise à éviter tout risque de perte sur le capital, et à conserver une situation de liquidité satisfaisante.
Les excédents de trésorerie sont principalement investis sur des OPCVM monétaires, pensions livrées et équivalents de trésorerie (comptes à terme, dépôts à terme) dont la sensibilité est inférieure à 0,5 % et la durée de placement recommandée inférieure à trois mois.
La répartition de la trésorerie nette retraitée par échéance et par nature de taux se présente ainsi :
En millions d’euros | Au 31/12/2025 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 à 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 12 273 | 501 | 12 773 | 9 166 | 3 608 |
Liquidités | 1 896 | - | 1 896 | 1 796 | 100 |
Valeurs mobilières de placement | 10 344 | - | 10 344 | 6 840 | 3 503 |
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 33 | 501 | 534 | 529 | 5 |
Passifs financiers 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dette financière moyen et long termes | 0 | 0 | 0 | - | 0 |
Découverts bancaires | 0 | - | 0 | 0 | 0 |
Trésorerie nette retraitée | 12 273 | 500 | 12 773 | 9 165 | 3 607 |
(1) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts ne conférant pas le contrôle (cf. Note 10.4). | |||||
Les gains et pertes de cessions de valeurs mobilières de placement réalisés sur l’exercice 2025 et comptabilisés en résultat s’élèvent à + 57 M€. Les gains ou pertes latents au 31 décembre 2025 s’élèvent à - 9 M€.
En millions d’euros | Au 31/12/2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 à 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 11 675 | 366 | 12 040 | 7 409 | 4 631 |
Liquidités | 1 676 | - | 1 676 | 1 576 | 100 |
Valeurs mobilières de placement | 9 966 | - | 9 966 | 5 440 | 4 526 |
Placements de trésorerie de maturité supérieure à 3 mois à l’origine | 33 | 366 | 398 | 393 | 5 |
Passifs financiers 1 | 0 | 1 | 1 | 0 | 1 |
Dette financière moyen et long termes | (0) | 1 | 1 | - | 1 |
Découverts bancaires | 0 | - | 0 | 0 | 0 |
Trésorerie nette retraitée | 11 674 | 365 | 12 039 | 7 409 | 4 630 |
(1) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts ne conférant pas le contrôle (cf. Note 10.4). | |||||
Les gains et pertes de cessions de valeurs mobilières de placement réalisés sur l’exercice 2024 et comptabilisés en résultat s’élevaient à + 64 M€. Les gains ou pertes latents au 31 décembre 2024 s’élevaient à - 1 M€.
Principes comptables
Les options de vente accordées aux détenteurs d’intérêts ne conférant pas le contrôle s’élèvent à 34 M€ au 31 décembre 2025, contre 60 M€ au 31 décembre 2024.
Principes comptables
Périmètre
Le groupe définit le périmètre des instruments financiers dérivés conformément aux dispositions et principes introduits par IFRS 9 Instruments financiers. À ce titre, il analyse l’ensemble de ses contrats – portant sur des passifs financiers ou non financiers – afin d’identifier l’existence d’éventuels instruments dérivés dits « incorporés ». Toute composante d’un contrat qui affecte les flux du contrat concerné de manière analogue à celle d’un instrument financier dérivé autonome répond à la définition d’un dérivé incorporé au contrat.
Si les conditions prévues par IFRS 9 sont réunies, un dérivé incorporé est séparé en comptabilité, à la date de mise en place du contrat.
Selon les règles du groupe, les filiales consolidées ne doivent prendre aucune position financière spéculative.
Évaluation et comptabilisation
Les instruments financiers dérivés sont évalués à leur juste valeur.
La variation de juste valeur de ces instruments dérivés est enregistrée au compte de résultat, sauf lorsqu’ils sont désignés comme instruments de couverture dans une couverture de flux de trésorerie, décrits ci-dessous. Dans ce dernier cas, la part efficace des variations de juste valeur des instruments dérivés est comptabilisée directement en autres éléments du résultat global dans la rubrique « Écarts de réévaluation ». Ces variations de juste valeur incluent notamment la part liée aux points de terme des contrats de change à terme ainsi qu’à la valeur temps (prime) des options de change qualifiées de couverture de flux de trésorerie. La part inefficace des variations de juste valeur correspond à l’excédent de variations de juste valeur de l’instrument de couverture par rapport aux variations de juste valeur de l’élément couvert.
Lorsque les flux de trésorerie couverts se matérialisent, les montants jusqu’alors enregistrés en capitaux propres sont repris au compte de résultat symétriquement aux flux de l’élément couvert. La reprise de la part efficace de la couverture est comptabilisée au compte de résultat opérationnel. Les points de terme et la valeur temps des options qui constituent le coût des couvertures sont comptabilisés dans la rubrique « Autres produits et charges financiers » avec, le cas échéant, la part inefficace des couvertures.
Instruments financiers dérivés qualifiés de couverture
Le groupe utilise des instruments dérivés pour couvrir ses risques de change.
Lorsque les conditions suivantes sont réunies, alors la comptabilité de couverture est applicable :
Le groupe n’encourt pas de risque de contrepartie significatif.
En application de ses procédures de contrôle interne, le groupe ne traite qu’avec des banques et des établissements financiers de premier rang ayant signé des conventions FBF et ISDA relatives aux opérations sur instruments financiers à terme. Les risques de contrepartie sur les opérations financières sont suivis de façon continue par le service Trésorerie d’Hermès International.
Le groupe répartit ses opérations de placement, de couverture de risque de change et de dépôt auprès des banques sélectionnées dans des limites de montant et de maturité définies.
L’impact du risque de crédit tel que préconisé par IFRS 13 dans la juste valeur des instruments dérivés et IFRS 9 dans la valeur comptable des autres actifs financiers est proche de 0, compte tenu de la qualité de crédit de contreparties externes et de l’horizon de détention inférieur à 12 mois.
Le groupe est naturellement exposé au risque de change car la quasi-intégralité de sa production est située dans la zone euro, alors que la majorité de ses ventes s’effectue dans une devise autre que l’euro (dollar américain, yen japonais, autres devises asiatiques…). Ce risque est couvert de manière à minimiser et anticiper l’impact des fluctuations des devises sur les résultats du groupe.
La politique de change du groupe est fondée sur les principes de gestion suivants :
Le Comité exécutif a validé ces règles de gestion et le Conseil de surveillance les a entérinées. La direction générale finances valide les décisions de gestion dans le cadre défini par ces règles.
La gestion administrative est opérée par le biais d’un logiciel de trésorerie intégré. Les départements du Middle & Back-Office et contrôle interne d’Hermès International assurent les contrôles de ces opérations. Par ailleurs, la direction de l’audit et des risques veille au bon respect du dispositif de contrôle et des procédures de gestion.
En millions d’euros | Au 31/12/2025 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs/(Passifs) monétaires 1 | Flux futurs | Position nette | Instruments | Position nette | Ratio de | |
Yuan | 557 | 1 200 | 1 757 | (1 774) | (16) | 101 % |
Dollar Singapour | 143 | 787 | 930 | (942) | (12) | 101 % |
Yen | 56 | 645 | 701 | (700) | 1 | 100 % |
Dollar Hong Kong | 17 | 492 | 509 | (550) | (41) | 108 % |
Dollar américain | (768) | 1 210 | 443 | (429) | 14 | 97 % |
Dirham des Émirats arabes unis | (2) | 236 | 233 | (234) | (0) | 100 % |
Dollar australien | 38 | 201 | 239 | (236) | 3 | 99 % |
Livre sterling | (49) | 247 | 197 | (198) | (0) | 100 % |
Euro 3 | (8) | 201 | 192 | (248) | (55) | 129 % |
Baht thaïlandais | 31 | 149 | 180 | (181) | (1) | 101 % |
Dollar canadien | 28 | 120 | 148 | (147) | 1 | 99 % |
Franc suisse | 18 | 69 | 87 | (85) | 2 | 98 % |
Livre turque | 1 | 60 | 61 | (60) | 1 | 99 % |
Autres devises | 34 | 212 | 246 | (232) | 14 | 94 % |
Synthèse | 95 | 5 828 | 5 924 | (6 014) | (91) | 102 % |
(1) Les actifs monétaires sont constitués de créances et prêts ainsi que des soldes bancaires, des placements et équivalents de trésorerie dont la date d’échéance est inférieure à trois mois en date d’acquisition. Les passifs monétaires sont constitués des dettes financières ainsi que des dettes d’exploitation et dettes diverses. (2) Achat/(Vente). (3) Risque de change euro pour les filiales ayant une devise fonctionnelle différente. Il peut aussi intégrer exceptionnellement des transactions internes en euros hors ventes de marchandises avec des filiales ayant une devise fonctionnelle différente. | ||||||
En millions d’euros | Au 31/12/2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs/(Passifs) monétaires) 1 | Flux futurs | Position nette | Instruments | Position nette | Ratio de | |
Yuan | 389 | 1 514 | 1 903 | (1 886) | 17 | 99 % |
Dollar Singapour | 150 | 911 | 1 061 | (1 059) | 2 | 100 % |
Yen | 56 | 782 | 838 | (831) | 7 | 99 % |
Dollar Hong Kong | 96 | 649 | 746 | (782) | (37) | 105 % |
Dollar américain | (684) | 1 359 | 675 | (657) | 18 | 97 % |
Livre sterling | (13) | 229 | 216 | (218) | (3) | 101 % |
Euro 3 | 3 | 209 | 212 | (243) | (32) | 115 % |
Dollar australien | 46 | 146 | 191 | (190) | 1 | 99 % |
Baht thaïlandais | 33 | 145 | 178 | (178) | 1 | 100 % |
Dollar canadien | 25 | 110 | 135 | (137) | (2) | 101 % |
Franc suisse | 12 | 74 | 86 | (95) | (9) | 110 % |
Livre turque | 5 | 46 | 51 | (50) | 1 | 99 % |
Autres devises | 23 | 185 | 208 | (201) | 6 | 97 % |
Synthèse | 142 | 6 358 | 6 500 | (6 529) | (28) | 100 % |
(1) Les actifs monétaires sont constitués de créances et prêts ainsi que des soldes bancaires, des placements et équivalents de trésorerie dont la date d’échéance est inférieure à trois mois en date d’acquisition. Les passifs monétaires sont constitués des dettes financières ainsi que des dettes d’exploitation et dettes diverses. (2) Achat/(Vente). (3) Risque de change euro pour les filiales ayant une devise fonctionnelle différente. Il peut aussi intégrer exceptionnellement des transactions internes en euros hors ventes de marchandises avec des filiales ayant une devise fonctionnelle différente. | ||||||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés | Valeur de marché des contrats au 31 décembre 2025 1 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Couverture de | Couverture de | Non affectés | Total | |||
Options achetées |
|
|
|
|
|
|
Puts yuan | 110 | 110 | 3 | - | - | 3 |
Tunnels vendeurs yuan | 330 | 330 | 9 | - | - | 9 |
Puts dollar américain | 164 | 164 | 10 | - | - | 10 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 383 | 383 | 23 | - | - | 23 |
Puts dollar Singapour | 159 | 159 | 5 | - | - | 5 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 371 | 371 | 10 | - | - | 10 |
Puts yen | 62 | 62 | 7 | - | - | 7 |
Tunnels vendeurs yen | 555 | 555 | 60 | - | - | 60 |
Puts dollar Hong Kong | 99 | 99 | 6 | - | - | 6 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 230 | 230 | 13 | - | - | 13 |
| 2 462 | 2 462 | 147 | - | - | 147 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | 688 | 682 | 19 | 0 | 0 | 19 |
Yuan | 835 | 819 | 11 | - | (0) | 11 |
Dollar Singapour | 280 | 273 | 24 | - | (0) | 24 |
Dirham des Émirats arabes unis | 236 | 236 | 1 | - | (0) | 1 |
Livre sterling | 230 | 247 | 2 | - | 0 | 2 |
Euro 3 | 201 | 201 | (5) | - | (0) | (5) |
Dollar australien | 201 | 201 | (5) | - | - | (5) |
Dollar Hong Kong | 176 | 172 | 26 | - | 0 | 26 |
Baht thaïlandais | 149 | 149 | (3) | - | 0 | (3) |
Dollar canadien | 140 | 140 | 2 | - | - | 2 |
Franc suisse | 75 | 75 | 2 | - | (0) | 2 |
Yen | 31 | 31 | 3 | - | - | 3 |
Autres devises | 292 | 295 | (10) | - | (0) | (10) |
| 3 535 | 3 519 | 66 | 0 | (0) | 66 |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | (806) | (812) | (9) | - | 0 | (9) |
Yuan | 499 | 498 | (4) | - | (0) | (4) |
Dollar Singapour | 132 | 132 | (0) | - | - | (0) |
Dollar Hong Kong | 44 | 41 | (1) | - | 0 | (1) |
Franc suisse | 10 | 10 | - | - | - | - |
Livre sterling | (33) | (52) | - | - | (0) | - |
Yen | 52 | 52 | - | - | - | - |
Autres devises | 118 | 109 | - | - | 0 | 1 |
| 17 | (21) | (13) | - | (0) | (13) |
Total | 6 014 | 5 960 | 201 | 0 | (0) | 200 |
(1) Gain/(Perte). (2) Vente/(Achat). (3) Risque de change euro pour les filiales ayant une devise fonctionnelle différente. Il peut aussi intégrer exceptionnellement des transactions internes en euros hors ventes de marchandises avec des filiales ayant une devise fonctionnelle différente. | ||||||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés | Valeur de marché des contrats au 31 décembre 2024 1 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Couverture de flux de trésorerie futurs | Couverture de | Non affectés | Total | |||
Options achetées |
|
|
|
|
|
|
Puts yuan | 128 | 128 | 1 | - | - | 1 |
Tunnels vendeurs yuan | 512 | 512 | (2) | - | - | (2) |
Puts dollar américain | 114 | 114 | 1 | - | - | 1 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 456 | 456 | (4) | - | - | (4) |
Puts dollar Singapour | 110 | 110 | 1 | - | - | 1 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 439 | 439 | (1) | - | - | (1) |
Puts yen | 68 | 68 | 3 | - | - | 3 |
Tunnels vendeurs yen | 563 | 563 | 9 | - | - | 9 |
Puts dollar Hong Kong | 72 | 72 | 1 | - | - | 1 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 286 | 286 | (3) | - | - | (3) |
| 2 747 | 2 747 | 6 | - | - | 6 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | 787 | 791 | (34) | (0) | 0 | (34) |
Euro 3 | 209 | 209 | 4 | - | (0) | 4 |
Yuan | 1 020 | 1 020 | (15) | - | 2 | (12) |
Dollar Singapour | 460 | 460 | 5 | - | (0) | 5 |
Dollar Hong Kong | 352 | 352 | (12) | - | (0) | (12) |
Livre sterling | 203 | 229 | (6) | - | 0 | (6) |
Yen | 155 | 155 | 3 | - | - | 3 |
Franc suisse | 77 | 77 | 1 | - | - | 1 |
Dollar canadien | 126 | 126 | 0 | - | 0 | 0 |
Dollar australien | 173 | 173 | 7 | - | - | 7 |
Baht thaïlandais | 168 | 168 | (7) | - | (0) | (7) |
Autres devises | 250 | 252 | (5) | - | 0 | (5) |
| 3 980 | 4 011 | (58) | (0) | 2 | (56) |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
|
|
|
Dollar américain | (700) | (706) | 22 | - | (0) | 22 |
Yuan | 226 | 226 | (1) | - | - | (1) |
Dollar Singapour | 50 | 47 | 0 | - | (0) | 0 |
Dollar Hong Kong | 72 | 51 | (0) | - | (0) | (1) |
Franc suisse | 18 | 4 | 0 | - | 0 | 0 |
Livre sterling | 16 | (6) | (0) | - | 0 | 0 |
Yen | 45 | 43 | (1) | - | 0 | (1) |
Autres devises | 74 | 65 | 0 | - | (0) | 0 |
| (199) | (275) | 20 | - | (0) | 20 |
Total | 6 529 | 6 483 | (31) | (0) | 2 | (29) |
(1) Gain/(Perte). (2) Vente/(Achat). (3) Risque de change euro pour les filiales ayant une devise fonctionnelle différente. Il peut aussi intégrer exceptionnellement des transactions internes en euros hors ventes de marchandises avec des filiales ayant une devise fonctionnelle différente. | ||||||
L’analyse de sensibilité des capitaux propres au risque de change est réalisée pour la réserve de couverture des flux de trésorerie. L’impact sur les capitaux propres (avant impôt) correspond à la variation de valeur de marché des dérivés qualifiés de couverture de flux de trésorerie générée par la variation instantanée des cours de change à la clôture, toutes les autres variables étant supposées rester constantes.
En millions d’euros | 2025 | 2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Impacts avant impôt | Capitaux propres | Résultat | Capitaux propres | Résultat |
Appréciation de 10 % des devises d’exposition du groupe | (506) | (10) | (545) | (3) |
Dépréciation de 10 % des devises d’exposition du groupe | 465 | 8 | 467 | 3 |
Le groupe peut être amené à couvrir une partie de ses dettes et créances contre les fluctuations des taux d’intérêt à l’aide d’instruments financiers tels que les swaps et les dérivés de taux.
Le contrôle des risques et des procédures de gestion est identique à celui qui est appliqué pour les opérations de change.
Les risques de taux ci-après concernent les seuls éléments de la trésorerie nette. Par ailleurs, les risques de taux sont non significatifs sur les actifs et passifs financiers exclus de la trésorerie nette.
En millions d’euros | Au 31 décembre 2025 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 à 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 12 273 | 501 | 12 773 | 9 166 | 3 608 |
Euro | 9 837 | 501 | 10 338 | 7 816 | 2 522 |
Yuan | 609 | - | 609 | 84 | 525 |
Dollar américain | 620 | - | 620 | 416 | 203 |
Dollar Singapour | 310 | - | 310 | 119 | 191 |
Dollar Hong Kong | 83 | - | 83 | 54 | 28 |
Autres devises | 814 | - | 814 | 676 | 138 |
Passifs financiers 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Euro | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres devises | 0 | - | 0 | 0 | - |
Trésorerie nette retraitée | 12 273 | 500 | 12 773 | 9 165 | 3 607 |
(1) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts non contrôlés (34 M€ au 31 décembre 2025). | |||||
En millions d’euros | Au 31 décembre 2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 à 5 ans | Total | Taux variable | Taux fixe | |
Actifs financiers | 11 675 | 366 | 12 040 | 7 409 | 4 631 |
Euro | 8 638 | 366 | 9 003 | 6 110 | 2 893 |
Yuan | 551 | - | 551 | 32 | 519 |
Dollar américain | 1 351 | - | 1 351 | 516 | 835 |
Dollar Singapour | 236 | - | 236 | 98 | 138 |
Dollar Hong Kong | 162 | - | 162 | 50 | 112 |
Autres devises | 737 | - | 737 | 603 | 134 |
Passifs financiers 1 | 0 | 1 | 1 | 0 | 1 |
Euro | 0 | 1 | 1 | 0 | 1 |
Autres devises | 0 | - | 0 | 0 | - |
Trésorerie nette retraitée | 11 674 | 365 | 12 039 | 7 409 | 4 630 |
(1) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts non contrôlés (60 M€ au 31 décembre 2024). | |||||
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Impact sur le résultat avant impôt |
|
|
Hausse uniforme des taux d’intérêt de 1 point | 92 | 74 |
Les placements en actions cotées ne sont pas matériels aux bornes du groupe. Il n’existe donc pas de risque significatif lié à ces placements.
Les actifs et passifs comptabilisés à la juste valeur sont classés selon les trois niveaux de juste valeur suivants :
Pour les exercices 2025 et 2024, il n’y a pas eu de transfert entre les niveaux 1 et 2 pour les actifs et passifs financiers comptabilisés à la juste valeur.
En millions d’euros | Notes | 2025 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs à la juste valeur par résultat 1 | Actifs | Actifs | Passifs | Passifs | Valeur nette comptable | Juste valeur | Niveau d’évaluation | ||
Placements financiers |
| 33 | 501 2 | 552 | - | - | 1 086 | 1 086 | 2 |
Contrat de liquidité |
| 15 | - | - | - | - | 15 | 15 | 1 |
Autres immobilisations financières |
| 94 | - | - | - | - | 94 | 94 | 2 |
Immobilisations financières | 10.2 | 143 | 501 | 552 | - | - | 1 196 | 1 196 |
|
Créances clients et autres débiteurs | 5.4.2 | 48 | 962 | - | - | - | 1 010 | 1 010 | 2 |
Instruments dérivés de change actifs | 11.2 | 262 | - | - | - | - | 262 | 262 | 2 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 10.3 | 2 997 | 9 242 | - | - | - | 12 239 | 12 239 | 1 |
Découverts bancaires | 10.3 | - | - | - | - | 0 | 0 | 0 |
|
Autres emprunts | 10.3 | - | - | - | - | (0) | (0) | (0) |
|
Dettes financières 3 |
| - | - | - | - | 0 | 0 | 0 |
|
Fournisseurs et autres créditeurs | 5.4.3 | - | - | - | - | (2 731) | (2 731) | (2 731) |
|
Instruments dérivés de change passifs | 11.2 | - | - | - | (61) | - | (61) | (61) | 2 |
(1) Avant comptabilité de couverture. (2) Constitués d’EMTN et de dépôts à terme ne répondant pas aux critères de trésorerie et d’équivalents de trésorerie. (3) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts non contrôlés (34 M€ au 31 décembre 2025). | |||||||||
En millions d’euros | Notes | 2024 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs à la juste valeur par résultat 1 | Actifs au coût | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | Passifs à la juste valeur 1 | Passifs | Valeur nette comptable | Juste valeur | Niveau d’évaluation | ||
Placements financiers |
| 33 | 3662 | 578 | - | - | 976 | 976 | 2 |
Contrat de liquidité |
| 23 | - | - | - | - | 23 | 23 | 1 |
Autres immobilisations financières |
| 51 | - | - | - | - | 51 | 51 | 2 |
Immobilisations financières | 10.2 | 107 | 366 | 578 | - | - | 1 050 | 1 050 |
|
Créances clients et autres débiteurs | 5.4.2 | 51 | 1 012 | - | - | - | 1 063 | 1 063 | 2 |
Instruments dérivés de change actifs | 11.2 | 132 | - | - | - | - | 132 | 132 | 2 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 10.3 | 3 480 | 8 162 | - | - | - | 11 642 | 11 642 | 1 |
Découverts bancaires | 10.3 | - | - | - | - | 0 | 0 | 0 |
|
Autres emprunts | 10.3 | - | - | - | - | 1 | 1 | 1 |
|
Dettes financières 3 |
| - | - | - | - | 1 | 1 | 1 |
|
Fournisseurs et autres créditeurs | 5.4.3 | - | - | - | - | (3 092) | (3 092) | (3 092) |
|
Instruments dérivés de change passifs | 11.2 | - | - | - | (161) | - | (161) | (161) | 2 |
(1) Avant comptabilité de couverture. (2) Constitués d’EMTN et de dépôts à terme ne répondant pas aux critères de trésorerie et d’équivalents de trésorerie. (3) Hors prise en compte des engagements de rachat d’intérêts non contrôlés (60 M€ au 31 décembre 2024). | |||||||||
Le capital social d’Hermès International est composé de 105 569 412 actions entièrement libérées de 0,51 € de valeur nominale chacune au 31 décembre 2025, dont 733 097 sont des actions d’autocontrôle.
Les objectifs, politiques et procédures appliquées par le groupe en termes de gestion du capital se font en accord avec les principes d’une gestion saine, qui permettent notamment de maintenir l’équilibre financier des opérations et de limiter le recours à l’endettement. Du fait de sa situation excédentaire de trésorerie, le groupe dispose d’une certaine souplesse, et n’utilise pas dans sa gestion du capital les ratios prudentiels comme le return on equity. Aucun changement n’est intervenu depuis l’exercice précédent quant aux objectifs ou à la politique de gestion du capital.
Principes comptables
Les titres d’autocontrôle sont enregistrés pour leur coût d’acquisition en diminution des capitaux propres. Les résultats de cession de ces titres sont imputés directement dans les capitaux propres et ne contribuent pas au résultat de l’exercice.
Au cours de l’exercice 2025, les mouvements suivants sont intervenus sur l’autocontrôle :
Il est précisé qu’aucune action n’est réservée pour une émission dans le cadre d’options ou de contrats de vente d’actions.
L’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2024 a approuvé, le 30 avril 2025, le versement d’un dividende ordinaire de
Compte tenu d’un acompte en numéraire de 3,50 € par action versé le 19 février 2025, un solde en numéraire de 22,50 € a été mis en paiement le 5 mai 2025.
Le montant des dividendes ordinaire et exceptionnel versés en 2025 s’établit ainsi à 2 726 M€.
Les produits et charges comptabilisés directement en autres éléments du résultat global en 2025 se présentent comme suit :
En millions d’euros | Note | Impact brut | Effet d’impôt | Impact net |
|---|---|---|---|---|
Écarts actuariels | 6.3.3 | 12 | (3) | 9 |
Écarts de conversion |
| (523) | - | (523) |
Écarts de réévaluation |
| 208 | (58) | 149 |
Total |
|
|
| (365) |
Et pour l’année 2024 :
En millions d’euros | Note | Impact brut | Effet d’impôt | Impact net |
|---|---|---|---|---|
Écarts actuariels | 6.3.3 | (24) | 6 | (18) |
Écarts de conversion |
| 168 | - | 168 |
Écarts de réévaluation |
| (119) | 37 | (81) |
Total |
|
|
| 69 |
Les mouvements 2025 sur les instruments dérivés (couverture de flux de trésorerie futurs en devises) et les placements financiers se décomposent comme suit (après impôts) :
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Écart de réévaluation au 1er janvier | 471 | 553 |
Montant recyclé au cours de l’exercice au titre des instruments dérivés | 73 | (69) |
Réévaluation des instruments dérivés | 117 | (70) |
Réévaluation des placements financiers | (25) | 30 |
Autres (pertes)/gains de change différés en résultat global | (16) | 28 |
Écart de réévaluation au 31 décembre | 621 | 471 |
Principes comptables
Le résultat de base par action est calculé en divisant le résultat net – part du groupe par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de l’exercice, sous déduction du nombre moyen d’actions détenues par Hermès International (autodétention).
Le résultat dilué par action correspond au rapport entre le résultat net – part du groupe et le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice en excluant les actions détenues par Hermès International (autodétention), ajusté de l’effet dilutif généré par les attributions d’actions gratuites.
Le calcul et le rapprochement entre le résultat par action et le résultat dilué par action se présentent comme suit :
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Numérateur (en millions d’euros) |
|
|
Résultat net – part du groupe | 4 524 | 4 603 |
Dénominateur (en nombre d’actions) |
|
|
Nombre moyen d’actions en circulation sur l’exercice | 105 569 412 | 105 569 412 |
Nombre moyen d’actions d’autocontrôle sur l’exercice | (733 303) | (782 376) |
Nombre moyen d’actions avant dilution | 104 836 109 | 104 787 036 |
Résultat de base par action (en euros) | 43,15 | 43,93 |
Effet dilutif des plans d’actions gratuites | 200 595 | 144 275 |
Nombre moyen d’actions après dilution | 105 036 704 | 104 931 312 |
Résultat dilué par action (en euros) | 43,07 | 43,87 |
Cours moyen d’une action (en euros) | 2 314 | 2 140 |
Principes comptables
Une provision est définie comme un passif dont l’échéance ou le montant sont incertains. Sa comptabilisation résulte du fait que :
Par ailleurs, le montant de l’obligation est estimé de façon fiable en l’état des informations à disposition du groupe lors de l’établissement des comptes consolidés.
En millions d’euros | 31/12/2024 | Dotations | Reprises | Effet taux de change | Reclassements et autres | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions courantes | 96 | 55 | (25) | (2) | (1) | 122 |
Provisions non courantes | 33 | 1 | (1) | (4) | 9 | 38 |
Total | 128 | 55 | (26) | (6) | 8 | 159 |
Les provisions courantes comprennent des provisions pour risques, litiges et contentieux, ainsi que, le cas échéant, des provisions pour quote-part de situation nette négative des entreprises associées (cf. Note 9).
Les provisions non courantes comprennent majoritairement des provisions pour remise en état.
Les reprises consommées s’élèvent à 14 M€.
Les autres mouvements correspondent essentiellement aux provisions pour remise en état constituées ou révisées au cours de l’exercice en contrepartie du droit d’utilisation, lequel est amorti sur la durée des contrats de location (cf. Note 8.3).
Les engagements financiers sont actualisés au taux de 9,16 % en 2025 (8,60 % en 2024).
En millions d’euros | < 1 an | De 1 à 5 ans | > 5 ans | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Cautions bancaires données | 1 | 0 | 2 | 4 | 2 |
Cautions bancaires reçues | 13 | 3 | 0 | 16 | 18 |
Engagements d’achats d’actifs financiers | - | - | 23 | 23 | 23 |
Engagements d’achats de matières premières | 102 | 24 | 1 | 127 | 223 |
Autres | 13 | 2 | 0 | 15 | 25 |
Le groupe n’a pas connaissance d’autres engagements significatifs autres que ceux indiqués par ailleurs et qui ne seraient pas reflétés dans les états financiers au 31 décembre 2025. Aucun fait exceptionnel ni contentieux pouvant affecter de façon probable et significative la situation financière du groupe n’existe actuellement.
Par ailleurs, dans le cadre normal de ses activités, le groupe est impliqué dans des actions judiciaires, et il est soumis à des contrôles. Une provision est constituée dès lors qu’un risque est identifié et que son coût est estimable.
Les transactions avec les entreprises associées ne sont pas significatives sur l’exercice.
Les relations avec les autres parties liées, au sens d’IAS 24 Informations relatives aux parties liées, se résument comme suit :
Certaines des transactions ci-dessus constituent des conventions réglementées conformément à la définition du Code de commerce. Pour plus de détails, se référer au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1.
Adresse | Bailleur | Preneur | Type de bail | Durée | Début | Fin | Dépôt de garantie |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/06/2023 | 31/05/2032 | 3 mois |
Part de l’immeuble 28/30/32, | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 12 ans | 01/01/2025 | 31/12/2036 | 3 mois |
Part de l’immeuble 26, rue du Faubourg Saint-Honoré | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2014 | 31/12/2025 (tacite reconduction au 01/01/2024) | 3 mois |
Part de l’immeuble 26, rue du Faubourg Saint-Honoré | SAS SIFAH | Hermès | Bail | 9 ans | 01/01/2017 | 31/12/2025 | 3 mois |
Immeuble 23, rue Boissy d’Anglas 75008 Paris | SAS SIFAH | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/01/2018 | 31/12/2026 | 3 mois |
Immeuble 74, rue du Faubourg Saint-Antoine | S.C. Auguste Hollande | Hermès Sellier | Bail | 9 ans | 01/07/2017 | 30/06/2026 | 3 mois |
4, rue du Pont-Vert 27400 Le Vaudreuil | Briand | Comptoir Nouveau de la Parfumerie | Bail | 9 ans ferme | 01/07/2023 | 30/06/2032 | 3 mois |
4, rue du Pont-Vert 27400 Le Vaudreuil | Briand | Comptoir Nouveau de la Parfumerie | Bail à construction | 30 ans ferme | 03/10/2022 | 02/10/2052 | - |
La valeur nette totale des droits d’utilisation relatifs aux contrats de location précités, calculée conformément à IFRS 16, s’élève à 124 M€ en 2025 (42 M€ en 2024), compte tenu des hypothèses de durée et de taux d’actualisation retenues.
Les dotations aux amortissements relatives à ces droits d’utilisation s’élèvent à 15 M€ en 2025 (12 M€ en 2024).
L’ensemble des transactions ainsi décrites ont été réalisées selon des modalités équivalentes à celles qui priment dans le cas de transactions soumises à des conditions de concurrence normales.
Aucun événement significatif n’est intervenu depuis la clôture au 31 décembre 2025.
Au titre de l’exercice 2025, les honoraires versés aux Commissaires aux comptes et aux membres de leurs réseaux se détaillent comme suit :
En millions d’euros | PricewaterhouseCoopers Audit | Grant Thornton Audit | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2025 | Répartition | 2024 | Répartition | 2025 | Répartition | 2024 | Répartition | |
Service de certification des comptes | 2,5 | 75 % | 2,5 | 71 % | 1,5 | 94 % | 1,5 | 100 % |
Hermès International | 0,5 | 15 % | 0,4 | 12 % | 0,3 | 19 % | 0,3 | 17 % |
Filiales intégrées globalement | 2,0 | 60 % | 2,0 | 58 % | 1,2 | 75 % | 1,2 | 83 % |
Service de vérification de l’état de durabilité selon la CSRD | 0,6 | 18 % | 0,6 | 17 % | - | 0 % | - | 0 % |
Hermès International | 0,6 | 18 % | 0,6 | 17 % | - | 0 % | - | 0 % |
Services autres que la certification des comptes 1 | 0,2 | 7 % | 0,4 | 12 % | 0,1 | 6 % | - | 0 % |
Hermès International | 0,0 | 1 % | 0,0 | 1 % | - | 0 % | - | 0 % |
Filiales intégrées globalement | 0,2 | 5 % | 0,4 | 11 % | 0,1 | 6 % | - | 0 % |
Total | 3,3 | 100 % | 3,5 | 100 % | 1,6 | 100 % | 1,5 | 100 % |
(1) Les autres services concernent majoritairement des travaux de conformité fiscale et des procédures convenues et attestations sur les filiales étrangères. | ||||||||
Liste des principales sociétés consolidées au 31 décembre 2025 (filiales de distribution et holding des pôles majoritairement) :
Société | Siège | Pourcentage 2025 | N° SIREN |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Contrôle | Intérêt | Méthode * |
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Hermès International | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | Mère | Mère | Mère | 572 076 396 |
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Al Mana Retail Kuwait WLL | Hawally, Block 2, Ibn Khaldoun Street, Mahmoud Hamad Al Rashid Al Mulla Building, Floor 1, Unit no. 16, P.O. Box 134 (Koweït) | 45 | 45 | MEE |
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Al Mana Retail LLC | Al Mana Centre, 4th floor, Al Sadd Street, Doha (Qatar) | 45 | 45 | MEE |
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Bahrain Luxury Trading WLL | Unit 25, Building 1, Road 365, Block 316, Manama Center, P.O. Box 21257 (Bahreïn) | 45 | 45 | MEE |
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Boissy Les Mûriers | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 351 649 504 |
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Boissy Retail PTE LTD | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
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Boissy Singapore PTE LTD | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
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Castille Investissements | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 352 565 451 |
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CHP2 | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 789 925 534 |
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CHP3 | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 480 011 535 |
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|
Compagnie des Cristalleries de Saint‑Louis | Saint-Louis-lès-Bitche, 57620 Lemberg | 100 | 100 | IG | 353 438 708 |
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Compagnie Hermès de Participations | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 413 818 147 |
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Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 99,73 | 99,73 | IG | 542 053 285 |
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Faubourg Guam | 331 Tumon Sands Plaza | 100 | 100 | IG |
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Financière St-Honoré SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
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Grafton Immobilier | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 440 256 444 |
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HAB | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 834 031 817 |
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Herlee Ltd | 42F & 43F, Lee Garden One Hong Kong (Hong Kong) | 100 | 100 | IG |
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Hermès (China) Co., Ltd | Unit 130, Plaza 66, No. 1266 West Nanjing Road, Jingan District, 200040 Shanghai (Chine) | 100 | 100 | IG |
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Hermès (China) Trading Co., Ltd | Building n° 12, n° 211, 213, 215 and 227, Middle Huahai Road, 200021 Shanghai (Chine) | 100 | 100 | IG |
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Hermès (G.B.) Limited | 10-12 Blanford Street, Londres, W1U 4AZ (Royaume-Uni) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Argentina S.R.L. | Avenida Alvear 1901 Planta Baja, Unidad 1, 1129 Buenos Aires (Argentine) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Asia Pacific LTD | 42F & 43F, Lee Garden One | 100 | 100 | IG |
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Hermès Australia PTY Limited | Level 11, 70 Castlereagh Street | 100 | 100 | IG |
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Hermès Austria GmbH | Gonzagasse 17 – 1010 Wien (Autriche) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Benelux Nordics | 10, rue de Brederode | 100 | 100 | IG |
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Hermès Canada INC. | 130 Bloor Street West, | 100 | 100 | IG |
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Hermès Cuirs Précieux | 10-14 rue d’Athènes, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 398 142 695 |
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Hermès de Paris (Mexico) S.A. de C.V. | Calle Montes Urales 715, Oficina 502 | 100 | 100 | IG |
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Hermès Denmark ApS | Højbro Plads 4, 1112 Copenhague K (Danemark) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Do Brasil Industria E Comercio Ltda | Avenida Magalhaes de Castro, n° 12.000, Loja 32, Piso Terreo, Jardim Panarama, Sao Paolo CEP 05502-001 (Brésil) | 100 | 100 | IG |
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Hermès E-MESA PTE Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Germany GmbH | Maximilianstrasse 8, 80539 Munich (Allemagne) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Grèce A.E. | Rue Stadiou 4 et rue Voukourestiou 1, 10564 Athènes (Grèce) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Holding GB Limited | 8 Hinde Street, Londres, W1U 3BQ (Royaume-Uni) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Iberica, S.A. | Paseo de la Castellana n° 28, 28046 Madrid (Espagne) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Immobilier Genève SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
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Hermès India Retail and Distributors Private Limited | First Floor, Bharat Insurance Building, 15-A Horniman Circle, Fort, Town Hall (Mumbai), Mumbai - 400001 (Inde) | 51,01 | 51,01 | IG |
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Hermès Internacional Portugal Lda | Largo do Chiado 9, 1200-108 Lisbonne (Portugal) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Istanbul Çantacilik, Tekstil Ve Ipek Ürünleri Ticaret Limited Sirketi | Ünalan Mahallesi, Libadiye Caddesi, Dış Kapı No:82F İç Kapı No:9 Üsküdar/İstanbul (Turquie) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Italie SA | Via Gastone Pisoni 2, 20121 Milan (Italie) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Japon Co., Ltd | 4-1, Ginza 5-Chome, Chuo-Ku, | 100 | 100 | IG |
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Hermès Korea Ltd | 630-26 Shinsa-Dong Gangnam-gu, | 100 | 100 | IG |
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Hermès Manufacture de Métaux | 38, rue Roger-Salengro, 94120 Fontenay-sous-Bois | 100 | 100 | IG | 435 233 812 |
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Hermès Middle East LLC | P.O. Box 115183, Dubaï (Émirats arabes unis) | 80 | 80 | IG |
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Hermès Monte-Carlo | 11-13-15, avenue de Monte-Carlo, 98000 Monaco (Principauté de Monaco) | 99,99 | 99,99 | IG |
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Hermès Norway AS | Nedre Slottsgate 15, 0157 Oslo (Norvège) | 100 | 100 | IG |
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Hermès of Paris Inc | 550 Madison Avenue, 10022 New York (États‑Unis) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Pologne SP. ZO.O | Krakowskie Przedmieście 13, 00-071 Warszawa (Pologne) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Prague, a.s. | Parizska 12/120, 11000 Prague (République tchèque) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Retail (Malaysia) Sdn. Bhd | Level 6, Menara 1 Dutamas, Solaris Dutmas, n° 1 Jalan Dutamas 1, 50480 Kuala Lumpur (Malaisie) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Rus AO | 4, Nizhny Kiselny Sidestreet, | 100 | 100 | IG |
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Hermès Sellier | 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris | 99,79 | 99,79 | IG | 696 520 410 |
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Hermès Singapore (Retail) Pte Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
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Hermès South Asia Pte Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, | 100 | 100 | IG |
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Hermès (Suisse) SA | 1, rue Robert Céard, 1204 Genève (Suisse) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Sweden AB | NK 243, 111 77 Stockholm (Suède) | 100 | 100 | IG |
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Hermès Travel Retail (Shanghai) Co., Ltd. | Room 1903, 19th Floor, No.993 West Nanjing Road, | 100 | 100 | IG |
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Hermes Travel Retail Asia Pte Ltd | 1 Marina Boulevard, #28-00, Singapour 018989 (Singapour) | 100 | 100 | IG |
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Holding Textile Hermès | 16, chemin des Mûriers, 69310 Pierre-Benite | 96,78 | 96,78 | IG | 592 028 542 |
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Honossy | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 393 178 025 |
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Immauger | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 377 672 159 |
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Immobilière de la Maroquinerie de Guyenne | 1 avenue de l’Étang, bâtiment administratif, 33440 Saint-Vincent-de-Paul | 100 | 100 | IG | 789 928 611 |
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Immobilière de la rue de Sèvres | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 440 252 849 |
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Immobilière de Montereau | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 812 935 005 |
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Immobilière de Pitres | 23 rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 834 011 058 |
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Immobilière de Vémars | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 980 234 629 |
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Immobilière du 11/15 rue d’Anjou | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 812 934 990 |
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Immobilière Hermès France | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 834 021 586 |
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J.L. & Company Limited | Westminster Works, 1 Oliver Street, | 100 | 100 | IG |
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John Lobb | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 582 094 371 |
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La Maroquinerie du Sud-Ouest | 256, route de Saint-Martin-Le-Pin, bâtiment administratif, 24300 Nontron | 100 | 100 | IG | 403 230 436 |
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La Montre Hermès SA | Erlenstrasse 31A, 2555 Brügg (Suisse) | 100 | 100 | IG |
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Les Manufactures d’Auvergne | Route de Volvic, bâtiment administratif, 63530 Sayat | 100 | 100 | IG | 411 795 859 |
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Les Manufactures de Franche Comté | 18, rue de la Côte, bâtiment administratif, 25230 Seloncourt | 100 | 100 | IG | 407 836 329 |
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Les Manufactures de la Vallée de l’Orne | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 980 235 857 |
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Les Maroquineries des Alpes | 1165, rue Victor-Hugo, bâtiment administratif, | 100 | 100 | IG | 480 011 451 |
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Maroquinerie de Guyenne | 1, avenue de l’Étang, 33440 Saint-Vincent-de-Paul | 100 | 100 | IG | 812 935 013 |
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Maroquinerie de Montereau | 9, rue de la Grande-Haie, 77130 Montereau-Fault-Yonne | 100 | 100 | IG | 812 935 021 |
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Maroquinerie de Normandie | 2, rue Sainte-Marguerite 27100 Val-de-Reuil | 100 | 100 | IG | 789 926 334 |
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Maroquinerie de Saint‑Antoine | 74, rue du Faubourg Saint-Antoine et 59, rue de Charenton, 75012 Paris | 100 | 100 | IG | 409 209 202 |
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Maroquinerie des Ardennes | Avenue des Marguerites, 08120 Bogny-sur-Meuse | 100 | 100 | IG | 428 113 518 |
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Maroquinerie Thierry | Z.I Les Bracots | 100 | 100 | IG | 312 108 368 |
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Motsch George V | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 440 252 476 |
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Puiforcat | 48, avenue Gabriel, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 535 205 157 |
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Saint-Honoré (Bangkok) Ltd | Unit 1201 and 1207, 1808-1812, 12th Floor Park Venture Ecoplex 57 Wireless Road, Lumpini Pathumwan | 99 | 99 | IG |
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SCI Auger Hoche | 12-22, rue Auger, 93500 Pantin | 100 | 100 | IG | 335 161 071 |
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SCI Edouard VII | 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris | 100 | 100 | IG | 393 882 170 |
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* Méthode de consolidation : IG : intégrée globalement – MEE : Mise en équivalence. |
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(Exercice clos le 31 décembre 2025)
À l’Assemblée générale de la société Hermès International,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’audit et des risques.
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Évaluation des stocks et en-cours – Note 5.4 de l’annexe aux comptes consolidés
Les stocks et en-cours du groupe figurent au bilan au 31 décembre 2025 pour des montants de 4 004 M€ en valeur brute et 2 575 M€ en valeur nette.
Il appartient à la direction d’Hermès International de déterminer le montant des dépréciations nécessaires pour ramener la valeur d’inventaire des stocks à leur valeur probable de réalisation si cette dernière lui est inférieure. Ces dépréciations sont établies pour chaque catégorie de stocks en fonction notamment de :
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de l’audit compte tenu de la matérialité des stocks et parce que les critères évoqués ci-dessus et les éventuelles dépréciations qui en découlent sont par nature dépendantes d’hypothèses, estimations ou appréciations de la Direction.
Par ailleurs, les stocks étant présents dans un grand nombre de filiales, l’élimination des marges internes dans les comptes consolidés revêt une importance particulière dans la mesure où elle influe sur la valeur brute des stocks et les dépréciations à constater.
Dans le cadre de nos diligences, nous avons :
Nos travaux ont également consisté à vérifier, par sondages, la cohérence des niveaux de marges internes éliminées dans les comptes consolidés, avec le niveau de marge réalisé par les entités de production avec les différentes filiales de distribution.
Comptabilisation des opérations de couverture de change – Note 11 de l’annexe aux comptes consolidés
Hermès International est naturellement exposé au risque de change car la quasi-intégralité de sa production est située dans la zone euro alors que la majorité de ses ventes s’effectue en devises étrangères (dollar américain, yen, yuan et autres devises).
Les filiales de distribution sont facturées dans leur devise locale par les filiales de production qui appliquent un taux de change annuel sur leurs barèmes établis en euros.
Pour couvrir ce risque et minimiser l’impact des fluctuations de devises sur ses résultats, Hermès International utilise des instruments de couverture de change de type ferme ou optionnel avec pour objectif de couvrir son exposition interne nette sur une base annuelle. Le portefeuille d’instruments dérivés de change a été ajusté afin de tenir compte des prévisions budgétaires les plus récentes. Au 31 décembre, la couverture des transactions internes en devises de l’année suivante est proche de 100 %.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé d’audit compte tenu des impacts des variations des cours de change sur l’évolution de la marge opérationnelle du groupe, agrégat auquel le groupe fait référence dans sa communication financière.
Dans le cadre de nos diligences, avec l’assistance de nos experts, nous avons :
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion de la Gérance.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Format de présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du Commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité de la Gérance. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Désignation des Commissaires aux comptes
Nous avons été nommés Commissaires aux comptes de la société Hermès International par votre Assemblée générale du 30 mai 2011 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 31 mai 1999 pour le cabinet Didier Kling & Associés, devenu Grant Thornton Audit.
Au 31 décembre 2025, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la quinzième année de sa mission sans interruption et le cabinet Grant Thornton Audit dans la vingt-septième année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d’audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par la Gérance.
Objectif et démarche d’audit
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre :
Rapport au Comité d’audit et des risques
Nous remettons au Comité d’audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d’audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d’audit et des risques, des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers
Amélie Wattel
AuditGrant Thornton Audit
Christophe Bonte
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Produits d’exploitation | 2 | 958 | 752 |
Montant net du chiffre d’affaires |
| 195 | 678 |
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions |
| 28 | 70 |
Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles |
| - | - |
Autres produits |
| 735 | 4 |
Charges d’exploitation | 3 | (464) | (510) |
Autres achats et charges externes |
| (209) | (221) |
Impôts, taxes et versements assimilés |
| (25) | (17) |
Salaires |
| (120) | (113) |
Cotisations sociales et autres frais de personnel |
| (68) | (67) |
Dotations aux amortissements sur immobilisations |
| (25) | (28) |
Dotations aux provisions |
| (11) | (58) |
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées |
| (0) | - |
Autres charges |
| (5) | (5) |
Résultat d’exploitation (I) |
| 494 | 242 |
Produits financiers |
| 4 346 | 4 384 |
Produits des participations 1 |
| 3 926 | 3 860 |
Produits d’autres valeurs mobilières et créances de l’actif immobilisé 1 |
| 180 | 261 |
Autres intérêts et produits assimilés 1 |
| 69 | 76 |
Reprises sur dépréciations et provisions |
| 15 | 95 |
Différence positive de change |
| 23 | 27 |
Produits des cessions d’immobilisations financières |
| 17 | - |
Produits nets sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites |
| 117 | 64 |
Charges financières |
| (420) | (486) |
Dotations aux dépréciations et provisions |
| (303) | (335) |
Intérêts et charges assimilés 2 |
| (73) | (98) |
Différence négative de change |
| (44) | (53) |
Valeurs comptables des immobilisations financières cédées |
| (0) | - |
Charges nettes sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites |
| (0) | - |
Résultat financier (II) | 4 | 3 926 | 3 899 |
Résultat courant avant impôts (I + II) |
| 4 420 | 4 141 |
Produits exceptionnels |
| - | 107 |
Charges exceptionnelles |
| (0) | (103) |
Résultat exceptionnel (III) | 5 | - | 4 |
Participation des salariés aux résultats |
| (9) | (9) |
Impôt sur les bénéfices | 6 | (237) | (137) |
Total des produits |
| 5 304 | 5 243 |
Total des charges |
| (1 131) | (1 245) |
Bénéfice |
| 4 173 | 3 998 |
(1) Dont produits concernant les entités liées : 3 955. (2) Dont intérêts concernant les entités liées : 72. |
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En millions d’euros | Note | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|
Immobilisations incorporelles | 7 | 23 | 35 |
Logiciels |
| 16 | 30 |
Autres immobilisations incorporelles |
| 5 | 4 |
Immobilisations incorporelles en cours, avances et acomptes |
| 2 | 1 |
Immobilisations corporelles | 7 | 38 | 39 |
Terrains |
| 0 | 0 |
Constructions |
| - | - |
Installations techniques, matériel et outillage industriels |
| 1 | 1 |
Autres immobilisations corporelles |
| 35 | 35 |
Immobilisations corporelles en cours, avances et acomptes |
| 2 | 3 |
Immobilisations financières 1 | 8 | 1 596 | 1 268 |
Participations |
| 1 004 | 815 |
Créances rattachées à des participations |
| 2 | 2 |
Autres titres immobilisés |
| - | - |
Prêts |
| 4 | - |
Autres immobilisations financières |
| 586 | 451 |
Actif immobilisé (I) |
| 1 656 | 1 343 |
Créances 2 | 9 | 2 357 | 2 304 |
Créances clients et comptes rattachés |
| 407 | 133 |
Autres créances dont comptes courants des filiales |
| 1 942 | 2 162 |
Charges constatées d’avance |
| 7 | 9 |
Valeurs mobilières de placement | 10 | 10 085 | 9 640 |
Actions propres |
| 645 | 646 |
Autres titres (SICAV, FCP, REPO, DAT…) |
| 9 440 | 8 994 |
Instruments financiers à terme |
| 89 | 69 |
Disponibilités |
| 594 | 497 |
Actif circulant (II) |
| 13 125 | 12 511 |
TOTAL GENERAL DE L’ACTIF |
| 14 782 | 13 854 |
(1) Dont à moins d’un an : 209. (2) Dont à moins d’un an : 2 349. |
|
|
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La décomposition des valeurs brutes et des amortissements/dépréciations sur chacun des agrégats de l’actif est présentée dans les notes de l’annexe.
En millions d’euros | Note | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|---|
Capital social | 11 | 54 | 54 |
Primes d’émission, de fusion, d’apport |
| 50 | 50 |
Réserve légale |
| 6 | 6 |
Autres réserves |
| 4 000 | 3 500 |
Report à nouveau |
| 4 422 | 3 676 |
Résultat de l’exercice |
| 4 173 | 3 998 |
Provisions réglementées |
| - | - |
Capitaux propres (I) |
| 12 705 | 11 284 |
Provisions pour risques |
| 261 | 119 |
Provisions pour charges |
| 25 | 48 |
Provisions (II) | 12 | 287 | 166 |
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit |
| - | (0) |
Emprunts et dettes financières diverses dont comptes courants des filiales |
| 1 539 | 43 |
Instruments financiers à terme |
| 35 | 25 |
Dettes Fournisseurs et Comptes rattachés |
| 18 | 18 |
Dettes fiscales et sociales |
| 146 | 428 |
Dettes sur immobilisations et Comptes rattachés |
| 3 | 2 |
Autres dettes |
| 37 | 1 873 |
Produits constatés d’avance |
| 12 | 14 |
Dettes (III) 1 | 13 | 1 790 | 2 403 |
TOTAL GENERAL DU PASSIF |
| 14 782 | 13 854 |
(1) Dont à moins d’un an : 1 717. |
|
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En millions d’euros | Nombre d’actions | Capital | Primes d’émission, | Réserve légale, autres réserves et report à nouveau | Résultat de l’exercice | Provisions réglementées | Capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Note | 11 | 11 |
|
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|
|
Solde au 31 décembre 2023 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 6 364 | 3 459 | 0 | 9 927 |
Affectation du résultat 2023 | - | - | - | 3 459 | (3 459) | - | - |
Dividendes distribués au titre de l’exercice | - | - | - | (2 641) | - | - | (2 641) |
Résultat de l’exercice 2024 | - | - | - | - | 3 998 | - | 3 998 |
Autres variations | - | - | - | - | - | (0) | (0) |
Solde au 31 décembre 2024 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 7 182 | 3 998 | 0 | 11 284 |
Affectation du résultat 2024 | - | - | - | 3 998 | (3 998) | - | - |
Dividendes distribués au titre de l’exercice | - | - | - | (2 753) | - | - | (2 753) |
Résultat de l’exercice 2025 | - | - | - | - | 4 173 | - | 4 173 |
Autres variations | - | - | - | - | - | (0) | (0) |
Solde au 31 décembre 2025 avant affectation du résultat | 105 569 412 | 54 | 50 | 8 428 | 4 173 | 0 | 12 705 |
L’exercice d’une durée de 12 mois couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2025.
Les notes suivantes font partie intégrante des comptes annuels.
Les comptes annuels et annexes aux comptes annuels sont présentés en euros. Sauf mention contraire, les valeurs figurant dans les tableaux sont exprimées en millions d’euros et arrondies au million le plus proche. Par conséquent, le jeu des arrondis peut dans certains cas conduire à un écart non significatif au niveau des totaux ou variations. Par ailleurs, les ratios et écarts sont calculés à partir des montants sous-jacents et non à partir des montants arrondis.
Les comptes annuels de la société sont établis conformément au plan comptable général (PCG) tel que décrit par le règlement ANC n° 2014-03 mis à jour de l’ensemble des règlements l’ayant modifié par la suite.
Les conventions comptables d’établissement et de présentation des comptes sociaux ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base suivantes :
La méthode de base retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode du coût historique. Seules sont exprimées les informations significatives.
Le règlement ANC n° 2022-06, homologué le 30 décembre 2023, modifie le plan comptable général et s’applique à compter du 1er janvier 2025. Notamment, il modifie la définition du résultat exceptionnel, supprime la technique des transferts de charges et modifie les modèles d’états financiers. Les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2025 sont établis et présentés conformément aux dispositions de ce règlement. Sur les incidences du nouveau règlement sur les principaux postes de 2025, voir ci-après.
Les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024 ne sont pas retraités rétrospectivement des nouvelles règles. En revanche, des reclassements et des regroupements ont été opérés dans la colonne comparative « 31/12/2024 », entre les lignes de bilan ou du compte de résultat, pour respecter le nouveau format des états financiers. En particulier, au 31 décembre 2024, le résultat financier comprenait une ligne intitulée « Dotations/(Reprises) nettes sur provisions » pour - 240 M€ et une ligne « Autres éléments » pour 279 M€. Ces deux lignes ont été désagrégées au 31 décembre 2025 conformément au nouveau réglement (cf. note 4). Le bilan et le compte de résultat de l’exercice clos au 31 décembre 2024, tels qu’ils ont été arrêtés et publiés, sont insérés en note 21.
À compter du 1er janvier 2025, conformément à l’article 513-5 du plan comptable général, le résultat exceptionnel d’Hermès International comprend uniquement les amortissements dérogatoires. Ce changement entraîne le classement en résultat courant avant impôts d’opérations liées aux attributions d’actions gratuites qui, avant l’application du nouveau règlement, étaient comptabilisées par nature en résultat exceptionnel.
Antérieurement, les dotations aux provisions pour les plans d’actions gratuites étaient comptabilisées en dotation aux provisions d’exploitation puis transférées via un compte de transfert de charge :
Au moment de la livraison des actions aux salariés, le mali correspondant à la valeur nette comptable des actions propres était comptabilisé en charges exceptionnelles et les produits des refacturations aux fililales en produits exceptionnels.
En 2025, l’intégralité des élements relatifs aux salariés des filiales d’Hermès International sont comptabilisés en résultat financier (cf. notes 4, 5 et 12.1). Les impacts relatifs aux salariés d’Hermès International demeurent dans le résultat d’exploitation.
Au 31 décembre 2024, les redevances perçues par Hermès International étaient inscrites en « Chiffres d’affaires » pour 470 M€. Au 31 décembre 2025, elles sont inscrites en « Autres produits » pour 480 M€ (cf. note 2).
Au 31 décembre 2024, les dettes de comptes courants avec les filiales étaient inscrites en « Autres dettes » pour 1 834 M€ alors qu’elles sont en « Dettes financières diverses » au 31 décembre 2025 pour 1 492 M€ (cf. note 3).
Principe comptable
Le chiffre d’affaires correspond aux prestations de services rendues et refacturées aux filiales du groupe. Les autres produits comprennent pour l’essentiel les redevances de marques facturées aux filiales de production qui étaient présentées jusqu’à fin 2024 en chiffre d’affaires.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Montant net du chiffre d’affaires | 195 | 678 |
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions | 28 | 70 |
Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles | - | - |
Autres produits | 735 | 4 |
Produits d’exploitation | 958 | 752 |
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Autres achats et charges externes |
| (209) | (221) |
Impôts, taxes et versements assimilés |
| (25) | (17) |
Salaires |
| (120) | (113) |
Cotisations sociales et autres frais de personnel | 3.1 | (68) | (67) |
Dotations aux amortissements sur immobilisations |
| (25) | (28) |
Dotations aux provisions |
| (11) | (58) |
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées |
| (0) | - |
Autres charges |
| (5) | (5) |
CHARGES D’EXPLOITATION |
| (464) | (510) |
La rémunération brute globale des mandataires sociaux, pour l’exercice 2025, s’élève à 13 M€, dont 1 M€ au titre de la rémunération des membres du Conseil de surveillance.
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Charges sociales sur rémunérations et plan d’AGA |
| (65) | (61) |
Plans d’actions gratuites |
| (5) | (5) |
Autres frais de personnel |
| 2 | (0) |
COTISATIONS SOCIALES et autres frais de personnel |
| (68) | (67) |
Les charges constatées au titre des plans d’actions gratuites dans le résultat d’exploitation concernent les seuls salariés d’Hermès International.
Principe comptable
Les produits des participations concernent pour l’essentiel les dividendes reçus des filiales du groupe (cf. note 15).
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Produits financiers |
| 4 346 | 4 384 |
Produits des participations | 15 | 3 926 | 3 860 |
Produits d’autres valeurs mobilières et créances de l’actif immobilisé |
| 180 | 261 |
Autres intérêts et produits assimilés |
| 69 | 76 |
Reprises sur dépréciations et provisions |
| 15 | 95 |
Différence positive de change |
| 23 | 27 |
Produits des cessions d’immobilisations financières |
| 17 | - |
Produits nets sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites |
| 117 | 64 |
Charges financières |
| (420) | (486) |
Dotations aux dépréciations et provisions |
| (303) | (335) |
Intérêts et charges assimilés |
| (73) | (98) |
Différence négative de change |
| (44) | (53) |
Valeurs comptables des immobilisations financières cédées |
| (0) | - |
Charges nettes sur cessions de VMP, d’instruments de trésorerie et d’actions gratuites |
| (0) | - |
RÉSULTAT FINANCIER |
| 3 926 | 3 899 |
Les dotations aux provisions comprennent principalement les dotations pour dépréciations sur titres de participation et sur comptes courants des filiales ainsi que la charge d’actions gratuites des salariés du groupe hors Hermès International.
Les produits et charges d’intérêts et assimilés sont principalement constitués des revenus sur les placements financiers et sur les prêts et comptes courants intra-groupe mis en place dans le cadre des conventions de trésorerie entre Hermès International et ses filiales.
Les différences de change sont détaillées dans une note spécifique (cf. note 14) relative aux instruments dérivés et à la gestion des risques de marché.
Principe comptable
À compter du 1er janvier 2025, le résultat exceptionnel comprend les produits et charges directement liés à un événement majeur et inhabituel, les amortissements dérogatoires, les changements de méthode comptable comptabilisés en résultat et les corrections d’erreurs.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Produits exceptionnels | - | 107 |
Charges exceptionnelles | (0) | (103) |
Résultat exceptionnel | (0) | 4 |
Suite à l’application du nouveau réglement ANC, les produits et charges des plans d’actions gratuites antérieurement comptabilisés en résultat exceptionnel sont dorénavant comptabilisés en résultat financier pour la part des filiales et en résultat d’exploitation pour les salariés d’Hermès International.
Principes comptables
La société a opté pour le régime fiscal français des groupes de sociétés.
Dans la convention retenue entre la société mère et les filiales appartenant au périmètre d’intégration fiscale, les filiales françaises, comprises dans le périmètre de l’intégration fiscale, comptabilisent dans leurs comptes une charge d’impôt sur la base de leurs résultats fiscaux propres. Hermès International, en tant que tête d’intégration, comptabilise en produit d’impôt d’intégration fiscale la différence entre la somme des impôts des filiales et l’impôt dû au titre du résultat d’ensemble.
En cas de sortie d’une filiale du groupe d’intégration fiscale, l’économie d’impôt sur les sociétés et de contributions additionnelles qui résulte de l’application du régime de fiscalité de groupe est définitivement acquise à Hermès International.
Le périmètre d’intégration fiscale comprend 68 sociétés.
En millions d’euros | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Résultat avant impôt et participation | 4 420 | 4 144 |
Participation des salariés | (9) | (9) |
Résultat avant impôt | 4 410 | 4 136 |
Impôt sur les résultats | (237) | (137) |
Impôt société seule | (290) | (193) |
| (0) | (0) |
| (290) | (193) |
Impôt résultant de l’intégration | 54 | 56 |
Résultat net | 4 173 | 3 998 |
Hermès International a comptabilisé une charge d’impôt de 237 M€ en 2025, contre 137 M€ en 2024. La charge d’impôt de 2025 comprend la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises.
L’impôt sur les résultats de la société Hermès International seule intègre les exonérations applicables dans le cadre du régime mère-fille pour les revenus des participations. Le produit d’impôt résultant de l’intégration fiscale prend notamment en compte l’effet du régime d’intégration lié aux résultats déficitaires de certaines filiales.
Le groupe est soumis à la réforme des règles fiscales internationales élaborée par l’OCDE, dite « Pilier II », qui instaure une imposition minimale de 15 % sur les bénéfices réalisés par les groupes multinationaux. Le montant de la top-up comptabilisé tant pour 2024 que pour 2025 au niveau de la société mère du groupe est non significatif.
Au 31 décembre 2025, la créance future d’impôt s’élèverait à 32 M€, contre 42 M€ au 31 décembre 2024. Elle correspondrait essentiellement à des charges non déductibles temporairement, notamment les provisions retraites.
En millions d’euros | 2025 |
|---|---|
Réduction d’impôt au titre du mécénat | 4 |
Crédit d’impôt famille | 0 |
Autres crédits d’impôts | 6 |
TOTAL | 9 |
Principes comptables
Les immobilisations incorporelles concernent des logiciels et les coûts des sites Internet, amortis suivant le mode linéaire sur une période allant d’un à quatre ans.
Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d’acquisition.
Les amortissements sont calculés suivant le mode linéaire :
En millions d’euros | 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | Autres | 31/12/2025 |
|
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Immobilisations incorporelles | 158 | 7 | - | (0) | 165 |
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|
Logiciels | 122 | 3 | - | 1 | 126 |
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|
Autres immobilisations incorporelles | 35 | 2 | - | 1 | 38 |
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|
Immobilisations incorporelles en cours, avances et acomptes | 1 | 2 | - | (1) | 2 |
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|
Immobilisations corporelles | 87 | 4 | (0) | - | 91 |
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|
Terrains | 0 | - | - | - | 0 |
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|
|
Constructions | 0 | - | - | - | 0 |
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|
|
Installations techniques, matériel et outillage industriels | 2 | - | (0) | - | 2 |
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|
Autres immobilisations corporelles | 81 | 3 | (0) | 3 | 86 |
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|
Immobilisations corporelles en cours, avances et acomptes | 3 | 2 | - | (3) | 2 |
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Total valeurs brutes | 245 | 11 | (0) | (0) | 256 |
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Amortissement des immobilisations incorporelles | (123) | (19) | - | - | (142) |
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Logiciels | (92) | (17) | - | - | (109) |
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Autres immobilisations incorporelles | (31) | (2) | - | - | (33) |
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Amortissement des immobilisations corporelles | (47) | (6) | - | - | (53) |
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|
Constructions | (0) | - | - | - | (0) |
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Installations techniques, matériel et outillage industriels | (1) | (0) | - | - | (1) |
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Autres immobilisations corporelles | (46) | (6) | - | - | (52) |
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Total amortissements | (170) | (25) | - | - | (196) |
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Dépréciations | - | - | - | - | - |
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Total dépréciations | - | - | - | - | - |
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Total valeurs nettes | 75 | (14) | (0) | (0) | 60 |
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Principes comptables
Les titres de participation figurent au bilan à leur valeur d’acquisition. La société a opté pour le passage en charges des frais accessoires au moment de l’acquisition.
Lorsque leur valeur d’inventaire à la date de clôture est inférieure à la valeur comptabilisée, une dépréciation est constituée à hauteur de la différence.
Cette valeur est estimée selon la quote-part dans l’actif net qui peut être corrigée, le cas échéant, des perspectives de rentabilité de la filiale concernée.
Si la situation nette de la filiale est négative, une dépréciation des créances qui lui ont été consenties et une provision pour risques et charges pourront être également constituées (cf. note 12).
Les autres immobilisations financières comprennent des placements financiers évalués à leur valeur nominale ajustée des éventuels intérêts courus non échus à la clôture.
En millions d’euros | Note | 31/12/2024 | Augmentations | Diminutions | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|
Participations | 15 | 2 206 | 233 | - | 2 439 |
Créances rattachées à des participations |
| 2 | - | - | 2 |
Autres titres immobilisés |
| 0 | - | (0) | 0 |
Prêts |
| - | 4 | - | 4 |
Autres immobilisations financières : |
| 489 | 144 | (9) | 624 |
- Placements financiers |
| 458 | 136 | (9) | 585 |
- Actions propres (dont contrat de liquidité) |
| 24 | 8 | - | 32 |
- Dépôts et cautionnements |
| 8 | - | (0) | 8 |
Total valeurs brutes |
| 2 698 | 381 | (9) | 3 070 |
Dépréciations des participations |
| (1 391) | (53) | 9 | (1 435) |
Dépréciations des autres titres immobilisés |
| - | (0) | - | (0) |
Dépréciations des autres immobilisations financières |
| (39) | - | - | (39) |
Total dépréciations |
| (1 430) | (53) | 9 | (1 474) |
Total valeurs nettes |
| 1 268 | 328 | (0) | 1 596 |
L’augmentation des participations sur l’exercice concerne pour l’essentiel les recapitalisations de certaines filiales.
Au 31 décembre 2025, Hermès International détient 82 991 de ses propres actions (contrat de liquidité et titres non affectés destinés à des opérations de croissance externe). Ces actions ont été valorisées au cours d’acquisition. Le cours moyen des actions propres détenues au 31 décembre 2025 s’élève à 384,81 €.
Les variations des dépréciations sont composées des dotations/reprises des dépréciations sur titres de participation, principalement en lien avec l’évolution des capitaux propres de certaines filiales.
La ventilation des autres immobilisations financières par échéance est la suivante :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | De 1 an à 5 ans | Montant brut | Dépréciation | Montant net | Montant net | |
Autres immobilisations financières | 209 | 420 | 629 | (39) | 590 | 451 |
Principe comptable
Les créances sont comptabilisées pour leur valeur nominale. Une dépréciation est constituée lorsqu’un risque de non-recouvrement apparaît.
Les créances se décomposent selon les échéances ci-dessous :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | de 1 an à 5 ans | Montant brut | Dépréciation | Montant net | Montant net | |
Créances clients et comptes rattachés | 400 | 7 | 407 | - | 407 | 93 |
Autres créances dont comptes courants des filiales | 2 121 | - | 2 121 | (179) | 1 942 | 2 202 |
Charges constatées d’avance | 7 | - | 7 | - | 7 | 9 |
dont charges constatées d’avance sur loyers | 5 | - | 5 | - | 5 | 7 |
TOTAL | 2 528 | 7 | 2 535 | (179) | 2 357 | 2 304 |
Les autres créances correspondent pour l’essentiel aux comptes courants actifs des filiales pour un montant brut de 2 118 M€.
Les mouvements de dépréciations de l’exercice s’analysent comme suit :
En millions d’euros | Reprises | ||||
|---|---|---|---|---|---|
31/12/2024 | Dotations | Provisions utilisées | Provisions non utilisées | 31/12/2025 | |
Autres créances | 68 | 116 | (5) | - | 179 |
Principes comptables
La valeur brute est constituée par le coût d’achat, hors frais accessoires d’acquisition. Les valeurs mobilières sont évaluées, pour chaque catégorie de titres de même nature, au plus bas de leur coût d’achat et de leur valeur de marché.
En cas de cession partielle d’une ligne de titres, la détermination du résultat de cession s’effectue selon la méthode premier entré – premier sorti (FIFO).
Les actions propres détenues, qui sont spécifiquement affectées à l’attribution, au profit des salariés, d’actions ou d’options d’achat d’actions, sont enregistrées dans les valeurs mobilières de placement.
Une dépréciation est constituée, correspondant à la différence entre le prix d’acquisition des actions et le prix d’exercice des options par les bénéficiaires, si le prix d’acquisition est supérieur au prix d’exercice.
Dans le cas d’une baisse du cours de Bourse, une dépréciation est constituée pour les actions propres qui ne sont pas spécifiquement affectées. Elle est calculée par différence entre la valeur nette comptable des titres et les cours moyens journaliers de Bourse du dernier mois précédant la date de clôture, pondérés par les volumes échangés.
Par ailleurs, dans le cadre de la gestion des placements de trésorerie, des instruments financiers sont utilisés. Les gains et pertes sur différentiels de taux, ainsi que les primes correspondantes, sont appréhendés prorata temporis.
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Actions propres | 645 | 646 |
SICAV et FCP | 1 593 | 1 877 |
Titres de créances négociables et opérations de pension livrée | 7 848 | 7 117 |
TOTAL VALEURS BRUTES | 10 085 | 9 640 |
Dépréciations | - | - |
TOTAL VALEURS NETTES | 10 085 | 9 640 |
Les actions propres correspondent à 650 106 actions d’Hermès International détenues dans le cadre de plans d’actions gratuites au profit des salariés (contre 652 606 actions au 31 décembre 2024).
Ces actions ont été valorisées au cours d’acquisition. Le cours moyen des actions propres au 31 décembre 2025 s’élève à 992,37 €. Au cours de l’année 2025, Hermès International n’a pas acquis de titres hors contrat de liquidité et a procédé à l’attribution de 2 500 actions gratuites au profit des salariés pour un montant de 1 M€.
Au 31 décembre 2025, le capital social d’Hermès International s’élève à 53 840 400,12 €, divisé en 105 569 412 actions d’une valeur nominale de 0,51 € et reste identique à celui du 31 décembre 2024.
Principe comptable
Les provisions pour risques et charges intègrent principalement le coût des retraites et des indemnités de fin de carrière ainsi que la provision annuelle relative aux plans d’actions gratuites de l’ensemble des salariés du groupe. La dotation annuelle de cette provision est présentée en frais de personnel pour la part des salariés d’Hermès International et en résultat financier pour les autres bénéficiaires salariés des filiales.
En millions d’euros | Note | 31/12/2024 | Dotations | Reprises |
| |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions | Provisions | 31/12/2025 | ||||
Provisions pour risques |
| 119 | 147 | (4) | - | 261 |
Plans d’actions gratuites | 12.1 | 66 | 43 | (1) | - | 108 |
Situation nette négative des filiales |
| 27 | 96 | (1) | - | 123 |
Autres provisions pour risques |
| 25 | 7 | (2) | - | 30 |
Provisions pour charges |
| 48 | 4 | (21) | (5) | 25 |
Provisions pour retraites, IFC et médailles | 12.2 | 48 | 4 | (21) | (5) | 25 |
Provisions pour risques et charges |
| 166 | 151 | (25) | (5) | 287 |
La provision comptabilisée pour les plans d’actions gratuites concerne l’ensemble des salariés du groupe. Les coûts relatifs aux actions gratuites des salariés d’Hermès International sont présentés dans le résultat d’exploitation et ceux relatifs aux autres bénéficiaires salariés des filiales du groupe sont dorénavant comptabilisés en charges financières. Les refacturations de ces coûts aux filiales sont présentés en produits financiers.
Les informations relatives aux plans d’actions gratuites sont détaillées dans le chapitre 3 « Gouvernement d’entreprise ».
Principes comptables
Pour les régimes de base et autres régimes à cotisations définies, Hermès International comptabilise en charges les cotisations à payer lorsqu’elles sont dues et aucune provision n’est comptabilisée, la société n’étant pas engagée au-delà des cotisations versées.
La provision relative aux indemnités de fin de carrière est calculée conformément à la mise à jour du 17 novembre 2021 de la recommandation n° 2013-02 de l’ANC relative aux règles d’évaluation et de comptabilisation des engagements de retraite et avantages similaires.
Pour les régimes d’indemnités de fin de carrière et de médailles du travail, les obligations d’Hermès International sont calculées annuellement par un actuaire indépendant, en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode prend en compte, sur la base d’hypothèses actuarielles, la probabilité de durée de service future du salarié, le niveau de rémunération futur, l’espérance de vie ainsi que la rotation du personnel. L’obligation est actualisée en utilisant un taux d’actualisation approprié. Elle est comptabilisée au prorata des années de service des salariés.
Les prestations sont partiellement préfinancées par le biais de fonds externes (compagnies d’assurances). Les actifs ainsi détenus sont évalués à leur juste valeur.
Au compte de résultat, la charge reportée correspond à la somme :
Les écarts actuariels sont comptabilisés immédiatement en résultat.
Au 31 décembre 2025, l’engagement au titre des indemnités de fin de carrière et médailles du travail s’élève à 83 M€, préfinancé à hauteur de 57 M€ auprès d’une compagnie d’assurances.
Le montant net de l’engagement de 25 M€ est comptabilisé en provisions pour risques et charges au passif d’Hermès International.
Au titre de l’exercice 2024 et 2025, les hypothèses actuarielles ont été les suivantes :
| 2025 | 2024 |
|---|---|---|
| Âge taux plein à 65 ans | Âge taux plein à 65 ans |
| 3,5 % à 4,2 % | 3,5 % à 4,2 % |
| 3,5 % | 3,1 % |
| 3,35 % à 3,5 % | 3,1 % à 3,3 % |
Les dettes se décomposent selon les échéances ci-dessous :
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
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|
| ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| < 1 an | de 1 an à 5 ans | Montant brut | Montant brut |
|
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|
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | - | - | - | - |
|
|
|
|
Emprunts et dettes financières diverses dont comptes courants des filiales | 1 497 | 42 | 1 539 | 43 |
|
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|
Instruments financiers à terme | 35 | - | 35 | 25 |
|
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|
Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 18 | - | 18 | 18 |
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|
Dettes fiscales et sociales | 127 | 19 | 146 | 428 |
|
|
|
|
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 3 | - | 3 | 2 |
|
|
|
|
Autres dettes | 35 | 2 | 37 | 1 873 |
|
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Produits constatés d’avance | 2 | 10 | 12 | 14 |
|
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TOTAL | 1 717 | 74 | 1 790 | 2 403 |
|
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|
Les comptes courants passifs des filiales qui étaient présentés en autres dettes en 2024 pour un montant de 1 834 M€ sont présentées en dettes financières diverses en 2025.
Les dettes financières diverses correspondent aux comptes courants passifs des filiales pour un montant de 1 491 M€ et au fond bloqué relatif à la participation des salariés pour 48 M€.
La société est principalement exposée au risque de change du fait des ventes de ses filiales de production en devises étrangères. Ce risque est généralement couvert en totalité, sur la base de flux de trésorerie futurs hautement probables, soit par des ventes à terme, soit par des options, éligibles à la comptabilité de couverture.
Principe comptable
Les charges et produits en devises sont enregistrés pour leur contre-valeur au cours de couverture. Les dettes, créances, disponibilités en devises hors zone euro figurent au bilan pour leur contre-valeur au cours de couverture de la devise, ou au cours de clôture s’il n’y a pas de couverture. Dans ce cas, la différence résultant de l’actualisation des dettes et créances en devises au cours de clôture est portée au bilan. Les pertes latentes de change font l’objet d’une provision pour risque. Les primes sur options de change sont comptabilisées en résultat lors de l’échéance.
Les opérations de couverture sont effectuées de gré à gré, exclusivement avec des banques de premier rang. La société n’encourt donc pas de risque significatif de contrepartie.
La valeur nette au bilan des opérations présentées ci-dessous s’élève à 54 M€ en 2025, contre 44 M€ en 2024, correspondant aux primes d’options ou soultes payées/reçues lors de la mise en place des instruments dérivés.
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés à la couverture du risque de change | Valeur de marché 31/12/2025 1 |
|---|---|---|---|
Options achetées |
|
|
|
Puts yen | 62 | 62 | 7 |
Tunnels vendeurs yen | 555 | 555 | 60 |
Puts dollar américain | 164 | 164 | 10 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 383 | 383 | 23 |
Puts dollar Singapour | 159 | 159 | 5 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 371 | 371 | 10 |
Puts yuan | 110 | 110 | 3 |
Tunnels vendeurs yuan | 330 | 330 | 9 |
Puts dollar Hong Kong | 99 | 99 | 6 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 230 | 230 | 13 |
| 2 462 | 2 462 | 147 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
Yen | (611) | (611) | (66) |
Dollar américain | (549) | (549) | (19) |
Dollar Singapour | (520) | (520) | (12) |
Yuan | (426) | (426) | (7) |
Dollar Hong Kong | (322) | (322) | (12) |
Autres | 56 | 56 | (1) |
| (2 373) | (2 373) | (116) |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
Dollar américain | (907) | (907) | (9) |
Livre sterling | (70) | (70) | - |
Dollar Hong Kong | (64) | (64) | (1) |
Yuan | 23 | 23 | (0) |
Franc suisse | 3 | 3 | (0) |
Dollar Singapour | 1 | 1 | (0) |
Yen | (0) | (0) | (0) |
Autres | (24) | (24) | 0 |
| (1 038) | (1 038) | (9) |
Total | (949) | (949) | 22 |
| |||
En millions d’euros | Montants nominaux des instruments dérivés | Montants nominaux des instruments dérivés affectés à la couverture du risque de change | Valeur de marché |
|---|---|---|---|
Options achetées |
|
|
|
Puts yuan | 128 | 128 | 1 |
Tunnels vendeurs yuan | 512 | 512 | (2) |
Puts yen | 68 | 68 | 3 |
Tunnels vendeurs yen | 563 | 563 | 9 |
Puts dollar américain | 114 | 114 | 1 |
Tunnels vendeurs dollar américain | 456 | 456 | (4) |
Puts dollar Singapour | 110 | 110 | 1 |
Tunnels vendeurs dollar Singapour | 439 | 439 | (1) |
Puts dollar Hong Kong | 72 | 72 | 1 |
Tunnels vendeurs dollar Hong Kong | 286 | 286 | (3) |
| 2 747 | 2 747 | 6 |
Contrats de change à terme 2 |
|
|
|
Yen | (556) | (556) | (12) |
Yuan | (498) | (498) | 11 |
Dollar américain | (460) | (460) | 22 |
Dollar Singapour | (431) | (431) | 10 |
Dollar Hong Kong | (280) | (280) | 14 |
Autres | 57 | 57 | - |
| (2 167) | (2 167) | 46 |
Swaps cambistes 2 |
|
|
|
Dollar américain | (808) | (808) | 23 |
Yuan | 20 | 20 | (0) |
Livre sterling | (6) | (6) | (0) |
Franc suisse | 5 | 5 | - |
Yen | (0) | (0) | (2) |
Dollar Singapour | (0) | (0) | - |
Dollar Hong Kong | - | - | (0) |
Autres | (2) | (2) | 0 |
| (791) | (791) | 22 |
Total | (211) | (211) | 74 |
|
|
|
|
En millions d’euros | Actifs/(Passifs) monétaires | Flux futurs de trésorerie | Position nette | Instruments dérivés 1 | Position nette | Ratio de couverture |
|---|---|---|---|---|---|---|
Au 31/12/2025 |
|
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|
|
Dollar américain | (906) | 8 | (898) | 910 | 12 | 101 % |
Livre sterling | (70) | 5 | (65) | 65 | (0) | 99 % |
Dollar Hong Kong | (64) | 7 | (57) | 57 | - | 100 % |
Yuan | 21 | 13 | 34 | (36) | (2) | 107 % |
Franc suisse | 2 | 27 | 28 | (29) | (1) | 104 % |
Dollar Singapour | - | 10 | 10 | (11) | (1) | 113 % |
Yen | 1 | 6 | 6 | (6) | 1 | 91 % |
Dollar australien | (7) | 1 | (5) | 5 | (0) | 98 % |
Autres | (3) | 8 | 5 | (5) | (1) | 110 % |
Synthèse | (1 027) | 85 | (942) | 949 | 7 | 101 % |
Au 31/12/2024 |
|
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|
|
|
|
Dollar américain | (817) | 122 | (695) | 698 | 2 | 100 % |
Yuan | 18 | 141 | 159 | (162) | (2) | 101 % |
Dollar Singapour | - | 118 | 118 | (118) | - | 100 % |
Dollar Hong Kong | - | 78 | 78 | (78) | - | 100 % |
Yen | - | 75 | 75 | (75) | 1 | 99 % |
Franc suisse | 2 | 34 | 35 | (39) | (3) | 110 % |
Dollar australien | 8 | 1 | 9 | (9) | (0) | 100 % |
Livre sterling | (6) | 3 | (2) | 3 | - | 106 % |
Autres | 5 | 4 | 8 | (9) | (1) | 111 % |
Synthèse | (789) | 575 | (214) | 211 | (3) | 99 % |
| ||||||
En millions d’euros | Nombre de titres | Quote-part du capital détenu (en %) | Valeur brute | Valeur nette | Dividendes encaissés |
|---|---|---|---|---|---|
Filiales (50 % au moins du capital détenu par la société) |
|
|
|
|
|
Castille Investissements | 9 650 000 | 100 % | 402 | - |
|
CHP3 | 50 050 000 | 100 % | 50 | - |
|
Compagnie Hermès de Participations | 4 200 000 | 100 % | 42 | 11 |
|
Comptoir Nouveau de la Parfumerie | 756 000 | 100 % | 27 | 27 | 8 |
Grafton Immobilier | 5 174 500 | 100 % | 83 | 83 |
|
HAB | 50 000 000 | 100 % | 50 | - |
|
Herlee | 65 000 000 | 77 % | 20 | 20 | 427 |
Hermès Argentine | 1 367 096 | 100 % | 7 | 1 |
|
Hermès Asia Pacific | 315 000 000 | 100 % | 43 | 43 | 535 |
Hermès Australia | 6 500 000 | 100 % | 4 | 4 | 57 |
Hermès Austria | 1 | 100 % | 7 | 7 |
|
Hermès Benelux Nordics | 57 975 | 100 % | 3 | 3 | 17 |
Hermès Brésil | 43 404 647 | 100 % | 13 | 13 |
|
Hermès Cuirs précieux | 6 400 000 | 100 % | 532 | - |
|
Hermès GmbH | 1 | 100 % | 7 | 7 | 38 |
Hermès Holding GB | 7 359 655 | 100 % | 11 | 11 |
|
Hermès Iberica | 69 312 | 100 % | 5 | 5 | 21 |
Hermès Immobilier Genève | 70 000 | 100 % | 44 | 44 |
|
Hermès Istanbul | 260 000 | 100 % | 3 | 3 | 17 |
Hermès Italie | 458 000 | 100 % | 25 | 25 | 55 |
Hermès Japon | 4 400 | 100 % | 14 | 14 | 252 |
Hermès Mexico | 11 521 806 | 100 % | 55 | 55 | 7 |
Hermès of Paris | 114 180 | 100 % | 11 | 11 | 508 |
Hermès Sellier | 311 000 | 100 % | 6 | 6 | 1 397 |
Hermès Travel Retail Asia | 1 000 000 | 100 % | 2 | 2 | 387 |
Holding Textile Hermès | 46 686 464 | 97 % | 91 | 77 |
|
Immobilière de la maroquinerie de Guyenne | 10 000 | 100 % | 20 | - |
|
Immobilière de Montereau | 10 000 | 100 % | 4 | - |
|
Immobilière de Sèvres | 40 000 | 100 % | 200 | 200 |
|
Immobilière de Vémars | 15 010 000 | 100 % | 15 | 15 |
|
Immobilière du 11-15 rue Anjou | 125 010 000 | 100 % | 125 | 125 |
|
John Lobb | 3 773 590 | 100 % | 48 | - |
|
Manufactures d’Auvergne | 500 000 | 100 % | 45 | - |
|
Manufactures de Franche-Comté | 500 000 | 100 % | 32 | 11 | 8 |
Maroquinerie de Montereau | 500 000 | 100 % | 20 | 7 | 2 |
Maroquinerie de Normandie | 500 000 | 100 % | 42 | 1 |
|
Maroquinerie de Saint-Antoine | 500 000 | 100 % | 19 | - |
|
Maroquinerie des Alpes | 500 000 | 100 % | 48 | 1 |
|
Maroquinerie des Ardennes | 500 000 | 100 % | 27 | 10 |
|
Maroquinerie du Sud-Ouest | 500 000 | 100 % | 67 | - |
|
Maroquinerie Thierry | 500 000 | 100 % | 4 | - |
|
SCI Auger-Hoche | 126 946 400 | 100 % | 131 | 131 |
|
SCI Honossy | 210 100 | 100 % | 3 | 3 | - |
Sous-total filiales détaillées |
|
| 2 411 | 978 | 3 737 |
Total pour toutes les fililales et participations |
|
| 2 439 | 1 004 | 3 926 |
En millions d’euros |
|
|---|---|
Total des capitaux propres des filiales étrangères (résultat net exclu) | 1 311 |
Total des résultats nets des filiales étrangères | 2 912 |
Total des capitaux propres des filiales françaises (résultat net exclu) | 769 |
Total des résultats nets des filiales françaises | 1 316 |
| 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Cadres et ingénieurs | 595 | 555 |
Employés, techniciens, agents de maîtrise | 68 | 61 |
Total | 663 | 616 |
En millions d’euros | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Cautions bancaires données | - | 2 |
Engagements irrévocables d’achats d’actifs financiers | 30 | 26 |
Autres engagements | 239 | 258 |
Total | 269 | 286 |
Les cautions bancaires souscrites pour le compte des filiales font l’objet de commissions qui leur sont facturées.
Les autres engagements concernent essentiellement les contrats de location immobilière signés ou cautionnés par Hermès International.
Les transactions avec les parties liées ne sont pas significatives sur l’exercice 2025 au regard du résultat d’Hermès International.
Les sociétés mentionnées ci-dessous sont considérées comme étant des parties liées dans la mesure où certains membres de la direction de la société ou certains membres du Conseil de surveillance ou du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS y ont des intérêts personnels et y exercent une influence notable.
Les relations avec les parties liées les plus significatives se résument comme suit :
Néant.
En millions d’euros | Note | 2025 | 2024 |
|---|---|---|---|
Résultat net |
| 4 173 | 3 998 |
Dotations aux amortissements | 3 | 25 | 28 |
Mouvements des provisions et dépréciations |
| 276 | 218 |
Plus/(Moins)-values de cessions |
| (16) | 64 |
Capacité d’autofinancement |
| 4 458 | 4 308 |
Variation des créances et des comptes courants actifs des filiales |
| (184) | (1 084) |
Variation des dettes et des comptes courants passifs des filiales |
| (612) | 868 |
Variation du besoin en fonds de roulement |
| (796) | (215) |
Flux nets des opérations |
| 3 663 | 4 093 |
Acquisitions d’immobilisations incorporelles et corporelles | 7 | (11) | (17) |
Acquisitions de titres de participation | 8 | (233) | (228) |
Acquisitions d’autres immobilisations financières | 8 | (140) | (6) |
Cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles |
| 0 | 0 |
Cessions de titres de participation |
| 18 | 0 |
Cessions d’autres immobilisations financières | 8 | 9 | 146 |
Variation des créances et dettes liées aux immobilisations |
| (0) | - |
Flux nets d’investissement |
| (359) | (104) |
Distribution mise en paiement |
| (2 753) | (2 641) |
Rachats d’actions propres nets de cessions |
| (8) | (37) |
Flux nets de financement |
| (2 761) | (2 679) |
Variation de la trésorerie nette |
| 543 | 1 310 |
Trésorerie nette à l’ouverture |
| 9 491 | 8 181 |
Trésorerie nette à la clôture |
| 10 034 | 9 491 |
La trésorerie nette correspond à la somme des valeurs mobilières de placement hors actions propres et des disponibilités nettes le cas échéant des découverts bancaires.
En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
Produits d’exploitation | 752 | 695 |
Chiffre d’affaires | 678 | 614 |
Autres produits | 4 | 1 |
Reprises sur provisions et transferts de charges | 70 | 80 |
Charges d’exploitation | (510) | (515) |
Autres achats et charges externes | (221) | (215) |
Impôts, taxes et versements assimilés | (17) | (25) |
Rémunérations et autres frais de personnel | (180) | (172) |
Dotations aux amortissements et aux provisions | (87) | (98) |
Autres charges | (5) | (5) |
Résultat d’exploitation (I) | 242 | 180 |
Produits des participations | 3 860 | 3 336 |
Dotations/(Reprises) nettes sur provisions | (240) | (134) |
Autres éléments | 279 | 179 |
Résultat financier (II) | 3 899 | 3 380 |
Résultat courant (I + II) | 4 141 | 3 560 |
Résultat exceptionnel (III) | 4 | 20 |
Résultat avant impôt et participation (I + II + III) | 4 144 | 3 580 |
Participation des salariés | (9) | (9) |
Impôt sur les résultats | (137) | (112) |
Résultat net | 3 998 | 3 459 |
En millions d’euros | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|
Actif immobilisé | 1 343 | 1 549 |
Immobilisations incorporelles | 35 | 53 |
Immobilisations corporelles | 39 | 33 |
Immobilisations financières | 1 268 | 1 463 |
Actif circulant | 12 502 | 10 068 |
Créances d’exploitation | 133 | 169 |
Autres créances | 2 162 | 975 |
Valeurs mobilières de placement | 9 640 | 8 600 |
Instruments dérivés | 69 | 73 |
Disponibilités | 497 | 251 |
Comptes de régularisation | 9 | 9 |
Total actif | 13 854 | 11 626 |
En millions d’euros | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|
Capitaux propres | 11 284 | 9 927 |
Capital social | 54 | 54 |
Primes d’émission, de fusion, d’apport | 50 | 50 |
Autres réserves | 3 500 | 3 000 |
Réserve légale | 6 | 6 |
Report à nouveau | 3 676 | 3 359 |
Résultat de l’exercice | 3 998 | 3 459 |
Provisions réglementées | 0 | 0 |
Provisions pour risques et charges | 166 | 164 |
Dettes | 2 390 | 1 527 |
Dettes financières | 43 | 35 |
Instruments dérivés | 25 | 27 |
Dettes d’exploitation | 446 | 82 |
Autres dettes | 1 876 | 1 382 |
Comptes de régularisation | 14 | 9 |
Total passif | 13 854 | 11 626 |
(Exercice clos le 31 décembre 2025)
À l’Assemblée générale de la société Hermès International,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Hermès International relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’audit et des risques.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 1 « Changement de méthode » de l’annexe aux comptes annuels qui expose les incidences liées au changement de méthodes comptables relatif à la première application du règlement ANC n° 2022-06.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
Au 31 décembre 2025, les titres de participation sont inscrits au bilan pour des montants de 2 439 M€ en valeur brute et de 1 004 M€ en valeur nette. Ils sont comptabilisés à leur date d’entrée au prix d’achat hors frais accessoires.
Comme indiqué dans la note 8 « Immobilisations financières » de l’annexe aux comptes annuels, la valeur d’inventaire est estimée selon la quote-part dans l’actif net qui peut être corrigée, le cas échéant, des perspectives de rentabilité de la filiale concernée. Si la situation nette de la filiale est négative, une dépréciation des créances qui lui ont été consenties et une provision pour risques et charges pourront être également constituées.
Compte tenu de la valeur des titres de participation et provisions liées au bilan et, du jugement de la Direction pour estimer la valeur d’inventaire, le cas échéant, nous avons considéré l’évaluation de la valeur d’inventaire des titres de participation comme un point clé de notre audit.
Nos travaux ont principalement consisté, sur la base des informations qui nous ont été communiquées, à :
Au-delà de l’appréciation des valeurs d’inventaire des titres de participation, nos travaux ont consisté également à vérifier, le cas échéant, la comptabilisation d’une dépréciation des créances accordées, puis une provision pour risques dans le cas où la société est engagée à supporter les pertes d’une filiale présentant des capitaux propres négatifs.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion de la Gérance et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D.441-6 du Code de commerce.
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-9 du Code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-9 du Code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.
Concernant les informations relatives aux éléments que votre société a considéré susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange, fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-11 du Code de commerce, nous avons vérifié leur conformité avec les documents dont elles sont issues et qui nous ont été communiqués. Sur la base de ces travaux, nous n’avons pas d’observation à formuler sur ces informations.
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l’identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du Commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité de la Gérance.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés Commissaires aux comptes de la société Hermès International par votre Assemblée générale du 30 mai 2011 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 31 mai 1999 pour le cabinet Didier Kling & Associés, devenu Grant Thornton Audit.
Au 31 décembre 2025, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la quinzième année de sa mission sans interruption et le cabinet Grant Thornton Audit dans la vingt-septième année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d’audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par la Gérance.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au Comité d’audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d’audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d’audit et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Grant Thornton Audit
Christophe Bonte
| 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Capital en fin d’exercice |
|
|
|
|
|
Capital social en millions d’euros | 54 | 54 | 54 | 54 | 54 |
Nombre d’actions en circulation | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 |
Résultat global des opérations effectuées |
|
|
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|
|
Chiffre d’affaires hors taxes | 195 | 678 | 614 | 479 | 396 |
Résultat avant impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 4 716 | 4 402 | 3 733 | 2 651 | 1 350 |
Impôt sur les bénéfices | (237) | (137) | (112) | (50) | (13) |
Participation des salariés | (9) | (9) | (9) | (7) | (6) |
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 4 173 | 3 998 | 3 459 | 2 529 | 1 165 |
Résultat distribué (autocontrôle inclus) | 1928 | 2 772 | 2 662 | 1 389 | 852 |
Résultat par action en euros |
|
|
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|
|
Résultat après impôt et participation mais avant amortissements, provisions et dépréciations | 42,34 | 40,31 | 34,22 | 24,57 | 12,61 |
Résultat après impôt, participation, amortissements, provisions et dépréciations | 39,53 | 37,88 | 32,77 | 23,95 | 11,04 |
Dividende net attribué à chaque action | 18,00 1 | 26,00 | 25,00 | 13,00 | 8,00 |
Personnel |
|
|
|
|
|
Nombre de salariés (effectif moyen) | 663 | 616 | 631 | 549 | 524 |
Masse salariale en millions d’euros | (120) | (113) | (107) | (84) | (78) |
Sommes versées au titre des avantages sociaux en millions d’euros 2 | (68) | (67) | (65) | (55) | (35) |
| |||||
| Article D. 441-6, I-1° du Code de commerce : | ||||
|---|---|---|---|---|---|
0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) | |
(A) Tranches de retard de paiement |
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Nombre de factures concernées |
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| 31 |
Montant total des factures concernées HT |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice |
| 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice |
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(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre de factures exclues |
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Montant total des factures exclues |
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(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement de référence utilisés |
| délai légal |
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| Article D. 441-6, I-2° du Code de commerce : | ||||
|---|---|---|---|---|---|
0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) | |
(A) Tranches de retard de paiement |
|
|
|
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Nombre de factures concernées |
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| 357 |
Montant total des factures concernées HT |
| 1 | 8 | 13 | 22 |
Pourcentage du montant total des achats HT de l’exercice |
|
|
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|
Pourcentage du chiffre d’affaires HT de l’exercice |
| 0 % | 1 % | 2 % | 3 % |
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre de factures exclues |
|
|
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|
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Montant total des factures exclues |
|
|
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(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement de référence utilisés |
| délai légal |
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En application de l’article L. 232-1 du Code de commerce, nous vous communiquons ci-après la liste des succursales (établissements secondaires) de la société au 31 décembre 2025 :
Adresse | SIRET |
|---|---|
Paris |
|
13-15, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00173 |
10-12, rue d’Anjou 75008 Paris | 572 076 396 00215 |
51, rue François-Ier 75008 Paris | 572 076 396 00132 |
20, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00090 |
25, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00249 |
27, rue de la Ville-l’Évêque 75008 Paris | 572 076 396 00181 |
8, rue de Penthièvre 75008 Paris | 572 076 396 00231 |
Pantin |
|
48, rue Auger 93500 Pantin | 572 076 396 00223 |
110 B, avenue du Général-Leclerc 93500 Pantin | 572 076 396 00207 |
Hermès International n’a consenti aucun prêt interentreprises en 2025 (prêts de moins de deux ans consentis à des micro-entreprises, PME et ETI avec lesquelles Hermès International entretient des liens économiques).
Aucune prise de participation significative dans des sociétés ayant leur siège social en France n’est intervenue sur l’exercice.
Législation applicable
Législation française.
Date de constitution et d’expiration
La société a été constituée le 1er juin 1938 et sa durée est fixée jusqu’au 31 décembre 2090.
Registre du commerce et des sociétés – LEI
La société Hermès International est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 572 076 396 RCS Paris, code APE 7010Z.
Le numéro LEI de la société est 969500Y4IJGHJE2MTJ13.
Exercice social
L’exercice social débute le 1er janvier et s’achève le 31 décembre de la même année.
Siège social – Principal siège administratif
Le siège social d’Hermès International est sis au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.
Son principal siège administratif et sa direction juridique sont sis au 13-15, rue de la Ville-l’Évêque, 75008 Paris.
Site Internet
Le site Internet de la société est accessible à l’adresse suivante : https://finance.hermes.com.
Les informations figurant sur ce site ne font pas partie du présent document d’enregistrement universel sauf si elles sont incorporées par référence (cf. chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4).
Date d’introduction en Bourse
La société Hermès International a été introduite au second marché de la Bourse de Paris le 3 juin 1993, et est inscrite depuis 2005 au Compartiment A d’Euronext.
Hermès International est entrée au sein de l’indice CAC 40 le 18 juin 2018 et au sein de l’indice EURO STOXX 50 le 20 décembre 2021.
Depuis le 17 septembre 2021, Hermès International est incluse au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation de V.E. Moodys ESG.
Forme sociale
La société Hermès International a été transformée en société en commandite par actions par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990, afin de préserver son identité et sa culture et d’assurer ainsi, à long terme, la pérennité de l’entreprise, dans l’intérêt du groupe et de l’ensemble des actionnaires.
Une présentation de cette forme sociale et de sa gouvernance figure au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.2.
Hermès International est la société mère du groupe. Son rôle consiste à :
Les marques Hermès, propriétés d’Hermès International, sont déposées dans un très grand nombre de pays et pour toutes les catégories de produits correspondant aux activités du groupe.
Le nombre de filiales d’Hermès International entrant dans le périmètre de consolidation est de 154. Une présentation sommaire du groupe figure au chapitre 1 « Présentation du Groupe et des résultats », § 1.4.1.
Les textes des règlements intérieurs du Conseil de surveillance et de ses comités, ainsi que les statuts de la société sont mis à disposition à chaque mise à jour, en anglais et en français, et dans leur intégralité, sur https://finance.hermes.com/fr/organes-sociaux/.
Des commentaires destinés à fournir des informations complémentaires apparaissent dans les encadrés en caractères italiques.
La société existe sous la forme de société en commandite par actions entre :
Les règles de fonctionnement d’une commandite par actions sont les suivantes :
La société a pour objet, en France et à l’étranger :
La dénomination sociale de la société est « Hermès International ».
Le siège social est à Paris (75008), 24, rue du Faubourg Saint-Honoré.
Il pourra être transféré :
Sauf dissolution anticipée ou prorogation, la société sera automatiquement dissoute le 31 décembre 2090.
6.1 – Le montant du capital social est de 53 840 400,12 €.
Il est composé de 105 569 412 actions, toutes entièrement libérées, et réparties entre les actionnaires en proportion de leurs droits dans la société.
6.2 – L’Associé commandité, Émile Hermès SAS, a fait apport de son industrie à la société, en contrepartie de sa quote-part dans les bénéfices.
La valeur nominale d’une action s’établit à 0,51 €, après avoir fait l’objet de deux divisions par trois les 6 juin 1997 et 10 juin 2006 depuis l’introduction en Bourse.
7.1 – Le capital social peut être augmenté soit par l’émission d’actions ordinaires ou d’actions de préférence, soit par majoration du montant nominal des titres de capital existants.
7.2 – L’Assemblée générale statuant aux conditions de quorum et de majorité prévues par la loi est compétente pour décider l’augmentation du capital social. Elle peut déléguer cette compétence à la Gérance. L’Assemblée générale qui a décidé d’une augmentation de capital peut également déléguer à la Gérance le pouvoir de fixer les modalités de l’émission.
7.3 – En cas d’augmentation de capital par incorporation de sommes inscrites aux comptes de primes d’émission, réserves ou report à nouveau, les titres créés en représentation de l’augmentation de capital concernée seront répartis entre les seuls actionnaires, dans la proportion de leurs droits dans le capital.
7.4 – En cas d’augmentation de capital en numéraire, le capital ancien doit au préalable être intégralement libéré. Les actionnaires jouissent d’un droit préférentiel de souscription, et celui-ci peut être supprimé, dans les conditions prévues par la loi.
7.5 – Les apports en nature, comme toute stipulation d’avantages particuliers, à l’occasion d’une augmentation de capital, sont soumis à la procédure d’approbation et de vérification des apports institués par la loi.
7.6 – L’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires, ou la Gérance spécialement habilitée à cet effet, peut aussi, sous réserve des droits des créanciers, décider la réduction du capital. En aucun cas, cette réduction ne peut porter atteinte à l’égalité entre les actionnaires.
7.7 – La Gérance a tous pouvoirs pour procéder à la modification des statuts résultant d’une augmentation ou d’une réduction de capital et aux formalités consécutives.
8.1 – Les actions nouvelles sont libérées soit par apport en numéraire, y compris par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société, soit par apport en nature, soit par incorporation de réserves, bénéfices ou primes d’émission, soit en conséquence d’une fusion ou d’une scission.
8.2 – Dans le cadre des décisions de l’Assemblée générale, le gérant procède aux appels de fonds nécessaires à la libération des actions.
Tout versement en retard sur le montant des actions porte intérêt de plein droit en faveur de la société au taux d’intérêt légal majoré de 3 points, sans qu’il soit besoin d’une demande en justice ou d’une mise en demeure.
9.1 – Les actions émises par la société sont nominatives jusqu’à leur entière libération. Les actions entièrement libérées sont nominatives ou au porteur, au choix de l’actionnaire. Elles donnent lieu à une inscription en compte dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi.
L’Assemblée générale du 29 mai 2012 a imposé la détention sous la forme nominative des participations excédant le seuil de 0,5 %, le non-respect de cette obligation étant sanctionné par la privation des droits de vote.
9.2 – La société peut, à tout moment, conformément aux dispositions légales et réglementaires, demander communication au dépositaire central ou à tout organisme chargé de la compensation des titres ou intermédiaire habilité, des renseignements lui permettant d’identifier les détenteurs de titres conférant, immédiatement ou à terme, le droit de vote aux assemblées, ainsi que la quantité de titres détenus par chacun d’eux et, le cas échéant, les restrictions dont les titres peuvent être frappés.
L’organisme chargé de la compensation des titres en France est Euroclear.
Cette faculté est en règle générale utilisée au moins une fois par an, au 31 décembre, par Hermès International.
La transmission des actions est libre. Elle s’opère dans les conditions prévues par la loi.
Toute personne physique ou morale, agissant seule et/ou de concert, qui vient à posséder, de quelque manière que ce soit, au sens des articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, un nombre de titres représentant une fraction égale à 0,5 % du capital social et/ou des droits de vote aux assemblées (ou tout multiple de ce pourcentage), à tout moment même après franchissement d’un quelconque des seuils légaux visés aux articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, doit dans les cinq jours de Bourse à compter du franchissement de ce seuil, demander l’inscription de ses actions sous la forme nominative, cette obligation de mise au nominatif s’appliquant à toutes les actions déjà possédées ainsi qu’à celles qui viendraient à être possédées au-delà de ce seuil. La copie de la demande de mise au nominatif, envoyée par lettre recommandée avec avis de réception adressée au siège social dans les 10 jours de Bourse à compter du franchissement de seuil, vaut déclaration de franchissement du seuil statutaire concerné. L’obligation de mise au nominatif des titres s’applique également à toute personne physique ou morale, agissant seule et/ou de concert, possédant, de quelque manière que ce soit, au sens des articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce, un nombre de titres représentant une fraction égale à 0,5 % du capital social et/ou des droits de vote aux assemblées. Ces personnes disposent d’un délai de 20 jours de Bourse à compter de l’Assemblée générale du 29 mai 2012 pour se conformer à cette obligation.
En cas de non-respect des stipulations ci-dessus, les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote.
En cas de régularisation, les droits de vote correspondants ne peuvent être exercés jusqu’à l’expiration du délai prévu par la loi et la réglementation en vigueur. Sauf en cas de franchissement de l’un des seuils visés à l’article L. 233-7 précité, cette sanction ne sera appliquée que sur demande, consignée dans le procès-verbal de l’Assemblée générale, d’un ou de plusieurs actionnaires possédant, ensemble ou séparément, 0,5 % au moins du capital et/ou des droits de vote de la société.
12.1 – Les actions sont indivisibles à l’égard de la société. Les propriétaires indivis d’actions sont tenus de se faire représenter auprès de la société et aux assemblées générales par un seul d’entre eux ou par un mandataire unique ; en cas de désaccord, le mandataire unique peut être désigné en justice à la demande de l’indivisaire le plus diligent.
12.2 – Chaque action donne droit à une voix au sein des assemblées générales d’actionnaires.
Toutefois, un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi.
Ce droit de vote double a été institué par l’Assemblée générale extraordinaire du 27 décembre 1990.
Le droit de vote est exercé par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes assemblées générales (ordinaires, extraordinaires ou spéciales), sauf pour des décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier.
Cette répartition a été décidée par l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juin 2006.
12.3 – Chaque action donne droit, dans l’actif social, dans le boni de liquidation et dans les bénéfices, à une part proportionnelle à la fraction du capital qu’elle représente.
À égalité de valeur nominale, toutes les actions sont entièrement assimilables entre elles à la seule exception du point de départ de leur jouissance.
12.4 – La possession d’une action emporte de plein droit adhésion aux présents statuts et aux résolutions régulièrement prises par l’Assemblée générale des actionnaires.
12.5 – Chaque fois qu’il est nécessaire de posséder plusieurs actions pour exercer un droit quelconque, les propriétaires d’actions isolées ou en nombre inférieur à celui requis ne peuvent exercer ces droits qu’à la condition de faire leur affaire personnelle du regroupement et, éventuellement, de l’achat ou de la vente du nombre d’actions nécessaire.
La société comporte deux sortes d’associés :
La société Émile Hermès SAS est le seul Associé commandité depuis le 1er avril 2006.
13.1 – Actionnaires
Le décès, l’interdiction, la faillite personnelle, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’un actionnaire n’entraîne pas la dissolution de la société.
13.2 – Associé commandité
13.2.1 – En cas d’interdiction d’exercer une profession commerciale, de faillite personnelle, d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’un Associé commandité, ce dernier perd automatiquement et de plein droit sa qualité d’Associé commandité ; la société n’est pas dissoute. Il en est de même dans le cas où un Associé commandité personne physique qui avait été nommé gérant cesse d’exercer ses fonctions de gérant.
Si, de ce fait, la société ne comporte plus d’Associé commandité, l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit être réunie dans les meilleurs délais, soit pour désigner un ou plusieurs Associés commandités nouveaux, soit pour modifier la forme de la société. Cette modification n’emporte pas création d’un être moral nouveau.
L’Associé commandité qui perd cette qualité a droit, pour solde de tout compte, au versement par la société, prorata temporis, de son droit aux bénéfices jusqu’au jour de la perte de sa qualité.
13.2.2 – En cas de décès d’un Associé commandité, la société n’est pas dissoute. Si, de ce fait, elle ne comporte plus d’Associé commandité, l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit être réunie dans les meilleurs délais, soit pour désigner un ou plusieurs Associés commandités nouveaux, soit pour modifier la forme de la société. Cette modification n’emporte pas création d’un être moral nouveau.
Il en est de même si la société n’a qu’un seul Associé commandité et si celui-ci vient à perdre cette qualité pour quelque cause que ce soit.
Les ayants droit, héritiers ou, le cas échéant, le conjoint survivant de l’Associé commandité décédé ont droit, pour solde de tout compte, au versement par la société, prorata temporis, du droit aux bénéfices de l’Associé commandité concerné jusqu’au jour de la perte de sa qualité.
14.1 – Les Associés commandités sont tenus indéfiniment et solidairement des dettes sociales envers les tiers.
14.2 – Chaque Associé commandité a le pouvoir de nommer et de révoquer tout gérant, après avoir recueilli l’avis motivé du Conseil de surveillance dans les conditions prévues à l’article « Gérance ».
Agissant à l’unanimité, les Associés commandités :
14.3 – Sauf à perdre automatiquement et de plein droit sa qualité d’Associé commandité, Émile Hermès SAS doit maintenir dans ses statuts les clauses, dans leur rédaction initiale ou dans toute nouvelle rédaction qui pourra être approuvée par le Conseil de surveillance de la présente société statuant à la majorité des trois quarts des voix des membres présents ou représentés, stipulant que :
14.4 – Tout Associé commandité personne physique qui a reçu un mandat de gérant perd automatiquement la qualité d’Associé commandité dès lors qu’il cesse, pour quelque cause que ce soit, d’être gérant.
14.5 – Toute décision des Associés commandités est constatée par un procès-verbal établi sur un registre spécial.
15.1 – La société est gérée et administrée par un ou deux gérants, Associés commandités ou étrangers à la société. Dans le cas de deux gérants, toute disposition des présents statuts visant « le gérant » s’applique à chacun d’eux, qui peuvent agir ensemble ou séparément.
Le gérant peut être une personne physique ou une personne morale, y compris Associé commandité ou non.
La société est actuellement administrée par deux gérants :
15.2 – Les fonctions de gérant sont à durée indéterminée. Au cours de l’existence de la société, la nomination de tout gérant est de la compétence exclusive des Associés commandités, agissant après avoir recueilli l’avis du Conseil de surveillance. En la matière, chaque Associé commandité peut agir séparément.
15.3 – Les fonctions du gérant prennent fin par le décès, l’incapacité, l’interdiction, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, la révocation, la démission ou le dépassement de l’âge de 75 ans.
La société n’est pas dissoute en cas de cessation des fonctions d’un gérant pour quelque cause que ce soit. Le gérant qui démissionne doit prévenir les Associés commandités et le Conseil de surveillance six mois au moins à l’avance, par lettre recommandée, sauf accord donné par chacun des Associés commandités, après avoir recueilli l’avis du Conseil de surveillance pour réduire le délai de ce préavis.
La révocation de tout gérant ne peut être prononcée que par un Associé commandité, agissant après avoir recueilli l’avis motivé du Conseil de surveillance. En cas d’avis contraire de ce Conseil, l’Associé commandité concerné doit surseoir à sa décision pendant un délai de six mois au moins. À l’expiration de ce délai, s’il persiste dans son souhait de révoquer le gérant concerné, cet Associé commandité doit prendre à nouveau l’avis du Conseil de surveillance et, cela fait, il peut procéder à la révocation de ce gérant.
16.1 – Rapports avec les tiers
Le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société. Il les exerce dans les limites de l’objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées générales d’actionnaires.
16.2 – Rapports entre les associés
Dans les rapports entre les associés, la Gérance détient les pouvoirs les plus étendus pour faire tous actes de gestion mais seulement dans l’intérêt de la société et dans le respect des pouvoirs attribués par les présents statuts aux Associés commandités et au Conseil de surveillance.
16.3 – Délégations
Le gérant peut procéder, sous sa responsabilité, à toutes délégations de pouvoirs qu’il juge nécessaires au bon fonctionnement de la société et de son groupe.
Il peut procéder à une délégation générale, comportant ou non des limitations, à un ou plusieurs cadres de la société qui prennent alors le titre de directeur général.
Le gérant (et en cas de pluralité de gérants, chaque gérant) a droit à une rémunération statutaire ici fixée et, éventuellement, à une rémunération complémentaire dont le montant maximal est fixé par l’Assemblée générale ordinaire, avec l’accord de l’Associé commandité et s’ils sont plusieurs avec leur accord unanime.
La rémunération statutaire annuelle brute du gérant (et en cas de pluralité de gérants, de chaque gérant), au titre d’un exercice, ne peut être supérieure à 0,20 % du résultat consolidé avant impôts de la société réalisé au titre de l’exercice social précédent.
Toutefois, s’il y a plus de deux gérants, la somme des rémunérations statutaires annuelles brutes de l’ensemble des gérants ne peut être supérieure à 0,40 % du résultat consolidé avant impôts de la société, réalisé au titre de l’exercice social précédent.
Dans la limite des montants maximaux ici définis, le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité, fixe le montant effectif de la rémunération statutaire annuelle du gérant (et en cas de pluralité de gérants, de chaque gérant).
La politique de rémunération des gérants est détaillée dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1. et § 2.8.1.2).
La composition du Conseil de surveillance est décrite dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.5). Les dispositions de l’article L. 226-4-1 du Code de commerce (sur renvoi de l’article L. 22-70-74 du même code) imposant que la proportion des membres du Conseil de surveillance de chaque sexe ne puisse être inférieure à 40 % et que lorsque le Conseil est composé au plus de huit membres, l’écart entre le nombre de membres de chaque sexe ne peut être supérieur à deux, sont applicables à la société et sont respectées.
18.1 – La société est dotée d’un Conseil de surveillance composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés désignés dans les conditions prévues à l’article 18.6 ci-après), choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant. Lors des renouvellements du Conseil de surveillance, le nombre de ses membres est fixé par décision unanime des Associés commandités.
Par décision du 18 mars 2025, l’Associé commandité a porté à 15 le nombre de membres du Conseil de surveillance (y compris les membres représentant les salariés) à effet au 30 avril 2025.
Les membres du Conseil de surveillance peuvent être des personnes physiques ou morales.
Les personnes morales doivent, lors de leur nomination, désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités que s’il était membre du Conseil de surveillance en son nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu’il représente. Ce mandat de représentant permanent lui est donné pour la durée de celui de la personne morale qu’il représente.
Si la personne morale révoque le mandat de son représentant, elle est tenue de notifier cette révocation à la société, sans délai, par lettre recommandée, ainsi que l’identité de son nouveau représentant permanent. Il en est de même en cas de décès, démission ou empêchement prolongé du représentant permanent.
18.2 – Les membres du Conseil de surveillance sont nommés ou leurs mandats renouvelés par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires. Les Associés commandités peuvent, à tout moment, proposer la nomination d’un ou de plusieurs nouveaux membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance sont nommés pour une durée de trois ans. Par exception à cette règle, l’Assemblée générale pourra, afin de garantir un renouvellement par tiers du Conseil de surveillance chaque année, décider de nommer un ou plusieurs membres du Conseil pour une ou deux années, au besoin en procédant par tirage au sort pour désigner les personnes concernées.
L’Assemblée générale du 2 juin 2009 a instauré un renouvellement des membres du Conseil de surveillance par tiers chaque année.
18.3 – Nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance si, ayant dépassé l’âge de 75 ans, sa nomination a pour effet de porter à plus du tiers le nombre des membres ayant dépassé cet âge.
18.4 – Les membres du Conseil de surveillance ne sont révocables par décision de l’Assemblée générale ordinaire que sur proposition faite pour juste motif conjointement par les Associés commandités, agissant à l’unanimité, et par le Conseil de surveillance.
18.5 – En cas de vacance par décès ou démission d’un ou de plusieurs membres du Conseil de surveillance, ce dernier peut pourvoir au remplacement, à titre provisoire, dans le délai de trois mois à compter du jour où se produit la vacance.
Toutefois, s’il ne reste pas plus de deux membres du Conseil de surveillance en fonction, le ou les membres en fonction, ou, à défaut, le gérant ou le ou les Commissaires aux comptes, doivent convoquer immédiatement l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires à l’effet de compléter le Conseil.
18.6 – Lorsque les dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce sont applicables à la société, un ou plusieurs membres, personnes physiques, représentant les salariés du groupe doivent être désignés dans les conditions définies par l’article susvisé. Le nombre de membres du Conseil de surveillance à prendre en compte pour déterminer le nombre de membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est apprécié à la date de désignation des représentants des salariés au Conseil. Ni les membres du Conseil de surveillance élus par les salariés en vertu de l’article L. 225-27 du Code de commerce, ni les membres du Conseil de surveillance salariés actionnaires nommés en vertu de l’article L. 225-23 du Code de commerce ne sont pris en compte à ce titre.
La durée du mandat des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est celle prévue à l’article 18.2 des présents statuts.
La réduction du nombre de membres du Conseil de surveillance, dans le cadre de l’application des dispositions de l’article L. 225-79-2 du Code de commerce, est sans effet sur la durée du mandat de l’ensemble des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés, qui prend fin à l’arrivée de son terme normal.
Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés sont désignés par le Comité de groupe de la société. Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés doivent être titulaires depuis au moins deux ans d’un contrat de travail avec la société ou l’une de ses filiales directes ou indirectes, ayant son siège social en France ou à l’étranger. Par exception à la règle prévue à l’article 18.1 des présents statuts, les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas tenus d’être actionnaires.
Le processus de sélection des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est décrit dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.2.1.2). Conformément à ce processus, les candidatures présentées par les organisations syndicales représentatives et par les instances représentatives du personnel sont examinées par le Comité de groupe qui désigne, en deux tours, deux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés en respectant la parité.
18.7 – Tous les membres du Conseil de surveillance doivent respecter le règlement intérieur du Conseil de surveillance.
Le fonctionnement du Conseil de surveillance est décrit au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.
19.1 – Le Conseil de surveillance nomme, parmi ses membres, un président, personne physique, et deux vice-présidents.
Il désigne un secrétaire qui peut être choisi en dehors de son sein.
En cas d’absence du président, le vice-président le plus âgé remplit ses fonctions.
19.2 – Le Conseil de surveillance se réunit sur la convocation de son président ou de la Gérance aussi souvent que l’intérêt de la société l’exige et au moins deux fois par an, soit au siège social, soit en tout autre endroit indiqué dans la convocation.
Les convocations sont faites par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, sept jours ouvrables au moins avant la réunion. Ce délai peut être réduit avec l’accord unanime du président du Conseil de surveillance ou d’un vice-président, des Associés commandités et de la Gérance.
Tout membre du Conseil de surveillance peut donner, par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, mandat à l’un de ses collègues pour le représenter à une séance du Conseil. Chaque membre ne peut disposer, au cours d’une même séance, que d’une seule procuration. Ces dispositions sont applicables au représentant permanent d’une personne morale membre du Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres est présente ou représentée.
Les délibérations sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. Toutefois, le Conseil de surveillance approuve ou refuse toute proposition de nouvelle rédaction de certaines clauses des statuts d’Émile Hermès SAS à la majorité des trois quarts de ses membres présents ou représentés et ce, conformément aux stipulations de l’article « Responsabilité et pouvoirs des Associés commandités ».
Sauf lorsque le Conseil de surveillance est réuni pour procéder aux opérations de vérification et de contrôle du rapport annuel et des comptes sociaux consolidés, sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les membres du Conseil de surveillance qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective par l’utilisation de moyens techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations. Le Conseil de surveillance précise le cas échéant les conditions et modalités pratiques de l’utilisation des moyens de visioconférence et de télécommunication. La Gérance doit être convoquée et peut assister aux séances du Conseil de surveillance mais sans voix délibérative.
19.3 – Les délibérations du Conseil de surveillance sont constatées par des procès-verbaux inscrits sur un registre spécial paraphé, et signés par le président et le secrétaire.
20.1 – Le Conseil de surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion de la société.
Il dispose, à cet effet, des mêmes pouvoirs que les Commissaires aux comptes et est saisi, en même temps que ceux-ci, des mêmes documents. De plus, la Gérance doit lui remettre, au moins une fois l’an, un rapport détaillé sur l’activité de la société.
20.2 – Le Conseil de surveillance émet, à l’intention des Associés commandités, un avis motivé sur :
20.3 – Le Conseil de surveillance décide des propositions d’affectation des bénéfices de chaque exercice à soumettre à l’Assemblée générale.
20.4 – Le Conseil de surveillance approuve ou refuse toute proposition de nouvelle rédaction de certaines clauses des statuts d’Émile Hermès SAS et ce, conformément aux stipulations de l’article « Responsabilité et pouvoirs des Associés commandités ».
20.5 – Le Conseil de surveillance doit être consulté par les Associés commandités avant que ceux-ci puissent prendre toutes décisions en matière :
20.6 – Le Conseil de surveillance fait chaque année à l’Assemblée générale ordinaire annuelle des actionnaires un rapport dans lequel il signale, s’il y a lieu, les irrégularités et inexactitudes relevées dans les comptes de l’exercice et commente la gestion de la société.
Le rapport du Conseil de surveillance relatif à l’exercice clos le 31 décembre 2025 figure au chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.3.
Ce rapport est mis, ainsi que le bilan et l’inventaire, à la disposition des actionnaires, qui peuvent en prendre connaissance au siège social, à compter de la convocation de l’Assemblée générale.
Le Conseil de surveillance peut convoquer l’Assemblée générale des actionnaires toutes les fois qu’il le juge convenable.
Les fonctions du Conseil de surveillance n’entraînent aucune immixtion dans la Gérance, ni aucune responsabilité à raison des actes de la gestion et de leurs résultats.
21.1 – Chaque fois qu’il le juge souhaitable, la Gérance de la société ou le président du Conseil de surveillance de la société convoque en Congrès le Conseil de surveillance et les Associés commandités, Émile Hermès SAS étant représentée à cette fin par son Conseil de gérance. Les convocations sont faites par tous moyens établissant preuve en matière commerciale, sept jours ouvrables au moins avant la réunion. Ce délai peut être réduit avec l’accord unanime du président du Conseil de surveillance ou d’un vice-président et du gérant.
21.2 – Le Congrès se réunit au lieu indiqué sur l’avis de convocation. Il est présidé par le président du Conseil de surveillance de la société ou, en cas d’absence, par un vice-président du Conseil de surveillance de la société ou, à défaut, par le membre du Conseil de surveillance présent le plus âgé. Le gérant ou, s’il s’agit d’une personne morale, son ou ses représentants légaux, est convoqué aux réunions du Congrès.
21.3 – Le Congrès connaît de toutes questions qui lui sont soumises par l’auteur de la convocation ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer en matière de prises de décisions aux organes auxquels ces pouvoirs sont attribués par la loi, les statuts de la société et ceux de l’Associé commandité personne morale.
S’ils le souhaitent, le Conseil de surveillance et les Associés commandités peuvent, en Congrès, prendre toutes décisions ou émettre tous avis de leur compétence.
Il peut être alloué au Conseil de surveillance une rémunération annuelle dont le montant est déterminé par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires et demeure maintenu jusqu’à décision contraire de cette Assemblée.
Le Conseil répartit cette rémunération entre ses membres dans les proportions qu’il juge convenables.
La politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance est détaillée dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3).
Les comptes de la société sont contrôlés par un ou plusieurs Commissaires aux comptes, et ce, dans les conditions prévues par la loi.
24.1 – Les assemblées générales sont convoquées dans les conditions fixées par la loi.
Leur réunion a lieu au siège social ou en tout autre endroit précisé dans l’avis de convocation.
24.2 – Le droit de participer aux assemblées est subordonné à l’inscription en compte des titres de l’actionnaire, dans les comptes nominatifs (purs ou administrés) ou dans les comptes de titres au porteur tenus par un intermédiaire habilité, au plus tard au deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris. En ce qui concerne les titres au porteur, ces formalités sont constatées par une attestation de participation délivrée par l’intermédiaire habilité, en annexe au formulaire de vote ou de procuration. Tout actionnaire peut voter à distance ou par procuration selon les modalités fixées par la loi et les dispositions réglementaires en vigueur.
Par ailleurs, sur décision de la Gérance, tout actionnaire peut voter par tous moyens de télécommunication et télétransmission, dans les conditions prévues par la réglementation applicable au moment de son utilisation. Cette faculté est indiquée dans l’avis de réunion publié au Bulletin des annonces légales obligatoires (Balo). Tout actionnaire qui utilise à cette fin, dans les délais exigés, le formulaire électronique de vote proposé sur le site Internet mis en place par le centralisateur de l’Assemblée, est assimilé aux actionnaires présents ou représentés. La saisie et la signature du formulaire électronique peuvent être directement effectuées sur ce site par tout procédé arrêté par la Gérance et répondant aux conditions définies à la première phrase du deuxième alinéa de l’article 1316-4 du Code civil abrogé depuis l’ordonnance du 10 février 2016 devenu 1367 du Code civil (à savoir l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant le lien de la signature avec le formulaire), pouvant notamment consister en un identifiant et un mot de passe. La procuration ou le vote ainsi exprimés avant l’Assemblée par ce moyen électronique, ainsi que l’accusé de réception qui en est donné, seront considérés comme des écrits non révocables et opposables à tous, étant précisé qu’en cas de cession de titres intervenant avant le deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris, la société invalidera ou modifiera en conséquence, selon le cas, la procuration ou le vote exprimé avant cette date et cette heure. Peuvent également assister aux assemblées toutes personnes invitées par le gérant ou par le président du Conseil de surveillance. Les Associés commandités peuvent assister aux assemblées générales d’actionnaires. Les Associés commandités personnes morales sont représentés par l’un de leurs représentants légaux ou par toute personne, actionnaire ou non, mandatée par l’un de ceux-ci.
L’Assemblée générale du 7 juin 2010 a modifié l’article 24.2 des statuts pour permettre à la Gérance de mettre en place le vote à distance par voie électronique lors des assemblées générales.
L’Assemblée générale du 2 juin 2015 a modifié l’article 24.2 des statuts pour le mettre en conformité avec l’article R. 225-85 du Code de commerce issu du décret n° 2014-1466 du 8 décembre 2014 ayant modifié la méthode de détermination de la « record date » pour la participation aux assemblées générales.
Conformément au décret n° 2026-94 du 13 février 2026 relatif à la modernisation des modalités de communication avec leurs actionnaires de certaines sociétés commerciales, d’applicabilité immédiate, la « record date » passe, dès l’Assemblée générale du 17 avril 2026, du deuxième jour avant l’Assemblée générale au cinquième jour avant l’Assemblée générale. En conséquence, il est proposé à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 de modifier l’article 14.2 des statuts de la société, afin de refléter ce changement (cf. § 8.2.2 « Résolution 19 : Modification des statuts ») .
24.3 – Les assemblées sont présidées par le président du Conseil de surveillance ou, à défaut, par l’un des vice-présidents de ce Conseil ou, encore à défaut, par le gérant.
24.4 – Les assemblées générales ordinaires et extraordinaires, statuant dans les conditions prévues par la loi, exercent leurs fonctions conformément à celle-ci.
24.5 – Sauf pour la nomination et la révocation des membres du Conseil de surveillance, la nomination et la révocation des Commissaires aux comptes, la distribution des bénéfices de l’exercice et l’approbation des conventions soumises à autorisation, aucune décision des assemblées n’est valablement prise si elle n’est approuvée par les Associés commandités au plus tard à la clôture de l’Assemblée ayant voté la décision en cause. La Gérance de la société a tous pouvoirs pour constater cette approbation.
Chaque exercice social a une durée de 12 mois, qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
L’Assemblée approuve les comptes de l’exercice écoulé et constate l’existence de bénéfices distribuables.
La société verse aux Associés commandités une somme égale à 0,67 % du bénéfice distribuable, aux époques et lieux désignés par la Gérance dans un délai maximal de neuf mois à compter de la clôture de l’exercice.
Les Associés commandités se répartissent cette somme entre eux comme ils l’entendent.
Le solde du bénéfice distribuable revient aux actionnaires. Son affectation est décidée par l’Assemblée générale ordinaire, sur proposition du Conseil de surveillance. Sur proposition du Conseil de surveillance également, l’Assemblée a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende ou des acomptes sur dividendes, une option entre le paiement en numéraire ou en actions, dans les conditions fixées par la loi.
Sur proposition du Conseil de surveillance, l’Assemblée générale peut décider le prélèvement sur le solde des bénéfices revenant aux actionnaires des sommes qu’elle juge convenable de reporter à nouveau au profit des actionnaires ou d’affecter à un ou plusieurs fonds de réserve extraordinaires, généraux ou spéciaux, non productifs d’intérêts, sur lesquels les Associés commandités n’ont, en cette qualité, aucun droit.
Sur proposition des Associés commandités agissant à l’unanimité, ce ou ces fonds de réserve peuvent, sur décision de l’Assemblée générale ordinaire, être distribués aux actionnaires ou affectés à l’amortissement total ou partiel des actions. Les actions intégralement amorties sont remplacées par des actions de jouissance ayant les mêmes droits que les actions anciennes, à l’exception du droit au remboursement du capital.
Ce ou ces fonds de réserve peuvent également être incorporés au capital.
Les dividendes sont mis en paiement aux époques et lieux désignés par la Gérance dans un délai maximal de neuf mois à compter de la clôture de l’exercice, sous réserve de la prolongation de ce délai en justice.
À l’expiration de la société, ou en cas de dissolution anticipée, l’Assemblée générale règle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont elle détermine les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformément à la loi.
Le boni éventuel de liquidation est réparti entre les seuls actionnaires.
Une description sommaire du groupe au 31 décembre 2025 est présentée au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.4.1.
Les principales sociétés consolidées au 31 décembre 2025 (filiales de distribution et holding des pôles majoritairement) sont détaillées au chapitre 5 « Comptes consolidés », note 16.
Des renseignements détaillés sur les filiales dont la valeur brute des titres détenus excède 5 % du capital d’Hermès International figurent au chapitre 6 « Comptes sociaux », note 15, § 15.1.
Comme indiqué au § 7.1.2, Hermès International est la société mère du groupe. Les principaux flux entre Hermès International et les filiales du groupe sont présentés au chapitre 6 « Comptes sociaux ». Ils portent principalement sur les domaines suivants :
Les prestations de services concernent principalement les refacturations aux filiales de prestations de communication, loyers, personnel détaché, assurances et honoraires. Ces prestations sont détaillées au chapitre 6 « Comptes sociaux », note 2 « Produits d’exploitation ».
Hermès International perçoit des redevances sur licences de marques consenties exclusivement à des filiales du groupe, à savoir Hermès Sellier, le Comptoir Nouveau de la Parfumerie et La Montre Hermès. Les redevances sont calculées sur le chiffre d’affaires des filiales de production. Ces redevances sont détaillées au chapitre 6 « Comptes sociaux », note 2 « Produits d’exploitation ».
Les principaux investissements réalisés au cours de l’exercice sont exposés au chapitre 1 « Présentation du groupe et des résultats », § 1.8.2.
| Montant | Nombre | Valeur d’actions nominale |
|---|---|---|---|
Au 01/01/2025 | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Au 31/12/2025 | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Au jour de l’Assemblée générale | 53 840 400,12 € | 105 569 412 | 0,51 € |
Les actions sont intégralement libérées.
La société publie chaque mois, au plus tard le 15 du mois suivant, sur https://finance.hermes.com/fr/informations-reglementees/, le nombre total de droits de vote et d’actions composant le capital le dernier jour du mois précédent.
Au 28 février 2026, le nombre total de droits de vote (y compris les actions privées de droit de vote) s’élevait à 179 257 693. Chaque action donne droit à au moins une voix au sein des Assemblées générales d’actionnaires, à l’exception des actions autodétenues par la société, qui sont dépourvues de tout droit de vote.
La propriété de certaines actions est démembrée, c’est-à-dire partagée entre un usufruitier et un nu-propriétaire. Les droits de vote sont dans ce cas statutairement exercés par le nu-propriétaire pour toutes décisions prises par toutes Assemblées générales (ordinaires, extraordinaires ou spéciales), sauf pour les décisions concernant l’affectation des résultats, pour lesquelles le droit de vote est exercé par l’usufruitier.
Par ailleurs, un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi et notamment pour toute action ayant fait l’objet d’une conversion au porteur ou d’un transfert, hormis tout transfert du nominatif au nominatif par suite de succession, de liquidation de communauté de biens entre époux ou de donation familiale.
Le défaut de déclaration de franchissements de seuils légaux et statutaires peut entraîner la privation des droits de vote (se reporter à l’article 11 des statuts, au § 7.1.2).
Aucune évolution du capital n’est intervenue au cours des trois derniers exercices.
Les autorisations et délégations en matières :
actuellement en vigueur, accordées par l’Assemblée générale du 30 avril 2025 à la Gérance, sont récapitulées dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.4. Les autorisations et délégations en matière d’augmentation de capital, de réalisation d’opération(s) de fusion-absorption, de scission et d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions n’ont pas été utilisées au cours de l’exercice 2025 et n’ont pas été utilisées à la date de dépôt du présent document d’enregistrement universel.
Il est proposé à l’Assemblée générale du 17 avril 2026 de renouveler l’autorisation de réduction de capital conférée à la Gérance lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 (cf. chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.2 – Exposé des motifs de la 17e résolution).
La société a recours au dispositif dit d’« identification sur demande » issu de la directive (UE) 2017/828 du 17 mai 2017 (dite « SRD II ») pour connaître son actionnariat.
Lors de l’étude en date du 31 décembre 2025, il existait environ 296 000 actionnaires, leur nombre était d’environ 214 000 au 31 décembre 2024, et d’environ 185 000 au 29 décembre 2023.
Le pourcentage d’actionnaires individuels s’élève à 8,2 % en décembre 2025, en hausse par rapport à 2024 (7,8 %). Ce pourcentage regroupe les actions détenues au nominatif au 31 décembre 2025 par les actionnaires individuels et au porteur identifiés par l’identification sur demande au 31 décembre 2025, hors détentions des groupes familiaux.
La société Hermès International est contrôlée – par l’intermédiaire de la société Émile Hermès SAS, son Associé commandité – par le groupe familial Hermès, lequel détient par ailleurs, notamment par l’intermédiaire de la société H51, une participation majoritaire (en capital et en droits de vote) au sein de la société en qualité d’Actionnaire commanditaire. Ce contrôle est un contrôle exclusif au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce.
Les sociétés H51 et H2 sont détenues exclusivement par des membres du groupe familial Hermès. À la connaissance de la société, il n’existe pas d’actionnaire autre que ceux qui figurent dans les tableaux du § 7.2.2.5, détenant directement ou indirectement, seul ou de concert plus de 5 % du capital ou des droits de vote.
Les actions détenues par les mandataires sociaux et les dirigeants sont détaillées au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.10.1.
À la connaissance de la société, les modifications significatives intervenues dans la composition de l’actionnariat au cours des trois dernières années sont exposées au § 7.2.2.6. La définition et la description de l’organisation du groupe familial Hermès figurent respectivement au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.6 ; et au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.2.1.
Aucun mouvement significatif n’est intervenu dans la répartition du capital et des droits de vote de la société au cours des trois dernières années.
Les informations relatives aux mouvements significatifs intervenus les années précédentes sont disponibles dans les précédents documents d’enregistrement universels, accessibles sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications.
À la connaissance de la société, il n’y a pas eu de variation significative de l’actionnariat d’Hermès International entre le 31 décembre 2025 et la date de dépôt du présent document d’enregistrement universel à l’AMF.
Se référer au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.7.5.
Se référer au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.7.5.
Au 31 décembre 2025, Hermès International détenait 733 097 de ses propres actions, représentant 0,69 % de son capital, acquises dans le cadre du programme de rachat d’actions présenté au § 7.2.2.10.
En pratique, les actions autodétenues sont allouées pour l’essentiel à la couverture des plans d’attribution d’actions gratuites à destination des salariés (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.3.2).
Au 31 décembre 2025 et à la connaissance de la société, la répartition du capital et des droits de vote de la société est la suivante :
Ces chiffres résultent, pour les actions au nominatif, du registre tenu par le service Titres d’Uptevia et, pour les actions au porteur, des déclarations, le cas échéant, des intéressés et des analyses d’actionnariat réalisées conformément à la procédure mise en œuvre (§ 7.2.2.1).
Les variations intervenues après la clôture de l’exercice sont détaillées au § 7.2.2.3.2.
Conformément à la position‑recommandation de l’AMF n° 2021‑02, le tableau ci-dessous mentionne la répartition du capital et des droits de vote de la société, au cours des trois derniers exercices, sur la base des informations portées à la connaissance de la société.
Les droits de vote théoriques tiennent compte des droits de vote attachés aux actions privées de droit de vote, conformément à l’article 223‑11 du règlement général de l’AMF et servant de dénominateur pour le calcul par les actionnaires de leur pourcentage de détention en capital et en droits de vote aux fins de déclarations règlementaires (notamment les déclarations de franchissements de seuils).
Les droits de vote exerçables en Assemblée générale ne tiennent pas compte des actions privées de droit de vote (cela concerne notamment l’autodétention).
| Capital | Droits de vote théoriques 1 | Droits de vote exerçables en AG 1 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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| Affectation des résultats | Autres | Affectation des résultats | Autres | |||||
Actions | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | Nombre | % 2 | |
AU 31 DÉCEMBRE 2025 |
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H51 | 57 375 794 | 54,3 | 114 655 588 | 64,0 | 114 655 588 | 64,2 | 114 655 588 | 64,0 | 114 655 588 | 64,2 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,9 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,9 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 049 368 | 5,7 | 7 572 813 | 4,2 | 11 651 444 | 6,5 | 7 572 813 | 4,2 | 11 651 444 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 437 764 | 66,7 | 136 253 605 | 76,0 | 140 332 236 | 78,6 | 136 253 605 | 76,0 | 140 332 236 | 78,6 |
Public 4 | 34 398 551 | 32,6 | 42 996 986 | 24,0 | 38 185 258 | 21,4 | 42 996 986 | 24,0 | 38 185 258 | 21,4 |
Autodétention | 733 097 | 0,7 | 733 097 | 0,4 | 733 097 | 0,4 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 179 250 591 | 100 | 178 517 494 | 100 | 179 250 591 | 100 | 178 517 494 | 100 |
AU 31 DÉCEMBRE 2024 |
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H51 | 57 362 794 | 54,3 | 114 620 848 | 64,1 | 114 620 848 | 64,1 | 114 620 848 | 64,1 | 114 620 848 | 64,1 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,8 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 069 266 | 5,7 | 7 574 921 | 4,2 | 11 653 552 | 6,5 | 7 574 921 | 4,2 | 11 653 552 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 444 662 | 66,7 | 136 220 973 | 76,2 | 140 299 604 | 78,5 | 136 220 973 | 76,2 | 140 299 604 | 78,5 |
Public 4 | 34 393 106 | 32,6 | 42 502 944 | 23,8 | 38 424 313 | 21,5 | 42 502 944 | 23,8 | 38 424 313 | 21,5 |
Autodétention | 731 644 | 0,7 | 731 644 | 0,4 | 731 644 | 0,4 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 179 455 561 | 100 | 179 455 561 | 100 | 178 723 917 | 100 | 178 723 917 | 100 |
AU 31 DÉCEMBRE 2023 |
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H51 | 57 359 794 | 54,3 | 114 592 848 | 63,9 | 114 592 848 | 63,9 | 114 592 848 | 64,2 | 114 592 848 | 64,2 |
H2 | 7 012 602 | 6,6 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,8 | 14 025 204 | 7,9 | 14 025 204 | 7,9 |
Autres membres du groupe familial Hermès | 6 063 995 | 5,7 | 7 465 121 | 4,2 | 11 543 567 | 6,4 | 7 465 121 | 4,2 | 11 543 567 | 6,5 |
Sous-total groupe familial Hermès 3 | 70 436 391 | 66,7 | 136 083 173 | 75,9 | 140 161 619 | 78,1 | 136 083 173 | 76,2 | 140 161 619 | 78,5 |
Public 4 | 34 293 906 | 32,5 | 42 395 379 | 23,6 | 38 316 933 | 21,4 | 42 395 379 | 23,8 | 38 316 933 | 21,5 |
Autodétention | 839 115 | 0,8 | 839 115 | 0,5 | 839 115 | 0,5 | - | 0,0 | - | 0,0 |
TOTAL | 105 569 412 | 100 | 179 317 667 | 100 | 179 317 667 | 100 | 178 478 552 | 100 | 178 478 552 | 100 |
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Ces chiffres résultent, pour les actions au nominatif, du registre tenu par le service Titres d’Uptevia et, pour les actions au porteur, des déclarations, le cas échéant, des intéressés et des analyses d’actionnariat réalisées conformément à la procédure mise en œuvre (§ 7.2.2.1).
Les variations intervenues après la clôture de l’exercice sont détaillées au § 7.2.2.3.2.
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré entre la clôture de l’exercice 2025 et le 28 février 2026.
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2025.
Franchissements de seuils de l’exercice 2024
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2024.
Franchissements de seuils de l’exercice 2023
Aucun franchissement d’un seuil légal n’a été déclaré en 2023.
Avis AMF n° 217C1755 du 28 juillet 2017 (dont le texte intégral est disponible sur le site de l’AMF – https://www.amffrance.org/) : le groupe familial Hermès a déclaré avoir franchi en hausse, le 21 juillet 2017, le seuil de 2/3 du capital de la société Hermès International et détenir 70 385 066 actions représentant 130 403 428 droits de vote en Assemblées générales s’agissant des décisions concernant l’affectation des résultats et 134 256 835 droits de vote s’agissant des autres décisions, soit 66,67 % du capital et respectivement 74,92 % et 77,13 % des droits de vote de cette société, répartis comme suit :
| Actions | % capital | Décisions concernant l’affectation des résultats | Autres décisions | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
Droits de vote | % droits de vote | Droits de vote | % droits de vote | |||
H51 | 56 209 021 | 53,24 | 109 244 318 | 62,76 | 109 244 318 | 62,76 |
H2 | 6 876 102 | 6,51 | 13 072 204 | 7,51 | 13 072 204 | 7,51 |
Autres membres | 6 292 154 | 5,96 | 8 086 906 | 4,65 | 11 940 313 | 6,86 |
Autodétention | 1 007 789 | 0,95 | - | - | - | - |
Total groupe familial Hermès | 70 385 066 | 66,67 | 130 403 428 | 74,92 | 134 256 835 | 77,13 |
Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Hermès International sur le marché par la société H51.
Fidèle à sa tradition familiale, la maison Hermès associe l’ensemble de ses collaborateurs à travers le monde à la croissance durable et responsable du groupe. Cela se traduit par des mécanismes d’actionnariat salarié qui s’inscrivent dans des politiques de rémunération à long terme du groupe et participent à la motivation et à la fidélisation de ses collaborateurs dans la durée. Ainsi, le groupe Hermès a proposé à six reprises à ses collaborateurs, en France et à l’international, des plans d’actions gratuites ; ceux-ci ont été octroyés en 2007, 2010, 2012, 2016, 2019 et 2023 (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.3).
Les derniers plans ont été mis en place par la Gérance conformément à l’autorisation donnée par l’Assemblée générale du 20 avril 2023 (28e résolution). Ainsi, le 15 juin 2023, la Gérance a décidé la mise en œuvre de deux nouveaux plans d’attribution gratuite d’actions pour les collaborateurs du groupe sous réserve d’éligibilité, notamment d’ancienneté, soumis aux mécanismes d’attribution d’actions gratuites en vigueur, en particulier sur les périodes de référence et de détention. Ces attributions sont assorties de conditions de présence et, le cas échéant, de performance, avec des périodes d’acquisition des droits de quatre ans.
Au 31 décembre 2025, l’actionnariat salarié, sur la base des plans déjà attribués et/ou acquis, concerne une partie significative des effectifs du groupe exprimée par la détention de 1 070 198 actions Hermès International issus des plans d’attribution gratuite d’actions et anciennement de stock-options, soit 1,01 % du capital du groupe. 15 330 collaborateurs dans plus de 35 pays (soit 64 % des effectifs du groupe) détiennent des actions ou des doits en cours d’acquisition au titre des derniers plans.
Aucune action de la société n’est détenue par le personnel de la société et des sociétés qui lui sont liées dans le cadre du plan d’épargne d’entreprise et du fonds commun de placement d’entreprise de la société.
Les actions inscrites au nominatif ne font l’objet d’aucun nantissement significatif.
L’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 puis celle du 30 avril 2025 ont approuvé des programmes de rachat d’actions autorisant la Gérance, sur le fondement des articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce, à acheter, sur le marché ou hors marché, un nombre d’actions représentant jusqu’à 10 % du capital de la société au jour du rachat, en vue de les affecter aux objectifs autorisés par la règlementation européenne ou à une ou plusieurs pratiques de marché admises par l’Autorité des marchés financiers à ce jour ou ultérieurement, et plus généralement de les affecter à la réalisation de toute opération conforme à la règlementation en vigueur.
L’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 puis celle du 30 avril 2025 ont autorisé la Gérance à réduire le capital social par annulation d’actions rachetées, dans la limite de 10 % du capital social par période de 24 mois.
Les caractéristiques des délégations consenties à la Gérance sont détaillées au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.4.
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, la Gérance a effectué les opérations figurant dans le tableau ci-dessous, dans le cadre des programmes de rachat d’actions autorisant la Gérance à acheter et à vendre ses propres actions dans le cadre de l’article L. 22-10-62 du Code de commerce.
| Du 01/01/2025 au 30/04/2025 | Du 01/05/2025 au 31/12/2025 | Total |
|---|---|---|---|
HORS CONTRAT DE LIQUIDITé |
|
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Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2024 | 730 979 |
| 730 979 |
Nombre d’actions acquises |
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Motif des acquisitions | Actionnariat salarié | Actionnariat salarié |
|
Cours moyen des achats |
|
|
|
Nombre d’actions vendues | 104 | 2 396 | 2 500 1 |
Cours moyen des ventes | 78,47 € | 533,40 € | 514,48 € 2 |
Montant des frais nets hors taxes |
|
| - |
Nombre d’actions annulées |
|
| - |
Cours moyen des actions annulées |
|
| - |
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2025 | 730 875 | (2 396) | 728 479 |
Affectation |
|
|
|
| 652 502 | (2 396) | 650 106 |
| 78 373 | - | 78 373 |
Valeur nette évaluée au cours d’achat | 668 598 127 € | (1 278 038) € | 667 320 090 € |
Valeur nette évaluée au cours de clôture | 1 550 916 750 € | (5 084 312) € | 1 545 832 438 € |
Valeur nominale | 372 746 € | (1 222) € | 371 524 € |
Fraction du capital qu’elles représentent | 0,69 % | 0 | 0,69 % |
DANS LE CADRE DU CONTRAT DE LIQUIDITé |
|
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|
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2024 | 665 |
| 665 |
Moyens mis en œuvre (compte de liquidité) | 5 000 000 € | 5 000 000 € | 5 000 000 € |
Nombre d’actions acquises | 59 362 | 102 211 | 161 573 |
Cours moyen des achats | 2 497,29 € | 2 230,68 € | 2 328,63 € |
Nombre d’actions vendues | 57 185 | 100 435 | 157 620 |
Cours moyen des ventes | 2 499,06 € | 2 236,47 € | 2 331,74 € |
Nombre d’actions inscrites au nom de la société au 31 décembre 2025 | 2 842 | 1 776 | 4 618 |
Valeur nette évaluée au cours d’achat | 6 755 458,67 € | 3 008 208,91 € | 9 763 667,58 € |
Valeur nette évaluée au cours de clôture | 6 030 724,00 € | 3 768 672,00 € | 9 799 396,00 € |
Valeur nominale | 1 449,42 € | 905,76 € | 2 355,18 € |
Fraction du capital qu’elles représentent | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| |||
En application des articles 241-2 et 241-3 du règlement général de l’AMF, la société présente ci-après le descriptif du programme de rachat qui sera soumis à l’approbation de l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026. Ce programme se substituera à celui autorisé par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2025.
Au 28 février 2026, le capital de la société est composé de 105 569 412 actions, dont 733 846 actions (nombre de titres en date de transaction) sont autodétenues par Hermès International, représentant 0,70 % du capital social.
|
|
|---|---|
Objectifs du programme de rachat d’actions | Les actions pourraient être rachetées en vue de les affecter aux objectifs autorisés par le règlement (UE) 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR ») :
|
Part maximale du capital dont le rachat est autorisé | 10 % du capital à la date de l’Assemblée générale :
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Prix maximal d’achat et montant maximal autorisé de fonds |
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Conditions | Les actions pourraient être achetées par tout moyen, et notamment en tout ou partie par des interventions sur les marchés règlementés, des systèmes multilatéraux de négociations, auprès d’internaliseurs systématiques ou de gré à gré, y compris par achat de blocs de titres (sans limiter la part du programme de rachat pouvant être réalisée par ce moyen), par offre publique d’achat ou d’échange ou par l’utilisation de mécanismes optionnels ou instruments dérivés (dans le respect des dispositions légales et règlementaires alors applicables), à l’exclusion de la vente d’options de vente, et aux époques que la Gérance appréciera, y compris en période d’offre publique sur les titres de la société, dans le respect de la règlementation boursière, soit directement soit indirectement par l’intermédiaire d’un prestataire de services d’investissement. Les actions acquises au titre de cette autorisation pourront être conservées, cédées ou transférées par tous moyens, y compris par voie de cession de blocs de titres, et à tout moment, y compris en période d’offre publique. |
Durée du programme de rachat | La durée de validité de cette autorisation serait de 18 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026, soit jusqu’au 17 octobre 2027. |
En application de l’article 223-26 du règlement général de l’AMF, nous vous présentons ci-dessous un état récapitulatif des opérations mentionnées à l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier réalisées au cours du dernier exercice, ayant fait l’objet d’une déclaration et dont la société a eu connaissance.
NOM ET FONCTION | N° de déclaration | Date de l’opération | Nature de l’opération | Prix unitaire 1 | Montant de l’opération 1 |
|
|---|---|---|---|---|---|---|
Cécile Béliot-Zind, membre du Conseil de surveillance | 2025DD1039485 | 22 mai 2025 | Acquisition | 2 413,00 € | 72 390,00 € |
|
2025DD1045501 | 23 juin 2025 | 2 257,00 € | 65 453,00 € |
| ||
2025DD1058906 | 19 septembre 2025 | 2 148,00 € | 45 108,00 € |
| ||
Jean-Laurent Bonnafé, membre du Conseil de surveillance | 2025DD1039026 | 20 mai 2025 | Acquisition | 2 553,00 € | 2 553,00 € |
|
Florian Craen, membre du Comité exécutif | 2025DD1041219 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
|
Charlotte David, membre du Comité exécutif | 2025DD1041224 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
|
2025DD1058148 | 15 septembre 2025 | Cession | 2 114,73 € | 1 480 311,00 € |
| |
2025DD1072687 | 2 décembre 2025 | Nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
| |
2025DD1073091 | 4 décembre 2025 | Nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
| |
Pierre-Alexis Dumas, membre du Comité exécutif | 2025DD1041228 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
|
Olivier Fournier, membre du Comité exécutif | 2025DD1022462 | 27 février 2025 | Cession | 2 694,53 € | 2 290 350,50 € |
|
2025DD1041225 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
| |
Wilfried Guerrand, membre du Comité exécutif | 2025DD1022280 | 26 février 2025 | Cession | 2 730,00 € | 3 368 820,00 € |
|
2025DD1041222 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
| |
Éric du Halgouët, membre du Comité exécutif | 2025DD1022369 | 26 février 2025 | Cession | 2 725,00 € | 1 362 500,00 € |
|
2025DD1041220 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
| |
Sharon MacBeath, membre du Comité exécutif | 2025DD1041217 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
|
Laurent Momméja, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS | 2025DD1040797 | 3 juin 2025 | Donation | 0,00 € | 0,00 € |
|
2025DD1051997 | 4 août 2025 | Acquisition | 2 087,66 € | 2 087 660,00 € | ||
Guillaume de Seynes, membre du Comité exécutif | 2025DD1041226 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € |
|
Agnès de Villers, membre du Comité exécutif | 2025DD1024205 | 6 mars 2025 | Cession | 2 600,40 € | 520 080,00 € |
|
2025DD1025226 | 11 mars 2025 | Cession | 2 472,00 € | 494 400,00 € |
| |
2025DD1041218 | 4 juin 2025 | Acquisition définitive d’actions gratuites | 0,00 € | 0,00 € | ||
Personne morale liée à Frédéric Dumas, membre du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2025DD1061178 | 30 septembre 2025 | Acquisition | 2 090,00 € | 5 120 500,00 € |
|
2025DD1074981 | 15 décembre 2025 | Acquisition | 2 120,50 € | 1 590 375,00 € |
| |
Personne morale respectivement liée à Pierre-Alexis et Sandrine Dumas, membre du Comité exécutif et membre du Conseil de Gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2025DD1053622 | 13 août 2025 | Levée de nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
|
2025DD1053623 | 13 août 2025 | Nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
| |
2025DD1053858 | 14 août 2025
| Levée de nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
| |
2025DD1053859 | 14 août 2025 | Nantissement d’actions | 0,00 € | 0,00 € |
| |
Personne morale, Associé commandité et gérant d’Hermès International | 2025DD1039156 | 20 mai 2025 | Acquisition | 2 350,83 € | 30 560 790,00 € |
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| |||||
Le groupe Hermès a adopté depuis le 1er février 2017 un Code de déontologie boursière (le « code ») qui formalise les mesures prises et les obligations qui incombent aux personnes, dirigeants ou non, qui peuvent avoir accès à des informations privilégiées ou sensibles.
Un résumé de ce code est mis à disposition à chaque mise à jour sur le site Internet https://finance.hermes.com, rubrique « Gouvernance - Organes sociaux ».
Le code a été mis à jour à plusieurs reprises comme suit :
La version n° 13 du code, en date du 1er janvier 2026, est composée comme suit :
Le code qualifie les gérants, les membres du Comité exécutif, les membres du Conseil de surveillance et les membres du Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS d’« initiés permanents » (au sens de MAR, les « Initiés Permanents »).
À titre de règle interne, Hermès International qualifie de personnes « sensibles » les salariés non-initiés susceptibles de détenir des informations sensibles ou confidentielles qui ne sont pas qualifiées d’informations privilégiées (les « Personnes Sensibles »). Par mesure de prévention et afin de les responsabiliser, ces personnes sont soumises à des périodes d’abstention spécifiques. Une liste des Personnes Sensibles est établie et les personnes concernées en sont informées.
Les Initiés Permanents et les Personnes Sensibles doivent s’abstenir de toute opération sur les titres pendant les fenêtres négatives applicables à la société et détaillées dans des calendriers établis et diffusés chaque année.
L’obligation d’abstention concerne toute opération sur les actions Hermès International et s’applique :
Hermès International a mis en place un Comité de l’information privilégiée (CIP) dont le rôle est d’identifier et de qualifier les informations privilégiées, de décider ou non d’en différer la publication et d’identifier les personnes initiées pour chaque information privilégiée (hors Initiés Permanents). Le CIP est composé du directeur général finances, du directeur juridique groupe, du directeur juridique droit des sociétés et boursier et déontologue boursier, de la directrice de la communication financière et des relations investisseurs groupe.
Hermès International a désigné le directeur juridique droit des sociétés et boursier en qualité de déontologue boursier. Le déontologue a pour missions :
Afin de répondre aux recommandations de l’AMF (position-recommandation DOC-2016-08 « Guide de l’information permanente et de la gestion de l’information privilégiée », modifiée le 29 avril 2021, article 2.1.2.3), Hermès International a développé une formation e-learning sur la prévention des abus de marché. Cette formation, lancée le 1er février 2022, est proposée à tous les salariés et a été obligatoirement suivie par tous les Initiés Permanents et Personnes Sensibles.
Au cours des deux derniers exercices, la société n’a pas conclu de contrats importants, autres que ceux conclus dans le cadre normal de ses affaires, conférant une obligation ou un engagement important pour l’ensemble du groupe.
Les informations relatives au droit prioritaire d’acquisition d’actions Hermès International et aux pactes Dutreil en vigueur figurent ci-après (respectivement aux § 7.2.5.2 et § 7.2.5.3).
Un droit prioritaire d’acquisition d’actions Hermès International (avis AMF n° 211C2288) est entré en vigueur le 13 décembre 2011.
Ce droit prioritaire d’acquisition est stipulé au bénéfice de la société par actions simplifiée à capital variable H51 et a été initialement consenti par 102 personnes physiques et 33 personnes morales (toutes membres, détenues par des membres ou dont un des parents est membre du groupe familial Hermès), représentant au total environ 12,3 % du capital d’Hermès International.
Par avenant (avis AMF n° 213C0716), entré en vigueur le 17 juin 2013, le prix auquel la société H51 pourra acquérir les titres Hermès International auprès des membres du groupe familial Hermès, au titre de ce droit prioritaire d’acquisition, sera égal à la moyenne des cours pondérée par les volumes (sur toute plateforme de négociation) de l’action Hermès International durant les 30 jours de Bourse précédant le jour de la notification du transfert, sauf si ladite action devait être insuffisamment liquide (telle que définie dans l’avenant), auquel cas une procédure d’expertise sera mise en œuvre.
À la connaissance de la société :
La définition et la description de l’organisation du groupe familial Hermès figurent respectivement au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.6 ; au § 7.2.2.3 ; et au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.2.1.
Les pactes d’actionnaires ci-dessous, entrant dans le cadre de la loi Dutreil et encore en vigueur en 2025, ont été portés à la connaissance de la société :
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| Pacte Dutreil Transmission 04/2023.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 06/2023.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 06/2023.1 |
| Pacte Dutreil Transmission 06/2023.1 | Pacte Dutreil Transmission 04/2053.1 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Régime |
| Article 787 B du CGI | |||||||||||
Date de signature |
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| 18 avril 2023 |
| 28 juin 2023 |
| 25 octobre 2024 |
| 25 octobre 2024 | 31 mars 2025 |
Durée de l’engagement collectif Durée contractuelle du pacte |
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|
| Deux années à compter de la date d’enregistrement |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement |
| Deux années à compter de la date d’enregistrement | Deux années à compter de la date d’enregistrement |
Modalités de reconduction |
| Non reconductible | |||||||||||
Pourcentage du capital visé par le pacte à la date de signature du pacte |
|
|
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| 54,38 % |
| 54,33 % |
| 54,33 % |
| 54,38 % | 54,40 % |
Pourcentage de droits de vote visés par le pacte à la date de signature du pacte |
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|
| 64,27 % |
| 64,29 % |
| 64,23 % |
| 64,14 % | 64,14 % |
Nom des signataires ayant la qualité de dirigeant (au sens de l’article L. 21-18-2-a du Code monétaire et financier) |
| À la date de signature du pacte : Émile Hermès SAS, gérant et Associé commandité Axel Dumas, gérant | |||||||||||
Nom des signataires ayant des liens personnels étroits avec les dirigeants (au sens des articles L. 621-18-2-c et R. 621-43-1 du Code monétaire et financier) |
| Tous les signataires | |||||||||||
Nom des signataires détenant au 31 décembre 2025 au moins 5 % du capital et/ou des droits de vote de la société |
| H51 | |||||||||||
Sous réserve des besoins d’investissement nécessaires au développement de l’entreprise et des besoins de financement correspondants, l’intention actuelle de la société est de poursuivre sa politique de dividendes menée au cours des dernières années. Le montant des dividendes distribués pour chaque exercice de la période couverte par les informations financières historiques figure au chapitre 9 « Informations complémentaires », § 9.4.
Pour mémoire, afin de distribuer en partie l’importante trésorerie disponible, un dividende « exceptionnel » :
et ce, en plus du dividende « ordinaire ».
Lors de l’Assemblée générale du 17 avril 2026, il sera proposé de fixer le dividende ordinaire à 18 € par action. La Gérance a décidé de verser un acompte sur dividende ordinaire de 5 € par action payé le 18 février 2026, qui viendra en déduction du dividende qui sera décidé par l’Assemblée générale.
Dans le futur, la Gérance décidera au cas par cas, compte tenu de la situation du groupe et de ses perspectives, de l’opportunité de verser des acomptes sur dividende avant l’Assemblée générale. Conformément à la loi, le délai de prescription des dividendes sur les titres Hermès International est de cinq ans à compter de la date de leur mise en paiement. Les dividendes atteints par la prescription quinquennale sont reversés par la société au centre des impôts dont elle dépend.
| 2025 | 2024 | 2023 |
|---|---|---|---|
Nombre d’actions inscrites au 31 décembre | 105 569 412 | 105 569 412 | 105 569 412 |
Nombre d’actions moyen (hors autocontrôle) | 104 836 109 | 104 787 036 | 104 648 079 |
Capitalisation boursière au 31 décembre | 224,02 Mds € | 245,13 Mds € | 202,57 Mds € |
Bénéfice net par action (hors autocontrôle) | 43,15 € | 43,93 € | 41,19 € |
Dividende par action | 18,00 € | 26,00 € | 25,00 € |
Volume quotidien moyen (Euronext) | 59 406 | 55 445 | 57 338 |
Cours le plus haut de l’année | 2 957,00 | 2 436,00 | 2 063,50 |
Cours le plus bas de l’année | 1 998,00 | 1 788,80 | 1 450,00 |
Cours moyen de l’année | 2 314,26 | 2 139,65 | 1 846,59 |
Cours au 31 décembre | 2 122,00 | 2 322,00 | 1 918,80 |
| |||
En nombre de titres (1)
(Source : Bloomberg)
(1) Euronext.
La société Hermès International est entrée au CAC 40 le 7 juin 2018 et au sein de l’indice EURO STOXX 50 le 20 décembre 2021. Depuis le 17 septembre 2021, l’action Hermès International est inclus au sein de l’indice CAC 40 ESG, qui regroupe 40 sociétés sur la base de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance et repose sur la notation d’ISS ESG.
En euros
2021 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 898,20 | 839,40 | 874,54 | 47 680 |
Février | 1 018,00 | 847,60 | 918,62 | 47 871 |
Mars | 984,80 | 872,80 | 939,34 | 53 706 |
Avril | 1 065,50 | 945,80 | 1 013,45 | 47 394 |
Mai | 1 160,00 | 1 029,00 | 1 077,23 | 47 766 |
Juin | 1 237,50 | 1 141,50 | 1 198,11 | 49 160 |
Juillet | 1 311,50 | 1 191,00 | 1 253,09 | 41 252 |
Août | 1 354,50 | 1 202,50 | 1 293,64 | 47 270 |
Septembre | 1 325,50 | 1 190,50 | 1 266,00 | 50 444 |
Octobre | 1 370,50 | 1 166,50 | 1 277,69 | 52 304 |
Novembre | 1 676,50 | 1 375,00 | 1 529,41 | 75 093 |
Décembre | 1 678,00 | 1 462,00 | 1 570,37 | 98 808 |
2022 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 1 582,50 | 1 258,50 | 1 380,86 | 90 472 |
Février | 1 364,00 | 1 150,00 | 1 251,98 | 100 766 |
Mars | 1 318,50 | 1 060,00 | 1 197,33 | 108 039 |
Avril | 1 318,50 | 1 160,00 | 1 246,05 | 65 918 |
Mai | 1 174,50 | 995,80 | 1 067,25 | 88 303 |
Juin | 1 140,50 | 957,60 | 1 049,98 | 79 639 |
Juillet | 1 360,50 | 1 037,00 | 1 144,36 | 70 420 |
Août | 1 420,00 | 1 277,50 | 1 361,93 | 54 946 |
Septembre | 1 338,50 | 1 160,50 | 1 246,86 | 70 962 |
Octobre | 1 374,00 | 1 196,00 | 1 297,86 | 74 615 |
Novembre | 1 559,00 | 1 305,00 | 1 432,50 | 82 299 |
Décembre | 1 585,50 | 1 432,00 | 1 504,55 | 61 358 |
2023 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 1 717,50 | 1 450,00 | 1 623,55 | 58 523 |
Février | 1 778,00 | 1 648,50 | 1 717,45 | 66 117 |
Mars | 1 874,50 | 1 661,00 | 1 758,93 | 66 802 |
Avril | 2 020,00 | 1 845,00 | 1 945,18 | 54 361 |
Mai | 2 036,00 | 1 846,00 | 1 965,48 | 61 371 |
Juin | 2 012,50 | 1 854,80 | 1 937,87 | 58 926 |
Juillet | 2 050,50 | 1 831,60 | 1 920,45 | 59 529 |
Août | 2 021,50 | 1 834,00 | 1 912,62 | 45 539 |
Septembre | 1 923,60 | 1 684,00 | 1 819,20 | 59 467 |
Octobre | 1 786,80 | 1 641,00 | 1 724,40 | 57 113 |
Novembre | 1 981,40 | 1 743,40 | 1 890,61 | 50 193 |
Décembre | 2 063,50 | 1 902,00 | 1 969,40 | 49 625 |
2024 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 1 978,40 | 1 788,80 | 1 861,03 | 51 992 |
Février | 2 342,50 | 1 945,40 | 2 173,17 | 52 617 |
Mars | 2 436,00 | 2 247,00 | 2 353,88 | 45 466 |
Avril | 2 403,00 | 2 226,00 | 2 321,05 | 49 937 |
Mai | 2 341,00 | 2 141,00 | 2 247,95 | 46 164 |
Juin | 2 250,00 | 2 084,00 | 2 163,45 | 60 248 |
Juillet | 2 194,00 | 1 997,00 | 2 079,13 | 57 875 |
Août | 2 218,00 | 1 899,50 | 2 088,66 | 53 466 |
Septembre | 2 277,00 | 1 888,00 | 2 004,05 | 79 170 |
Octobre | 2 198,00 | 2 006,00 | 2 107,78 | 56 224 |
Novembre | 2 171,00 | 1 957,00 | 2 044,88 | 56 551 |
Décembre | 2 323,00 | 2 063,00 | 2 264,74 | 57 972 |
2025 | ||||
|---|---|---|---|---|
Mois | Cours en euros | Moyenne mensuelle des transactions quotidiennes sur Euronext | ||
Plus haut | Plus bas | Moyen de clôture | ||
Janvier | 2 746,00 | 2 224,50 | 2 491,36 | 59 897 |
Février | 2 957,00 | 2 658,00 | 2 746,70 | 61 057 |
Mars | 2 758,00 | 2 392,00 | 2 519,00 | 75 657 |
Avril | 2 444,00 | 2 097,00 | 2 329,50 | 87 088 |
Mai | 2 606,00 | 2 316,00 | 2 472,00 | 62 104 |
Juin | 2 411,00 | 2 224,00 | 2 307,57 | 56 574 |
Juillet | 2 482,00 | 2 147,00 | 2 363,74 | 49 436 |
Août | 2 182,00 | 2 008,00 | 2 088,38 | 54 165 |
Septembre | 2 178,00 | 1 998,00 | 2 087,32 | 52 570 |
Octobre | 2 268,00 | 2 014,00 | 2 150,96 | 59 041 |
Novembre | 2 238,00 | 2 043,00 | 2 115,75 | 47 598 |
Décembre | 2 190,00 | 2 078,00 | 2 123,90 | 49 803 |
À la connaissance de la société, aucun élément autre que ceux tenant aux éléments visés au chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.2 n’est susceptible d’avoir une incidence en cas d’offre publique, ou ne peut avoir pour effet de retarder ou d’empêcher un changement de contrôle.
Tous les renseignements concernant le groupe Hermès peuvent être obtenus par les actionnaires et les investisseurs auprès de :
Mme Alexandra Boucheron
Directrice de la communication financière et des relations investisseurs groupe
Hermès International
13-15, rue de la Ville-l’Évêque – 75008 Paris
Courriel : contact.finance@hermes.com
Les actions sont inscrites dans les comptes de titres tenus par :
UPTEVIA
Services aux Émetteurs
90-110, esplanade du Général-de-Gaulle
92931 Paris La Défense Cedex
Depuis la France : 08 00 00 75 35
Depuis l’étranger : +33 1 49 37 82 36
Les documents juridiques relatifs à la société, et de façon plus générale l’information règlementée au sens de l’article 221-1 du règlement général de l’AMF, sont disponibles sur le site d’informations financières de la société (https://finance.hermes.com/fr/informations-reglementees/) et peuvent également être consultés, sur support papier, aux heures ouvrables, sur rendez-vous, au siège social de la société. Sur ce site Internet sont mises à la disposition des actionnaires et des investisseurs, les informations concernant la direction du groupe et les organes sociaux ainsi que les documents de référence, documents d’enregistrement universels et communiqués financiers disponibles en français et en anglais, sur les cinq derniers exercices.
Les informations figurant sur le site ne font pas partie du document d’enregistrement universel, sauf si ces informations sont incorporées par référence dans celui-ci.
Hermès International propose à ses actionnaires de bénéficier de l’inscription de leurs titres au nominatif pur, offrant les avantages suivants :
Les actions au nominatif pur sont gérées directement par Uptevia. L’ouverture d’un compte de titres au nominatif pur suppose la signature d’une convention qui prévoit notamment les conditions du service d’achat-vente auprès d’Uptevia.
Les actionnaires au nominatif pur sont totalement exonérés de droit de garde, ainsi que des frais inhérents à la gestion courante de leurs titres telle que la conversion au porteur, le transfert de titres, les changements de situations juridiques (mutations, donations, successions, etc.), les opérations sur titres (augmentation de capital, attribution de titres, etc.) et le paiement des dividendes.
L’actionnaire au nominatif pur bénéficie d’une information personnalisée portant sur :
Par ailleurs, un service en ligne est mis à sa disposition pour consulter ses avoirs en actions et passer ses ordres de Bourse : https://www.uptevia.com/Accéder à mon espace.
Comme tout actionnaire de la société, les actionnaires au nominatif sont invités de droit à l’Assemblée générale et bénéficient de l’avantage de ne pas avoir à formuler de demande préalable d’attestation de participation.
En plus des modalités de vote habituelles, les actionnaires au nominatif pur ont la possibilité de voter avant l’Assemblée ou de donner procuration, via « Votaccess », plateforme de vote par Internet.
Pour transférer directement vos titres au nominatif pur ou avoir de plus amples informations concernant le nominatif pur, veuillez contacter :
UPTEVIA :
Relations Actionnaires Hermès International
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Les actions au nominatif administré sont gérées par un autre établissement financier, au choix de l’actionnaire, susceptible d’appliquer des droits de garde.
Les actions revêtent la forme au porteur et sont gérées par un établissement financier susceptible d’appliquer des droits de garde. Les actionnaires ayant choisi ce mode de gestion ne sont pas connus de la société, ils doivent donc se faire connaître pour obtenir la communication de documents et participer à l’Assemblée générale.
Ainsi, pour participer à l’Assemblée générale, l’actionnaire au porteur doit se procurer une attestation de participation constatant l’inscription ou l’enregistrement comptable de ses actions au plus tard le deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée générale, à zéro heure, heure de Paris, auprès de l’intermédiaire financier assurant la gestion de ses titres Hermès International.
La Direction de la communication financière et des relations investisseurs dialogue avec la communauté financière et l’ensemble des actionnaires du groupe tout au long de l’année.
En 2025, la Direction de la communication financière et des relations investisseurs a participé ou organisé les événements suivants : 23 roadshows et conférences dont 3 axés sur des aspects en lien avec la stratégie Environnement, Social et Gouvernance (ESG), 160 réunions investisseurs dont 57 ESG. Ainsi, 260 institutions financières ont été rencontrées au cours de l’année.
Le modèle durable et responsable de la maison a été par ailleurs présenté à l’occasion de plusieurs événements et publications au cours de l’année 2025.
En juillet 2025, Hermès a remporté le Grand Prix CAC Large 60 des Transparency Awards, qui distingue la qualité de l’information financière dans les supports d’information règlementée, après avoir été lauréat en 2024 du Transparency Award toutes catégories (pour lequel le groupe ne pouvait plus concourir en 2025) (cf. chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.1.2). Ces distinctions reposent sur les critères d’accessibilité, de précision, de comparabilité, de disponibilité et de clarté de l’information financière fournie dans les supports clés de chaque entreprise (document d’enregistrement universel, site Internet Finance, brochure de convocation à l’Assemblée générale). Un Comité scientifique indépendant, composé d’une dizaine d’organisations représentatives des utilisateurs de l’information financière (Paris Europlace, Euronext, l’AMF, l’IFA, la SFAF, l’AFG et la Place des investisseurs (ex-F2iC)) garantit la neutralité et l’équité du classement.
Le groupe a consolidé sa position dans l’évaluation de l’agence Standard & Poor’s (S&P) ESG et se place parmi les entreprises les mieux notées du secteur Produits de luxe et cosmétiques dans les évaluations MSCI, FTSE4Good et Sustainalytics. Hermès figure également depuis 2022 dans la A-list du CDP des entreprises jugées les plus performantes au niveau mondial sur les sujets environnementaux. En décembre 2025, l’agence Humpact, a décerné à Hermès, pour la cinquième fois, le Grand Prix Emploi France, confirmant sa position d’entreprise la plus favorable à l’emploi en France en 2025.
Agences de notation extra-financière | Présentation | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|
MSCI | Cette évaluation extra-financière repose sur une analyse des risques ESG auxquels font face les entreprises ainsi que la manière dont ces dernières gèrent ces risques comparativement à leurs pairs. | A | AA | AA | AA | A |
CDP Climat | Organisation à but non lucratif qui vise à encourager les entreprises à publier leurs données environnementales et en évalue la transparence. | A | A | A- | A- | B |
CDP Eau | A- | A- | A | A | A- | |
CDP Forêt | A | A | A-A- | BA- | A-A- | |
ISS ESG | Agence qui évalue les entreprises sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ainsi que les sujets matériels principaux. | B- (Prime) | B- (Prime) | B- (Prime) | C+ | C+ |
S&P ESG | Cette évaluation permet notamment d’évaluer la capacité d’une entreprise à se préparer aux risques futurs et opportunités en matière de développement durable. | 64/100 | 65/100 | 54/100 | 45/100 | 28/100 |
Sustainalytics | Cette agence évalue le niveau de risque auquel une entreprise est exposée en raison de facteurs ESG. | 11,2 Low Risk | 12,6 - | 10,7- | 9,4 – | 10,1- |
L’année 2025 a été marquée par un dialogue actionnarial renforcé sur les enjeux extra-financiers, en particulier les thématiques environnementales et sociales. Cette dynamique s’est accompagnée d’une transparence accrue illustrée par l’enrichissement du site Internet Hermès Finance et par la publication et la mise à jour de plusieurs documents structurants, notamment :
L’ensemble de ces contenus est accessible sur le site Internet du groupe : https://finance.hermes.com/, récemment revu et amélioré pour répondre aux attentes règlementaires accrues et à celles de nos parties prenantes.
En parallèle, Hermès a intensifié ses échanges avec la communauté financière, notamment sur les sujets ESG, à travers l’organisation de roadshows dédiés, une participation à des conférences de place, ainsi qu’un dialogue renforcé avec les agences de notation extra-financière.
L’Assemblée générale des actionnaires et les présentations des résultats financiers ont fait l’objet d’une retransmission en direct et en différé sur le site Internet de la société, https://finance.hermes.com/
En 2025, Hermès a publié deux numéros de sa Lettre aux actionnaires, en français et en anglais, source d’information régulière sur son actualité, présentant l’essentiel des faits et chiffres et fournissant des renseignements sur la relation de la société avec ses actionnaires. Les actionnaires peuvent consulter les informations publiées par la société, en complément sur les sites Internet suivants :
Les dates des publications financières (chiffres d’affaires, résultats annuels et semestriels) et de l’Assemblée générale sont mises à disposition sur le site https://finance.hermes.com/fr/agenda- financier/.
Publication des résultats annuels consolidés 2025 | 12/02/2026 |
Publication du chiffre d’affaires consolidé du 1er trimestre 2026 | 15/04/2026 |
Assemblée générale mixte des actionnaires | 17/04/2026 |
Publication des résultats consolidés du 1er semestre 2026 | 29/07/2026 |
Publication du chiffre d’affaires consolidé du 3e trimestre 2026 | 22/10/2026 |
L’ensemble des documents constituant une information réglementée au sens de l’Autorité des marchés financiers sont disponibles sur le site Internet https://finance.hermes.com, rubrique « Informations réglementées ».
|
| Déclarations de franchissements de seuils |
| Obligation de mise au nominatif (article 11 des statuts) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Seuils légaux (articles L. 233-7 et suivants du Code de commerce et articles L. 433-3 et suivants du Code monétaire et financier) |
| Seuils statutaires (article 11 des statuts) |
| ||
Destinataires |
| L’Émetteur L’AMF qui rend publiques ces informations |
| L’Émetteur |
|
|
Seuils en capital et droits de vote à la hausse et à la baisse 1 |
| 5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 25 %, 30 %, 1/3, 50 %, 2/3, 90 % et 95 % Du fait de l’existence de droits de vote double, il convient en pratique de surveiller 22 seuils. |
| 0,5 % (ou tout multiple |
| À partir de 0,5 % |
|
| Les seuils peuvent être franchis non seulement à la suite d’une acquisition ou d’une cession d’actions quelle qu’en soit la forme (achat, apport, absorption, partage, paiement du dividende en actions…), mais également à la suite d’une modification de la répartition des droits de vote (perte ou acquisition du droit de vote double…). Il y a lieu de prendre en compte non seulement les actions nouvellement détenues, mais encore celles que l’actionnaire est en droit d’acquérir de sa seule initiative en vertu d’un accord (promesse de vente, option…), ainsi que celles qu’il peut acquérir de sa seule initiative, immédiatement ou à terme, en vertu d’un instrument financier ayant un effet similaire à la possession d’actions (obligation échangeable, equity swap, warrant, etc.), qui donne lieu à un règlement physique (remise d’actions) ou à un règlement en espèces, sous réserve des exemptions prévues à l’article L. 233-7, IV du Code de commerce. La société publie chaque mois, avant le 15 du mois suivant, sur son site Internet https://finance.hermes.com, le nombre total d’actions, le nombre total de droits de vote théoriques (y compris les actions privées de droit de vote) et le nombre total de droits de vote réels (sans les actions privées de droit de vote) composant le capital le dernier jour du mois précédent. | ||||
Délai de déclaration |
| 4 jours de Bourse avant clôture à compter du franchissement du seuil légal. |
| 5 jours de Bourse à compter du franchissement du seuil statutaire (même après franchissement d’un quelconque des seuils légaux). |
| 5 jours de Bourse à compter du franchissement du seuil statutaire. La copie de la demande de mise au nominatif, envoyée par lettre recommandée avec avis de réception adressée au siège social dans les 10 jours de Bourse à compter du franchissement de seuil, vaut déclaration de franchissement du seuil statutaire concerné. |
Sanction en cas de non-respect des obligations de déclaration ou de mise au nominatif |
| Les actions excédant la fraction qui aurait dû être déclarée sont privées de droits de vote pour toute assemblée générale qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date de régularisation de la notification. |
| Les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote. En cas de régularisation, les droits de vote correspondants ne peuvent être exercés jusqu’à l’expiration du délai prévu par la loi et la règlementation en vigueur. |
| Les actions excédant le seuil donnant lieu, ou ayant donné lieu, à déclaration sont privées de droits de vote. |
| ||||||
Approbation des comptes sociaux.
Approbation des comptes consolidés.
Quitus à la Gérance.
Affectation du résultat – Distribution d’un dividende ordinaire.
Approbation des conventions réglementées.
Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société.
Approbation des informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce en matière de rémunération pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, pour l’ensemble des mandataires sociaux (vote ex-post global).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Axel Dumas, gérant (vote ex-post individuel).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à la société Émile Hermès SAS, gérant (vote ex-post individuel).
Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance (vote ex-post individuel).
Approbation de la politique de rémunération des gérants (vote ex-ante).
Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (vote ex-ante).
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de Mme Dorothée Altmayer pour une durée de trois ans.
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Renaud Momméja pour une durée de trois ans.
Renouvellement du mandat de membre du Conseil de surveillance de M. Éric de Seynes pour une durée de trois ans.
Nomination de Mme Lucia Sinapi-Thomas en qualité de nouveau membre du Conseil de surveillance pour une durée de trois ans en remplacement de Mme Monique Cohen.
Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de réduire le capital par voie d’annulation de tout ou partie des actions autodétenues par la société (article L. 22-10-62 du Code de commerce) – Programme d’annulation général.
Autorisation à conférer à la Gérance à l’effet de procéder à des attributions gratuites d’actions existantes de la société.
Modification de l’article 24.2 des statuts.
Délégation de pouvoirs pour l’exécution des formalités liées à l’Assemblée.
Résolutions soumises à l’approbation de l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026.
Exposé des motifs
Par les 1re et 2e résolutions, nous vous demandons d’approuver :
Par la 3e résolution, nous vous demandons de donner quitus à la Gérance de sa gestion pour ledit exercice.
Vous trouverez :
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation de la société, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2025, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes sociaux dudit exercice, comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, qui font ressortir un bénéfice net de 4 173 421 783 €, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
En application de l’article 223 quater du Code général des impôts, l’Assemblée générale approuve les dépenses et charges visées à l’article 39-4 du Code général des impôts, qui se sont élevées au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à 285 223 € et qui ont généré une charge d’impôt estimée à 102 966 €.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport de la Gérance sur l’activité et la situation du groupe, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport des Commissaires aux comptes concernant l’exercice clos le 31 décembre 2025, approuve tels qu’ils lui ont été présentés les comptes consolidés dudit exercice comportant le bilan, le compte de résultat et l’annexe, ainsi que les opérations traduites par ces comptes ou résumées dans ces rapports.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, donne quitus à la Gérance de sa gestion pour l’exercice ouvert le 1er janvier 2025 et clos le 31 décembre 2025.
Exposé des motifs
Par la 4e résolution, nous soumettons à votre approbation l’affectation du bénéfice de l’exercice, qui s’établit à 4 173 421 783 €. Sur ce montant, il y a lieu d’attribuer, en application des statuts (article 26), la somme de 27 961 926 € à l’Associé commandité.
Nous vous invitons à doter les autres réserves de 500 000 000 € . Le Conseil de surveillance vous propose de fixer à 18 € le montant du dividende ordinaire par action.
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumise à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 31,4 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (1).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
Un acompte sur dividende de 5 € par action ayant été versé le 18 février 2026, le solde du dividende ordinaire, soit 13 € par action, soit un total à verser par action de 18 €, serait détaché de l’action le 21 avril 2026 et payable en numéraire le 23 avril 2026 sur les positions arrêtées le 22 avril 2026 au soir. Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Nous vous signalons enfin que le tableau prescrit par l’article R. 225-102 du Code de commerce sur les résultats financiers de la société au cours des cinq derniers exercices figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.6).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, constatant que le bénéfice de l’exercice s’élève à 4 173 421 783 €, et que le report à nouveau antérieur s’élève à 4 422 386 972 €, et après avoir pris acte que la réserve légale est dotée en intégralité, approuve l’affectation de ces sommes représentant un bénéfice distribuable d’un montant de 8 595 808 755 €, telle qu’elle est proposée par le Conseil de surveillance, à savoir :
L’Assemblée générale ordinaire décide que le solde du dividende ordinaire de l’exercice (un acompte de 5 € par action ayant été versé le 18 février 2026), soit 13 € par action, sera détaché de l’action le 21 avril 2026 et payable en numéraire le 23 avril 2026 sur les positions arrêtées le 22 avril 2026 au soir.
Les actions Hermès International détenues par la société, au jour de la mise en paiement du dividende, n’ayant pas vocation à celui-ci, les sommes correspondantes seront virées au compte « Report à nouveau ».
Pour les actionnaires bénéficiaires personnes physiques, fiscalement domiciliés en France, la totalité de ce dividende sera soumis à un prélèvement forfaitaire unique au taux global de 31,4 %.
Ce dernier consistera en une imposition à l’impôt sur le revenu faisant l’objet d’un acompte (dit prélèvement forfaitaire non libératoire) et prélevé à la source à un taux forfaitaire unique de 12,8 % du montant brut des revenus auquel s’ajouteront les prélèvements sociaux de 18,6 %.
Cette taxation forfaitaire au taux unique de 12,8 % sera applicable de plein droit sauf option globale pour le barème progressif, permettant au contribuable de bénéficier de l’abattement fiscal de 40 % (3).
Pour les actionnaires fiscalement non domiciliés en France, le dividende distribué est soumis à une retenue à la source à l’un des taux prévus à l’article 187 du Code général des impôts, conformément à l’article 119 bis de ce même code, éventuellement diminué en application de la convention fiscale conclue entre la France et l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
L’Assemblée prend acte, suivant les dispositions de l’article 43 bis du Code général des impôts, qu’il a été distribué aux actionnaires, au titre des trois exercices précédents, les dividendes suivants :
En euros | Exercice | ||
|---|---|---|---|
2024 | 2023 | 2022 | |
Dividende « ordinaire » | 16,00 | 15,00 | 13,00 |
Dividende « exceptionnel » | 10,00 | 10,00 | - |
Exposé des motifs
Les conventions réglementées sont présentées en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1).
Par la 5e résolution, en l’absence de conventions réglementées autorisées et conclues au cours de l’exercice 2025, nous vous invitons à prendre acte qu’il n’y a pas de convention à approuver.
Conventions autorisées au cours d’exercices antérieurs
Les conventions autorisées et conclues au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie au cours du dernier exercice sont décrites dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes relatif aux conventions visées aux articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce. Déjà approuvées par l’Assemblée générale, elles ne sont pas soumises de nouveau à votre vote.
Ce rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.4.3).
Une synthèse des conventions réglementées en vigueur se trouve dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions relevant des dispositions combinées des articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce, approuve ledit rapport dans toutes ses dispositions ainsi que les conventions et opérations qui y sont visées.
Exposé des motifs
Par la 6e résolution, nous vous demandons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance d’opérer sur les actions de la société.
Objectifs
Les actions pourront être rachetées en vue de les affecter aux objectifs autorisés par le règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement « MAR ») :
Plafonds de l’autorisation
Durée de l’autorisation
La durée de validité de cette autorisation serait de 18 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport de la Gérance :
Cette autorisation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2025 en sa sixième résolution (« Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société »).
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants est présenté en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8).
Ce dispositif prévoit, s’agissant de l’exercice écoulé (clos le 31 décembre 2025) :
Les éléments composant cette rémunération totale et les avantages de toute nature vous sont présentés dans les tableaux ci-après :
Résolutions | Mandataires sociaux concernés |
|---|---|
Vote ex-post global |
|
7e (informations sur les rémunérations et avantages de tous les mandataires sociaux) | Gérants, président et membres du Conseil de surveillance |
Votes ex-post individuels |
|
8e (rémunérations et avantages de M. Axel Dumas) | Gérant |
9e (rémunérations et avantages de la société Émile Hermès SAS) | Gérant |
10e (rémunérations et avantages de M. Éric de Seynes) | Président du Conseil de surveillance |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 8e résolutions M. Axel Dumas | Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute 2025 (rémunération « complémentaire » selon les statuts) |
| 2 790 386 € | La rémunération fixe de M. Axel Dumas 2025 a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2025 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (une évolution limitée à + 5 %, contre une progression du chiffre d’affaires à taux de change constants de + 14,7 %) par rapport à l’exercice 2024. |
Rémunération variable annuelle brute 2025 (rémunération « statutaire » selon les statuts) |
| 5 042 291 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE | La rémunération variable annuelle brute 2025 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2024, a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025. Cet élément de rémunération a été approuvé par les actionnaires lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 (7e et 8e résolutions). En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2025 effective de M. Axel Dumas a évolué à la hausse (+ 8,9 %) par rapport à l’exercice 2024. |
Rémunération variable différée | Sans objet | Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu. | |
Rémunération variable pluriannuelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Rémunération exceptionnelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution) | Options d’achat : n/a Actions de performance : n/a Autres éléments : n/a | Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025. | |
Indemnité de prise de fonction | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de départ | 0 € | 0 € | Les conditions encadrant l’indemnité de départ sont présentées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4). Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025. |
Indemnité de non-concurrence | Sans objet | M. Axel Dumas n’est pas assujetti à un engagement de non-concurrence, aucune indemnité n’est par conséquent prévue à ce titre. | |
Régime de retraite supplémentaire |
| 1. Au titre du régime article 39 : aucun versement 2. Au titre du régime article 83 : aucun versement 3. Au titre du régime article 82 : aucun versement au bénéfice du gérant Cotisation brute de 1 648 869 € (après retenue des charges sociales applicables et du prélèvement de l’impôt sur le revenu, le montant de la cotisation qui a été versé (montant net) à l’organisme assureur s’élève à 768 667 €).
| Les régimes de retraite supplémentaire (en référence aux articles 39, 82 et 83 du Code général des impôts) sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4). Aucun versement n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025. 1. Régime de retraite à prestations définies (article 39 du Code général des impôts – article L. 137-11 du Code de la sécurité sociale) Sous réserve de remplir les conditions du régime au moment de la liquidation de sa retraite, notamment, l’achèvement définitif de la carrière professionnelle dans l’entreprise après au moins 10 ans d’ancienneté et la liquidation de la pension de retraite au régime de base de la Sécurité sociale, et des éventuelles évolutions législatives, les droits potentiels à rente calculés pour M. Axel Dumas au 31 décembre 2025 seraient de 165 326 €. 2. Régime de retraite à cotisations définies (article 83 du Code général des impôts) Pour information, le montant brut maximal estimatif de rente annuelle au titre du régime de retraite à cotisations définies, si M. Axel Dumas avait pu liquider ses droits à la retraite au 31 décembre 2025, s’élèverait à 13 442 €. 3. Régime de retraite par capitalisation à cotisations définies (article 82 du Code général des impôts) Le régime prévoit une cotisation annuelle brute assise sur la « Rémunération de Référence » du gérant constituée à la date du versement par (i) la rémunération annuelle fixe de l’année N et (ii) la rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’année N - 1 et versée en année N (sous réserve d’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires). La cotisation est calculée en appliquant sur la Rémunération de Référence un taux qui varie de 0 % à 20 % en fonction de l’atteinte des conditions de performance applicables (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4). Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte des critères de performance lors de sa réunion du 13 février 2025 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. En conséquence, et conformément au dispositif, un montant brut de cotisation de 1 648 869 € a été déterminé, correspondant à 20 % de la Rémunération de Référence (8 244 480 €). Il est précisé qu’après retenue des charges sociales applicables et du prélèvement de l’impôt sur le revenu, le montant net de la cotisation qui a été versé à l’organisme assureur s’élève à 768 667 €. M. Axel Dumas n’a perçu aucune somme en numéraire. |
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
n/a : non applicable. |
|
|
|
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
Valorisation des avantages de toute nature |
| 12 415 € | Les avantages en nature sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4). |
Régime de prévoyance |
|
| Le régime de prévoyance est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.2.4). |
Rémunération variable annuelle brute 2026 (rémunération « statutaire » selon les statuts) | 5 314 575 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE |
| La rémunération variable annuelle brute 2026 de M. Axel Dumas, attribuée au titre de l’exercice 2025, a été déterminée par le Conseil de gérance du 10 février 2026, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 11 février 2026. Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 9 février 2026 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2.1.2). Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2025 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2025 au titre de l’exercice 2024 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2025 par rapport à celui de l’exercice 2024, soit une hausse de + 5,4 %. Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 9e résolutions Émile Hermès SAS
| Dans la mesure où les gérants ne perçoivent ni rémunérations variables pluriannuelles, ni rémunérations variables différées, seuls sont soumis au vote les éléments suivants :
Les éléments de rémunération présentés ci-dessous sont tous conformes à la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute 2025 (rémunération « complémentaire » selon les statuts) |
| 948 562 € | La rémunération fixe de la société Émile Hermès SAS versée en 2025 a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025. En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération fixe annuelle brute 2025 effective de Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (une évolution limitée à + 5 %, contre une progression du chiffre d’affaires à taux de change constants de + 14,7 %) au titre de l’exercice 2024. |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
Rémunération variable annuelle brute 2025 (rémunération « statutaire » selon les statuts) |
| 2 351 359 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE | La rémunération variable annuelle brute 2025 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2024, a été déterminée par le Conseil de gérance du 12 février 2025, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 13 février 2025. Cet élément de rémunération a été approuvé par les actionnaires lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2025 (7e et 9e résolutions). En application de la politique de rémunération des gérants présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2), la rémunération variable annuelle brute 2025 effective de la société Émile Hermès SAS a évolué à la hausse (+ 8,9 %) au titre de l’exercice 2024. |
Rémunération variable différée | Sans objet | Le principe de l’attribution d’une rémunération variable différée n’est pas prévu. | |
Rémunération variable pluriannuelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Rémunération exceptionnelle | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Options d’achat d’actions, actions de performance ou tout autre élément de rémunération de long terme (valorisation comptable IFRS à la date d’attribution) | Options d’achat : n/a Actions de performance : n/a Autres éléments : n/a | Aucun plan d’options d’achat ni d’attribution d’actions de performance en faveur des gérants n’est intervenu au cours ou au titre de l’exercice 2025. La société Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est par ailleurs pas éligible aux plans d’attribution d’options ou d’actions de performance. | |
Indemnité de prise de fonction | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de départ | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Indemnité de non-concurrence | Sans objet | Il n’existe pas de tel engagement. | |
Régime de retraite supplémentaire | Sans objet | Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de retraite supplémentaire. | |
Rémunérations versées ou attribuées par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération n’est pas prévu. | |
Valorisation des avantages de toute nature | Sans objet | Émile Hermès SAS ne bénéficie pas d’avantages de toute nature. | |
Régime de prévoyance | Sans objet | Émile Hermès SAS, qui est une personne morale, n’est pas éligible à un régime de prévoyance. | |
n/a : non applicable. |
|
|
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Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
Rémunération variable annuelle brute 2026 (rémunération « statutaire » selon | 2 478 332 € dont 10 % au titre de l’atteinte du critère RSE |
| La rémunération variable annuelle brute 2026 de la société Émile Hermès SAS, attribuée au titre de l’exercice 2025, a été déterminée par le Conseil de gérance du 10 février 2026, conformément à la politique de rémunération des gérants, et soumise à délibération du Conseil de surveillance lors de sa réunion du 11 février 2026. Une partie de la rémunération variable est soumise à un critère « RSE » représentant les engagements affirmés et constants du groupe en matière de développement durable. Le Comité RNG-RSE a apprécié l’atteinte du critère RSE applicable à 10 % de la rémunération variable des gérants lors de sa réunion du 9 février 2026 et a constaté que les trois indices le composant étaient atteints à 100 %. Le détail de cette appréciation est présenté dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2.1.2). Par conséquent, la rémunération variable brute attribuée au titre de l’exercice 2025 a été calculée par application à la rémunération variable versée en 2025 au titre de l’exercice 2024 de la variation constatée du résultat consolidé avant impôt de l’exercice 2025 par rapport à celui de l’exercice 2024, soit une hausse de + 5,4 %. Le versement de cette rémunération est conditionné à l’approbation de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e et 10e résolutions (votes ex-post global et individuel) : M. Éric de Seynes | Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération fixe annuelle brute | 180 000 € | 180 000 € | Le président du Conseil de surveillance a droit à une rémunération annuelle fixe de 180 000 €. Cette somme est prélevée sur le montant global des rémunérations du Conseil de surveillance décidé par l’Assemblée générale. Il n’a droit à aucune rémunération variable puisqu’il doit présider toutes les réunions du Conseil. |
Rémunération variable annuelle brute | Sans objet | Le principe d’une telle rémunération pour le président n’est pas prévu. | |
Autres éléments de rémunération | Sans objet | Aucune autre forme de rémunération n’est prévue. | |
Autres engagements | Sans objet | Il n’existe pas d’autres engagements. | |
Élément de | Montant attribué au titre de l’exercice 2025 ou valorisation comptable | Montant versé au cours de l’exercice 2025 | Présentation |
|---|---|---|---|
7e résolution (vote ex-post global) : Membres du Conseil de surveillance (hors président) | Les éléments de rémunération détaillés ci-dessous sont conformes à la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3). Les autres informations visées à l’article L. 22-10-9, I. du Code de commerce, sur lesquelles porte également le vote ex-post « global », sont décrites dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1, § 2.8.2 et § 2.8.4). Par la 7e résolution, nous vous proposons d’approuver ces informations pour chacun des mandataires sociaux. | ||
Rémunération de membre du Conseil fixe annuelle brute | Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.4.3) | Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.3). | |
Rémunération de membre du Conseil variable annuelle brute | Se référer au tableau n° 3 dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.4.3) | Les principes de répartition prévus par la politique de rémunération sont présentés dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.3). | |
Autres éléments de rémunération | Sans objet | Aucune autre forme de rémunération n’est prévue. | |
Autres engagements | Sans objet | Il n’existe pas d’autres engagements. | |
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise, approuve, en application de l’article L. 22-10-77 I du Code de commerce, pour chaque mandataire social, les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, telles que présentées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.2) et dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Axel Dumas, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à la société Émile Hermès SAS, gérant, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-77 II du Code de commerce, approuve la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric de Seynes, président du Conseil de surveillance, tels que présentés dans l’exposé des motifs des résolutions.
Exposé des motifs
Le dispositif applicable aux sociétés en commandite par actions encadrant la rémunération des dirigeants est décrit en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8).
Ce dispositif prévoit que l’Assemblée générale des actionnaires vote chaque année sur les politiques de rémunération des mandataires sociaux (soit les gérants et les membres du Conseil de surveillance). Celles-ci sont exposées dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 à § 2.8.1.3).
Comme exposé au § 2.8.1.2.1 du chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », le Conseil de gérance d’Émile Hermès SAS, Associé commandité, a reconduit la politique de rémunération des gérants approuvée par l’Assemblée générale du 17 avril 2025.
Par la 11e résolution, nous vous proposons d’approuver la politique de rémunération des gérants (inchangée).
Par la 12e résolution, nous vous proposons d’approuver la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance (inchangée).
Résolutions | Mandataires sociaux concernés |
|---|---|
Votes ex-ante |
|
11e (politique de rémunération) | Gérants |
12e (politique de rémunération) | Membres du Conseil de surveillance |
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des gérants, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.2).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, connaissance prise du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil de surveillance, en application de l’article L. 22-10-76, II du Code de commerce, approuve la politique de rémunération des membres du Conseil de surveillance, telle que présentée dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.8.1.1 et § 2.8.1.3).
Exposé des motifs
Les mandats de quatre membres du Conseil de surveillance (Mme Dorothée Altmayer, Mme Monique Cohen, M. Renaud Momméja et M. Éric de Seynes) viennent à expiration à l’issue de la présente assemblée.
Par les 13e, 14e et 15e résolutions, l’Associé commandité vous propose de renouveler, pour la durée statutaire de trois ans, les mandats de Mme Dorothée Altmayer, M. Renaud Momméja et M. Éric de Seynes.
Ces trois mandats prendraient fin à l’issue de l’Assemblée générale appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
Mme Dorothée Altmayer est membre du Conseil de surveillance depuis le 6 juin 2017. Elle apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines des ressources humaines et l’implication avec laquelle elle exerce son mandat lui permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Renaud Momméja est membre du Conseil de surveillance depuis le 2 juin 2005. Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire, de la culture d’Hermès ainsi que de l’Asie. Son parcours professionnel, ses compétences dans les domaines de l’immobilier, de la finance, de la stratégie d’entreprise et de RSE et l’implication avec laquelle il exerce son mandat et participe au Comité d’audit et des risques permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
M. Éric de Seynes est membre du Conseil de surveillance depuis le 7 juin 2010 (il avait déjà exercé cette fonction de 2005 à 2008). Il apporte au Conseil sa grande connaissance de l’histoire et de la culture d’Hermès ainsi que son leadership. Son parcours professionnel, sa grande expérience managériale, ses compétences en tant que dirigeant opérationnel et fonctionnel d’un groupe industriel à dimension international et l’implication avec laquelle il exerce son mandat lui permettent d’apporter une contribution efficace à la qualité des débats et aux travaux du Conseil dans tous ses domaines d’intervention.
Assiduité cumulée sur les trois dernières années (2023-2025) de leur mandat
| Conseil de surveillance | Comité d’audit et des risques | Comité RNG-RSE |
|---|---|---|---|
Mme Dorothée Altmayer | 95,24 % | n/a | n/a |
M. Renaud Momméja | 95,24 % | 94,44 % | n/a |
M. Éric de Seynes | 100,00 % | n/a | n/a |
n/a : non applicable. |
|
|
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Les renseignements concernant les personnalités dont le renouvellement du mandat est soumis à votre approbation figurent dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.8.1, § 2.4.8.2, § 2.4.8.4 et § 2.4.8.12).
Ces renouvellements sont en adéquation avec la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle est décrite en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.3).
Le Conseil de surveillance s’est fixé des objectifs ou des principes en matière de taille optimale du Conseil, de limite d’âge, de nombre de membres indépendants et de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, expériences internationales, expertises…), et a progressivement fait évoluer la composition du Conseil pour y parvenir.
Ces propositions de renouvellement soumises au vote de l’Assemblée générale répondent à ces objectifs et principes, en permettant notamment de conserver une variété de compétences et d’expériences qui puisse couvrir chacun des domaines d’expertise correspondant aux grands enjeux du groupe Hermès en matière opérationnelle et aux principaux sujets que le Conseil de surveillance et ses comités sont amenés à contrôler dans le cadre de leurs missions. Elles répondent également au souhait du Conseil de maintenir une composition tenant compte des spécificités de la maison Hermès.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
Mme Dorothée Altmayer
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
Mme Dorothée Altmayer a fait savoir qu’elle acceptait le renouvellement de son mandat et qu’elle n’exerçait aucune fonction et n’était frappée d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
M. Renaud Momméja
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
M. Renaud Momméja a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, renouvelle aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
M. Éric de Seynes
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
M. Éric de Seynes a fait savoir qu’il acceptait le renouvellement de son mandat et qu’il n’exerçait aucune fonction et n’était frappé d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Exposé des motifs
Le mandat de Mme Monique Cohen, membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International depuis 2014 et présidente du Comité d’audit et des risques, arrive à échéance à l’issue de la présente assemblée.
Mme Monique Cohen atteindra 12 ans de mandat le 3 juin 2026 et perdra, de ce fait, sa qualité de membre du Conseil indépendant selon les critères du Code Afep-Medef. Cette règle a toujours été appliquée strictement par Hermès International. C’est la raison pour laquelle il n’est pas proposé à la présente assemblée de renouveler son mandat.
Le Conseil de surveillance, en lien avec le Comité RNG-RSE, a initié, dès 2024, un processus de sélection de candidats susceptibles d’être proposés à la nomination à l’Assemblée générale du 17 avril 2026. Ce processus a permis au Comité RNG-RSE d’identifier et de proposer la candidature d’une personne.
Par la 16e résolution, il est proposé de nommer aux fonctions de nouveau membre du Conseil de surveillance et de future présidente du Comité d’audit et des risques Mme Lucia Sinapi-Thomas.
Mme Lucia Sinapi-Thomas a occupé des fonctions stratégiques au sein de Capgemini pendant plus de 30 ans, notamment comme directrice fiscale groupe, responsable Corporate Finance, trésorerie et relations investisseurs, puis directeur financier adjoint jusqu’en 2015. De 2016 à 2019, elle a occupé les fonctions de directeur exécutif Business Platforms. Depuis 2019, elle dirige Capgemini Ventures, structure dédiée aux investissements dans l’innovation et les technologies émergentes. Son expertise en gouvernance d’entreprise s’illustre au travers de ses mandats d’administratrice dans plusieurs sociétés cotées, notamment Dassault Aviation, Eutelsat Communications et précédemment Bureau Veritas et Capgemini SE. Cette nomination permettrait d’enrichir le Conseil d’une compréhension fine des enjeux de transformation numérique et d’innovation. Par ailleurs, son parcours international et sa connaissance des meilleures pratiques de gouvernance constitueraient des atouts majeurs pour notre Conseil de surveillance. Sa double expertise financière et juridique, conjuguée à son expérience en tant que membre de comités d’audit de sociétés cotées, fait d’elle une candidate particulièrement qualifiée pour présider le Comité d’audit et des risques. Son parcours de plus de 30 ans au sein d’un groupe international, où elle a notamment exercé les fonctions de directeur financier adjoint, lui confère une compréhension approfondie des enjeux financiers, de contrôle interne et de gestion des risques, essentiels à cette fonction.
En application de l’article 18.2 des statuts, son premier mandat aura une durée de trois ans.
Le Conseil de surveillance a analysé le respect des différents critères d’indépendance de Mme Lucia Sinapi-Thomas, directrice exécutive de Capgemini Ventures, au cours de sa réunion du 9 janvier 2026, sur la base des travaux du Comité RNG-RSE du 8 janvier 2026. Le Conseil de surveillance a porté une attention particulière au critère relatif aux relations d’affaires.
Ainsi, la relation d’affaires entre les deux groupes a été évaluée sur la base des critères quantitatifs et qualitatifs suivants :
Mme Lucia Sinapi-Thomas exerce des fonctions au sein de Capgemini Ventures, société avec laquelle le groupe Hermès n’a pas de relations d’affaires. Par ailleurs, Capgemini SE fournit à Hermès International et ses filiales des services courants et normaux de fourniture de conseils en matière de stratégie et de transformation, d’applications et de technologie, d’ingénierie et d’opérations, lesquels représentent une part non significative du chiffre d’affaires net de Capgemini SE.
Le Conseil de surveillance a ainsi pu conclure que Mme Lucia Sinapi-Thomas satisfait à l’ensemble des critères d’indépendance du Code Afep-Medef, ainsi qu’au critère supplémentaire, spécifique à Hermès International (ne pas être associé ou membre du Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS, Associé commandité).
Sous réserve de l’approbation de sa nomination par la présente assemblée, Mme Lucia Sinapi-Thomas intégrera le Comité d’audit et des risques et en assurera la présidence.
La nomination qui vous est proposée laissera les proportions (hors représentants des salariés) inchangées, à savoir :
Cette nomination présente une adéquation parfaite avec la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance, laquelle est décrite en détail dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.3).
Cette proposition de nomination soumise au vote de l’Assemblée générale répond aux objectifs et principes que le Conseil s’est fixés, en permettant notamment de conserver une variété de compétences et d’expériences qui puisse couvrir chacun des domaines d’expertise correspondant aux grands enjeux du groupe Hermès en matière opérationnelle et aux principaux sujets que le Conseil de surveillance et ses comités sont amenés à contrôler dans le cadre de leurs missions. Elle répond également au souhait du Conseil de maintenir une composition tenant compte des spécificités de la maison Hermès.
Les renseignements concernant la personnalité dont la nomination est soumise à votre approbation figurent ci-après :
Âge 61 ans 1 (19 janvier 1964) Nationalité Française Adresse c/o Hermès International 24, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Actions détenues au 31 décembre 2025 Néant 2 — Date de première nomination Conseil de surveillance 3 17 avril 2026 Comité d’audit et des risques 4 17 avril 2026 Échéance du mandat en cours AG 2029 | LUCIA SINAPI-THOMAS Membre indépendant du Conseil de surveillance d’Hermès International (vice-présidente) 3 Membre du Comité d’audit et des risques (présidente) 4 | |||
Résumé des principaux domaines d’expertise et d’expérience Mme Lucia Sinapi-Thomas est diplômée de l’ESSEC (1986) et titulaire d’une maîtrise en droit de Paris II-Panthéon Assas (1988). Elle a été admise au Barreau de Paris en tant qu’avocate en 1989 et a obtenu une certification d’analyste financier du SFAF en 1997. Elle débute sa carrière en tant qu’avocate en droit des affaires et fiscalité avant de rejoindre Capgemini en 1992, successivement comme directrice fiscale groupe, puis responsable Corporate FInance, trésorerie et relations investisseurs, périmètre par la suite étendu à la gestion des risques et aux assurances, ainsi que membre du Comité des engagements du groupe. Directrice financière adjointe de 2013 à 2015, elle prend ensuite les fonctions de directrice exécutive Business Platforms au sein du groupe Capgemini en 2016. Depuis le 1er janvier 2019, Mme Lucia Sinapi-Thomas est directrice exécutive de Capgemini Ventures. Mme Lucia-Sinapi a siégé pendant 12 ans au Conseil d’administration de Capgemini SE, en qualité de représentante des salariés actionnaires, où elle a également présidé le Conseil de surveillance du FCPE Capgemini. Elle a été administratrice de Bureau Veritas durant 12 ans, période pendant laquelle elle a contribué aux travaux du Comité des nominations et des rémunérations, ainsi que du Comité stratégique. Elle siège actuellement au Conseil d’administration de Dassault Aviation, où elle est membre du Comité d’audit, ainsi qu’au Conseil d’administration d’Eutelsat Communication.
Compétences clés Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera au Conseil de surveillance une maîtrise approfondie des enjeux de transformation digitale, acquise pendant plus de 30 ans dans le secteur des services numériques. Elle dispose d’une vision stratégique de l’innovation, accompagnant les entreprises dans leur transformation technologique et opérationnelle. Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera également une expérience financière reconnue. Cette compétence, associée à son expérience au sein de plusieurs comités, représente un atout majeur pour la présidence du Comité d’audit et des risques. Cette expérience significative d’administratrice lui confère également une compréhension fine des enjeux de gouvernance et des exigences de conformité. Mme Lucia Sinapi-Thomas apportera également une expertise opérationnelle globale intégrant une connaissance approfondie de la relation client et des enjeux stratégiques des grandes organisations. | ||||
Principales activités exercées hors de la société | Directrice exécutive de Capgemini Ventures. | |||
Mandats et fonctions exercés au cours de l’exercice 2025 | Dans les sociétés du groupe Hermès | Sociétés françaises ▲ Néant | Sociétés étrangères ▲ Néant | |
Dans les sociétés extérieures au groupe Hermès | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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Autres mandats et fonctions exercés au cours des quatre exercices précédents et ayant pris fin avant le 1er janvier 2025 | Sociétés françaises
| Sociétés étrangères
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(1) L’âge indiqué est déterminé en nombre d’années pleines au 31 décembre 2025. (2) Conformément à l’article 18.1 des statuts de la société, Mme Lucia Sinapi-Thomas sera titulaire d’une action Hermès International à la date de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. (3) Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale du 17 avril 2026. (4) Sous réserve des décisions de l’Assemblée générale du 17 avril 2026 et des décisions du Conseil de surveillance. ▲ Société du groupe Hermès. ● Société cotée. ✱ Mandat pris en compte dans le calcul du cumul des mandats. | ||||
Sur proposition de l’Associé commandité, l’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, nomme aux fonctions de membre du Conseil de surveillance :
Mme Lucia Sinapi-Thomas
En application de l’article 18.2 des statuts, son mandat, d’une durée de trois ans, viendra à expiration à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer en 2029 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028.
Mme Lucia Sinapi-Thomas a fait savoir qu’elle acceptait cette nomination et qu’elle n’exerçait aucune fonction et n’était frappée d’aucune mesure susceptible de lui en interdire l’exercice.
Exposé des motifs
Par la 17e résolution, nous vous demandons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance de procéder, en une ou plusieurs fois, dans les proportions et aux époques qu’elle décidera, à l’annulation de tout ou partie des actions acquises par la société dans le cadre du programme d’achat de ses propres actions.
Plafond
Dans la limite de 10 % du capital par période de 24 mois.
Durée de l’autorisation
La durée de validité de cette autorisation serait de 24 mois, à compter du jour de l’Assemblée générale.
Vous trouverez le rapport des Commissaires aux comptes relatif à la 17e résolution dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.4.5).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales extraordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance, du rapport du Conseil de surveillance ainsi que du rapport spécial des Commissaires aux comptes, autorise la Gérance, conformément à l’article L. 22-10-62 du Code de commerce, à réduire le capital en procédant, en une ou plusieurs fois, dans les proportions et aux époques qu’elle décidera, à l’annulation de tout ou partie des actions détenues par la société ou acquises par la société dans le cadre du programme d’achat de ses propres actions faisant l’objet de la sixième résolution (« Autorisation de rachat par la société de ses propres actions ») soumise à la présente Assemblée, et/ou de toute autorisation conférée par une assemblée générale passée ou ultérieure, dans la limite de 10 % du capital par période de 24 mois.
L’Assemblée générale délègue à la Gérance les pouvoirs les plus étendus pour mettre en œuvre la présente délégation et notamment :
La délégation ainsi conférée à la Gérance est valable pour une période de 24 mois.
Elle annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2025 en sa dix-neuvième résolution (« Autorisation de réduction du capital par annulation d’actions »).
Exposé des motifs
Résolution |
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| Motif des possibles utilisations/commentaires |
|---|---|---|---|---|
Actions gratuites | ||||
18e résolution | Autorisation : attribution gratuite d’actions ordinaires existantes Durée (échéance) : 38 mois (17 juin 2029) Plafond individuel : 2 % du nombre d’actions ordinaires en circulation |
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| Autorisation qui s’inscrit dans la politique de rémunération du groupe, qui a notamment pour objectifs de :
Délégation utilisable en période d’offre publique sur les titres de la société |
Attributions gratuites d’actions
Par la 18e résolution, nous vous proposons de renouveler l’autorisation donnée à la Gérance de procéder à des attributions gratuites d’actions ordinaires existantes de la société.
La société souhaite renouveler cette autorisation afin de bénéficier d’un outil qui s’inscrit dans la politique de rémunération du groupe.
Le nombre total des actions attribuées gratuitement en vertu de cette autorisation et non encore acquises ne pourront représenter un nombre d’actions supérieur à 2 % du nombre d’actions ordinaires de la société au jour de l’attribution, sans qu’il soit tenu compte :
Le nombre total des actions attribuées gratuitement devra également respecter le plafond maximal autorisé par l’article L. 225-197-1 du Code de commerce et plus généralement par les lois applicables.
La période d’acquisition des actions attribuées ne pourra pas être inférieure à deux ans, la Gérance étant autorisée à réduire la période d’acquisition à un an, si l’attribution des actions est assortie d’une période de conservation obligatoire d’une durée minimale d’un an. La période de conservation obligatoire des actions ne pourra pas être inférieure à un an, la Gérance étant autorisée à la modifier ou à la supprimer, dans les conditions et limites prévues par la loi en vigueur au jour de la décision d’attribution, sauf les cas particuliers énoncés dans la résolution.
Conformément à l’article L. 233-32 du Code de commerce, cette délégation pourra être mise en œuvre en période d’offre publique sur les titres de la société. En cas d’attribution à un ou plusieurs gérants :
La durée de validité de cette autorisation serait de 38 mois à compter du jour de l’Assemblée générale.
Vous trouverez le rapport des Commissaires aux comptes relatif à la 18e résolution dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.4.7).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales extraordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance, du rapport des Commissaires aux comptes et du rapport du Conseil de surveillance, conformément aux articles L. 225-197-1 et suivants ainsi qu’aux articles L. 22-10-59 et L. 22-10-60 du Code de commerce :
Cette délégation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace la délégation consentie par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 en sa dix-neuvième résolution (attributions gratuites d’actions existantes).
Exposé des motifs
Par la 19e résolution, nous vous proposons de modifier l’article 24.2 des statuts afin de les mettre en conformité avec le décret n° 2026-94 du 13 février 2026. Ce décret avance notamment la « record date » pour la participation aux assemblées générales, qui est dorénavant fixée à J - 5 jours ouvrés à 0 h (et non plus J - 2 jours ouvrés à 0 h) par rapport à l’Assemblée générale.
Le droit de participer aux assemblées générales est donc désormais subordonné à l’« inscription en compte » des titres de l’actionnaire au cinquième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure (heure de Paris).
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales extraordinaires, après avoir pris connaissance du rapport de la Gérance et du rapport du Conseil de surveillance, décide de modifier l’article 24.2 des statuts comme suit :
24 – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES
Le premier alinéa du paragraphe 24.2 est désormais ainsi rédigé (les mots ajoutés sont soulignés et en gras, les mots supprimés sont barrés) :
« 24.2 - Le droit de participer aux assemblées est subordonné à l’inscription en compte des titres de l’actionnaire, dans les comptes nominatifs (purs ou administrés) ou dans les comptes de titres au porteur tenus par un intermédiaire habilité, au plus tard au deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris dans les délais et conditions prévus par la réglementation en vigueur. En ce qui concerne les titres au porteur, ces formalités sont constatées par une attestation de participation délivrée par l’intermédiaire habilité, en annexe au formulaire de vote ou de procuration. Tout actionnaire peut voter à distance ou par procuration selon les modalités fixées par la loi et les dispositions réglementaires en vigueur. »
Exposé des motifs
La 20e résolution est une résolution usuelle qui permet d’accomplir toutes les formalités légales de dépôt et de publicité requises par la loi après l’Assemblée générale.
L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité d’une assemblée générale extraordinaire, confère tous pouvoirs à tout porteur d’un extrait ou d’une copie du présent procès-verbal constatant ses délibérations, en vue de l’accomplissement de toutes formalités de publicité légales ou autres.
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, nous vous rendons compte de l’accomplissement de notre mission pendant l’exercice clos le 31 décembre 2025.
À titre préliminaire, nous vous précisons :
Nous n’avons pas d’observation particulière à formuler sur les activités et les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025, les commentaires qui vous ont été présentés nous paraissant complets. Nous émettons un avis favorable à l’approbation des comptes.
La Gérance a décidé, en date du 11 février 2026, le versement d’un acompte à valoir sur le dividende de 5 € par action. La mise en paiement de cet acompte est intervenue le 18 février 2026.
Nous vous proposons d’approuver l’affectation des résultats telle qu’elle figure dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 4e résolution) et qui prévoit un dividende ordinaire par action de 18 €.
Après déduction de l’acompte sur dividende, le solde, soit un montant total par action de 13 €, sera détaché de l’action le 21 avril 2026 et payable en numéraire le 23 avril 2026 sur les positions arrêtées le 22 avril 2026 au soir.
Aucune convention rÉglementée nécessitant l’autorisation du Conseil de surveillance n’ayant été conclue en 2025, il vous est proposé de prendre acte qu’il n’y en a aucune à approuver.
Les conventions approuvées précédemment par l’Assemblée générale sont présentées dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes relatif aux conventions visées aux articles L. 226-10, L. 225-38 à L. 225-43, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce qui figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.4.3). Aucune de ces conventions n’a connu d’évolution substantielle de son montant ou de ses conditions financières en 2025.
Aucune convention n’a été déclassée en 2025.
Une synthèse des conventions rÉglementées en vigueur se trouve dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1.1).
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-38 du Code de commerce, les décisions d’autorisation du Conseil de surveillance depuis le 1er août 2014 sont toutes motivées. Une revue des conventions réglementées conclues au cours d’exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie dans le temps est effectuée par le Conseil de surveillance chaque année conformément aux dispositions de l’article L. 225-40-1 du Code de commerce.
À la suite de la revue 2025, le Conseil n’a pas eu d’observations à formuler.
Par ailleurs, la société a pour obligation de mettre en place une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
Cette procédure, qui ne concerne que la société Hermès International et non ses filiales, a été approuvée par le Conseil de surveillance du 25 février 2020. Elle a pour objet de permettre à Hermès International d’évaluer périodiquement la pertinence de la qualification retenue pour les conventions courantes conclues au titre de l’exercice, celles qui se poursuivent sur plusieurs exercices, ou celles qui seraient modifiées.
La description de cette procédure et de sa mise en œuvre figure dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.9.1.3).
Vous trouverez dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.5.4) l’activité du Conseil de surveillance au cours de l’exercice 2025.
Nous nous associons pleinement à la proposition qui vous est faite dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs des 13e à 15e résolutions) de renouveler, pour la durée statutaire de trois années, les mandats venant à échéance de :
Nous nous associons également pleinement à la proposition qui vous est faite dans l’exposé des motifs figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 8 « Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 », § 8.2.1 – exposé des motifs de la 16e résolution) de nommer comme nouveau membre du Conseil de surveillance :
Vous trouverez dans le rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise figurant dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise », § 2.4.3) la politique de diversité appliquée au sein du Conseil de surveillance.
Nous sommes favorables à tous les projets de résolutions présentés.
Telles sont les informations, opinions et précisions qu’il nous a paru utile de porter à votre connaissance dans le cadre de la présente assemblée, en vous recommandant l’adoption de l’ensemble des résolutions qui vous sont proposées.
Le Conseil de surveillance
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 6 « Comptes sociaux », § 6.5).
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 5 « Comptes consolidés », § 5.7).
À l’Assemblée générale de la société Hermès International,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découverts à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.226-2 du Code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.226-2 du Code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’Assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de l’Assemblée générale en application des dispositions de l’article L.226-10 du Code de commerce.
En application de l’article R.226-2 du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’Assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
Monsieur Frédéric Dumas, membre du Conseil de Gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International.
Votre Conseil de surveillance en date du 29 juillet 2021 a autorisé un avenant à la convention initiale conclue entre les sociétés Hermès International et Studio des Fleurs relatif à des prestations de service de prises de vue et de retouches pour les packshots produits e-commerce. Cet avenant vise à s’accorder sur de nouvelles conditions commerciales, le contrat initial qui avait été autorisé par votre Conseil le 20 mars 2018 prévoyant une révision des tarifs à l’issue d’une première période de 3 ans.
La société Studio des Fleurs a accepté les points suivants qui étaient fondamentaux pour Hermès International :
Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation s’est élevée à 72 372 €.
Madame Sandrine Brekke, Associée à plus de 10 % de RDAI et membre du Conseil de Gérance d’Émile Hermès SAS, gérant d’Hermès International.
Vos Conseils de surveillance en date du 7 juillet 2017 et du 13 septembre 2017 ont autorisé un nouveau contrat cadre entre votre société et l’ensemble des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement, d’une part et le Cabinet RDAI, d’autre part, définissant les contours de la mission de RDAI pour l’application exclusive du concept architectural dans les projets Hermès.
Le concept créé par RDAI a pour objet de permettre une identification qualitative et aisée des magasins et points de vente distribuant les produits Hermès dans le monde.
Ce contrat vise à intégrer les évolutions d’organisation d’Hermès (direction du développement immobilier « DDI », politique achats, digital), à préciser les obligations et rôles des parties et à ajuster les conditions d’exécution aux réalités des projets d’Hermès. L’analyse du contrat renégocié permet de conclure que les modifications apportées sont, pour l’essentiel, en faveur d’Hermès International tant au regard des obligations de RDAI que de sa rémunération.
Au titre de l’exercice 2025, la facturation de cette prestation à votre société s’est élevée à 25 941 €.
Fait à Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Grant Thornton Audit
Christophe Bonte
Le rapport figure dans le document d’enregistrement universel 2025 (chapitre 4 « Informations sur les états de durabilité », § 4.2).
Assemblée générale mixte du 17 avril 2026
À l’Assemblée générale,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société et en exécution de la mission prévue à l’article L. 22-10-62 du Code de commerce en cas de réduction du capital par annulation d’actions achetées, nous avons établi le présent rapport destiné à vous faire connaître notre appréciation sur les causes et conditions de la réduction du capital envisagée.
Votre Gérance vous propose de lui déléguer pour une durée de vingt-quatre mois à compter du jour de la présente assemblée, tous pouvoirs pour annuler, dans la limite de 10 % de son capital, par période de vingt-quatre mois, les actions achetées au titre de la mise en œuvre d’une autorisation d’achat par votre société de ses propres actions dans le cadre des dispositions de l’article précité.
Cette autorisation annule pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace l’autorisation donnée par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2025 en sa dix-neuvième résolution.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences conduisent à examiner si les causes et conditions de la réduction du capital envisagée, qui n’est pas de nature à porter atteinte à l’égalité des actionnaires, sont régulières.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur les causes et conditions de la réduction du capital envisagée.
Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Grant Thornton Audit
Christophe Bonte
Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 - 18e résolution
À l’Assemblée générale,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société et en exécution de la mission prévue par l’article L. 225-197-1 du Code de commerce, nous vous présentons notre rapport sur le projet d’autorisation d’attribution d’actions gratuites existantes au profit des salariés et/ou des mandataires sociaux de votre société et des sociétés ou groupements qui lui sont liés dans les conditions visées à l’article L.225-197-2 du Code de commerce, ou à certains ou certaines catégories d’entre eux, opération sur laquelle vous êtes appelés à vous prononcer.
Votre Gérance vous propose, sur la base de son rapport, de l’autoriser pour une durée de trente-huit mois à compter de la présente assemblée attribuer des actions gratuites existantes en une ou plusieurs fois, étant entendu que :
Cette autorisation annule, pour la durée restant à courir et à concurrence de la fraction non utilisée, et remplace la délégation consentie par l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2024 en sa dix-neuvième résolution.
Il appartient à la Gérance d’établir un rapport sur cette opération à laquelle il souhaite pouvoir procéder. Il nous appartient de vous faire part, le cas échéant, de nos observations sur les informations qui vous sont ainsi données sur l’opération envisagée.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté notamment à vérifier que les modalités envisagées et données dans le rapport de la Gérance s’inscrivent dans le cadre des dispositions prévues par la loi.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur les informations données dans le rapport de la Gérance portant sur l’opération envisagée d’autorisation d’attribution d’actions gratuites.
Neuilly-sur-Seine, le 16 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Amélie Wattel
Grant Thornton Audit
Christophe Bonte
M. Axel Dumas, gérant.
Émile Hermès SAS, 23, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris, gérant.
Nous attestons que les informations contenues dans le présent document d’enregistrement universel sont, à notre connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
Nous attestons, à notre connaissance, que les comptes annuels et les comptes consolidés sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion, dont les éléments sont listés au § 9.5.2 (Table de réconciliation du rapport de gestion), présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de l’entreprise et de la situation financière de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés et qu’il a été établi conformément aux normes d’information en matière de durabilité applicables.
Paris, le 19 mars 2026
La Gérance
Axel Dumas
Henri-Louis Bauer
représentant d’Émile Hermès SAS
La durée du mandat des Commissaires aux comptes titulaires est de six exercices.
Dans le cas où la nomination d’un Commissaire aux comptes est motivée par la vacance d’un mandat (par démission notamment), elle intervient pour la durée restante du mandat de son prédécesseur.
Les mandats des Commissaires aux comptes titulaires arrivent à échéance en 2029.
Les Commissaires aux comptes titulaires sont :
PricewaterhouseCoopers Audit
Membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles.
63, rue de Villiers
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par Mme Amélie Wattel
Première nomination : Assemblée générale ordinaire du 30 mai 2011.
Échéance du mandat en cours : Assemblée générale ordinaire appelée à approuver les comptes de l’exercice 2028.
Grant Thornton Audit
Membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles.
29, rue du Pont
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par : M. Christophe Bonte.
Première nomination : Assemblée générale ordinaire du 31 mai 1999.
Échéance du mandat en cours : Assemblée générale ordinaire appelée à approuver les comptes de l’exercice 2028.
Le site financier de la société est accessible à l’adresse https://finance.hermes.com. Sur ce site sont mises à la disposition des actionnaires et des investisseurs les informations disponibles en français et en anglais, sur les cinq derniers exercices.
En application de l’article 19 du règlement européen n° 2017/1129 du 24 juin 2017, le présent document d’enregistrement universel incorpore par référence les informations suivantes, auxquelles le lecteur est invité à se reporter :
Rubrique de l’annexe concernée | Document(s) où figure l’information (avec lien hypertexte) |
| Parties incorporées par référence |
|---|---|---|---|
18.1.1 18.3.1 | Document d’enregistrement universel déposé le 26 mars 2024 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D24-0177. Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/. |
| Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 416 à 464 et 468 à 492. |
18.1.1 18.3.1 | Document d’enregistrement universel déposé le 27 mars 2025 auprès de l’Autorité des marchés financiers sous la référence D25-0165. Ce document est disponible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/. |
| Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024 : comptes consolidés, comptes sociaux et rapports des Commissaires aux comptes y afférents, respectivement aux pages 370 à 417 et 420 à 444. |
Les informations incluses dans ces deux documents de référence autres que celles citées ci-dessus ont été, le cas échéant, remplacées et/ou mises à jour par des informations incluses dans le présent document d’enregistrement universel. Ce document d’enregistrement universel est accessible sur le site https://finance.hermes.com/fr/publications/.
Les informations figurant sur les sites Internet mentionnés par les liens hypertextes suivants dans le présent document d’enregistrement universel ne font pas partie du document d’enregistrement universel. À ce titre, ces informations n’ont été ni examinées ni approuvées par l’AMF.
URL | Paragraphe |
|---|---|
https://finance.hermes.com/fr/ethique-droits-humains-et-diversites/ | Chapitre 2 § 2.3.4.3 / page 2.3.4.3 |
Chapitre 4 § 4.1.2.6.3 / page 4.1.2.6.3 § 4.1.4.2.2 / page 4.1.4.2.2 Dispositifs en matière de conduite des affaires | |
Chapitre 4 § 4.1.3.4.3 / page 4.1.3.4.3 |
URL | Paragraphe |
|---|---|
Chapitre 2 § 2.1.2 / page 2.1.2 § 2.4.7.1 / page 2.4.7.1 § 2.4.7.2 / page 2.4.7.2 § 2.4.7.3 / page 2.4.7.3 § 2.6.2.2 / page 2.6.2.2 § 2.6.3.2 / page 2.6.3.2
Chapitre 7 § 7.1.3 / page 7.1.3 | |
https://finance.hermes.com/fr/remuneration-des-mandataires-sociaux/ | Chapitre 2 § 2.8.1.1.4 / page 2.8.1.1.4 |
Chapitre 2 § 2.5.6.3 / page 2.5.6.3
Chapitre 4 § 4.1.3.3.3 / page 4.1.3.3.3 § 4.1.3.5.3 / page 4.1.3.5.3 § 4.1.4.2.3 / page 4.1.4.2.3 Approche en matière de droits humains § 4.3 / page 4.3
Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.2.4 / page 7.2.4 § 7.5.5 / page 7.5.5 § 7.5.8 / page 7.5.8
Chapitre 9 § 9.3 / page 9.3 | |
Chapitre 7 § 7.2.1.2 / page 7.2.1.2 § 7.5.3 / page 7.5.3 § 7.5.7 / page 7.5.7 | |
Chapitre 7 § 7.5.6 / page 7.5.6 | |
Chapitre 7 § 7.2.2.3.1 / page 7.2.2.3.1 | |
Chapitre 2 § 2.8.5 / page 2.8.5 | |
Chapitre 4 § 4.1.1.2.2 / page 4.1.1.2.2 § 4.1.2.1.2 / page 4.1.2.1.2 § 4.1.2.6.3 / page 4.1.2.6.3 § 4.1.4.6.1 / page 4.1.4.6.1 Politique en matière de prévention et lutte contre la corruption § 4.1.4.10.1 / page 4.1.4.10.1 Politique Bien-Être animal | |
https://finance.hermes.com/fr/nos-partenaires-et-fournisseurs/ | Chapitre 4 § 4.1.3.3.3 / page 4.1.3.3.3 § 4.1.3.5.2 / page 4.1.3.5.2 |
Le document d’enregistrement universel consiste à présenter dans un seul et même document des informations que la société a par ailleurs déjà communiquées sous d’autres formes, et de manière séparée, en application du droit existant.
Le présent document d’enregistrement universel agrège ainsi diverses informations qui sont également publiées par la société en vertu des obligations législatives et réglementaires en vigueur. Il comprend en outre :
En conséquence, et conformément à la position-recommandation de l’AMF DOC-2021-02, il est précisé que le présent document d’enregistrement universel est présenté sous la forme d’un « DEU 4 en 1 ».
Le tableau reconstituant le contenu des documents précités figure ci-après :
Document(s) |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|
1. Document d’enregistrement universel |
| Annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 complétant le règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017 |
| Chapitre 9 § 9.5.4 / pages 9.5.4 |
2. Rapport financier annuel |
| Article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier Article 222-3 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers |
| Chapitre 9 § 9.5.1 / page 9.5.1 |
3. Rapport de gestion |
| Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.2 / pages 9.5.2 |
Informations en matière de durabilité |
| Articles L. 232-6-3 et L. 233-28-4 du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1 et suivants / pages 4.1 et suivantes |
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise |
| Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
4. Documents destinés à l’Assemblée générale |
| Articles L. 225-100 et R. 225-83 du Code de commerce |
|
|
Informations relatives aux gérants et aux membres du Conseil de surveillance |
| Articles L. 22-10-78 et L. 225-37-4 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.3.2 / pages 2.3.2 § 2.4.5 / pages 2.4.5 § 2.4.6 / pages 2.4.6 § 2.4.8 / pages 2.4.8 |
Texte des projets de résolutions |
|
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|
Résolutions ordinaires |
|
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|
1re, 2e et 3e résolutions Approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) –Quitus à la Gérance |
| Articles L. 225-100 et L. 22-10-34 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance |
4e résolution Affectation du résultat – Distribution d’un dividende ordinaire et d’un dividende extraordinaire |
| Article L. 232-12 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire |
5e résolution Approbation des conventions réglementées |
| Articles L. 225-38 à L. 225-43, L. 226-10, L. 22-10-12 et L. 22-10-13 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées |
6e résolution Autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société |
| Articles L. 22-10-62 et suivants du Code de commerce Règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 « MAR » |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société |
7e, 8e, 9e et 10e résolutions Approbation de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux mandataires sociaux – Application effective de la politique de rémunération |
| Articles L. 22-10-9 et L. 22-10-77 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages 8.2.1 |
11e et 12e résolutions Politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante) |
| Article L. 22-10-76 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolutions 11 et 12 : politiques de rémunération des gérants et des membres du Conseil de surveillance (votes ex-ante) |
13e, 14e et 15e résolutions Renouvellement de mandat de membres du Conseil de surveillance |
| Article L. 226-4 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolutions 13, 14 ET 15 : renouvellementS de mandat de membres du Conseil de surveillance |
16e résolution Nomination d’un nouveau membre du Conseil de surveillance |
| Article L. 226-4 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolution 16 : Nomination d’UN nouveau membre du Conseil de surveillance |
Résolutions extraordinaires |
|
|
|
|
17e résolution Réduction de capital |
| Article L. 22-10-62 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / page Résolution 17 : autorisation de réduction du capital par annulation d’actions |
18e résolution Délégation à la Gérance |
| Articles L. 22-10-59, L. 22-10-60, L. 225-197-1 et suivants et L. 233-32 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / pages 8.2.2 |
19e résolution Modification de l’article 24.2 des statuts |
| Articles L. 225-96 et L. 226-11 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / page Résolution 17 : autorisation de réduction du capital par annulation d’actions |
2Oe résolution Pouvoirs pour les formalités |
| Article R. 210-18 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.2 / page Délégation de pouvoirs pour l’exécution des formalités liées à l’Assemblée générale |
Texte et exposé des motifs présentés par des actionnaires ainsi que la liste des points ajoutés à l’ordre du jour à leur demande |
| Articles L. 225-105, R. 225-71 à R. 225-73 du Code de commerce |
| n/a |
Rapport sur le gouvernement d’entreprise |
| Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 |
| Article L. 226-9 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.3 / page Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 |
Informations et renseignements sur les membres du Conseil de surveillance dont la nomination ou le renouvellement est proposé à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 |
| Article R. 225-83 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.4.8.6 / page 2.4.8.6 § 2.4.8.7 / page 2.4.8.7 § 2.4.8.10 / page 2.4.8.13
Chapitre 8 § 8.2.1 / pages Résolution 16 : Nomination d’UN nouveau membre du Conseil de surveillance |
Comptes annuels |
| Article L. 232-1 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.1 et suivants / page 6.1 et suivantes |
Comptes consolidés |
| Articles L. 233-18 à L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 5 § 5.1 et suivants / page 5.1 et suivantes |
Rapport de gestion, incluant les informations en matière de durabilité |
| Articles L. 225-100, L. 232-1 et suivants, R. 225-102 et suivants du Code de commerce |
| Chapitre 9 § 9.5.2 / pages 9.5.2 |
Tableau des affections de résultat |
| Article R. 225-83 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.2.1 (4e résolution)/pages Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire |
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des options d’achat ou de souscription d’actions réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-184 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.3 / page 2.8.3 |
Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des attributions d’actions gratuites réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-197-4 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.3 / page 2.8.3 |
Rapports des Commissaires aux comptes |
|
|
|
|
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels |
| Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.5 / pages 6.5 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés |
| Articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce |
| Chapitre 5 § 5.7 / pages 5.7 |
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées |
| Article L. 226-10 et R. 226-2 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.3 / pages 8.4.3 |
Rapport de l’un des Commissaires aux comptes, sur la certification des informations en matière de durabilité figurant dans le rapport de gestion de la Gérance |
| Articles L. 22-10-36 et L. 233-28-4 et L. 821-54 du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.2 / pages 4.2 |
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur la réduction de capital (17e résolution) |
| Article L. 22-10-62 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.5 / page 8.4.5 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur l’autorisation d’attribution d’actions gratuites existantes (18e résolution) |
| Article L. 225-197-1 et L. 225-197-2 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.4.6 / pages 8.4.6
|
(Article 222-3 du règlement général de l’AMF)
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier, dans le présent document d’enregistrement universel, les informations qui constituent le rapport financier annuel devant être publié par les sociétés cotées conformément aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du règlement général de l’AMF.
Éléments requis | Chapitre/§/Pages |
|---|---|
Comptes annuels de la société Hermès International | Chapitre 6 § 6.1 et suivants / pages 6.1 et suivantes |
Comptes consolidés du groupe Hermès | Chapitre 5 § 5.1 et suivants / pages 5.1 et suivantes |
Rapport de la Gérance, incluant le rapport sur les informations en matière de durabilité | Chapitre 9 § 9.5.2 / page 9.5.2 |
Attestation du responsable du rapport financier annuel | Chapitre 9 § 9.1.2 / page 9.1.2 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels | Chapitre 6 § 6.5 / pages 6.5 |
Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés | Chapitre 5 § 5.7 / pages 5.7 |
Rapport d’un Commissaire aux comptes sur la certification des informations en matière de durabilité | Chapitre 4 § 4.2 / pages 4.2 |
Rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise | Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
(Articles L. 225-100 et suivants, L. 232-I, II et R. 225-102 du Code de commerce)
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier les informations devant figurer au sein du rapport de gestion, selon les dispositions du Code de commerce applicables aux sociétés en commandite par actions.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|---|
1 | Situation et activité du groupe en 2025/Commentaires sur l’exercice |
|
|
|
|
1.1 | Situation de la société durant l’exercice écoulé et analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et du groupe, notamment de sa situation d’endettement, au regard du volume et de la complexité des affaires |
| Articles L. 232-1, II, L. 233-6, L. 22-10-35 et L. 233-26 du Code de commerce |
| Faits marquants 2025 / pages Faits marquants 2025
Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 § 1.8 / pages 1.8 |
1.2 | Indicateurs clés de performance de nature financière |
| Article L. 232-1 II du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.5.1 / page 1.5.2 § 1.5.2 / page 1.5.2 § 1.5.3 / pages 1.5.3 |
1.3 | Indicateurs clés de performance de nature non financière ayant trait à l’activité spécifique de la société, notamment informations relatives aux questions d’environnement et de personnel avec renvois aux montants indiqués dans les comptes annuels et explications supplémentaires y afférentes |
| Article L. 232-1 II du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.5.4 / page 1.5.4
Chapitre 4 § 4.1.1.5.2 / page 4.1.1.5.2 |
1.4 | Événements importants survenus depuis la date de clôture de l’exercice et la date à laquelle le rapport est établi |
| Articles L. 232-1, II. et L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.9 / page 1.9 |
1.5 | Identité des principaux actionnaires et détenteurs des droits de vote aux assemblées générales, et modifications intervenues au cours de l’exercice |
| Article L. 233-13 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 |
1.6 | Succursales existantes |
| Article L. 232-1 II du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.8.1 / page 6.8.1 |
1.7 | Prises de participation significatives dans des sociétés ayant leur siège en France ou prise du contrôle de telles sociétés |
| Article L. 233-6 al. 1 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.8.3 / page 6.8.3 |
1.8 | Aliénations d’actions intervenues à l’effet de régulariser les participations croisées |
| Articles L. 233-29, L. 233-30 et R. 233-19 du Code de commerce |
| n/a |
1.9 | Évolutions prévisibles de la société et perspectives d’avenir |
| Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.10 / pages 1.10 |
1.10 | Activités de la société en matière de recherche et développement |
| Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce |
| n/a |
1.11 | Tableau des résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices |
| Article R. 225-102 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.6 / page 6.6 |
1.12 | Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients de la société dont les comptes annuels sont certifiés par un Commissaire aux comptes |
| Article D. 441-4 du Code de commerce |
| Chapitre 6 § 6.7 / page 6.7 |
1.13 | Montant des prêts à moins de deux ans consentis par la société, à titre accessoire à son activité principale, à des micro-entreprises, des PME ou à des entreprises de taille intermédiaire avec lesquelles elle entretient des liens économiques le justifiant |
| Articles L. 511-6 et R. 511-2-1-3 du Code monétaire et financier |
| Chapitre 6 § 6.8.2 / page 6.8.2 |
1.14 | Activité des filiales de la société et des sociétés contrôlées par elle |
| Article L. 233-6 du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.4 / pages 1.4 § 1.6 / pages 1.6 et suivantes § 1.7 / pages 1.7 et suivantes |
1.15 | Avis donné à une autre société par actions dont la société détient plus de 10 % de son capital |
|
|
| n/a |
1.16 | Progrès réalisés ou difficultés rencontrées |
| Article L. 22-10-35, I du Code de commerce |
| Chapitre 1 § 1.8 / pages 1.8 et suivantes |
1.17 | Incidence des activités sur la lutte contre l’évasion fiscale |
| Article L. 22-10-35, 1° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1.5.2 / page 4.1.1.6.2 |
1.18 | Information sur les actions visant à promouvoir le lien entre la Nation et ses forces armées |
| Article L. 22-10-35, 2° du Code de commerce |
| n/a |
1.19 | Information sur les actions visant à promouvoir l’engagement des citoyens dans la démocratie locale |
| Article L. 22-10-35, 3° du Code de commerce |
| Hermès applique les dispositions légales prévues à l’article L. 2123-1 et suivants du Code général des collectivités territoriales |
1.20 | Information sur les ressources incorporelles essentielles |
| Article L. 232-1, II, 7° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1.3.2 / page 3.1.3.2 |
2 | Contrôle interne et gestion des risques |
|
|
|
|
2.1 | Description des principaux risques et incertitudes auxquels la société est confrontée |
| Article L. 232-1, II du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1 / pages 3.1 et suivantes |
2.2 | Indications sur les risques financiers liés aux effets du changement climatique et présentation des mesures que prend la société pour les réduire en mettant en œuvre une stratégie bas carbone dans toutes les composantes de son activité |
| Article L. 22-10-35, I du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1.4.2 / pages 3.1.4.2
Chapitre 5 § 5.6 (note 2) / pages NOTE 2 |
2.3 | Principales caractéristiques des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place par la société relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière |
| Article L. 22-10-10, 7° du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.3.4.2 / pages 3.3.4.2 |
2.4 | Indications sur les objectifs de la société et sa politique concernant la couverture de chaque catégorie principale de transactions prévues pour lesquelles il est fait usage de la comptabilité de couverture, ainsi que sur son exposition aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie ; ces indications comprennent l’utilisation par l’entreprise des instruments financiers |
| Article L. 232-1, II du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1.5 / pages 3.1.5
Chapitre 4 § 4.1.1.6.2 / pages 4.1.1.6.2 et suivantes
Chapitre 5 § 5.6 (note 11) / page Note 11 et suivantes |
2.5 | Dispositif anticorruption |
| Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « Sapin 2 » |
| Chapitre 3 § 3.1.4.1 / pages 3.1.4.1 et suivantes
Chapitre 4 § 4.1.4.3 / page 4.1.4.3 et suivantes |
2.6 | Plan de vigilance permettant d’identifier les risques et de prévenir les atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé, à la sécurité et à l’environnement résultant de l’activité de la société et des sociétés qu’elle contrôle et des activités des sous-traitants et fournisseurs Compte rendu de la mise en œuvre effective du plan de vigilance |
| Article L. 225-102-4 du Code de commerce |
| Chapitre 3 § 3.1.2.3 / page 3.1.2.3 § 3.1.4.1 / page 3.1.4.1
Chapitre 4 § 4.3 / pages 4.3
|
3 | Rapport sur le gouvernement d’entreprise |
|
|
|
|
| Se référer à la table de réconciliation du rapport du Conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise |
|
|
| Chapitre 9 § 9.5.3 / pages 9.5.3 |
4 | Informations sur l’actionnariat et le capital social |
|
|
|
|
4.1 | Structure, évolution du capital de la société et franchissement des seuils |
| Article L. 233-13 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.4 / page 7.2.2.4 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 § 7.2.2.7 / page 7.2.2.7 |
4.2 | Informations relatives à l’acquisition par la société de ses propres actions en vue de les attribuer aux salariés ou aux dirigeants (Programmes de rachat d’actions) |
| Article L. 225-211 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.10 / pages 7.2.2.10 |
4.3 | État de la participation des salariés et des dirigeants au capital social au dernier jour de l’exercice et proportion du capital que représentent les actions détenues par les salariés gérées collectivement (PEE ou FCPE) et les actions nominatives détenues directement par eux à l’issue d’une attribution gratuite ou à l’occasion d’autres dispositifs |
| Article L. 225-102, al. 1 du Code de commerce |
| Chapitre 7 § 7.2.2.8 / page 7.2.2.8 |
4.4 | Mention des ajustements éventuels pour les titres donnant accès au capital en cas de rachat d’actions ou d’opérations financières |
| Articles R. 228-90 et R. 228-91 du Code de commerce |
| n/a |
4.5 | État récapitulatif des opérations réalisées sur leurs titres par les dirigeants, les hauts responsables ou par des personnes auxquelles ils sont étroitement liés |
| Article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier |
| Chapitre 7 § 7.2.3 / pages 7.2.3 |
4.6 | Montant des dividendes distribués au titre des trois derniers exercices et montant des revenus distribués éligibles à l’abattement ainsi que montant de ceux qui ne le sont pas, ventilés par catégorie d’actions |
| Article 243 bis du Code général des impôts |
| Chapitre 6 § 6.6 / page 6.6
Chapitre 8 § 8.2.1 (4e résolution) / pages Résolution 4 : affectation du résultat − distribution d’un dividende ordinaire |
4.7 | Restrictions imposées par le Conseil en matière de levée des options consenties ou de vente des actions attribuées gratuitement aux dirigeants |
| Article L. 225-185 du Code de commerce |
| n/a |
4.8 | Éléments de calcul et résultats de l’ajustement des bases de conversion et des conditions de souscription ou d’exercice des valeurs mobilières donnant accès au capital ou des options de souscription ou d’achat d’actions |
| Articles R. 228-90 et R. 228-91 du Code de commerce |
| n/a |
5 | Rapport sur les informations en matière de durabilité |
|
|
|
|
| Informations en matière de durabilité |
| Articles L. 232-6-3 et L. 233-28-4 du Code de commerce |
| Chapitre 4 § 4.1 et suivants / pages 4.1 et suivantes |
6 | Autres informations |
|
|
|
|
6.1 | Informations fiscales complémentaires |
| Articles 223 quater et 223 quinquies du Code général des impôts |
| Chapitre 8 § 8.2.1 (1re, 2e et 3e résolutions) / page Résolutions 1, 2 et 3 : approbation des comptes annuels (sociaux et consolidés) – quitus à la Gérance |
6.2 | Injonctions ou sanctions pécuniaires pour pratiques anticoncurrentielles prononcées par le Conseil de la concurrence et dont ce dernier a prescrit l’insertion dans le rapport annuel |
| Article L. 464-2 du Code de commerce |
| n/a |
7 | Autres documents |
|
|
|
|
7.1 | Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 |
| Article L. 226-9 du Code de commerce |
| Chapitre 8 § 8.3 / pages Rapport du Conseil de surveillance à l’Assemblée générale mixte du 17 avril 2026 |
7.2 | Rapport de la Gérance sur les opérations réalisées par la société ou par les sociétés qui lui sont liées au titre des options d’achat ou de souscription d’actions réservées au personnel salarié et aux dirigeants |
| Article L. 225-184 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.3 / page 2.8.3 |
8 | Documents joints au rapport de gestion |
|
|
|
|
8.1 | Rapport de la Gérance sur l’usage d’une délégation de compétence ou d’une délégation de pouvoirs de l’Assemblée générale |
| Article L. 22-10-10 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.4 / pages 2.9.4 |
(Articles L. 226-10-1 et L. 22-10-78 du Code de commerce)
Conformément à l’article L. 226-10-1 du Code de commerce, le rapport sur le gouvernement d’entreprise est joint au rapport de gestion.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis |
| Textes de référence |
| Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|---|---|
3 | Informations sur les rémunérations |
|
|
|
|
3.1 | Politique de rémunération des mandataires sociaux |
| Article L. 22-10-8, I, alinéa 2 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1 / pages 2.8.1 |
3.2 | Rémunérations et avantages de toute nature de chacun des mandataires sociaux versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos |
| Article L. 22-10-9, I., 1° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.2 / pages 2.8.2 |
3.3 | Proportion relative de la rémunération fixe et variable |
| Article L. 22-10-9, I., 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1.2.4 / pages 2.8.1.2.4 § 2.8.1.3.4 / pages 2.8.1.3.4 |
3.4 | Utilisation de la possibilité de demander la restitution d’une rémunération variable |
| Article L. 22-10-9, I., 3° du Code de commerce |
| n/a |
3.5 | Engagements de toute nature pris par la société au bénéfice de ses mandataires sociaux, correspondant à des éléments de rémunération, des indemnités ou des avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la prise, de la cessation ou du changement de leurs fonctions ou postérieurement à l’exercice de celles-ci |
| Article L. 22-10-9, I., 4° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1.2.4 / pages 2.8.1.2.4 |
3.6 | Rémunération versée ou attribuée par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce |
| Article L. 22-10-9, I., 5° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1.2.4 / pages 2.8.1.2.4 |
3.7 | Ratios entre le niveau de rémunération de chaque dirigeant mandataire social et les rémunérations moyenne et médiane des salariés de la société |
| Article L. 22-10-9, I., 6° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.2.3 / pages 2.8.2.3 |
3.8 | Évolution annuelle de la rémunération, des performances de la société, de la rémunération moyenne des salariés de la société et des ratios susvisés au cours des cinq exercices les plus récents |
| Article L. 22-10-9, 7° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.2.3 / pages 2.8.2.3 |
3.9 | Explication de la manière dont la rémunération totale respecte la politique de rémunération adoptée, y compris la manière dont elle contribue aux performances à long terme de la société et de la manière dont les critères de performance ont été appliqués |
| Article L. 22-10-9, 8° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.2.1 / pages 2.8.2.1 § 2.8.2.2 / page 2.8.2.2 § 2.8.2.4 / page 2.8.2.4 |
3.10 | Manière dont a été pris en compte le vote de la dernière Assemblée générale ordinaire prévu au I de l’article L. 22-10-34 du Code de commerce |
| Article L. 22-10-9, 9° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1.2.1 / pages 2.8.1.2.1 § 2.8.1.3.1 / page 2.8.1.3.1 |
3.11 | Écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération et toute dérogation |
| Article L. 22-10-9, I., 10° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.1.2 / pages 2.8.1.2 § 2.8.1.3 / pages 2.8.1.3 |
3.12 | Application des dispositions du second alinéa de l’article L. 225-45 du Code de commerce (suspension du versement de la rémunération des membres du Conseil de surveillance en cas de non-respect de la mixité du Conseil de surveillance) |
| Article L. 22-10-9, I., 11° du Code de commerce |
| n/a |
3.13 | Attribution et conservation des options par les mandataires sociaux |
| Article L. 225-185 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.3 / page 2.8.3 § 2.8.4.8 / page 2.8.4.8 |
3.14 | Attribution et conservation d’actions gratuites aux dirigeants mandataires sociaux |
| Articles L. 225-197-1 et L. 22-10-59 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.8.3 / page 2.8.3 § 2.8.4.10 / page 2.8.4.10 |
| Informations sur la gouvernance |
|
|
|
|
3.15 | Liste des mandats et fonctions exercés dans toute société par chaque mandataire social durant l’exercice écoulé |
| Article L. 225-37-4, 1° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.3.2.2 / pages 2.3.2.2 § 2.4.8 / pages 2.4.8 |
3.16 | Conventions, autres que celles portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales, intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, l’un des mandataires sociaux ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 % d’une société et, d’autre part, une autre société dont la première possède directement ou indirectement plus de la moitié du capital |
| Article L. 225-37-4, 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.1 / pages 2.9.1
Chapitre 8 § 8.2.1 (5e résolution) / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées § 8.4.3 / pages 8.4.3 |
3.17 | Tableau récapitulatif des délégations de compétence et de pouvoirs accordées par l’Assemblée générale à la Gérance dans le domaine des augmentations de capital |
| Article L. 225-37-4, 3° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.4 / pages 2.9.4 |
3.18 | Modalités d’exercice de la direction générale |
| Article L. 225-37-4, 4° du Code de commerce |
| n/a |
3.19 | Composition et conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil |
| Article L. 22-10-10 du Code de commerce |
| Chapitre 2 |
3.20 | Application du principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du Conseil et description de la politique de diversité appliquée au sein du Conseil |
| Article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.4.3 / pages 2.4.3 |
3.21 | Éventuelles limitations aux pouvoirs des gérants |
| Article L. 22-10-10, 3° du Code de commerce |
| n/a |
3.22 | Référence à un Code de gouvernement d’entreprise et application du principe comply or explain |
| Article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.1 / pages 2.1 |
3.23 | Modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l’Assemblée générale |
| Article L. 22-10-10, 5° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.3 / pages 2.9.3 |
3.24 | Procédure mise en place par la société afin d’évaluer régulièrement la nature des conventions courantes et réglementées |
| Article L. 22-10-10, 6° du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.1.3 / page 2.9.1.3 |
3.25 | Information sur les éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique |
| L. 22-10-11 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.9.2 / pages 2.9.2 |
3.26 | Politique de non-discrimination et de diversité notamment en matière de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des Instances dirigeantes et résultats en matière de mixité dans les 10 % de postes à plus forte responsabilité |
| Articles L. 225-37-4, 6° et L. 22-10-74 du Code de commerce |
| Chapitre 2 § 2.4.3 / pages 2.4.3 |
La table de concordance renvoie aux principales rubriques exigées par les annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 complétant le règlement européen n° 2017/1129 du 14 juin 2017, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020.
Les informations non applicables à Hermès International sont indiquées « n/a ».
N° | Éléments requis | Textes de référence | Chapitre/§/Pages |
|---|---|---|---|
1 | Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts et approbation de l’autorité compétente | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
|
1.1 | Nom et fonction des personnes responsables | Chapitre 9 § 9.1.1 / page 9.1.1 | |
1.2 | Attestation des personnes responsables | Chapitre 9 § 9.1.2 / page 9.1.2 | |
1.3 | Déclaration du rapport d’expert | n/a | |
1.4 | Informations provenant de tiers | n/a | |
1.5 | Déclaration de dépôt sans approbation préalable de l’autorité compétente | Page 1 | |
2 | Contrôleurs légaux des comptes |
| |
2.1 | Nom et adresse des contrôleurs légaux des comptes | Chapitre 9 § 9.2 / page 9.2 | |
2.2 | Information sur les contrôleurs légaux démissionnaires ou démis de leurs fonctions | n/a | |
3 | Facteurs de risque | Chapitre 3 § 3.1 et suivants / pages 3.1 et suivantes | |
4 | Informations concernant Hermès International |
| |
4.1 | Raison sociale et nom commercial | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.2 | Lieu et numéro d’enregistrement et identifiant d’entité juridique (LEI) | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.3 | Date de constitution et durée de vie | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
4.4 | Siège social, forme juridique, législation applicable, pays d’origine, adresse et numéro de téléphone | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 | |
5 | Aperçu des activités |
| |
5.1 | Principales activités |
| |
5.1.1 | Opérations effectuées et principales activités | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6
Chapitre 4 § 4.1.1.5.1 / pages 4.1.1.5.1 § 4.1.1.5.2 / pages 4.1.1.5.2 | |
5.1.2 | Nouveaux produits et services | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.10 / pages 1.10 | |
5.2 | Principaux marchés | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 | |
5.3 | Événements importants dans le développement des activités de l’émetteur | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | Faits marquants 2025 / pages Faits marquants 2025
Chapitre 1 § 1.1 / pages 1.1 |
5.4 | Stratégie et objectifs de l’émetteur | Chapitre 1 § 1.3 / pages 1.3 § 1.10 / pages 1.10
Chapitre 4 § 4.1.1.5.1 / pages 4.1.1.5.1 § 4.1.1.5.2 / pages 4.1.1.5.2 | |
5.5 | Dépendance de l’émetteur à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication | Chapitre 3 § 3.1.3.2 / page 3.1.3.2 | |
5.6 | Position concurrentielle | Chapitre 1 § 1.3 / pages 1.3 | |
5.7 | Investissements |
| |
5.7.1 | Investissements importants réalisés | Faits marquants 2025 / pages Faits marquants 2025
Chapitre 1 § 1.5.3 / pages 1.5.3 § 1.8.2 / page 1.8.2
Chapitre 5 § 5.5 / page 5.5 § 5.6 (note 8) / page Note 8 | |
5.7.2 | Investissements importants en cours ou pour lesquels des engagements fermes ont déjà été pris | Chapitre 1 § 1.8.2 / page 1.8.2 § 1.10 / pages 1.10 | |
5.7.3 | Co-entreprises ou entreprises dans lesquelles l’émetteur détient une part de capital susceptible d’avoir une incidence sur son actif/passif, sa situation financière ou ses résultats | n/a | |
5.7.4 | Question environnementale pouvant influencer l’utilisation des immobilisations corporelles | Chapitre 1 § 1.4.5 / page 1.4.5
Chapitre 4 § 4.1.2.1.2/ page 4.1.2.1.2 § 4.1.2.6 / page 4.1.2.6 | |
6 | Structure organisationnelle |
| |
6.1 | Description sommaire et organigramme du groupe | Chapitre 1 § 1.4 / page 1.4 | |
6.2 | Liste des filiales importantes | Chapitre 5 § 5.6 (note 17) / pages Note 17
Chapitre 6 § 6.4 (note 15) / page Note 15 | |
7 | Examen de la situation financière et du résultat | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
|
7.1 | Situation financière | Chapitre 1 § 1.8.3 / page 1.8.3 | |
7.2 | Résultat d’exploitation |
| |
7.2.1 | Facteurs importants influant sensiblement sur le revenu d’exploitation | Chapitre 1 § 1.8.1 / page 1.8.1 | |
7.2.2 | Changements importants intervenus sur le chiffre d’affaires net ou les produits nets | Chapitre 1 § 1.6 / pages 1.6 § 1.7 / pages 1.7 | |
8 | Trésorerie et capitaux |
| |
8.1 | Informations sur les capitaux | Chapitre 1 § 1.5.3 / page 1.5.3 § 1.8.3 / page 1.8.3
Chapitre 5 § 5.3 / page 5.3 § 5.4 / page 5.4
Chapitre 6 § 6.2 / page 6.2 § 6.3 / page 6.3
Chapitre 7 § 7.2 / pages 7.2 | |
8.2 | Flux de trésorerie | Chapitre 1 § 1.8.2 / page 1.8.2
Chapitre 5 § 5.5 / page 5.5
Chapitre 6 § 6.4 (note 20) / page Note 20 | |
8.3 | Besoins de financement et structure de financement | Chapitre 5 § 5.6 (note 11.3) / page 11.3 § 5.6 (note 12) / page Note 12 | |
8.4 | Restrictions à l’utilisation des capitaux | n/a | |
8.5 | Sources de financement attendues | Chapitre 1 § 1.8.3 / page 1.8.3 | |
9 | Environnement réglementaire | Chapitre 3 § 3.1.3 / page 3.1.3 | |
10 | Information sur les tendances | Chapitre 1 § 1.9 / page 1.9 § 1.10 / pages 1.10 | |
11 | Prévisions ou estimations du bénéfice | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 | n/a |
12 | Organes d’administration, de direction et de surveillance et direction générale |
| |
12.1 | Renseignements relatifs aux organes d’administration, de direction et de surveillance | Chapitre 1 § 1.2 / page 1.2
Chapitre 2 § 2.3 / pages 2.3 et suivantes § 2.4 / pages 2.4 et suivantes § 2.6.1 / pages 2.6.1 § 2.6.3 / pages 2.6.3 § 2.10.2 / page 2.10.2 | |
12.2 | Conflits d’intérêts au niveau des organes d’administration, de direction et de surveillance et de la direction générale | Chapitre 2 § 2.4.7.5 / page 2.4.7.5 § 2.8.1.1.3 / page 2.8.1.1.3 | |
13 | Rémunération et avantages |
| |
13.1 | Rémunérations et avantages en nature des mandataires sociaux | Chapitre 2 § 2.8 / pages 2.8 et suivantes
Chapitre 8 § 8.2.1 (7e à 10e résolutions) / pages Septième résolution et suivantes | |
13.2 | Sommes provisionnées ou constatées par ailleurs aux fins du versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages | Chapitre 5 § 5.6 (note 6.5) / page 6.5 | |
14 | Fonctionnement des organes d’administration et de direction |
| |
14.1 | Date d’expiration des mandats actuels | Chapitre 2 § 2.3.2 / pages 2.3.2 § 2.4.5.1 / pages 2.4.5.1 | |
14.2 | Contrats de service | Chapitre 2 § 2.4.7.5 / page 2.4.7.5 § 2.8.1.2.4 / pages 2.8.1.2.4 § 2.10.2.4 / pages 2.10.2.4 | |
14.3 | Informations sur le Comité d’audit et des risques et le Comité RNG-RSE | Chapitre 2 § 2.6 / pages 2.6 | |
14.4 | Déclaration de conformité à un Code de gouvernement d’entreprise | Chapitre 2 § 2.1.1 / page 2.1.1 | |
14.5 | Incidences significatives potentielles sur la gouvernance | n/a | |
15 | Salariés | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
|
15.1 | Nombre de salariés et répartition des effectifs | Chapitre 1 § 1.5 / page 1.5
Chapitre 4 § 4.1.3.2.3 / page 4.1.3.2.3
Chapitre 5 § 5.6 (note 6.1) / page 6.1 | |
15.2 | Participation et stock-options détenues par les membres des organes d’administration, de surveillance et de direction | Chapitre 2 § 2.4.5.1 / page 2.4.5.1 § 2.8.3 / page 2.8.3 § 2.8.4.4 à 3.8.4.12 / pages 2.8.4.4 - 2.8.4.12 § 2.10.1 / page 2.10.1 | |
15.3 | Accords prévoyant une participation des salariés dans le capital | Chapitre 4 § 4.1.3.2.2 / page 4.1.3.2.2
Chapitre 7 § 7.2.2.8 / page 7.2.2.8 | |
16 | Principaux actionnaires |
| |
16.1 | Actionnaires détenant plus de 5 % du capital social ou des droits de vote | Chapitre 7 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 | |
16.2 | Existence de droits de vote différents | Chapitre 7 § 7.2.1.2 / page 7.2.1.2 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 | |
16.3 | Contrôle d’Hermès International | Chapitre 7 § 7.2.2.3 / page 7.2.2.3 | |
16.4 | Accord connu d’Hermès International dont la mise en œuvre pourrait entraîner un changement de son contrôle | Chapitre 7 § 7.2.5.2 / page 7.2.5.2 | |
17 | Transactions avec des parties liées | Chapitre 2 § 2.9.1.1 / pages 2.9.1.1
Chapitre 5 § 5.6 (note 14) / page Note 14
Chapitre 6 § 6.4 (note 18) / page Note 18
Chapitre 8 § 8.2.1 (5e résolution) / page Résolution 5 : approbation des conventions réglementées § 8.4.3 / page 8.4.3 | |
18 | Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats de l’émetteur | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
|
18.1 | Informations financières historiques | Chapitre 5 § 5.1 à 5.6 / pages 5.1 et suivantes
Chapitre 6 § 6.1 à 6.8 / pages 6.1 et suivantes
Chapitre 9 § 9.4 / pages 9.4 | |
18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | n/a | |
18.3 | Audit des informations financières historiques annuelles | Chapitre 5 § 5.7 / page 5.7
Chapitre 6 § 6.5 / page 6.5
Chapitre 9 § 9.4 / pages 9.4 | |
18.4 | Informations financières pro forma | n/a | |
18.5 | Politique en matière de dividendes | Chapitre 7 § 7.3 / page 7.3 | |
18.6 | Procédures judiciaires et d’arbitrage | Chapitre 3 § 3.1.3 / page 3.1.3 | |
18.7 | Changement significatif de la situation financière d’Hermès International | n/a | |
19 | Informations supplémentaires | Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement délégué européen n° 2019/980 du 14 mars 2019, modifié et rectifié par le règlement délégué européen n° 2020/1273 du 4 juin 2020 |
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19.1 | Capital social | Chapitre 5 § 5.3 / page 5.3 § 5.4 / page 5.4 § 5.6 (note 12) / page Note 12
Chapitre 6 § 6.2 / page 6.2 § 6.3 / page 6.3 § 6.4 (note 11) / page Note 11 § 6.6 / page 6.6
Chapitre 7 § 7.1.3 / page 7.1.3 § 7.2.1.1 / page 7.2.1.1 | |
19.1.1 | Capital social souscrit | Chapitre 5 § 5.6 (note 12.1) / page 12.1 | |
19.1.2 | Autres actions | n/a | |
19.1.3 | Actions autodétenues | Chapitre 5 § 5.6 (note 12.3) / page 12.3
Chapitre 7 § 7.2.2.4 / page 7.2.2.4 § 7.2.2.5 / pages 7.2.2.5 § 7.2.2.6 / pages 7.2.2.6 | |
19.1.4 | Valeurs mobilières | n/a | |
19.1.5 | Droit d’acquisition et/ou obligation attachée au capital autorisé mais non émis | n/a | |
19.1.6 | Options ou accords | n/a | |
19.1.7 | Historique du capital social | Chapitre 7 § 7.2.2.6 / pages 7.2.2.6 | |
19.2 | Actes constitutifs et statuts | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.1.3 / pages 7.1.3 | |
19.2.1 | Registre et objet social | Chapitre 7 § 7.1.1 / page 7.1.1 § 7.1.3 / page 7.1.3 | |
19.2.2 | Droits, privilèges et restrictions attachés aux actions | Chapitre 7 § 7.1.3 / pages 7.1.3 | |
19.2.3 | Dispositions statutaires ou autres qui pourraient avoir pour effet de retarder, différer ou empêcher un changement de contrôle | Chapitre 7 § 7.2.5 / pages 7.2.5 § 7.5.8 / page 7.5.8
Chapitre 8 § 8.2.1 (6e résolution) / pages Résolution 6 : autorisation donnée à la Gérance pour opérer sur les actions de la société | |
20 | Contrats importants | Chapitre 7 § 7.2.5.1 / page 7.2.5.1 | |
21 | Documents disponibles | Chapitre 7 § 7.5.3 / page 7.5.3
Chapitre 9 § 9.3 / page 9.3 |
Acompte sur dividende
Versement par anticipation d’une fraction du dividende à venir.
Action
Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. À cette action sont attachés des droits d’information et le droit de vote en Assemblée générale, ainsi que des droits à caractère financier (droit au dividende, droit préférentiel de souscription). L’action peut être au porteur ou au nominatif.
Action au nominatif
Lorsque les actions sont au nominatif, le teneur de compte est la société elle-même ou un mandataire désigné par la société émettrice pour gérer la tenue de ses comptes au nominatif. Pour Hermès International, il s’agit d’Uptevia. Les détenteurs d’actions au nominatif sont nommément connus par la société émettrice. Ils peuvent soit assurer eux-mêmes la gestion de leurs titres, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif pur ; ou alors confier à l’intermédiaire de leur choix le soin de gérer leur compte ouvert auprès de la société émettrice, ils sont alors qualifiés d’actionnaires au nominatif administré.
Action au porteur
Lorsque les actions sont au porteur (forme la plus courante), le teneur de compte est un intermédiaire financier (banque ou société de Bourse). Cet intermédiaire est le seul à connaître l’identité du propriétaire de l’action en tant qu’actionnaire individuel, la société émettrice ne connaît donc pas le nom des porteurs de ces actions.
Assemblée générale
L’Assemblée générale est un organe de décision réunissant tous les actionnaires (commanditaires).
Sauf pour la nomination et la révocation des membres du Conseil de surveillance, la nomination et la révocation des Commissaires aux comptes, la distribution des bénéfices de l’exercice et l’approbation des conventions soumises à autorisation, aucune décision des assemblées n’est valablement prise si elle n’est pas approuvée par les associés commandités au plus tard à la clôture de l’Assemblée ayant voté la décision en cause.
Associés commanditaires
Voir société en commandite par actions.
Associés commandités
Voir société en commandite par actions.
Attestation de participation
Document fourni par l’intermédiaire financier prouvant la qualité d’actionnaire d’un détenteur de titres au porteur. Ce document lui permet de participer à l’Assemblée générale.
Augmentation de capital
Opération qui permet d’accroître les fonds propres de la société. L’augmentation de capital est réalisée soit par augmentation du nominal des actions existantes, soit par création d’actions nouvelles provenant de souscriptions en numéraire, d’apports en nature ou de bénéfices, réserves, primes d’émission ou d’apport, incorporées au capital. Les augmentations de capital peuvent être réalisées avec ou sans droit préférentiel de souscription. Elles peuvent permettre de faire participer de nouveaux actionnaires au capital de la société. Elles doivent avoir été préalablement autorisées par une Assemblée générale extraordinaire.
Autodétention
Part qu’une société détient de son propre capital. Les actions représentant l’autodétention sont privées de droit de vote et ne donnent pas droit au dividende.
Autorité des marchés financiers
Autorité boursière régulant les acteurs et produits de la place financière française. Elle réglemente, autorise, surveille et, lorsque c’est nécessaire, contrôle, enquête et sanctionne. Elle veille également à la bonne information des investisseurs et les accompagne, en cas de besoin, grâce à son dispositif de médiation.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) est l’autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller :
« Épargne Info Service » répond à vos questions sur les produits d’épargne, la Bourse ou le rôle de l’AMF au 01 53 45 62 00 (prix d’un appel local).
Bénéfice net
Solde positif du compte de résultat.
Bénéfice net par action
Élément de l’analyse boursière, il s’obtient en divisant le bénéfice net de l’entreprise par le nombre d’actions composant le capital.
Biodiversité
La biodiversité désigne l’ensemble des espèces vivantes. Elle englobe la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes et la façon dont ceux-ci interagissent.
Capacité d’autofinancement
La capacité d’autofinancement correspond à l’ensemble des ressources financières générées par l’entreprise dans le cadre de son activité et dont elle pourrait disposer pour couvrir ses besoins financiers. Elle mesure la capacité de cette dernière à financer sur ses propres ressources les besoins liés à son existence, tels que les investissements ou les remboursements de dettes.
Capitalisation boursière
Il s’agit de la valeur boursière d’une entreprise à un instant donné. Elle se calcule en multipliant le cours de Bourse par le nombre d’actions qui composent le capital.
Capital social
Partie des capitaux propres apportés par les actionnaires lors de la création de la société ou lors d’une augmentation de capital subséquente.
Cash flow disponible ajusté
Le cash flow disponible ajusté correspond aux flux de trésorerie liés à l’activité diminués des investissements opérationnels et du remboursement des dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 (agrégats de l’état des flux de trésorerie consolidés).
CDP (anciennement « Carbon Disclosure Project »)
Organisation internationale à but non lucratif, indépendante et reconnue, offrant un système de mesure de la stratégie, des mesures et des résultats des entreprises en matière de lutte contre le changement climatique, de gestion durable de l’eau et de protection des forêts.
Chaîne de valeur
L’ensemble des activités, ressources et relations liées au modèle économique de l’entreprise ainsi qu’à l’environnement extérieur dans lequel elle exerce ses activités. Une chaîne de valeur englobe les activités, ressources et relations que l’entreprise utilise et dont elle se sert pour créer ses produits ou services, depuis la conception jusqu’à la livraison, la consommation et la fin de vie.
Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires est le montant total des ventes de produits et services réalisées par la société, sur une période donnée, dans l’exercice de son activité normale et courante.
Code Afep-Medef
Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées élaboré par l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Mouvement des entreprises de France (Medef), après concertation avec les différents acteurs de la place. Ce code contient un ensemble de recommandations exigeant et précis sur le gouvernement d’entreprise. Il peut être désigné par les sociétés cotées comme étant leur code de référence en application de l’article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce. Le Code Afep-Medef fait l’objet de révisions et d’actualisations régulières.
Comité d’audit et des risques
Comité du Conseil de surveillance en charge des comptes et de la durabilité, de l’audit, des risques et de la prévention de la corruption.
Comité RNG-RSE
Comité du Conseil de surveillance en charge des rémunérations, des nominations, de la gouvernance et de la responsabilité sociale et environnementale.
Comptes consolidés
Les comptes consolidés intègrent l’ensemble des comptes des sociétés formant le groupe Hermès, dans le but de présenter la situation financière comme si celles-ci ne formaient qu’une seule et même entité.
Comptes sociaux
Les comptes sociaux correspondent aux comptes annuels de la société Hermès International.
Congrès
Chaque fois qu’ils le jugent souhaitable, la Gérance d’Hermès International ou le président du Conseil de surveillance d’Hermès International convoquent en Congrès le Conseil de gérance de la société Émile Hermès SAS et le Conseil de surveillance d’Hermès International.
Le Congrès est une institution destinée à permettre une large concertation entre le Conseil de gérance de l’Associé commandité, organe interne ayant à connaître les principaux aspects de la gestion d’Hermès International, et le Conseil de surveillance, émanation des actionnaires.
Le Congrès connaît toutes les questions qui lui sont soumises par l’auteur de la convocation ou dont il se saisit, sans pouvoir pour autant se substituer en matière de prise de décision aux organes auxquels ces pouvoirs sont attribués par la loi, les statuts de la société et ceux d’Émile Hermès SAS.
Le Congrès du Conseil de gérance et du Conseil de surveillance ne dispose pas par lui-même de pouvoirs propres de décision. Il agit uniquement comme un organe de concertation. S’ils le souhaitent, le Conseil de gérance et le Conseil de surveillance peuvent, en Congrès, prendre toute décision ou émettre tout avis de leur compétence.
Conseil de surveillance
La société est dotée d’un Conseil de surveillance, composé de trois à 15 membres (non compris les membres représentant les salariés) nommés pour un mandat de trois ans (sauf exception, conformément à l’article 18.2 des statuts), choisis parmi les actionnaires n’ayant ni la qualité d’Associé commandité, ni celle de représentant légal de l’Associé commandité, ni celle de gérant.
Les pouvoirs et compétences du Conseil de surveillance sont définis à l’article 18 des statuts.
Consensus
Il s’agit de la moyenne des prévisions effectuées par les analystes.
Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)
Directive européenne 2022/2464 du 14 décembre 2022 applicable à partir du 1er janvier 2024. Elle vise à harmoniser la publication d’informations sur la durabilité des entreprises et à les amener au même niveau de robustesse que l’information financière. Elle repose sur une analyse de double matérialité.
Croissance du chiffre d’affaires à taux constants
La croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants est calculée en appliquant au chiffre d’affaires de la période, pour chaque devise, les taux de change moyens de la période précédente.
Déclaration des dirigeants (lors des cessions de titres)
Déclaration que les dirigeants, les personnes qui agissent pour leur compte, ainsi que les personnes qui leur sont liées sont tenues d’effectuer à l’émetteur et à l’AMF, relativement aux opérations qu’ils réalisent sur les actions et titres de créance de la société au sein de laquelle ils exercent leurs fonctions ainsi que sur les instruments financiers qui leur sont liés. Cette déclaration doit être effectuée dans un délai de trois jours ouvrés à compter de l’opération qui en est l’objet (pour de plus amples informations, voir le guide de l’information permanente et de la gestion de l’information privilégiée DOC-2016-08 de l’AMF).
Dividende exceptionnel
C’est un dividende dont le montant est exceptionnellement élevé par rapport au dividende habituellement versé et qui n’est donc pas récurrent. Il peut s’ajouter ou se substituer au dividende ordinaire.
Dividendes
Partie des bénéfices réalisés par la société, du report à nouveau, ou des réserves que l’Assemblée générale, sur proposition du Conseil de surveillance, décide de distribuer aux actionnaires. Le dividende représente le revenu de l’action, et son montant varie chaque année en fonction des résultats et de la politique adoptée par la société.
Document d’enregistrement universel
Document de synthèse déposé sur une base volontaire par les émetteurs. Il constitue un outil de communication permettant au marché (analystes financiers, investisseurs, actionnaires individuels...) de disposer d’une information annuelle incluant tous les éléments nécessaires pour fonder son jugement sur l’activité, la situation financière, les résultats et les perspectives de l’émetteur ainsi que la structure de la gouvernance et de l’actionnariat. Il contient des informations juridiques, financières et comptables, des informations concernant les activités et l’actionnariat ainsi qu’une description de l’émetteur pour un exercice donné. Si son établissement est facultatif, la plupart des sociétés cotées de taille importante établissent un document d’enregistrement universel.
Double matérialité
La double matérialité comporte deux dimensions : la matérialité d’impact et la matérialité financière. Un enjeu de durabilité répond au critère de la double matérialité s’il présente une matérialité d’impact, une matérialité financière, ou les deux.
Droit de priorité/Délai de priorité
En contrepartie de la suppression du Droit préférentiel de souscription, la Gérance peut instaurer un droit de priorité, le cas échéant à titre réductible. Lorsqu’il est prévu, ce droit, comme le droit préférentiel de souscription, permet aux actionnaires de souscrire à l’émission proposée proportionnellement au nombre d’actions qu’ils détiennent déjà. Cependant, à la différence du droit préférentiel de souscription, ce droit de priorité est (i) exerçable pendant un délai de priorité (en pratique fixé à cinq jours de Bourse au minimum) qui est plus court que le délai prévu pour le Droit préférentiel de souscription, et (ii) n’est pas négociable.
Droit de vote
Exercé lors des assemblées générales d’une société, le droit de vote attaché à une action permet à son détenteur de participer aux principales décisions de l’entreprise. Si une action peut se voir attacher un droit de vote simple, multiple ou aucun droit de vote, seuls les actionnaires peuvent détenir des droits de vote.
Droit de vote double
Le droit de vote double déroge au principe légal selon lequel le nombre de voix attachées aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu’elles représentent (principe : « une action égale une voix »).
Un droit de vote double est attribué :
Le droit de vote double cesse de plein droit dans les conditions prévues par la loi.
Droit préférentiel de souscription
Droit négociable détaché de chaque action ancienne permettant à son détenteur de souscrire par priorité des actions nouvelles ou des valeurs mobilières donnant accès au capital ou de récupérer, par sa cession, la diminution de valeur théorique qu’entraînerait pour ses titres l’émission d’actions nouvelles.
Élimination des déchets
L’élimination des déchets est définie comme l’ensemble des opérations qui ne peuvent pas être considérées comme de la valorisation, même si elles ont pour conséquence secondaire la récupération de substances, matières ou produits ou d’énergie. En France, l’élimination est considérée comme une solution de dernier recours dans les hiérarchies des modes de traitement des déchets.
ESG
Sigle international désignant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance qui sont utilisés pour analyser et évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des entreprises, aussi bien afin d’analyser les performances des entreprises dans ces domaines, que les risques qu’elles encourent.
ESRS
European Sustainability Reporting Standards, ou Normes européennes d'information en matière de durabilité.
ESS (Économie sociale et solidaire)
Concept qui désigne un ensemble d’organismes de formes différentes tels que les mutelles, coopératives, fondations ou associations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Ces organismes adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. L’utilisation des sommes est strictement encadrée dans la réallocation des projets dédiés.
Filiales
Sociétés dont la société possède, directement ou indirectement, plus de 50 % du capital.
Fonds propres
Capitaux appartenant aux actionnaires comprenant les souscriptions en capital, les bénéfices laissés en réserve et les résultats de la période.
Gaz à effet de serre
Gaz énumérés à l’annexe V, partie 2, du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil. Ces gaz comprennent le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), le trifluorure d’azote (NF3), les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC).
Gérant
La fonction de gérant consiste à diriger le groupe et à agir dans l’intérêt général de la société, dans les limites de son objet social et dans le respect des pouvoirs attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées générales d’actionnaires.
Global Reporting Initiative (GRI)
Le Global Reporting Initiative (GRI) est une organisation à but non-lucratif. Sa vocation est d’élever les méthodes de reporting du développement durable à un niveau équivalent à celui du reporting financier, dans un souci de comparabilité, de crédibilité, de rigueur, de périodicité et de vérifiabilité des informations communiquées.
Gouvernement d’entreprise
Le gouvernement d’entreprise :
Groupe familial Hermès
Le groupe familial Hermès est composé des associés d’Émile Hermès SAS, de leurs conjoints, enfants et petits-enfants, leurs holdings patrimoniaux actionnaires directs et indirects d’Hermès International et d’Émile Hermès SAS. La faculté d’être associé d’Émile Hermès SAS est réservée aux descendants de M. Émile-Maurice Hermès et de son épouse, et à leurs conjoints, mais seulement en qualité d’usufruitiers de parts.
HCGE
Haut comité de gouvernement d’entreprise qui a pour mission d’assurer le suivi de l’application du Code Afep-Medef et d’en proposer des évolutions, soumises à consultation publique.
HSE
Hygiène, Sécurité, Environnement.
Identification sur demande
Afin de connaître, à un instant donné, tout ou partie de ses actionnaires au porteur, une entreprise cotée peut commander une analyse de son actionnariat à la société Euroclear France via sa plateforme déclarative qui permet d’effectuer le recensement auprès des intermédiaires financiers.
La loi n° 2021-1308 du 8 octobre 2021, qui a transposé en droit français la directive (UE) 2017/828 du 17 mai 2017 (dite « SRD II ») modifiant la directive 2007/36/CE du 11 juillet 2007 (dite « SRD I ») a substitué cette procédure à celle du TPI (titre au porteur identifiable).
IFRS
International Financial Reporting Standards.
Investisseurs institutionnels
Organismes financiers (caisses de retraite, compagnies d’assurances, banques, fonds souverains...) plaçant des fonds dans des valeurs mobilières.
LEI
Le LEI est un identifiant unique et mondial sous forme d’un code alphanumérique à 20 caractères. Il est rattaché à des informations de référence clés. Développé par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le LEI est obligatoire pour toutes les transactions sur des instruments financiers cotés en Bourse : il permet d’identifier de façon claire et unique des entités juridiques participant à de telles transactions.
Liquidité
Correspond, pour un titre donné, au rapport entre le volume d’actions échangées en Bourse et le nombre d’actions constituant le flottant. Un titre ou un marché est qualifié de « liquide » lorsque des opérations d’achat ou de vente peuvent être effectuées sans provoquer de trop fortes variations par rapport au dernier cours de transaction.
Location-based
Cette méthode utilise les facteurs d'émission moyens du réseau électrique du pays pour calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la consommation d'électricité.
Market-based
Cette méthode utilise les facteurs d'émission spécifiques aux contrats d'achat d'électricité (comme les certificats d'énergie renouvelable) pour calculer les émissions de GES liés à la consommation d’électricité.
Plus-value
Gain obtenu sur la vente d’un titre. La plus-value est égale à la différence positive entre le prix de vente et le prix d’achat ou de souscription.
Quorum
Pourcentage minimal d’actions présentes ou représentées et ayant le droit de vote, nécessaire pour que l’Assemblée générale puisse valablement délibérer.
Rachat d’actions
Une société, après consultation et autorisation de ses actionnaires en Assemblée générale, peut acheter en Bourse ses propres actions dans la limite de 10 % (conformément aux objectifs définis dans le descriptif du programme de rachat d’actions). Les actions ainsi acquises peuvent être ensuite conservées, cédées, transférées ou annulées.
Rapport de gestion
Document d’information requis par le Code de commerce par lequel les dirigeants ou les organes chargés de la direction de la société rendent compte à l’organe délibérant de leur gestion au cours de l’exercice écoulé, et communiquent toutes informations significatives sur l’émetteur et sur ses perspectives d’évolution. Il est établi par les mêmes organes que ceux qui arrêtent les comptes annuels. Les sociétés établissant des comptes consolidés doivent également fournir des informations sur la gestion du groupe. Ce document est inclus dans le document d’enregistrement universel.
Réductible (droit de souscription à titre réductible)
La Gérance peut, dans certains cas, instituer au profit des actionnaires un droit de souscription à titre réductible. S’il était institué, au cas où les souscriptions à titre irréductible (c’est-à-dire, par exercice du droit préférentiel de souscription) s’avéreraient insuffisantes pour couvrir la totalité de l’augmentation de capital, les titres de capital non souscrits seraient attribués aux actionnaires qui auraient souscrit à titre réductible un nombre de titres supérieur à celui qu’ils pouvaient souscrire à titre préférentiel, proportionnellement aux droits de souscription dont ils disposent et en tout état de cause dans la limite de leurs demandes.
Rendement
Rapport du dividende sur le cours de l’action.
Résultat net
Le résultat net d’une entité est le solde entre l’ensemble de ses produits et l’ensemble de ses charges au cours d’une période donnée. Il traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entité résultant de ses activités pendant cette période.
Résultat opérationnel courant
Le résultat opérationnel courant est l’un des principaux indicateurs de performance suivi par la direction générale du groupe. Il exclut les éléments non récurrents ayant un impact significatif de nature à affecter la compréhension de la performance économique du groupe.
RSE
Responsabilité sociale et environnementale.
SBTi
Science Based Targets Initiative.
SBTN
Science Based Targets for Nature.
Scopes 1, 2 et 3
Les scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone regroupent les différentes catégories d'émissions de gaz à effet de serre . Selon le Green House Gas Protocol, le Scope 1 regroupe les « émissions directes, provenant de sources détenues ou contrôlées par l’entité qui reporte ». Le Scope 2 regroupe les « émissions indirectes liées à la consommation de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur nécessaire à la fabrication du produit ou au fonctionnement de l’entité qui reporte ». Le Scope 3 regroupe les « autres émissions indirectes, liées à la chaîne d’approvisionnement (amont) et à l’utilisation des produits et services au cours de leur cycle de vie (aval) »
Société en commandite par actions (SCA)
Société dont le capital est divisé en actions et qui groupe, d’une part, un ou plusieurs commandités ayant la qualité de commerçant et répondant indéfiniment et solidairement des dettes sociales, d’autre part, des commanditaires (ou actionnaires) non commerçants et tenus au passif seulement dans la mesure de leurs apports.
Statuts
Les statuts sont un acte constitutif d’une société qui en précise les caractéristiques et les règles de fonctionnement. La modification des statuts exige l’accord de tous les associés commandités et un vote en Assemblée générale extraordinaire.
Task Force on Climate Related Financial Disclosure (TCFD)
Groupe de travail créé en 2015 pour définir des recommandations concernant la transparence financière des entreprises en matière de climat.
Taxonomie verte
Issue du Règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020, ayant pour objet de fournir une définition de référence au sein de l’Union européenne des activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental.
Trésorerie nette
La trésorerie nette comprend la trésorerie et les équivalents de trésorerie présentés à l’actif du bilan, minorés des découverts bancaires qui figurent dans les emprunts et dettes financières à court terme au passif du bilan. La trésorerie nette n’inclut pas les dettes de loyers comptabilisées en application de la norme IFRS 16 relative aux contrats de location.
Trésorerie nette retraitée
La trésorerie nette retraitée correspond à la trésorerie nette majorée des placements de trésorerie qui ne répondent pas aux critères IFRS d’équivalents de trésorerie en raison notamment de leur maturité supérieure à trois mois à l’origine et diminuée des emprunts et dettes financières.
Vote à distance
Un actionnaire peut voter par correspondance au moyen d’un formulaire prévu à cet effet ou par Internet (se référer à l’avis de convocation correspondant).
Ce glossaire recense les termes les plus souvent utilisés. Les définitions ainsi fournies ne le sont qu’à titre d’information et ne sauraient être exhaustives. En aucun cas ce glossaire ne saurait être interprété comme se substituant aux règles en vigueur (textes législatifs ou réglementaires, statuts, etc.), aux documents et communications émis par la société (avis de convocation, document d’enregistrement universel, communication financière, etc.).